12 octobre 2010

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TUNISNEWS
10 Úme année, N° 3794 du 12.10.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Radhia Nasraoui:Communiqué
AISPP: ProcĂšs du 11 octobre 2010

Reporters sans frontiÚres: Le journaliste Fahem Boukadous en grÚve de la faim illimitée

RFI: Nouvelle émeute de sans-papiers à Cagliari, en Italie

Kalima: Congrùs de l’Union Internationale des Magistrats ?

Kalima: Maütre Khraifi victime d’une campagne odieuse

Kalima: Controverse sur le calendrier du CongrĂšs du syndicat des journalistes

Angola Press: Cinq Tunisiens dont une femme jugés pour terrorisme

Slim Bagga: Les Frasques du Palais

Kapitalis: Tunisie-Egypte. Echange de supporters contre marins indélicats

Gnet: Tunisie, enquĂȘte nationale sur la violence contre les femmes

Tunivision: Cheikh Mohamed Hassen et l’excision : rĂ©ponse Ă  nos lecteurs


Communiqué


 Radhia Nasraoui
 
Il y  a exactement un an, mon mari Hamma Hammami, directeur du journal «Al Badil» et porte parole du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie, a Ă©tĂ© contraint Ă  recourir Ă  la clandestinitĂ©. En effet, le 12 octobre 2009, une vingtaine d’agents de la sĂ©curitĂ© d’Etat et de la brigade criminelle se sont prĂ©sentĂ©s Ă  notre domicile Ă  El Manar, ont terrorisĂ© ma fille Sarra (1o ans) qu’ils ont voulu obliger Ă  ouvrir la porte alors qu’elle Ă©tait seule Ă  la maison. Ils ont ensuite encerclĂ© le quartier pendant une longue pĂ©riode.
Hamma Hammami avait Ă©tĂ© auparavant agressĂ© et de la maniĂšre la plus sauvage, le 29 septembre2009, Ă  l’aĂ©roport de Tunis Carthage, suite aux interviews qu’il avait accordĂ©es  Ă  «Al Jazeera» et Ă  «France 24» Ă  Paris. Par la suite,  non seulement sa plainte n’a pas Ă©tĂ© enregistrĂ©e, pratique courante en Tunisie, mais c’est lui qui a Ă©tĂ© convoquĂ© par la brigade criminelle le 10 octobre 2009 et empĂȘchĂ© de partir Ă  Paris oĂč il devait participer Ă  un dĂ©bat sur les Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives. Le Ministre de la Justice a dĂ©clarĂ© au cours d’une confĂ©rence de presse qu’il a tenue quelques jours plus tard, que si  Hamma Hammami a Ă©tĂ© interdit de voyager, «c’est en raison  d’une plainte dĂ©posĂ©e contre lui et contre  son Ă©pouse par un citoyen qu’il ont agressé»!!!
L’agression subie par mon mari a aggravĂ© son Ă©tat de santĂ© et il a du subir, alors qu’il vit dans la clandestinitĂ©, une opĂ©ration chirurgicale. L’acharnement du pouvoir contre Hamma Hammami ne date pas d’aujourd’hui. Depuis l’arrivĂ©e de Ben Ali au pouvoir, mon mari a Ă©tĂ©, maintes fois, traduit en justice, condamnĂ© suite Ă  des procĂšs inĂ©quitables, Ă  de longues annĂ©es  de prison pour des dĂ©lits d’opinion ou parfois pour des dĂ©lits de droit commun, dans le but de le discrĂ©diter. Il a souvent purgĂ© ses peines au pavillon des condamnĂ©s Ă  mort et subi tortures, mauvais traitements, agressions. Jamais il n’a eu la chance de voir ses plaintes donner lieu Ă  enquĂȘte.
Hamma Hammami n’a jamais eu le droit, en tant  qu’opposant, d’avoir des activitĂ©s politiques au grand jour. Son Parti, le PCOT, n’est pas reconnu. Son journal «Al Badil» est suspendu depuis 1991 et ne paraĂźt actuellement qu’en ligne. Ses ouvrages sur la laĂŻcitĂ©, les droits des femmes, les courants obscurantistes
 ont Ă©tĂ© saisis et passĂ©s au pilon!
Hamma Hammami a Ă©tĂ© et est toujours privĂ© de ses droits les plus Ă©lĂ©mentaires (droit au travail, droit Ă  la libre circulation et mĂȘme le droit de vivre sous le mĂȘme toit avec sa femme et ses enfants.
J’appelle les organisations de dĂ©fense des droits de l’Homme, les partis politiques et toutes les personnes concernĂ©es par les libertĂ©s Ă  exprimer leur solidaritĂ© avec mon mari Hamma Hammami pour que  cesse  enfin  le calvaire que vit notre famille.    

 
Fait à Tunis le 12 octobre 2010  Radhia Nasraoui

 

  Association Internationale de Soutien aux Populations du Bassin Minier 43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com Tunis, le 11 octobre 2010

Aujourd’hui, lundi 11 octobre 2010, Zyed Ben Ammar Ben Kamel Labidi [
], Houda Bent Mohammed Ben Mustapha Ouertani [
], Rafik Ben Mohammed Tahar Ben Mohammed S  alah A         li [
], HĂ©ni Ben Lassaad Ben HĂ©di Mchichi [
] et Ghaith Ben Ahmed Ben Habib Ghazouani [
] ont Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©s en Ă©tat d’arrestation devant la cinquiĂšme chambre criminelle du Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis, prĂ©sidĂ©e par le juge Touhami Hafi, dans l’affaire n° 21156, pour adhĂ©sion Ă  une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de rĂ©aliser ses objectifs, incitation Ă  commettre des infractions terroristes, fournitures d’armes, d’explosifs et d’équipements Ă  une organisation terroriste, agression violente de fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, de menace au moyen d’une arme, falsification et usage d’une carte d’identitĂ© nationale, non rĂ©vĂ©lation immĂ©diate aux autoritĂ©s concernĂ©es d’infractions terroristes. Le tribunal a dĂ©cidĂ© de reporter l’affaire au 28 octobre 2010 Ă  la demande de la commission de la dĂ©fense composĂ©e de MaĂźtres Abdelfattah Mourou, Ahmed Seddik, Samir Ben Amor, ImĂšne Triki, Najet Labidi et Chaker Alouane. [
] Pour la commission de suivi des procĂšs politiques Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral MaĂźtre Samir Ben Amor (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)


Reporters sans frontiĂšres
TUNISIE

Le journaliste Fahem Boukadous en grÚve de la faim illimitée


12.10.2010 Le cameraman de la chaĂźne privĂ©e El Hiwar Ettounsi, Fahem Boukadous, a entamĂ©, le 8 octobre 2010, une grĂšve de la faim illimitĂ©e, afin de protester contre ses conditions de dĂ©tention et obtenir sa libĂ©ration. Par ailleurs, il refuse de prendre ses mĂ©dicaments pour son asthme. Fahem Boukadous est trĂšs affaibli par ses conditions difficiles d’incarcĂ©ration. Lors de sa derniĂšre visite Ă  son mari, son Ă©pouse, Afef Boukadous, a pu constater la rapide dĂ©gradation de son Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral (plus d’informations : http://fr.rsf.org/tunisie-la-vie-de-fahem-boukadous-en-05-10-2010,38500.html). CondamnĂ© Ă  quatre ans de prison ferme par la cour d’appel de Gafsa le 6 juillet 2010, il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© par la police Ă  sa sortie de l’hĂŽpital Ferhat Hached de Sousse le 15 juillet 2010 (plus informations : http://fr.rsf.org/tunisie-quand-le-monde-tourne-a-l-envers-15-07-2010,37957.html). Fahem Boukadous est victime d’un acharnement judiciaire et policier depuis deux ans, pour avoir couvert les manifestations populaires dans la rĂ©gion miniĂšre de Gafsa en 2008. Il a Ă©tĂ© reconnu coupable de “diffusion d’informations susceptibles de porter atteinte aux personnes et Ă  leurs biens” et de “constitution d’une entente criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et aux biens”. Tout en appelant Fahem Boukadous Ă  cesser sa grĂšve de la faim, Reporters sans frontiĂšres exprime sa solidaritĂ© avec son combat pour la libertĂ© de la presse, et exhorte la communautĂ© internationale Ă  faire pression sur les autoritĂ©s tunisiennes afin qu’elles libĂšrent le journaliste. Le gouvernement est responsable de ce qui peut arriver Ă  Fahem Boukadous.
 

Nouvelle émeute de sans-papiers à Cagliari, en Italie


 Par RFI En Italie, une centaine d’immigrĂ©s se sont Ă©chappĂ©s d’un centre de rĂ©tention situĂ© prĂšs d’un aĂ©roport, ce lundi 11 octobre 2010. Cela s’est passĂ© Ă  Cagliari en Sardaigne. Ils ont envahi l’aĂ©roport obligeant Ă  sa fermeture avant que la police n’intervienne pour les dĂ©loger. Avec notre correspondante en Italie, Anne Le Nir L’aĂ©roport vient de rouvrir, mais la situation demeure tendue dans le centre de premier accueil oĂč sont logĂ©s 102 sans-papiers, essentiellement des AlgĂ©riens et des Tunisiens. Ce centre est installĂ© dans une ancienne caserne de l’aĂ©ronautique militaire, Ă  150 mĂštres Ă  peine de la tour de contrĂŽle de l’aĂ©roport de Cagliari. En dĂ©but d’aprĂšs-midi, ce lundi 11 octobre 2010, sur la centaine de rĂ©voltĂ©s, une quarantaine a rĂ©ussi Ă  rejoindre la piste de l’aĂ©roport. Les forces de l’ordre ont alors Ă©tĂ© mobilisĂ©es en masse pour rĂ©cupĂ©rer les migrants. Dix ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s et conduits Ă  la prison de Cagliari et deux blessĂ©s ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s. Il s’agit en fait de la troisiĂšme rĂ©volte depuis le 1er octobre, lorsqu’une dizaine de migrants avaient mis le feu Ă  des matelas au second Ă©tage du centre. Quatre jours aprĂšs, c’est au premier Ă©tage qu’avait Ă©clatĂ© un incendie. Une situation dĂ©noncĂ©e depuis 2008 Selon la direction de ce centre, la rĂ©volte est nĂ©e du refus du transfert de certains sans-papiers dans un centre d’identification et d’expulsion. Mais en toile de fond, les tensions sont indissociables des conditions de vie dans le centre de Cagliari, qui ne respecte pas les normes en matiĂšre d’hygiĂšne et de sĂ©curitĂ© pour les migrants. De surcroit, ceux-ci ne bĂ©nĂ©ficient pas de l’assistance lĂ©gale Ă  laquelle ils ont pourtant le droit. C’est ce que dĂ©noncent rĂ©guliĂšrement diffĂ©rentes associations humanitaires depuis 2008. Des associations qui ont bien du mal Ă  se faire entendre par le gouvernement italien. (Source: RFI.fr  le : lundi 11 octobre 2010 – DerniĂšre modification le : lundi 11 octobre 2010)


Congrùs de l’Union Internationale des Magistrats ?


ProposĂ© par redaction le Lundi 11 octobre 2010 Le congrĂšs de l’UIM (Union Internationale des Magistrats) doit se tenir Ă  Dakar, du 6 au 11 novembre prochain. La question de la reprĂ©sentation de l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT) Ă  ce congrĂšs se pose avec une acuitĂ© particuliĂšre, alors que la direction mise en place par les autoritĂ©s au moyen d’un coup de force est fortement contestĂ©e. Le Groupe d’Observation de la Tunisie de l’IFEX avait adressĂ© en septembre dernier une lettre Ă  la direction de l’UIM attirant son attention sur les persĂ©cutions subies par les membres de la direction lĂ©gitime de l’AMT qui revendique sa reprĂ©sentativitĂ© et son droit Ă  la faire valoir.  Il est Ă  signaler que le ministre tunisien de la Justice refuse systĂ©matiquement d’accorder aux magistrats du bureau lĂ©gitime l’autorisation de se dĂ©placer Ă  l’étranger pour participer aux sĂ©minaires et congrĂšs auxquels ils sont invitĂ©s.  Des lettres similaires ont Ă©tĂ© envoyĂ©es aux responsables des cinq groupes continentaux constitutifs de l’UIM.  Rappelons que les membres du bureau lĂ©gitimes de l’AMT ont Ă©tĂ© privĂ©s du droit de contester en appel les dĂ©cisions de justice invalidant leur recours contre le coup de force de 2005.  Ils sont Ă©galement empĂȘchĂ©s par divers artifices de se porter candidat ou simplement d’assister Ă  tout Ă©vĂšnement de l’AMT. (Source: Le site de “Radio Kalima” le 11 octobre 2010) lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=265  

Maütre Khraifi victime d’une campagne odieuse


 
ProposĂ© par redaction le Lundi 11 octobre 2010 L’avocat Rabah Khraifi, qui a Ă©tĂ© notre invitĂ© dans l’émission du vendredi 8 octobre, est depuis plusieurs jours la cible d’odieuses attaques dans les publications de caniveau, dirigĂ©es par les services spĂ©ciaux tunisiens. Me Khraifi, un Ă©minent dĂ©fenseur des droits de l’homme, basĂ© Ă  Jendouba (150 km au nord-ouest de Tunis) avait dirigĂ© la dĂ©fense de notre collĂšgue Mouldi Zouabi, reporter Ă  radio kalima, qui encourt une peine d’emprisonnement Ă  cause de ses reportages.  Rabah Khraifi s’est aussi distinguĂ© par ses Ă©crits dĂ©nonçant la manipulation programmĂ©e de la Constitution tunisienne en vue de permettre Ă  Ben Ali de briguer un sixiĂšme mandat prĂ©sidentiel en 2014. (Source: Le site de “Radio Kalima” le 11 octobre 2010) Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=266

Controverse sur le calendrier du CongrĂšs du syndicat des journalistes


ProposĂ© par redaction le Lundi 11 octobre 2010 Le prĂ©sident du bureau lĂ©gitime du syndicat des journalistes tunisiens (SNJT), NĂ©ji Bghouri a dĂ©clarĂ© dans une lettre envoyĂ©e le 7 octobre Ă  la FIJ qu’il rejette toute forme de retard dans le calendrier fixĂ© le 25 mai dernier Ă  Cadiz en Espagne lors du congrĂšs de la fĂ©dĂ©ration internationale des journalistes (FIJ) et qui a Ă©tĂ© planifiĂ© pou la fin du mois de dĂ©cembre 2010. Les dirigeants du SNJT lĂ©gitimes craignent que ces atermoiements et le report de l’Ă©chĂ©ance fixĂ©e de la part du bureau putschiste, ne reflĂštent une volontĂ© camouflĂ©e de renoncer Ă  ce congrĂšs unificateur et de prolonger la vie du bureau putschiste qui a peur que ce congrĂšs ne lui soit dĂ©favorable et d’entĂ©riner le putsch.  Rappelons qu’un groupe de partisans du pouvoir avaient organisĂ© un putsch contre le bureau lĂ©gitime du syndicat des journalistes tunisiens au mois d’aoĂ»t 2009 avec l’appui des autoritĂ©s et que les recours judiciaires ont Ă©tĂ© rejetĂ©s.  Les locaux du SNJT ont Ă©tĂ© ainsi attribuĂ©s d’autoritĂ© au bureau putschiste avec l’appui de la police. la FĂ©dĂ©ration internationale des journalistes avaient dĂ©noncĂ© ce putsch et continue de soutenir le bureau lĂ©gitime; lors de son dernier congrĂšs, la FIJ avait proposĂ© un congrĂšs d’unification ainsi qu’un calendrier. Source: Le site de “Radio Kalima” le 11 octobre 2010) lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=2657


 

Tunisie Cinq Tunisiens dont une femme jugés pour terrorisme


Angola Press 12/10/10 07:56 Tunis – Cinq jeunes Tunisiens parmi lesquels une femme ont comparu lundi devant un tribunal de premiĂšre instance de Tunis, pour des accusations portant sur des activitĂ©s de nature terroriste, a-t-on appris auprĂšs de leur avocat Me Samir Ben Amor.   Les membres du groupe ont Ă©tĂ© inculpĂ©s pour “adhĂ©sion Ă  une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de rĂ©aliser ses objectifs et incitation Ă  commettre des actes terroristes”, en vertu de la loi antiterroriste.   Houda Ouertani, 25 ans, diplĂŽmĂ©e de sciences physiques de l’universitĂ© de Tunis, sera jugĂ©e en plus pour “fourniture d’armes, explosifs, munitions et matĂ©riel Ă  une organisation et Ă  des personnes en rapport avec les dĂ©lits terroristes”, a indiquĂ© son avocat. Cette femme a comparu en mĂȘme temps que son mari, Zied Labidi, 29 ans, avec lequel elle avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e en fĂ©vrier dernier dans une rĂ©gion du nord-ouest, prĂšs de la frontiĂšre algĂ©rienne, alors qu’ils tentaient de fuir un contrĂŽle sĂ©curitaire.   Zied Labidi sera aussi jugĂ© pour “agression sur un agent dans l’exercice de ses fonctions”, de faux et usage de faux, ainsi que trois autres co-accusĂ©s: Rafik Salah Ali, un ingĂ©nieur de 27 ans, Hani Mchichi, 22 ans, et Ghaith Ghazouani, un ancien prisonnier. La prochaine audience du procĂšs a Ă©tĂ© fixĂ©e au 28 octobre. IncarcĂ©rĂ©e Ă  la prison pour femmes de la Manouba (15 km de Tunis), Houda Ouertani est la troisiĂšme Tunisienne Ă  ĂȘtre jugĂ©e pour terrorisme, deux autres ayant Ă©tĂ© condamnĂ©es cette annĂ©e Ă  des peines allant de 5 Ă  6 ans de prison. Mariam Zouaghi, 23 ans, a Ă©tĂ© condamnĂ©e le 14 mai dernier Ă  5 ans de prison pour “adhĂ©sion Ă  une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de rĂ©aliser ses objectifs” et SoundĂšs Riahi a Ă©tĂ© condamnĂ©e par dĂ©faut en juillet Ă  6 ans de prison pour “incitation Ă  commettre des actes terroristes”.   Des centaines de jeunes sont poursuivis ou jugĂ©s en Tunisie en application de la loi antiterroriste fort critiquĂ©e par les dĂ©fenseurs de droit de l’Homme depuis son entrĂ©e en vigueur il y a sept ans.

Tunisie. Remaniement partiel du gouvernement


Le PrĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali a opĂ©rĂ© un remaniement partiel du gouvernement. C’est le Premier ministre, M. Mohamed Ghannouchi, qui l’a annoncĂ© Ă  l’issue de sa rĂ©union, ce matin, avec le PrĂ©sident de la RĂ©publique. En vertu de ce remaniement sont nommĂ©s MM Zouheir M’Dhaffer, ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du Premier ministre, chargĂ© de la Fonction publique et du dĂ©veloppement administratif, Foued Daghfous, ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires fonciĂšres, Mohsen Laroui, secrĂ©taire d’Etat auprĂšs du ministre du Commerce et de l’Artisanat, chargĂ© du commerce intĂ©rieur, et Abdelaziz Mougou, SecrĂ©taire d’Etat auprĂšs du ministre de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, chargĂ© des ressources hydrauliques et de la pĂȘche

(Source: kapitalis.com le 12 octobre 2010)
Lien : http://kapitalis.com/fokus/62-national/1453-tunisie-remaniement-partiel-du-gouvernement.html


LES FRASQUES DU PALAIS (2)


 

par Slim BAGGA ENSEIGNEMENT:  Y-A-T-IL ENCORE UN MINISTERE?   PathĂ©tique! Fin aoĂ»t, devant les multiples tergiversations concernant la rentrĂ©e scolaire, parents, enseignants et Ă©lĂšves ne savaient plus Ă  quel saint se vouer. Aucun communiquĂ© officiel du ministĂšre de l’Education, nul ne peut apporter la moindre rĂ©ponse. Avec beaucoup d’humour, un parent d’Ă©lĂšve me dit alors, en cette fin de mois de ramadan: “MĂȘme pour la rentrĂ©e scolaire, qui a de tout temps Ă©tĂ© planifiĂ©e, prĂ©vue, annoncĂ©e de longs mois Ă  l’avance, on va devoir nous fier Ă  la ROU’YA,”  (par allusion Ă  l’observation de la lune pour dĂ©terminer le jour de l’aid). Pour donner une petite idĂ©e de cette situation ubuesque, voyons voir: ce n’est que le 8 septembre que le quotidien “Essabah”, appartenant au Tartuffe Sakhr Materi, annonça la rentrĂ©e pour le 13. Reprise par le journal tĂ©lĂ©visĂ© du 20 heures, cette information jeta un grand froid sur le corps enseignant. Et pour cause: Ă  5 jours de la rentrĂ©e, ils devaient en outre faire leur propre rentrĂ©e le 12, soit un dimanche. Enfin, la rentrĂ©e s’effectua le 15. Mais, pour la premiĂšre fois aussi, le calendrier des vacances, autrefois planifiĂ© deux ans Ă  l’avance, a Ă©tĂ© distribuĂ© aprĂšs la rentrĂ©e scolaire. C’est dire s’il y a un ministĂšre compĂ©tent: en rĂ©alitĂ©, tout Ă©tant concentrĂ© Ă  Carthage, nul ne prit, cĂŽtĂ© ministĂšre, l’initiative de dĂ©cider. Or, Ă  Carthage, il y a d’aitres prĂ©occupations telles la guerre de succession, la lutte des clans, les affaires etc. DĂ©jĂ  une grĂšve dans ce secteur  de l’enseignement a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e pour le 27 octobre. Tout fout le camp dans ce pays et part en vrille…   LEILA FALSIFIE LE TAUX DE REUSSITE DE SON ECOLE   En dĂ©crĂ©tant la fermeture du LycĂ©e Louis Pasteur en 2007, Leila Trabelsi De Pompagaddour, encore alliĂ©e Ă  Souha Arafat Ă  l’Ă©poque, Ă©tait animĂ©e par deux moteurs  aussi inavouables l’un que l’autre. 1/ Elle voulait se venger de la Fondation Bouebdelli, dont le lycĂ©e n’a pas obtempĂ©rĂ© Ă  l’ordre d’inscription d’une Ă©lĂšve qui n’Ă©tait pas du niveau, mais dont le pĂšre Ă©tait trĂšs proche de Zinochette. 2/ Ouvrir le lycĂ©e international de Carthage, dispensant un enseignement privĂ© et dans lequel elle draĂźnerait les Ă©lĂšves du lycĂ©e Louis Pasteur dont les parents sont aisĂ©s, et qui sont donc sensĂ©s payer au prix fort un enseignement de qualitĂ© Ă  leur progĂ©niture. CupiditĂ©, quand tu nous tiens! Trois ans aprĂšs la mĂ©tamorphose de Leila en pĂ©dagogue, les rĂ©sultats sont affligeants et mĂȘme…falsifiĂ©s de l’aveu de nombreux parents. La tromperie va jusqu’Ă  prĂ©tendre que l’Ecole internationale de Carthage a affichĂ© cette annĂ©e le taux de 95% de rĂ©ussite dans le BEPC (Brevet d’Ă©tudes du premier cycle). Ce qui est une extraordinaire imposture puisque si les rĂ©sultats truquĂ©s par la direction de l’Ă©cole affichent une moyenne de 18/20 en contrĂŽle continu, tout au long de l’annĂ©e, la moyenne Ă©tait de 4 Ă  5 le jour de l’examen. Ce qui fait de l’Ecole internationale de Carthage, l’institution d’enseignement en queue de peloton des Ă©coles privĂ©es. C’est Ă  se demander pourquoi certains parents continuent de faire confiance Ă  une direction plus versĂ©e dans le maraboutisme et la magie noire que la pĂ©dagogie. Pourtant, Zinochette ne semble pas s’embarrasser outre mesure des piĂštres rĂ©sultats de son Ecole: pour faire un pied de nez aux AmĂ©ricains qui lui ont refusĂ© l’accord d’ouvrir une Ă©cole amĂ©ricaine, elle a créé le “King school of Carthage ” en annexe de l’Ecole internationale pour dispenser des cours en anglais. A quand une branche libyenne?   FELICITATIONS, 1000 MABROUK   Comme je vous l’avais annoncĂ© au mois de juin dernier, aprĂšs que leur couple ait battu de l’aile pendant de longues semaines, Cyrine Ben Ali et MarouĂšne Mabrouk ont divorcĂ©. Rappelons-nous: lorsque Cyrine a fait part Ă  son GĂ©nĂ©ral-PrĂ©sident  de papa de l’intention de son mari de se sĂ©parer d’elle, le parrain protecteur lui rĂ©pondit: “Qu’il s’en aille, mais qu’il te cĂšde ses actions Ă  Orange-Tunisie (51%) et bien d’autres choses. Une affaire juteuse, donc que ce divorce! En outre, Ă©vincĂ©s de la BIAT, les Mabrouk laissent leur place au nouveau gendre de Zinochette, fiancĂ© de Halima, Mehdi Belgaied. Une autre affaire juteuse! C’est une affaire Ă  suivre, car si la vie privĂ©e de ces familles hors-la-loi ne nous intĂ©resse pas, la recomposition et les redistributions des biens publics nous importent en plus haut lieu. D’autre part, la famille Mabrouk est connue pour ĂȘtre aisĂ©e bien avant son alliance avec le diable. Quelles seraient les reprĂ©sailles en vue aprĂšs cette dissolution de mariage?   Slim BAGGA

Tunisie-Egypte. Echange de supporters contre marins indélicats


Difficile de ne pas faire le lien entre la libĂ©ration, samedi 9 septembre, des 11 Tunisiens dĂ©tenus en Egypte depuis le match Al Ahly-EspĂ©rance, et celle des 28 marins Ă©gyptiens arrĂȘtĂ©s le 7 octobre par les gardes-cĂŽtes au large de Sfax, alors qu’ils pĂȘchaient dans les eaux tunisiennes. Ces deux dĂ©cisions, prises respectivement par les prĂ©sidents Hosni Moubarak et Zine El Abidine Ben Ali, au cours de leur rencontre en marge du sommet arabe de Syrte en Egypte, rĂ©pondent Ă  une volontĂ© commune d’apaisement chez les deux chefs d’Etats, qui voudraient Ă©viter que des incidents de parcours survenus entre les deux pays dĂ©gĂ©nĂšrent en diffĂ©rends et nuisent Ă  la qualitĂ© de leurs relations traditionnellement excellentes. C’est le quotidien Assabah qui a annoncĂ©, dans son Ă©dition d’aujourd’hui, la libĂ©ration des 28 marins Ă©gyptiens et leur dĂ©part, hier, du port de Sfax Ă  bord de leurs deux bateaux. Selon le journal, les marins Ă©gyptiens ont Ă©tĂ© relaxĂ©s sans avoir payĂ© les amendes prĂ©vues par la loi tunisienne dans les cas de pĂȘche frauduleuse dans les eaux territoriales nationales. Ces amendes varient entre 30.000 et 300.000 dinars. Les marins Ă©gyptiens ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s alors qu’ils pĂȘchaient dans les eaux du golfe de GabĂšs, qui plus est, en pleine pĂ©riode de repos biologique dĂ©cidĂ©e par le ministĂšre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la PĂȘche, en vue de permettre le renouvellement des stocks de poissons. Ils ont passĂ© la pĂ©riode allant du 7 au 11 octobre Ă  bord de leurs embarcations.


Tunisie, enquĂȘte nationale sur la violence contre les femmes


Une enquĂȘte nationale a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur 4200 familles de toute la Tunisie, plus prĂ©cisĂ©ment auprĂšs des femmes mariĂ©es et cĂ©libataires pour cerner l’ampleur de la violence dont elles sont victimes. Ses rĂ©sultats sont en cours d’exploitation, et permettront de cerner ce phĂ©nomĂšne Ă  sa juste mesure, et de concevoir les stratĂ©gies de prĂ©vention et de lutte. La vie conjugale, voire familiale  est loin d’ĂȘtre un long fleuve tranquille. Il s’agit plutĂŽt d’une mer houleuse ; les  pressions de la vie moderne n’arrangent en rien les choses. Les mĂ©sententes familiales qui dĂ©butent souvent par des Ă©changes vifs et humiliants, se transforment en violence physique, coups et blessures dont les femmes sont les principales victimes, avec des sĂ©quelles physiques, morales et psychologiques souvent indĂ©lĂ©biles.  Paradoxe s’il en est. A l’heure oĂč la femme tunisienne est entrĂ©e de plain-pied dans l’ùre de la modernitĂ©, avec un taux honorable d’instruction, et une prĂ©sence massive dans les sphĂšres de la vie active comme la mĂ©decine (42%),  la pharmacie (72%), la magistrature (28,9%), etc. , elle reste aux prises avec le spectre la violence, sous ses  diffĂ©rentes formes, dont le conjoint reste le principal auteur. Les femmes mariĂ©es sont, en effet, les plus exposĂ©es Ă  la violence conjugale ou Ă  celle de la belle famille, selon les rĂ©sultats des enquĂȘtes menĂ©es Ă  ce sujet. L’ONFP a lancĂ© en 2006 “un projet d’égalitĂ© des chances et de prĂ©vention de la violence contre les femmes”, en collaboration avec l’agence espagnole de coopĂ©ration internationale pour le dĂ©veloppement. Objectifs : cerner le phĂ©nomĂšne de violence contre les femmes Ă  sa juste mesure, contribuer Ă  la prĂ©vention de la violence et prĂ©parer les jeunes Ă  une vie conjugale fondĂ©e sur le respect mutuel et le dialogue. La premiĂšre Ă©tape du projet (2006-2010) couvre les domaines de recherche, formation, information, communication, Ă©coute, orientation et accompagnement. Elle vise Ă  prĂ©venir les comportements violents,  à  changer les mentalitĂ©s, et les comportements afin qu’ils soient basĂ©s sur l’équitĂ© et l’égalitĂ© entre les deux sexes, comme le souligne le rapport 2010 “Population en Tunisie”. Cette premiĂšre phase a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en collaboration avec les structures gouvernementales et non-gouvernementales, les mĂ©dias et les autoritĂ©s religieuses dans dix rĂ©gions du pays dont la Manouba, Tunis, Ben Arous, Monastir, Jendouba, GabĂšs, MĂ©denine, Kairouan et Bizerte.  Ses rĂ©sultats sont probants, dit-on, avec une meilleure prise de conscience quant au phĂ©nomĂšne de violence contre la femme, via la formation et le recyclage des prestataires de services de santĂ© Ɠuvrant au sein des structures de l’ONFP dont les psychologues, mĂ©decins, sages-femmes, Ă©ducateurs et gestionnaires de programmes. L’ONFP a pu Ă©galement bĂ©nĂ©ficier d’un appui institutionnel en vue de promouvoir les moyens des cellules d’écoute et de consultation et d’orienter les jeunes vers les structures adĂ©quates dans les dix rĂ©gions prĂ©citĂ©es. Si  la pratique montre une recrudescence de la violence faite aux femmes, les donnĂ©es actuellement disponibles traduisent mal son ampleur rĂ©elle, Ă©tant peu exhaustives et disparates. Pour mieux le comprendre,  une Ă©tude analytique des recherches et Ă©tudes rĂ©alisĂ©es Ă  l’échelle nationale et internationale portant sur le phĂ©nomĂšne de violence contre la femme, a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Ont Ă©tĂ© Ă©galement Ă©laborĂ©s des rapports prĂ©liminaires de cinq Ă©tudes et recherches autour de la violence familiale, les comportements qui sont en rapport avec la violence contre la femme, avec un diagnostic de la violence basĂ©e sur le genre familial, et l’analyse de la position de la justice envers la violence familiale. Des campagnes de sensibilisation ont Ă©tĂ© organisĂ©es au profit de diffĂ©rentes couches de la sociĂ©tĂ© notamment les jeunes, sur le genre social, l’égalitĂ© entre les deux sexes, et la prĂ©vention de la violence. L’annĂ©e 2009 a vu le dĂ©marrage de la deuxiĂšme phase du projet, en le gĂ©nĂ©ralisant Ă  l’ensemble des gouvernorats, en attendant que l’enquĂȘte nationale livre ses secrets. Le travail de terrain rĂ©alisĂ© en 2010 a portĂ© sur 4200 familles rĂ©parties sur les diffĂ©rentes rĂ©gions de la Tunisie. Il a visĂ© les femmes ĂągĂ©es de 15 ans et plus, mariĂ©es et cĂ©libataires, qui avaient eu Ă  rĂ©pondre Ă  un sondage prĂ©parĂ© par des experts tunisiens et internationaux. Ses rĂ©sultats sont en cours d’exploition et seront prĂ©sentĂ©s lors d’un sĂ©minaire national avant la fin de l’annĂ©e.

 
(Sources: Gnet.tn le 11 octobre 2010)


 

Cheikh Mohamed Hassen et l’excision : rĂ©ponse Ă  nos lecteurs


«Voici la preuve que nous ne vous avons pas menti  »

Dans un prĂ©cĂ©dent article,nous avions prĂ©sentĂ© un portrait de Cheikh Mohamed Hassen, pour essayer de sonder l’avis de nos lecteurs par rapport Ă  ce personnage. Cela s’inscrivait dans une dĂ©marche d’échange et de dialogue, cherchant Ă  comprendre le pourquoi de cette popularitĂ© hallucinante envers lui, que nous avions constatĂ©e sur Facebook.

 

Parmi les divers avis que nous avons recueillis au sujet de ce prĂȘcheur, il y en avait celui oĂč on lui reprochait de dire que l’excision Ă©tait une pratique obligatoire en Islam. LĂ , certains lecteurs nous ont accusĂ©s de mensonge et de dĂ©sinformation.

 

Afin d’éclaircir la situation, et  donner des preuves concrĂštes de ce que nous avançons, voici un lien vers une vidĂ©o dans laquelle le daĂźa en question explique clairement que selon lui, l’excision est une pratique approuvĂ©e par le prophĂšte (SAWS) mĂȘme. 

Rappelons que cet acte consiste Ă  couper une partie ou parfois mĂȘme tout le clitoris, Ă  l’aide d’un instrument tranchant. Le but est d’îter dĂ©finitivement toute notion de dĂ©sir sexuel ou de plaisir Ă  la femme excisĂ©e, pour Ă©viter que son dĂ©sir la mĂšne vers le pĂ©chĂ©, et qu’elle dĂ©shonore donc sa famille. L’autre prĂȘcheur islamique populaire Amr Khaled qualifie ceci comme Ă©tant « un acte terrible, qui n’a absolument rien Ă  voir avec l’Islam ».  

Dans le souci d’observer un rapport de confiance rĂ©ciproque, nous avons tenu Ă  vous fournir les preuves de ce que nous avons avancĂ©. Nous remercierons nos chers lecteurs par la mĂȘme occasion d’éviter les procĂšs d’intention.

(Source: Tunivision.com le 12 octobre 2010) Lien: http://www.tunivisions.net/cheikh-mohamed-hassen-et-l-excision-reponse-a-nos-lecteurs,10427.html

 

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