9 août 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2270 du 09.08.2006

 archives : www.tunisnews.net


Mizaanoun: Mahmoudia – La ville visitée par les missionnaires de l’enfer de Bush Dehliz: Heureusement qu’ils ne sont pas au Liban! Sofiene C: Liban : l’arène perpétuelle des luttes inter-impérialistes The Guardian : Israel responded to an unprovoked attack by Hizbullah, right? Wrong Tunis Hebdo: La Tunisie est le pays le plus TIC d’Afrique

 
 Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l’AISPP sur la catastrophe humanitaire des prisonniers politiques Tunisiens 


  Mahmoudia:

 

(La ville visitée par les missionnaires de l’enfer de Bush)

 

La date de l’horreur : Le 12 mars 2006. Le lieu : La ville de Mahmoudia, à 30 km au sud de Bagdad. Les auteurs matériels, les missionnaires de l’enfer: Les militaires Paul Cortez, Steven Green, Bryan Howard, James Barker et d’autres qui vont jouer un rôle secondaire ou de couverture dont le sergent Anthony Yribe et le capitaine Jimmie Culp. Les auteurs qui portent la pleine responsabilité morale: Donald Rumsfeld et Georges W. Bush. Les victimes : la famille Kassem Hamza El Janabi. 

 

Quelque temps avant la tragédie, la famille de Kassem, une parmi tant d’autres familles de la paysannerie de la région avait remarqué à travers le va-et-vient incessant de certains militaires que les plus que suspects regards des boys de Bush étaient constamment fixé sur Aabir, leur fille aînée âgée de 16 ans. La crainte de voir la petite exposée à un danger qu’elle-même était incapable d’imaginer, les parents ont décidé de la dégager de la vue, pour la confier à la famille momentanément à la famille de son oncle qui se trouve dans une autre zone relativement éloignée, pensant qu’ainsi les dangereux maraudeurs finiront avec le temps par oublier la petite et  abandonner leur projet criminel.

 

Au moment où les parents avaient peut être cru que le danger qui guettait la petite était passé, ils ont autorisé Aabir à regagner le foyer parental. Le 12 mars 2006 quand la fumée s’était  dégagée de la maison de Kassem El Janabi qui serait en flammes, les voisins, par le réflexe habituel, ont accouru et parmi ceux qui se sont  s’introduits dans la maison avec les militaires et les policiers irakiens était bien l’oncle de Aabir. Ce qu’il va découvrir va foudroyer. Des scènes d’horreur, d’épouvante et du sang partout. Les autorités irakiennes conjointement – comme il se doit – avec celles de l’occupation après avoir enquêté, d’après les communiqués publics,  méticuleusement, étaient arrivées á la conclusion que l’œuvre porte les empreintes d’un des groupes de terroristes, sinon d’un groupe de malfaiteurs qui auraient agi par vengeance ou pour règlement de compte. Ça revient au même. Mais en tout cas aucun soupçon n’était dirigé vers les forces d’occupation dont le palmarès pourtant dans ce genre d’épouvantes et de terreurs dantesques  est largement confirmé. Les traces visibles de jets de sang de toute dimension, de petits morceaux de  chair humaine, de mèches de cheveux, d’éclats de cervelle sur les murs et les scènes qui vont produire cet immense et terrifiant tableau macabre sur tous les murs et tout l’espace de la maison portait bien la signature du diable. C’est une version authentique de l’Enfer dans toutes ses étendues. On avait donc donné à l’époque la version, très peu crédible, qui a fait finalement endosser le crime sur le compte de la résistance et du comportement barbare de ses membres, qu’on appelle encore aujourd’hui sans honte et sans scrupules  « les terroristes » et particulièrement ceux du groupe du Zarquaoui. Le fait d’une telle horreur dans tous ses détails terrifiants, mis en orbite sur la grande machine d’intoxication occidentale qui fera le tour du monde, constitue un argument de poids pour discréditer la résistance devant l’opinion publique et général et arabe et musulmane en particulier.

 

Mais voilà que le pauvre oncle, aussi paysan qu’il soit, n’était pas si naïf que ça. Et à la vue des dimensions atroces de la tragédie, a refusé d’avaler la couleuvre et a juré de ne jamais se résigner avant que la vérité ne soit totalement portée à connaissance et à la conscience de toute la société. Alors que les journaux de et les journalistes de Bagdad qui ont proliféré à l’ombre de la « démocratie  sanguinaire» de Bush, ne se sont pas épargner le moindre effort dans leurs reportages et éditoriaux pour traîner la résistance dans toutes les boues afin de tenter de la souiller d’une manière irrémédiable pensaient-ils. Le pauvre pris dans les tourments d’une immense peine, cherchait par tous les moyens à qui raconter ce qu’il a vu comme horreur dans la maison de ses proches, car il était bien au courant du danger que courait la petite Aabir et par conséquent ses soupçons allaient bien vers les authentiques criminels même s’il n’était pas en mesure de décrire leurs visages ou de savoir leurs noms. Leurs visages et leurs noms sont ceux véhiculés dans le propre enfer terrestre. Le rapport du sergent  Anthony Yribe de l’armée d’occupation coïncidait avec le rapport des autorités irakiennes et par conséquent aucun militaire usien ne serait mêlé à un tel drame répugnant, d’après lui. L’armée de Bush, les forces armées du Bien ne peuvent – de par son grade élevé du respect de toutes les conventions de Genève et des règles humanitaires, selon Rumsfeld, leur chef direct et Georges W. Bush leur chef suprême – commettre un crime pareil. Le paysan lui, va insister tellement que les autorités irakiennes sont allées carrément l’intimider et lui interdire de faire des déclarations à gauche et à droite et à tous ceux qui veulent l’entendre que ça soit des organisations humanitaires, des ONG, de journalistes ou qui que ce soit. Effectivement en criant sa douleur dans les quatre coins de la nature et en levant ses mains vers le ciel, que la vérité a fini par éclater vers le début de juillet.

 

Le retour de Aabir à la maison paternelle, malheureusement pour elle, n’était pas passé inaperçu par ces criminels comme on le croyait. Et ils ont décidé de passer à l’action avant que la petite ne leur échappe de nouveau. Avant de se diriger vers la maison de Aabir, James Barker, Steven Green, Paul Cortez et Bryan Howard s’arrosent bien leurs boyaux – disent-ils devant le tribunal militaire Usien  qui est en train de les «  juger » à Bagdad – de Whisky mélangé à une substance non déterminée –  qualifiée par euphémisme  dans le rapport qui est donné par deux agents spéciaux devant le tribunal – de boisson énergétique. Ça ne peut être qu’une recette officielle du Pentagone ou de la Maison Blanche. Une fois arrivée sur les lieux, ils se sont heurtés à une farouche résistance de la part du père et de la mère, tout en se débattant éperdument et en criant leur infortune avec toutes leurs énergies. Mais que peuvent-ils faire devant quatre monstres résolus ? – On va les battre à coup de poing, à coup de crosse et coup d’objets métalliques divers, à coup de pied et finalement le sang qui coulent de leurs visages commence à se répandre en jets sur le sol, sur les murs et dans le plafond. Réduits la mère et le père après les longues minutes infernales d’une résistance que tout père, toute mère au moment du danger puisent dans des sources inconnues. Sur le sol, presque inconscients, ils sont traînés comme des loques vers une pièce à part en compagnie de l’autre petite fille cadette de six ans. Aabir est à présent séparée de sa mère et de son père. Leur garde est confiée à Steven Greene. Dans le salon sont restés les trois autres bêtes immondes avec la pauvre Aabir qui se débattait dans ses sanglots et tremblant de toutes les fibres de son corps et de son âme. Et que pouvait-elle faire de plus la pauvre entre trois monstres et en plus armés, alors que la seule protection sur laquelle, elle pouvait compter, son père et sa mère, ne sont plus en mesure de lui apporter le moindre secours.

 

Pendant que ces faits sont rapportés par l’agent spécial Benjamin Bierce, avec leurs horribles détails devant le tribunal, le capitaine Jimmie Culp, l’avocat de la défense, faisait de petits globes avec le chicklet qu’il mastiquait et le sergent Anthony Yribe l’auteur de l’enquête ou plutôt de l’enquête imaginaire qui concluait sur la culpabilité des « terroristes », léchait une sucette. L’un comme l’autre imperturbables comme s’ils étaient non pas devant un tribunal, mais bien dans un quelconque bar des bas- fonds de n’importe quelle ville usa.

 

La pauvre Aabir qui se débattait encore autant qu’elle pouvait et sanglotait, une fois prise entre les gros bras de James Barker qui se serraient autour de son petit corps comme les deux bras de fer, telles les deux parties d’un étau a fini par l’immobiliser, les jambes écartées et le sergent Paul Cortez n’a plus qu’à lui déchirer sa robe et sa culotte et passer à l’action. Il est le premier violer sa virginité avec la folle et morbide satisfaction qui caractérise un tueur. Puis ils changèrent de position et c’est au tour de James Barker de goûter au plaisir de torturer cruellement une gamine de 16 ans. Aabir est née et a grandie sous les bombardements de son pays qui ont duré toute sa vie avant de mourir dans les conditions aussi atroces qui révèlent au monde la vile nature de ces brutes de la barbarie la plus monstrueuses de la terre et donner un visage à l’horreur dans toute son étendue. Il ne peut être que celui d’un militaire usa, le visage de Donald Rumsfeld, celui de Georges W. Bush, le président qui a été élu grâce aux 700.000 voix des musulmans aux USA, mais surtout grâce aux centaines de  millions de dollars versés durant la campagne électorale par la famille des Saouds et plus spécialement Bandar Bin Sultan bin Abdulaziz bin Saoud qui, une fois confirmée l’élection du rejeton de Bush I s’est exclamé : « Les jours de fêtes sont revenus » (Voir le livre de Graig Unger House of Bush, House of Saud).

S’il leur a été donné de choisir entre une mort et une autre à coup sûr, la famille de Kassem aurait préféré avoir été tuée sous une de ces pluies de bombes qui ont été déversées sur l’Irak pendant plus de quinze ans sous les mandats de Bush I, Clinton et Bush II, que de subir les supplices et les martyres jusqu’à la mort entre les mains de ce quartet  des tueurs envoyés – parmi les plus de cent cinquante milles démons – par  Bush et compagnies et financés en grande partie pas la famille de Bandar.

 

Au moment de la relève et du changement de position entre les deux bêtes immondes, Cortez et Barker, des coups de feu – comme en apothéose –  sont entendus. De la pièce où étaient retenus Kassem, son épouse et leur autre petite fille, est sorti comme une gloire Steven Green. Il venait d’assassiner le père, la mère et la petite sœur d’Aabir.

 

Et comme si de rien n’était, il s’est débarrassé à son tour de son pantalon et tel une bête immonde il se jeta  à son tour la petite que retenait encore entre ses bras scélérats Paul Cortez. Ils n’ont pas besoin de le dire, mais à ce moment là,  la petite Aabir était déjà inconsciente et son corps nu jeté sur le sol était barbouillé de sang, son propre sang et  du sperme des trois diables, avec quelques restes de ses vêtements intérieurs poussés vers le visage. Les trois monstres continuaient encore de rigoler au milieu de leur fête macabre tout en se faisant des descriptions des sensations morbides qu’ils venaient d’expérimenter, puis ils se sont fait claquer la paume de la main entre eux en signe de victoire et aussi d’avoir été fidèles à leurs intentions diaboliques avant de quitter les lieux. Mais  une fois devant la porte de la maison, ils ont décidé de retourner à l’intérieur terminer leur horrible besogne. Aabir était toujours tendue sur le sol évanouie et ayant perdu conscience. On la traîne du salon vers une autre pièce et Steven Green pour l’achever, avec son fusil d’assaut AK-47 lui tira à bout portant directement au visage. A coups de crosse il lui brisa le crâne. Dans l’autre pièce il fera de même, brisant à coups de crosse les trois crânes. D’où les traces de cervelle partout sur les murs.

Par la suite ils ont décidé de mettre le feu dans la maison et ainsi maquiller le crime pour le cas où. Barker cherchera dans la voiture militaire stationnée à l’extérieur un bidon de kérosène. Les corps de quatre membres de la famille sont  à présent aspergés de l’inflammable, il ne restait plus qu’à y mettre le feu et repartir allègrement. Ils pensaient que le feu se propagera par la suite à toute la maison. Le médecin irakien qui examinera les cadavres va bien spécifié dans son autopsie entre autres, que Aabir était surtout brûlée au niveau supérieur de son corps y compris ce qui restait de son visage et ses cheveux avaient totalement péri dans le feu.  

Il y a un instant, des images diffusées par la chaîne de télévision Aljazeera, montraient les pièces de la maison avec les murs couverts toujours de tâches de sang et de cervelle. Dans un espace non spécifié, mais apparemment le jardin de la maison, quatre tombes sont montrées. A peine un relief de terre de quelques centimètres émerge du sol des quatre tombes entourées de quelques arbres.

Dans beaucoup de mémoires ces images resteront à jamais gravées. Elles serviront sans aucun doute à quelque chose.

 

Nos remerciements aux 700.000 musulmans Usa qui ont participé sans le savoir à faire élire le visage authentique de l’ogre. Ainsi les peuples de la terre savent quelle forme concrète peut avoir un monstre et de quelle nature sont ses missionnaires de l’enfer. 


 

Heureusement qu’ils ne sont pas au Liban!

 
Honneur, dignité, courage et résistance sont des valeurs universelles reconnues et respectées par toutes les civilisations. Elles semblent échapper de plus en plus à une poignée de pseudo-intellectuels arabes versés dans un mimétisme et une assimilation qui frisent le dégoût.
 
Les chroniques et les commentaires, incolores, inodores et insipides de bon nombre de ces gens qui se déclarent, sans honte ni vertu,  « progressistes »  pivotent, la plupart du temps, autour du même pamphlet (couvre tout) parrainé par les Etats Unis, remodelé par l’état sioniste et adopté par procuration, faute d’initiatives et de bagage linguistique et intellectuel, par les régimes arabes et ses acolytes. Ce passe partout moderne et universel, on l’aurait aisément deviné, n’est autre que le terrorisme. Ce terme, dont la définition s’étend sur une vaste panoplie d’actions, ne s’applique, actuellement et étroitesse d’esprit oblige, qu’aux groupuscules, groupes ou sociétés musulmanes.
 
Que vous ailliez faire vos prières dans un pays musulman, que vous laissiez pousser vos barbes [1]et que vous vous permettiez d’émettre quelques critiques envers un régime qui ne respecte même pas le premier article de sa constitution, on vous taxerait de khouanji [2]donc de terroriste;
 
Que vous soyez musulman et que vous inscriviez dans un groupe de résistants contre l’occupation de votre pays (comme si l’indépendance de la plupart des pays, y compris les Etats Unis, n’était pas le fait des mouvements des guérillas), vous seriez catalogués, par les occupants et certains de vos (con)citoyens, parmi les terroristes et pro-dictateurs;
 
Que vous soyez musulmans et que vous défendiez vos droits au développement de la technologie nucléaire (même pour des raisons pacifiques) comme le font les iraniens[3], vous seriez terroristes;
 
Que vous partagiez un certain nombre de concepts humains et idéologiques adoptés par certains islamistes, on vous traiterait de terroristes.
 
Faute de temps, je fermerais cette parenthèse en disant que le terme TERRORISTE , tel que développé par les B. Boujadi, R. Ben Slama, D. Khoula, S. Charfi et leurs maîtres américains et sionistes est un HONNEUR et une médaille pour tout esprit libre et digne de cette nation.
 
Le progressisme basé sur la haine, la déformation et l’exclusion de l’autre, tel que prôné par ces gens là, et l’expérience l’a démontré aux dépens d’un pays comme la Tunisie qui est gouverné, depuis 19 ans, par un régime qui épouse ces mêmes « principes », n’a engendré que blocage, lâcheté, dégradation de meurs et dilapidation de certains acquis.   
 
Heureusement que ces conceptions de défaitisme et de lâcheté ne font pas légion dans des pays comme le Liban ou la Palestine où malgré les divergences extrêmes d’ordres idéologique et ethnique, l’agression (elle ne peut avoir d’autre nom) de l’état sioniste n’a fait que resserrer les rangs de tous les libanais et a conforté les sentiments d’identité, de dignité, de sacrifice et d’honneur, des sentiments que ces gens là ne pourront jamais, avec leur opportunisme, cupidité et autosuffisance, vivre et ressentir.
 
C’est uniquement au prix de sacrifices, et les exemples ne manquent pas, que les peuples et les nations progressent et s’injectent positivement dans l’histoire.
 
DEHLIZ


[1] sales barbus qui osent massacrer un paisible cycliste israélien dixit Balha Boujadi, un pseudonyme dont les propos, le comble, sont reproduits par un certain Ridha Kefi dans le très « ex » sérieux journal Jeune Afrique.

[2] ou khouamji selon le langage ordurier d’un certain journaliste Abdelaziz Jeridi.

[3] pays des tchadors « Malali » selon la terminologie d’une certaine S. Charfi alors qu’avec un peu d’objectivité et moins de préjugés, cette pseudo-sociologue aurait salué les performances technologiques et démocratiques- eh oui démocratiques- d’un pays soumis, depuis 30 ans,  à des animosités et des embargos des plus criminels de la part des pays industrialisés et des pays limitrophes.
Elle déforme également, par ignorance et bassesse, le nom du parti Hizboullah par « Khirboullah ». Si Nasrallah a détruit l’infrastructure d’un pays, et elle sait très bien que ce n’est pas vrai, il a au moins, lui, le mérite d’avoir la capacité et le courage de reconstruction (et il l’a démontré). La destruction de l’identitité et des valeurs d’une nation prônée par S. Charfi et compagnie constitue, en revanche, un crime que personne ne peut justifier et reconstituer.  

 


 

Liban : l’arène perpétuelle des luttes inter-impérialistes

mercredi 9 août 2006

Les derniers événements choquants au Liban, ont démontré inébranlablement le degré d’implication des puissances mondiales et régionales dans la scène politique libanaise, caractérisée, depuis sa création par un décret colonial français en août 1920, par des implosions et des guerres interminables.

Sofiene C., sympathisante du CIO

La récente invasion israélienne des territoires libanaises, commencée le 12 juillet dernier, montre, tout à la fois et simultanément, la fragilité du système politique au Liban et son aliénation et attachement envers les pays étrangers, ainsi que la complaisance des régimes de la « communauté internationale » avec Israël dans sa destruction systématique du « pays du Cèdre ».

L’offensive israélienne au Liban n’est pas la première. On dénombre maintes reprises de déploiements de forces israéliennes dans ce pays. En 1978, pendant la guerre civile inter-confessionnelle, Israël occupût le sud de Liban, pour mettre en place une zone-tampon contrôlée par une milice libanaise armée par lui. C’était, lors, pour soutenir les milices de l’extrême droite, représentantes de la bourgeoisie chrétienne maronite, à travers le Parti des Phalangistes ; contre les troupes palestiniennes et musulmanes libanaises, guidées par les communistes libanais et le Parti Démocratique Progressiste de Kamel Joumblatt.

Puis, en 1982, profitant de la faiblesse et la discorde entre les pays arabes, l’armée israélienne envahit tout le Liban et atteint les faubourgs de Beyrouth, chassant les milices palestiniennes et imposant le Chef des Phalangistes, Bechir Gemayl en tête du pouvoir, qui a été rapidement assassiné par ordre de la Syrie. Tout le monde se rappel, lors de son retrait, le massacre du camp palestinien du Sabra et Chatila en septembre 1982, sous l’ordre direct de Sharon.

Cependant, les milices du Hezbollah, contrôlaient de plus en plus la région à majorité chiite au Sud Liban et à Bayrouth-Sud. Appuyé et financé par l’Iran et la Syrie, ce parti ultraconservateur, conservait une popularité grandissante, en menant une politique sociale et culturelle de solidarité et de gestion locale (constitution des mosquées et des écoles relieuses, création des hôpitaux et de services d’aides sociales…). Il a pu s’invétérer dans les couches populaires réclament le chiisme révolutionnaire (communément, le chiisme était, durant l’histoire des musulmans, dans la conscience imaginative, une source et propulseur des révoltes des opprimés contre l’ordre dominant. On illustre plusieurs révolutions des nègres et des esclaves à travers l’histoire de la région). C’est un Etat dans l’Etat.

En Outre, le « PARTI DE DIEUX » se réclame de l’anti-communisme. Citons comme titre de preuve l’assassinat de l’intellectuelle progressiste Mehdi Amel, sous L’ordre Cheikh Nassrallah.

En revanche, profitant des disputes entre les partis libanais, notamment entre la coalition dite de 14 Mars, qui rassemble les forces anti-syrienne ; d’un coté, et d’autre coté les pro-syrien, y inclus Hisbollah, l’armée israélienne ravagent le territoire au Liban. Sous l’effet des bombardements incessants par des tires d’aviations et d’artilleries israéliennes, l’infrastructure délicate au Liban a été, catégoriquement, détruite. On estime jusqu’à maintenant 2 milliards de dollar la somme de perte. Une vague de la diaspora massive vers les pays étrangers comptant environ 1 million de réfugiés sur 4 millions habitants. Parallèlement, on estime proximativement 1000 morts, de majorité civile. Les représailles israéliennes absurdes et odieuses, n’ont pas, le plus souvent, de limites.

L’invasion, israélienne engendre, une autre fois, le désastre et la mort dans la zone, et cela, sous le silence et la compromission des puissances mondiales.

Une communauté internationale à coté d’Israël

Les Etats-Unis continue à soutenir la politique expansionniste d’Israël. En empêchant, la proclamation d’une résolution du conseil de sécurité pour un cessez de feu, et en fournissant, avant la date préalable, des armes ultra-modernes, les Etats-Unis approuve, incontestablement, sa relation organique avec Israël. A cet égard, le Chef du Hezbollah, a indiqué, vraisemblablement, en faisant référence à la visite de la Chef de la diplomatie américaine en région que les Etats-Unis essaye « d’imposer ses conditions au Liban pour servir son projet de nouveau Moyen Orient et servir Israël » Submergé dans le chaos irakien, les Etats-Unis n’a de force pour ouvrir un autre front militaire. Et pourtant, sa volonté d’ancrer sa mainmise dans le monde n’a jamais cessé. Elle se croit invincible.

En fait, elle cherche à affaiblir les deux puissances de la région qui n’ont pas, jusqu’ à maintenant, étaient mises en place sous sa tutelle directe. Suite aux pressions politico-médiatiques et diplomatiques envers ces deux pays, une attaque contre leurs bras tendus au frontière nord israélienne, le Hezbollah ; est exigeante pour les anéantir. C’est à Israël de jouer le rôle de l’écrasement de la milice libanaise.

Et alors ?

Fondamentalement, aucun des pions politiques au Liban ne reflète, clairement les couches sociales opprimées qui subissent-elles seules les répercussions des guerres qui ne sont pas leurs siennes. Les conflits confessionnels et les terribles guerres entre les pays n’ont causé que, essentiellement, des bains de sang et, généralement, ont renforcé la haine entre les peuples et les déshérités. Ni Hezbollah, ni le parti Amel chiite, ni le front du Bristol (composé principalement par Walid Joumblatt et Saâd Al Hariri), qui soutient cyniquement la résistance islamique ne peuvent exprimer les vraies ambitions des libanais. Nul n’ignore la nécessité et l’importance de la lutte armée contre l’intrusion israélienne mais qu’elle doit, obligatoirement, sous l’égide d’un mouvement enraciné dans les classes populaire, dépassent toutes les divisions inter-religieuses et les survivances moyenâgeuses, et promettant une perspective et alternative socialiste pour toute la région.

(Source : Le  journal belge. »”Mouvement Pour une Alternative Socialiste » le 9 aout 2006)

 


 

Israel responded to an unprovoked attack by Hizbullah, right? Wrong

The assault on Lebanon was premeditated – the soldiers’ capture simply provided the excuse. It was also unnecessary
George Monbiot Tuesday August 8, 2006 The Guardian Whatever we think of Israel’s assault on Lebanon, all of us seem to agree about one fact: that it was a response, however disproportionate, to an unprovoked attack by Hizbullah. I repeated this « fact » in my last column, when I wrote that « Hizbullah fired the first shots ». This being so, the Israeli government’s supporters ask peaceniks like me, what would you have done? It’s an important question. But its premise, I have now discovered, is flawed. Since Israel’s withdrawal from southern Lebanon in May 2000, there have been hundreds of violations of the « blue line » between the two countries. The United Nations Interim Force in Lebanon (Unifil) reports that Israeli aircraft crossed the line « on an almost daily basis » between 2001 and 2003, and « persistently » until 2006. These incursions « caused great concern to the civilian population, particularly low-altitude flights that break the sound barrier over populated areas ». On some occasions, Hizbullah tried to shoot them down with anti-aircraft guns.
In October 2000, the Israel Defence Forces shot at unarmed Palestinian demonstrators on the border, killing three and wounding 20. In response, Hizbullah crossed the line and kidnapped three Israeli soldiers. On several occasions, Hizbullah fired missiles and mortar rounds at IDF positions, and the IDF responded with heavy artillery and sometimes aerial bombardment. Incidents like this killed three Israelis and three Lebanese in 2003; one Israeli soldier and two Hizbullah fighters in 2005; and two Lebanese people and three Israeli soldiers in February 2006. Rockets were fired from Lebanon into Israel several times in 2004, 2005 and 2006, on some occasions by Hizbullah. But, the UN records, « none of the incidents resulted in a military escalation ».
On May 26 this year, two officials of Islamic Jihad – Nidal and Mahmoud Majzoub – were killed by a car bomb in the Lebanese city of Sidon. This was widely assumed in Lebanon and Israel to be the work of Mossad, the Israeli intelligence agency. In June, a man named Mahmoud Rafeh confessed to the killings and admitted that he had been working for Mossad since 1994. Militants in southern Lebanon responded, on the day of the bombing, by launching eight rockets into Israel. One soldier was lightly wounded. There was a major bust-up on the border, during which one member of Hizbullah was killed and several wounded, and one Israeli soldier wounded. But while the border region « remained tense and volatile », Unifil says it was « generally quiet » until July 12.
There has been a heated debate on the internet about whether the two Israeli soldiers kidnapped by Hizbullah that day were captured in Israel or in Lebanon, but it now seems pretty clear that they were seized in Israel. This is what the UN says, and even Hizbullah seems to have forgotten that they were supposed to have been found sneaking around the outskirts of the Lebanese village of Aita al-Shaab. Now it simply states that « the Islamic resistance captured two Israeli soldiers at the border with occupied Palestine ». Three other Israeli soldiers were killed by the militants. There is also some dispute about when, on July 12, Hizbullah first fired its rockets; but Unifil makes it clear that the firing took place at the same time as the raid – 9am. Its purpose seems to have been to create a diversion. No one was hit.
But there is no serious debate about why the two soldiers were captured: Hizbullah was seeking to exchange them for the 15 prisoners of war taken by the Israelis during the occupation of Lebanon and (in breach of article 118 of the third Geneva convention) never released. It seems clear that if Israel had handed over the prisoners, it would – without the spillage of any more blood – have retrieved its men and reduced the likelihood of further kidnappings. But the Israeli government refused to negotiate. Instead – well, we all know what happened instead. Almost 1,000 Lebanese and 33 Israeli civilians have been killed so far, and a million Lebanese displaced from their homes.
On July 12, in other words, Hizbullah fired the first shots. But that act of aggression was simply one instance in a long sequence of small incursions and attacks over the past six years by both sides. So why was the Israeli response so different from all that preceded it? The answer is that it was not a reaction to the events of that day. The assault had been planned for months.
The San Francisco Chronicle reports that « more than a year ago, a senior Israeli army officer began giving PowerPoint presentations, on an off-the-record basis, to US and other diplomats, journalists and thinktanks, setting out the plan for the current operation in revealing detail ». The attack, he said, would last for three weeks. It would begin with bombing and culminate in a ground invasion. Gerald Steinberg, professor of political science at Bar-Ilan University, told the paper that « of all of Israel’s wars since 1948, this was the one for which Israel was most prepared … By 2004, the military campaign scheduled to last about three weeks that we’re seeing now had already been blocked out and, in the last year or two, it’s been simulated and rehearsed across the board ».
A « senior Israeli official » told the Washington Post that the raid by Hizbullah provided Israel with a « unique moment » for wiping out the organisation. The New Statesman’s editor, John Kampfner, says he was told by more than one official source that the US government knew in advance of Israel’s intention to take military action in Lebanon. The Bush administration told the British government.
Israel’s assault, then, was premeditated: it was simply waiting for an appropriate excuse. It was also unnecessary. It is true that Hizbullah had been building up munitions close to the border, as its current rocket attacks show. But so had Israel. Just as Israel could assert that it was seeking to deter incursions by Hizbullah, Hizbullah could claim – also with justification – that it was trying to deter incursions by Israel. The Lebanese army is certainly incapable of doing so. Yes, Hizbullah should have been pulled back from the Israeli border by the Lebanese government and disarmed. Yes, the raid and the rocket attack on July 12 were unjustified, stupid and provocative, like just about everything that has taken place around the border for the past six years. But the suggestion that Hizbullah could launch an invasion of Israel or that it constitutes an existential threat to the state is preposterous. Since the occupation ended, all its acts of war have been minor ones, and nearly all of them reactive.
So it is not hard to answer the question of what we would have done. First, stop recruiting enemies, by withdrawing from the occupied territories in Palestine and Syria. Second, stop provoking the armed groups in Lebanon with violations of the blue line – in particular the persistent flights across the border. Third, release the prisoners of war who remain unlawfully incarcerated in Israel. Fourth, continue to defend the border, while maintaining the diplomatic pressure on Lebanon to disarm Hizbullah (as anyone can see, this would be much more feasible if the occupations were to end). Here then is my challenge to the supporters of the Israeli government: do you dare to contend that this programme would have caused more death and destruction than the current adventure has done? http://www.guardian.co.uk/comment/story/0,,1839244,00.html#article_continue

 


Les technologies se suivent mais ne se ressemblent pas… !

 Une fois n’est pas coutume, deux études « différentes » classent la Tunisie et le Maroc premiers dans des domaines qui se confondent, en l’occurrence les technologies de l’information, de la communication et de la télécommunication. La Tunisie est le pays  le plus TIC d’Afrique… « Selon une étude basée sur des données fournies par le Forum économique mondial, l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD) et des indicateurs relatifs aux Technologies de l’information et de la communication (TIC) employés par la Banque mondiale, la Tunisie a été classée première en Afrique suivie par l’Afrique du Sud, les Iles Maurice, Botswana et le Ghana. L’Egypte est classée 6è suivie par le Maroc, la Namibie, l’Ouganda et la Tanzanie. Le palmarès tient compte de plusieurs variables comme le nombre de lignes téléphoniques pour 1000 personnes, le nombre des abonnés à la téléphonie mobile et le nombre d’abonnés à Internet. D’autre part, le classement prend en compte le nombre d’abonnés à l’ADSL, les prix des téléphones portables, les coûts des connections à Internet et le nombre d’écoles reliées à l’Internet. Selon cette étude, notre pays a plus de 120 lignes téléphoniques (fixe) pour 1.000 personnes, 373 abonnés à la téléphonie mobile pour 1.000 personnes (Le nombre d’utilisateurs de cette technologie s’est en effet multiplié par 12 en Tunisie depuis les quatre dernières années), 95 pour cent de la population couverte par la téléphonie mobile, 83 utilisateurs d’Internet pour 1.000 personnes et selon ce rapport 25% d’écoles sont reliées à Internet. L’Afrique du Sud a plus de 104 lignes téléphoniques pour 1.000 personnes, 471 abonnés au mobile pour 1.000 personnes et 96 pour cent de la population couverte par la téléphonie mobile, 81 utilisateurs d’Internet pour 1000 personnes et 27% des écoles sont reliées à Internet ». Et au niveau  des télécommunications, le Maroc en tête de liste ! « Le Maroc premier pays africain en télécommunications selon le dernier rapport de l’Union internationale des télécommunications (UIT) ! Il est classé au 78e rang mondial, dominant ainsi le Maghreb : l’Algérie est classée (82e), la Tunisie (83e) et l’Egypte (90e). Quant à l’Afrique subsaharienne, elle est seulement représentée par l’Afrique du Sud, qui brigue la 91e position. Selon le ministère des Affaires Economiques et Générales du Maroc, l’introduction de l’ADSL a doublé le nombre d’internautes qui est de l’ordre 4 000 000. Selon la même source, la téléphonie mobile a connu une croissance sans précèdent avec un taux de pénétration qui culmine au terme du premier trimestre 2006 à plus de 43%, contre un taux de 25% en 2002, soit près de 13 millions d’abonnés ».   T.H (Source: Tunis Hebdo du 7 aout 2006)

 


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