LibertĂ© et EquitĂ©:Cri dâalarme La vie de lâingĂ©nieur Rafik Ali, prisonnier dâopinion, est en danger
JDD:”En Tunisie, il n’y a plus de journalistes”
leKapitalis:DâoĂč sort lâargent du sport en Tunisie
Cri dâalarme La vie de lâingĂ©nieur Rafik Ali, prisonnier dâopinion, est en danger
Â
“En Tunisie, il n’y a plus de journalistes”
Le Monde.fr: A Tunis, le drĂŽle de dĂźner du bĂątonnier et la fĂȘte de la “famille de l’infor Â
C’est un rendez-vous amical destinĂ© Ă clore un bref passage. La veille, M. CharriĂšre-Bournazel Ă©tait invitĂ© Ă intervenir Ă l’Ă©cole du barreau de Tunis sur les questions de dĂ©ontologie. Et, ce soir-lĂ , tous les invitĂ©s sont arrivĂ©s. Sauf un : le journalisteZouhair Makhlouf, membre du Parti dĂ©mocrate progressiste (PDP). L’avocat Bassem Trifi, prĂ©sent autour de la table, vient d’ĂȘtre averti qu’il a Ă©tĂ© interpellĂ© Ă son domicile par la police.
On l’attend, sans trop s’Ă©mouvoir. Ce sont des choses qui arrivent et Zouhair Makhlouf en sait quelque chose, qui vient de purger quatre mois de prison aprĂšs un reportage Ă©conomique. Figure aussi, parmi les convives, le journaliste Fahem Boukadous, condamnĂ© Ă quatre ans de prison aprĂšs avoir couvert l’agitation sociale dans le bassin minier de Gafsa, et dont le procĂšs en appel est prĂ©vu le 18 mai.
Mais, Ă 23 h 30, inquiets, l’ancien bĂątonnier de Paris et M. Trifi dĂ©cident de se rendre au poste de police de Borj-El-Ouzir, proche du domicile de M. Makhlouf. “Le chef nous a assurĂ© qu’il n’Ă©tait au courant de rien, que Zouhair n’Ă©tait pas lĂ , ni dans un autre commissariat”, affirme M. Trifi. Bredouilles, les avocats repartent vers l’hĂŽtel de M. CharriĂšre-Bournazel lorsque leurs tĂ©lĂ©phones sonnent. Le journaliste, sorti du poste auquel se sont vainement rendus les deux hommes, est de retour chez lui.
“Aucune forme de censure”
“Nous y sommes allĂ©s. Il nous a ouvert, sa veste Ă©tait maculĂ©e de taches de sang, son nez portait des traces de coups”, raconte M. CharriĂšre-Bournazel. InterloquĂ©, le bĂątonnier prend des photos avec son tĂ©lĂ©phone portable. “Ce pays qui a une vitrine agrĂ©able, qui fait des progrĂšs, et frappe Ă la porte de l’Europe (pour obtenir le statut de partenaire privilĂ©giĂ©) ne peut pas mĂ©connaĂźtre la libertĂ© d’expression !”, s’insurge-t-il. Le jour mĂȘme, il Ă©crit une lettre au prĂ©sident de la RĂ©publique tunisienne, Zine El-Abidine Ben Ali, restĂ©e sans rĂ©ponse.
Le 3 mai, la JournĂ©e mondiale pour la libertĂ© de la presse a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e Ă Tunis. Dans un message au Syndicat national des journalistes et Ă l’Association des directeurs de journaux – aprĂšs la sortie de prison, le 27 avril, du plus mĂ©diatique journaliste et opposantTaoufik Ben Brik -, le prĂ©sident Ben Ali a tenu Ă rendre hommage “aux travailleurs et aux travailleuses de ce secteur”. “Nous rĂ©affirmons aujourd’hui, ajoute-t-il, qu’il n’existe en Tunisie aucun tabou ni interdit et que les mĂ©dias tunisiens peuvent traiter tous les dossiers et toutes les questions sans aucune forme de censure autre que celle que leur impose leur conscience…”
Le message prĂ©sidentiel s’achĂšve en souhaitant une “bonne fĂȘte Ă la famille de l’information”.
DâoĂč sort lâargent du sport en Tunisie
Tunisie. Nouvelles pistes pour financer le sport
Â
Home – Accueil – ۧÙ۱ۊÙŰłÙŰ©
Â

