7 mars 2010

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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3575 du 07.03.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Assabilonline: Ahmed Ghazaouni et son fils incarcéré doivent subir des interventions chirurgicales Kamel Labidi: Tunisia: ‘political vengeance’ Nawaat: Le projet de réforme pour le développement du cinéma et de l’audiovisuel en Tunisie – Une magouille politico-financière AFP: Le roi du Maroc appelle au règlement du « différend artificiel » du Sahara Le Matin Dimanche: Musulmans de Suisse unis contre Kadhafi Reuters: Conseil de l’Europe – Hammarberg contre l’interdiction de la burqa Reuters: Two-thirds of Turks wld vote for judicial reform -poll


Ahmed Ghazaouni et son fils incarcéré doivent subir des interventions chirurgicales


Assabilonline, Tunisie A la suite de l’arrestation du jeune Ghaith Ghazouani, ex prisonnier d’opinion, le 3 mars 2010, l’administration du centre de détention de Gorjani à Tunis, a contacté samedi 6 mars par téléphone son père, monsieur Ahmed Ghazouani, pour l’informer que son fils serait déféré lundi devant le Tribunal de Tunis. Le jeune Ghaith Ghazouani avait quitté la prison le 13 décembre 2009 après y avoir passé quatre ans et demi. Pendant ses années d’incarcération il avait contracté diverses maladies graves, tuberculose, allergie, insuffisance respiratoire aigüe. Il avait commencé un traitement depuis deux mois à l’hôpital de l’Ariana spécialisé dans les affections respiratoires et le médecin lui avait prescrit plusieurs médications. Le 8 mars prochain, il devait subir une opération annulée du fait de son arrestation. Son père, monsieur Ahmed Ghazouani, a déclaré à Assabilonline qu’il craignait que l’état de santé de son fils n’empire et qu’il ne soit exposé à un danger imminent. Il a fait également part de ses préoccupations quant à l’état de santé de son épouse qui a été plongée de stupeur et a subi un choc d’autant plus violent qu’elle est atteinte de diabète. Sa fille est alitée depuis l’arrestation de son frère. Monsieur Ahmed Ghazouani fait porter la responsabilité de ce qui pourrait advenir à son fils et à lui-même (tous les deux doivent subir des opérations pour des maladies graves) au pouvoir qui en est le premier et le dernier responsable et il appelle tous les militants et défenseurs des droits de l’homme en Tunisie et à l’étranger à les aider, lui et son fils à affronter cette injustice ; De notre correspondant en Tunisie, Zouhaïer Makhlouf (Traduction ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)

La Surveillance Policière Même le Dimanche


Hend Harouni Au Nom d’Allah Le Clément et Le Miséricordieux & la Prière et la Paix Soient sur notre Prophète Loyal et Sincère Mohamed Tunis le 7 Mars 2010-21 Rabii al Awal 1431 Ce jour, Dimache 7 Mars 2010, la même voiture de la police civile ; Ford blanche-4 portes- immatriculée  sous le n° 8821 TU 122 est garée en face de notre maison au Kram-Ouest.

Tunisia: ‘political vengeance’


The recent closure of the Université Libre de Tunis (ULT), Tunisia’s renowned first private university, and its suspension for three academic years, could have been foreseen. The days of this pioneering institution, established in 1973, became numbered after the publication by its founder and director, Mohamed Bouebdelli, in September last year of a book critical of President Zine el Abidine Ben Ali’s rule. Published in France, and read by Tunisians mainly on the Internet, it was titled ‘The day I realised that Tunisia was no longer a land of freedom.’ Bouebdelli, an engineer by profession, had long dreamed that Tunisia would be among the first countries in the Arab world to become a democracy. The huge efforts to provide better education for all and promote and protect women’s rights achieved in the wake of the country’s independence in 1956 were behind this belief. As he explains it, the dream was shattered by Tunisia’s evolution into a sophisticated and ruthless police state. The authorities announced that “administrative and pedagogical irregularities” warranted the move against the university, whose nearly 1,500 students include many from abroad, and which has now been placed under the control of a government administrator. State-run Tunisian media parroted the line that the institution committed “irregularities” and that nobody in Tunisia is “above the law”. Some papers have recently been intensifying attacks against the regime’s critics, including Bouebdelli, and also the Al Jazeera channel for giving them a platform. Bouebdelli, who has been traveling to Europe and North America to meet with journalists and human rights campaigners, described the move as an act of “political vengeance” provoked by the publication of his book. As one of the groups supporting him in the US, the Committee on Academic Freedom of the Middle East Studies Association, noted in a letter to Ben Ali on 18 February, the decision to close the ULT was a “culmination of a long-standing pattern of singling out for mistreatment this particular institution and its founders.” In particular, it recalled previous government attempts to close down two schools – the Ecole Jeanne d’Arc and the now-defunct Lycée Louis Pasteur – established and managed by the Foundation run by Bouebdelli and his wife. The first came in 2004 after a student related to the “ruling clan” (as Bouebdelli put it at a news conference in Paris on 24 February) was denied registration at the Ecole Jeanne d’Arc for academic reasons. This unleashed a “real Tsunami”, including withdrawal of the school’s authorisation, eviction of the headmistress and administrative control of the Foundation’s resources. But the school was saved by a huge movement of solidarity and protest launched by teachers and parents, according to Bouebdelli. Another blow was dealt in 2007 when the authorities arbitrarily ordered the closure of the Lycée Louis Pasteur. “Everybody knew at that time that it was a decision aimed at favouring, even illegally, a newly established institution, the Ecole International de Carthage, at the initiative of Ms Ben Ali, the President’s wife, and Ms Suha Arafat,” said Bouebdelli. “The Lycée Louis Pasteur affair further poisoned the climate: e-mails hijacked. Repeated health and fiscal inspections.” The repeated attacks on the Bouebdelli Foundation finally turned a man who for decades was solely involved in running private educational institutions into an indefatigable democracy advocate. Kamel Labidi   (Source: Middle East Iinternational Vol. II, Issue 9: 5 March 2010)


Le projet de réforme pour le développement du cinéma et de l’audiovisuel en Tunisie Une magouille politico-financière


L’État est terrifié depuis un certain temps par ce qu’il a lui-même généré depuis deux décennies de règne : une poudrière sociale qui trouve dans le renfermement identitaire et l’intégrisme religieux les seules réponses à son désœuvrement. Le déchainement de forces policière et judiciaire depuis quelques mois sur les groupes de supporters qui commençaient à s’autogérer en de contrepouvoirs de masse au sein des stades de football en est la preuve : si une poignée de supporters chevronnés ont réussit à créer un phénomène de masse autour d’un sport populaire, que dire de groupuscules d’illuminés autour d’un prétendu « djihad » ?!? Terrifié, l’état cherche donc des alternatives à proposer à ses sujets et ce qu’il appelle « l’image » lui semble un bon moyen de renverser les choses en sa faveur. D’un autre côté, les vieux de la vieille du cinéma dans le pays se rendent compte qu’il ne leur reste qu’une poignée d’années avant la retraite étant donné le flot sans cesse plus important de nouveaux venus dans le secteur. Comprenez par « vieux de la vieilles » : « les parrains, les patriarches et les apparatchiks qui se sont depuis longtemps accaparés le pouvoir, hermétisés et autarciés le milieu et ont fait pourrir le système ». Eux aussi sont terrifiés à l’idée de la passer, leur retraite, dans l’oubli et l’indifférence. Mais surtout, ils sont terrifiés à l’idée du dénuement que leur causerai cette nouvelle génération massive en personnes et en productions. Vendre donc à l’état un projet qui leur permette de s’en mettre plein les poches et aux autorités de modeler et de diffuser une matière « audiovisuelle » qui lui convienne et qui est susceptible de son point de vue de stopper la pente islamiste que prend la société tunisienne tombe donc à pic pour les deux parties. Les voilà donc main dans la main, à entamer à la fois en cachette et en public cette entreprise strictement financière pour les uns et politique pour les autres. Dans le projet de « réforme pour le développement du cinéma et de l’audiovisuel en Tunisie » proposé par la commission consultative au ministère et accueilli favorablement par celui-ci, il n’y a rien qui soit dans une perspective culturelle ou en faveur du cinéma, au contraire. Neutraliser Les Jeunes C’est sous ce terme aux relents à la fois patriarcaux et populistes que la menace est résumée : « les jeunes ». « Jeunes » qu’il faut neutraliser sur deux plans : leur quantité et leur marge de liberté. L’état et les « vieux de la vieille » ont donc un ennemi commun. Ils sont terrifiés tous les deux par cette vague de nouveaux cinéastes qui tournent des films en vidéo, parfois sans autorisations et dans la plus part des cas sans subventions : des films libres donc de tout control étatique et de toute mainmise « professionalisante ». Il faut donc que le projet qu’ils mettent en place ensemble arrête cette hémorragie libertaire du cinéma tel qu’on vient de la connaitre ces dernières années. Exactement de la même manière, l’hémorragie libertaire que les groupes de supporters ont installée dans les stades est en cours d’être totalement et définitivement stoppée. Mais contrairement aux supporters de foot qui n’avaient aucun statut légal, les nouveaux cinéastes, producteurs, techniciens, comédiens… ne sont pas aussi marginaux, il faut donc leur barrer la route législativement. L’idée est pour les autorités de réduire cet espace de liberté incontrôlable qu’est devenu le cinéma et pour les producteurs patriarches de redevenir peu nombreux afin de re-monopoliser ce qu’ils appellent « le gâteau », à savoir la subvention d’une part et les prestations de services pour les productions étrangères d’autre part. D’où la préparation et la mise en place en catimini de plusieurs mesures restrictives et régressives comme par exemple le durcissement du « cahier des charges » concernant les sociétés de production que l’on dit en préparation ou la soudaine résurgence de la « carte professionnelle » dans la confusion, l’hermétisme et l’arbitraire les plus patents, sans compter l’instauration d’un faux « guichet unique » qui n’est autre en pratique qu’un moyen de censure au moment de la demande de l’autorisation de tournage, etc. La première étape est donc de neutraliser le flux des nouveaux venus et la seconde celle de mener une razzia sur l’argent du contribuable et les capitaux étrangers. Moins on est, plus grande est notre part du gâteau C’est en somme sous ce mot d’ordre que se liguent un certain nombre de producteurs de « notoriété » (comme ils se plaisent à se définir). Producteurs de « notoriété » qui viennent de terminer laborieusement et en retard de 8 mois leur « rapport de réforme pour le développement du cinéma et de l’audiovisuel en Tunisie ». Ce sont ces mêmes personnes qui ont participé activement ou passivement à la dégénérescence du cinéma en Tunisie et à qui on a confié des missions de réformes qui ont échouée et à qui on confi aujourd’hui encore un projet de réforme. Cette mafia ratée composée principalement par certains « anciens producteurs » ou « anciens réalisateurs devenus anciens réalisateurs producteurs » n’est pas décidée malgré sa sénilité à lâcher prise. Aujourd’hui plus qu’hier, à cause de ce projet de réforme, elle aiguise ses couteaux pour comme elle le dit : « se partager le gâteau ». Et s’ils ne vous jugent pas assez de « notoriété » pour faire partie de leur club fermé installé dans un bureau exigüe de l’U.T.I.C.A., et bien se sera le chemin de croix pour vous, pauvres fous qui avaient décidé de faire du cinéma votre métier ! Le rapport de la sous-commission « production » est particulièrement frappant à ce sujet. Même si vous réussissez à surmonter toutes les difficultés déjà énumérées, il vous restera encore du chemin : dans un premier temps vous ne pourrez faire que des courts-métrages. Quand vous en ferez un certains nombre, vous pourrez avoir l’effronterie d’être un producteur de long-métrage. Et quand vous le serez, ne vous croyez pas capables de pouvoir offrir vos services aux productions étrangères, car il faut être « de notoriété » pour cela, et vous savez bien que seuls nos « vieux de la vieille » sont aptes à vous juger assez « de notoriété » ou pas. Les soi-disant « producteurs » vétérans tunisiens qui font un film tous les dix ans veulent inventer un système unique au monde dans lequel une ségrégation existe entre les sociétés de production, comprenez entre les producteurs. Ils se mettent bien évidement, tout en haut de la pyramide, les autres producteurs devront trimés des années et attendre que les anciens les bénissent pour pouvoir faire un long-métrage subventionné ou de la prestation de service. De plus, dans ce nouveau système sur-mesure, le producteur n’investit pas de l’argent dans la production d’un film, mais en reçoit : toutes les subventions vont au producteur (même l’aide à l’écriture et l’aide à la distribution (sic)) et de plus, ils se réservent une « prime à la qualité » (re-sic) qui serait attribuée aux plus méritants d’entre eux, comprenez : non seulement ils ne veulent pas dépenser un sou pour produire un film mais ils veulent après l’avoir fini, bénéficier d’une somme d’argent qu’on leur attribuerai pour ne pas avoir fait leur travail ! Ainsi, les uns se garantissent une retraite dorée (et après moi le déluge), les autres mettent au pas le cinéma (en attendant de le mouler entièrement à leurs besoins). C’est donc dans une perspective uniquement politico-financière de verrouillage et de contrôle qu’est en train de passer en force ce projet de réforme malgré la résistance de quelques-uns. Il est maintenant grand temps pour cette résistance qui a été jusqu’alors dans une démarche de dialogue (qui s’est avéré de sourds) de se réorganiser rapidement dans une démarche d’affrontement frontal et radical destiné à rompre l’étau avec lequel certains étouffent le cinéma en Tunisie et avec lequel ils veulent aujourd’hui l’achever définitivement en vendant ce qu’il reste de lui aux télévisions et aux promoteurs de multiplexes. (Source : nawaat.org (Censuré en Tunisie), le 4 mars 2010)

Le roi du Maroc appelle au règlement du « différend artificiel » du Sahara


 AFP – 7 mars 2010 GRENADE (Espagne),Le roi Mohammed VI du Maroc a appelé dimanche dans un message transmis lors du sommet UE/Maroc à un « règlement politique du différend artificiel»  du Sahara Occidental sur la base de la proposition marocaine de large autonomie pour cette « région» . Le Maroc « engage les autres partis à répondre à l’appel du Conseil de sécurité (de l’Onu, ndlr) et à s’engager en faveur d’un règlement politique au différend artificiel relatif à son intégrité territoriale sur la base de l’intiative marocaine dotant la région du Sahara d’une autonomie élargie dans le cadre de la souveraineté du royaume (marocain, ndlr), de son unité nationale et de son intégrité territoriale» , selon ce message dont l’AFP a eu copie. Rabat estime que le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole annexée en 1975, fait partie intégrante du royaume et propose une large autonomie sous sa souveraineté. Le Front Polisario, soutenu en particulier par l’Algérie, réclame en revanche un référendum d’autodétermination incluant l’option de l’indépendance. Dans ce message rédigé en français, le souverain marocain –qui n’est pas présent à ce premier sommet entre l’UE et le Maroc– « réitère son engagement pour une relance crédible et sérieuse de la construction maghrébine et pour l’édification d’un avenir commun fondé sur le respect de la souveraineté des Etats, de leur intégrité territoriale et des règles de bon voisinage» . Le premier sommet entre l’Union européenne et le Maroc, qui a obtenu en 2008 de l’UE le « statut avancé»  qu’il réclamait depuis 2004, a lieu ce week-end à Grenade (sud de l’Espagne) avec au programme des discussions, notamment, le Sahara occidental, l’Union pour la Méditerranée et le Proche-Orient. La délégation marocaine est conduite par le Premier ministre marocain, Abbas el Fassi. Côté européen, participent à la réunion le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le président de la Commission José Manuel Barroso, le chef de gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et son ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.

Musulmans de Suisse unis contre Kadhafi

 


 

Les musulmans de Suisse refusent de se laisser diviser par l’appel au djihad de Kadhafi. Ils se sont réunis hier pour dire stop aux attaques du régime libyen et pour porter un message de paix après le vote antiminarets

Stéphanie Germanier

C’est une première. Hier, les musulmans de Suisse ont enfilé gants et bonnets pour braver le retour de l’hiver et aller manifester à Berne leur ras-le-bol d’être pris en otage entre leur suissitude et leur religion.

Outrés par la Ligue arabe qui décrétait cette semaine que la Suisse était un pays raciste et par l’appel au djihad de Muammar Kadhafi, des citoyens suisses de confession musulmane et des musulmans de Suisse ont tenu à montrer qu’ils avaient choisi leur camp: leur pays.

Une petite soixantaine de personnes, surtout venus de Suisse romande avait rallié l’appel d’Abdel Lamhangar, un Marocain d’origine, député socialiste au Conseil général de la ville de Romont (FR).

Trop sensible en ces temps de relations tendues entre Berne et Tripoli, leur présence devant l’ambassade de Libye avait été interdite. La police bernoise leur a proposé en échange de se replier sur l’Helvetiaplatz. «Dire notre attachement à notre pays sous l’égide de Mère Helvétie est un cadeau», s’est réjoui l’organisateur, malgré une participation en dessous des attentes.

Des rencontres avec Eveline Widmer-Schlumpf

A sa décharge, le collectif de citoyens s’est mis sur pied en cinq jours seulement et a délibérément choisi de ne pas faire appel aux organisations musulmanes ou aux politiques pour mener son action qui se voulait spontanée et citoyenne. Une manifestation symbolique, pas une démonstration de force.

«On ne parle pas seulement au nom des musulmans de Suisse mais au nom de tous ceux qui croient en l’Etat de droit qu’il ne faut affaiblir ni de l’extérieur comme le fait Kadhafi, ni de l’intérieur». Allusion faite au scrutin antiminarets du 29 novembre dernier. Pas rancuniers après le vote écrasant des Suisses sur le sujet, les musulmans ne veulent plus se laisser diviser par les extrêmes, qu’ils soient politiques ou religieux.

Organisé à la va-vite pour l’occasion, le collectif pourrait survivre à la manifestation de samedi. Présent hier en soutien, Hafid Ouardiri, de la Fondation de l’Entre-Connaissance, compte demander à Eveline Widmer-Schlumpf que ce groupe de citoyens puisse à l’avenir participer aux discussions ponctuelles qui réunissent les grandes organisations musulmanes et les autorités.

(Source : « Le Matin Dimanche » (Hebdomadaire – Suisse), le 7 mars 2010)


Conseil de l’Europe – Hammarberg contre l’interdiction de la burqa


Reuters, le 6 mars 2010 STRASBOURG, 7 mars (Reuters) – L’interdiction de la burqa et du niqab ne libérerait pas les femmes opprimées mais pourrait, au contraire, aggraver leur exclusion dans les sociétés européennes ?, estime le commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe. Ce serait ? une mesure bien mal inspirée, portant atteinte à la vie privée ?, ajoute Thomas Hammarberg dans un ? point de vue ? publié dimanche à Strasbourg, à la veille de la Journée internationale de la Femme. Cette prise de position intervient alors que la France s’achemine vers l’adoption, au printemps, d’une loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public où au sein de certains services publics. Une interdiction générale serait, selon le commissaire suédois, susceptible de se heurter à la Convention européenne des droits de l’homme sous l’angle du droit au respect de la vie privée et du droit de manifester sa religion ou sa conviction. Ces droits, rappelle-t-il, ne peuvent être restreints que pour des motifs liés à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ainsi qu’à la protection des droits et libertés d’autrui. Personne n’a pu démontrer, selon lui, que le port du voile intégral portait atteinte à l’un ou l’autre de ces principes. Une interdiction concernant seulement certains établissements publics tels qu’hôpitaux ou administrations, solution préconisée par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur le voile intégral, « peut avoir pour seul résultat de dissuader ces femmes de s’y rendre », ajoute-t-il. Reconnaissant que ? le statut de la femme dans certains groupes religieux est un problème grave qu’il ne faut pas éluder ?, Thomas Hammarberg estime que ? ce n’est pas en interdisant les vêtements, qui ne sont qu’un symptôme, qu’on y parviendra ?. ? De manière générale, par principe, l’Etat devrait éviter de légiférer sur la façon dont les gens s’habillent ?, affirme-t-il. ? L’interdiction de la burqa et du niqab serait une aussi mauvaise chose que l’aurait été la condamnation des caricaturistes danois ?, conclut le commissaire en référence à la publication de caricatures de Mahomet qui avaient suscité la colère d’une partie du monde musulman. ? En d’autres termes, il n’y a pas de tolérance sans réciprocité ?, ajoute-t-il.


Two-thirds of Turks wld vote for judicial reform -poll


Reuters, le 6 mars 2010 à 16h45 * Referendum eyed if p’ment rejects constitution changes * PM Erdogan engages in war of words with judiciary By Thomas Grove ISTANBUL March 6 (Reuters) – Two-thirds of Turks would vote in a referendum to reform Turkey’s judiciary, one of the pillars of a conservative secularist establishment, a poll showed on Saturday. Such backing would suffice to pass planned constitutional changes that could raise tensions between judiciary and military, on the one hand, and the AK Party government many within their ranks suspect of Islamist ambitions. The AK Party, nearly closed in a 2008 court case, says it will call a referendum to change the constitution if parliament does not pass reforms expected among other things to limit broad powers judges have to define subversive activity, ban politicians and shut parties. The poll, carried out by domestic agency Metropoll, also showed 79 percent of the population believed there was a need to reform the judiciary, reported daily newspaper Zaman, which often carries favourable coverage of government policies. Pollsters had interviewed 1,346 people in 31 provinces, Zaman reported Prime Minister Tayyip Erdogan denies Islamist goals and has promoted economic and social reform, falling short though of demands made by the European Union Turkey seeks to join. The curbing of military power and arrest of serving and retired officers over suspected coup plots has already angered the generals. « The executive and legislative branches have been under siege from the judiciary, » he said, speaking to a summit of businessmen, in response to a comment from the president of the Supreme Court that the judiciary was under attack. HEADSCARF BAN The government began making calls for constitutional reform after a board of judges stripped the authority of prosecutors investigating an alleged coup plot to topple the AK Party. Erdogan has not yet unveiled the details of proposed constitutional changes, but the parliamentary opposition and much of the judiciary has indicated they will try to block them. There is also speculation in the media that Chief Prosecutor Abdurrahman Yalcinkaya, who opened a previous court case to close the ruling party for being a « focal point of Islamist activity », may launch another bid. Constitutional Court chairman Hasim Kilic, often seen as a conciliatory figure between the AK Party and the secular establishment, says there is a need for serious constitutional reform, but this must be achieved through consensus. Even if a referendum is passed it could still be taken to the Constitutional Court, which overruled an AK Party attempt to change the constitution in 2008 that would have allowed women to wear the Islamic headscarf in universities. REUTERS

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