7 mai 2010

 

TUNISNEWS
10 ème année,N° 3636 du 07.05.2010
 archives : www.tunisnews.net 


FTCR:TROIS ÉMINENTS AVOCATS TUNISIENS DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMMESUBISSENT « LA RÉPRESSION ÉCONOMIQUE »

AISPP: Procès du 6 maI

C.R.L.D.H. Tunisie: 2 ans après le décés d´ EL ALEIMI le gouvernement fait toujours la sourde oreille face à l’exigence d’une commission d’enquête

IFEX: Les journalistes tunisiens célèbrent dans le deuil la Journée internationale de la liberté de la presse

IFEX: Tunisians celebrate World Press Freedom Day in mourning, says OLPEC

FTCR: Mort suite à intervention policière du jeune tunisien de Grasse : Non à l’impunité

Abdel Wahab Hani :Si Mohamed Laamari (محمد العماري) obtient son passeport national tunisien

AFP: Affaire Ajimi: le parquet fait appel de l’ordonnance des juges d’instruction

Assabilonline: Détérioration de l’état de santé de Rafik Tahar Ali, prisonnier en grève de la faim depuis 8 jours

Slim Bagga: Les turpitudes de mon « supérieur hiérarchique », Ben Ali

Nouvelobs: Taoufik Ben Brik : « Comme toujours, la France se goure »


C.R.L.D.H. Tunisie اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 crldht@gmail.com / www.crldht.org

TROIS ÉMINENTS AVOCATS TUNISIENS DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME

SUBISSENT « LA RÉPRESSION ÉCONOMIQUE » PAR VOIE D’ENCERCLEMENT

POLICIER PERMANENT DE LEUR CABINET GROUPÉ


 
Les avocats Abderraouf AYADI, Ayachi HAMMAMI et Mohamed ABBOU, ont lancé un cri d’alarme et de détresse pour dénoncer l’encerclement policier permanent de leur Cabinet groupé situé au centre-ville de la capitale Tunis, y « interdisant » l’accès à leur clientèle. Ces trois figures emblématiques de l’avocature tunisienne qui ont été de toutes les batailles démocratiques pour la défense des droits de l’homme ; dont les noms ont systématiquement été à la tête des listes des Avocats de toutes les causes justes ; qui n’ont à aucun moment hésité à défendre, qui plus est bénévolement, tous ceux qui ont été traînés  dans la boue (judiciaire et pénitentiaire) pour avoir revendiqué leurs droits civils, politiques et économiques les plus élémentaires,  face à un régime des plus autoritaires qui ne tolère pas la critique ou même le moindre écart – infime fut-il – de la « suprême vérité officielle de l’État ». On se rappelle tous l’embastillement (pendant plus de deux ans) de Me ABBOU en 2004,  pour un délit d’opinion qui a consisté à critiquer l’état des prisons tunisiennes, ressemblant, dans leur détérioration extrême, celui de « ABOU GHRIB » (d’Irak)… Qui ne connaît pas l’engagement entier, tout autant qu’exemplaire, de Me HAMMAMI dans la lutte pacifique qu’il mène, depuis toujours, pour la démocratisation de la société et de l’État tunisien.  Ses plaidoiries —notamment celle dite devant la cour d’appel de Gafsa dans le cadre du procès des animateurs du mouvement de protestation sociale du bassin minier— sont à même de témoigner de l’abnégation de l’avocat, de son amour de la liberté et de son dévouement (désintéressé) dans la défense des opprimés et des déshérités… Doit-on par ailleurs rappeler que Me AYADI s’est tellement consacré à la défense des causes justes (synonymes de causes perdues d’avance en Tunisie !) qu’il s’en est lui-même appauvri, à cause de la politique d’étouffement économique exercée à son encontre par les autorités. Les trois avocats pour lesquels le CRLDHT souhaite rendre hommage, sont tout bonnement « victimes » de leur droiture, de leur engagement aux côtés des démunis et autres opprimés dont on ne saurait en dresser une liste exhaustive tant ils sont, hélas, nombreux. Ces trois noms auraient dû, sous d’autres cieux, être honorés (décorés et portés sur un piédestal !) pour la justesse et la noblesse de leurs combats. Ils sont l’exemple on ne peut plus vivant de ce que doit être un Avocat-Citoyen. En lieu de quoi, les autorités tunisiennes mettent tout en œuvre pour les « affamer », les contraindre au silence, les obliger à « rentrer dans les rangs » des complaisants… A travers Me AYACHI, Me ABBOU et Me AYADI les autorités tunisiennes essayent non pas seulement de mettre à genoux trois avocats-citoyens indépendants, intègres et démocrates (« non-rangés »), mais une certaine « avocature » tunisienne insoumise consciente du rôle historique qui lui incombe de défendre la vraie justice (qui a déserté depuis longtemps les Palais qui lui sont dédiés…), le vrai État de droit, l’authenticité des droits de l’homme bafoués systématiquement et de plus en plus gravement par le pouvoir en place… Ce trio d’avocats « incorruptibles » sont par ailleurs, comme on l’a dit précédemment, défenseurs des droits de l’homme et méritent d’être défendus et par leurs Confrères, et par les organisations nationales (et surtout) internationales de défense des droits humains, ainsi que les organes onusiens, en particulier le rapporteur spécial auprès des Nations Unies chargé de la protection des défenseurs des droits de l’homme. Aussi le CRLDHT : ·       Exprime sa solidarité entière et indéfectible à l’égard des trois avocats victimes de l’acharnement des autorités tunisiennes qui tentent de les affamer afin de les contraindre au silence, ·       Dénonce avec la plus grande indignation l’utilisation de ces manœuvres illégales et perverses portant gravement atteinte au droit au travail ·       Invite avec insistance, Monsieur le Rapporteur spécial auprès des Nations Unies chargé de la protection des défenseurs des droits de l’homme,  à intervenir d’urgence par voie d’interpellation des autorités tunisiennes, en vue de faire cesser immédiatement ce « châtiment économique » (caractéristique de l’entrave à l’exercice de la profession d’avocat, et à l’exercice de la défense des droits de l’homme), ·       Presse les organisations internationales de défense des droits de l’homme, ainsi que les Ordres des avocats partout dans le monde (et notamment celui de Paris), à exprimer leur solidarité avec Me AYACHI, Me AYADI et Me ABBOU. Le C. R. L. D. H T. Paris le 07 mai 2010 Ci-après la traduction faite par le CRLDHT (non revue par les signataires) du Communiqué public diffusé par les trois avocats.  
 

COMMUNIQUÉ De Mes : AYADI, HAMMAMI et ABBOU

 

 
Nous, Avocats soussignés, Me Abderraouf AYADI, Me Ayachi HAMMAMI et Me Mohamed ABBOU, informons nos Confrères et l’opinion publique de ce qui suit : Notre Cabinet groupé fait l’objet d’une surveillance policière ininterrompue consistant en la présence permanente d’un groupe appartenant à la police politique à proximité quasi immédiate de l’immeuble où nous sommes situés ; outre la présence de voitures et de motos appartenant à la police, rendant ainsi la visite de notre Cabinet une épreuve à grand risque, que peu de clients s’aventurent à endurer. ·       La police a intercepté un certain nombre de personnes qui se sont rendues dans l’immeuble et les ont interrogées à notre sujet. ·       Un de nos clients a fait l’objet d’une interpellation à sa sortie du Cabinet, consécutivement à une plainte  faite par l’un d’entre nous, en son nom, contre une personne «  influente ». Lequel client a été interrogé sur les motifs du choix de son avocat. ·       Selon des informations qui nous ont été fournies par les voisins, les « visiteurs nocturnes » se sont introduits dans notre Cabinet à plusieurs reprises en se servant de clefs ·       Au cours du mois d’août 2009 l’on s’est introduit par effraction dans notre Cabinet au y volant des documents destinés à l’opinion publique. ·       La police a eu vent, le 2 mai 2010, de notre déménagement. Suite à quoi ils ont dépêché  7 agents pour surveiller de près l’opération de déménagement. ·       Le 3 mai 2010, notre nouveau bailleur, une personne âgée malade, a été l’objet d’intimidations en vue de l’obliger à nous restituer les loyers déjà perçus et d’annuler le contrat de bail, ce qui a provoqué chez l’intéressé et son épouse une peur panique. ·       Le 4 mai 2010, le petit-fils du bailleur a été alpagué par la police qui lui a intimé de l’informer de tout ce qui se passe au sein du Cabinet, en lui faisant croire qu’ils s’apprêtaient à opérer une « descente imminente ». ·       Le 5 mai 2010, nous avons reçu une convocation au tribunal, émanant de l’épouse du bailleur, qui invoque l’occupation sans droit ni titre. La police politique poursuit sa surveillance ostensible de notre cabinet avec une nette intention de faire peur. En se basant sur ce qui précède nous déclarons que ces mesures sont des manœuvres qui se situent en dehors de toute légalité et qui relèvent du détournement des appareils de l’État à des fins personnelles, dans l’intérêt des gouvernants et des personnes « influentes ». Ces « mesures » attestent, une fois de plus, de la politique d’encerclement et d’étouffement économique qu’utilise le pouvoir en place contre ses adversaires, tout en la niant, au mois de juin 2009 auprès de l’AFP, par le biais d’une soi-disant source officielle. Nous demandons à nos Confrères dans le monde entier, aux militants en Tunisie comme à l’étranger, et à toutes les personnes qu’on a, auparavant, défendues bénévolement de nous manifester leur solidarité contre cet acte criminel, en exprimant, pour ce qui nous concerne, notre ferme volonté d’y faire face par tous les moyens possibles.  
Abderraouf AYADI Ayachi HAMMAMI Mohamed ABBOU


Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques

43 rue Eldjazira, Tunis

Aispp.free@gmail.com

Tunis, le 6 mai 2010

Procès du 6 maI


 

·        Mercredi 6 mai 2010, la douzième chambre criminelle de la cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Chedli Boukhris, a examiné l’affaire n°13930 dans laquelle est déférée le jeune Sami Essid, accusé d’adhésion à une organisation et à une entente en rapport avec les infractions terroristes. Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 13 mai 2010 à la demande de son avocat, maître Samir Ben Amor pour que la commission soit changée.

Le jeune Sami Essid avait été livré par les autorités italiennes le 3 juin 2008, il avait été condamné à douze ans d’emprisonnements par le tribunal militaire permanent de Tunis le 19/11/2008. Le tribunal de première instance avait conclu à un non lieu dans l’affaire pendante aujourd’hui, pour jonction des affaires, confirmé en appel mais le parquet s’était pourvu en cassation et la cour avait cassé le jugement en appel et déféré à nouveau le dossier devant la Cour d’Appel afin qu’il soit examiné par une autre commission.

*la douzième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Chedli Boukhris, a examiné l’affaire N°14614 dans laquelle sont déférés en état d’arrestation :Fethi Ben Ali Mohammed Khchira, né le 13/06/1985, Khelifa Ben Mohammed Zemzem, né le 27/05/1985 et Mohammed Ben Amor Ben Mabrouk Dhiab, né le 12/08/1984, pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, tenue de réunions non autorisées, non révélation aux autorités concernées des informations leur étant parvenues sur la commission d’infractions terroristes. Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 13/05/2010 à la demande de leur avocat, Maître Samir Ben Amor, afin que la commission soit changée.

Le tribunal de première instance les avait condamnés à six ans d’emprisonnement et les accusés ainsi que le parquet avaient interjeté appel. La cour d’appel avait confirmé le jugement tout en abaissant les peines à deux et trois ans. Mais le Parquet s’était pourvu en cassation, pourvoi accepté et le dossier avait été déféré à nouveau devant la Cour d’Appel pour être examiné à nouveau par une autre commission.

·        La douzième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Chedli Boukhris, a examiné l’affaire n°14613 dans laquelle est déféré le jeune Saber Ben Mohammed Ben Khelifa Sassi, en état d’arrestation, pour n’avoir pas révélé sur le champ aux autorités concernées les informations lui étant parvenues sur la commission d’infractions terroristes. Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 20/05/2010 à la demande de ses avocats, Maîtres Abdelfattah Mourou et Imène Triki. En première instance, il avait été condamné à deux ans d’emprisonnement. Pour la commission de suivi des procès politiques

Le secrétaire général

Maître Samir Ben Amor

(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 


 

C.R.L.D.H. Tunisie اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 crldht@gmail.com / www.crldht.org Tunisie ….- Bassin Minier….

2 ans après le décés de Hichem Ben  Jeddou EL ALEIMI le gouvernement tunisien fait toujours la sourde oreille face à l’exigence d’une commission d’enquête indépendante

Communiqué

Le 07 mai 2010, nous commémorons le deuxième anniversaire du décès du jeune Hichem BEN  JEDDOU EL ALEIMI. Originaire du village de Tebeddit (proche de Redaief), le jeune Hichem BEN  JEDDOU EL ALEIMI,  âgé de 26 ans, est mort électrocuté le 07 mai 2008 à l’intérieur d’un local abritant un générateur électrique qui dessert les ateliers de la compagnie des phosphates de Gafsa. Le local a été occupé par des jeunes diplômés chômeurs qui, en signe de protestation, ont mis le générateur à l’arrêt. Selon plusieurs témoins présents sur place, l’ordre de la remise en marche du générateur a été  donné aux gendarmes par le sous-gouverneur provocant ainsi la mort du jeune Hichem ce, en dépit des avertissements de la population présente sur le lieu du drame. Malgré les demandes de la société civile tunisienne et des organisations internationales des droits de l’Homme, le gouvernement tunisien fait toujours la sourde oreille face à l’exigence d’une commission d’enquête indépendante pour enquêter sur les conditions du décès de Hichem et établir les responsabilités qui ont provoqué ce drame. –       Le CRLDHT rappelle que seule une commission d’enquête indépendante peut rendre justice à Hichem Ben Jeddou et aux jeunes du bassin minier Hafnaoui Maghzaoui et Abdel Khalek Amidi morts suite aux tirs à balles réelles par la police tunisienne le 8 juin 2008. –       Le CRLDHT, réitère sa demande de clore le dossier du bassin minier et exige la libération des détenus suite à ce mouvement de protestation sociale pacifique (Notamment Hassen ben Abdallah, condamné en appel à 4 ans de prison, le 27 avril 2010), l’arrêt des poursuites contre Fahem Boukaddous, Maher Fajraoui et Mouhieddine Cherbib, et demande de mettre fin à l’harcèlement dont font l’objet les anciens détenus du bassin minier et leur réintégration dans leurs postes de travail. Paris, le 07 mai 2010


 Si Mohamed Laamari (محمد العماري) obtient son passeport national tunisien  Ancien Syndicaliste, ancien Fonctionnaire des services de l’Equipement, ancien Officier de l’Armée nationale,Si Mohamed Laamari clos ainsi près de deux décennies d’Exil  


  Par Abdel Wahab Hani    Notre ami Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari vient d’obtenir son passport tunisien hier jeudi 6 mai 2010, des mains de notre Vice-Consul de à Pantin, en banlieue parisienne, au bout de près d’une vingtiane d’années d’exil, suite à sa condamnation dans les procès du début des années 1990 à l’encontre des dirigents, des membres et des sympatisants du mouvement Ennahdha, héritier du Mouvement de la Tendence Islamique (MTI). Esprit supérieur de la disapora tunisienne, Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari s’est distingué parson honnetté intellectuelle, ainsi que par la calareté et la lucidité de ses propos, exprimés à visage découvert. Qualités rares par ces temps où le courage manque à certains acteurs de la Diaspora qui usent des pseudonymes, de snipers et de mercenaires de la plume embusqués sur les différents sites internet qui acceuillent les débats de la disapora, notamment au sujet du Retour des Exilés. Ancien fonctionnaire des services régionaux de l’Equipement, dans le Sud tunisien, durant la décennie des années 1980, Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari a gravi les échelons de l’engagement syndical au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTE), avant de devenir membre du Conseil nationale de la centrale syndicale, dans sa période glorieuse. Avant l’Equipement, Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari avait intégré les rangs de l’Armée nationale. Le Sous Officier Laamari, de la Division du Sud des Blindés de l’Armée de terre, avait participé à la bataille de libération de Gafsa en janvier 1980, suite à l’insurrection fomentée par le Colonel voisin de Lybie. Les troupes tunisiennes avait réussi à pacifier la ville et à repousser la menace sur l’inégrité territoriale de la Tunisie. Elles ont été galvanisées par le sens hautement patriotique et la bravoure incarnés par feu le Zaïm Habib Bourguiba qui avait décidé de rester dans son lieu de villégiature à Nafta, à portée de la menace du Colonel de Lybie, rejetant les conseils d’évacuation pronés par ses collaborateurs. Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari impressionne par son intégrité exemplaire, sa modestie, sa lucidité, son sens du détail et de la précision historiques. En témoigne ses écrits et ses réactions aux débats qui animent la classe politique tunisienne. Nous gardons à l’esprit ses commentaires lucides et respectueux à l’égard des déclarations de Si Rached Kheriji, alias Ghannouchi, bientôt Ex-Président du mouvement Ennahdha. Rappelons aussi ses réactions civiques aux écrits de l’historien des mouvements islamistes tunisiens Si Alaya Allani. Rappelons enfin son témoignange sur les tentatives lybiennes d’atteine à notre intégrité territoriale à Gafsa en 1980, publié par notre ami Âïd / Rertornado Sid Ahmed Manaï. Son positionnement politique a connu un boulversement radical le 9 avril 2003, comme il aime à le rappeler. C’est la date de la chutte du régime de Saddam Hussein et de l’effondrement de l’Etat irakien. Âïd / Retornado Si Mohamed Alaamari en tire deux conclusions: -La Loyauté envers la Patrie, quelque soit le régime qui préside à ses destinés, doit revetir un caractère sacré pour tout citoyen, y compris et surtout pour tout acteur politique. -Les forces politiques doivent consacrer cette Loyauté sacrée à la Patrie, incarnée par l’Etat. Aucune divergence politique, aucune injustice, aucune violation ne doit légitimer le recours à aucun gouvernement étranger et l’appel à ses troupes d’occupation. Il y va du fondement même du patriotisme, selon Âïd / retornado Mohamed Laamari. Cette prise de conscience le conduit quelaues mois plus tard à développer une nouvelle approche dite (فك الاشتباك) « Arrêt des hostilités » envers les autorités tunisiennes, en compagnie de ses camarades Âïd / Retornado Si Lazhar Abaab, Âïd / Retornado Si Abdessalem Lassoued, Âïd / Retornado Si Mehrez Dhaou, Âïd / Retornado Si Mohamed Ali Bennour, Âïd / Retornado Si  Moez Hammami, Âïd / Retornado Si Mustapha Ben Ali, Âïd / Retornado Si Mhamed Tahar Gantassi, Âïd / Retornado Si Mohamed Rouahi, Âïd / Retornado Si Yassine Khelifi, Âïd / Retornado Si Foued Klii, Âïd / Retornado Si Ridha Tounsi et des dizaies d’autres compatriotes exilés. A l’occasion des élections générales, présidentielles et législatives, d’octobre 2009, Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari et une dizaine d’exilés et d’anciens exilés signent un Appel (l’Appel des 14) de soutien à Mr Zine El Abidine Ben Ali, candidat à sa propre succession, pour un 5e et dernier mandat de 5 ans. Cette démarche singulière dans l’histoire de l’islamisme tunisien a été remarquée par l’ensemble des acteurs et des observateurs des affaires tunisiennes. Bien que décriée et farcouhement dénoncée, dénigrée et parfois moi ex-communiée par l’Establishment du mouvement Ennahdha et son Présidium (Président , ses vice-Présidents, son Etat-major et sa Cour), cette Initiative représente un courant d’opinion largement répondu au sein du mouvement islamiste tunisien, en tant que mouvement politique conservateur et non révolutionnaire, dans son essence même. Audelà de l’appréciation des uns et des autres, la démarche des quatorze a le mérite de la clareté, de la sérénité et de l’honneteté, loin des doubles langages et des surenchères mensongères pratiqués ici et là. Issu des rangs de l’Armée nationale, ancien fonctionnaire et ancien syndicaliste, Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari a une autre qualité, hautement appréciable par ces temps d’argent facile, y compris dans les ragns de l’opposition et surtout dans son versent islamisant. Il travaille dignement et gagne sa vie à la sueur de son front, alors qu’une dérive affairiste et clientéliste, sans précédent, frappe de plein fouet l’establishment de l’islamisme exilé tunisien. Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari bénéficie d’une aura au sein même de ses anciens camarades ismalistes, où il entretient des ralations amicales, notamment avec les militants restés intègres, à l’instar de Âïd / Retornado Si Dr Abdelmajid Najjar et Âïd / Retornado Si Abderraouf Mejri, pour ne citer que ces deux personnalités à titre d’exemple. Dans l’espoir que le passeport de notre ami Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari soit suivi, dans les plus brefs délais, par le dénouement positifs des 150 demandes de passeport (estimation empirique effectuée par nos soins nous AW Hani) déposées auprès des services consulaires de nos Consulats et Ambassades dans les quatre coins de la planète. PS: Pour joindre Âïd / Retornado Si Mohamed Laamari: +33 (0)6 21 92 17 07 Paris, le 7 mai 2010, Âïd / Retornado Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun Abdel Wahab Hani awhani@yahoo.fr +33 (0)6 17 96 00 37 (toujours bloqué depuis les lignes Tunisie Telecom, depuis une décennie)



5 May 2010

SOURCE: Observatoire pour la liberté de presse, d’édition et de création

  (OLPEC/IFEX) – 3 May 2010 – Tunisians will spend World Press Freedom Day in mourning this year, says press freedom group OLPEC. Though one of the first countries in the region to enjoy a relatively unfettered media in the 80s, Tunisia has witnessed an historic backslide in press freedom since that time, according to the press freedom group. For the past 23 years since President Ben Ali came to power, Tunisians have watched their right to express themselves freely diminish year after year. An all out war has been declared on the free media by the government. In marking World Press Freedom Day, OLPEC notes that this 3 May will be no different those that preceded it as long as Tunisia continues to mourn its freedom. Read the full press release (in French): OLPEC_WPFD_2010.pdf (153 KB) For more information: Observatoire pour la liberté de presse, d’édition et de création 11 rue de Téhéran 2000 Le Bardo Tunisia Phone: +216 712 40907 Fax: +216 715 11782 Observatoire pour la liberté de presse, d’édition et de création http://olpec-marsed.org/

5 mai 2010

SOURCE: Observatoire pour la liberté de presse, d’édition et de création (OLPEC/IFEX) – Tunis le 3 mai 2010 – C’est dans le deuil que les journalistes tunisiens célèbrent cette année la journée de la liberté de la presse. Alors que la Tunisie était l’un des premiers pays de la région à avoir connu un printemps médiatique les années 80, elle vit aujourd’hui une régression historique de l’état de la liberté de la presse. Depuis 23 ans, avec l’arrivée au pouvoir de Ben Ali, année après année, les Tunisiens ont vu se dégrader l’état de leur liberté d’expression de façon régulière. Chaque jour qui passe voit s’envoler un pan de la marge de liberté qui leur restait. Une véritable guerre ouverte contre la liberté de la presse a été menée par les autorités. A l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, l’OLPEC constate que cette journée du 3 mai ne déroge pas à celles qui l’ont précédé et la Tunisie est encore en deuil de sa liberté. Lire le communiqué intégral : OLPEC_May3.pdf (153 KB) Pour tout renseignement complémentaire: Observatoire pour la liberté de presse, d’édition et de création 11 rue de Téhéran 2000 Le Bardo Tunisia tél: +216 712 40907 téléc: +216 715 11782 Observatoire pour la liberté de presse, d’édition et de création http://olpec-marsed.org/


Le MOUATINOUN du mois de Mai est dans les kiosques

Chers lecteurs, Le MOUATINOUN du mois de Mai est dans les kiosques. En l’achetant, vous contribuez à la survie d’un journal libre privé de financement public et de publicité. MOUATINOUN du mois de Mai est un numéro bilingue de 20 pages : · une partie de 12 pages en arabe dont un supplément de 4 pages « Spécial Culture »  animé par de belles plumes , Jalloul Azzouna, Sadok Charaf  ( Abou Ouijdan), Abdellatif Abid, Abderrahim Mejri, Bechir Abid… · une partie de 8 pages en français régulièrement enrichie par les contributions de l’ambassadeur Ahmed Ounaies, des  professeurs Taoufiq Bachrouch (historien) et Jalloul Azzouna( littérature) Dans ce numéro vous pourrez lire : Dans la partie arabe : · l’édito de Abdellatif Abid. · Une analyse des élections municipales par Me Said Mechichi. · L’interview exclusive de Khédija Cherif, élue secrétaire générale de la FIDH. · la couverture de la journée mondiale de la liberté de la presse. · Des articles de réflexion et des  informations régionales, nationales, arabes et internationales. Dans la partie française : · Le FDTL souffle sa 16ème bougie . · Démocratie et malentendu du Prof Tawfik Bachrouch. · La France et les Arabes par Hubert Joly. · Le salaire de la mère par Kahéna. · Une couverture de la conférence débat sur les relations euro méditerranéennes… Ci joint la une de ce numéro. Vous pouvez visualiser la totalité de son contenu à partir du mardi 18 mai 2010 en cliquant sur ce lien : http://www.fdtl.org/IMG/pdf/mouwatinoun_132.pdf

 


La Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives  (FTCR) :

Mort suite à intervention policière du jeune tunisien de Grasse : Non à l’impunité


Nous venons d’apprendre   l’ordonnance de non lieu  prononcée par les juges chargées d’instruire le dossier sur les conditions de la mortd’Abdelhakim Ajimi, jeune tunisien de 22 ans décédé en mai 2008 suite à une interpellation violente effectuée par deux policiers à Grasse, dans les Alpes maritimes.

Rappelons que le parquet avait ouvert dans les jours suivant la mort de Hakim Ajimi une information judiciaire pour « homicide involontaire », estimant au vu de plusieurs expertises que l’interpellation et les méthodes employées étaient légitimes mais les techniques non maîtrisées par les agents. Plusieurs rapports d’expertise médicale avaient conclu au fait que la mort du jeune homme est due à une asphyxie mécanique consécutive à une compression thoracique et une clef de bras pratiquées par les policiers avec trop de force et durant trop longtemps.

Sur la base de ces rapports et sur celle des témoignages auxquels ils avaient eu accès, les proches de Hakim Ajimi, plusieurs associations parmi lesquelles la FTCR et nombre d’habitants de Grasse constitués en un comité « Justice pour Hakim » ont estimé que la mort du jeune homme était la conséquence directe de l’interprétation particulièrement brutale et injustifiée à la quelle il a été soumis et au refus consécutif de lui préter assistance alors qu’il était inanimé. Déjà à l’époque, la décision des magistrats instructeurs de ne pas mettre en examen les agents de police impliqués (ils y ont été contraints par la suite par un arrêt de la Chambre d’instruction) faisaient craindre une procédure « complaisante » en faveur des agents de police.

La Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) :

      Condamne le fait que la responsabilité de la mort d’Abdelhakim Ajimi reste à ce jour impunie

      Réitère sa solidarité avec la famille Ajimi et soutient sa démarche pour faire appel de cette décision de non lieu.

      Se joint à l’appel à la manifestation du 08 mai 2010 à Grace, organisée par la famille Ajimi et le collectif Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi pour commémorer le deuxième anniversaire de son décès.

– Interpelle la Justice tunisienne et lui demande des information sur les suites de l’information judiciaire dont l’ouverture a été annoncée en mai 2008 par le Parquet de Tunis, et sur les mesures d’assistance à lafamille Ajimi.

Une délégation des militants de la FTCR de la région Paca participera à la manifestation.

Paris le 07 Mai 2010

Pour la FTCR

Le président

Tarek Ben Hiba.

 


Affaire Ajimi: le parquet fait appel de l’ordonnance des juges d’instruction


AFP Publié le 07/05/2010 à 12:34 – Modifié le 07/05/2010 à 12:53 Le procureur de Grasse (Alpes-Maritimes) Jean-Michel Cailleau a annoncé vendredi faire appel de l’ordonnance rendue par les juges chargées d’instruire le dossier sur les conditions du décès en mai 2008 d’Abdelhakim Ajimi, après son interpellation par deux policiers grassois. Les juges Catherine Bonnici et Sandrine André ont rendu mercredi une ordonnance de non-lieu concernant les deux anciens policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Grasse. Elles ont en revanche renvoyé devant le tribunal cinq personnes pour non-assistance à personne en danger. Cette décision est conforme à la ligne adoptée par l’instruction depuis le début de l’enquête. Les juges avaient initialement placé les deux hommes sous le statut de témoin assisté, avant d’être contraintes par un arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, consécutif à un appel du parquet de Grasse, à les mettre en examen pour homicide involontaire. L’appel du parquet vendredi est lui aussi « logique », a souligné M. Cailleau. « Nous avons exprimé une position claire, nous ne pouvions pas en rester là », a-t-il dit. Le parquet avait ouvert dans les jours suivant la mort d’Abdelhakim Ajimi, le 9 mai 2008, une information judiciaire pour « homicide involontaire », estimant au vu de plusieurs expertises que l’interpellation et les méthodes employées étaient légitimes mais les techniques non maîtrisées par les agents. Selon l’avis de la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), consulté par l’AFP, Abdelhakim Hajimi, après s’être violemment débattu et avoir blessé l’un des deux policiers qui tentaient de procéder à son interpellation, avait finalement été maîtrisé et couché à terre, un policier assis sur son dos à califourchon et l’autre lui faisant une clé d’étranglement. Les rapports d’expertise médicale ont conclu que la mort du jeune homme était due à une asphyxie mécanique consécutive à une compression thoracique et une clef de bras pratiquées par les policiers avec trop de force et durant trop longtemps. Déjà bleu et inconscient selon plusieurs témoins, il avait été « jeté » dans un voiture de police secours, où il était tombé inerte au sol, sans que les membres de l’équipage ne s’inquiètent. Son décès avait été constaté au commissariat. Le Comité de soutien « Justice pour Hakim » organise samedi à Grasse une marche du souvenir, depuis le lieu de l’interpellation du jeune homme de 22 ans, boulevard Victor-Hugo, jusqu’à la mairie.

Détérioration de l’état de santé de Rafik Tahar Ali, prisonnier en grève de la faim depuis 8 jours

Assabilonline, Tunis

Une source a informé Assabilonline jeudi 6 mai 2010 que l’état de santé du prisonnier politique Rafik Ben Mohammed Tahar Ali, en grève de la faim depuis le 27 avril dernier, s’était dégradé et que Rafik était amaigri et pale. Sa famille a affirmé dans la foulée de la visite qu’elle lui a rendue mardi 4 mai que leur fils observait toujours la grève sauvage de la faim et de la soif qu’il avait commencée mardi dernier (27 avril).

Sa famille a renouvelé son appel à l’aide en direction de tous les défenseurs des droits humains et aux organisations agissant pour les libertés et les droits de l’homme pour sauver leur fils et régler sa situation dans les plus courts délais […] Rafik Tahar Ali a commencé sa grève de la faim pour exiger sa libération […] et sa famille a lancé un appel à toutes les organisations de la société civile et à tous les êtres libres en Tunisie ainsi qu’à tous les défenseurs des droits de l’homme dans le monde à œuvrer à régler l’affaire de leur fils et ce, d’autant que ce dernier a décidé de continuer sa grève jusqu’à sa libération.

Son avocat a affirmé que son client avait nié toutes les accusations qui lui avaient été imputées comme il avait nié tout rapport avec un acte ou un groupe terroriste et que l’enquête n’avait pas permis d’établir la moindre preuve contre lui. Rafik Tahar Ali est ingénieur et dirige le projet de l’hôpital Hannibal du Lac de Tunis. Il a été arrêté sur son lieu de travail par des agents de police en civil au début du mois de mars dernier, en vertu de la loi anti terroriste. 06-05-2010


Les turpitudes de mon « supérieur hiérarchique », Ben Ali

 

par Slim BAGGA Que retiendra-t-on dans ce pays de la longue parenthèse Ben Ali? Qu’écriront les historiens alors que les mots sont vains pour décrire ce quart de siècle où de turpitudes en ridicule, ce flic « de sous-préfecture » aura déshonoré et désacralisé jusqu’à la fonction présidentielle? Je ne vous cache pas que lorsque j’évoque cet homme, j’ai comme l’impression de parler du voyou infréquentable du quartier de mon adolescence. Et cette attitude, je ne l’ai pas cherché à vrai dire. Elle s’est imposée d’elle-même à travers les années et les faits. A propos de faits, j’ai reçu hier encore dans la soirée l’article de www.bilmakchouf.org et son encre nauséabonde. En le lisant, sans même avoir à le relire ni à l’analyser, j’y décèlais encore l’ombre d’un désinformateur-né, d’un menteur, d’un simulateur et d’un prétendu chef d’Etat ridicule et qui s’ignore comme tel. Le Parrain Benaléone aime la simulation, disais-je: alors simulons. Admettons que je sois l’agent du Mossad que seuls ses sbires et plumitifs du ministère de l’Intérieur décrient et dénoncent. Admettons que les Palestiniens m’ont découvert et sont persuadés de mon implication dans l’assassinat de Palestiniens atteints dans leur vie à quelques encablures du Palais de Carthage que Ben Ali a squatté. Admettons tous les scénari les plus invraisemblables qui meublent les colonnes de la presse mauve depuis qu’il a usurpé la République. Mais alors, pourquoi je me meus librement, je circule, voyage et fais mon marché, contrairement à celui qui vit dans ses bunkers, qui ne sort qu’accompagné de milliers de policiers, qui est agoraphobe, prétendant pourtant être élu à 90% des voix, et qui tient au pouvoir car conscient que sa destination, en quittant Carthage, sera la prison. Voyez-vous, Général Zinochet: il y a comme toujours des lacunes dans tout ce que vous entreprenez même dans la vengeance aveugle. Cette vengeance volontaire qui vous a dès 1987 éloigné de la stature d’un chef d’Etat. Ce que Ben Ali a fait à la Tunisie et aux Tunisiens est inédit dans l’histoire des dictatures arabes et des dictatures tout court. Dans quel pays arabe a-t-on vu, sur le cours de l’Histoire, un dirigeant accuser un aussi grand nombre de ses concitoyens de traîtrise? Où? Quand? Et cette obsession, ce syndrome du Mossad qui semble lui peser tant et si fort qu’il croit conjurer son propre sort en tentant de souiller ses adversaires… Enfin, puisque nous sommes dans la simulation, depuis quand dénonce-t-on les collègues? Ben Ali a-t-il oublié qu’il serait lui-même mon supérieur hiérarchique dans l’organigramme des agents tunisiens à la solde de puissances étrangères? Son parcours de larbin de Kadhafi, de représentant de la CIA auprès de Jaruzelsky ne sont-ils pas antérieurs à mon propre recrutement? Décidément, non seulement ce régime est tyrannique, mafieux, brutal, à courte vue. Mais il est aussi et surtout à court d’idées dans ce qui le caractérise le plus, en l’occurrence le mensonge et la mise en pratique de sa haine congénitale à l’encontre de ceux qui ont fait de lui un roi nu… Slim BAGGA

 


Taoufik Ben Brik : « Comme toujours, la France se goure »


Dix jours après sa libération, le journaliste et opposant tunisien était vendredi l’invité d’un tchat sur Nouvelobs.com. Son opposition au régime du président Ben Ali est intacte, sa liberté de parole aussi. Vendredi 7 mai, Taoufik Ben Brik, journaliste et écrivain tunisien était l’invité d’un tchat sur Nouvelobs.com. A la question d’un internaute sur son état de santé après 180 jours de prison en Tunisie, l’opposant au régime du président Ben Ali, n’a rien perdu de son humour : « Je suis frais comme un gardon ». Plus loin, il glissera entre deux pirouettes : « malade et sans le sou, mais toujours debout ». Et l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2014 ? « Ce n’est qu’un dream à la Martin Luther King. Et vous avez vu, le bougre a été liquidé ». Pense-t-il que la presse est moins libre en Tunisie que dans les autres pays du Maghreb ? « Je ne le pense pas, je le sens dans mon corps. Si dans tous les coins de la planète, y compris les pays du Maghreb, on emmerde les journalistes, on les liquide, on les embastille; en Tunisie on a fait mieux : plus besoin de se tracasser avec ces maboules de journalistes, puisque on a liquidé, gazé, bombardé avec une bombe H le métier. Le métier de journaliste : niente. ». Faut-il pour autant ne pas aller en Tunisie ? « Le boycott ne mène à rien. Ben Ali a le budget de Coca-cola pour résister aux années vaches. » Une liaison incestueuse Taoufik Ben Brik est aussi interpellé sur la position de la France vis-à-vis du régime tunisien. Est-ce encore si important ? « C’est l’ancien colon. Pis la Tunisie reste dans le giron de la Gaule. La politique extérieure est axée pratiquement sur la France. C’est une liaison dangereuse, incestueuse. La France croit que son intérêt est dans un Ben Ali pépère et surtout un Ben Ali ‘perpète’. Un Ben Ali, un Ben A vie. La France se goure. Comme toujours ». Qu’attend-il alors de sa prochaine rencontre avec Nicolas Sarkozy ? « C’est la dernière fois que je frappe à la porte de l’Elysée. En cas d’échec, je frapperai à la porte des étoiles, à l’Amérique. Rencontrer le président des présidents, Barak Hussein Obama. Ils disent qu’il est disponible pour les troubadours. » (Claire Fleury – Nouvelobs.com)
 
(Source: Nouvelobs.com le 7 mai 2010)

 

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