7 juillet 2010

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TUNISNEWS
10 Úme année, N° 3697 du 07.07.2010
 archives : www.tunisnews.net 


REMDH:TUNISIE : Confirmation en appel de la condamnation du journaliste Fahem Boukaddous Ă  quatre ans d’emprisonnement Committee to Protect Journalists: CPJ condemns prison term against Tunisian TV journalist OLPEC: Journalist Fahem Boukaddous sentenced to four years in prison AFP: Le journaliste tunisien Fahem Boukadous condamnĂ© Ă  4 ans de prison ferme
Journaliste condamnĂ© Ă  la prison : une affaire de droit commun pour Tunis JJD: Le Quai d’Orsay soutient Fahem Boukadous BBC: Tunisia to jail sick journalist Fahem Boukadous Taoufik Ben Brik: “Adresse Ă  Boukadous : Ciao pantin” Hend Harouni: Le SiĂšge Policier et Ses  DĂ©rivĂ©s … Hend Harouni: The Police Siege and Its Derivatives …


REMDH – L’OBSERVATOIRE POUR LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME

COMMUNIQUE DE PRESSE

TUNISIE : Confirmation en appel de la condamnation du journaliste Fahem Boukaddous à quatre ans d’emprisonnement


 

Copenhague-Paris-GenĂšve, le 7 juillet 2010. Le RĂ©seau euro-mĂ©diterranĂ©en des droits de l’Homme (REMDH) et l’Observatoire pour la protection des dĂ©fenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la FĂ©dĂ©ration internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dĂ©noncent avec vigueur la condamnation du journaliste tunisien Fahem Boukaddous Ă  quatre ans d’emprisonnement.

Le 6 juillet 2010, la Cour d’appel de Gafsa a confirmĂ© la peine d’emprisonnement de quatre ans prononcĂ©e en premiĂšre instance Ă  l’encontre de M. Fahem Boukaddous, journaliste correspondant de la tĂ©lĂ©vision satellitaire Al Hiwar Al Tounisi et du site d’information en ligne Al Badil pour “participation Ă  une entente visant Ă  prĂ©parer et Ă  commettre des agressions contre des personnes et des biens”. M. Boukaddous, hospitalisĂ© dans la ville de Sousse pour des problĂšmes respiratoires n’a pu assister Ă  l’audience. Ses avocats avaient d’ailleurs demandĂ© le report de l’audience.

Cette dĂ©cision intervient au terme d’une procĂ©dure initiĂ©e en 2008, Ă  la suite de laquelle M. Boukaddous avait Ă©tĂ© condamnĂ© par contumace en dĂ©cembre 2008 Ă  une peine de six ans d’incarcĂ©ration suite Ă  la publication par le journaliste d’une sĂ©rie d’articles et de reportages visant Ă  mettre en lumiĂšre la rĂ©pression du mouvement social pacifique qui avait animĂ© la rĂ©gion de Gafsa-Redeyef en 2008. Cette dĂ©cision avait Ă©tĂ© confirmĂ©e en appel le 3 fĂ©vrier 2009. Suite Ă  la libĂ©ration conditionnelle des personnes du mouvement de Gafsa-Redeyef condamnĂ©es lors de la vague de procĂšs du bassin minier en novembre 2009, M. Boukaddous s’était prĂ©sentĂ© aux autoritĂ©s, et une nouvelle procĂ©dure avait Ă©tĂ© initiĂ©e Ă  son encontre.

A l’heure de la publication de ce communiquĂ©, M. Boukaddous Ă©tait toujours hospitalisĂ© Ă  l’hĂŽpital de Sousse et la police politique encerclait l’hĂŽpital et faisait pression sur les mĂ©decins pour qu’ils autorisent M. Boukaddous Ă  quitter l’hĂŽpital afin de pouvoir l’arrĂȘter.

Le REMDH et l’Observatoire ont dĂ©pĂȘchĂ© une sĂ©rie de missions d’observation de haut niveau les 23 fĂ©vrier, 23 mars et 27 avril afin d’observer les conditions de dĂ©roulement de la procĂ©dure pĂ©nale Ă  l’encontre de M. Boukaddous. Les conclusions de ces observations indiquent que les garanties du droit Ă  un procĂšs Ă©quitables n’ont pas Ă©tĂ© respectĂ©es, avec notamment des atteintes rĂ©pĂ©tĂ©es aux droits de la dĂ©fense. De plus, l’accĂšs au Palais de justice de Gafsa a Ă©tĂ© restreint de maniĂšre injustifiĂ©e Ă  plusieurs reprises, un contrĂŽle policier empĂȘchant l’accĂšs Ă  certains avocats, journalistes et dĂ©fenseurs en violation du principe de publicitĂ© des dĂ©bats.

“Ce procĂšs illustre de façon dramatique la situation de la libertĂ© d’expression en Tunisie” a dĂ©clarĂ© Souhayr Belhassen, prĂ©sidente de la FIDH, “il est clair que ce verdict trĂšs sĂ©vĂšre n’a pas d’autre motivation que de condamner un journaliste pour avoir exercĂ© son travail de façon indĂ©pendante”. 

“Aujourd’hui, nous craignons queM. Boukaddous n’ait pas accĂšs aux soins requis par son Ă©tat lors de sa dĂ©tention”, a ajoutĂ© Eric Sottas, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’OMCT. “A ce titre, les autoritĂ©s tunisiennes  devront assumer leur responsabilitĂ© dans le cas d’une dĂ©gradation de l’état de santĂ© de M. Boukaddous”.

“Cette nouvelle condamnation prouve clairement que les autoritĂ©s tunisiennes n’ont pas clos le dossier du bassin minier de Gafsa-Redeyef”, a dĂ©clarĂ© Kamel Jendoubi, prĂ©sident du REMDH. “Non seulement les anciens dĂ©tenus de Gafsa n’ont toujours pas Ă©tĂ© rĂ©tablis dans leurs droits, mais la rĂ©pression se poursuit contre les syndicalistes et les journalistes”.

RĂ©cemment en effet, le syndicaliste Hassan Benabdallah, qui s’Ă©tait Ă©galement rendu aux autoritĂ©s fin dĂ©cembre 2009 suite Ă  la libĂ©ration conditionnelle des dĂ©tenus du mouvement de Gafsa-Redeyef, a Ă©tĂ© condamnĂ© par la mĂȘme cour d’appel Ă  quatre annĂ©es et six mois d’emprisonnement pour des motifs similaires. M. Mohieddine Cherbib, l’un des principaux animateurs en France du mouvement de solidaritĂ© avec les victimes de la rĂ©pression du bassin minier demeure quant Ă  lui sous le coup d’une condamnation par contumace de deux ans et deux mois d’emprisonnement.

Nos organisations appellent les autoritĂ©s tunisiennes Ă  garantir en toutes circonstances l’intĂ©gritĂ© physique et psychologique de M. Fahem Boukaddous et leur demandent une nouvelle fois de mettre un terme au harcĂšlement, y compris judiciaire, Ă  l’encontre des dĂ©fenseurs des droits de l’Homme et des journalistes indĂ©pendants – dont MM. Fahem Boukaddous, Hassan Benabdallah et  Mohieddine Cherbib –et de se conformer Ă  leurs engagements internationaux et rĂ©gionaux en matiĂšre de protection des droits de l’Homme.

Pour plus d’information, merci de contacter :

‱ REMDH : Shaimaa Abou Elkhir : +45 32 64 17 00

‱ OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39 ‱ FIDH : GaĂ«l Grilhot / Karine Appy : + 33 1 43 55 25 18


 Committee to Protect Journalists 330 7th Avenue, 11th Fl., New York, NY 10001 USA Phone: (212) 465‑1004 Fax: (212) 465‑9568 Web: www.cpj.org E-Mail: info@cpj.org  Contact: Mohamed Abdel Dayem, program coordinator Phone: (212) 465-1004, x103; E-mail: m.abdel.dayem@cpj.org   Arabic version will be available in 24 hours on http://cpj.org/ar/  http://cpj.org/ar/    Ű§Ù„Ù†ŰłŰźŰ© Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ© من Ù‡Ű°Ű§ Ű§Ù„ŰšÙŠŰ§Ù† مŰȘۭۧ۩ ŰšŰčŰŻ 24 ۳ۧŰčŰ© Űčلى   

CPJ condemns prison term against Tunisian TV journalist


New York, July 6, 2010—An appeals court in Tunisia today upheld a criminal conviction and prison sentence handed down to Fahem Boukadous, a correspondent for the satellite television station Al-Hiwar al-Tunisi, in connection with his coverage of violent labor protests in the Gafsa mining region in 2008.   Boukadous faces a four-year prison term on charges of “belonging to a criminal association” and spreading materials “likely to harm public order. “   In an interview with CPJ, Boukadous said he is suffering from acute asthma and had been admitted to Farhat Hached Hospital in Sousse on Friday. He said he was unable to attend today’s appellate court hearing in Gafsa. Boukadous told CPJ that Tunisian police had unsuccessfully pressured hospital officials to discharge him in time for the hearing.   “We condemn the appeals court decision, which punishes our colleague Fahem Boukadous for reporting the news,” said CPJ Deputy Director Robert Mahoney. “We’re also troubled by reports that authorities may have pressured the hospital to discharge Boukadous. Tunisian authorities should halt their constant harassment of independent and critical journalists.”   Defense lawyers were prevented from presenting an argument before the appellate court, said defense attorney Ridha Raddaoui, who called the hearing politically motivated. Boukadous called today’s outcome a “pre-prepared political sentence issued by the court against a journalist who covered events” that were unfavorable to the government.   Boukadous, reporting for Al-Hiwar al-Tunisi, a Tunisian television station that broadcasts from Italy, had covered demonstrations against corruption and cronyism among government and labor official in the south of the country.   Boukaddous is the third Tunisian journalist to be sentenced to prison in less than 10 months. Zouhair Makhlouf and Taoufik Ben Brik were sentenced respectively to 3 and 6 months.  

Journalist Fahem Boukaddous sentenced to four years in prison


SOURCE: Observatoire pour la libertĂ© de presse, d’Ă©dition et de crĂ©ation (OLPEC/IFEX) – Tunis, 6 July 2010 – Today, the Gafsa Appeals Court sentenced journalist Fahem Boukaddous to four years in prison; he was charged with “participating in a criminal association with the intention of harming people and their property”. This charge is related to video reports he made in 2008 for el Hiwar el Tounissi TV concerning demonstrations in the Gafsa mining region. In flagrant violation of the Criminal Code, the court rejected the defence’s request to postpone the hearing and delivered its verdict. The defence had earlier presented medical documents proving that Fahem Boukaddous is currently hospitalised at the Farhad Hached hospital in Sousse and his condition does not allow him to move. During the hearing, the police had surrounded the courthouse and prohibited access to journalists and local observers. The day before the hearing, on July 5, the police had put pressure on an intern of the hospital who had taken advantage of the absence of the physician and his department chief to sign the release of Fahem Boukaddous; but due to his protests and after the department chief’s arrival, the patient was returned to intensive care. His doctor had confirmed that his present condition does not allow him to travel to Gafsa to attend his trial. From his hospital bed, Fahem Boukaddous stated to OLPEC: “The police can come at any time to pull me out of my bed and put me into their inhuman jails; I can only suffer stoically from this sentence issued by a compliant judicial system, but my life is in danger and they can lead me to death!” OLPEC: ‱ considers this to be a politically-motivated lawsuit that punishes ordinary journalistic activity, protected by Tunisian and international laws. ‱ condemns this unfair sentence delivered after a lawsuit without any pleading and demands its cancellation. ‱ makes the Tunisian authorities assume responsibility for any developments that could affect the health and life of Fahem Boukaddous. For more information: Observatoire pour la libertĂ© de presse, d’Ă©dition et de crĂ©ation 11 rue de TĂ©hĂ©ran 2000 Le Bardo Tunisia Phone: +216 712 40907 Fax: +216 715 11782 Observatoire pour la libertĂ© de presse, d’Ă©dition et de crĂ©ation http://olpec-marsed.org/

Le journaliste tunisien Fahem Boukadous condamné à 4 ans de prison ferme


AFP– 07/07/10

Le journaliste Fahem Boukadous, correspondant de la chaĂźne satellitaire Al-hiwar Ettounsi (le dialogue tunisien), a Ă©tĂ© condamnĂ© mardi en son absence par le tribunal d’appel de Gafsa (sud) Ă  quatre ans de prison ferme pour «diffusion d’information de nature Ă  troubler l’ordre public», selon son avocat.

Fahem Boukadous a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP qu’il s’attendait maintenant Ă  ĂȘtre arrĂȘtĂ©, faisant assumer aux autoritĂ©s tunisiennes une dĂ©gradation de son Ă©tat de santĂ©. «Mon transfert en prison veut dire ma mort», a ajoutĂ© le journaliste, hospitalisĂ© depuis le 3 juillet Ă  Sousse au centre de la Tunisie pour insuffisance respiratoire et infection dans les poumons, selon lui. Pour ses avocats et des ONG comme Reporters sans FrontiĂšres (RSF), il a Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir couvert des manifestations populaires dans le bassin minier de Gafsa en proie en 2008 Ă  l’agitation sur fond de chĂŽmage, chertĂ© de la vie, corruption et clientĂ©lisme. Le Quai d’Orsay a rappelĂ© que la France est attachĂ©e «à la libertĂ© d’expression en Tunisie». «Nous nous attachons Ă  recueillir des informations sur la situation de Fahem Boukadous, que nous suivons avec la plus grande attention», a dĂ©clarĂ© lors d’un point-presse le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, en rĂ©ponse Ă  une question sur sa condamnation. «Nous rappelons notre attachement Ă  la libertĂ© d’expression en Tunisie et partout dans le monde», a-t-il ajoutĂ©.  

Journaliste condamné à la prison : une affaire de droit commun pour Tunis


 
TUNIS (AFP) – 07.07.2010 19:27 Les autoritĂ©s tunisiennes ont affirmĂ© mercredi que le journaliste opposant Fahem Boukadous avait Ă©tĂ© condamnĂ© pour “infractions de droit commun”, sans rapport avec sa pratique journalistique. “Le jugement rendu contre M. Boukadous Ă©tait motivĂ© par des infractions de droit commun sans aucun rapport avec une quelconque activitĂ© de presse”, a-t-on indiquĂ© de source judiciaire officielle. Fahem Boukadous, 40 ans, correspondant de la chaĂźne satellitaire Al-Hiwar Ettounsi (Le Dialogue Tunisien) a Ă©tĂ© condamnĂ© mardi en son absence Ă  quatre ans de prison par la Cour d’appel de Gafsa (sud) pour “diffusion d’information de nature Ă  troubler l’ordre public”. Ce verdict annoncĂ© par son avocat confirmait un jugement de premiĂšre instance le condamnant Ă©galement pour “entente criminelle ayant pour but de porter atteinte aux personnes et aux biens”. Pour les autoritĂ©s, M. Boukadous est impliquĂ© dans les troubles qui ont eu lieu en 2008 Ă  Redeyef Ă  l’occasion des manifestations sociales ayant secouĂ© la rĂ©gion miniĂšre de Gafsa (sud-ouest). “L’intĂ©ressĂ© et ses complices avaient constituĂ© une entente criminelle Ă  l’origine de violences perpĂ©trĂ©es dans la ville de Redeyef, et comprenant notamment des attaques contre les Ă©difices publics et privĂ©s…”, a dit la mĂȘme source judiciaire. Pour ses avocats et des ONG internationales de dĂ©fense des droits de l’Homme et de la presse le journaliste a Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir couvert les manifestations contre le chĂŽmage et la corruption. Souffrant d’asthme, le journaliste se trouvait mercredi dans un hĂŽpital de Sousse (140 km de Tunis), oĂč il a Ă©tĂ© admis le 3 juillet pour insuffisance respiratoire et infection des deux poumons. “De nombreux policiers s’Ă©taient postĂ©s devant l’hĂŽpital ce matin pour m’arrĂȘter, mais les mĂ©decins ont dĂ©cidĂ© de me garder encore Ă  cause de mon Ă©tat”, a-t-il dit au tĂ©lĂ©phone Ă  l’AFP. Les autoritĂ©s ont assurĂ© de leur cĂŽtĂ© qu'”en tout Ă©tat de cause la loi portant organisation des prisons garantit aux dĂ©tenus le droit d’accĂšs Ă  tous les soins mĂ©dicaux nĂ©cessaires”. Mercredi, le porte-parole du ministĂšre français des Affaires Ă©trangĂšres Bernard Valero, a dit que la situation du journaliste Ă©tait suivie “avec la plus grande attention”.

Le Quai d’Orsay soutient Fahem Boukadous


Au lendemain de la condamnation du journaliste tunisien Fahem Boukadous Ă  une peine de prison ferme pour “diffusion d’information de nature Ă  troubler l’ordre public“, le Quai d’Orsay a affirmĂ© son attachement “Ă  la libertĂ© d’expression en Tunisie“. “Nous nous attachons Ă  recueillir des informations sur la situation de Fahem Boukadous, que nous suivons avec la plus grande attention“, a dĂ©clarĂ© mercredi le porte-parole du ministĂšre des Affaires Ă©trnagĂšres, Bernard Valero. Le journaliste, correspondant de la chaĂźne satellitaire Al-hiwar Ettounsi, a Ă©tĂ© condamnĂ© mardi par contumace Ă  quatre ans de prison ferme. Il avait couvert des manifestations populaires en 2008, dans la rĂ©gion miniĂšre de Gafsa. (Source: “Le Journal Du Dimanche” le 7 juillet 2010)

Tunisia to jail sick journalist Fahem Boukadous


BBC News Wednesday, 7 July 2010 10:26 UK An appeals court in Tunisia has upheld a prison sentence for a journalist who had covered violent protests in the Gafsa mining region in 2008. Fahem Boukadous had been handed a four-year jail term for reporting information deemed to threaten public order and for belonging to a criminal association. His lawyer says Boukadous is currently in hospital with breathing problems. Three Tunisian journalists have been jailed in the past year. Media freedom lobby group the Committee to Protect Journalists (CPJ) has condemned the court’s decision, saying Boukadous was being punished for “reporting the news”. The CPJ said Boukadous, who worked for a satellite TV channel, was being prosecuted for reporting the 2008 protests over unemployment, high cost of living and corruption. His lawyer Mohamed Abbou said he feared Boukadous could be arrested in hospital “at any moment”. He has said he fears a “transfer to prison would mean my death”, reports the AFP news agency.

“Adresse Ă  Boukadous : Ciao pantin”, par Taoufik Ben Brik


Le 6 juillet s’est tenu le procĂšs politique le plus pipĂ© de l’histoire de Tunizine. Sans la prĂ©sence de l’accusĂ©. Le verdict, sĂ©vĂšre, a Ă©tĂ© rendu. Fahem Boukadous Ă©cope de 4 ans de prison ferme. Quatre ans de taule, ça tombe Ă  pic. Je n’ai pas d’os Ă  mĂącher en cet Ă©tĂ© indien. Toi-mĂȘme, Fahem, tu ne perds rien au change. Et, tu ne gagnes rien. Aujourd’hui, tu entretiens ton asthme Ă  l’hĂŽpital de Sousse, demain, quatre ans aprĂšs, tu retrouveras ton asthme bien astiquĂ©. Mince ! Quatre ans de taule, c’est bĂ©ton. C’est huit fois ma portion congrue : six mois. Cent quatre vingt jours, ça ne pĂšse pas lourd devant mille quatre cent quarante. Une Ă©ternitĂ©. L’éternitĂ© pour les braves, les jours, les heures pour les padawans. Ne t’en fais pas mon ami, on va s’occuper de toi. DĂ©jĂ , Ayachi Hammami pense crĂ©er un ComitĂ© National oĂč il y aura les grosses pointures, ceux qui chaussent du quarante cinq et plus. Il y aura certainement KhĂ©maies Chammari, le kaiser tunisois, milady Radhia Nasraoui, Sihem Bensedrine, la dame de pique et son valet de cƓur Slim Boukhdhir. Ne t’en fais pas, il y aura bousculade au portillon pour ĂȘtre dans le ComitĂ© National de Soutien Ă  Fahem Boukadous (CNSFB). D’ailleurs, c’est ton nom qui fait courir tout le monde. A-t-on idĂ©e de se nommer Boukadous fils d’El Kefi ? Le CNSFB (drĂŽle de sigle) se chargera de tout
 et rien : du couffin, des mandats, des matelas. On organisera des journĂ©es Boukadous aux studios du PDP (-P) et d’Ettajdid. On collectera assez d’argent pour qu’Afef, ta vĂ©nĂ©rĂ©e Ă©pouse, visitera ton alcatraz, tous les mercredis que dieu crĂ©e. Il y aura certainement des avares qui ne lĂącheront leurs dix dinars qu’aprĂšs avoir soupesĂ© ta marchandise. Ce que tu vaux, capisci ? Les Organisations internationales ont dĂ©jĂ  leur nĂ©crologie dans les tiroirs du milieu. DĂ©jĂ , Soasig de RSF, Eric de HRW, Sarra de la FIJ, Souheir de la FIDH, les deux Kamal du CRDHLT et du CPJ (wal kamal lil lah), Flautre du Parl.eur., Tarak Belhiba, notre Taras Boulba du jour, de la FTCR (auparavant c’était Mohieddine Cherbib, al sandid) et je ne sais qui d’Amnesty International, toute cette belle Ă©toffe s’est dĂ©ployĂ©e. Sur le qui vive. Charbons ardents. Ya baba. AllĂ©luia ! Hamma Hammami, le yoda du PCOT, de son refuge galactique, va alerter les chevaliers de la table carrĂ©e. Le monde et son pourtour. C’est lĂ  que les Verts de Daniel Cohen-Bendit, les Rouge d’Alain Krevin, les Roses de Martin Aubry, le PC de celui qui a pris la place de Marie-Georges Buffet, entrent en scĂšne : communiquĂ©s, meetings, points de presse, manifestations devant l’ambassade du seigneur PALPATINE. Je ne sais pas COMMENT, Kouchner alias Docteur French va enflammer la galerie ? Un communiquĂ© bien ciselĂ© du Quai d’Orsay foutra un froid polaire entre Paris et Tunis. Brrr
 Benavi se tourne vers Kaddafi. Tripoli riposte : la France dehors d’chez nous ! Y ‘a un plĂ©onasme ici. “Chez nous”, Ă  ce que je sache, c’est la France. Tu auras certainement ton poster placardĂ© dans les mĂ©tros de BarbĂšs, Rachid Taha chantera pour toi : ESSARRAKIN 
.ELKADHABIN
ELMOUJERMIN, NAHOUHOM… La confrĂ©rie des journalistes, de Sidney Ă  Tombouctou, en passant par Dar Essalem, va se dĂ©chainer. Tu auras partout, au Mawquif, au Soir de Bruxelles, au Monde, au Pais, Ă  la Stampa, au New York Times, Ă  El Kods, tes annĂ©es lumiĂšres. La gloire viendra avec l’entrĂ©e de la quatriĂšme armĂ©e. Al Jazira, France 24, CNN transformeront ton emprisonnement en un emprisonnement en mondovision. CrĂšve l’écran, Fahem Gump. Et si tu es bĂ©ni par les dieux, le 3 mai prochain, Obama, the last imperator, t’évoquera dans son discours de circonstance. Quatre ans, ce n’est pas beaucoup. C’est Mille quatre cent quarante quatre jours qui ne sont pas possibles. Restons au quatre. Quatre ans, c’est dĂ©jĂ  une autre coupe du monde. Quatre ans, et c’est dĂ©jĂ  d’autres Ă©lections prĂ©sidentielles. Qui sait, tu voteras pour moi en sortant. En sortant, tu dĂ©couvriras qu’il y a eu des dĂ©gĂąts collatĂ©raux par ci, par lĂ . Ta femme, El Atra, s’est brouillĂ©e avec ton frĂšre, El Borni. C’était prĂ©vu. L’enjeu : qui des deux saura le mieux dĂ©poser ton message ?! Tu dĂ©couvriras que Le CNSFB Ă©tait un comitĂ© mort nĂ© (comme tous les comitĂ©s d’ailleurs). Tu apprendras que tout ton beau monde a fonctionnĂ© au SMIG (quand mĂȘme, ils ne vont pas s’emmerder outre mesure pour un Ă©nergumĂšne de ton acabit. Pour qui tu te prends ? Pour Khammous, Njouba, Radhia, si Mastpha ou Mont-cef ? Tu n’es pas de taille, mon gars ? Et pour jouer dans la cour des grands, il faut faire ses preuves. Se lever tĂŽt et manger des haricots. Ce n’est pas un Kouri ici! Alors, baisse un peu le son, comme ça on s’entend). Un conseil : reste en prison. Car Ă  la sortie, tu trouveras un bataillon de crĂ©anciers. Tu leur dois d’ĂȘtre en prison. D’aucuns te diront, c’est nous qui avons tout fait. Les autres t’ont oubliĂ©. C’est Ă  nous de dire Gracias Seniors. Nous, c’est les barons du microcosme et leurs muchachos. Tu conviendras avec moi, qu’on hĂ©site Ă  les nommer. Tu les connais mieux que moi. Ils sont trĂšs soupe Ă  lait. Et surtout, ne t’épanche pas trop sur toi-mĂȘme dans les mĂ©dias. Car on va t’épingler pour un petit mot dĂ©placĂ©, une opinion cintrĂ©e, une posture mal Ă©tudiĂ©e. Ils vont dire, il n’y a que pour lui. Il fait sa propre apologie. Il ne parle pas de la Tunisie wal mounadhiline. Si tu veux qu’on ne te cherche pas noise, fabrique pour l’occasion des stars et des starlettes, et distribue les mercis et les tachakourat afendem Ă  tout bout de champ. C’est gratuit. Comment s’en sortir ? Il faut savoir quitter la table qui recule
 car si tu t’éternises Ă  parler, qu’est-ce qu’ils vont penser les grosses pointures, ceux qui chaussent du quarante cinq et plus ? Fahem accapare l’antenne. Fahem ne laisse de place Ă  personne. Comme s’ils avaient une place avant qu’on t’enferme. Et, que tu la ferme ! Joue leur jeu. Un jeu un tantinet compliquĂ© : tourner les pouces et chasser les mouches. Je sais, c’est pas facile, mais tu auras mille quatre cent quarante jours, jour pour jour, pour t’y appliquer. A l’arrivĂ©e, un trophĂ©e : une paire de godasse pointure quarante cinq. C’est pas beau ça ! C’est ce que tu veux non ! Tu me dis : ” Je ne deviendrai jamais ni beau ni cĂ©lĂšbre. Je ne quitterai pas ma petite ville pour monter Ă  la capitale. Je ne serai ni chef de guerre, ni commissaire du peuple, ni savant, ni coureur, ni aventurier. Toute ma vie, j’ai rĂȘvĂ© d’un grand amour exceptionnel. BientĂŽt, je retournerai dans mon vieil appartement, dans la chambre avec le lit horrible.” ( IOURI OLECHA ). A quoi, tu joues lĂ  ? Tu fais le mariole ! Quatre ans de taule et tu n’as rien saisi. Allez ! C’est un ordre ! Endosse le costume de Pacha et marche au pas. Sinon
sinon quoi ? CrĂšve bougnoule. Taoufik Ben Brik (Source: nouvelobs.com le 7 juillet 2010)


Le SiĂšge Policier et Ses  DĂ©rivĂ©s …

Hend Harouni – Tunisie TĂ©lĂ©phone: 216.71.971.180

Au Nom d’Allah Le ClĂ©ment et Le MisĂ©ricordieux & la PriĂšre et la Paix Soient sur notre ProphĂšte Loyal et SincĂšre Mohamed

 

Tunis le 7 Juillet, 2010 – 26 Rajab 1431

Le siĂšge policier imposĂ© sur mon frĂšre Abdelkarim Harouni , ex-prisonnier politique , ancien SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’Union GĂ©nĂ©rale Tunisienne des Etudiants (U.G.T.E.) et actuel  SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’Organisation « LibertĂ© et EquitĂ© ” se poursuit  toujours.

Il est constamment  poursuivi par la voiture blanche de marque : « Partner » immatriculĂ©e sous le n° : 15-341969 relevant du « ministĂšre du Transport »avec trois agents de la police civile, campant toujours en face de : son lieu de rĂ©sidence, son lieu de travail et notre maison de mĂȘme  qu’ ils le poursuivent dans tous ses dĂ©placements.

En effet,  ce siĂšge policier qui perpĂ©tue  24h/24 a pour but de limiter sa vie privĂ©e ainsi que  sa vie publique  et  de l’isoler  de la population  afin de le faire taire, paralyser son mouvement et bloquer son activitĂ© de dĂ©fense des droits de l’homme.

Jusqu’à quand pourrait  continuer ce traitement qui n’est fondĂ© sur aucune justification lĂ©gale, morale ou humanitaire?.


The Police Siege and Its Derivatives …

Hend Harouni – Tunisia Telephone: 216.71.971.180 In the Name of Allah, The Clement and The Merciful & Prayer and Peace be upon Our Loyal and Sincere Muhammad Prophet

Tunis on the 7th of July, 2010-26th of Rajab 1431

The police siege imposed on my brother Abdelkarim Harouni, ex- political prisoner, former Secretary General of the Tunisian General Union of  Students  (U.G.T.E.) and  present Secretary General of the Organization “LibertĂ© & EquitĂ©â€.

He is constantly pursued by the white car “Partner” brand, registered under No.: 15-341969 belonging to the “ministry of transportation”, with three civilian police agents, camping in front of : his place of residence, workplace and our house and following him wherever he goes. Indeed, the police siege that perpetuates 24h/24 aims at limiting both his private and public lives  and  isolating  him from the population in order to make him silent, paralyze his movement  and  hinder  his  activity of defense of  human rights.

For how long is this treatment having no legal, moral or humanitarian justifications going to continue to take place ?.

 

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