7 avril 2008

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TUNISNEWS
 8 ème année, N°  2875 du 07.04.2008

 archives : www.tunisnews.net

 


Comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier de Gafsa:  La repression s’abat sur la population du bassin minier de Gafsa ATF: Favoritisme, arbitraire et répression contre les justes revendications AP: Un parti de l’opposition tunisienne proteste contre les « saisies répétées » de son journal AFP: Otages autrichiens/Mali: les ravisseurs pour la poursuite des négociations (diplomate) AP: Otages autrichiens: expiration du troisième ultimatum, silence des ravisseurs Ouerghemi Ahmed: Lettre au Président Nicolas Sarkozy ELKHADRA: J’aime Ben Ali Balha Boujadi :  Cette  nation  analphabète (3) Le Temps Lundi: Interview de Ezzeddine Zaâtour, secrétaire général de l’UGET « Notre Organisation doit repousser toute tentation obscurantiste et extrémiste» Le Temps Lundi: Rencontre Internationale du film documentaire à Tunis :  « Ouled Lénine » de Nadia El Fani Il Manifesto Sardo: Il museo della memoria del mare ATS: Droits de l’homme: coup d’envoi de l’examen universel – Les ONG de Bahrein très déçues AFP: Maroc : neuf islamistes s’échappent de la prison de Kénitra

AFP: L’ultime bain de foule de Saddam Hussein gravé dans la mémoire de Bagdadis


Comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier de Gafsa

TUNISIE URGENT  Communiqué de presse

LA REPRESSION S’ABAT SUR LA POPULATION DU BASSIN MINIER DE GAFSA

Une vague d’arrestations s’abat sur les populations du bassin minier mobilisées en un mouvement de protestation qui a embrasé la région de Gafsa. Ce mouvement qui dure depuis le mois de janvier, porte sur la question du chômage qui frappe de plein fouet cette région du sud-ouest tunisien, laissée pour compte du « miracle » Ben Aliste. La police a procédé à des dizaines d’arrestations parmi les syndicalistes, les chômeurs et les jeunes, depuis dimanche 6 avril 2008.  Après quelques hésitations, le régime policier de Ben Ali a violemment réprimé ce mouvement populaire de peur qu’il ne fasse tâche d’huile, tant le mécontentement est grand dans le pays. Ce lundi 7 avril 2008, la police a procédé violement à l’arrestation de dirigeants syndicaux de la région qui ont participé la veille à une réunion de solidarité qui s’est tenue à Tunis. Adnane Hajji, Secrétaire général du syndicat  de l’enseignement de base de Redeyef ; Taïeb Ben Othman enseignant syndicaliste ; Boujemaa Echrayti secrétaire génarl du syndicat de la santé de Redeyef, ont été passés à tabac  par la police et ensuite arrêtés. Adnane Hajji souffre d’une insuffisance rénale. Dès l’annonce de son arrestation, sa compagne a entamé une grève de la faim illimitée devant la section locale de l’Union Générale Tunisiennes du Travail (UGTT). Malmenée par la police, elle est décidée à poursuivre son action jusqu’à la libération de son époux. Ce n’est pas un hasard si le pouvoir de Ben Ali s’acharne contre ces syndicalistes, ces derniers ont été à la pointe du mouvement de protestation. Dès aujourd’hui les enseignants, les ouvriers, les commerçants de la ville de Redeyef observent une grève de protestation. §         Nous réclamons la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées. §         Nous tenons le régime de Ben Ali pour responsable de tout ce qui peut advenir à toutes les personnes arrêtées. §         Soutenons les luttes des mineurs du bassin minier de Gafsa et leurs familles §         Exigeons la réalisation de toutes les revendications légitimes des travailleurs, des jeunes et des chômeurs de la région de Gafsa. Liste provisoire des personnes arrêtées à Redeyef : Adnane haji, secrétaire général du syndicat de l’enseignement de base de Redeyef, membre de l’union locale du Travail de Redeyef. Foued Khenaissi. Adel Jayar, enseignant syndicaliste. Taeïb Ben Othmane, membre du syndicat de l’enseignement de base de Redeyef. Boujomâa Chraïti, secrétaire général du syndicat de la santé de Redeyef. Ghanem Chraïti, étudiant.Sadok Ben Salah Jedidi, chômeur. Abdelwaheb Jedidi, chômeur. Sami R’hili, chômeur. Fayçal Dhaouadi, chômeur. Ameur Jedidi, chômeur. Fayçal Massi, chômeur. Lassâad Semmi, chômeur. Hassène Rahhali. Lassâad Zbidi. Mohamed Baya.Mohamed Bellakhdar. Fayçal Ben Amor. Abdelwaheb Ben Salah. Anis Majdi. Mohamed Ben Othmane. Mahmoud Chriti. Fathi R’hili. Issam Rguili. Rabiî Deguachi.   Paris, le 7 avril 2008 Comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier de Gafsa C/o FTCR, 3 rue de Nantes 75011 Paris – Courriel : bassin.minier@hotmail.fr Tél. : 01 46 07 54 04 ; Fax. : 01 40 34 18 15

 


L’Association des Tunisiens en France

Favoritisme, arbitraire et répression contre les justes revendications :

transparence des concours de recrutement et droit au travailler !

 

Nous venons d’apprendre que Monsieur Adnan HAJJI, Secrétaire Général adjoint d la section locale de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT)  de la ville minière de Redeyef et porte parole du mouvement des familles des mineurs grévistes qui occupent les centres des villes de Redeyef et de Moularès vient d’être arrêté, par la police tunisienne à la Ville de Gafsa chef lieu de la région minière aujourd’hui suite à une réunion dans le cadre du comité national de soutien aux familles des mineurs. Suite à un mouvement de protestation dénonçant cette arrestation arbitraire de M. Adnan HAJJI, la police a effectué d’autres arrestations parmi les militants syndicalistes et les familles de la ville de Redeyef. La ville de Redeyef est actuellement encerclée par la police. Le pouvoir qui refuse de répondre positivement aux revendications légitimes des familles des mineurs qui réclament la transparence des concours de recrutement et la fin des passe-droits, semble décidé à user de la répression pour faire taire la contestation. L’ATF : ü                   Condamne l’arrestation de M. Adnan Hajji, des syndicalistes, des jeunes et leurs familles et exige leur libération immédiate. ü                   Exprime sa solidarité avec leur mouvement et soutient leurs revendications légitimes pour le droit du travail et contre les passe-droits et les favoritismes ü                   Appelle tous les syndicalistes et les démocrates à apporter leur soutien à M. Adnan Hajji, et au mouvement des familles et des jeunes des deux villes minières qui réclament justice et du travail et à rester vigilants devant l’arbitraire du gouvernement tunisien. ü                   A envoyer leur protestations à l’ambassadeur de Tunisie à Paris pour revendiquer l’arrêt des arrestations et la libération de M. Adnan Hajji et ses compagnons. Lundi 7 avril 2008 Le Bureau National de L’Association des Tunisiens en France  


RADIO 6 TUNIS LA PREMIERE ET L’UNIQUE RADIO LIBRE EN TUNISIE

www.radio6tunis.net  LE PROGRAMME DE LA SEMAINE:   – Bourguiba   – Débat avec Adenane El Hajji et Fahem Boukaddous:          Le conflit du bassin minier de Gafsa   – Martin Luther king: Quarante ans après son assassinat   – Les infos de la liberté (arabe)   – Les infos de la liberté (français)   – Les infos de l’Agence Poisson Avril Presse   – Musique douce orientale et occidetale  Bonne écoute avec Radio 6 Tunis  L’équipe d’animation


Un parti de l’opposition tunisienne proteste contre les « saisies répétées » de son journal

 Associated Press, le 6 avril 2008 à 14h25

TUNIS (AP) — Les dirigeants du parti démocratique progressiste (PDP), formation de l’opposition légale en Tunisie, ont élevé lundi une « vive protestation » contre ce qu’ils considèrent comme des « saisies répétées » de leur journal « Al Mawkef ». Une information aussitôt démentie par les autorités.

 

Lors d’une conférence de presse, la secrétaire générale du PDP, Maya Jribi, a dénoncé « les développements graves et les harcèlements » dont fait l’objet, selon elle, cet hebdomadaire.

 

Selon son rédacteur en chef, Rachid Khéchana, c’est la troisième fois en moins d’un mois que le journal est saisi de « manière détournée », attribuant ces mesures vraisemblablement à des articles qui « dérangent le pouvoir ».

 

Dans un communiqué, le bureau politique du PDP accuse les autorités d’être derrière ces pratiques qu’il qualifie d' »illégales », en l’absence de toute décision de justice.

 

Mme Jribi et M. Khéchana estiment que l’objectif visé à travers ces « harcèlements » est d' »étouffer l’une des rares voix libres qui restent dans le pays » et d’acculer « à la faillite, voire à la disparition » le journal qui est « privé de publicité et de subventions publiques ».

 

Les dirigeants du PDP et d' »Al Mawkef » se disent néanmoins « déterminés à poursuivre la bataille pour la liberté de presse et d’expression ».

 

Ils projettent de se charger dorénavant eux-mêmes de la vente du journal directement aux lecteurs sur la voie publique et au siège du parti et de recourir, le cas échéant, à d’autres moyens politiques pour contourner ces « entraves ».

 

Les autorités ont démenti ce qu’elles qualifient d’allégations « totalement infondées » et qui « relèvent (…) de prises de position trompeuses que ne cessent de propager certaines figures du parti dont Al Mawkef est l’organe ».

 

« Al Mawkef continue, à l’instar des autres organes de l’opposition en Tunisie, à éditer et à distribuer ses numéros, en toute liberté », assure un communiqué officiel transmis à l’Associated Press.

 

 

 


Otages autrichiens/Mali: les ravisseurs pour la poursuite des négociations (diplomate)

 

AFP, le 7 avril 2008 à 11h05

 

BAMAKO, 7 avr 2008 (AFP) – Les ravisseurs de deux touristes autrichiens, des membres de la branche d’Al-Qaïda au Maghreb, sont d’accord pour poursuivre les négociations en vue de leur libération

malgré l’expiration de l’ultimatum dimanche, a-t-on appris lundi de source diplomatique à Bamako.

 

« Par des intermédiaires, nous venons d’apprendre ce lundi que les ravisseurs sont prêts à poursuivre les négociations malgré la fin de l’ultimatum » qui était fixé dimanche 6 avril à minuit, a déclaré à l’AFP un diplomate en poste à Bamako.

 

« Il semble, de manière de plus en plus claire, que la vie des otages n’est pas en danger pour le moment mais il faut donner un coup d’accélérateur aux négociations », a-t-il dit. « Il faut pouvoir maintenir le contact permanent avec les ravisseurs et ça c’est une gageure ».

 

Les deux touristes autrichiens, Andrea Kloiber, 44 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont été enlevés le 22 février en Tunisie. Les autorités tunisiennes avait cependant mis en doute leur présence et leur enlèvement en Tunisie.

 

En contrepartie de la libération des otages, les ravisseurs avaient initialement exigé la libération d’islamistes détenus en Algérie et en Tunisie, mais, selon des informations de presse non confirmées, ils ont également exigé le versement d’une rançon de 5 millions d’euros.

 

La radio publique autrichienne ORF a ensuite affirmé que les ravisseurs avaient ajouté des demandes: l’augmentation de la rançon, le retrait des soldats autrichiens déployés en Afghanistan et la

libération d’un couple d’islamistes condamnés le 10 mars à Vienne pour avoir diffusé une vidéo menaçant d’attentats l’Autriche et l’Allemagne.

 

Vienne négocie principalement par le biais d’une mission de quatre personnes déployées depuis la mi-mars au Mali, pays où les otages seraient détenus.

 


Otages autrichiens: expiration du troisième ultimatum, silence des ravisseurs

 

 Associated Press, le 7 avril 2008 à 04h12

VIENNE (AP) — L’ultimatum fixé par la branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui a enlevé le 22 février en Tunisie deux touristes autrichiens, a expiré dans la nuit de dimanche à

lundi sans que les ravisseurs se manifestent.

 

L’AQMI avait donné aux autorités jusqu’à minuit pour libérer certains de ses membres emprisonnés en Tunisie et en Algérie en échange de Wolfgang Ebner et Andrea Kloiber, qui ont disparu alors qu’ils étaient en voyage en Tunisie en février. Deux précédents ultimatums avaient expiré les 16 et 23 mars.

 

Les autorités autrichiennes semblaient néanmoins confiantes, dimanche, dans le fait qu’elles auraient assez de temps pour obtenir la libération des otages sains et saufs. Depuis plusieurs semaines, elles ont multiplié les initiatives diplomatiques dans l’espoir d’assurer la libération du couple.

 

Le porte-parole du ministère autrichien des Affaires étrangères Peter Launsky-Tieffenthal a affirmé dimanche que les autorités pensaient disposer de davantage de temps. Il a ajouté que les efforts pour obtenir leur libération continuait.

 

On ignore l’endroit précis où ils se trouvent. Selon des médias, ils se seraient près de la frontière algérienne, au Mali. Des responsables autrichiens se trouvent actuellement à Bamako, la capitale de ce pays.


Ouerghemi ahmed Né le 28 / 04 / 1957 A Tunis 49 bis rue Charles  Chmidt 93400 Saint Ouen                                    sainte Ouen le 28 / 02 / 2008 Monsieur le Président Nicolas Sarkozy   Monsieur le Président Je vous envoyé ma deuxième lettres et je vous explique ma situation et ma souffrance de puis 22 ans pour m’aide et me donne mon titre de séjour portant que j’ai toute le droit de la voir 22 ans en France, opposant de régime dictateur, refuge politique bénéficier le protection subsidier, ma vis en danger de retour en Tunisie, trois enfants née en France, et toujours j’ais pas de réponse négatif ou positif Monsieur le Président si j’était juif et ce que je reste en France 22 ans de souffrance Monsieur le Président si je suis juif et ce que vous été capable de me laisser son papier 22ans en France Monsieur le Président si je suis juif et ce que vous été capable de me laisser creviez avec mes enfants son droit de travail son l’aide social son l’aide médical et je suis malade son toute les droits humains Ou bien parce que je suis arabe musulman et jais ne pas accepté être indicateur vous avez fermée toute les porte devant moi portant j’ais ne jamais fait de faute grave au de crèmes ou vendez le drogue ou tremblé l’ordre publique et  je respects la loi de la république          Monsieur le Président vous avez parlez pour les enfants de juif que il sont toute les droits en France et dans toute les beys demande est ce que vous pouvait parlez un jour sur notre enfants qui personne qui parle pour aux qu’il souffre leur vie comme moi Monsieur le Président dommage de suis pas juif c’est non la France elle mes laisser pas un journée son papier son ressources son aucune de droits pas « 22 ans »       Veuillez agréer Monsieur le Présidant l’expression de ma considération distinguée.  Ouerghemi Ahmed  a_ouerghemi@yahoo.fr

 


 

J’AIME BEN ALI

Par : Biju

 

En Tunisie, la Tunisie  chapardée, bradée, violée de BEN ALI, la situation des enfants, de l’enfance en général  est plus que  catastrophique. Dépersonnalisation, soumission au culte de la personnalité diabolique du cocu de Carthage, nationalisme à deux balle, où le pays de ces enfants, la Tunisie est confondue avec la bouille abjecte de Zinétron le traître en chef, hymne national perverti au nom du parti unique le RCD, à la gloire d’un dictateur minable.

 

Au-delà des enfants, les adultes n‘échappent pas non plus à cette « révolution culturelle » estampillée révolution des jasmins, et qui est notre honte profonde et indélébile, les adultes aussi sont conditionnés à l’entonnoir, aux de matraques et coups de pompes, de brodequins  au cul,  à la soumission de Zinétron le cocu de tout honneur et de toute vie, soumission totale, du biberon au linceul,  et aveugle de ces moutons qui font la masse noyée dans la nasse, du désordre policier, le règne des malfrats, de l’immoralité et de la dégénérescence, soumission total à l’ignare de Carthage,   à ses décrets et ses visions barbares, à la trique  de sa main de tortionnaire, de voleur et de tueur, dans un gant de fer et de sang, à la démerde sans autre lendemain que la clochardisations des âmes et de l’esprit de dix millions de tunisiens , réduit à l’état de légume et de tube digestif ; à la prostitution du  travail forcé, parce que cette pute de société de consommation, tunisienne,  imposée comme unique et valeur première d’un régime qui fixe les pauvres tunisiens à ses dérives, à ses prises d’otages, à sa drogue, à sa seule vérité nécrophage, tout de,  et dedans la pauvreté, la misère humaine dans son sens le plus large, et pire,  que la matérielle , celle de l’esprit et du sens de l’humain, la prostitution érigée en système  de hiérarchisation sociale, les compétences, l’histoire de notre nation et ses réelles potentialités,  ben Ali l’ignare, la tâche  s’assoit dessus, qui bronche, qui a le moindre souffle de travers , qui regarde ailleurs ? finit en enfer, au propre comme au figuré, sachant que le figuré en Tunisie est toujours en deçà de toute vérité, de toute réalité, au secours le monde !!! c’est tout simplement de la non-assistance criminelle à un peuple merveilleux en danger ; tout est sous contrôle. ABBOU, ZOUARI, les quelques autres desperados , des qui sont  un peu cultivés des méthodes de cette merde de dictature, par la force des choses, par la privation des libertés, par la prison, le harcèlement et la haine de ses méthodes, jouent  « en attendant GODOT », isolés et marginalisés, et maintenant même trahis par des calculs politiciens qui viennent de ce qu’ils considèrent comme leur propre, Zinétron n’a même plus besoin de faire le sale boulot lui-même, j’hallucine. BEN ALI est une ordure qui se régénére de ses propres perversités et immondices, je crois que c’est un mutant , l’histoire,  à trop chaparder de gènes, produit de temps en temps ce genre d’imbécile Alien, pas de pot pour les tunisiens en soixante ans , on a fait le plein, notre pays produit autant de tarés que de génies, la malaise, c’est que ce sont ces derniers qui squattent à mort la scène ;Zinétron est le pire de la liste,  tout en lui  est l’écho de notre décadence culturelle, le monde arabe , la civilisation arabe  a rendu l’âme en Afrique, en Afrique du nord surtout,  oui,  fallait pas perdre l’Andalousie. À ce qu’il parait les terres brûlés peuvent donner plus de blé qu’un meilleur avril, le feu  et les vieux volcan…, c’est un belge qui chantait cela, vous pouvez comprendre mon scepticisme, même la poésie  est dérisaoire sous le joug de Zinétron,  mais je voudrais bien voir cela un jour, l’espace  d’un baiser mouillé  sur les nues, juste avant de passer l’arme à gauche, merde,  naître sous la même nationalité que  ce bout de merde de BEN ALI, à 20 ans j’ai l’impression de roter comme un vieux vampire, comme un grabataire capricieux et stupide,  et à force de vomir, je n’ai plus de bile, tout les tunisiens n‘ont plus de bile, et pas plus de couilles , cela va ensemble,  ils crèvent à petit feu quand ils peuvent, sinon c’est à débit libre, à l’ombre  du gros derche d’un misérable treillis de combat. Zinétron, en fin de compte est un malheureux qui ne s’aime pas, comment pourrait-il aimer les autres, quand on ne s’aime pas ?  Quand on ne s’aime pas, on tue ou on se suicide, et même là ben Ali a choisi la solution de facilité, Cléopâtre avait plus de couille que lui. Le chagrin et la pitié fait tube digestif ; il diffuse la schizophrénie comme l’ignorance, la folie et la haine… La vie de la plus part d’enfants tunisiens, de femmes, de vieux et d’hommes, n’a aucun sens,   sous la dictature népotique de  ce tyran d’un autre âge, maquillée salope de confesse et de purgatoire pour G8 d’enculeurs de mouches, et de sabreurs patentés, qu’ils soient alcooliques irlandais, ou tapettes hongroises, le résultat est le même , tous unis pour la gloire du grand SION, leur vie  ressemble avant tout à un cauchemar qu’ils vivent  comme une banalité, une normalité imposée par la fatalité, et un peuple qui sombre sans réaction dans le fatalisme, ne mérite vraiment pas d’être libre .

 

AUJOURD’D’UI  PLUS QUE JAMAIS

 

 Les droits les plus élémentaires des tunisiens, adultes et enfants, sont quotidiennement et systématiquement bafoués sous la dictature népotique de ben Ali au pouvoir depuis 20 ans en Tunisie.

 

Pauvreté, suicide, drogue, prostitution…

 

En Tunisie, la situation économique, sociale et politique est catastrophique,  et les enfants sont les premières victimes de cette situation. La malnutrition et le manque de soins font des ravages dans les campagnes. La Tunisie détient un des taux le plus élevé de suicide par rapport à sa population dans le monde,  et en particulier chez les femmes et adolescentes, La drogue touche de plus en plus d’adolescent(e)s. Vu le non respect administratif, accepté par tous des règlements en matière,  d’âge minimum d’admission à l’emploi et d’âge de fin de scolarité obligatoire, un grand nombre d’enfants sont contraints de travailler, en particulier dans les secteurs non structurés tels que les entreprises familiales et l’agriculture, et souvent dans des conditions inappropriées, toujours  dangereuses. Phénomène nouveau, l’apparition de milliers « d’enfants des rues » et de fugueurs qui errent autours des gares et des terminaux, dans les transports publics de nos  villes. Les rares ONG qui s’intéressent à ce problème, dévastateur à plus d’un titre de l’avenir de la Tunisie,  parlent de la présence accrue de fillettes, et de petits garçons ne dépassant pas de 10 ans parmi eux. Exposés à tous les dangers, ces enfants sont les proies des chasseurs d’enfants, des proxénètes et des trafiquants de drogue. La prostitution et le trafic des filles et des femmes sont à l’heure actuelle, le deuxième revenu national après le tourisme, la part du tourisme sexuel dans le tourisme tunisien prend des allures plus que criminelle.

 

(Source : ELKHADRA, N° 100 du 6 avril 2008)

Lien : http://elkhadra.over-blog.com/article-18492929.html

 

 


 

CETTE  NATION  ANALPHABÈTE (3)

 

BALHA BOUJADI

 

J’aime mon pays et j’adore mes origines mais je suis triste de voir cette nation au dernier wagon de l’humanité à cause de l’analphabétisme dans toutes ses dimensions.

 

Après mon dernier papier sur l’analphabétisme politique, je me rends compte que cette nation est malade par la religion.

 

 

L’ANALPHABETISME RELIGIEUX

 

Toutes les religions du monde ont évolué pour répondre aux besoins spirituels de leurs adeptes, sauf la religion musulmane. Elle est restée figée depuis 15 siècles. Nos doctes nous disent toujours que le Coran est capable à s’adapter à toutes les époques et à tous les espaces. C’est-à-dire, tout y est, ce n’est pas la peine de chercher ailleurs ni de se casser la tête pour penser ou réfléchir.

 

Quand j’étais gosse à l’école, nos professeurs d’éducation religieuse (tous méchants, d’ailleurs et ringards) nous ont sommé par des discours sans fin sur la démocratie en Islam, la liberté en Islam, la famille en Islam, la Justice en Islam… Tout y est beau, tout y est parafait… et pourtant…

 

Les années ont passé et chaque fois je me rends compte que tous ces discours ont été de l’endoctrination pure et simple. Un enseignement vertical pour bourrer la tête des gosses sans défense afin de les « islamiser » dans l’ignorance totale des autres cultures et des autres religions, sans aucune lecture comparative ni critique. Aucune analyse, aucun effort d’observation ni déduction.

 

Dire que le système éducatif tunisien est considéré très « progressiste » par rapport aux pays du Proche Orient et des pays du Golfe où l’on pratique tout simplement un vrai lavage des cerveaux comme chez les sectes pour fabriquer des êtres humains qui parlent comme des perroquets, un langage bourré des versets coranique et des proverbes fatalistes.

 

Tous les intégristes qui pullulent partout dans le monde n’ont qu’une seule idée dans la tête : appliquer un Islam archaïque et réactionnaire dans tout le monde musulman, en première étape (car ils sont beaucoup plus gourmands). Il leur fallait une base pour donner un modèle et ensuite commencer leur guerre sainte qui va aboutir à l’islamisation du monde entier.

 

Ils ont trouvé leur base en Afghanistan et ils ont donné au monde un modèle de société musulmane qui a fait histoire comme étant la honte de l’Humanité : des femmes humiliée, la bourca en drapeau, les instruments musicaux brûlés, les salles de cinéma closes, des livres au bûcher… des hommes enturbannés et barbus qui n’ont rien a envier aux personnages des films péplums des romains ou des perses… un analphabétisme et une misère intellectuelle en trois dimensions.

 

Aujourd’hui, ceux qui manipulent les musulmans sont des individus sataniques bourrés d’argent et de phraséologies pour mener une guerre contre le progrès et la liberté. Ce Ben Laden qui est adoré par 80% des jeunes aurait pu dépenser ses millions pour construire des écoles, des universités et des centres de recherche… mais lui, l’analphabète, n’a pas besoin des hommes cultivés ni des scientifiques. Il a besoin des soldats et des guerriers analphabètes pour poser des bombes et faire éclater les avions.

 

Il faut le dire haut et fort, la religion musulmane est prise en otage par des analphabètes guerriers et sanguinaires, qui diffusent une image misérable de l’Islam, ce qui a généré le manque du respect de la part d’un caricaturiste danois ou d’un cinéaste hollandais qui ont osé se moquer ouvertement de notre religion et de notre prophète.

 

Vous pouvez zapper un jour d’un canal a l’autre sur le satellite égyptien, et vous allez trouvez que le 80 % des programmes sont religieux. On y voit des barbus enturbannés qui crèvent l’écran d’une façon agressive et menaçante pour dicter des interdictions interminables : interdite la démocratie, interdite l’égalité, interdite la tolérance, interdite la liberté, interdit la paix, interdit l’amour, interdite la joie, interdit de penser, de réfléchir, d’interpréter, de critiquer… il faut tout simplement obéir… et les analphabètes obéissent aveuglement car ils n’ont jamais eu des arguments… c’est pour ça qu’il y’a aujourd’hui, dans le monde musulman, plus des kamikazes que des poètes, et beaucoup plus des fetwas que des romans et des tableaux d’art.

 

Trop de religion, une endoctrination a outrance, un appel continu à la guerre des civilisation, des réactions violentes contre la liberté d’expression, une infiltration malsaine dans les rouages de la justice et de la police (voir l’implication des agents, des juges et des avocats dans la fuite du tribunal de l’assassin islamiste qui a tué quatre touristes français en Mauritanie)… l’assujettissement des femmes, la soumission des minorités (berbères, kurdes, juifs, chrétiens…), l’annulation du sens de la citoyenneté (les irakiens chiites croient et obéissent aux lois des ayatollahs de Qom plus qu’aux lois irakiens, la même chose est valable pour les adeptes de Hezbollah au Liban et ceux de Hamas).

 

Bien que je ne suis pas marxiste, mais je suis d’accord avec Marx quand il a lancé la citation célèbre, depuis plus d’un siècle et demi : « La religion est l’opium du peuple », je pense que la foi profonde n’a pas besoin de support. Toutes les religions ont toujours opposé les peuples entre eux et elles ont pu  les soumettre par la crainte du péché et de l’enfer. On joue toujours sur les codes de la carotte et du bâton, et ça, croyez-moi, c’est l’analphabétisme suprême.

 

BALHA BOUJADI, le 7 avril 2008

balhaboujadi@yahoo.es

 

 


 

25ème congrès de l’UGET

Interview de Ezzeddine Zaâtour, secrétaire général

« Notre Organisation doit repousser toute tentation obscurantiste et extrémiste»

 

L’Union Générale  des  Etudiants Tunisiens (UGET) tiendra  (sauf report) sont 25ème congrès  les 25, 26 et 27 avril  2008. Un congrès que ses initiateurs  ambitionnent  qu’il sera celui de la réunification  de toutes les composantes  de la famille estudiantine, une famille décimée  depuis des années par des querelles intestines qui ont gangrené  l’organisation et ont mis à mal  les intérêts des étudiants  et de l’université en général.

Notre invité, aujourd’hui,  est Ezzeddine  Zaâtour, secrétaire général  de l’Organisation. Il nous  parle des préparatifs du congrès, de ses objectifs  et d’autres questions. Interview.

 

• Le Temps : Quelles sont les causes de la crise  que traverse l’UGET depuis des années ?

-Ezzeddine Zaâtour : Deux causes essentielles. Il y a tout d’abord le fait  que  l’Organisation estudiantine  rencontre des difficultés dans l’exercice  de ses activités syndicales au sein des  institutions universitaires. Il n’y a pas  de dialogue sérieux avec l’   UGET pour remédier aux problèmes syndicaux ce qui l’a poussée à recourir à  la contestation. En plus,  il y a le désintéressement des étudiants  pour l’action syndicale  et politique.

•Cela est dû à quoi ?

-Il y a un problème de communication au sein de l’organisation estudiantine et aussi le manque de mécanismes modernes de travail. Il  y a aussi la peur de l’action syndicale  et politique en général  et ce phénomène est mondial.

• Revenons aux causes de la crise.

-La deuxième  cause est subjective   et elle tient à l’existence au sein de l’organisation de luttes intestinales et aussi des luttes entre les courants politiques pour s’approprier l’UGET.

• Quelles sont, d’après vous les remèdes pour sortir   de cette crise ?

-Pour que l’organisation estudiantine réussisse à redorer  son blason et éradiquer   les causes à l’origine  des maux qui la rongent,   il faut qu’elle revienne aux  étudiants. Qu’elle soit l’organisation des étudiants. Une organisation indépendante et autonome loin de tous les courants  politiques. Il ne faut pas que les étudiants fassent d’amalgames politico-syndicales et l’appartenance à un parti politique. Il faut  une totale démarcation entre les deux  appartenances et se limiter, dans l’action, aux statuts   et aux règlements  de l’organisation.

• L’organisation s’apprête à tenir son 25ème congrès, où en sont les  préparatifs d’autant plus que c’est  un congrès qui  ambitionne  d’être celui  de la réunification ?

-Toutes les  composantes  de la famille estudiantine ont entamé dès décembre  2006 des discussions pour mettre fin aux  différends qui les déchirent. Ces discussions ont  porté leurs fruits. Ainsi, lors des élections des représentants des étudiants dans les conseils scientifiques  au sein des institutions universitaires, l’UGET a présenté des listes unifiées et aussi constitué   une commission nationale chargée de préparer le congrès où sont représentées toutes les composantes. Cette commission s’est réunie à plusieurs reprises et a appelé la commission administrative à fixer  la date du congrès  de réunification.

•Mais  les  représentants  des socialistes de gauche se sont retirés de cette commission ?

-Les camarades  socialistes de gauche ont participé aux discussions, aux  élections  des conseils scientifiques   et à plusieurs réunions de la commission nationale   chargée de préparer  le congrès. Mais   et sans aucun motif valable, ils ont  décidé et brusquement de faire  cession   et de rompre nos accords  et ont commencé depuis un certain moment à s’adonner à des pratiques   politico-partisanes qui  n’ont aucune relation avec  le congrès de réunification.

• Vous espérez qu’ils réintègreront la commission ?

-Nous tenons à ce qu’ils participent  au congrès. Mais, s’ils ne veulent pas  ils se seront exclus  d’eux-mêmes.

• Vous allez briguer un autre mandat ?

-Non, j’ai   dépassé la période estudiantine et c’est à la nouvelle génération  de prendre les commandes.

• Quel est    l’état des  relations de l’organisation  avec le ministère de tutelle ?

-L’UGET  traverse une période difficile.  Elle n’a pas reçu depuis plus d’un an  le financement public. Il y a une vingtaine de représentants  de l’UGET qui sont  renvoyés par  les conseils de discipline et il y a aussi des jugements par contumace  pour certains adhérents   avec tout cela  le blocage de dialogue avec le ministère sur nos revendications   et la non participation de l’UGET  aux différents dossiers concernant l’université.

• Revenons au congrès, quels en sont les autres objectifs en dehors de l’impératif de réunification ?

La consolidation des assises de l’organisation estudiantine et de ses constantes progressistes et modernes contre toute forme  d’obscurantisme et d’extrémisme d’où qu’elles viennent.

 

Interview  réalisée par  Néjib SASSI

 

(Source : « Le Temps Lundi » (Hebdomadaire – Tunis), le 7 avril 2008)


Rencontre Internationale du film documentaire à Tunis :

« Ouled Lénine » de Nadia El Fani

Un rendez-vous manqué avec l’Histoire

 

Qu’une cinéaste prenne la caméra pour faire un film en hommage à son père  quoi de plus légitime, de surcroît quand ledit père se trouve être une personnalité respectée et connue pour son intégrité et la sincérité de son engagement politique.

 

Que ce film choisisse de mettre en lumière le parcours politique du père  et de certains de ses compagnons de  lutte, soit, à condition que l’on prenne conscience des enjeux  qu’implique une telle démarche : L’obligation de trouver la bonne distance par rapport au sujet filmé en dépit de sa proximité, une responsabilité face à l’Histoire.

 

« Ouled Lénine » documentaire de Nadia El Fani  est centré autour de la figure de Béchir el Fani son père. Ce militant communiste constitue le point de départ  et le relais à partir duquel le film se déploie en  une investigation plus large sur l’histoire du parti communiste tunisien. Voilà pour les intentions de départ.

 

Le documentaire  commence sur Béchir El Fani qui revient sur les lieux de son enfance, à Sousse. Il est accompagné dans ses pérégrinations par sa fille , nous voilà à Paris avec Serge Toubiana, critique de cinéma,  puissant directeur de la cinémathèque française, Soussien de naissance et dont les parents surtout la mère étaient communistes. Digression un peu étonnante, fallait-il aller jusqu’ à Paris pour trouver  un natif de Sousse dont les parents avaient été communistes ? Admettons. Béchir El Fani parle de son adhésion au parti communiste, des débuts de son activisme dans la période qui a juste précédé l’indépendance.

 

Puis vient l’indépendance, illustrée par un plan sur le retour de Bourguiba le premier Juin 1955, donc consécutif à la signature  par la Tunisie et la France des accords d’autonomie interne. Ce plan sous-titré le 20 Mars 1956 indépendance de la Tunisie est significatif de quelque chose qui ira se confirmant tout le long du film, l’impréparation de la réalisatrice sur les questions d’histoire. Ceci est perceptible à travers le montage et  les témoins qui semblent tous avoir été choisis dans l’entourage immédiat du père. Notre propos n’est pas de remettre en question la sincérité des témoignages, l’engagement et le patriotisme d’un Gilbet Naccache pour ne citer que lui sont indiscutables. Ce qui est discutable par contre, c’est l’ambition qu’affichera progressivement le film à se présenter comme un documentaire sur l’histoire du parti communiste tunisien. Histoire à deux voix celle de Béchir El Fani et celle de Mondher Haj Ali, plus quelques murmures, ceux de Gilbert Naccache, de Sophie et Juliette Bessis, de Neila Jrad et Laila Adda et de Serge Toubiana encore lui (mais tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes). Pour qui connaît un peu l’histoire de du PCT, c’est un peu léger, partiel et partial, d’autant plus que la candeur des questionnements de  la réalisatrice trahit son manque de maîtrise du sujet. Il est légitime à ce niveau de se poser la question de la représentativité de ces deux voix à servir de seul fil conducteur à une histoire qui a connu d’autres protagonistes mystérieusement absents de ce documentaire, un Georges Adda ou feu Béchir Ennafaa ( encore en vie au moment du tournage du film) n’auraient pas été de trop , loin de là , même s’ils représentaient à en croire le film l’orthodoxie du parti par rapport à l’hétérodoxie incarnée par Béchir el Fani , Bouarrouj et son fils spirituel Mondher Haj Ali.

 

 L’auteur semble s’être laissée guider dans sa recherche par le seul souvenir de son père, ce faisant, elle s’est mise dans l’impossibilité de trouver la bonne distance  par rapport à son sujet. Un travail sur la mémoire qui est elle-même de l’ordre de la représentation aurait été louable en soi s’il était  assumé en tant que tel, mais que cette mémoire s’érige en Histoire ,  voilà que l’ensemble de l’édifice s’écroule. Le cinéaste n’est pas tenu de faire œuvre d’historien, mais il ne peut prétendre aborder un documentaire aux ambitions historiques sans point de vue sur l’histoire. C’est ce point de vue qui manque cruellement au film et lui donne cette forme  hybride entre le documentaire intimiste et le documentaire historique. L’absence de point de vue confère à ce qui relève d’un travail d’anamnèse, le statut de vérité historique que rien ne vient contredire.

 

IKBEL ZALILA

 

(Source : « Le Temps Lundi » (Hebdomadaire – Tunis), le 7 avril 2008)


 

 

Il museo della memoria del mare

Gabriele Del Grande

 

Mamadou va a morire è un reportage che racconta le vittime dell’immigrazione clandestina. Migliaia di giovani morti nel tentativo di raggiungere l’Europa, scomparsi nelle acque del Mediterraneo, nel deserto del Sahara, nei campi minati o nelle carceri dei paesi dell’Africa. I loro carnefici non hanno un volto definito ma sono comunque ravvisabili negli effetti delle colonizzazioni, della globalizzazione, nella tendenza alla sopraffazione che spesso accompagna i comportamenti degli uomini. Gabriele Del Grande è l’autore di questo reportage. Con la sua autorizzazione ne riproduciamo una pagina significativa.

 

 

….Lungo le spiagge tra Zarzis e Ras Jedir, ogni giorno dopo il turno alle poste, Mohsen Lidhiheb raccoglie da undici anni gli oggetti consegnati dal mare lungo 150 chilometri di spiagge. Sono soprattutto bottiglie di plastica, ma anche tavole da surf, canapi, testuggini, lampade al neon, elmetti, spugne, tronchi di legno, palloncini scoppiati.

 

Moshen ne ha creato un museo, il Museo della memoria del mare. Una memoria di plastica, fatta di opere d’arte sui paradossi dell’uomo moderno, costruite con i rifiuti recuperati nelle spedizioni ecologiche sul mare. Una delle installazioni, al centro del giardino circondato da mura di bottiglie di plastica colorate, è dedicata a Mamadou. È una montagna di almeno 150 paia di scarpe. Sono scarpe nuove, sono scarpe sportive e giovani. Roba che non si butta. Sono le scarpe dei naufraghi. Moshen le custodisce insieme ad un centinaio di camicie, giacche, pantaloni, maglioni e magliette recuperati a riva, strappati dai corpi sepolti nel mare. Sono tutti lavati e appesi in modo ordinato sotto una tettoia. “Sono l’unico monumento che ricorda la strage che sta avvenendo quaggiù” dice Moshen. Da qualche anno il mare consegna i corpi dei naufraghi alle spiagge di Zarzis.

 

Fuori dalla città, verso Ben Garden, vicino alla frontiera, esiste addirittura una specie di cimitero segreto, tra le dune. Nessuno sa dove sia, ma è sicuro che vi siano sepolte almeno una sessantina di persone. Prima li portavano nei cimiteri di Zarzis, ma poi sono diventati troppi. E l’odore acre che bruciava nell’aria dopo il passaggio del camion coi corpi tardava a sparire. Moshen nelle sue spedizioni ha ritrovato tre cadaveri e altri tre pezzi di corpi. La prima volta nell’agosto del 2002.

 

“Da qualche giorno si diceva in giro del ritrovamento di parecchi cadaveri sulle spiagge di Zarzis. La gente mi chiedeva se avessi trovato la mia parte di naufraghi, scherzando. Ma io non scherzavo affatto. Ogni volta che entravo in acqua sentivo l’angoscia salire allo stomaco. Avanzavo con cautela, ero scalzo, avevo paura di toccare uno dei cadaveri sottacqua. Il mare mi aveva consegnato prima l’immondizia del nord, giunta dal Canale di Sicilia. Poi i messaggi in bottiglia che parlavano della crisi dell’uomo moderno e finalmente le onde mi portavano la prima vittima in carne e ossa della corsa verso l’Occidente. L’avevo visto da lontano. All’inizio sembrava una tartaruga rivolta sul guscio.

 

Quando mi sono accorto che era un essere umano mi sono sentito mancare, il battito del cuore mi assordava. Era là bocconi, coperto dalle alghe fino al ginocchio e sopra la testa. Taglia media, quel corpo muscoloso in vita era stato consumato dal sole e dalle onde, la pelle beige. Con le lacrime agli occhi ho recitalo il Corano e ho pregato Mosè, Cristo e tutti gli dei perché dessero la pace all’anima di Mamadou. Poi ho gridato con tutte le corde della rabbia la mia collera. Non ho voluto fare foto al mio amico, perché il suo corpo, il suo spirito, la sua bellezza appartengono soltanto a dio”.

 

……Accanto al mucchio di scarpe al museo, Mamadou e la principessa annegata. Due manichini di legno con indosso i panni dei naufraghi. Cappellino e tuta di nylon per lui. Mezzo busto rosa lei. A pochi passi un sole di grosse ampolle di tungsteno e raggi di neon abbracciato da un grande canapo.

 

…….“ Mamadou dì a tua madre che sei stato il benvenuto, e che abbiamo pregato perché tu sia benedetto. Mamadou racconta al tuo dio, qualunque esso sia, quanto l’uomo soffra e si affligga. Mamadou va’ dai tuoi fratelli e dì loro che la felicità non era altrove e che forse era tutto una maledetta chimera”.

 

(Source:  « Il Manifesto Sardo » (Bi-hebdomadaire – Sardaigne – Italie), le 1er avril 2008)

Lien : http://www.manifestosardo.org/?p=482

 

 


 

Droits de l’homme: coup d’envoi de l’examen universel

Les ONG de Bahrein très déçues

 ATS, le 7 avril 2008 à 16h02

Genève (ats) Le coup d’envoi du nouvel examen du respect des droits de l’homme par tous les Etats membres de l’ONU a été donné lundi. Au terme de la discussion sur le premier pays, Bahrein, les

ONG ont exprimé leur vive déception.

 

« Il était complètement inutile de gaspiller de l’argent pour venir à Genève. Nous rentrons complètement déçus », a déclaré à la presse Nabeel Rajab, du Centre pour les droits de l’homme à Bahrein. « De notre point de vue d’ONG, cet exercice est un échec complet », a-t-il ajouté.

 

« Le Conseil des droits de l’homme n’a pas donné suite à nos recommandations », a regretté pour sa part Antoine Madelin, directeur de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). « De nombreux pays n’ont fait que féliciter la délégation de Bahrein », a-t-il dit.

 

Un monologue

 

Le représentant de la FIDH a aussi déploré qu’un grand nombre de pays, en dehors de la région arabe, n’aient pas pris la parole et n’aient pas participé à cette première séance de l’examen périodique universel (EPU).

 

Pour Farida Golam, de la société des droits de l’homme de Bahrein, le principal problème, celui de la minorité chiite, n’a pratiquement pas été évoqué. De même pour les droits des femmes. « Ce fut un monologue plutôt qu’un dialogue », a estimé pour sa part Abbas Omran.

 

La délégation de 27 personnes du gouvernement de Bahrein, dirigée par son ministre des affaires étrangères, a surtout dû se justifier sur le dossier de la protection accordée aux travailleurs migrants. Au total, 36 pays ont pris la parole sur le rapport de Bahrein pendant les trois heures prévues pour l’examen.

 

Journée historique

 

En ouvrant la réunion lundi matin, le président du Conseil Doru Romulus Costea avait qualifié la journée d' »historique », après deux ans de travaux préparatoires.

 

Ce nouveau mécanisme a été créé par l’Assemblée générale de l’ONU en même temps que le Conseil des droits de l’homme dans sa résolution du 15 mars 2006 dans le but de mettre fin à la « sélectivité » dénoncée par les pays en développement. Ses modalités ont été adoptées en septembre 2007 par le Conseil.

 

Pour chaque pays, un groupe de trois pays rapporteurs (troïka) a été tiré au sort au sein des groupes régionaux afin de faciliter chaque examen. Les ONG critiquent le fait que des pays doivent juger d’autres pays. Les rapports présentés aux comités de suivi des organes de traités sont, eux, analysés par des experts indépendants.

 

Mardi, ce sera au tour de la Tunisie de subir cette épreuve. Les associations tunisiennes de Suisse ont déjà dénoncé « un exercice de courtoisie ».

 

(Source : www.rsr.ch (Suisse), le 7 avril 2008)

 

 


 

Maroc : neuf islamistes s’échappent de la prison de Kénitra

 AFP, le 6 avril 2008 à 14h43

RABAT , 7 avr 2008 (AFP) – Neuf détenus islamistes condamnés à de lourdes peines à la suite des attentats de Casablanca, au Maroc, en 2003 se sont échappés lundi de la prison de Kenitra, au nord de

Rabat, a annoncé le ministère de la Justice.

Dans un communiqué cité par l’agence de presse MAP, le ministère précise que « l’évasion a été constatée lundi matin par l’administration pénitentiaire et que toutes les dispositions ont été prises pour retrouver les prisonniers évadés et déterminer lesresponsabilités ».

Interrogé par l’AFP, Abderrahim Mahtade, président de l’association Annassir de soutien aux prisonniers islamistes, a répondu qu’ils « avaient réussi à s’enfuir lundi après la prière de

l’aube, c’est-à-dire vers 05H30 (locales et GMT). Il s’agit de personnes condamnées à des peines allant de 20 de prison à la réclusion criminelle à perpétuité ».

Les attentats de Casablanca avaient fait 45 morts dont 12 kamikazes.

Les détenus islamistes marocains sont estimés à plus de 900 répartis sur une dizaine de prisons.

Le 7 décembre 2007, un gros bonnet de la drogue, Mohamed Ouazzani, alias Nini, s’était fait la belle de cette même prison et le ministère de la Justice n’avait été avisé de son évasion qu’une semaine plus tard.

Le 1er janvier, huit gardiens de cette même prison avaient été condamnés à des peines allant de deux mois à deux ans de prison pour avoir aidé à l’évasion.

 

AFP

 


 

 

L’ultime bain de foule de Saddam Hussein gravé dans la mémoire de Bagdadis 

AFP, le 7 avril 2008 à 06h18

Par Jay DESHMUKH

 

BAGDAD, 7 avr 2008 (AFP) – Ses palais en ruine, ses rêves de puissance écroulés, et sa capitale livrée aux chars américains, Saddam Hussein était en fuite, le 9 avril 2003.

Il avait échoué dans son ultime bras de fer avec l’Amérique, et savait que son règne sans partage s’achevait.

Mais l’homme, sorti de la misère d’un village déshérité pour se hisser au pouvoir, s’est offert une ultime bravade, un dernier défi aux bombes intelligentes qui le traquaient, de cache en cache, depuis trois semaines.

Saddam Hussein, en uniforme militaire vert olive, entouré de quelques fidèles, s’accordait un bain de foule final, un adieu à ceux qui jusqu’à la dernière minute ont cru qu’il pouvait faire un miracle.

Abou Rima, un habitant du fief sunnite d’Adhamiyah dans le nord de Bagdad, garde en mémoire l’apparition de celui qui a façonné le destin de l’Irak pendant un quart de siècle. « Les images me reviennent comme dans un film », raconte à l’AFP cet ancien professeur de 65 ans, encore ému à l’évocation de cette journée. « C’était le mercredi 9 avril, devant la mosquée Abou

Hanifa. Cette date est gravée dans mon coeur. »

« Juste quelques heures avant que les chars américains n’atteignent la place Ferdaous et déboulonnent la statue de Saddam, il était avec nous », poursuit ce nostalgique de l’ancien régime.

La courte apparition du dictateur en fuite était retransmise en direct par la télévision d’Etat dans l’un de ses derniers programmes, avant de tomber aux mains des Américains.

Sur les images, une petite foule en liesse saluait Saddam Hussein, monté sur le capot d’une voiture pour une dernière harangue.

« Je promets au peuple d’Adhamiyah des monuments d’or dès que nous aurons vaincu les Américains », avait-il lancé.

Il ne tiendrait pas sa parole. Arrêté le 13 décembre 2003, il a été pendu le 30 décembre 2006.

« Ce n’était pas la première fois que je voyais Saddam », raconte encore Abou Rima, ancien membre du parti Baas comme bon nombre d’habitants du quartier. « Je me suis précipité pour lui serrer la main. Je l’ai embrassé sur la poitrine et l’épaule ».

« Une femme lui a dit: +Abou Oudaï, vous avez l’air fatigué+. Il a répondu qu’il n’était pas fatigué, que l’Irak serait victorieux.

Quelques secondes plus tard, il s’est engouffré dans une Mercedes qui est partie en trombe », ajoute-t-il.

Un autre habitant, Mohammed al-Obeïdi, confie que Saddam Hussein avait effectivement les traits tirés ce jour-là, mais qu’il n’avait rien perdu de son « charisme ».

« Quand il nous parlait, j’étais si transporté que je cherchais un fusil pour tirer en l’air en signe de victoire sur les Américains », avoue-t-il.

Pourtant, non loin d’Adhamiyah, sur la place Ferdaous, d’autres Irakiens abattaient et détruisaient à grands coups de masses une haute statue de bronze de Saddam Hussein, bras levé, trônant sur un

socle en marbre entouré de 37 colonnes.

Abou Rima refuse de voir en Saddam Hussein un criminel. Pour lui, c’est au contraire un « héros ». « Il est venu nous parler quand les hélicoptères américains tournoyaient dans le ciel à sa recherche », dit-il.

Saddam Hussein est reparti entouré de son ministre de la Défense, Sultan Hachem al-Tai, aujourd’hui condamné à mort, l’un de ses fils Qoussaï, tué en juillet 2003 avec son frère Oudaï, et son garde du corps Abid Hammoud.

Abou Abdoullah, un ancien fonctionnaire de 61 ans, assure que Saddam a passé la nuit du 9 au 10 avril dans une mosquée du quartier d’Adhamiyah avant « de franchir tôt le matin le Tigre à bord d’une

embarcation et de disparaître ».

Depuis le départ de Saddam Hussein, l’Irak a sombré dans le désespoir et le chaos, pour Abou Rima, mais la guerre n’est « pas encore terminée ». « Saddam coule dans mes veines », assure-t-il.

« Adhamiyah a été le dernier quartier à tomber entre les mains des Américains. Mais notre combat n’est pas fini. Un jour, nous allons gagner », lance Abou Rima.

 

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