6 juillet 2001

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TUNISNEWS

Nr 416 du 06/07/2001

 

 .
  • LES TITRES DE CE JOUR:

  1. Affaire  Sihem Ben Sedrine suite

  2. Communiqué de soutien du congrès constitutif du RAID (Attac Tunisie)

  3. Harlem Désir, Olivier Dupuis et Roselyne Vachetta: COMMUNIQUE DE PRESSE

  4. L’éditorial de Jean Daniel : Le retour en Tunisie

  5. L’Association des Journalistes tunisiens « gèle » ses relations avec RSF

  6. Carlos Menem en prison


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Dossier Sihem Ben Sedrine

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http://www.zeitounatv.com/arnews2.htm#ppsihem


C.R.L.D.H.  Tunisie
Comite pour le Respect des Libertes et des Droits de l Homme en Tunisie
 
I

NFORMATIONS – 6 JUILLET 2001

L audition de Sihem Bensedrine le 5 juillet 2001

_____________________________________

Les avocats  se retirent . Journee historique au Palais de Justice. La demande de liberte provisoire est refusee.  Sihem, au moral inebranlable,  est renvoyee a la prison des femmes de « La Manouba ».

Arrêtee le 26 juin 2001 a son retour a Tunis, Sihem Bensedrine a comparu le jeudi 5 juillet 2001 devant le juge d instruction (quatrieme bureau) du Tribunal de Premiere Instance de Tunis. Cette audition avait ete precedee par la multiplication des tracasseries a l egard de ses avocats concernant l organisation des visites mais aussi par une importante  mobilisation nationale et internationale. Le 3 juillet 2001, en particulier, a 12H30, un rassemblement avait ete organise devant la prison des femmes de « La Manouba » pour reclamer sa liberation. Ce rassemblement constitue une premiere a laquelle les autorites ont repondu par un deploiement policier agressif et disproportionne.

Le jeudi 5 juillet, une centaine de personnes, representant les differentes associations et sensibilites autonomes au sein de la societe civile, se sont rassemblees sur le passage de Sihem pour lui exprimer,  de façon emouvante a son arrivee au Palais de Justice, leur solidarite et pour reclamer sa liberation ainsi que des garanties pour une justice independante. Plusieurs observateurs d ONG internationales et des missions diplomatiques en Tunisie etaient presents au Palais de Justice. Parmi eux figuraient, notamment, Abdelaziz Bennani, president du reseau euro-mediteranneen des droits de l homme (REMDH) et Maître Latifa Ouezzani, avocate marocaine mandatee par Amnisty Internationale.

L audition a ete precedee par d interminables tractations avec le magistrat instructeur qui a refuse d envisager le transfert de la seance dans un local moins exigu, exigeant que, sur les 167 avocats constitues, seuls une vingtaine d entre eux assistent a l audition. Les avocats, en accord avec Sihem Bensedrine, ont decide de se retirer pour protester contre les difficultes rencontrees pour lui rendre visite, l impossibilite de leur presence dans le bureau du juge et les tergiversations concernant les chefs d inculpation dont ferait l objet Sihem.

Maître Raouf Ayadi, membre du Conseil de l Ordre, a ete charge de cette protestation qu il a faite, dans le bureau du juge d instruction, en presence de 34 de ses confreres et consoeurs.

Le juge a pris acte de cette protestation et du refus de Sihem d accepter les atteintes flagrantes aux droits de la defense et aux garanties d une procedure et d un proces equitables qui se sont multipliees depuis son arrestation.

Sihem Bensedrine – qui a pu rencontrer dans le bureau du juge son mari Omar Mestiri et ses deux fils Khaled (25 ans) et M hamed  (20 ans) – s est vue confirmer les deux chefs d inculpation retenus contre elle : « diffamation a l encontre de particuliers » et « propagation de mauvaise foi de fausses nouvelles de nature a troubler l ordre public ».

Le premier chef d inculpation se refere aux propos tenus par Sihem concernant, d une part, les malversations et les trafics d influence de Moncef Trabelsi l un des beaux-freres du Chef de l Etat et, d autre part, les
commentaires faits publiquement, dans l exercice de sa fonction, et en presence d avocats, par un magistrat – Jedidi Ghenia – qui a mis en cause, de façon vehemente, le principe même de la presomption d innocence, estimant que tout prevenu est, a ses yeux, coupable.

Le second chef d inculpation – qui peut être sanctionne par trois annees de prison ferme – est relatif aux photos, dont Sihem a fait etat, d un detenu de droit commun – Abderrahman Ghinaoui – decede en detention a la suite des violences et des tortures qu il a subies en prison et auxquelles il a repondu par une greve de la faim de 45 jours. Le 9 mars 2001, il decede et, a l occasion des obseques, sa famille constate des traces evidentes de sevices. Une enquête administrative a alors, semble-t-il, ete decidee et une procedure judiciaire ouverte. Sihem Bensedrine a fait etat de photos montrant les traces des sevices et prises apres deces et autopsie. La LTDH et le CNLT avaient  denonce, dans des communiques, les conditions tragiques d incarceration et d interrogatoire de Ghinaoui. Sihem Bensedrine n a donc fait que reprendre des informations deja rendues publiques et elle a montre des photos irrecusables.

Les deux chefs d inculpation se referent a l emission « Le Grand Maghreb » de la chaîne « Al Mustaquella » qui emet, a partir de Londres, sous la direction de Hachemi El Hamdi. C est a la suite de ces emissions que Mohamed Moadda, president du Mouvement Democrate Socialiste, a ete embastille le 18 juin dernier et s est vu retirer le benefice de la liberation conditionnelle qui lui avait ete accordee en decembre 1996. Detenu pour une periode de plus de neuf ans et demi ( !), il n a pu, jusqu ici, rencontrer aucun avocat et il a entame, le 29 juin, une greve de la faim.  La chaîne « Al Mustaquella », son
directeur et l un de ses principaux animateurs – Zohair Latif – ont fait l objet depuis de pressions, a leur egard et a l egard de leurs familles, ainsi que d une tres violente campagne de diffamation et d injures justement denoncee par de nombreuses instances, nationales et internationales, de defense des droits humains et des interêts de la profession (cf., notamment, l article immonde de Moncef Gouja, Directeur du quotidien « La Presse de Tunisie », qui occulte la periode 1997-2000 de relations privilegiees entre les autorites tunisiennes, y compris Ben Ali lui-même, et le directeur de la chaîne incriminee presente comme un nouveau Ben Laden !).

Pour en revenir a Sihem, notons que le deuxieme chef d inculpation contredit totalement l argument fallacieux, developpe par le parti gouvernemental tunisien (RCD), en reponse a la reaction du Parti Socialiste Français. Dans cette reponse, le RCD avait, en effet, pretendu que la justice reagissait a un different (diffamation) entre particuliers (notamment le magistrat qui a assigne Sihem pour « outrage a sa personne en tant que magistrat et atteinte au corps judiciaire »), et que l Etat tunisien n etait nullement implique !

Les avocats de Sihem Bensedrine ont depose, avant leur retrait, une demande de mise en liberte provisoire. Le juge d instruction n  y a, pour le moment, pas donne suite et Sihem a ete reconduite en cours d apres-midi a la prison des femmes de « La  Manouba ».

En attendant, Sihem affiche un moral a toute epreuve et la campagne de solidarite, nationale et internationale, – sur laquelle nous reviendrons – continue de se developper (societe civile tunisienne, organisations arabes et internationales de defense des droits humains, rapporteurs des Nations-Unies, Union Europeenne, Parlement Europeen – dont trois deputes se rendent a Tunis le vendredi 6 juillet -, Commission et Conseil Europeens, demarches officielles française – M. Josselin –,  belge, americaine, anglaise, suedoise, etc…).

Paris, le 6 juillet 2001


ÇáÊæÞíÊ ÇáãÍáí ÇáÓæíÓÑí 01:50, ÇáÓÈÊ 07.07.2001

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06.07.2001 – 15:09


Le Figaro,

du 6 juillet 2001

Page 2.

TUNISIE Droits de l’homme

Sihem Bensedrine reste en prison

Thierry Oberlé

Arrêtée le 26 juin à Tunis, Sihem Bensedrine, la figure de proue du mouvement de défense des libertés en Tunisie, a été présentée hier pour la première fois devant un juge d’instruction. Animatrice du magazine en ligne Kaiima et porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie {CNLT), M™ Bensedrme a été appréhendée à l’aéroport de Tunis âpres être intervenue à Londres sur les écrans de la chaîne de télévision arabe AlMustaquilla. La militante des droits de l’homme avait dénoncé la. corruption régnant, selon eue, dans son pays. Eue est officiellement accusée d’avoir mis en cause en direct un juge tunisien. Ce dernier l’a assignée pour « outrage à sa personne en tant que magistrat et atteinte au corps Judiciaire », Quelque 200 avocats s’étaient constitués pour la défense. Ils se sont retirés avant le début de l’audience pour protester contre. Arrêtée le 26 juin à Tunis, Sihem Bensedrine, la figure de proue du mouvement de défense des libertés en Tunisie, a été présentée hier pour la première fois devant un juge d’instruction. Animatrice du magazine en ligne Kaiima et porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie {CNLT), M™ Bensedrme a été appréhendée à l’aéroport de Tunis âpres être intervenue à Londres sur les écrans de la chaîne de télévision arabe AlMustaquilla. La militante des droits de l’homme avait dénoncé la. corruption régnant, selon eue, dans son pays. Eue est officiellement accusée d’avoir mis en cause en direct un juge tunisien. Ce dernier l’a assignée pour « outrage à sa personne en tant que magistrat et atteinte au corps Judicidire », Quelque 200 avocats s’étaient constitués pour la défense. Ils se sont retirés avant le début de l’audience pour protester contre une « restriction » des droits de la prévenue. Slhem Benaeditiie a refusé de répondre aux questions. Peux de ses défenseurs ont plaidé sa remise en liberté conditionnelle. Des membres du corps diplomatique accrédités à Tunis, notamment des Hollandais, Suisses, Britanniques et Américains, étaient présents dans la salle ainsi que des militants de l’opposition.

 La justice tunisienne a. flnalement confirmé son maintien en détention dans la prison pour femmes de Manouba.

 Le sort qui va être réservé dans les prochains jours à Slhem Bensedrine est un nouveau test sur les intentions du pouvoir dans le domaine dos libertés publiques. Le régime fait depuis plusieurs mois souflier le chaud et le froid sur ce dossier. Nommé en février le nouveau mmistre des Droits de l’homme, Slaheddme Maâoul, a promis une ouverture politique. Celle-ci est sans cesse repoussée alors que la Tunisie s’apprête à organiser en septembre les Jeux méditerranéens. Pour l’heure, le raidissement semble être de mise.

 Commentaire de Mondher Sfar:

Au moment où le lobby de Ben Ali tente de réfréner les média occidentaux dans leur simple métier de couvrir les événements, en l’occurence ceux qui se passent dans notre cher pays, il est toujours agréable de dire notre gratitude à tous ceux qui continuent à n’écouter que leur devoir, le simple devoir de dire l’actualité. La Figaro mérite ainsi notre sincère gratitude.
Mondher Sfar

AL SHARQ AL AWSAT

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ÑÔíÏ ÎÔÇäÉ )
05-07-2001

ÍÖ äæÇÈ ãä ÃÍÒÇÈ ÇáãÚÇÑÖÉ ÇáÑÓãíÉ¡ Ýí ÎØæÉ ÛíÑ ãÓÈæÞÉ ÃãÓ¡ Úáí ÇØáÇÞ ÒÚíã ÍÑßÉ ÇáÇÔÊÑÇßííä ÇáÏíãæÞÑÇØííä ãÍãÏ ãæÇÚÏÉ æÇáäÇØÞÉ ÈÇÓã ÇáãÌáÓ ÇáæØäí ááÍÑíÇÊ ÇáäÇÔÑÉ ÓåÇã Èä ÓÏÑíä¡ ÝíãÇ äÞá ÇáäÇÆÈ ãÎÊÇÑ ÇáÌáÇáí ãØáÈ ÇáÚÝæ ÇáÚÇã ÇáÐí ÃØáÞÊå ÑÇÈØÉ ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä æÃÍÒÇÈ ãÚÇÑÖÉ ÃÎíÑÇð Åáí ÍÑã ÇáÈÑáãÇä. æÑÃí äæÇÈ íäÊãæä Åáí ÃÍÒÇÈ ÇáãÚÇÑÖÉ ÇáããËáÉ Ýí ãÌáÓ ÇáäæÇÈ¡ Çä ÇáÍßæãÉ ÊæÎÊ æÓÇÆá ÞÖÇÆíÉ æÃãäíÉ áÊÓæíÉ ÎáÇÝÇÊ ãÚ ãÚÇÑÖíåÇ æÍÖæÇ Úáí ÇáÊÚÇØí ÇáÓíÇÓí ãÚåã. áßä æÒíÑ ÇáÚÏá ÈÔíÑ ÇáÊßÇÑí äÝí Ãä Êßæä åäÇß ãÚÇáÌÉ ÞÖÇÆíÉ áãÓÇÆá ÓíÇÓíÉ ¡ æÔÏÏ Úáí Ãä ÇáÇäÊãÇÁ Åáí ÍÒÈ ÓíÇÓí áÇ íÖÚ ÕÇÍÈå ÝæÞ ÇáÞÇäæä
æßÇäÊ ãäÇÓÈÉ ÇáÌÏá ÚÑÖ ãÔÑæÚ áÊÚÏíá ÞÇäæä íÊÚáÞ ÈÇØáÇÞ ãÔÑæØ ááÓÌäÇÁ Úáí ãÌáÓ ÇáäæÇÈ ÇáÐí ÊÓíØÑ Úáíå ÃßËÑíÉ ãä ÇáÊÌãÚ ÇáÏÓÊæÑí ÇáÏíãæÞÑÇØí (ÇáÍÇßã). æßÇä áÇÝÊÇð Ãä äæÇÈÇð ãä ÍÑßÉ ÇáÊÌÏíÏ (ÇáÍÒÈ ÇáÔíæÚí ÓÇÈÞÇð) æ ÇáÇÊÍÇÏ ÇáÏíãæÞÑÇØí ÇáæÍÏæí æ ÍÑßÉ ÇáÇÔÊÑÇßííä ÇáÏíãæÞÑÇØííä ØáÈæÇ ÅÚáÇä ÚÝæ ÚÇã æÇáÇÝÑÇÌ Úä ãæÇÚÏÉ ÇáÐí ÃÚíÏ Åáí ÇáÓÌä äåÇíÉ ÇáÔåÑ ÇáãÇÖí ÈÚÏãÇ ÃáÛí æÒíÑ ÇáÏÇÎáíÉ ÞÑÇÑ ÇáÚÝæ ÇáÐí ÛÇÏÑ ÈãæÌÈå ÇáÓÌä ÇáÚÇã 7991¡ ãÇ íÚäí Ãäå ÓíãÖí ÃßËÑ ãä ÊÓÚ ÓäæÇÊ Ýí ÇáãÚÊÞá.
ßÐáß ØáÈ ÇáäæÇÈ ÇáãÚÇÑÖæä ÇØáÇÞ ÇáäÇÔÑÉ ÓåÇã Èä ÓÏÑíä ÇáÊí ÇÚÊÞáÊ ÇáÃÓÈæÚ ÇáãÇÖí áÏí ÚæÏÊåÇ ãä ÇáÎÇÑÌ æÇÍíáÊ Úáí ÇáÞÖÇÁ ÈÊåãÊí äÔÑ ÃÎÈÇÑ ÛíÑ ÕÍíÍÉ æÞÐÝ ÇáÓáØÇÊ ÇáÞÖÇÆíÉ.
æÊãËá Èä ÓÏÑíä Çáíæã ÃãÇã ÞÇÖí ÇáÊÍÞíÞ Ýí ÞÕÑ ÇáÚÏá Ýí ÇáÚÇÕãÉ ÊæäÓ áÇÓÊÌæÇÈåÇ Ýí ÔÃä ÇáÊåãÊíä Ýí ÍÖæÑ ÇáÏÝÇÚ.
æÃßÏ äæÇÈ Ãä ÇáÇÝÓÇÍ Ýí ÇáãÌÇá ááÊÚÈíÑ Ýí ÏÇÎá ÇáÈáÏ ÓíÞÝá ÇáÈÇÈ ÃãÇã ÇááÌæÁ Åáí ÇáÎÇÑÌ¡ Ýí ÅÔÇÑÉ Åáí ÇÏáÇÁ ÓíÇÓííä æäÔØÇÁ ÊæäÓííä ÈÊÕÑíÍÇÊ áÝÖÇÆíÇÊ ÚÑÈíÉ ÇÚÊÈÑÊ ÊÍÇãáÇð Úáí ÇáäÙÇã. áßä äæÇÈ ÇáÏÓÊæÑí ÑÏæÇ Úáí ãÏÇÎáÇÊ ÒãáÇÆåã æÑÃæÇ Ãä ÇáÊÌÑíÍ æÇáÞÐÝ íÓÊæÌÈÇä ÊÍãá ÇáãÓÄæáíÉ ÃãÇã ÇáÞÖÇÁ .
æÈÚÏãÇ ÇØáÞÊ ÑÇÈØÉ ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä ÇáÓÈÊ ÇáãÇÖí ÍãáÉ æØäíÉ æÏæáíÉ ááÚÝæ ÇáÚÇã ÈÏÚã ãä ÃÍÒÇÈ ÇáãÚÇÑÖÉ¡ áæÍÙ Ãä ÇáãÈÇÏÑÉ áÇÞÊ ÕÏí Ýí ãÌáÓ ÇáäæÇÈ ÈÚÏãÇ ÏÇÝÚ ÚäåÇ ËáÇËÉ äæÇÈ ãä ÇáãÚÇÑÖÉ. æÑÃí ÇáäÇÆÈ ÇáÌáÇáí ÃäåÇ ÇáÍá ÇáæÍíÏ áÑÏ ÇáÇÚÊÈÇÑ Åáí ÇáåíÆÇÊ æÇáÌãÚíÇÊ ßí ÊÚãá Ýí ÅØÇÑ ÇáÇÓÊÞáÇá (Úä ÇáÓáØÇÊ) ¡ ÝíãÇ ÇÚÊÈÑ ÇáäÇÆÈ ÚÈÏÇáÚÒíÒ Èä ÓáíãÇä ÃäåÇ ÇáÌÓÑ ÇáÐí íäÞá ÇáÈáÏ Åáí ÇáÃãä æÇáØãÃäíäÉ æÇáÍæÇÑ ÇáÕÑíÍ æÇáÈäÇÁ ¡ æÃßÏ ÇáäÇÆÈ äÌíÈ ÍáæÇäí Ãä ÇáÚÝæ ÇáÚÇã åæ ÇáãÏÎá áÊäÞíÉ ÇáãäÇÎ ÇáÓíÇÓí æÊßÑíÓ ÇáÇÕáÇÍÇÊ .


AL WATAN/ QATAR

ÇáÏÝÇÚ íäÓÍÈ æÏÈáæãÇÓíæä æãÑÇÞÈæä ÍÖÑæÇ ãÍÇßãÊåÇ

ÊæäÓ : ÊÌÏíÏ ÍÈÓ «Èä ÓÏÑíä»

ÊæäÓ ÜÜ Ã.Ý.È ÜÜ ãËáÊ ÓåÇã Èä ÓÏÑíä¡ ÇáÕÍÝíÉ æÇáäÇÔØÉ Ýí ÇáÏÝÇÚ Úä ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä ÇáÊí Êã ÊæÞíÝåÇ Ýí 26 íæäíæ ÈÊæäÓ¡ ÃãÓ ÃãÇã ÞÇÖí ÊÍÞíÞ ÇÓÊãÚ Åáì ÃÞæÇáåÇ æÞÑÑ ÇÓÊãÑÇÑ ÍÈÓåÇ¡ ßãÇ ÚáãÊ æßÇáÉ «ÝÑÇäÓ ÈÑÓ» ãä ÞÕÑ ÇáÚÏÇáÉ ÈÊæäÓ. æÏÇãÊ ÌáÓÉ ÇáãËæá ÃÑÈÚíä ÏÞíÞÉ ÑÝÖÊ ØæÇáåÇ Èä ÓÏÑíä ÇáÅÌÇÈÉ Íæá ÌæåÑ ÇáÞÖíÉ ÈÓÈÈ ÚÏã æÌæÏ ãÍÇãíåÇ. ßãÇ ÇÍÊÌÊ Úáì ÞáÉ ÊÑÇÎíÕ ÇáÒíÇÑÉ ÇáÊí ÊãäÍ «ÈÕÚæÈÉ» Åáì ÇáãÏÇÝÚíä ÚäåÇ¡ ÈÍÓÈ ãÇ ÐßÑ ÃÍÏ ÇáãÍÇãíä ÇáÍÇÖÑíä áÜ «ÝÑÇäÓ ÈÑÓ». æßÇä ÍæÇáí «200» ãÍÇã ÊÞÏãæÇ ááÏÝÇÚ Úä Èä ÓÏÑíä ÞÏ ÇäÓÍÈæÇ ãä ÇáÞÖíÉ¡ ãÍÊÌíä Úáì ãÇ ÇÚÊÈÑæå «ÊÖííÞÇ Úáì ÍÞ ÇáÏÝÇÚ» ÈÇÚÊÈÇÑ Ãä ÚÏÏ ÇáãÞÇÚÏ ÇáãÎÕÕÉ áåã Ýí ãßÊÈ ÞÇÖí ÇáÊÍÞíÞ áã Êßä ßÇÝíÉ. æÞÏ Êã ÇÍÖÇÑ Èä ÓÏÑíä Åáì ãßÊÈ ÇáÞÇÖí ÈæÈßÑ ÇáØÑÇÈáÓí Ýí ÇáØÇÈÞ ÇáÑÇÈÚ ãä ÈäÇíÉ ÞÕÑ ÇáÚÏÇáÉ ÈÇáÚÇÕãÉ æÓØ ÊÕÝíÞ ÃÕÏÞÇÆåÇ æÒÛÇÑíÏ ÚÏÉ ãÏÇÝÚÇÊ Úä ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä ÇáÐíä ÍÖÑæÇ ãäÐ ÇáÕÈÇÍ ÇáÈÇßÑ Åáì ÞÕÑ ÇáÚÏÇáÉ¡ ÍÇãáíä ÕæÑ Èä ÓÏÑíä æáÇÝÊÉ ãßÊæÈÇ ÚáíåÇ ÈÇááÛÊíä ÇáÚÑÈíÉ æÇáÝÑäÓíÉ ÚÈÇÑÇÊ ÊØÇáÈ ÈÇØáÇÞ ÓÑÇÍåÇ. æÞÏ ÑÇÝÞ ÚÏÏ ãä ÇáãÍÇãíä Èä ÓÏÑíä Åáì ãßÊÈ ÇáÞÇÖí áÊÓÌíá ÇäÓÍÇÈ åíÆÉ ÇáÏÝÇÚ ÇáÐí ßÇä ÞÏ ÊÞÑÑ ÎáÇá ÌáÓÉ ÚÇãÉ ááãÍÇãíä æÃÚáäå ÚãíÏåã ÇáÌÏíÏ ÈÔíÑ ÇáÕíÏ. æÐßÑ ÃÍÏ åÄáÇÁ ÇáãÍÇãíä ÇáåÇÔãí ÌÛÇã Ãä ÇáÞÇÖí ÑÝÖ ØáÈ ÇáÏÝÇÚ ÇØáÇÞ ÓÑÇÍ Èä ÓÏÑíä ãÄÞÊÇ¡ ÈíÏ ÃäåÇ ÊãßäÊ ãÚ Ðáß æáæÞÊ ÞÕíÑ ãä ãÞÇÈáÉ ÒæÌåÇ ÚãÑ ÇáãÓÊíÑí æÇÈäíåÇ ÎÇáÏ (25 ÓäÉ) æãÍãÏ (20 ÓäÉ) Ýí ãßÊÈ ÇáÞÇÖí. æÃÎÐåÇ ÇáÍÑÇÓ ÅËÑ Ðáß ØáíÞÉ ÇáíÏíä áÇíÏÇÚåÇ ÓÌä ÇáäÓÇÁ ÈãäæÈÉ (ÇáÖÇÍíÉ ÇáÛÑÈíÉ ááÚÇÕãÉ) ÍíË ÊÚÊÞá ãäÐ äåÇíÉ íæäíæ ÇáãÇÖí. æÍÖÑ Åáì ÞÕÑ ÇáÚÏÇáÉ ÈÊæäÓ ÏÈáæãÇÓíæä ÛÑÈíæä æãÑÇÞÈæä Èíäåã ÚÈÏ ÇáÚÒíÒ ÇáÈäÇäí æÂäÇ ÈæÒæ ãÏíÑ æÚÖæÉ ÇáãÑÕÏ ÇáÇæÑæÈí ÇáãÊæÓØí áÍãÇíÉ ÇáãÏÇÝÚíä Úä ÍÞæÞ ÇáÇäÓÇä¡ æßÐáß ããËáÉ Úä ãäÙãÉ ÇáÚÝæ ÇáÏæáíÉ. æáã ÊÚÑÝ ãÏÉ ÇÚÊÞÇá Èä ÓÏÑíä¡ æÐßÑ ÇáãÍÇãæä Ãä ÞÇÖí ÇáÊÍÞíÞ íãáß ÕáÇÍíÉ ÇØáÇÞ ÓÑÇÍåÇ Ýí Ãí æÞÊ.


 

 

äÏÇÁ Åáì ÚáãÇÁ ÇáÃãÉ ãä ÔÈÇÈ ÊæäÓ ÇáÃÓíÑÉ

 

Source: message envoyé à TUNISNEWS par: manarfejr@maktoob.com (manar fejr)

 

 

ÈÓã Çááå ÇáÑÍãÇä ÇáÑÍíã

<ÝÓÊÐßÑæä ãÇ ÃÞæá áßã æ ÃÝæÖ ÃãÑí Åáì Çááå Åä Çááå ÈÕíÑ ÈÇáÚÈÇÏ>

 

äÏÇÁ Åáì ÚáãÇÁ ÇáÃãÉ ãä ÔÈÇÈ ÊæäÓ ÇáÃÓíÑÉ

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·        ßá ãÝÊ ÊÕÏì áÊÈííä ÇáÍÞ ãä ÇáÈÇØá æ ÇÍÊÓÈ Úáãå ÚäÏ Çááå áíæã ÇááÞÇÁ.

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 äåÏí.. åÐå ÇáßáãÇÊ..

 ÊÔåÏ ÊæäÓ.. Ðáß ÇáÈáÏ ÇáÕÛíÑ ÇáÌãíá.. æ Ýí ÕãÊ ãÑíÈ.. ÃÝÖÚ ÚãáíÉ ÊÕÝíÉ áãÚÇáã ÇáåæíÉ Ýíå æ ÇáÅÓáÇã.. ÝáÞÏ ÚãÏ ÇáÑÆíÓ Èä Úáí æ ãä ÎáÝå ÊíÇÑ ÇÓÊÆÕÇáí ãÊÔÏÏ Åáì ÇÓÊÝÒÇÒ ÇáÍÑßÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ÈÓä ÌãáÉ ãä ÇáÞæÇäíä ÇáãåíäÉ ááÅÓáÇã ããÇ ÌÚáåÇ ÊÑÝÖ ãÔÑæÚ ÊÌÝíÝ ÇáãäÇÈÚ ÇáÊí æÖÚÊ ÅÒÇáÉ ãÙÇåÑ ÇáÊÏíä Öãä ÃÈÑÒ ÇåÊãÇãÇÊå.. æ ØÈÚÇ.. ÇÓÊÎÝ Èä Úáí ÃÚæÇäå ÝÃØÇÚæå.. æÈÏÃÊ ÃÈÔÚ ÍãáÉ ÖÏ ÇáåæíÉ ÇáÚÑÈíÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ãÓÊÈíÍÉ ßá ÇáÔÑÇÆÚ ãÓÊÍáÉ ßá ÇáæÓÇÆá æ ÇáØÑÞ æ ÇáÃåÏÇÝ.. ÝÊã ÅáÞÇÁ ÇáÞÈÖ Úáì ÇáÂáÇÝ ãä ÇáÔÈÇÈ ÇáãÓáã Ýí ÍãáÉ ÝÑÚæäíÉ ãÑÚÈÉ æ Êã ÇáÒÌ Èåã Ýí ãÚÊÞáÇÊ ÃÈíÍÊ ÝíåÇ ßá æÓÇÆá ÇáÊÚÐíÈ æ ÇáÅÐáÇá.. ßãÇ ÑæÚÊ ßá ÇáÚÇÆáÇÊ æÇäÊåßÊ ÇáÃÚÑÇÖ áÊæÇÕá ÇáÍãáÉ ÈãÍÇßãÇÊ ÕæÑíÉ áã íáÊÝÊ ÝíåÇ ÞÖÇÉ ÇáÃÑÖ áãÙÇåÑ ÇáÊÚÐíÈ ÇáÕÇÑÎÉ ÇáÊí ßÇä ÇáÔÈÇÈ íÔíÑæä ÅáíåÇ æ íÙåÑæäåÇ ÃãÇãåã.. ÔåÇÏÉ ãäåã Úáíåã Ãä Ýí ÏäíÇ ÇáäÇÓ Ãæ Ýí íæã ÊÐåá Ýíå ßá ãÑÖÚÉ ÚãÇ ÃÑÖÚÊ.. íæã áÇ Ùá ÅáÇ Ùá Çááå..

æáã ÊäÊå ÇáãÚÇäÇÊ ÍíË æÇÕá ÇáÝÑÇÚäÉ ÍãáÇÊåã ÖÏ ÇáÔÈÇÈ ÇáÚÒá ÏÇÎá ÇáÓÌæä ÝæÞÚ ÍÔÑåã ãÚ ãÓÇÌíä ÇáÍÞ ÇáÚÇã Ýí ÛÑÝ ÖíÞÉ.. ãåíäÉ æ Êã ÇÓÊËäÇÄåã ãä ßá ÍÞ áÇ íÓÊÓÇÛ Ãä íÍÑã ãäå ÍÊì ÇáÍíæÇä.. æ áã íßÊÝ Èä Úáí.. ÝÅÖÇÝÉ Åáì ãäÚ ÇáãÕÇÍÝ æ ÓÌÇÏÇÊ ÇáÕáÇÉ ÇÌÊåÏ ÃÚæÇä ÝÑÚæä Ýí ÇÓÊäÈÇØ æÓÇÆá ÃÔÏ ÞåÑÇ ááÃäÝÓ ÇáÔÑíÝÉ ÇáÍÑÉ.. ÝÊã ãäÚ ÞíÇã Çááíá.. æ ãäÚ ÇáÕáÇÉ ÅáÇ ÈÕæÑÉ ÝÑÏíÉ æ Öãä ÙÑæÝ áÇ ÊÕÏÞ æÓØ ÎÕÇã ãÓÇÌíä ÇáÍÞ ÇáÚÇã æ ÓÈåã ÇáÌáÇáÉ æ ÊäÇÈÒåã ÈÇáÈÐíÁ ãä ÇáßáÇã.. ãäÚÊ ÕáÇÉ ÇáÕÈÍ ÅáÇ ÈÚÏ ÝÊÍ ÇáÓÌä Ãí ÍæÇáí ÇáËÇãäÉ ÕÈÇÍÇ.. æ ÃÕÈÍÊ ÇáæÔÇíÇÊ ÈÞíÇã ÇáÔÈÇÈ ÈÕáÇÉ ÞÈá ÇáãæÚÏ ÇáãÍÏÏ ÊãËá ÓäÏÇ áÅÐÇÞÊåã ÃÔÏ ÇáÚÐÇÈ Ýí ÛÑÝ ãäÝÑÏÉ íÞíÏæä ÝíåÇ ÚÑÇÉ áÃíÇã ØæÇá áÇ ÓäÏ áåã ÝíåÇ ÅáÇ ÊÓÈíÍÉ ÇáÍÈíÈ ãÍãÏ Õáì Çááå Úáíå æ Óáã <ÅáÇåäÇ Åä ßÇä åÐÇ íÑÖíß ÝÒÏäÇ>..

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æ ÓÇÑ ÇáÞØíÚ ÍíË ÃÑíÏ áå.. æ ÈÏÃÊ ÓíÇÓÉ ÇáÊÌÝíÝ ÊËãÑ : ÔÈÇÈÇ ãåãÔÇ æ ÇäÍØÇØÇ ÝÙíÚÇ æ ÇäÍÏÇÑ ÛíÑ ãÓÈæÞ Ýí ÇáãÓÊæì ÇáÚáãí æ ÊÏåæÑÇ ÎØíÑÇ Ýí ÇáÚáÇÞÇÊ ÇáÇÌÊãÇÚíÉ ÍíË áã íÚÏ ÇáÂÈÇÁ íÞÏÑæä Úáì ãÕÇÍÈÉ ÃÈäÇÆåã Ýí æÓÇÆá ÇáäÞá Ãæ ÇáÔæÇÑÚ Ãíä ÇäÊÔÑ ÇáÔÈÇÈ ÇáãÊÞÏã Ýí ÃÈÔÚ ÕæÑ ÇáÇäÍáÇá æ ÇáÖíÇÚ æ ÇäÚÏÇã ÇáåÏÝ æ ÇáåæíÉ.

æ ÒÇÏ ÇáÍÒä ÈÃä ÞÈÖ ÑÌÇá ÕÇÏÞæä ßÇáÔíÎ ãÍãÏ ÕÇáÍ ÇáäíÝÑ æ ãÍãÏ ÇáÇÎæÉ æ ãÍãÏ Èä ÅÈÑÇåíã.. æ áã íÌÏ ÇáÚáãÇÁ æ ÇáÞÇÈÖæä Úáì ÇáÌãÑ áÖíÞåã ãÊäÝÓÇ ÅáÇ Ãä íÊæÌåæÇ áÑÈ ÇáÚÒÉ ØÇáÈíä ßÔÝ ÇáÖÑ æ ÇáäÙÑ Åáì ÇáÖÚÝ ÈÚíä ÇáÑÍãÉ..

æ Çáíæã.. íÞÝ ÇáÔÈÇÈ ÇáãÓÑøÍ ãä ÇáÓÌæä ÍáÞÉ ÃÎÑì ãä ÍáÞÇÊ ÇáÑÚÈ æ ÇáãÕÇÏÑÉ.. ÝáÇ åã ãßäæÇ ãä ÍÞåã Ýí ÅÚÇáÉ Ðæíåã.. Èá æ ÃÌÈÑæÇ Úáì ãÑÇÞÈÉ ÅÏÇÑíÉ ÛíÑ ÞÇäæäíÉ æ ÍÑãæÇ ãä ÃÈÓØ ÍÞæÞåã Ýí ÇáæÞÊ ÇáÐí íãÑÍ ÇáãÌÑãæä Ýíå Ýí ÑÞÇÈ ÇáäÇÓ æ ÃÚÑÇÖåã ãÔÛáíä ÞÑÇÈÊåã ááÝÑÚæä æ Ðæíå..

æ áã íËÑ ÅÖÑÇÈ Úä ÇáØÚÇã Ôäå ÓÌíä ÓÇÈÞ <ÇáåÇÏí ÇáÈÌÇæí> ÇåÊãÇã ÇáÓáØÉ ÇáÊí áÇ ÊÓÇæí ÝíåÇ ÇáÃÑæÇÍ Ãí ÞíãÉ Èá æ ÞÖì ÇáÈÚÖ äÍÈå <ÇáÔåíÏ ÑÖÇ ÇáÎãíÑí> ãÖÑÈÇ Úä ÇáØÚÇã ÇáÐí íÞÏøã Åáíå ÈÅÐáÇá áÇ íáíÞ ÈÃãÉ ÃæÕÇåÇ Çááå ÈÇáÚÒÉ æ äÝì ÚäåÇ ÇáÐáÉ æ ÇáÎäæÚ..

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ÇáÎæÝ ßá ÇáÎæÝ ãä Ãä íÞÝæÇ ãÚ ÇáÔíÇØíä ÇáÎÑÓÇÁ.. ÝáÇ íÌÏæÇ ÈÚÏ ÝæÇÊ ÇáÃæÇä ÅáÇ Ãä íÕÑÝæÇ ãÊÍÓøÑíä : <íÇ áíÊäí ßäÊ ãÚåã ÝÃÝæÒ ÝæÒÇ ÚÙíãÇ>..

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                                                          ÊæäÓ Ýí : 5/7/2001

  

 

Communiqué de soutien du congrès constitutif du RAID (Attac Tunisie)

   
Communiqué de soutien du congrès constitutif du RAID (Attac Tunisie)
 
Aux membres de l’association qui vont être jugés le 9 juillet 2001
 
Nous, participants au congrès constitutif de RAID (Attac Tunisie) réunis au siège de l’association le 1er juillet 2001, venons d’apprendre que le procès en appel des membres de RAID (Attac Tunisie) ; Messieurs Fathi CHAMKHI, Mohamed CHOURABI et Iheb EL HENI a été fixé pour le 9 juillet 2001 au tribunal d’appel de Nabeul (60 km au sud est de Tunis).
 
Ce procès en appel fait suite au procès intenté contre eux le 24 juin dernier et à l’issu duquel le président de l’association Fathi CHAMKHI et Mohamed CHOURABI ont été condamnés à un mois de prison ferme, pour « maintien d’une association non autorisée » et la condamnation du premier pour une amende de 100 dinars pour « diffusion de fausse nouvelles… ». Iheb EL HENI a été quant à lui acquitté.
 
Le procès qui vient d’être fixé pour le lundi 9 juillet concorde avec une vague particulièrement répressive contre les militants démocratiques qui exercent leurs droits civils et politiques fondamentaux.
 
Nous considérons que ce procès sera pour tous les démocrates une nouvelle étape dans la défense du droit d’organisation et de son exercice comme le garanti la constitution tunisienne et les conventions et les chartes internationales ratifiées par le gouvernement tunisien.
 
Tout en exprimant notre soutien total et inconditionnel aux membres de RAID (Attac Tunisie), nous appelons tous les militants démocratiques à les soutenir et à être présent le jour du procès pour faire en sorte que la justice soit rendue équitablement et acquitte les militants du RAID (Attac Tunisie) et de permettre à notre association d’exister légalement.
 
Tunis le 1er juillet 2001
 

Le congrès constitutif de RAID (Attac Tunisie)

 
Communiqué de soutien du congrès constitutif du RAID (Attac Tunisie)
 
Avec les membres de l’association
 
Le congrès constitutif de RAID (Attac Tunisie) qui vient de se dérouler le 1er juillet 2001, exprime son indignation face aux différentes formes de répressions dont sont victimes plusieurs membres de RAID (Attac Tunisie) parmi lesquelles :
 
–         Madame Sihème Ben Sedrine qui vient d’être arrêter le 26 juin 2001 et jeté en prison,
 
–         Monsieur Moncef Marzouki qui a été licencié de son travail et est sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire et qui fait l’objet d’un procès infâme,
 
–         Monsieur Sadri Khiari qui a été lui aussi interdit de quitter le territoire tunisien alors qu’il doit se rendre à Paris pour soutenir une thèse de doctorat.
 
 
Nous considérons que ces différentes formes de répression font partie d’un plan conçu par le pouvoir contre toutes les institutions de la société civile afin de confisquer ses droits d’organisation et d’statement et de réunion. Pourtant tous ces droits sont garantis par la constitution tunisienne et les conventions et les chartes internationales ratifiées par le gouvernement tunisien.
 
Nous exprimons notre soutien total et inconditionnel aux membres de notre association. Et nous exprimons dans le même temps notre solidarité avec le militant Ali Ben Salem et nous exigeons des autorités de tutelle de lui permettre d’avoir sa pension de retraité comme le veut la loi ainsi qu’un carnet de soin auquel il a droit.
 
Tunis le 1er juillet 2001
 
Le congrès constitutif de RAID (Attac Tunisie

COMMUNIQUE DE PRESSE
Harlem Désir, Olivier Dupuis et Roselyne Vachetta

   COMMUNIQUE DE PRESSE
de Harlem Désir, Olivier Dupuis et Roselyne Vachetta,

Le 5 juillet 2001

Trois députés européens se rendront à Tunis durant les journées des 6-7-8 et 9 juillet 2001 pour demander l’annulation des poursuites judiciaires et  des menaces d’emprisonnement qui pèsent sur des militants du mouvement démocratique de Tunisie ainsi que la libération de plusieurs d’autres eux récemment arrêtés.

Les députés Harlem Désir (PSE) Olivier Dupuis (parti radical) et Roselyne Vachetta (GUE), qui composent cette délégation expriment leur plus vive préoccupation au regard d’événements récents qui témoignent d’un net durcissement du régime tunisien à l¹encontre des défenseurs des droits de l’Homme et des militants de la démocratie et de l’Etat de droit.

Le 26 juin 2001, de retour d’un séjour en Europe, l’éditrice Sihem Ben Sedrine, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), secrétaire générale de l¹Observatoire pour la liberté de la
presse et directrice du magazine en ligne Kalima, était arrêtée à sa descente d¹avion à Tunis à la suite de son intervention du 17 juin 2001 sur la chaîne de télévision arabe Al Mustaquilla (basée à Londres) au cours de laquelle elle avait notamment dénoncé la corruption en Tunisie. Les députés demandent que Mme Ben Sedrine soit libérée et que les charges pesant contre elles et contre d’autres militants associatifs ou politiques poursuivis ou emprisonnés en raison de leurs opinions soient abandonnées.

Les eurodéputés sont particulièrement inquiets de la situation du Dr Moncef Marzouki, ancien porte-parole du CNLT et ancien président de la Ligue tunisienne des Droits de l¹Homme (LTDH) condamné le 30 décembre 2000 à une peine de huit mois de prison ferme pour appartenance à une association illégale et quatre mois de prison ferme pour diffusion de fausses nouvelles. M. Marzouki avait décidé de ne pas interjeter appel de ce jugement, considérant qu¹il ne bénéficierait pas d¹un procès équitable aux vues du déroulement de l¹audience de première instance. En revanche, le Parquet a fait appel à minima et demandé qu¹une peine plus lourde soit prononcée. Le verdict doit être rendu le samedi 7 juillet. Le Dr Moncef Marzouki,  pédiatre internationalement reconnu, est actuellement empêché de délivrer son enseignement à l’Université de Sousse et privé de la liberté de se rendre à l’Université de Paris où il est attendu pour un cours en tant que professeur associé.

Les eurodéputés sont extrêmement préoccupés par l’arrestation le 18 juin dernier de Mohamed Moadda, Président du Mouvement des Démocrates socialistes en Tunisie. Inculpé dans le cadre d’une procédure judiciaire extrêmement vague, sinon mystérieuse, il s’est vu retirer le bénéfice de la liberté conditionnelle qui lui avait été accordée en 1996 après avoir purgé 15  mois d’une peine de 11 ans de prison ferme décidée à l’issue d’un procès qui s’est déroulé dans des conditions scandaleuses. M. Moadda risque par conséquent 9 autres années de détention.

Les députés rappellent également que la liberté de mouvement de M. Sadri Khiari, membre fondateur du CNLT et membre du RAID (section tunisienne d¹ATTAC) est toujours entravée. Il a entamé une grève de la faim. La décision d’ouvrir le procès en appel de Fathi Chamkhi, Président du RAID, le 9 juillet a été annoncée la veille de l’ouverture du premier congrès du RAID. Fathi Chamkhi, Mohamed Chouraki et Iheb Heni sont jugés pour  « maintien d’une association non reconnue » et « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public ». Ils risquent des peines très lourdes. Cette tentative d’intimination et de criminalisation de RAID est intolérable.

Les députés demanderont également le rétablissement dans ses droits de la Ligue tunisienne des Droits de l’Homme. La plus ancienne Ligue des Droits de l’Homme d’Afrique et du monde arabe est en effet sous le coup du verdict du 21 juin 2001 de la Cour d¹appel de Tunis confirmant la décision du Tribunal de première instance du 12 février 2001 et réitérant la décision d¹annulation des actes du dernier Congrès de la Ligue tunisienne des Droits de l¹Homme, y compris la composition de ses instances dirigeantes.

Les députés appelleront les autorités tunisiennes à respecter les engagements internationaux auxquels elles ont souscrit en matière de libertés d¹statement et d¹opinion, notamment le Pacte relatif aux droits civils et politiques, la Déclaration sur les défenseurs des droits de l¹Homme adoptée en 1998 par l¹Assemblée générale des Nations Unies  ainsi que les engagements pris dans le cadre de l’accord d’association avec
l’Union européenne en matière de libertés démocratiques, en particulier son article 2.

Contact presse :
Pour Harlem Désir
Valérie Picquet
Tel: 03 88 17 78 53 ou +32 2 284 78 53

Pour Olivier Dupuis
David Caretta
Tel: +32 486 57 88 56

Roselyne Vachetta
Tel: 03 88 78 54 97 ou +32 2

 

LES QUESTIONS DE JEAN DANIEL
   

L’éditorial de Jean Daniel

Le retour en Tunisie

Il y a désormais 5 millions de touristes en Tunisie. Cette année, ils ont commencé très tôt à arriver, découvrant ou retrouvant ce qu’ils cherchaient : pour la plupart, tout sauf le luxe. Les lumières solaires, le sel marin, le sucre du chèvrefeuille et des différents jasmins sont dispensés pour tous, de manière égalitaire, dans les villages blanc et bleu ici et là recouverts d’acacias et d’eucalyptus. Dans les restaurants populaires, la nourriture est plus gaie qu’ailleurs. Pas plus raffinée : plus gaie. Les jeunes Européens, abandonnant à d’héroïques retraités la visite des sites archéologiques, passent des torpeurs de la sieste aux explosions nocturnes, assurés d’être contemplés dans leurs ébats par les indigènes, avec une douce ironie et une indulgente complicité. Des touristes non refusés par l’habitant, que rêver de mieux ?

La raison de ce début pour guide touristique ? La volonté de souligner l’importance d’un tourisme particulier dont on va voir les effets dans ce pays. Avant de prendre leur charter, les touristes ont lu dans leurs journaux, surtout européens, que les droits de l’homme sont peu respectés dans ce pays ; que les opposants y sont neutralisés, parfois arrêtés, ce qui a été le cas, hélas, pour plusieurs d’entre eux ces derniers temps. Depuis peu, les amateurs des charmes tunisiens observent une déroutante distance entre les discours libéraux de certains ministres et le conformisme policier et routinier des autres.

On ne peut pas dire pourtant que les touristes tiennent vraiment compte de ce qu’ils ont lu. Sans doute apprennent-ils que l’on peut négocier avec un gendarme la levée d’une contravention et que certains peuvent acheter des passe-droits, d’autres des permis de construire. Cette petite et moyenne corruption, parfois simplement astucieuse et débrouil-larde, tend cependant à passer de la dimension napolitaine à une pratique plus dangereusement mexicaine.

Reste que les touristes n’ont pas du tout l’impression d’arriver et de séjourner dans un pays écrasé par la misère, l’obscurantisme et l’oppression, ces trois plaies des pays africains. C’est dans ce fait, déjà, que réside la force du régime du président Ben Ali. Car le tourisme joue le rôle à la fois ambigu et libérateur qu’il remplissait en Espagne et au Portugal durant les dernières années des régimes de Franco et de Salazar encore que les parcours de ces deux dictateurs n’aient rien de commun avec celui de Ben Ali. A Madrid et à Lisbonne, l’autoritarisme se maintenait alors de manière intermittente, tout en soubresauts, comme désenchanté et en tout cas imprévisible. Il n’empêchait ni la détente ni même la fête, et le filet du despotisme avait parfois des mailles si larges qu’une bourgeoisie de plus en plus aisée arrivait à ruser avec lui et, au fond, à s’en accommoder.

Simplement, il fallait renoncer à appeler les choses par leur nom. Eviter, en parlant du chef de l’Etat, d’évoquer un despote, fût-ce pour préciser qu’il devenait éclairé. Renoncer à penser tout haut, à s’opposer ou à s’exprimer. Les syndicalistes se permettaient des libertés, les associations des frondes, les universitaires, sinon les artistes, des audaces. De temps à autre, des bavures policières un peu plus voyantes que les autres suscitaient en Occident des protestations indignées, et les agences de tourisme avaient alors une certaine crainte de voir leurs affaires diminuer. On savait que les écoutes téléphoniques étaient parfaitement organisées, que le courrier était souvent ouvert et que les ambassadeurs eux-mêmes n’avaient d’autre ressource que d’utiliser la valise diplomatique.

Nous avons là un reflet approximatif de la vie quotidienne à la tunisienne. Le rapprochement est d’autant plus justifié que l’Espagne de l’époque comptait elle aussi 5 millions de touristes. Sauf, une fois encore, que les ombres et les lumières étaient à Madrid et à Lisbonne celles d’un déclin, alors qu’elles sont à Tunis lourdes d’avenir.

Je suis donc revenu récemment dans ce pays, à l’invitation du Collège international de Tunis, inlassablement et savamment présidé par Mme Hélé Béji, animatrice d’échanges culturels aussi libres que prestigieux. Bernard Kouchner et l’ancien ministre tunisien devenu opposant Mohammed Charfi m’avaient précédé en ces lieux : une maison très ancienne et très sévillane, au coeur de la médina.

Je n’étais pas revenu en Tunisie depuis trop longtemps. Mes livres avaient déplu, on ne les trouvait pas dans les librairies, et je ne suis pas sûr que l’on puisse les y acheter aujourd’hui. Mais j’étais heureux de me retrouver parmi tant d’amis connus ou inconnus, de vérifier leur fidélité, d’apprécier leur liberté et de constater que finalement le pouvoir avait moins altéré les consciences que l’immonde spéculation immobilière n’avait défiguré, en certains endroits, des paysages maritimes parmi les plus beaux du monde. J’étais supposé parler de ma mémoire et de mes engagements, mais j’ai préféré traiter d’un autre sujet : les défis et les paris qui sont les enjeux actuels de la société tunisienne.

Comment a-t-on pu s’y prendre pour qu’un pays arabo-musulman, où les femmes sont les égales des hommes oui, les égales, dans tous les domaines, sauf celui de l’héritage ; où 52% des filles et 78% des garçons sont alphabétisés ; où les manuels scolaires ô surprise ! ô révolution ! enseignent le respect de la science, favorisent l’intérêt pour la modernité et préconisent la tolérance, l’ouverture et le goût de la fraternité ; un pays où les dérives islamistes paraissent en nette régression et où, enfin, la prospérité économique, même si elle est loin d’éviter l’exclusion des laissés-pour-compte, est l’une des plus vivantes de la Méditerranée, alors, oui, comment a-t-on pu s’y prendre pour que l’image de la Tunisie ait été à ce point noircie par Amnesty International, Reporters sans Frontières, la Fédération internationale des Droits de l’Homme, le Conseil national pour les Libertés en Tunisie et l’Association Alternatives citoyennes ? Après avoir gagné tant de paris, comment s’y est-on pris pour en perdre tant d’autres ? Et pourquoi, dans ce véritable laboratoire d’expériences qu’est devenue comme malgré elle la société tunisienne, s’est-on exposé au risque d’accréditer l’idée que l’on n’aurait pas pu venir à bout du fanatisme, de l’obscurantisme et de la misère sans passer par le mépris des consciences, la restriction des libertés et l’atteinte à la dignité des opposants ?

 

L’Association des Journalistes tunisiens « gèle » ses relations avec RSF
   Tunisie-DroitsHommes

L’Association des Journalistes tunisiens « gèle » ses relations avec RSF

TUNIS, 6 juil (AFP) – Le bureau de l’Association des Journalistes tunisiens (AJT) a décidé de « geler » ses relations avec l’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans Frontières (RSF), indique un communiqué de
l’AJT rendu public par l’agence tunisienne TAP (officielle).
Dans une lettre adressée à Robert Ménard, secrétaire général de RSF, le bureau de l’AJT « exprime sa condamnation de l’occupation (par RSF) des locaux de l’Office national du Tourisme tunisien (ONTT) à Paris ».
Selon cette association, il s’agit là d’un « acte contraire à l’esprit de tolérance et de pacifisme dont doivent faire preuve toutes les associations et organisations non gouvernementales (ONG) qui défendent les libertés et la démocratie aux niveaux local et international ».
Le bureau de l’AJT, « en tant que représentant de tous les journalistes tunisiens, affirme son refus catégorique de telles pratiques qui portent préjudice aux intérêts de la Tunisie ».
Concernant l’affaire en diffamation intentée contre Sihem Bensedrine, le bureau souligne « que l’AJT respecte l’institution judiciaire et exprime son attachement constant et le principe à l’indépendance de la justice ».
Il note que « la récente position de l’Association (sur ce sujet) ne vise pas à s’ingérer dans le cours de la justice qui demeure l’unique instance habilitée à examiner les affaires dont elle est saisie ».
L’AJT avait demandé, le 30 juin dernier, la libération de la journaliste et militante des droits de l’Homme Sihem Bensedrine et affirmé le droit des Tunisiens à s’exprimer sans être inquiétés.
L’arrestation de Mme Bensedrine est « une mesure inappropriée par rapport au fait qu’elle ait exercé son droit à l’expression », estimait le Comité directeur de l’AJT dans un communiqué transmis à l’AFP.
L’AJT appelait dans ce communiqué à la libération de la journaliste et soulignait « le droit de tous les Tunisiens à s’exprimer sur tous les sujets intéressant leur pays sans que cela les expose à des poursuites, à un procès ou à une arrestation ».
Sihem Bensedrine, 47 ans, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non reconnu) et directrice du magazine en ligne Kalima, a été emprisonnée le 26 juin après avoir été arrêtée à son arrivée à l’aéroport de Tunis.
Elle a été assignée par un juge pour « outrage à sa personne en tant que magistrat et atteinte au corps judiciaire ». Elle avait mis en cause ce magistrat le 17 juin, lors d’une émission diffusée sur la chaîne de télévision privée arabe basée à Londres, Al-Mustaquilla.
Un juge d’instruction a décidé jeudi à Tunis de maintenir Sihem Bensedrine en détention.

L’association des journalistes tunisiens gèle ses relations avec RSF

TUNIS (AP) — L’Association des journalistes tunisiens (AJT) a annoncé le gel de ses relations avec l’organisation Reporters sans frontières (RSF) dans un communiqué publié vendredi par la presse tunisienne.

Le communiqué fait état d’une lettre adressée par le bureau de l’AJT à Robert Ménard dans lequel il  »exprime sa condamnation de l’occupation par le secrétaire général de RSF des locaux de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) à Paris », jugeant qu’il s’agit là  »d’un acte contraire à l’esprit de tolérance et de pacifisme dont doivent faire preuve toutes les associations et organisations non gouvernementales (ONG) qui défendent les libertés et la démocratie aux niveaux local et international. »

Une trentaine de militants de RSF conduits par Robert Ménard avaient occupé la semaine dernière pendant deux jours les bureaux de l’ONTT pour protester contre l’arrestation de la journaliste et militante des droits de l’homme Sihem Ben Sédrine.

 »En tant que représentant de tous les journalistes tunisiens », le bureau de l’AJT affirme son  »refus catégorique de telles pratiques qui portent préjudice aux intérêts de la Tunisie ».

Concernant l’affaire en diffamation intentée contre Mme Ben Sédrine, le communiqué soulique que l’AJT  »respecte l’institution judiciaire et exprime son attachement constant et de principe à l’indépendance de la justice ». Il note que la récente position de l’Association à ce sujet  »ne vise pas à s’ingérer dans le cours de la justice, qui demeure l’unique instance habilitée à examiner les affaires dont elle est saisie. »

Samedi dernier, l’AJT avait appelé à la libération de l’opposante, estimant que son arrestation  »constitue une mesure disproportionnée par rapport au fait qu’elle ait exercé son droit à s’exprimer. »

 

Carlos Menem en prison

   ARGENTINE

Carlos Menem en prison

Jorge Urso a ordonné le jugement et la mise en détention préventive de l’ancien président argentin soupçonné de corruption dans un trafic d’armes.


Carlos Menem et sa femme dans leur résidence lundi (AP)
 
 


e juge d’instruction Jorge Urso a inculpé ce mercredi l’ancien président argentin Carlos Menem dans le cadre d’une affaire de ventes d’armes illégales en 1991 et 1995 et l’a renvoyé devant un tribunal.
On accuse l’ancien chef d’Etat d’avoir été le « chef d’un groupe illicite » ayant organisé la vente de 6.500 tonnes d’armes, officiellement destinées au Panama et au Venezuela, mais en fait vendues à la Croatie en 1991 et à l’Equateur en 1995. Ces deux pays étaient alors sous le coup d’un embargo international, l’un dans le cadre du conflit yougoslave, l’autre pour la guerre frontalière l’opposant au Pérou.
Carlos Menem, qui est en résidence surveillée depuis son interpellation le 7 juin dernier, restera par ailleurs consigné dans sa villa située à une trentaine de kilomètres de Buenos Aires.

Cinq à dix ans de prison

S’il est condamné dans cette affaire, pour laquelle trois de ses conseillers de l’époque ont déjà été arrêtés, « El Turco », qui a toujours nié avoir fait quoi que ce soit d’illégal et affirme être victime de « persécutions politiques », risque de cinq à dix ans de prison. Mais en cas de condamnation, il bénéficiera d’une loi protégeant les personnes de plus de 70 ans -il en a 71- et purgera cette peine en résidence surveillée.
Outre Carlos Menem, le box des accusés sera également occupé par l’ancien ministre de la Défense Antonio Erman Gonzalez et l’ancien conseiller présidentiel Emir Yoma, frère de Zulema Yoma, l’ex-épouse de Carlos Menem. Le juge Urso a également interrogé l’ancien ministre des Affaires étrangères Guido Di Tella et l’ancien chef d’état-major, le général Martin Balza.
Président de 1989 à 1999, Carlos Menem est crédité pour avoir redressé une économie argentine en pleine débâcle, mais a dû quitter le pouvoir sous des accusations croissantes de corruption visant son administration. Il n’en a pas moins conservé la direction du mouvement péroniste et a parlé ouvertement de son désir de se présenter à nouveau à la présidence en 2003. (AP)

© Le Nouvel Observateur 1999/2000
 

Liste publiée grâce à l’aide exquise de l’association :
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Tel/:(46) 8- 4648308 e-mail: fvf@swipnet.se



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