5 septembre 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2297 du 05.09.2006

 archives : www.tunisnews.net


Kalima :L’UGTT avance la date de son congrès sous une probable pression
Kalima: La république des faussaires
Kalima :A vos plumes !
O. Khayyam: Imed Trabelsi sera-t-il extradé en France? AFP: L’ex-président Khatami favorable à la solution de deux Etats au Proche-orient
AFP: Les soldats turcs de retour au Liban, ancien territoire ottoman

 
 

Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l’AISPP sur la catastrophe humanitaire des prisonniers politiques Tunisiens 


 
 

L’UGTT avance la date de son congrès sous une probable pression

 
Sihem Bensedrine   Ce 4 septembre s’est réunie la Commission administrative (CA) de la centrale syndicale (UGTT). Elle avait été convoquée, en catastrophe, par le Bureau exécutif en vue d’entériner la volonté annoncée par le Secrétaire général d’avancer la date du congrès de l’UGTT, préalablement convoqué, par le Conseil National, pour le mois d’avril 2007.   Le débat a été assez animé, avec 5 membres du BE défaillants dont l’absence a été interprétée comme une distance avec Jrad, et un net clivage entre la tendance du SG Abdessalem Jrad et la tendance néoachouriste représentée par Ali Romdhane et Abdennour Madahi. Pour parvenir à avancer la date du congrès, il a fallu modifier le règlement intérieur qui prévoit 6 mois de délais ; L’amendement a été adopté à une confortable majorité par la modification d’un mot : au cours a remplacé avant ! Le congrès est donc convoqué pour les 14-15 et 16 décembre 2006.   Ce tour de passe-passe a été possible grâce au paradoxe existant entre la composition de la CA, composée de 70 membres à majorité d’Unions régionales et le Conseil national où la représentativité des secteurs qui sont les futurs congressistes, est plus équitable et qui constituent le poids lourd de la centrale syndicale. L’enjeu de ce congrès n’est pas électoral, le SG, Abdessalem Jrad, va être reconduit avec la majorité des membres dirigeants actuels ; mais c’est la succession qui est en jeu après ce dernier mandat de Jrad.   Tous les observateurs s’interrogent sur les motivations de ce brusque revirement. Tout d’abord, sur le plan formel, la CA n’est pas habilitée à modifier une décision d’une instance qui lui est supérieure, le Conseil National (CN) qui avait déjà pris la décision de convoquer le congrès en avril 2007.   Le parallélisme des formes n’a pas été respecté dans cette procédure. Par ailleurs certaines sources estiment que ce brusque changement a été dicté d’en haut, par le palais de Carthage qui semble faire pression pour que la question de la succession à l’UGTT soit réglée avant la fin de l’année, comme elle est en train de faire pression pour que la crise de la LTDH soit également réglée avant la fin de l’année.   Que présage ce verrouillage des grands dossiers avant la nouvelle année ? Est-ce un tournant dans la gestion de l’espace public pour Ben Ali ? le proche avenir nous le dira.   (Source: « Kalima », N° 45, le 4 septembre 2006)

La république des faussaires

 
Omar Mestiri   La Benalie est tristement connue par le recours massif des cadres de l’appareil répressif – policiers ou juges – au faux.   Son savoir faire dans le trucage des élections fait d’elle une référence internationale. La falsification est devenue aujourd’hui une plaie, en passe de gangréner tous les rouages de l’Etat, et de s’étendre même à des domaines jusqu’ici relativement préservés, comme la sphère académique. Jameledine Ziadi, professeur agrégé de gestion, fait partie des proches de Sadok Chaabane, figure de proue des « intellectuels » benaliens, passés à la postérité comme de grossiers falsificateurs de concepts.   En 2004, Chaabane, alors Ministre de l’enseignement supérieur, mit à sa disposition voiture officielle et chauffeur, dans le cadre d’une mission capitale pour le devenir de l’université : sillonner les établissements supérieurs du pays pour collecter le plus grand nombre de signatures d’appui à la candidature du général à un 4ème mandat présidentiel.   Par la suite, il se vit confier, en novembre 2005, l’animation d’un atelier durant le SMSI, avant d’être choisi pour une mission aux USA afin de discourir sur les choix « révolutionnaires » de Ben Ali. Cette haute contribution sera délicatement immortalisée dans un placard publicitaire sur le journal « La presse », réglé par les deniers publics.   Mais, à coup sûr, ce glorieux laudateur se gardera bien de faire de même pour son dernier fait d’armes : Ce protégé et ami du doyen de la faculté de sciences économiques, s’est fait pincer, fin mai 2006, pour avoir truqué un diplôme de mastère au bénéfice d’une de ses étudiantes, avec la complicité de son collègue Abdelaziz Ghabri, président du jury. Une routinière vérification administrative, a révélé que ces éminents benaliens avaient confectionné un faux PV pour une soutenance qui n’a jamais eu lieu, poussant le culot jusqu’à parafer le document au lieu et place d’un de leurs collègues qui ignorait jusqu’à l’existence de cette soutenance.   Un tel acte relève de la justice pénale. Aux dernières nouvelles, ces deux académiciens ne sont même pas menacés de sanctions administratives. L’affaire a cependant choqué suffisamment à la faculté de sciences au point que le directeur du cabinet du Ministre a discrètement incité J. Ziadi à demander sa mutation dans un autre établissement.   Certains syndicalistes nous rappellent que ce dernier avait déjà acquis une réputation douteuse au début des années 1990, au temps où il était membre du bureau de l’union régionale du travail de Sfax. Il s’en était fait exclure et ne dut son salut qu’au soutien de l’ancien patron de la centrale syndicale, condamné pour corruption, Ismaïl Sahbani, qui l’avait, un temps, imposé au département des études de l’UGTT.   Comme attendu, il n’a pas manqué de faire des émules dans sa propre famille, puisque le CV de son rejeton, étudiant, compte déjà une exclusion définitive de tous les établissements universitaires du pays, pour falsification de son relevé de notes.   (Source: « Kalima », N° 45, le 4 septembre 2006)


A vos plumes !

Un atelier d´écriture sur Kalima, pour aider tout ceux qui veulent témoigner de la vie en Tunisie à travers des textes de fiction.

 
Marc Jaffeux   Kalima propose un atelier d´écriture, ouvert à tous. Il s´agit de permettre à ceux qui en éprouvent le besoin d´améliorer leur écriture d´un point de vue strictement littéraire. Les participants pourront bien sûr user d´un pseudonyme, s´ils le souhaitent. Tous les discours et toutes les sensibilités sont les bienvenues.   Le but de l´atelier n´est en aucun cas de faire écrire les participants d´une telle manière plutôt que d´une autre : les tunisiens ont derrière eux une grande tradition littéraire, et n´ont nulle besoin d´imiter quoi que ce soit. L´atelier cherchera donc seulement à aider chacun à se perfectionner, selon la voie qu´il a choisie.   L´atelier se consacrera uniquement à l´écriture de textes narratifs (récits, nouvelles, roman), et proposera des contraintes formelles à l´intérieur desquelles s´exercer à différentes techniques. Chaque mois, donc, un nouvel « exercice » sera proposé. Pour l´instant, seul un travail en français pourra être réalisé, par manque d´animateur arabophone ; vous pouvez néanmoins utiliser des mots en arabes, s´ils sont importants, à condition de mettre la traduction en note.   Premier exercice.   Le thème du premier exercice est le « Changement », slogan de Ben Ali.   Résumer ce que représente, pour vous, le « changement » : libre à vous d´évoquer le « changement» selon Ben Ali (!), ou d´envisager ce qui pourrait ou devrait être changé.   Vous pouvez aussi simplement rêver sur le mot « changement », sur ce qu´il évoque de concret dans votre vie quotidienne. Beaucoup de choses changent ou ne changent pas (dans la nature, les villes, les objets, les sentiments) : à vous de trouver ce qui évoquera le mieux la Tunisie actuelle (même de manière indirecte, comme un symbole).   Contraintes formelles :   Le texte fera 200 mots maximum et sera divisé en 4 chapitres de longueur égale.   Les phrases devront être courtes, avec une syntaxe très simple (sujet, verbe, complément). Il faudra éviter les subordonnées (une phrase attachée à une autre).   Chaque chapitre devra évoquer une couleur différente, et un objet différent. Le texte ne mentionnera pas de personnages, et sera écrit de manière impersonnelle (pas de « je », pas de première personne).   Enfin, chaque chapitre portera un titre, fait d´un seul mot.   Les textes sont à envoyer à atelier.kalima@gmail.com   Ils seront tous attentivement lus, et feront l´objet d´une réponse individuelle : conseils d´écriture, conseils de lecture (en utilisant les ressources en lignes qui peuvent palier à l´absence de bibliothèque).   Les textes aboutis seront proposés pour publication à la rédaction de Kalima..   Bonne écriture !   (Source: « Kalima », N° 45, le 4 septembre 2006) Lien : http://www.kalimatunisie.com/article.php?id=290


 

Imed Trabelsi sera-t-il extradé en France?

Pas de complaisance pour le voleur du bateau de plaisance

 
TUNIS (TNA) – Imed Trabelsi, le neveu de Leïla Trabelsi, l’épouse du président tunisien Zine Ben Ali, a été encore une fois interrogé par le doyen des juges d’instruction au Palais de Justice de Tunis aujourd’hui à 10 heures du matin.   L’interrogatoire a duré plus de trois heures. A sa sortie du Palais de Justice, le présumé coupable Imed Trabelsi, menottes aux poignets, escorté par une dizaine de policiers, s’est contenté de dire devant les caméras avant que les flics ne le poussent dans le panier à salade: « J’ai confiance en la justice de mon pays! ».   Rappelons aux lecteurs que le neveu de la « Présidente » est impliqué dans le vol du yacht du banquier français Bruno Roger, PDG de la banque Lazard Frères. Princess, c’est le nom de ce yacht qui vaut plus d’un million d’euros, a disparu début mai 2006 du port de Bonifacio en Corse pour refaire surface au port de plaisance de Sidi Bou Saïd en Tunisie.   L’embarcation est saisie le 26 mai. Le jour même, tard la nuit, des officiers et des policiers de la Brigade Financière de Bouchoucha, munis d’un mandat d’arrêt et de perquisition, frappent à la porte d’Imed, l’arrêtent et le défèrent devant le parquet de Tunis. Ses avocats, qui avaient demandé au juge d’instruction d’accorder la liberté provisoire à leur client, ont été déboutés vu la gravité de l’affaire.   Dès que l’affaire a commencé  à être hyper-médiatisée, surtout par la presse « people » de Tunis, le porte-parole de la Présidence a rappelé  aux médias que la stricte séparation des pouvoirs en Tunisie et la pleine indépendance de la Justice l’empêchent de commenter ce « fait divers presque banal ».   Interrogé par un journaliste sur la possibilité d’extradition d’Imed en France, le porte-parole du Palais de Carthage a déclaré que « les autorités françaises n’ont formulé jusqu’à date aucune demande d’extradition ». Mais il a précisé que « le Président ne badine pas avec la justice ». Il a rappelé aux journalistes qui ont la mémoire courte que « Lorsqu’en 1992 la justice française a lancé un mandat d’arrêt international contre Moncef Ben Ali, le propre frère du Président, ce dernier n’a pas hésité une seule seconde avant de livrer le coupable aux autorités françaises. »   Selon des juristes interrogés à Tunis, les juges français sont encore dans l’attente des résultats de l’enquête  judiciaire tunisienne.   Dès que l’affaire est bouclée au Palais de Justice de Tunis, les magistrats de Paris se prononceront sur la demande d’extradition du présumé coupable. « Le fait qu’Imed ait été en possession d’un bien volé est indiscutable », a confié l’un des ces juristes,  » mais était-il oui non impliqué dans la préparation et l’exécution de l’opération de vol, perpétré sur le sol français? ». Si oui, Imed risque de connaître le triste sort de Moncef Ben Ali: Un voyage aller sans retour dans l’enfer carcéral de l’Hexagone.   (Reportage exclusif de la TNA)   (Source : le blog d’O. Khayyam, rubrique « Fiction », le 5 septembre 2006) Lien : http://omarkhayyam.blogsome.com/2006/09/05/imed-trabelsi-sera-t-il-extrade-en-france/


L’ex-président Khatami favorable à la solution de deux Etats au Proche-orient

 
AFP, le 5 septembre 2006 à 05h36   LONDRES, 5 sept 2006 (AFP) – L’Iran est favorable à l’existence d’un Etat palestinien, vivant à côté d’Israël, dans la mesure où le gouvernement du Hamas accepte une telle solution, a estimé l’ex-président réformateur iranien Mohammad Khatami, dans une interview que publie mardi le Financial Times.   « Je pense, a-t-il déclaré, que le Hamas lui-même, qui est parvenu au pouvoir par un processus démocratique, est prêt à vivre à côté d’Israël si ses droits sont reconnus, s’il est traité comme un Etat démocratique, comme représentant le gouvernement palestinien et s’il n’est soumis à aucune pression ».   « Nous respectons tout ce que pensent les Palestiniens », a ajouté M. Khatami actuellement en visite aux Etats-Unis pour participer à une série de conférences. Cette visite est la première d’un aussi haut responsable iranien depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, à la suite de la révolution islamique de 1979 et de la prise d’otages à l’ambassade américaine à Téhéran.   M. Khatami n’a toutefois pas de rencontre avec des responsables du gouvernement américain à son programme. L’Iran, a-t-il poursuivi, veut « une paix durable » au Proche-orient entre les musulmans, les juifs et les chrétiens.   M. Khatami est considéré comme un réformateur modéré à la différence de son successeur Mahmoud Ahmadinejad, qui a provoqué un tollé général en qualifiant de « tumeur » l’Etat hébreu qui devrait être « rayé de la carte ».   Evoquant par ailleurs, les relations entre les Etats-Unis et l’Iran il a jugé que le « mur de méfiance » entre les deux pays avait augmenté sous l’administration Bush.   « Des erreurs de calcul sur l’Irak ont créé des problèmes aux Américains, à la nation irakienne et à la région. Si les mêmes erreurs de calcul sont répétées concernant l’Iran, les dégâts pour tout le monde seront définitivement plus importants qu’avec l’Irak », a dit l’ex-président iranien.   AFP

Les soldats turcs de retour au Liban, ancien territoire ottoman

 
AFP, le 5 septembre 2006 à12h10  ANKARA, 5 sept 2006 (AFP) – Le parlement turc devrait donner son feu-vert mardi à l’envoi d’une force turque au Liban, ancien territoire ottoman que les dernières troupes turques avaient quitté en 1918.
Pour Ankara, participer à la stabilisation du Liban serait une manière de renouer avec l’histoire, 88 ans après, et opérer un retour d’influence dans une zone autrefois partie intégrante de l’empire ottoman.
Les Turcs ottomans d’Anatolie commencèrent leur ascension au XIVe siècle, incluant en octobre 1516 la Syrie et le Liban à leur empire. Des Etats indépendants aujourd’hui, ces terres étaient alors deux provinces ottomanes.
A son apogée, l’empire contrôlait l’Europe balkanique jusqu’aux portes de Vienne, les rives de la Mer noire, le Maghreb (hors Maroc), l’Egypte, la péninsule arabe et la Mésopotamie. L’empire a entamé son déclin au XIXè siècle, incapable de résister aux appétits coloniaux des puissances européennes jouant sur les aspirations à l’indépendance des nations de l’Empire.  
A cette période, la France fut le premier pays à faire débarquer en 1860 quelque 6.000 soldats au Liban pour assurer l’ordre, après la signature d’un protocole avec la Sublime Porte, suite à de graves incidents ethniques sur le territoire.
La région devint ensuite graduellement autonome et la première guerre mondiale eut raison de la suprématie ottomane. La fin de la première guerre mondiale a achevé le dépeçage de celui qu’on appelait « l’homme malade » de l’Europe, allié à l’Allemagne et donc vaincu. La France et la Grande-Bretagne se sont partagés les pays arabes, avec des mandats sur la Syrie, le Liban, l’Irak, la Palestine et la Transjordanie. Les soldats turcs ont quitté le Liban et la Syrie à l’automne 1918.
L’envoi d’un contingent militaire turc au Liban ravive également des souvenirs amers en ce qui concerne la question du « génocide » arménien pour la Turquie. La communauté arménienne du Liban représente 4% de la population, en majorité descendante des survivants des massacres perpétrés en 1915 par la Turquie ottomane. La République de Turquie, créé en 1923 sur les cendres de l’empire, nie la thèse d’un génocide.
Déportés vers la Syrie et le Liban, quelque 120.000 Arméniens vivent aujourd’hui au Liban, selon ses responsables politiques et religieux. Le parti Tachnak, le plus populaire parmi la communauté arménienne du Liban, a refusé une participation turque à la force de l’Onu renforcée.  


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