4 novembre 2010

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TUNISNEWS
10 Úme année, N° 3817 du 04.11.2010
archives : www.tunisnews.net 


OIET: RASSEMBLEMENT SAMEDI 06 NOVEMBRE 2010 A 12H00 Amnesty International: Tunisie. Les grĂšves de la faim en cours jettent un coup de projecteur sur les atteintes aux droits humains en Tunisie AISPP: Non Ă  la torture, non aux traitements inhumains des prisonniers politiques AISPP: Agression violente de Nizar Jmi’i, prisonnier Ă  la Mornaguia LibertĂ© et EquitĂ©: Convocation d’une sĂ©rie de prisonniers libĂ©rĂ©s du mouvement En Nahdha LTDH Section de Kairouan: Affaire n°38459 – Information Luiza Toscane: Deux ex prisonniers sont en grĂšve de la faim depuis un mois Taoufik Ben Brik: La Dictature racontĂ©e Ă  mes enfants (7 nov 1987 – 7 nov 2010) Tunigeek: Tunisie : Un jeune de Nabeul se suicide aprĂšs la dĂ©faite de l’EST


 

RASSEMBLEMENT SAMEDI 06 NOVEMBRE 2010 A 12H00

 DEVANT LE CONSULAT DE TUNISIE A PANTIN 1, avenue Jean Lolive à Pantin Métro Porte de Pantin ou Hoche (Ligne 5)  


 
En vue de dĂ©fendre le droit des exilĂ©s tunisiens Ă  leurs passeports et au RETOUR DIGNE Ă  leur pays. Ce serait une occasion pour sensibiliser l’opinion nationale et internationale par rapport au calvaire des centaines de tunisiens et protester contre le chantage des autoritĂ©s consulaires. Une occasion aussi pour affirmer que le passeport est un droit qui doit bĂ©nĂ©ficier Ă  toutes les citoyennes et Ă  tous les citoyens sans discrimination ni chantage : « En priver un seul citoyen nuira Ă  la citoyennetĂ© tout entiĂšre ». Organisation Internationale des ExilĂ©s Tunisiens Bureau exĂ©cutif L’exil, le 04 novembre 2010

AMNESTY INTERNATIONAL DĂ©claration publique Index AI :        MDE 30/023/2010    (Public) ÉFAI 29 octobre 2010

Tunisie. Les grĂšves de la faim en cours jettent un coup de projecteur sur les atteintes aux droits humains en Tunisie


Amnesty International a condamnĂ© ce 29 octobre les autoritĂ©s tunisiennes pour leur harcĂšlement des victimes de violations des droits humains ; selon certaines informations, au moins cinq personnes victimes d’atteintes aux droits humains auraient entamĂ© une grĂšve de la faim pour exiger le respect de leurs droits. FatiguĂ©s par des annĂ©es de harcĂšlement et sans solution en vue, journalistes, militants politiques, opposants au gouvernement et dĂ©fenseurs des droits humains semblent ne plus avoir d’autre recours que les grĂšves de la faim pour attirer l’attention sur leur exigence lĂ©gitime de respect de leurs droits fondamentaux. Tant Ă  l’intĂ©rieur qu’à l’extĂ©rieur des prisons tunisiennes, les revendications des grĂ©vistes de la faim vont de la libĂ©ration de prisonniers d’opinion Ă  la dĂ©livrance de passeports et l’accĂšs aux soins mĂ©dicaux pour d’anciens prisonniers politiques. Fahem Boukadous, journaliste prisonnier d’opinion, est en grĂšve de la faim dans la prison de Gafsa depuis le 8 octobre 2010 ; il proteste contre sa dĂ©tention arbitraire prolongĂ©e, le harcĂšlement dont il fait l’objet de la part des autoritĂ©s pĂ©nitentiaires et la dĂ©gradation de ses conditions de dĂ©tention. Il a Ă©galement arrĂȘtĂ© tout traitement mĂ©dical, mettant sa vie en danger et dĂ©clare vouloir poursuivre sa grĂšve de la faim jusqu’à ce que son exigence de remise en libertĂ© soit satisfaite. Fahem Boukadous et Hassan ben Abdallah, autre prisonnier d’opinion, purgent une peine de quatre annĂ©es d’emprisonnement prononcĂ©e Ă  l’issue d’un procĂšs inĂ©quitable. Ils ont Ă©tĂ© jugĂ©s pour leur participation prĂ©sumĂ©e aux manifestations de 2008 organisĂ©es pour protester contre la situation socio-Ă©conomique et les mauvaises conditions de vie dans la rĂ©gion miniĂšre de Gafsa, riche en phosphates, dans le sud-ouest de la Tunisie Fahem Boukadous a Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir effectuĂ© un reportage tĂ©lĂ© sur les manifestations. Il souffre d’asthme aigu grave et son Ă©tat nĂ©cessite des soins constants. Son Ă©pouse, Affef Benacer, fait Ă©galement l’objet d’une surveillance constante visant Ă  l’intimider et Ă  l’amener Ă  cesser la campagne qu’elle mĂšne sans relĂąche pour la libĂ©ration de son mari. Elle a dĂ©clarĂ© Ă  Amnesty International que le 27 octobre, elle avait Ă©tĂ© insultĂ©e, frappĂ©e et avait eu ses vĂȘtements dĂ©chirĂ©s par cinq hommes en civil qui seraient des officiers de la sĂ©curitĂ©, en plein centre ville de Gafsa. Elle a expliquĂ© que ses agresseurs s’en Ă©taient pris Ă  elle lorsqu’elle avait refusĂ© d’îter une petite photo de Fahem Boukadous qu’elle portait Ă©pinglĂ©e sur son corsage. Elle a ajoutĂ© que les deux amies qui l’accompagnaient avaient Ă©galement Ă©tĂ© frappĂ©es lorsqu’elles avaient tentĂ© de la protĂ©ger. Depuis le dĂ©but du mois d’octobre, d’autres personnes se sont mises en grĂšve de la faim pour attirer l’attention sur la gravitĂ© de leur situation. Ghezala Mohammedi, dĂ©fenseure des droits humains et membre du Parti dĂ©mocratique progressiste d’opposition, a mis un terme le 27 octobre Ă  une grĂšve de la faim de deux semaines. Elle entendait ainsi protester contre son licenciement, pour raisons politiques, de l’association de dĂ©veloppement, connue comme Ă©tant proche du Rassemblement constitutionnel dĂ©mocratique au pouvoir, dans laquelle elle travaillait Ă  Ksar, au sud de Gafsa. Selon Ghezala Mohammedi, son licenciement en 2008 est liĂ© Ă  ses activitĂ©s de soutien au mouvement de protestation de Gafsa ; son poste a Ă©tĂ© confiĂ© Ă  une personne rĂ©putĂ©e proche des autoritĂ©s de Gafsa. Abdellatif Bouhajila, ancien prisonnier politique, est aussi en grĂšve de la faim depuis le 11 octobre Ă  son domicile, dans la banlieue de Tunis ; il demande que soit respectĂ© son droit Ă  obtenir un passeport afin de pouvoir se rendre Ă  l’étranger pour des soins de santĂ© urgents. Abdellatif Bouhajila a dĂ©clarĂ© Ă  Amnesty International : « Lors de la grĂšve de la faim que j’ai faite en 2008,  je demandais aux autoritĂ©s qu’elles m’accordent les soins mĂ©dicaux gratuits et le passeport auxquels j’ai droit. Deux annĂ©es ont passĂ© depuis ma rencontre avec deux reprĂ©sentants du ministĂšre de la SantĂ© publique qui m’avaient promis de m’aider mais mon dossier n’a pas avancĂ©, les promesses n’ont pas Ă©tĂ© tenues et ma santĂ© se dĂ©grade. Aujourd’hui, ma seule revendication porte sur l’obtention d’un passeport qui me permettra de me rendre Ă  l’étranger pour me faire soigner. » Depuis sa libĂ©ration conditionnelle Ă  la faveur d’une grĂące prĂ©sidentielle en novembre 2007, il n’a pu obtenir de passeport en dĂ©pit de requĂȘtes rĂ©pĂ©tĂ©es.  Abdellatif Bouhajila a subi une opĂ©ration des reins lors de sa dĂ©tention en 2002 ; il souffre toujours de problĂšmes cardiaques et rĂ©naux et son Ă©tat de santĂ© resterait prĂ©caire en raison des mauvais traitements subis en prison et de ses nombreuses grĂšves de la faim. Les appels d’Amnesty International aux autoritĂ©s tunisiennes en faveur d’Abdellatif Bouhajila sont restĂ©s sans effet. Deux autres anciens prisonniers, Mohammed Rihimi et Mohamed Akrout, auraient Ă©galement entamĂ© une grĂšve de la faim pour protester contre le harcĂšlement policier et la surveillance quotidienne dont ils font l’objet et qui les auraient empĂȘchĂ© d’obtenir un travail rĂ©munĂ©rĂ©. Amnesty International  a recueilli de nombreux tĂ©moignages, illustrant les pratiques et politiques rĂ©pressives des autoritĂ©s tunisiennes Ă  l’égard d’anciens prisonniers politiques, dans un rapport publiĂ© en fĂ©vrier 2010, :intitulĂ© LibĂ©rĂ©s mais pas libres : les anciens prisonniers politiques en Tunisie, http://www.amnesty.org/en/library/asset/MDE30/003/2010/en/2579e794-0c04-4fa0-9aaf-83677f438601/mde300032010fra.html De nombreux anciens prisonniers politiques sont soumis Ă  des peines complĂ©mentaires de « contrĂŽle administratif » et tenus de se prĂ©senter plusieurs fois par semaines dans des postes de police prĂ©cis. Ils sont Ă©galement soumis Ă  une surveillance policiĂšre Ă©troite et rencontrent des difficultĂ©s pour obtenir un emploi et des soins mĂ©dicaux ; ils sont en outre soumis Ă  des restrictions en matiĂšre de libertĂ© de circulation sur le territoire tunisien et de dĂ©placement hors du pays. Les autoritĂ©s tunisiennes refusent de leur dĂ©livrer des passeports et, Ă  plusieurs reprises, des membres de leur famille proche se sont vus Ă©galement refuser un passeport, en violation de la Constitution tunisienne et des obligations internationales du pays en matiĂšre de droits humains, notamment l’article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel la Tunisie est État partie. Pour Amnesty International, les grĂšves de la faim qui se poursuivent constituent un rappel brutal du harcĂšlement auquel sont confrontĂ©s tous ceux qui s’opposent aux autoritĂ©s tunisiennes et de la mise en marge systĂ©matique des anciens prisonniers politiques en Tunisie.  


Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques Aispp.free@gmail.com 43 rue Eldjazira, Tunis Tunis, le 4 novembre 2010 Communiqué

Non Ă  la torture, non aux traitements inhumains des prisonniers politiques


L’association a appris que Monsieur Mohammed Ben Houssine Ben Abdelkader Bakhti, prisonnier politique, condamnĂ© sur les fondements de la loi antiterroriste dans l’affaire n°42581 Ă  douze ans d’emprisonnement et dĂ©tenteur d’une carte d’handicapĂ© (n°1521/215752), un jeune homme quasiment aveugle, actuellement Ă  la prison de Messaadine, est soumis Ă  la torture supervisĂ©e par le lieutenant « Abderrrahmane » depuis le dĂ©but du mois d’aoĂ»t jusqu’à prĂ©sent. Sa famille affirme que son Ă©tat est grave et craint pour sa santĂ© et sa vie. Au terme d’un mois durant lequel les visites ont Ă©tĂ© interdites, soit tout le mois de Ramadhan, sa mĂšre a Ă©tĂ© surprise durant la visite qu’elle lui a rendue mercredi 11 octobre 2010 de constater une blessure grande et profonde Ă  la tĂȘte, des lĂ©sions sur ses membres. Lorsqu’il a voulu parler de la torture et des agressions qu’il a endurĂ©es, la visite a Ă©tĂ© interrompue. Lorsqu’elle a voulu se plaindre Ă  l’administration, le directeur, Imed Ajmi, a prĂ©tendu qu’il s’était agressĂ© lui-mĂȘme. Lors de la visite suivante le 18 octobre 2010, monsieur Mohammed Bakhti a affirmĂ© que le lieutenant Abderrahmane l’avait conduit dans une cellule du pavillon d’arrestation oĂč se trouvent des prisonniers mineurs et a ordonnĂ© Ă  ces derniers de l’agresser (coups et insultes) et il a excitĂ© les prisonniers de cette cellule qui l’ont rouĂ© de coups sous la supervision des agents et en prĂ©sence du lieutenant, ces derniers l’accablant de coups de matraques et de pieds. Le calvaire de monsieur Mohammed Bakhti ne s’est pas arrĂȘtĂ© lĂ . Mercredi 25 octobre, la visite a Ă©tĂ© interdite dĂšs qu’il a voulu parler des violences, de ses lunettes brisĂ©es, de sa dĂ©tention au cachot pendant 28 jours, qu’il voyait ses parents les pieds enchaĂźnĂ©s et qu’il souffrait de douleurs intenses et qu’il Ă©tait enflĂ©. Le directeur de la prison, Imed Ajmi, lui a promis qu’il ne sortirait de la prison qu’handicapĂ©. Lorsque sa mĂšre a demandĂ© des explications, le directeur de la prison a de nouveau allĂ©guĂ© qu’il s’était agressĂ© lui-mĂȘme. Ses parents ont voulu dĂ©poser plainte et poursuivre les agresseurs chez le procureur de la RĂ©publique de Sousse, mais il a refusĂ© de recevoir la plainte. Son pĂšre a prĂ©sentĂ© deux requĂȘtes au directeur gĂ©nĂ©ral des prisons et de la rééducation pour lesquelles on lui a remis des reçus (N°06552 et 06553) sans que n’ait pour autant changĂ© dans la situation de leur fils jusqu’Ă  maintenant. [
] Le PrĂ©sident de l’Association Samir Dilou (traduction ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques Aispp.free@gmail.com 43 rue Eldjazira, Tunis Tunis, le 2 novembre 2010  

Agression violente de Nizar Jmi’i, prisonnier à la Mornaguia


Un agent de la garde de la prison de Mornaguia, le dĂ©nommĂ© « Mohammed Melliti », a agressĂ© le prisonnier Nizar Ben Abderrahmane Jmi’i, lui assĂ©nant des cops dans le dos aprĂšs lui attachĂ© les mains et le visage contre le mur, et ce jusqu’à le faire tomber. L’agent a continuĂ© Ă  lui donner des coups de pieds sans arrĂȘt, jusqu’à ce qu’il perdre connaissance et qu’il soit transfĂ©rĂ© ensuite Ă  l’hĂŽpital. AprĂšs les soins de secours, il a Ă©tĂ© reconduit en prison et s’est retrouvĂ© dans une cellule minuscule (moins de deux mĂštres) en compagnie de deux autres prisonniers. Sa famille a dĂ©posĂ© plainte contre l’agent Mohammed Melliti qui avait violentĂ© le prisonnier Nizar Ben Abderrahmane Jmi’i. [
] La commission de contrĂŽle de la situation dans les prisons Le PrĂ©sident MaĂźtre Samir Dilou (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la revue en arabe, LT)


Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation Indépendante de Droits Humains 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 3 novembre 2010

Nouvelles des libertés en Tunisie


1)   Convocation d’une sĂ©rie de prisonniers libĂ©rĂ©s du mouvement En Nahdha Le poste de police de la ville de Menzel Jmil dans le gouvernorat de Bizerte a informĂ© verbalement lundi 1er novembre 2010 messieurs Kamel Trabelsi, Mohammed Tliba et SaĂŻd Gharbi, anciens prisonniers dans des affaires d’appartenance au mouvement En Nahdha, qu’ils devaient se prĂ©senter au poste. Cette convocation, formellement illĂ©gale, s’inscrit dans le cadre du contrĂŽle sĂ©curitaire permanent auquel sont soumis ces personnes libĂ©rĂ©es, et de l’obligation qui leur est faite de se soumettre Ă  l’actualisation de leurs fiches de renseignements. [
] 2)   Arrestation d’une nouvelle sĂ©rie de jeunes de Menzel Bourguiba Mardi 2 novembre 2010 Ă  Menzel Bourguiba, Messieurs BĂ©chir Laouini, Farid Bejaoui, Salah Zahani ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s et conduits dans un lieu inconnu. Leurs familles ignorent toujours la raison et le lieu de leur dĂ©tention. [
] Pour le bureau exĂ©cutif de l’Organisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)


Ligue Tunisienne pour la dĂ©fense des Droits de l’Homme Section de Kairouan 4 novembre 2010 Information


Le tribunal cantonal de Kairouan a prononcĂ© hier son jugement dans l’affaire de l’opposition n°38459 faite par les Ă©tudiants ·        Houssine Souissi, quatriĂšme annĂ©e d’arabe, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Bureau FĂ©dĂ©ral de l’UGET ·        Badreddine Chaabani, quatriĂšme annĂ©e d’arabe, membre du bureau fĂ©dĂ©ral ·        Othman Karaoui, quatriĂšme annĂ©e de philosophie, membre du bureau fĂ©dĂ©ral ·        Saber Salmi, deuxiĂšme annĂ©e de français, syndicaliste et les a condamnĂ©s Ă  une amende de deux cents dinars. Ces Ă©tudiants qui avaient Ă©tĂ© renvoyĂ©s de la facultĂ© l’annĂ©e derniĂšre, avaient fait opposition Ă  un jugement par dĂ©faut, les condamnant Ă  trois mois d’emprisonnement pour « outrage verbal Ă  fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions » Ă  la suite d’une tentative de rencontre avec le responsable ministĂ©riel de la facultĂ©. [
] Pour le comitĂ© de section Messaoud Romdhani (traduction d’extraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)

 

Deux ex prisonniers sont en grĂšve de la faim depuis un mois


 

 Abdellatif Bouhjila et Mohammed Rhim sont en grĂšve de la faim Ă  leurs domiciles respectifs de MĂ©grine et de Monastir depuis un mois. Ex prisonniers politiques, ils rĂ©clament chacun que soit mis un terme Ă  la privation de leurs droits : le droit Ă  la santĂ© et Ă  un passeport pour le premier, le droit Ă  travailler et Ă  circuler pour le second. En dĂ©pit des dĂ©marches entreprises par leurs avocates respectives, en dĂ©pit de l’important Ă©cho recueilli par ce mouvement de grĂšve, tant au niveau national qu’international, les intĂ©ressĂ©s n’ont pas encore reçu le moindre signe des autoritĂ©s leur indiquant qu’une solution Ă©tait prochaine. Abdellatif Bouhjila et Mohammed Rhim accusent un Ă©puisement physique Ă©vident. Mohammed Rhim, notamment, qui a perdu 18 kilos et ne peut plus marcher. Contraint d’émarger quotidiennement au poste de police, il s’y rend en fauteuil roulant, accompagnĂ© par sa mĂšre. Pour autant, l’un comme l’autre affichent une dĂ©termination Ă  toute Ă©preuve et entendent bien continuer leur mouvement. Luiza Toscane Pour leur tĂ©moigner votre solidaritĂ© : Mohammed Rhim : 00 216 23 927 788 ou 00 216 73 447 230 Abdellatif Bouhjila : 00 216 23 048 533

La Dictature racontĂ©e Ă  mes enfants (7 nov 1987 – 7 nov 2010)

Un texte du journaliste et dissident tunisien Taoufik Ben Brik.


“Mon cher Bukowski, Pourquoi n’écrivez-vous jamais sur la politique ou les grandes affaires internationales ?” M.K.

“Cher M.K., Et pourquoi, hein ? Quoi de neuf ? Tout le monde sait que les carottes sont cuites. Notre fou Ă  lier s’assied tranquillement pendant qu’on regarde les poils d’un tapis et qu’on se demande comment la merde a commencĂ© (
) VoilĂ  ce qui compte : le rĂȘve s’est envolĂ©, et quand le rĂȘve s’en va, tout se dĂ©bine. Le reste : des jeux Ă  la con pour les gĂ©nĂ©raux et les trafiquants.” Charles Bukowski (La politique est l’art d’enculer les mouches) C’est Ă  peu prĂšs ça. La politique dans mon pays est l’art de chasser les mouches et tourner les pouces
 Soit. Mais qu’est-ce que la Dictature, pĂšre ? Il n’ya pas de Dictature, mes enfants. Il y a Dictateur. Un titre qui sonne comme flingueur, tueur. L’ure effĂ©minĂ© de la Dictature s’emploie pour cacher la virilitĂ© masculine du eur du Dictateur. Nous y voilĂ . Notre Dictateur local n’a rien de mĂ©chant. Il ressemble Ă  tous les Dictateurs. Tous risibles
 et pas possibles. Du miel pour blagueurs. Le Dictateur de Charlie Chaplin, le Mussolini de Fellini dans Amarcord, l’Idi Amin Dada du Dernier Roi d’Ecosse. Relisez avec moi “Le GĂ©nĂ©ral dans son Labyrinthe” de Gabriel Garcia Marquez, sinon “La FĂȘte au Bouc” de Mario Vargas Llosa. Des clefs de verre pour comprendre le Chaos (Ran) tunisien. Comprenez : c’est l’Afrique latine. Dites perdre son latin ou perdre le nord, c’est kif kif. (Ces deux livres sont paraĂźt-il introuvables. Les mauvaises langues parlent d’une descente nocturne des SS dans les librairies. Le chef voit bien qu’on le moque dans ces romans, et qu’il y a un parfum de sa femme, de ses Raspoutine, de ses gendres et autres coqs du poulailler). Le Dictateur, mes enfants, c’est toujours un homme, un seul, qui perd la boule et prend des airs de totem. Un manitou qui a le pouvoir de transformer les hommes en sous-hommes. Des lapins. Ils procrĂ©ent pour lui. Se dĂ©pensent pour lui. Lui, doit ĂȘtre un RĂą qui habite des palais de Gulliver et dĂ©pense ce que la fourmiliĂšre a amassĂ©. Tout est Ă  lui : la femme, les enfants, le chien, le couffin et le pain. Tout Ă  CĂ©sar. Que dalle pour Dios. MĂȘme pas mourir pour lui. Difficile dans ce cas, mes chiots, de parler de Ben Ali. Celui qui a fait le coup d’Etat mĂ©dical en 1987, le coup d’Etat Ă©lectoral en 1989, le coup d’Etat constitutionnel en 2002 ? Celui qui fomente un coup familial, pour 2014 ? Ou celui d’avant, lorsqu’il Ă©tait R.G militaire puis ambassadeur, directeur de la SĂ»retĂ© Nationale, gĂ©nĂ©ral, ministre de l’intĂ©rieur, Premier ministre et enfin prĂ©sident. Un Ben Ali qui s’insurge sur lui-mĂȘme ? L’aprĂšs Ben Ali sous Ben Ali ? Ou celui qui est considĂ©rĂ© comme le pĂšre fondateur du rĂ©gime de renseignement. L’Etat policier, la junte militaire, c’est du passĂ© pour Zinou. Il y a du Shogoun en lui. Pour conserver et accaparer le pouvoir, un pouvoir absolu (plus absolu que celui dĂ©tenu par Fidel le barbu, ou Mugabe le tĂȘtu), il manƓuvre comme un chef de guerre du Japon mĂ©diĂ©val. Son pouvoir est sans limites. Sans contre-pouvoirs, un pouvoir d’antan, anachronique. Le pouvoir de Caligula sans sĂ©nat et son cheval en guise de sĂ©nateur. Un conquistador. Aguirre, la colĂšre de Dieu. Il est tout le systĂšme. Il n’y a pas d’intĂ©rĂȘt en dehors de ses intĂ©rĂȘts. Un quart de siĂšcle au pouvoir, ou presque et toujours neuf. Il ne s’use pas. De l’or. C’est tout juste si Ben Ali lui-mĂȘme ne se prosterne pas face Ă  sa propre majestĂ©, son Excellence. Difficile de parler de votre ombre, votre peau d’ñne, mes enfants. Un habit qui colle Ă  votre peau. De la sueur qui perle de vos aisselles. Vous naissez avec, vous vivez avec, vous mourrez avec et vous l’emportez avec vous dans votre tombe. Une Ă©pitaphe Ă©crite sur votre pierre tombale. Vous ne pouvez pas vous en dĂ©faire. Vous ne pouvez pas y Ă©chapper. Les uns disent destinĂ©e, les autres course de vie et de mort. Ici, naquit TBB, le fou de ZABA, l’Hitchcock de Tunis by night, sans suspense… C’est un legs, une gĂȘne, un souffle qui prĂ©cĂšde vos premiers pas ici–bas. Votre emprunte et votre infortune sur la terre des Hommes et des souris. Vous l’ingurgitez, Vous le dĂ©jectez, mais il est lĂ , incrustĂ© au plus profond de vos entrailles comme une peur bleue inexpliquĂ©e. Ce n’est pas parce que j’ai peur, mais je suis fatiguĂ© d’ĂȘtre courageux. Vous ne vous conduisez pas, il vous conduit. Il vous maĂźtrise. Le Sid est en vous. Il est vous. Il vit en vous et vous vivez en lui. Il est immortel. Eternel. Intemporel. Ben Ali, la pleine lune qui envoĂ»te les loups garous. Ben Ali, c’est tout et rien. Comme un lieu sacrĂ© : JĂ©rusalem. Y a pas moyen de l’extraire, de s’en dĂ©faire, pĂšre ? Comment ? J’aurais tant aimé  Impossible ! Rien qu’en parlant de lui, je le fais Ă  voix basse. Ne me mĂ©prisez pas, je suis comme ça : Tunisien, lapin. Il est chez moi, au tĂ©lĂ©phone, Ă  la radio, Ă  la tĂ©lĂ©vision, dans les journaux, dans les manuels scolaires, dans mon stylo. Mes voisins, mes cousins parlent, s’habillent et me regardent comme Lui. Dans la rue, derriĂšre moi. Dans les magasins, au cafĂ©, dans les bars, sur la route, derriĂšre les poteaux, sur les arbres. Il ne me suit pas, il me prĂ©cĂšde. Je le suis partout oĂč je vais, oĂč il va. Il est immobile. Je le traĂźne. N’oubliez pas, moucharder est un sport national, en Tunisie. La bĂ©liomachie vient juste aprĂšs. Je croyais vivre Ă  ses dĂ©pens en rouspĂ©tant. Non, mes enfants, c’est lui qui vit de la sĂšve de mon mĂ©contentement. Il vit sur le dos de mes chagrinements. Il provoque votre indignation pour que vous le nommez. Le pouvoir de nomination, voilĂ  son Graal. Vous le nommez pour qu’il continue Ă  nommer ses vigiles, ses vizirs, ses walis, l’autre Dictature de proximitĂ©. Aux confins du XVIIĂšme siĂšcle, le curĂ© Jean Meslier n’a pas cessĂ© de marteler : “Le premier abus est cette Ă©norme disproportion que l’on voit partout dans les diffĂ©rents Ă©tats et conditions des hommes, dont les uns semblent n’ĂȘtre nĂ©s que pour dominer tyranniquement sur les autres et pour avoir toujours leurs plaisirs et leurs contentement dans la vie, et les autres, au contraire, semblent n’ĂȘtre nĂ©s que pour ĂȘtre des vils, des misĂ©rables et malheureux esclaves et pour gĂ©mir toute leur vie dans la peine et dans la misĂšre.” Il y a Dictateur, mes enfants, lorsque tout un pays se “relooke” Ă  l’image de son despote. Les instituteurs, les infirmiers, les petits fonctionnaires soignent mĂ©ticuleusement leur apparence afin de ressembler Ă©trangement Ă  Ben Avi. Et toutes les femmes, phĂ©nomĂšne classique, ressemblent Ă  Leila, notre future Al Kahina tant dĂ©sirĂ©e. On rĂȘve d’avoir Sakhr El Materi ou Slim Chiboub pour gendre, et un Belhassen Trabelsi pour beau-frĂšre. Les Hammer, les Jaguars, les porches qui circulent et bouchent les artĂšres de Tunis sont les signes de cette imitation, aliĂ©nation, de ce baiser mortel des frĂšres siamois. Aliens. Les villas qui poussent comme des champignons sont toutes des palais de Carthage en miniature et de mauvais goĂ»t. On est Ă  l’image du Dictateur : un peu libĂ©ral, croyant pour le besoin, socialiste dans le discours, nationaliste quand il faut, et je m’en foutiste par moment. Les deux millions d’adhĂ©rents au R.CD, parti au pouvoir depuis plus d’un demi-siĂšcle, parti-Etat, camouflent l’adhĂ©sion gargantuesque de tous les Tunisiens au Benalisme. La donne du peuple fier et indomptable est un canular. Celui ou celle qui fantasment sur l’impopularitĂ© du Rais doivent confondre les p’tits tunisiens avec les CrĂ©tois du Greco, ces insulaires qui ont suivi fidĂšlement ce commandement : “ne pas accepter, mĂȘme pour gagner le paradis, de vendre son Ăąme.” Il n’y a aucune excuse Ă  l’avilissement et Ă  la lĂąchetĂ©, disait ma dĂ©funte mĂšre. C’est le pays des imbĂ©cilheureux. Heureux de conduire des petites citadines populaires, d’avoir une machine Ă  laver 5 kg, un appart’ 90m2 standard, un mobile tactile, un P.C portable webcam intĂ©grĂ©e, un Nintendo pour les bambins, de consommer importĂ© contre-façon, de manger du couscous le dimanche
 et d’avoir son antenais bien gavĂ© pour l’aĂŻd El KĂ©bir. Avec Zaba, tout le monde trouve son compte, l’instituteur qui fait des heures supplĂ©mentaires, le concierge qui fait l’indic la nuit et la mĂ©nagĂšre le jour, le contrebandier qui brĂ»le les frontiĂšres algĂ©ro-libyennes pour quelques bidons de gasoil moins cher, les policiers qui se sucrent avec des khamous et des danous ; et tous les Ben Ayed et les Jilani et autres Trabelsi qui dĂ©valisent les banques avec des crĂ©dits sans garanties. Les veinards. Je hais les gens qui rĂȘvent de camembert et de chocolat. Marhaba au bled de Benaliland ! Un oasis climatisĂ©. Et du coup, on ne voit rien. On ne dit rien, on n’entend rien. Tout le monde tourne en rond, autour de la KaĂąba carthaginoise. Corruption, torture, procĂšs inique, mascarade Ă©lectorale, abrutissement de masses, pacification de la rue, dĂ©sertification de la vie politique et sociale… Ce n’est pas grave. L’abus du pouvoir, c’est le propre de tout homme de pouvoir. Sans ça, notre fou furieux local sera taxĂ© de faible par les faibles. Abrutis ! Sous Ben Ali, la nation n’a enfantĂ© que des mesquins (Miskin en hĂ©breu, et pardonnez l’indĂ©licatesse). Pas de poĂštes, pas de théùtre, pas de musique, pas de danse, pas de cinĂ©ma. Pas de jardin. Que de la caillasse, des avocats, des huissiers notaires, des mĂ©decins et des Ă©crivains publics. Ce n’est pas parmi nous, mes enfants, que vous allez rencontrer des fous, des rebelles, des aventuriers, des poĂštes, des bandits, des rĂȘveurs, des chiens enragĂ©s, des emmerdeurs. Des inaptes Ă  la vie sous les sabots de Ben Ali. Des J’ha… Et haro sur Karanza le tombeur de Zapata ! L’image reprĂ©sente un quartier chic de Tunis. Nous sommes le samedi 7 novembre 2010. Un vent clĂ©ment balaie CharĂąa HĂ©di Nouira, un boulevard trop Ă©clairĂ© qui traverse l’interminable citĂ© Ennasr, Ă  l’Est d’El Menzah. Une baguette coĂ»te 200 millimes. La Baraka ! Les automobilistes, pour la plupart, sont beaux. Tout le monde est gentil, gentil jusqu’à en devenir bĂȘte. Tous les gentils petits fonctionnaires et leurs gentilles petites Ă©pouses, tous les policiers qui traĂźnassent dans le commissariat et rigolent aprĂšs une ratonnade, tous les chĂŽmeurs qui ont de quoi payer le petit cireur, un tabloĂŻd et un capuccino, tous les professeurs qui ne croient plus Ă  ce qui est Ă©crit dans leurs livres de classe. Ils sont tous heureux. Heureux d’ĂȘtre les enfants de (Be)naĂąli , mes savates. Et la libertĂ© ? La dignitĂ© ? La justice ?, pĂšre
 SincĂšrement, tout le monde s’en fout et moi avec. Un automobiliste conduit le jour, mange, dort, baise. Qu’est-ce qu’il veut de plus ? S’il lui arrive malheur, il n’a qu’à s’en prendre Ă  lui-mĂȘme. Il lui arrivera malheur uniquement parce qu’il est bĂȘte. Il n’a pas l’intention d’ĂȘtre bĂȘte, bien qu’il soit bĂȘte. Regardez-moi tous ces gens. Ils ont la force de se lever et d’aller au travail. Dans dix ans, pas plus, ceux qui ont aujourd’hui dix ans, en auront vingt, ceux qui ont quinze ans en auront vingt cinq. Ils hĂ©riteront de leurs aĂźnĂ©s les annĂ©es de plomb de Ben Ali et ils apporteront dans leur besace leur propre Ben Ali scellĂ©. Dans dix ans, ces gens perpĂ©tueront le culte de Zaba. On peut voir et comprendre ce qui nous attend, mes enfants. C’est comme un Ɠuf de serpent. A travers la mince membrane vous pouvez distinguer clairement le reptile dĂ©jĂ  formĂ© : un petit Ben Avi. Avis Ă  tout le monde : je tire ma rĂ©vĂ©rence. Je suis fou, mais pas assez pour me coltiner un second Ben Ali en puissance. Je ne suis pas un chat. Je n’ai pas sept vies devant moi. Un lapin. J’en profite au maximum : ma devise. Mes petits, Mes petits, Mes petits
 Qu’est-ce que je peux vous apprendre, que vous ne sachez dĂ©jĂ . ? La Dictature des dictateurs est une sale blague. Une si douce dictature. Vous devriez en rire davantage. En attendant, je vous prive d’en parler. Je vous prive de libertĂ©. Etouffante, oppressante, tyrannique libertĂ©. J’avoue que j’ai vĂ©cu. Underground. Tito vous salue ! Taoufik Ben Brik A mes lieux de perdition, Ă  mes contrĂ©es hostiles. A mes damnĂ©s de la terre, les prisonniers de droits communs enterrĂ©s vivants dans les cachots sordides de ZABA. Aux insurgĂ©s du Bassin minier de Gafsa. Aux Ă©tudiants embastillĂ©s depuis plus d’une annĂ©e pour avoir quĂ©mandĂ© un foyer. A Fahem Boukadous condamnĂ© Ă  4 ans de prison depuis le 15 juillet 2010. En grĂšve de la faim depuis le 8 octobre. A Hamma Hammami en cavale depuis les prĂ©sidentielles d’octobre 2009. A Kamel Jendoubi interdit de retour au bercail depuis l’annĂ©e de la grĂȘle sur Douar Hicher et qui a causĂ© l’incroyable perte de la mĂ©moire de Amti Mahbouba… A Moncef Marzouki qui bataille pour un “demain Ă  Jerusalem”. A Oum Zied, son silence du guerrier, nous pĂšse. A Sihem Ben Sedrine, pour quand le retour ? “Go home”. A NĂ©jib Chebbi qui tient la boutique. A Slah Hnid qui est “toute ma cour”. (Source: Nouvelobs.com le 4 novembre 2010) lien: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20101104.OBS2301/tribune-la-dictature-racontee-a-mes-enfants-7-nov-1987-7-nov-2010.html

Tunisie : Un jeune de Nabeul se suicide aprĂšs la dĂ©faite de l’EST


Le jeune Saber Mhedhbi, ĂągĂ© de 22 ans, habitant la rĂ©gion d’El Mehedhba (dĂ©lĂ©gation de Bou Argoub, une rĂ©gion qui se situe dans le Gouvernorat de Nabeul), s’est donnĂ© la mort dans la nuit du dimanche 31 octobre 2010. Ce jeune homme s’est pendu dans l’arriĂšre-cour de sa maison.   Selon sa maman, Saber Ă©tait dans un Ă©tat normal comme d’habitude, il Ă©tait habituĂ© Ă  sortir le soir avec ses amis. Ce jour-lĂ , il est venu lui parler en plaisantant vers le coup de 16h, rien ne prĂ©disait l’acte qui allait avoir lieu. ‘’Comme il n’était pas rentrĂ© le soir, au bon matin j’ai demandĂ© Ă  son pĂšre de lui tĂ©lĂ©phoner pour savoir oĂč il Ă©tait. En essayant de l’appeler sur son mobile, on entendait son tĂ©lĂ©phone sonner tout prĂšs
 Son pĂšre est allĂ© chercher d’oĂč venait la sonnerie, et c’est lĂ  que je l’entendais crier
 Saber s’est pendu
‘’. Ce suicide qui coĂŻncide avec la large dĂ©faite de l’EspĂ©rance Sportive de Tunis face au TP Mazembe, a fait croire Ă  tous que, comme il Ă©tait espĂ©rantiste, le jeune homme n’a pas pu rĂ©sister Ă  cette humiliation.   (Source : « Tunigeek » le  03-11-2010) Lien : http://www.tunigeek.com/tunisie-un-jeune-de-nabeul-se-suicide-apres-la-defaite-de-l%E2%80%99est/1138/

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