4 juin 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2568 du 04.06.2007

 archives : www.tunisnews.net


AISPP: Abdallah Zouari menacé de bannissement jusqu’en 2009

HRinfo: Abdallah Al-Zawary: 16 years in prison and exile is enough Tunisian Association of Journalists: Announcement AFP: La Tunisie prête à davantage de libertés politiques (mission du Congrès US) Reuters: Malte se refuse à être le gendarme de la Méditerranée AFP: Six jours: Palestiniens dans la pauvreté et Israël sans sécurité 40 ans après (Amnesty) AFP:Les pays riches ne tiennent pas leurs promesses pour l’Afrique (BM) AFP:A Fès, le Festival des musiques sacrées épingle la mondialisation « débridée »


Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques

Abdallah Zouari menacé de bannissement jusqu’en 2009

Demain mardi prendra fin la peine complémentaire à laquelle a été condamné l’ex prisonnier d’opinion et journaliste d’El Fejr, Abdallah Zouari. Abdallah Zouari a effectué onze ans d’emprisonnement pour appartenance au mouvement interdit En Nahdha et pour ses responsabilités au comité du journal El Fejr, avant d’être libéré en juin 2002. A peine sorti de prison, il a été enlevé par la police politique devant le bureau de son avocat à Tunis et conduit à El Khriba, dans le gouvernorat de Zarzis où le ministre de l’Intérieur a décidé de l’exiler et de lui coller une surveillance rapprochée permanente au prétexte du contrôle administratif.
Le harcèlement a emprunté plusieurs méthodes allant jusqu’à la privation de tout moyen de communication, téléphone et accès aux publinets. On lui a monté une accusation d’infraction au contrôle administratif. Il a été arrêté au marché de Ben Gardane, dans le même gouvernorat, où il s’était rendu sous les regards de sa garde sécuritaire. Considérant qu’il s’agissait d’une infraction au contrôle administratif, on l’a condamné à huit mois d’emprisonnement supplémentaires qu’il a effectués à la prison de Harboub, dans l’extrême sud du pays. Il a protesté de multiples façons contre tous ces dépassements et méthodes de rétorsion ; la dernière fut une grève de la faim qui a duré plus d’un mois, pour exiger la fin de ce bannissement illégal imposé et la possibilité de rejoindre sa famille à Tunis.
Avec la fin de la période de contrôle administratif, tout indique que le pouvoir le vise politiquement et que les pratiques répressives qui ont piétiné ses droits d’ex-prisonnier et de Tunisien censé être protégé par la loi, n’avaient aucun rapport avec la peine complémentaire à laquelle il avait été condamné. Aujourd’hui, il a été convoqué par les forces de sécurité et il a été informé verbalement que le bannissement illégal dont il était l’objet était prolongé de vingt-six mois, soit jusqu’en 2009, année des prochaines élections présidentielles.
L’AISPP (…) Pour l’AISPP Le Coordinateur : Mokhtar Yahyaoui (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Abdallah Al-Zawary: 16 years in prison and exile is enough

The Tunisian government must respect the rule of law

 

Cairo, June 4, 2007 The Tunisian government must respect the rule of law and terminate the house arrest imposed on the journalist and opinion prisoner « Abdallah Al- Zawary » for 5 years (since June 2002 until June 2007), said the Arabic Network for Human Rights Information (HRinfo) today. After 11 years in prison Al- Zawary had been released in June 2002. Immediately when released, he was put under house arrest for 5 years. The Interior Ministry decided to send him to Al- Gerba district of Gergeis City, which lies 500 km away from the Tunisian capital and away from his family and children. The house arrest turned to be an exile and a punishment for him and his family. During his exile for 5 years in Gergeis City, which is located in the far south of Tunisia, Al- Zawary, a Tunisian journalist and a former deputy editor -in -chef for Al-Fajr Newspaper, was subjected to harassment and fabricated cases such as  » exceeding limit of movement, which does not exceed 30 km » and preventing him from using internet cafes, as well as other harassments that he patiently endured until these days, which mark the end of the five years of exile. As a result, HRinfo calls upon both Arab and international civil society to help Al-Zawary to regain his freedom and return to his family in the Tunisian capital, after spending more than 16 years between jail and unjust house arrest. About Abdallah Al-Zawary:

  • A Tunisian journalist, known among many of defenders of opinion prisoners as « Nelson Mandela of the Arab world. » He was in prison for 16 years and under house arrest for 5 years.  
  • He did not practice any kind of violence. The Tunisian government refuses to acknowledge that he is a journalist and an opinion prisoner, solely due to his membership in the Islamic movement.  
  • In 1981, He was arrested for the first time after he submitted a request to establish a political party. He was released in the year 1984.  
  • He was arrested again in the year 1987 in a campaign launched against the Islamic movement, and then he was released in the year 1989.  
  • In the year 1991, he was arrested for his membership in the Islamic Renaissance Movement in Tunisia. He was in prison for 11 years and released in the year 2002, when he was put under house arrest for 5 years, ending at the beginning of June 2007.

The two websites Al-Huwar Net and Tunis News decided to launch signatures campaign calling upon the Tunisian government to put into effect the court order, which obliges it to end the house arrest allowing him to go back to his family on June 2007. To participate in the signature campaign, please send your complete name and country to the following emails: info@alhiwar.net or brikhedi@yahoo.de

 

Tunisian Association of Journalists (TJA)   Tunis, the 01st of June, 2007   ANNOUNCEMENT
 
The International Federation of journalist’s congress confirmed, Thursday, the 31st of May 2007, the final raise of the membership gelation concerning the Tunisian Association of Journalists (TJA). The Federation’s Executive Committee announced last year, during its meeting in Brussels, the 26th of May 2006, the decision of an immediate raise of the association’s membership gelation. The TJA consider this decision a natural process, in order to correct an exceptional situation that didn’t have to happen. During this congress, in Moscow (from 28th to 1st of June 2007), and in order to enhance the African and Arabic role concerning the international Federation of Journalists, the TJA has a leading role on defending the African and Arabic cases and coordinating different positions toward many evocated issues. TJA celebrates this year its 45th foundation anniversary. It always committed itself in struggling and defending press freedom and journalists’ dignity and material and moral rights.   Long lived the Tunisian Journalist’s struggling Long lived the TJA, free and independent   On behalf the TJA Directive Committee  The president Fawzi Bouzayen  


 

Invi t a t ion

L’Association des Tunisiens en France  la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives ont le plaisir de vous inviter Au vernissage de l’exposition de peinture de

 

« AM KHMAIES » Mouldi ZALILA

qu’elles organisent à l’Espace «Farabi»[1], 16, rue de Demarquay 75010  le 6 juin 2007, à 18h30, L’exposition durera du 06 au 23 juin 2007
Ammi Khemaïs pour les uns, Mouldi Zalila pour les autres, un monument vivant pour tous. Cet insulaire qui nous vient du petit village de Ouled Yaneg est tel un palmier ; il se ploie de temps en temps sous les rafales de la vie, mais ne se déracine jamais. Après des années d’exil à Grenoble, et après avoir milité contre le colonialisme, Ammi Khemaïs a décidé de larguer les amarres une dernière fois, pour rejoindre son île (Kerkenna) et s’y adonner à sa passion de toujours, la peinture. Une peinture naïve proche des gens et du milieu dans lequel il vit, une peinture quelque peu subversive, dénonciatrice des maux qui rongent la société tel que le chômage que Mouldi Zalila représente par un diable. D’ailleurs, dans une interview qu’il avait accordée à Néjib Belqadhi, il s’est défini comme kerkennien têtu et anarchiste qui a en horreur toutes les injustices. « El-Meddeb » nous revient aujourd’hui, avec dans sa valise plus d’un tour. Avec des tableaux bigarrés, des sculptures en gypse et des histoires de la vie, sa vie d’itinérant, de nomade, de voyageur sans fin… Encore une fois, cet admirateur de Jules Ferry, amoureux de Cheikh Imam et d’Ahmed Foued Nejm vient nous bercer de ses textes*, des compositions qui se veulent populaires et proches des petites gens. Am khémaies sera parmi nous le 06 juin 2007 *Il a écrit le célèbre texte « Babour Zammar »,mis en musique par Hédi GUELLA [1] Espace Farabi, 16, rue de Demarquay, 75010 (par la rue du Faubourg Saint-Denis direction La chapelle), métro : Gare du Nord ATF, 130, rue du Faubourg Poissonnière, 75010 Paris, Tel. : 0145960406, FTCR, 3, rue de Nantes, 75019 Paris, Tel. : 0146075404  

La Tunisie prête à davantage de libertés politiques (mission du Congrès US)

AFP, le 1er juin 2007 à 16h59 TUNIS, 1 juin 2007 (AFP) – Une mission du Congrès américain a salué vendredi les progrès socio-économiques en Tunisie et affirmé que ce pays était « prêt » à davantage de libertés politiques, à l’issue d’une visite au cours de laquelle elle a rencontré le  président Zine El Abidine Ben Ali. « Il était important pour nous de constater l’énorme progrès économique », a déclaré à la presse le chef de cette mission, John Tanner (démocrate), louant aussi les conditions sociales en matière de logement, de santé et d’éducation. Il a indiqué que sa délégation avait discuté avec les dirigeants tunisiens des progrès réalisés, mais aussi de la nécessité d’actions politiques concrètes. « La Tunisie est prête à l’excercice de plus de libertés dans le domaine politique et dans celui de la presse », a-t-il déclaré, notant l’importance d’une telle évolution pour plus de développement, d’investissements et d’emplois. Il a plaidé en faveur d’un investissement accru des entreprises américaines en Tunisie et souhaité que ce pays « continue ses réformes dans le secteur de la presse (…) pour avancer sur la voie de la démocratie ». Outre le renforcement de la coopération avec la Tunisie, « un des plus anciens partenaires » des Etats-Unis, M. Tanner a évoqué des discussions « productives » sur l’importance stratégique croissante du Maghreb, sur la sécurité, sur le rôle et les capacités de l’OTAN àv combattre l’extrémisme en Méditerranée. Il a évoqué la menace que représente Al-Qaïda dans la région, y compris en Tunisie, estimant que l’organisation terroriste « tentait d’essaimer dans cette région comme dans d’autres parties du monde ». « C’est une menace permanente pour tous les gouvernements modérés », a-t-il poursuivi, appelant à des « efforts continus contre les activités terroristes ». Il a salué l’efficacité des services de sécurité en Tunisie et rappelé le démantèlement d’un groupe salafiste à la suite d’affrontements sanglants en décembre-janvier derniers, près de Tunis. M. Tanner et sa délégation se sont entretenus jeudi et vendredi avec les ministres des Affaires étrangères et de la Défense MM. Abdelwheb Abdallah et Kamal Morjane, ainsi que le président de la Chambre des députés Fouad Mbazaa. Le groupe, qui venait de participer à l’Assemblée parlementaire de l’Otan au Portugal, devait se rendre vendredi au Maroc.

Malte se refuse à être le gendarme de la Méditerranée

Reuters, le 4 juin 2007 à 12h50 LA VALETTE, 4 juin (Reuters) – Le gouvernement maltais a déclaré lundi ne pas pouvoir jouer le rôle de gendarme de la Méditerranée, après la mort la semaine passée de plusieurs clandestins africains, noyés en mer en essayant de rejoindre l’Europe. Critiquée dimanche par le commissaire aux droits de l’Homme du conseil de l’Europe sur sa conduite durant cet événement, Malte a répondu avoir toujours accompli son devoir de sauvetage en mer et être sensible à la situation de toute personne en détresse. « Le gouvernement maltais reste engagé à honorer ses responsabilités en accord complet avec le droit international, mais ne peut pas devenir le gendarme de la Méditerranée. Malte ne peut assumer de responsabilités dans les zones où elle n’a ni ne peut avoir autorité », a déclaré le gouvernement dans un communiqué. « Les forces armées maltaises continueront à mener les opérations de recherche et de sauvetage au meilleur de leur capacités, et continueront à coopérer pleinement avec les centres de sauvetage des Etats voisins, ainsi que le prévoient les conventions et accords internationaux », a-t-il annoncé. Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l’Homme du conseil de l’Europe, a engagé dimanche tous les gouvernements à prendre au sérieux leur devoir d’assistance humanitaire aux clandestins et a pressé « les autorités maltaises d’adoucir leur position sur l’aide à fournir aux clandestins dont la vie est menacée ». La Valette a par ailleurs nié avoir refusé de prendre en charge 21 corps repêchés vendredi par une frégate française, affirmant qu’ils avaient été trouvés dans la zone de recherche libyenne, et que le navire français devait donc se tourner d’abord vers Tripoli. Un patrouilleur maltais a recueilli samedi 29 clandestins qui se trouvaient dans une embarcation dérivant à 135 km de Malte, mais le gouvernement affirme ne pas être contraint par le droit international à prendre en charge des immigrants se trouvant dans la zone de recherche libyenne. La semaine dernière, 27 Africains ayant fait naufrage en Méditerranée ont passé trois jours accrochés à des filets de pêche alors que Malte et la Libye débattaient de qui devait les secourir. C’est finalement la marine italienne qui s’en était chargée.  

Six jours: Palestiniens dans la pauvreté et Israël sans sécurité 40 ans après (Amnesty)

AFP, le 4 juin 2007 à 02h01 LONDRES, 4 juin 2007 (AFP) – Quarante ans après de l’occupation de leurs terres, les Palestiniens sont plongés dans le désespoir et la pauvreté et Israël a échoué à assurer la sécurité de sa population, a affirmé lundi Amnesty International à la veille de l’anniversaire de la guerre des Six jours, en 1967. « Depuis quarante ans, la communauté internationale a échoué à répondre de manière adéquate au problème israélo-palestinien: elle ne peut pas, ne doit pas attendre quarante nouvelles années pour le faire », a affirmé Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient d’Amnesty. « Les dures restrictions israéliennes ont provoqué l’effondrement virtuel de l’économie palestinienne et aggravent les conditions de plus en plus fragiles dans lesquelles les Palestiniens vivent et travaillent, avec pour résultat des niveaux de désespoir, de pauvreté et d’insécurité alimentaire jamais observés jusque-là dans les Territoires palestiniens occupés », a-t-il poursuivi. Dans un rapport publié à l’occasion de cet anniversaire, l’organisation internationale de défense des droits de l’homme basée à Londres « appelle les autorités israéliennes à mettre fin aux saisies de terres, au blocus et aux autres violations des lois internationales effectuées sous l’occupation » dans les Territoires palestiniens. Ces actions « ont eu pour conséquences des violations massives des droits de l’homme et ont aussi échoué à rétablir la sécurité des populations israéliennes et palestiniennes », poursuit l’ONG. Les « légitimes préoccupations d’Israël en matière de sécurité et l’obligation du gouvernement à respecter la population à l’intérieur de ses frontières (…) ne justifie(nt) pas les violations flagrantes des lois internationales, comme la construction du mur/clôture en Cisjordanie sur des terres palestiniennes », estime Amnesty. Elle appelle au démantèlement de la barrière de séparation érigée en Cisjordanie. Présentée par Israël comme une « clôture antiterroriste », celle-ci doit à terme s’étendre sur plus de 650 km. « Si l’intention était simplement d’empêcher les kamikazes palestiniens d’entrer en Israël, la barrière se situerait sur la ligne verte, la frontière entre Israël et la Cisjordanie. La réalité est que sa plus grande partie est construite sur des terres palestiniennes, au mépris de la Cour internationale de Justice (CIJ) », estime Malcolm Smart. Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la CIJ a jugé illégale la construction de cette barrière et exigé son démantèlement. Amnesty appelle à la mise en place d’urgence d’un mécanisme international de surveillance des droits de l’homme pour vérifier que les deux parties, israéliennes et palestiniennes, respectent leurs obligations en vertu des lois internationales. Ce mécanisme doit être appuyé par un engagement à enquêter et à poursuivre en justice « ceux qui commettent des crimes de guerre et d’autres crimes aux yeux des lois internationales », précise l’ONG, dans ce rapport intitulé « Une occupation persistante: les Palestiniens de Cisjordanie en état de siège ».  

Les pays riches ne tiennent pas leurs promesses pour l’Afrique (BM)

AFP, le 3 juin 2007 à 03h44 WASHINGTON, 3 juin 2007 (AFP) – Les pays riches ne tiennent pas leurs promesses pour l’aide à l’Afrique et l’ouverture de leurs marchés aux exportations africaines, a dénoncé la Banque mondiale (BM) dimanche. Cet avertissement de la BM survient avant la tenue à Heiligendamm (Allemagne) du 6 au 8 juin du sommet des pays du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie). Ces huit pays s’étaient engagés lors d’un précédent sommet en juin 2005 à Gleneagles (Ecosse) à augmenter leur aide annuelle pour le développement de l’Afrique à 50 milliards de dollars en 2010. Or les montants accordés aux programmes de développement pour de nombreux pays africains sont restés quasiment inchangés depuis. Les difficultés rencontrées par les négociations engagées au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la libéralisation du commerce mondial ont également empêché l’ouverture des marchés des pays riches aux produits africains, a souligné la BM. Selon les estimations de la BM, les flux d’aide publique ont baissé de 35,8 milliards de dollars en 2005 à 35,1 milliards en 2006. « Les chiffres disponibles jusqu’à maintenant montrent qu’à part la réduction de la dette, les pays Africains n’ont pas engrangé les résultats des promesses faites lors du sommet du G8 il y a trois ans à l’occasion de l’année de l’Afrique », a affirmé dans un communiqué John Page, chef-économiste de la Banque mondiale pour l’Afrique. « De nombreux pays donateurs ont accru leur aide pour l’assistance humanitaire et la réduction de la dette ces quarante dernières années mais cela ne s’est pas traduit par des ressources´supplémentaires pour les pays africains afin de rebâtir leurs infrastructures, former des enseignants et combattre le sida et la malaria », a-t-il souligné. Pourtant, les pays africains ont fait de leur côté d’importants progrès en matière de gestion des affaires publiques et pour créer un environnement plus favorables aux investissements internationaux, a-t-il constaté. « La question n’est pas tant de savoir si les partenaires africains tiennent leurs promesses que de se demander si les pays riches tiennent les leurs », a-t-il affirmé. Si le programme de réduction de la dette des pays les plus pauvres progresse plus vite que prévu, l’aide (hors réduction de la dette et aide alimentaire d’urgence) aux pays africains a baissé de 2,1% en termes rééls entre 2004 et 2005, selon M. Page. « Des pays africains qui affichent de bonnes performances en matière de croissance économique et sont parvenus à établir la stabilité macro-économique grâce à plusieurs années de réforme n’ont reçu en retour que peu, voire pas, d’aide supplémentaire de la partv des pays donateurs », déplore la BM. « Beaucoup de ces pays, malgré leurs performances récentes en matière de croissance, ont besoin d’aide extérieure pour réhabiliter leurs routes, étendre l’électrification et améliorer leurs systèmes d’éducation et de santé », a-t-il souligné.  

A Fès, le Festival des musiques sacrées épingle la mondialisation « débridée »

Par Mohamed CHAKIR AFP, le 3 juin 2007 à 09h18 FES (Maroc), 3 juin 2007 (AFP) – Réunis au 13e Festival des musiques sacrées du monde au Maroc, des intellectuels et artistes venus de différents pays ont critiqué « la mondialisation débridée » et appelé au respect de la diversité culturelle. Le festival, qui s’est ouvert vendredi à Fès (centre), se prolonge jusqu’au 9 juin sous le thème « Souffle du temps, esprit des lieux ». L’un des participants, le Français Robert Lion, président du Conseil national français du développement durable, a particulièrement souligné les dangers de la mondialisation au niveau culturel, s’attirant les applaudissements nourris de l’assistance, à l’occasion d’un colloque samedi en marge du festival. Robert Lion a défendu « la nécessité de protéger les cultures oubliées » de par le monde, tout en reconnaissant ne pas savoir « si ce genre de festivals et de concerts (pouvait) arrêter la marche de la globalisation, du fanatisme, de l’intégrisme et du totalitarisme ». Dans un message au festival lu par un membre du cabinet royal, Mohammed VI s’est, lui, montré inquiet face au « rouleau compresseur d’une mondialisation débridée », qui s’accompagne du « réveil des démons du fanatisme, de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme ». « La modernité dénuée de sacré risque de se transformer en un sacré unique sans âme », a affirmé le roi, déplorant par ailleurs « la propagation des idées mystificatrices sur un prétendu choc des civilisations ». Michael Barry, directeur du département d’art islamique au Metropolitan Museum of Art de New York, a évoqué « les douleurs de la globalisation dans un monde qui se déchire ». « Mais heureusement, il y a la culture qui nous réunit », déclare-t-il à l’AFP. « Nous voulons conforter le respect des identités culturelles car gommer nos différences, c’est en réalité gommer nos âmes et nos cultures », estime-t-il voyant dans le festival de Fès « une oasis où l’on appelle au dialogue et à la confraternité ». Le festival s’incrit « dans une démarche qui refuse le choc des civilisations », souligne de son côté André Azoulay, un intellectuel juif marocain, conseiller du roi Mohammed VI, qui a formé l’espoir que le monde actuel soit « porteur de beaucoup de richesses, de valeurs, de tolérance et d’équité envers les autres ». L’écrivain turc Nedim Gürsel a fustigé « l’exclusion et le rejet » par l’occident des autres identités. Il a notamment critiqué le président français Nicolas Sarkozy qui s’est opposé, dans la campagne électorale pour la présidentielle, à l’entrée de la Turquie au sein de l’Union européenne. « Le refus français de la Turquie est un problème qui concerne bien l’identité de l’Europe, et M. Sarkozy, sur ce sujet, se nourrit plus de la géographie que de l’histoire de l’Europe et de la Turquie », a-t-il dit déclaré pendant le colloque. Plusieurs personnalités ont assisté vendredi à l’ouverture du festival dont la reine Rania de Jordanie, Bernadette Chirac, l’épouse de l’ancien président français Jacques Chirac, et la princesse Lalla Salma, l’épouse du roi du Maroc. Quelque 35 orchestres et groupes de chants continuaient à animer des concerts à Fès, ville qui se prépare à rendre hommage au poète musulman soufi (mystique) Jalal Eddine Erroumi né il y a environ 800 ans. Le Festival des musiques sacrées du monde, selon sa directrice Naïma Tagemouati, devrait donner lieu à une réflexion sur le lien « entre la modernité et les valeurs sacrées, celles de la foi, de la culture, et du patrimoine ». AFP

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