29 novembre 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2747 du 29.11.2007

 archives : www.tunisnews.net
 

 

 


Le CNLT : La justice condamne sur la foi d’aveux  extorqués sous la torture C.R.L.D.H. Tunisie : Poursuites des arrestations policières et enlèvements des citoyens innocents C.R.L.D.H. Tunisie : Solidarité avec les professeurs licenciés en grève de la faim C.R.L.D.H. Tunisie : Grève de la faim illimitée dans les prisons tunisiennes Ouertatani Noureddine: Les conséquences désastreuses de la politique de destitution des syndicalistes élus par la bureaucratie syndicale

RABAM:LE MIRACLE DES MIRACLES 

 


CONSEIL NATIONAL POUR LES LIBERTES EN TUNISIE

Tunis le 29 novembre 2007  

La justice condamne sur la foi d’aveux extorqués sous la torture

   

La 4e chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, a condamné le 26 novembre neuf jeunes tunisiens déférés en vertu de la loi anti terroriste à des peines d’emprisonnement allant de six à douze ans dans l’affaire 4/11432. Il s’agit de Zyed Fakraoui (28 ans), Ghaith Mekki (28 ans), Nizar Hosni (24 ans), Bilel Marzouki (26 ans), Wajdi Marzouki (25 ans), Azzeddine Abdellaoui (30 ans), condamnés à douze ans de réclusion et Mounir Chraïet (26 ans), Tahar Bouzidi (25 ans), Chouaïeb Jomni (23 ans) à six ans de prison ferme. Ces jeunes qui ont été arrêtés en avril 2005 ont déclaré avoir attendu depuis 2 ans et 7 mois ce moment pour s’exprimer devant la Cour et lui exposer les sévices qu’ils ont subis dans les locaux du ministère de l’Intérieur et comment le juge d’instruction les a interrogés en « urgence » il y a 2 ans à une heure tardive de la nuit (entre 21h et 23h) sans avocats, en les menaçant de les renvoyer à leurs tortionnaires, s’ils revenaient sur les déclarations signées devant la police qu’ils n’ont même pas lues.  Durant l’audience qui s’est déroulée le samedi 24 novembre, le président de la cour, le tristement célèbre Mehrez Hammami, a systématiquement refusé d’entendre les déclarations des prévenus se rapportant à la torture, comme il a rejeté toutes les requêtes préalables formulées par les avocats se rapportant à l’usage de la torture, exigeant qu’ils ne plaident que sur le fond et de passer outre les aveux extorqués sous la torture. La défense s’est alors retirée en signe de protestation lorsque le président a retiré la parole à maître Nasraoui qui insistait pour poser une question à son client sur le sujet.   La même chambre présidée par le même juge a siégé le 17 novembre courant et condamné un autre groupe de jeunes poursuivis en vertu de la loi anti terroriste dans l’affaire 11089/4 .Il s’agit de Okba Nasri (26 ans), Tarek Hammami (31 ans), Mohamed zoubaier Karoui (24 ans), Aymen Ghrib (24 ans), Mimoun Alloucha (27 ans), Lamjed Homri (24 ans), Sabri Mejri (24 ans), Zied Benjeddou (23 ans), Mohamed Abbachi (26 ans), Meher Chemmam (24 ans)  condamnés à 15 ans de prison ferme. Anis Krifi (27 ans), Karim Mahdaoui (23 ans), Abdelbari Ayeb (28 ans), Hichem Mennai (22 ans), Mahjoub Zeyani (26 ans), Nader Ferchichi (27 ans), Ali Saidi (27 ans), Hasni Nasri (33 ans), Abdelhamid Aroua (29 ans), Taoufik Kadri (24 ans), Tarek Boukhili (28 ans) condamnés à 5 ans de prison ferme Helmi Boughanmi (24 ans), Lamjed Korghli (26 ans), Chekib Omri (32 ans), Saber Mekkaoui (24 ans), Mohamed Omri (43 ans).  Condamnés à 3 ans de prison ferme. Le même scénario a été observé : Refus de consigner les déclarations des prévenus concernant la torture, refus de les soumettre à un examen médical, comme le prévoit la loi et comme l’ont réclamé les avocats ; La Cour s’est appuyé exclusivement sur les déclarations contenues dans les PV établis par des agents de la sûreté de l’Etat agissant comme police judiciaire et qui ont été extorqués sous la torture en mai et juin 2005 et reconduits tels quels par le juge d’instruction comme éléments de preuve ; avec une instruction judiciaire menée sans la présence de leurs avocats et à une heure tardive de la nuit. Là encore, la défense, privée de parole et de la liberté de produire ses moyens de défense, a été contrainte de se retirer.   Le CNLT s’inquiète de cette dérive de certains juges qui violent un principe élémentaire du droit qui consiste à considérer comme nulle toute déclaration extorquée sous la torture. Il rappelle la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ratifiée par la Tunisie, et notamment son article 12 « Tout Etat partie veille à ce que les autorités compétentes procèdent immédiatement à une enquête impartiale chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis sur tout territoire sous sa juridiction » ainsi que l’article 15 « Tout Etat partie veille à ce que toute déclaration dont il est établi qu’elle a été obtenue par la torture ne puisse être invoquée comme un élément de preuve dans une procédure, si ce n’est contre la personne accusée de torture pour établir qu’une déclaration a été faite. » Il exige que ces juges qui se rendent coupables de complicité de torture soient traduits en Conseil de discipline des magistrats et révoqués. Il exprime sa solidarité avec avocats qui combattent la torture et ceux qui protègent les tortionnaires, malgré les conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles ils travaillent. Il appelle l’ensemble de la société civile à combattre ce fléau et à exiger que les tortionnaires ainsi que ceux qui les couvrent soient traduits en justice. Il considère ces procès comme iniques et appelle à la libération des jeunes injustement condamnés.   Pour le Conseil La porte-parole Sihem Bensedrine


C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org

Poursuites des arrestations policières et enlèvements des citoyens innocents

 
Le journaliste tunisien Slim Boukdhir, 39 ans,  est de nouveau arrêté ce lundi 26 novembre 2007 vers quatre h du matin dans la ville de Sfax, alors qu’il rentrait à Tunis à bord d’un louage, lors d’un contrôle d’identité des passagers effectué par une unité de la Sûreté nationale. Cette arrestation n’est pas fortuite car elle survient le jour où il devait se rendre au poste de police chercher son passeport après avoir mis un terme le 14 novembre 2007 à une grève de faim de deux semaines entamée avec Maître Mohamed Ennouri suite aux garanties formulées par les autorités pour la restitution de leur droit. Après toute une journée de recherches, les avocats ont pu savoir que M. Boukdhir  a été transféré au commissariat de Sakiet Ezzit, dans la banlieue de Sfax. Il devrait être déféré, le 27 novembre, devant le Tribunal de première instance de Sfax pour répondre aux chefs d’inculpation « d’agression verbale à l’encontre d’un agent de l’ordre », « d’atteinte aux bonnes mœurs » et « de non présentation de la carte nationale d’identité ». Slim Boukdhir travaille comme  correspondant du journal panarabe basé à Londres Al Quds Al Arabi et du site Internet de la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya. Il mène en compagnie d’un groupe de journalistes tunisiens indépendants un combat exemplaire pour l’indépendance de la presse et la liberté d’expression. Victime d’une politique de persécution qui dure depuis plusieurs années, faite d’agressions physiques répétées, de privation d’emplois, de confiscation de passeport et de pressions financières et administratives de tout genre, sans oublier le harcèlement que subit sa famille et notamment son frère, arrêté et humilié pendant plusieurs jours lors de la grève de son frère Slim. En même temps, le CRLDHT  a été alerté par l’enlèvement du jeune Zoubeir  Kaouach, 22 ans, étudiant en 4ème année informatique à la faculté de sciences de Bizerte et  fils d’un ex prisonnier politique, M.  Daoud Kaouach. Ce jeune a été kidnappé le  23 novembre 2007 vers 10h du matin, alors qu’il se trouve dans la bibliothèque  publique de Ras jbel, deux hommes en civile a bord d’une voiture banalisée entrés dans la bibliothèque et ont emmené Zoubeir  Kaouach vers une destination inconnue et depuis aucune nouvelle le lieu de sa détention ou les raisons de cet enlèvement malgré les longues  recherches effectuées par ses proches. Sa famille vit depuis lors dans l’angoisse surtout que les autorités policières ont nié son enlèvement et sa détention au secret. Elle craint pour son intégrité physique et sa santé.  Contacté par téléphone, les parents de Zoubeïr sont en plein désarroi après l’arrestation de leur enfant, ils ne savent pas quoi faire ni vers qui se tourner. C’est le même désarroi de la famille Jebali qui ignore le sort de son fils le jeune Anis Jebali  que la brigade de la Sûreté de l’Etat avait arrêté sans motif à son domicile de Ben Arous   le mardi 20 novembre vers deux heures de l’après midi et conduit  vers une destination inconnue. Le CRLDHT exprime son inquiétude face à cette nouvelle campagne d’enlèvements  et de détentions au secret qui s’exerce dans le cadre de la loi antiterroriste de décembre 2003, en toute illégalité et qui  a  pris pour cibles  des centaines  de jeunes citoyens, étudiants, punis  pour la plupart pour l’exercice de leur liberté de culte. Cette campagne  a touché toutes les régions de la Tunisie et toutes les catégories socioprofessionnelles de la société. (Voir le communiqué du CRLDHT du 17 septembre 2007 et le Flash-Infos du 13 novembre 2007). Il exprime sa solidarité avec les victimes et leurs familles et dénonce que cette politique d’enlèvements et de détentions au secret. Il rappelle au pouvoir tunisien son devoir de veiller à l’intégrité physique et à l’honneur des citoyens. Paris, le 28 novembre 2007  


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Solidarité avec les professeurs licenciés en grève de la faim

 
Les professeurs Ali Jallouli, Mohamed Moumni et Moez Zoghlami ont entamé depuis le mardi 20 novembre 2007 une grève de la faim au siège du syndicat général de l’enseignement secondaire à Tunis pour dénoncer leur licenciement abusif de la part du Ministère de l’Education Nationale qui a mis fin en début de cette année scolaire à leurs contrats professionnels  en raison de leur engagement syndical. La décision de non renouvellement des contrats a été prise en raison de la participation des concernés à une grève nationale du secteur organisée par le syndicat de l’enseignement secondaire en Avril 2007. Cette ultime action de Ms. Ali Jallouli, Mohamed Moumni et Moez Zoghlami a été décidée après multiples interventions du bureau exécutif de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens (UGTT) et du syndicat national de l’enseignement secondaire auprès du Ministère afin de mettre un terme à cette décision arbitraire de licenciement et réintégrer les concernés dans leurs fonctions. Cette grève de la faim a suscité un grand élan de solidarité au sein de la société civile tunisienne et notamment le mouvement syndicaliste et des droits humains qui s’est exprimé par des prises de positions officielles de la part des partis d’opposition, des plusieurs cadres et structures syndicaux ainsi que des ONG nationales  comme la LTDH.  Le CRLDHT exprime aux trois grévistes de la faim sa solidarité totale et agissante et dénonce cette politique de répression politique qui vise à imposer la loi du silence et à faire souffrir tout acteur politique ou associatif en le privant de moyens substantiels de vie et en le condamnant au statut du chômeur éternel. Il rend hommage au combat exemplaire des chômeurs diplômés et de leurs structures représentatives qui se battent au quotidien pour leurs droits à l’emploi et à la dignité et affirme que la gestion policière de leurs  revendications  légitimes ne fait qu’aggraver la situation sociale des dizaines de milliers de jeunes diplômés tunisiens, privés de leurs droits et libertés les plus fondamentaux. Il appelle au respect du droit syndical, garanti par la constitution et tous les traités et conventions internationaux, ratifiés par la Tunisie.  Paris, le 28 novembre 2007


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Grève de la faim illimitée dans les prisons tunisiennes

 
Nombre de prisonniers tunisiens poursuivis en vertu de la loi antiterroriste de décembre 2003 ont entamé  une grève de la faim illimitée dans les différentes prisons tunisiennes à compter du lundi  19 novembre 2007. Cette grève vient comme une réaction aux conditions inhumaines que vivent  ces prisonniers  et aux violences  qu’ils subissent au quotidien et les graves violations de torture et de sévices sexuels auxquelles ils sont en butte, sans compter les restrictions et les privations de tout genre qui leurs sont faites. Selon le Comité des Mères des Victimes de la loi sur le terrorisme, cette grève a été observée pour protester contre les conditions désastreuses que leurs proches vivent dans les prisons tunisiennes : un surpeuplement étouffant associé à un manque total d’hygiène, favorisant la prolifération des parasites et d’insectes de tout genre comme dans la prison de Borj Erroumi à Bizerte ; absence total de soins :  Ramzi Ben Saïd souffre depuis 2005, date de son arrestation d’hémorroïdes très douloureuses qui les prive d’alimentation et de sommeil. Il n’a jamais été soigné et sa famille a été empêchée de lui ramener le moindre traîtement. En outre, et dans plusieurs prisons, il n’y’a pas d’eau chaude et les détenus sont contraints à prendre leurs douches d’eau froide, ce qui a causé des maladies et notamment de ceux qui sont privés de lit et de matelas et dorment à même le sol comme les cas de Hosni Yousri ou Khaled Arfaoui…Les prisonniers se  plaignent également des restrictions qui leurs sont faites  en permanence en visites familiales, souvent interdites sans raison apparente ou écourtées, et les paniers familiaux, interceptés ou remis immangeables après les fouilles…. De toute la population carcérale, ils se trouvent privés de lecture, de prière collective….et sujets  à des provocations et menaces de la part de prisonniers de droits communs, jugés dangereux. Ces jeunes prisonniers  dénoncent essentiellement la pratique quotidienne de la torture accompagnée souvent de sévices sexuels et d’humiliation de tout genre. Rappelons que ces prisons sont dirigées pour la plupart  par des  tortionnaires zélés comme le directeur de la prison civile de Mornaguia  Ibrahim Mansour,  son prédécesseur Fayçal Rommani ou encore Imed Ajmi, solidement couverts par le pouvoir policier tunisien pour les innombrables  crimes de torture opérés sur des centaines de prisonniers et ont fait objet de nombreuses plaintes déposés par des prisonniers…Quant aux gardiens, encouragés par leurs supérieurs, ils  multiplient les exactions et les brimades à l’encontre de ces détenus.  Le CRLDHT exprime sa profonde préoccupation quant au sort réservé à ces prisonniers qui croupissent en prison dans des conditions inhumaines et fort pénibles, privés du moindre soin médical et de toute hygiène. Le CRLDHT rappelle aux  autorités tunisiennes leur responsabilité quant à la vie et à l’intégrité de tout prisonnier, conformément à ce que stipule la législation internationale  sur les prisons ainsi que la loi tunisienne qui prévoit que  « les prisonniers sont logés dans les locaux disposant de moyens d’aération et d’éclairage suffisant ainsi que des équipements sanitaires nécessaires. En outre, l’Administration est tenue de mettre à la disposition de chaque prisonnier une literie individuelle. » Il revendique la libération sans délai de tous ceux qui sont punis pour l’exercice de leur liberté de culte, et c’est le cas de la majorité des prisonniers de ces dernières années. Paris, le 28 novembre 2007

 


Tunis le 28 Novembre 2007

 

Les conséquences désastreuses de la politique de destitution des syndicalistes élus par la bureaucratie syndicale : Pour briser la volonté de résistance des militants syndicalistes démocrates le pouvoir totalitaire en place, expulse le camarade Abdelhak Labidi de sa maison et met sa famille à la rue et à la merci de la rigueur du climat hivernal du Nord Ouest !!

 

Ouertatani Noureddine : Secrétaire Général du Syndicat de Base des Enseignants Chercheurs Universitaires de Nabeul

 

     La conséquence de la politique de destitution des syndicalistes élus par la bureaucratie syndicale est une accentuation  de la répression du Pouvoir Politique à leurs encontre. En effet, après les épisodes de traductions devant les conseils de disciplines des élus syndicaux ciblés par le pouvoir  et les tentatives de poursuites judiciaires sur la base de Dossiers fabriqués de toute pièces, voici que l’on s’acharne de nouveau sur le militant syndicaliste du secteur de la santé, le camarade Abdelhak labidi, secrétaire général adjoint du syndicat de base de la santé de Béja. A l’heure où l’on vous parle le camarade Abdelhak, sa femme, ses enfants et sa vieille mère malade et sous oxygène sont dans la rue et subissent la rigueur du climat hivernal du Nord Ouest.

    En dépit des efforts déployés par son avocat et par certaines associations le Ministère de la santé, ayant obtenu gain de cause auprès des tribunaux,  a tenu à recourir à la police pour expulser le camarade Abdelhak et sa famille d’une maison qu’ils habitaient depuis l’époque d’avant l’indépendance. La résistance de notre camarade lui a valu d’être malmené, menotté et arrêté devant sa famille et conduit au poste de police où il a été gardé jusqu’à l’après midi, après l’avoir privé de son téléphone portable pour l’empêcher de contacter les syndicalistes démocrates et les associations des droits de l’homme.

     Le camarade Abdelhak, sa famille, et une bonne poignée de syndicalistes démocrates campent à l’heure actuelle devant sa maison et attendent l’arrivée, demain, d’un renfort important des syndicalistes de toutes les régions. Il est inutile de vous rappeler que le camarade Abdelhak, lâché par l’UGTT, est ciblé par le pouvoir pour son militantisme et que ces harcèlements durent maintenant depuis des mois.

     Personne ne peut croire que ce traitement inhumain et dépourvu de tout sens, consistant à mettre toute une famille dans la rue malgré la rigueur de l’hiver est la décision neutre du service des contentieux du Ministère de la Santé. En effet, tout le monde voit dans cette attitude barbare et se référant à des valeurs moyenâgeuses,  la détermination, du pouvoir, à briser la volonté de résistance des militants syndicalistes.

    Nous appelons toutes les associations, les partis et les militants syndicalistes démocrates à la mobilisation pour soutenir ce militant et s’opposer à cette répression d’un autre âge au quelle a recouru le Pouvoir Totalitaire en place.          

          

Ouertatani Noureddine : Secrétaire Général du Syndicat de Base des Enseignants Chercheurs Universitaires de Nabeul

 

Source:Bulletin de« Démocratie Syndicale et Politique » N°68 du 28 Novembre 2007

  Liens :    http://fr.groups.yahoo.com/group/democratie_s_p/       

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LE MIRACLE DES MIRACLES

   

 
Que dire ?..Que faire ?…Qu’écrire ?…L’on se pose d’éternelles questions, toujours récurrentes… devant tant d’absurdités humaines (inhumaines).   Albert Einstein, excusez du peu, déboussolé devant tant d’âneries, concluait que l’Homo Sapiens Sapiens n’utilisait que 10% de ses capacités intellectuelles. Et que pour la plupart de l’espèce, la moelle épinière suffirait. Le 4ème pouvoir, celui des Mass Média, espace de l’information, de débats, de critiques et chroniques, né pour décrire, débattre et analyser les réalités passées et présentes, ou pressentir l’avenir à partir de filigranes et faits avérés, par des objecteurs de conscience, s’est vu graduellement infester par des proxénètes qui le travestissent, chacun à sa manière. Sans faire dans la diarrhée verbale, je dirais qu’alors que de bonnes consciences essaient d’améliorer le quotidien de l’Homme, des brebis égarées, dont nombreuses galeuses, habitées par des esprits diaboliques nous inondent, en écrivassiers, de contrevérités et de mensonges,  touchant tous les domaines de l’existence, et même de la subsistance, sans scrupules ni décence. Ils participent en cela à perpétrer, en charognards, des crimes abominables contre leur propre race, précédant, accompagnant, ou concluant les nombreuses sales besognes de leur(s) charogne(s) de Maître(s), en outils de propagande. Ils agissent ainsi par lâcheté ou par cupidité. Mais dans les deux cas, ils sont dégradants et moins que rien. Il faut les dénoncer à souhait et les défroquer à la face du monde, à volonté.         Il n’est que de la sorte qu’ils soient mis à nu, et qu’ils cessent, à chaque fois, de «pêcher» facilement dans de l’eau trouble,  de sang assez souvent. Il ne s’agit pas ici de diffamer, mais de parler de réalités o combien criantes et vérifiables par tout un chacun, à tout moment. Ces scribouillards ne font que mettre leurs déjections écrites au service des dictateurs de tout acabit et de ceux qui les appuient, des « dirigeants » de pseudo démocraties et lèche-cul de diverses obédiences, au sein du Monde Arabe mais aussi en Occident et qui, comme eux, ont les pattes engorgées de sang. Tiens, l’Occident justement, qui lorsqu’il n’occupe plus directement des peuples tiers, le fait désormais par despotes locaux interposés, pions de leurs dresseurs et constituant leur relève. Certains de ses chefs de file, une fois élus « légalement », puis installés au pouvoir, refusent aux pauvres gens écrasés par procuration, afin d’être vampirisés, toute dignité : ni liberté, ni démocratie, ni même humanité. Quand ils sont hôtes chez leurs victimes, ils avancent à chaque occasion ratée, comme souvent, que les premiers des droits de l’Homme sont de boire, de manger, de ruminer librement, de dormir, et de déféquer à gogo, y compris en prison, petite ou grande, et sous la torture, s’il vous plait. Et que le reste, tel que la liberté de pensée, d’expression, d’association, de démocratie ou de dignité, n’est que luxe et superflu. Une déchéance qu’ils ne peuvent se permettre chez eux. Et puis, quelle ingratitude, pour des invités. Messieurs dames, dirigeants en Occident, cessez de participer aux CRIMES, commis depuis longtemps et qui continuent, par votre «bonne» volonté et sous vos yeux. Vos mains ne sèchent plus, du sang de vos millions de victimes. Arrêtez vos hypocrisies vis-à-vis de vos peuples, car en cautionnant la déshumanisation du monde, vous les impliquez dans vos pratiques immondes. Soyez dignes, simplement. C’est tout ce que l’on peut vous demander, parce qu’au plus profond de vous-même, vous pouvez  l’être, sans doute. Sinon comment pourriez vous parler de justice, locale ou internationale, alors que vous-même, vous pratiquez impunément la criminalité, par vos thuriféraires, envers les masses assujetties : arrestations arbitraires, de jour comme de nuit, humiliations, tortures atroces jusqu’à ce que morts s’en suivent…pour des accusations inventées par des esprits malades. Et des insanités enracinés en vous, que vous essayez de coller aux autres, à chaque instant. Extrémisme, fanatisme….. Et autres TERRORISMES, faisant partie des arsenaux de diffamation, et de prémisses d’agressions qui se prépareraient à dessein de cannibalisme prémédité. Croyez-vous que le globe terrestre peut supporter vos méfaits encore longtemps ?         Monsieur BUSCH nous propose même une 3ème guerre mondiale, en bonus. Pour la méchanceté, il n’y a pas de limite. Au fait, peu de dirigeants politiques, à travers l’histoire récente ou contemporaine, se soucient de la construction d’un monde renouvelé et meilleur. Citons le Mahatma GHANDI, Malcolm X, Patrice LUMUMBA, Martin LUTHER KING, Ernest CHE GEVARA, Nelson MANDELLA, Hugo CHAVEZ, Da SILVA… Leur nombre croit, et pas seulement en Amérique du Sud, Dieu merci. L’histoire ne s’arrêtera plus de le leur rendre, en ces temps de la loi de la jungle.  Dans le monde arabe, « tout va pour le mieux », comme toujours. Avec des richesses naturelles, tantôt appréciables, tantôt immenses, accaparées par une poignée de pilleurs, on peut aisément constater le désastre : une majorité écrasante d’humains se crèvent la dalle pour ne pas crever, alors que de minables sangsues régurgitent les signes de richesses subtilisées. Les mass médias d’égouts sont néanmoins toujours là pour redorer le blason nauséabond de leurs bailleurs de fond, en étalant leur machiavélisme et leur dégoût pour l’existence. Ainsi, en Tunisie, par exemple, à chaque fois que des travailleurs sont « remerciés » par milliers, dans des conditions indescriptibles, faisant partie de situations critiques, des mercenaires de la plume éructent, que le taux de chômage ne cesse de diminuer. A telle enseigne qu’il avoisinerait bientôt celui des pays à la pointe du développement. Il serait actuellement de 14%. Une seule explication plausible pourrait nous en convaincre : que les nouveaux chômeurs ne se convertiraient en voleurs, généralistes ou spécialisés…Ou que les autorités achèvent les survivants des noyades, issue inévitable de ceux qui fuient la désespérance, vers le Nord, à bord d’embarcations chavirantes. Les « responsables » n’ont que cela à proposer. D’ailleurs, je parie qu’ils ne peuvent que s’en réjouir, puisqu’à chaque catastrophe humaine, le nombre de demandeurs de droits diminue. Bientôt, ils se serviraient de bulldozers pour déverser les cadavres concitoyens, production de diverses fabriques de l’Ere Nouvelle, à la mer. Le vrai taux des sans emploi, estimé par beaucoup d’indépendants, serait globalement de 55%, allant crescendo, surtout parmi les diplômés, anciens ou nouveaux.   Dans le secteur privé, beaucoup de monde pointe à son lieu de travail sans pour autant exercer sa profession. Faute de mieux, on essai malgré tout de s’accrocher, tant bien que mal, pour ne pas sombrer définitivement. La situation ne faisant qu’empirer d’une année à l’autre, voire même d’un mois à l’autre, et d’une semaine à sa suivante. Peut-on parler ici de travail ou d’occupation des lieus ?   Quand  l’inflation atteint des sommets, et qu’en parallèle les salaires ne sont désormais que des pensions saugrenues, aboutissant à une absence de pouvoir d’achat, jusqu’à  la pêche aux croûtes de pain dans les poubelles de quartier et les décharges publiques. Officiellement, le SMIG serait de 200 dinars, insuffisants déjà pour le loyer d’un tout petit studio, et que beaucoup ne les atteindraient guère. Les sans emploi étant, hors comptabilité. Un calcul fait sérieusement, aboutit à la nécessité actuelle, d’un salaire mensuel minimum de 1000 dinars, afin de répondre à la flambée continue des prix. Mais, avec le détournement des fonds de l’état, au profil d’un pouvoir sans loi, ni foi, les caisses sont de tous temps quasi vides. Même pour payer les mensualités, on empreinte souvent, à des banques étrangères, alourdissant encore plus la dette publique, que les générations futures devront éponger. La CAMORRA locale, utilise la fiscalité, les tribunaux et autres administrations, à l’encontre du petit peuple, sans cesse réprimandé et dépecé à vif, pour renflouer les caisses, alors qu’une petite partie de ce qu’elle détourne, suffit à offrir un salaire convenable, à tout le monde.   Quand on doit choisir entre s’offrir quelques friperies et fournir des cahiers d’école à sa progéniture, ou des timbres fiscaux, hors des moyens, pour avoir droit au passage d’examens, comme celui du Baccalauréat, ou d’entrée au Lycée Pilote etc. Pour un système se targuant de la gratuité de l’éducation, c’est réussi.   Quand un père de famille achète à l’occasion, 50 grammes de viande, pour qu’une maman tente d’en enrichir un pseudo-repas pour des gosses débilités, parce que sous-alimentés et nés anémiques déjà, afin de ne pas les complexer davantage : Il n’y a qu’à visiter les lieus de scolarité, pour constater le tragédie. Et que vive la construction des générations futures, en capital humain, pour la technologie du monde arabe, qui commencerait en Tunisie.   Quand on n’arrive plus à payer des factures gonflées à bloc : eau, électricité, sans parler du téléphone ou du gaz (normalement offert par l’Algérie, sœur voisine, puisque quelques uns de ses gazoducs passent par chez nous). La minute sur le Mobile serait facturée, selon l’administration, à 180 millimes. En faisant le calcul, elle en dépasse souvent les 400. Et ça n’est qu’un exemple. Cette tactique malhonnête, a toujours été utilisée pour traire au maximum un peuple affaibli, avilis et de surcroît méprisé. Elle sert à générer des chiffres d’affaires conséquents de ce qui reste à vendre, des sociétés étatiques ou celles de favorisés, ayant le cache col rouge, couleur du drapeau tunisien, usurpée par le parti au pouvoir, depuis le départ de la France, le « Rassemblement Constitutionnel Démocratique ». Je défie quiconque de me trouver une seule adéquation, entre la réalité vécue par les tunisiens, et un seul terme de cet acronyme, vomis par la majorité écrasante.   Quand on prétend que l’argent de ces ventes servira à étancher les dettes, à créer des postes d’emploi et à relancer l’économie…Et que l’on ne voit rien de cela, des années après, on peut aisément deviner la destinée de ces butins.   Un remède existe pour améliorer le sort des masses! Les plumitifs ne cessent de nous le répéter : Le revenu par citoyen et par an serait de 4.000 dinars, augmentant de 20% tous les ans. Qu’attendent donc ces indigents, pour aller aux bureaux de poste, tenir les rangs et retirer le pactole. Une famille de six membres, aura 24.000 dinars, en un clin d’œil. Il suffit de le vouloir. Des chiffres sur papier. Rien que des chiffres, que la banque centrale fournit, en divisant le PNB (Produit National Brut), par le nombre de citoyens, alors que celui-ci est autant géré que partagé, dans la réalité, par la classe dirigeante et ses acolytes. A chaque fois que le pouvoir nous fête son Anniversaire ou ses «réussites», des «amis» étrangers s’invitent à la soupe. Ainsi journalistes, politiciens, poètes, chanteurs et j’en passe, ne tarissent pas d’éloges à l’endroit de l’artisan du Changement. Des équipes sportives, théâtrales, carnavalesques et même sécuritaires honorent, aussi, le festin. Il parait qu’Ali Baba est généreux. Tout calcul fait, il voit très juste, car il revient moins cher de gaver ce petit monde, toujours prêt à lécher, que 10 millions de sujets affamés. 80 %  des familles seraient propriétaires de leur maison. Avec les prix des matériaux de construction, on comprendrait mieux pourquoi après avoir construit sa maison, on devient nécessiteux. Au fait, on pourrait diviser, sur papier, le nombre d’appartements construits à la va vite, par celui de ceux n’ayant pas de logement. En réalité, mis à part les citoyens qui possèdent leur demeure, d’autres, des entrepreneurs ayant pignon sur rue et de nouveaux riches, surtout, en ont des milliers, tantôt proposés à la vente, aux travailleurs à l’étranger, contre devises, tantôt à des spéculateurs… Mais la majorité qui n’a rien, se voit attribuer un rêve statisticien, de mauvais goût. 80% de la population constituerait la classe moyenne (5%, en réalité). Encore un chiffre mirobolant, rappelant celui de suffrages à 99,99999999%. Les flagorneurs jouent spécialement sur ce taux, sachant qu’il est déterminant pour décrire la réussite ou l’échec d’une politique économique, ou d’une politique tout court. Dans les années soixante dix, il était réellement de 60%, et on vivait beaucoup moins misérablement. Un instituteur, par exemple, touchant 35 dinars/mois, avait sa maison et sa voiture. Aujourd’hui, avec un salaire de 650 dinars, il ne peut même pas manger selon les normes de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), en plus des charges vitales qui lui incombent. Bientôt, il se verrait se cacher le derrière avec les feuilles de cahiers de «l’année dernière», faute de mieux. Pour un symbole du savoir et de la plus noble des causes, l’éducation, on atteint là le comble, à l’Ere de «Bac-3» ou  Primaire +2. Le reste du pauvre peuple pourra se faire habiller par les instituteurs, aussi modestement. Et c’est le « miracle économique tunisien », cité en exemple par la plupart des hauts parleurs et plumes…de la propagande. Pour les chiffres officiels, 3.8% de la population sont en dessous du seuil de pauvreté, (au lieu des 60%, vraisemblables). Beaucoup moins qu’au Japon (4.5%), qu’en France (8,5%), qu’en Allemagne (8%), qu’en Grande Bretagne (7%),…..et qu’aux Etats Unis (14%). Les nécessiteux de ces pays amis, qui soutiennent la lutte contre le TERRORISME de chez-nous, seraient les bienvenus, afin d’améliorer leur niveau de vie. La Tunisie les accueillerait en travestis, à bras épilés. Cette Tunisie aurait depuis quelques années un taux de croissance inébranlable de 6%, qu’il y ait ou pas crise mondiale, «détrônant», en marche arrière quand même, les 10% de naguère, pour les laisser à la Chine, par probable générosité. Encore une fois, on ne fait que des MIRACLES. Veut-on plutôt parler de décroissance, et qu’on aurait simplement commis un lapsus? Dans le cas contraire, on devrait donner des leçons d’économie aux japonais. Qu’ils viennent alors, en amis, se faire inscrire dans nos universités. L’inflation, est officiellement de 2.6%. Un taux européen. Il y a quelques jours, elle était encore à 4.5%. En réalité, sa moyenne est autour de 65%.  Avec une augmentation supposée des salaires, de 20%, on devrait constater une amélioration du pouvoir d’achat de 17.4% par an. Or c’est exactement le contraire qui se réalise. Il y a même des crânes, pour nous pondre, de temps à autre l’ubuesque, telles que «le pouvoir d’achat plonge en chute libre, mais il y a dans le pays, une réelle réussite économique». Théoriquement, des fonds créés de toutes pièces, par l’unique Général en son genre, tels le 26-26 : Fonds de Solidarité Nationale ou le 21-21, désignant la BTS : Banque Tunisienne de Solidarité, devraient aider les « 2.6% » de démunis. Tous les sujets doivent y verser la dîme, appelée à juste titre, dans une sémantique schizophrène: Donation Obligatoire. Ainsi ceux qui sont censés en bénéficier, se voient, les premiers, alourdis d’un fardeau supplémentaire. Même les petits et pauvres écoliers, ne peuvent y échapper. Il parait que c’est pour les habituer à la solidarité, depuis le plus jeune age. S’il est vrai que certaines choses sont réalisées «à l’aide de ces aides», l’essentiel part, en cagnottes, vers d’autres destinations, que tout le monde peut deviner. Et puis, pour un état se prétendant pionnier en développement et créateur de richesse, comment admettre que des masses soient maintenues en perfusion, vivant d’aides et assistances, au lieu de les intégrer dans une stratégie économique globale.  Il faut quand même faire attention, à ne pas donner, toute cette aide exigée sans fin ni frein, à ces seuls va-nu-pieds. Ils risquent de devenir riches. Peut être même bourgeois. N’oublions donc pas les miséreux de la planète. Le 26-26 mondial est là, voyons. Le Général l’a déjà exporté. Ce qui me dérange le plus, c’est que tout mauvais chiffre indicateur est diminué au maximum, et que tout « bon » chiffre, se voit atteindre des sommets. Vous me diriez que cela est normal, dans un pays bourré d’indicateurs.             Pour résumer, la Tunisie « réussit des miracles dans tous les domaines et sur tous les plans », son expérience tracée et poursuivie par la « clairvoyance » divine de « l’Artisan du 7 Novembre », ne peut qu’être le modèle universel d’émancipation et de bien être de l’humanité, mais que beaucoup de dirigeants à travers la planète, ne s’en sont toujours pas aperçus. Je les prie de se consacrer en ce «béni» 7 Novembre 2007, à l’écoute du discours miracle, et toujours historique, du père des miracles. Et qu’il soit transmis, en direct, à tous les êtres en vie, et transcrit dans «un livre sacré», en programme d’étude, et de vie. Mieux même que le Livre Vert, de KADDHAFI, un voisin proche et autre illuminé. Je crois, qu’il n’est plus possible aujourd’hui, de continuer à prendre les gens pour des abrutis. Dans plusieurs contrées de la planète, la condition de l’Homme ne cesse de s’améliorer, peu ou prou, de génération en génération. A travers les pays arabes, elle ne fait que plonger, depuis belle lurette, sous un esclavagisme pur et dur des populations, avec à la clef, soumission et avilissement, de toute institution citoyenne. N’en déplaise aux historiens, justement, spécialistes de ce chapitre. La justice et le pain quotidien sont les premières loques, des pouvoirs minables, qu’ils consacrent à l’asservissement. Il faut absolument que les choses changent au plus vite, avant que cela n’explose, irrémédiablement. Tout être digne préfèrerait disparaître, plutôt que de vivre dans la déchéance. Mais qu’avant cela, il se battrait jusqu’au bout, et par tous les moyens à sa disposition. Puisque nos «dirigeants», impotents,  n’arrivent pas à quitter leur siège, il faut les affamer. Et ce, en optant pour la désobéissance civile. Toute la société doit absolument s’arrêter de travailler et de produire, quitte à brouter l’herbe, pour se nourrir. Ces lâches ne tarderaient alors pas, à foutre le camp, faute de petit déjeuner. Mais pour réaliser ce rêve, il faut d’abord unifier une opposition,  toujours clairsemée, mais aussi et surtout un peuple, complètement absent. Ce qui a d’ailleurs permis aux hyènes, de planter leurs crocs, graduellement, dans une société saignée à blanc. Je ne peux néanmoins que saluer toute âme digne, dont le Docteur Moncef MARZOUKI, par exemple, victime notoire de la racaille au pouvoir, et qui a toujours prôné cette forme de lutte pacifique, malgré tout ce qu’on le voit endurer, de la part d’un système terroriste. Mais comment réussir ce pari, dans une société déliquescente, produit du BOURGUIBISME, déjà. On avait développé le régionalisme, puis le racisme, et de là, le favoritisme à outrance. Ainsi, aucune région n’aime une autre, ne respecte son dialecte ou sa culture locale, ni ne lui souhaite un développement ou une amélioration. Bref, le peuple se déteste. D’où étaient nés le déni du patriotisme, le chacun pour soi et la pensée d’ «après moi, le déluge». D’ailleurs, pour quelle raison, on indique le lieu de naissance, sur la Carte d’Identité Nationale et le Passeport, si ce n’est afin de cataloguer tout « citoyen », selon sa provenance et sa famille, et demandant un document, un travail, un papier, un service, un prêt bancaire, la main d’une femme pour mariage ou un droit dans un tribunal ? C’est exactement cela, DIVISER POUR REGNER.   Pour ces raisons et d’autres, je crois qu’il serait pénible et long, de changer le cours des choses, avant de désinfecter les cerveaux. A moins que la technologie aidant, la tache sera plus aisée que naguère, moyennant les Mass Média modernes. A bon entendeur, salut, et surtout bon courage.     RABAM, né d’une faute de frappe, pour ne rien comprendre.

 

 


 

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