29 juillet 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2259 du 29.07.2006

 archives : www.tunisnews.net


Affaire Adel Trabelsi – Mme Belkhirat lance un appel au Président  Chirac

AFP: Examen d’un deuxième référé contre l’expulsion d’Adel Tebourski

AFP: Affaire Tebourski: le Comité contre la torture de l’ONU interpelle la France

AP: 17 disparus dans un naufrage d’une embarcation de clandestins au large de la Tunisie

AFP: Examen d’un deuxième référé contre l’expulsion d’Adel Tebourski Webmanagercenter: Augmentation du SMIG, du SMAG et des pensions de retraite Webmanagercenter: Un prêt de 142,8 millions de dollars pour la Tunisie

Webmanagercenter: Tropo caro, l’huile d’olive se vend très mal Lettre du Mouvement des indigènes de la république à la Résistance libanaise

 
 Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l’AISPP sur la catastrophe humanitaire des prisonniers politiques Tunisiens    


Affaire Adel Trabelsi : Mme Belkhirat lance un appel au Président  Chirac

 

Mme Latifa Belkhirat

c/o Me Eric Plouvier

73 boulevard du Sébastopol

75002  Paris

Tél. Cabinet : 01 53 00 93 93

 

Lettre ouverte à Monsieur Jacques Chirac,

Président de la République Française

Palais de l’Elysée

Paris

 

                                                           Dugny (93), le 28 juillet 2006

 

Affaire d’Adel Tebourski menacé d’extradition en Tunisie

 

            Monsieur le Président,

 

            Je vous adresse cette demande en urgence, car il y a un risque imminent qu’une injustice soit en passe d’être commise à l’encontre de M. Adel Tebourski, comme elle l’a été il y a près de deux ans et deux mois (exactement le 18 mai 2004) contre mon époux Tarek Belkhirat quand il a été enchaîné et embarqué dans un avion à destination de Tunis.

 

            Cette injustice contre mon mari a été reconnue officiellement à travers la décision du 19 janvier 2005 du Conseil d’Etat annulant l’arrêté de reconduite à la frontière de mon mari. Le Conseil d’Etat a reconnu que mon mari a été extradé au mépris de la loi qui protége la vie familiale. Mais cette décision du Conseil d’Etat ne peut hélas effacer le fait que mon mari ait été arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Tunis, jugé et condamné par les tribunaux tunisiens à dix ans de prison sur la base de son ancienne condamnation en France, commués en appel à cinq ans, avec tout ce qui accompagne les accusés présumés dans les affaires politiques comme tortures, mauvais traitements et conditions d’incarcération des plus inhumaines et des plus humiliantes. Sans parler que ma famille restée en France continue à ce jour à subir les effets de cette extradition de mon mari, puisque nous sommes privés de l’éloignement du père. Même les indemnités octroyées nous ne pouvons les toucher du fait que l’administration refuse de prendre en compte la situation d’éloignement de mon mari.

 

 

            Monsieur le Président,

            Je souhaiterais que la France, pays des Droits de l’Homme, réponde rapidement et favorablement à cet appel, de nature à empêcher qu’une nouvelle injustice soit commise aux dépens de M. Adel Tebourski et de sa famille, outre les risques réels de tortures et de mauvais traitements qu’encourt ce dernier s’il est remis entre les mains des autorités tunisiennes.

 

            Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’_expression de ma haute considération.

 

            Latifa Belkhirat

Tél. port. : 06 19 26 62 50


 

 

Examen d’un deuxième référé contre l’expulsion d’Adel Tebourski

29/07/2006 13:08:04 – PARIS (AFP) Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a examiné samedi un deuxième recours contre l’arrêté d’expulsion visant Adel Tebourski, un Tunisien de 42 ans qui vient de purger une peine de prison pour des faits de terrorisme, a-t-on appris auprès de son avocat.
La décision du juge des référés devrait être rendue au plus tard dimanche en fin de matinée.
Un premier référé liberté demandant la suspension de l’arrêté d’expulsion du ministère de l’Intérieur avait été rejeté mercredi.
Ce deuxième recours visait à contester le choix de la Tunisie comme lieu de destination de l’expulsion, car « il ne fait aucun doute, vu le profil d’Adel Tebourski, les raisons pour lesquelles il a été condamné, et vu le régime tunisien, qu’il sera amené à être torturé », a déclaré à l’AFP son avocat, Me Franck Boëzec.
Adel Tebourski a été condamné en 2005 à Paris à six ans d’emprisonnement pour avoir aidé les assassins du commandant afghan Massoud, en septembre 2001. Arrêté en France en novembre 2001, il a été libéré de prison le 22 juillet, par le jeu des remises de peine.
Un arrêté d’expulsion, ainsi que sa déchéance de sa nationalité française obtenue en 2000, lui ont été signifiés dès sa sortie de prison. Adel Tebourski est depuis placé en centre de rétention à Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) où il a entamé vendredi une grève de la faim et de la soif.
Samedi matin, ses avocats ont présenté au juge des référés un certain nombre de « pièces nouvelles » parmi lesquelles la prise de position du Comité contre la torture de l’ONU qui a demandé vendredi à la France de surseoir à l’expulsion.
Vendredi, le ministère de l’Intérieur avait justifié sa décision en soulignant qu’Adel Tebourski a « été condamné dans une affaire de terrorisme (et) fait peser une menace grave sur la sûreté de l’Etat et la sécurité nationale ».

 


Affaire Tebourski: le Comité contre la torture de l’ONU interpelle la France

vendredi 28 juillet 2006, 18h00 PARIS (AFP) – Le Comité contre la torture de l’ONU a demandé vendredi à la France de surseoir à l’expulsion d’Adel Tebourski, un Tunisien de 42 ans, qui vient de purger une peine de prison pour des faits de terrorisme, mais le ministère de l’Intérieur a réitéré sa conviction qu’il représentait une « menace grave » pour la sûreté de l’Etat.
« Le Comité contre la torture, saisi par l’ACAT-France et la Cimade, demande au gouvernement français d’appliquer en faveur de M. Tebourski un élémentaire principe de précaution, conforme à ses engagements internationaux », en raison des risques de torture en Tunisie, ont annoncé dans un communiqué la Cimade (Service oecuménique d’entraide) et l’ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture).
Condamné pour avoir aidé les assassins du commandant afghan Massoud, Adel Tebourski s’est vu signifier vendredi matin le rejet par l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) de sa demande de statut de réfugié politique.
Il a aussitôt été conduit au consulat de Tunisie pour vérification de sa nationalité, dans le cadre de son expulsion. Le consulat, selon son défenseur Me Franck Boëzec, n’a cependant pas délivré dans l’immédiat les laissez-passer nécessaires à l’expulsion.
De retour au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), Adel Tebourski a entamé une grève de la faim et de la soif, selon son avocat. Celui-ci a déposé vendredi matin, devant le tribunal administratif à Paris, un nouveau référé contre l’expulsion de son client, cette fois-ci en contestant le choix de la Tunisie comme pays de destination. Il sera examiné samedi.
Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a justifié la décision d’expulsion en soulignant qu’Adel Tebourski a « été condamné dans une affaire de terrorisme (et) fait peser une menace grave sur la sûreté de l’Etat et la sécurité nationale ».
Dans ces conditions, « il est apparu nécessaire de prendre à son endroit, dès sa sortie de prison le 22 juillet, un arrêté ministériel d’expulsion en urgence absolue » qui sera mis en oeuvre « après que les décision juridictionnelles auront été rendues », ajoute le ministère en référence aux recours déposés par l’avocat d’Adel Tebourski, qui devraient être examinés par la justice dans les jours qui viennent.
M. Tebourski avait été condamné en mai 2005, après près de quatre ans de détention provisoire, à six ans de prison pour avoir aidé les assassins du chef afghan Ahmed Shah Massoud en septembre 2001.
Franco-Tunisien, il a été déchu de sa nationalité française le jour même de sa sortie de prison, le 21 juillet (après avoir bénéficié d’une remise de peine), et s’est vu notifier le 22 un arrêté d’expulsion vers la Tunisie en urgence absolue, avant d’être placé en rétention administrative.
Mercredi, le juge des référés du tribunal administratif de Paris avait rejeté un premier recours de ses avocats contestant cette urgence absolue.
Le même jour, ses défenseurs ont déposé par ailleurs un autre référé devant le tribunal administratif de Paris, cette fois-ci pour suspension de la procédure en raison de son « illégalité ». L’audience est prévue le 4 août.  

EMIGRATION :

17 disparus dans un naufrage d’une embarcation de clandestins au large de la Tunisie

Tunis – Dix-sept personnes sont portées disparues à la suite du naufrage au large des côtes tunisiennes d’une embarcation transportant 25 candidats à l’immigration clandestine vers l’Italie, a annoncé mercredi l’agence de presse tunisienne Tap. Selon l’agence, le drame s’est produit mardi au large du port de Mahdia, dans le centre de la Tunisie. Un patrouilleur de la marine tunisienne a sauvé les huit autres « passagers » qui sont de « diverses nationalités ».
Des unités de la marine tunisienne et de la garde maritime, appuyées par un avion militaire de reconnaissance et deux navires civils, poursuivaient mercredi les opérations de recherche dans l’espoir de sauver d’autres vies, ajoute la Tap. Les clandestins avaient embarqué il y a trois jours des côtes d’un pays voisin, en allusion à la Libye, dans une tentative de gagner le sud de l’Italie, notamment les îles de Lampedusa et Linosa proches du littoral tunisien. Depuis le renforcement de la surveillance du littoral tunisien, long de 1.300 km, et le durcissement de la législation réprimant les auteurs de telles tentatives – les passeurs encourant jusqu’à 20 ans d’emprisonnement – les candidats à l’immigration illégale, dont la plupart venant de l’Afrique subsaharienne, recourent de plus en plus aux côtes libyennes pour essayer de rallier l’Europe.
AP
(Source: le quotidien senegalais « Le Sleil » le 27-07-2006)


Nouveau drame de l’immigration, 13 morts entre la Libye et l’Italie

 
29/07/2006 12:14:09 – ROME (AFP) La recherche d’une vie meilleure en Europe a causé un nouveau drame en mer, treize immigrés clandestins ayant perdu la vie au cours d’une traversée entre la Libye et l’Italie, une des plus graves tragédies de l’immigration depuis le début de l’année. « Nous étions 27 au départ de Libye mais pendant la traversée 13 d’entre nous n’ont pas réussi à tenir le coup et nous avons été obligés de jeter leurs corps dans la mer », a raconté un des 14 rescapés cités. Sept des 14 candidats à l’immigration clandestine qui ont survécu ont été hospitalisés dans un état grave, dont deux dans le coma. Ils ont été transportés à l’aide de quatre hélicoptères à Palerme, en Sicile. Leur navire se trouvait à la dérive, sans nourriture ni eau, depuis 20 jours. Les immigrés, tous des hommes entre 20 et 30 ans, s’apprêtaient à jeter par dessus bord également leur deux camarades dans le coma et qu’ils croyaient déjà morts. « Ils étaient dans des conditions pitoyables, réduits à des squelettes, les lèvres détruites par le soleil et le sel. Certains nous ont raconté qu’ils étaient en mer depuis 20 jours et qu’ils avaient épuisé leur réserve d’eau et de nourriture au bout d’une semaine », a raconté le capitaine de frégate italien Stefano Bricchi, commandant du navire militaire Sibilla qui a secouru les premiers les immigrants. « Quand nous sommes parvenus à leur embarcation, plusieurs d’entre eux semblaient morts », a ajouté l’officier, interrogé par l’agence italienne Ansa. Les immigrés seraient érythréens, maliens et il y aurait un Egyptien, selon la même source. Ce drame présente un des bilans les plus lourds depuis le début de l’année, après les 47 émigrants sénégalais morts à bord d’une embarcation partie du Cap Vert pour les Canaries et qui avait dérivé pendant quatre mois dans l’Atlantique jusqu’à l’île de la Barbade, face au Brésil. Dix-sept corps ont par ailleurs été repêchés le 15 mars par un navire-hôpital espagnol au sud des Canaries et 17 personnes sont également portées disparues depuis mercredi, lorsque leur embarcation a fait naufrage au large de la Tunisie. Depuis que l’Espagne a mis récemment en place un système plus rigoureux de contrôle des routes d’accès des candidats à l’immigration clandestine, une partie des flux dirigés vers ce pays s’est détournée vers l’Italie, a indiqué ces derniers jours le ministre de l’Intérieur, Giuliano Amato. « Lors des quinze derniers jours, plus de 2.000 clandestins, en majorité des citoyens maghrébins, sont arrivés à Lampedusa », petite île située à quelque 300 km des côtes nord de la Libye et à 200 km au sud de la Sicile, a indiqué jeudi M. Amato. L’Espagne a elle aussi enregistré des entrées records d’immigrés clandestins avec 12.300 arrivées depuis le début 2006. Le Commissaire européen à la Justice, à la Liberté et à la Sécurité Franco Frattini a annoncé vendredi une série de mesures pour aider l’Italie à lutter contre l’afflux massif de boat people. « La première option est d’impliquer Malte, l’Italie et la Grèce dans des opérations de patrouille, qui s’étendraient des eaux de Lampedusa (200 km au sud de la Sicile) et de Malte (…) jusque dans les eaux grecques et libyennes », a expliqué M. Frattini. Les débarquements sur les côtes italiennes sont très fréquents pendant la belle saison mais la péninsule est devenue encore plus attrayante à la suite de plusieurs décisions du nouveau gouvernement de gauche de Romano Prodi. Le gouvernement avait annoncé il y a une semaine la régularisation de 350.000 clandestins travaillant déjà en Italie et vendredi il a pris de nouvelles mesures facilitant l’obtention d’une carte de séjour ou le regroupement familial.  

Augmentation du SMIG, du SMAG et des pensions de retraite

Le Premier ministère vient d’annoncer (jeudi 27-07-2006) que,  »conformément aux instructions du Président Zine El Abidine Ben Ali concernant la majoration du salaire minimum garanti (SMIG) et après concertation avec les organisations professionnelles concernées, il a été décidé ce qui suit : 1- Augmentation du SMIG des différents corps de métiers (régime des 48 heures) de 7 dinars 72 millimes, qui passe de 224 dinars 224 millimes, à 231 dinars 296 millimes. 2- Augmentation du SMIG des différents corps de métiers (régime des 40 heures) de 5 dinars 894 millimes, qui passe de 194 dinars 827 millimes, à 200 dinars 721 millimes. 3- Augmentation du Salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG) de 220 millimes par jour, qui passe de 6 dinars 909 millimes, à 7 dinars 129 millimes. 4- Augmentation du SMAG des ouvriers agricoles spécialisés de 245 millimes par jour, qui passe de 7 dinars 334 millimes, à 7 dinars 579 millimes. 5- Augmentation du SMAG des ouvriers agricoles qualifiés de 270 millimes par jour, qui passe de 7 dinars 714 millimes, à 7 dinars 984 millimes. Ces mesures qui bénéficieront à environ 280 mille travailleurs, entrent en vigueur à partir du 1er juillet 2006. D’autre part, et conformément à la réforme du régime de la retraite, introduite en 2001, les pensions de retraite du régime général de la Caisse nationale de sécurité sociale (cnss) seront majorées d’un taux égal à celui de l’augmentation du salaire minimum. Cette mesure bénéficie à près de 300 mille retraités, à partir du 1er juillet 2006. (Source: Le site webmanagercenter le 29-07-2006)  

Tropo caro, l’huile d’olive se vend très mal

Par Abou sarra   La Chambre des députés a examiné et adopté, le 20 juillet 2006, un accord financier tuniso-américain en vertu duquel les Etats-Unis d’Amérique accordent à la Tunisie un crédit de 20 millions de dollars destinés à financer l’importation par l’Office National de l’Huile (ONH) d’huiles végétales américaines qui, officiellement, seraient «moins chères que l’huile d’olive tunisienne et mieux adaptées au pouvoir d’achat du Tunisien». Cet accord de prêt a été pour certains députés l’occasion de rouvrir le dossier de l’huile d’olive dont le prix a augmenté sensiblement cette année. 
Ces derniers ont demandé au ministre de l’Agriculture des éclaircissements sur les raisons qui ont amené le gouvernement à importer des huiles végétales alors que l’huile d’olive tunisienne est toujours, à défaut d’acheteurs étrangers, stockée en grandes quantités dans les citernes.
Le volume stocké est officiellement estimé à quelque 80 mille tonnes dont 50 mille tonnes ont été acquises par l’ONH et 30 mille tonnes à la charge des privés.
Pour mémoire, rappelons que la Tunisie produit en moyenne 170 mille tonnes par an dont 35 à 50 mille tonnes sont consommées localement tandis que le reste est supposé totalement exporté, la plus part du temps en vrac, c’est-à-dire dans des conditions généralement peu compétitives.
Pour 2006, la Tunisie a exporté durant les six premiers mois de l’année 75 mille tonnes, et ce, à la veille d’une nouvelle campagne oléicole que le ministre de l’Agriculture qualifie de «tout juste moyenne», estimée aux environs de 170 mille tonnes.
Cette abondance de l’offre est, en toute logique économique, en contradiction de la flambée des prix qu’a connue ce produit cette année. Elle est également en contradiction avec cette tendance à importer en devises d’autres huiles végétales et à en compenser le prix localement. Il faudrait évaluer, en toute sérénité, les différents aspects qualitatifs, et surtout, le coût réel de ces deux opérations (importation + subvention) pour se rendre compte, peut-être, de leur contre productivité.
La réponse du ministre de l’agriculture Mohamed Habib Haddad a été trop «macroéconomique» et trop «internationale». Il a parlé de la régression du marché de l’huile d’olive. Cette régression, qui aurait affecté le marché durant les mois de mars, avril et mai, a touché tous les pays concurrents, y compris l’Espagne. Elle serait imputable à la hausse des prix de l’huile d’olive et à la modicité de la demande. Selon le ministre, une reprise est néanmoins amorcée un mois après, autrement dit au mois de juin 2006.
Il a soutenu en même temps que l’exportation d’huile d’olive constitue une importante source de devises tant elle génère des rentrées de l’ordre de 700 millions de dinars par an. C’est le cas de l’exercice 2004. En 2005, les exportations d’huile d’olive ont atteint 476,7MD, enregistrant ainsi une régression de 32,7%. De même au niveau des destinations, les exportations d’huile d’olive ont connu un déclin de : -27,7% vers l’Italie, -37,3% vers l’Espagne, -55,6% vers les Etats-Unis et -97,5% vers le Maroc.
Les facteurs qui ont affecté la filière huile d’olive sont de deux ordres :
Exogènes : le faible niveau de consommation de l’huile d’olive à l’échelle mondiale, contrairement aux autres huiles végétales et la concentration de la consommation de l’huile d’olive dans la zone méditerranéenne, surtout, dans l’Union européenne, premier producteur mondial, qui a su conserver sa compétitivité sur le marché communautaire et sur les autres marchés d’exportation dont notamment les Etats-Unis.
Endogènes : les fluctuations de la production d’huile d’olive dues aux conditions climatiques, l’irrégularité des pluies, la mauvaise répartition géographique des huileries installées principalement dans le milieu urbain et éloignées des zones de production d’olives qui engendre généralement une augmentation des frais de transport.
Le ministre compte beaucoup sur les chercheurs tunisiens pour étudier les spécificités de l’huile d’olive locale et lui assurer de nouvelles valeurs ajoutées propres à améliorer sa compétitivité. D’où tout l’enjeu de la création d’un fonds spécial pour promouvoir l’exportation d’huile conditionnée. (Source: Le site webmanagercenter le 28-07-2006)

Un prêt de 142,8 millions de dollars pour la Tunisie

 La Banque mondiale a accordé deux prêts à la Tunisie, pour un montant de global de 142,8 millions de dollars des Etats-Unis, dont l’un concerne un projet d’appui à la qualité de l’enseignement supérieur.
A cet égard, il est important de signaler que l’éducation et l’économie du savoir sont au premier rang de l’investissement en Tunisie et qui mise sur l’homme. Le prêt de la BM vise à renforcer le rôle de l’enseignement supérieur dans l’amélioration de l’emploi et de la compétitivité économique ainsi que l’affirmation de l’économie et de la société du savoir. D’ailleurs, n’oublions pas que le premier prêt contracté par la Tunisie auprès de la BM, en 1956, était destiné au secteur de l’éducation ; et que ce secteur, depuis cette date, a toujours été au cœur de toutes les stratégies économiques depuis l’indépendance en 1956, et se poursuivent, aujourd’hui, à travers la création des pôles technologiques, jusqu’à la récente décision présidentielle de doter la Tunisie d’une loi sur l’économie numérique. T.B. (Source: Le site webmanagercenter le 26-07-2006)


Lettre du Mouvement des indigènes de la république à la Résistance libanaise

Notre première réaction à l’annonce de la capture des deux soldats israéliens a été la fierté. Notre deuxième réaction a été l’inquiétude. Notre troisième réaction est la confiance. Notre première réaction a été la fierté Depuis de trop nombreuses années, l’impérialisme américain et l’ennemi sioniste nous écrasent sous leurs bombes en Palestine, au Liban, en Irak. L’occupation de l’Afghanistan, présentée comme une « mission civilisatrice » dans la plus pure tradition coloniale, avait inauguré un processus de recolonisation du monde sous l’hégémonie des Etats-Unis. Les puissances européennes soutiennent ces guerres infâmes ou laissent faire. La plupart des Etats arabes se taisent, complices. Mais le peuple palestinien refuse de capituler malgré la force dévastatrice de l’armée d’occupation israélienne. La libération, certes encore partielle, du Sud Liban avait déjà constitué une première victoire. L’opération du 12 juillet, la résistance farouche des combattants libanais, et notamment du Hezbollah, face à l’offensive destructrice d’une des plus puissantes armées du monde, nous rendent notre dignité. Nous relevons peu à peu la tête. Notre deuxième réaction a été l’inquiétude. La colère et l’inquiétude. La colère face aux massacres perpétrés par Israël au Liban. Ces centaines de civils assassinés, ces familles décimées, ces enfants déchiquetés. La colère face aux gouvernements occidentaux qui, fidèles à eux-mêmes, font porter la responsabilité de la crise au Hezbollah et s’acharnent à en exiger le désarmement alors qu’ils n’ont pas un mot pour dénoncer les crimes israéliens et l’usage de bombes interdites par les conventions internationales. La colère face à la France, plus particulièrement, qui prétend mensongèrement avoir une politique souveraine, indépendante de celle des Etats-Unis. La colère, toujours, face à ces régimes arabes qui manœuvrent en coulisses pour casser la Résistance. L’inquiétude, aussi. La crainte que, malgré l’héroïsme des combattants arabes, leurs forces ne soient détruites par le rouleau compresseur sioniste arc-bouté aux puissances occidentales. La crainte que nos peuples, habitués à la défaite, n’aient plus l’énergie de la victoire. La peur que tout redevienne comme avant. Peut-être pire qu’auparavant… Mais notre troisième réaction est la confiance. Car, contrairement à l’adage bien connu, le pot de terre finit toujours par l’emporter contre le pot de fer. D’autres empires se sont écroulés. Les peuples colonisés ont chassé les colonisateurs. L’Empire américain mourra. L’axe Washington/Tel-Aviv s’écroulera. La détermination et la confiance avec laquelle la Résistance libanaise mène son action sont notre détermination et notre confiance. Nous menons, en France, notre propre combat contre la domination coloniale et post-coloniale. Ici, les Arabes, les Noirs et les musulmans sont traités comme la république coloniale traitait ses «indigènes». Depuis que Bush a déclaré sa « guerre des civilisations », nous sommes considérés comme la cinquième colonne du « terrorisme islamique ». D’une certaine manière, ils n’ont pas tort. Si tous ceux qui luttent pour la dignité sont des « terroristes », comme Jean Moulin, l’icône de la résistance française à l’occupation nazi était un « terroriste », alors nous sommes des « terroristes » ! Si tous les peuples qui luttent contre l’oppression sont des « terroristes », alors évidemment nous sommes des « terroristes » ! Si affirmer notre soutien indéfectible à la résistance palestinienne et libanaise, c’est en être la cinquième colonne, alors nous sommes fiers d’en être la cinquième colonne ! La barbarie, la réaction, l’obscurantisme sont du côté de ces Etats qui veulent dominer la planète. Oui, là où un peuple est soumis au joug impérialiste et colonialiste, au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique latine ou ailleurs, sans hésitations, nous sommes aux côtés de la résistance ! Alors, et pour conclure : Merci ! Merci d’avoir osé. Merci d’oser encore ! Le 28 juillet 2006 Le Mouvement des Indigènes de la République
Site web : http://www.indigenes-republique.org/


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