29 août 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2290 du 29.08.2006

 archives : www.tunisnews.net


AISPP: Communiqué

African Manager : Une escroquerie à l’assurance chez la STAR ! 

AFP: Report d’un vol A380 à Tozeur (Tunisie): « un non-événement » selon Airbus AFP: Réalisation à Tunis du premier dessin animé long métrage arabo-africain Mizaanoun: Les invisibles de la « démocratie »

 
 

Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l’AISPP sur la catastrophe humanitaire des prisonniers politiques Tunisiens 


Sauvez la vie de Mohammed Abbou Sauvez la vie de tous les prisonniers politiques   Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel : 71 340 860, Fax : 71 351 831   Tunis, le 29 août 2006   Communiqué  
Des membres de l’AISPP sont en butte au harcèlement de la police politique. C’est ainsi que messieurs Lotfi Amdouni, Faouzi Sadqaoui et Mohammed Jelassi s’apprêtaient à rendre visite à la famille du prisonnier politique Tarek Hajjam, (actuellement détenu à la prison du 9 avril à Tunis, atteint d’hémiplégie et d’affections malignes) à son domicile d’Aousja dans le gouvernorat de Bizerte. Le domicile du prisonnier a été encerclé puis investi par des agents de la Sûreté en civil, qui ont tenté d’évacuer par la force les visiteurs, alléguant qu’ils devaient les accompagner au poste de police, sans leur en fournir la raison.
Lundi 28 août, Lotfi Amdouni a été enlevé et jeté dans une voiture de police puis conduit au district de la Sûreté de Sidi El Béchir où il lui a été enjoint de renoncer à toute activité politique. Lotfi Amdouni est soumis à un contrôle administratif qui le contraint à se rendre quotidiennement au poste de police et à émarger le registre de présence, ce qui l’empêche de travailler et de mener une vie normale.
Mardi 29 août, trois agents se sont mis en travers de son chemin devant le bureau de Maître Mohammed Nouri, sis au 33 rue Mokhtar Atya à Tunis. Il a subi des violences et ses documents personnels lui ont été arrachés.
L’AISPP dénonce ces pratiques et appelle les autorités à rendre aux militants des droits de l’homme leur liberté de circuler et de pratiquer leurs activités associatives. Le président de l’AISPP Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Une escroquerie à l’assurance chez la STAR !

 

par : AM  La Société tunisienne d’assurance et de réassurance mène actuellement une vaste enquête, dans la région de Nabeul, à propos d’une vaste opération d’escroquerie dont elle aurait fait l’objet. Il s’agirait probablement d’une bande d’escrocs, qui organiserait des accidents de circulation où il n’y aurait que des dégâts matériels et corporels (sans qu’il y ait des décès) et toucherait ainsi les indemnités d’assurance. Les services de la Star, s’en seraient rendus compte, après avoir constaté que plus d’un accident était commis par la même voiture, dans des délais qui ne permettraient même pas de faire les réparations nécessaires. Une constatation d’autant plus confortée par les chiffres de l’observatoire des accidents de la circulation où, sur une moyenne de 300 accidents corporels survenus dans la région de Nabeul, 214 ont été enregistré sur la route 27 où sévissaient les escrocs. 20 dossiers seraient actuellement à l’étude avec un montant escroqué qui pourrait atteindre ou dépasser le 1 MDT et plus d’une dizaine de personnes, de différentes corporations professionnelles, feraient l’objet de poursuites. A suivre ! (Source : le site du magazine « African Manager » (Tunisie), le 28-08-2006) Lien : http://www.africanmanager.com/detail_article.php?art_id=1784

Report d’un vol A380 à Tozeur (Tunisie): « un non-événement » selon Airbus

AFP 29.08.06 | 10h44 Une porte-parole d’Airbus a qualifié de « non-événement » le report d’un vol d’essai entre Toulouse et Tozeur (sud-tunisien) d’un Airbus A380 qui a fait demi-tour en vol mardi matin. « C’est le propre d’un avion d’essai d’ajuster son programme, de le modifier y compris en cours de vol en fonction des besoins de l’équipage », a expliqué cette porte-parole, sans vouloir préciser les raisons qui avaient conduit le MSN004, deuxième appareil A380 dédié aux essais de performance à rebrousser chemin. « Le vol a été reporté à une date ultérieure pour des ennuis techniques », avait déclaré à la presse le commandant de l’aéroport de Tozeur, Lotfi Jemni, qui attendait l’A380 mardi matin dans le sud-tunisien. « L’avion a décollé de Toulouse à 07H00 (05H00 GMT) et a fait demi-tour à 07H34 (05H34 GMT) » selon M. Jemni. Airbus a confirmé que l’appareil devait se rendre dans le sud-tunisien « pour compléter sa campagne d’essais en pays chaud, dont la majeure partie s’est déroulée cet été dans les Emirats Arabes Unis ». Le MSN004, bardé d’équipements de tests tout comme le MSN001, a déjà effectué la campagne d’essais au grand froid avec notamment cinq jours d’essais par moins 30 degrés celsius dans le grand nord canadien, et des essais à Medellin en Colombie sur un aéroport d’altitude (1.500 m). La flotte d’avions d’essais comprend désormais cinq appareils. Outre les deux réalisant la campagne de performances, deux autres sont équipés pour recevoir des passagers et débuteront la semaine prochaine les essais en situation commerciale en transportant des salariés d’Airbus volontaires tirés au sort. Le cinquième, doté de moteurs américains Engine Alliance (General Electric et Pratt et Whitney) à la différence des quatre premiers, dotés de moteurs anglais Rolls Royce a fait son premier vol lundi. 

Réalisation à Tunis du premier dessin animé long métrage arabo-africain

Par Najeh MOUELHI AFP, le 23 août 2006
TUNIS, 23 août 2006 (AFP) – Ségou Fanga, le premier film d’animation long métrage arabo-africain, co-production tuniso-franco-malienne, qui relate la naissance d’un village du Mali, est en cours de réalisation en Tunisie.
« Les préparatifs vont bon train et le film devrait être prêt au printemps 2007 en prévision de sa participation au prochain festival de Cannes », a expliqué à l’AFP le producteur tunisien Ahmed Baheddine Attia.
Ségou Fanga (la genèse de Ségou) est réalisé par le Malien Manbaye Coulibaly et l’Algéro-Français Abdelkader Belhadi dans les Studios de Tunis fondés en 2000 par M. Attia, propriétaire de la plus importante société de production de Tunisie, Cinétéléfilms, et des premiers studios de dessins animés dans le monde arabe et en Afrique. Le film s’inspire d’une ancienne légende malienne, selon laquelle le héros, le chef du royaume bambara fondé au 17e siècle, est doté d’un grand pouvoir par la mythique reine, génie du fleuve Niger, qui avait voulu le récompenser de lui avoir sauvé la vie.
L’histoire, qui se déroule à Ségou, jadis capitale du royaume, « est une aventure humaine, pleines de symbole et où il y a de l’humour, de l’émotion et une certaine portée morale », fait valoir M. Attia. Le film traite aussi « de l’influence négative du pouvoir sur l’homme dont la conduite, à l’origine louable, devient subitement autoritaire et exécrable », ajoute le producteur tunisien.
Le budget total de la production est estimé à 2,5 millions d’euros financés notamment grâce à une subvention d’environ 20% de l’Union européenne. D’autres participations sont prévues de la part du programme Euromed audiovisuel visant à promouvoir les productions au sud de la Méditerranée, d’une aide de Fonds Sud et de l’agence intergouvernementale de la Francophonie.
Une chaîne française de télévision a également exprimé son intérêt pour le projet, dans l’attente d’un accord ultérieur, selon M. Attia. Des acteurs français et tunisiens prêteront leurs voix aux principaux personnages du film qui sera diffusé dans un premier temps en versions arabe et française. Le producteur tunisien a déjà produit dans les Studios de Tunis une série de dessins animés « Viva Carthago » présentée cet été au Festival international de Carthage, près de Tunis.
Première production de film d’animation tuniso-européenne, « Viva Carthago » avait rencontré un grand succès lors de sa présentation en avant-première aux Journées cinématographiques de Carthage en octobre 2004. Le film, qui sera diffusé en salles le 18 septembre, retrace des épisodes de la vie de personnages et d’évènements de l’Antiquité depuis la fondation de Carthage par la reine Didon en 814 avant J.C.
M. Attia espère développer les co-productions dans ses studios en raison de la proximité de l’Europe et des coûts avantageux, « ainsi que de la compréhension des traditions communes aux pays des deux rives ». Il a déjà produit les films tunisiens et arabes les plus primés comme « Enfant de la terrasse » de Férid Boughdir, « Sabots en or » de Nouri Bouzid et « Bab el Maqam » (Passion) du réalisateur syrien Mohamed Malasse.
Déplorant le faible intérêt des pays occidentaux pour le cinéma du tiers monde, il estime que le cinéma des pays du Sud est confronté notamment au piratage qui fait que « les film sont trés souvent diffusés en DVD piratés bien avant leur sortie en salle en l’absence de lois réprimant cette pratique ».
AFP  

Les invisibles de la « démocratie »

Mizaanoun Au cours d’une conférence à Piacenta en Italie, Eduardo Galéano, l’écrivain uruguayen, a évoqué des questions qui sont toujours d’actualité. Il l’a fait dans le style élégant et bien expressif qui lui est propre. Un style que certains qualifient aussi de incisif et ironique. On peut l’écouter sur le vidéo dont voici le lien : http://www.eduardogaleano.net. Ce qui suit en est une traduction écrite la plus fidèle qui a été possible. Elle sera suivie de quelques réflexions pertinentes. Les merveilles de la démocratie occidentale. « L’histoire que j’ai écouté l’autre jour, du cuisinier qui a rassemblé des différentes volailles ; poulets, canards, dindons, faisans etc. et leur a demandé dans quelle sauce préfèrent-ils être mangés. Et de l’ensemble s’est levée, je crois une humble poule, et lui a répondu : nous, nous ne voulons être mangées d’aucune manière. Et le cuisinier lui a rétorqué qu’une telle réponse est hors du sujet. Eh bien là il s’agit d’une métaphore du monde dans lequel nous vivons. Ce monde tel qu’il est organisé où nous avons le droit de choisir de quelle manière nous voulons être mangés. On dit que c’est un monde démocratique dans lequel la souveraineté des peuples est devenue une pièce de musée. Pour donner un exemple concret, l’organisme qui gouverne les gouvernements du monde, le Fond Monétaire International. Il est dirigé par cinq pays. Il donne les ordres presque à tous les pays du monde sauf à ceux qui lui donnent des ordres. On peut être sadique mais pas masochiste ! La Banque Mondiale est plus démocratique. Il faut que ça soit bien clair parce que si le FMI est dirigé par cinq, la BM est dirigée par huit ! Et puis nous avons l’Organisation Mondiale du Commerce où dans son statut il est dit que les décisions se prennent d’une forme démocratique. Eh bien jamais on y a voté. Ni même une seule fois. A la place on utilise le système staliniste, le vote par acclamation ! L’organisme qui a précédé l’OMC et qui s’appelle le GATT, si qu’on y a voté. Une fois. Une seule fois. Et comme l’expérience n’était bonne on ne l’a plus répétée. Plus jamais on n’en a voté. Et devant une situation pareille comment peut-on parler d’un monde démocratique, quand il s’agit de trois organisations non démocratiques qui prennent des décisions qui concernent l’humanité entière ? On peut aussi parler du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il paraît que les guerres sont bonnes quand le Conseil de Sécurité les approuve. Par contre elles sont mauvaises quand elles ne jouissent pas de son agrément. Mais diable qui répartit ses bénédictions ! Les Nations Unies sont formées par une Assemblée Générale qui réunit tous les pays. Là nous y sommes tous. Toutes les voix, ainsi que la vôtre. Mais cette Assemblée Générale reste symbolique, elle formule des recommandations et ne prend pas de décisions. Les décisions sont prises au niveau du Conseil de Sécurité. Et là, ceux qui commandent sont les cinq pays, les cinq pays avec droit de veto. Le droit de veto, c’est le droit de décider. Eux les cinq qui veillent sur la paix mondiale. Ils veillent sur la paix mondiale tout en étant les cinq pays fabricants d’armes dans le monde : Les États-unis, la France, l’Angleterre, la Russie et la Chine. Ce sont ces principaux fabricants d’armes qui se chargent aussi de veiller sur notre paix. Ainsi ils font le commerce des guerres sans renier pour autant les affaires de la paix. Ils nous pissent dessus et les journaux nous parlent de pluies. Comment ils le font et où ? – Ils le font surtout à travers les grands moyens de communications. Les grands médias qui reproduisent le système des pouvoirs dans le monde. Non seulement ça, mais en plus ils dispensent les certificats d’examen du système démocratique dans chaque pays. Ce sont ces grands moyens de communications qui confondent délibérément la liberté d’expression avec la liberté de pression. Ils ont été définis – de la main d’un grand maître anonyme – par la phrase qu’il avait écrite sur un mur: Ils nous pissent dessus et les journaux nous parlent de pluies ! Parmi les cas le plus flagrants et le plus scandaleux de la manipulation mondiale aujourd’hui il y a celui du Venezuela. Dans le grand théâtre du Bien et du Mal, où s’opère la distribution des rôles entre les anges et les diables, Hugo Chavez serait aujourd’hui un des principaux démons selon les critères de la grande usine de l’opinion publique. A ses yeux Hugo Chavez est un dictateur. Mais un étrange dictateur quand même, puisqu’il a gagné huit élections en cinq ans et est le seul mandataire dans le monde qui a mis son mandat au milieu de son échéance à la disposition du peuple à travers un référendum. Et il l’a gagné 6 à 4. C’est-à-dire avec 60% du suffrage contre 40%. C’était totalement transparent. Et c’était pour la première fois où on a tout fait pour éviter que les morts qui au Venezuela avaient la mauvaise, la très mauvaise habitude de voter ! Comme on a pu aussi éviter que la même personne ne vote plusieurs fois, comme certaines personnes qui souffrent le mal de parkinson et mettent la main à plusieurs reprises dans l’urne. Le Venezuela est un étrange pays. On y assiste à des voix qui s’élève pour dire que dans ce pays, il n’y a pas de liberté d’expression. On met la télévision en marche et le premier qu’on voit est l’image d’une personne qui dit : Ici il n’y a pas de liberté d’expression. A la radio, la première phrase qu’on entend dit aussi : Ici au il n’y a pas de liberté d’expression. Sur les journaux on lit des grosses manchettes où il est écrit ; ici il n’y a pas de liberté d’expression. [C’est l’opposition qui s’exprime librement à travers ces différents médias] Pourtant durant les cinq ans [Du mandat de Chavez] la seule fois où un media a été fermé, c’était le cas de la chaîne de télévision « Canal 8 » [La télévision gouvernementale] non pas par Hugo Chavez, sinon par ces messieurs qui ont pris le pouvoir à suite d’un coup d’état a duré 48 heures (2002). Non seulement mais en 48 ils ont tout fermé y compris l’assemblée générale et la constitution. Étrange dictature et étranges démocrates ! Dans ce cas il y a eu vraiment un divorce exemplaire, le divorce entre les deux réalités, la réalité réelle et la réalité virtuelle, celle que les moyens de communication présente comme l’unique réalité possible. Et comment peut-on expliquer tout ça ? – Au Venezuela il y avait cinq millions de personnes privées de leurs droits civiques parce qu’elles ne possèdent pas de carte d’identité. Toutes ces personnes ne pouvaient même pas s’inscrire à l’école parce qu’elles n’avaient pas non plus d’extrait de naissance. C’est cette situation que Chavez est en train de changer. Parce dans l’autre Venezuela, le Venezuela « Saoudie », il y a avaient des millions de personnes analphabètes et qu’on est en ce moment en train de leur apprendre à lire et à écrire. C’est de là que vient ce délire des grands moyens de communications. Des moyens de communications qui ne font en réalité que détruire la communication entre les gens ; Les communications qui ne communiquent pas ! Et ça explique aussi le pourquoi du résultat de la dernière élection et de toutes autres : Parce dans un petit village que résume son attitude d’une manière parfaite la phrase d’un modeste paysan vénézuélien qui a dit au cours d’une récente enquête, une phrase magistrale qui est beaucoup plus expressive que n’importe quel genre de discours : Moi je n’accepte plus que Chavez s’en aille, parce que je refuse de redevenir invisible.» Les invisibles arabes et musulmans. Combien sommes nous, dans le monde arabe et musulman, les invisibles? – La totalité ou presque, du plus du milliard que nous sommes sur cette planète. Les seuls visibles sont ceux qui se trouvent sur le front de la résistance, même si une telle visibilité soit à haut risque. Quand au Liban, Fouad Siniora, le Premier libanais, dit que Hizb Allah constitue un état dans l’état, il ne commet pas d’erreur, seulement il utilise des termes et des expressions qui ne décrivent pas honnêtement la réalité telle qu’elle est. Il répète la falsification malveillante des grands médias qui reproduisent, entre autres, la volonté des pouvoirs de l’état judéonazis et de ses alliés. Mais dans la mesure où les régimes tyranniques qui nous enferment impitoyablement dans la répression et la terreur au point de nous rendre effectivement aussi invisibles que ne l’était le paysan vénézuélien et qui ne représentent qu’eux-mêmes, forcément la résistance où qu’elle soit et de n’importe quelle dimension, qu’elle puisse être, reste beaucoup plus puissante que l’état. Dans la résistance, on est visible parce qu’il y a un projet de construction réel, alors que dans les régimes tyranniques où on est invisible il ne peut y avoir aucun projet. Il n’y a rien d’autre qu’un vide terrifiant. Dix planètes à piller, sinon… L’ancienne Premier Ministre de la Norvège madame Gro Harlem Bruntland, avait fait un jour une déclaration qui a été par la suite reprise et approfondie par plusieurs autres personnages, dont des Prix Nobel, comme l’écrivain portugais José Saramago ou des chefs d’état comme Hugo Chavez, sans parler des ONG de partout. Elle avait dit : « Si tous les habitants de la planète devaient avoir un niveau de vie comparable à celui de l’Occident, il faudrait dix planètes comme la nôtre afin de satisfaire toutes leurs nécessités. Une expérience irréelle.» Quand on sait que les moins de 20% de la population mondiale sont ceux qui disposent des plus des 80% de toutes les ressources de la terre et par conséquent sont responsables d’au moins les 80% des dégâts, on ne peut qu’en être d’accord avec elle. Et elle ne pensait pas à l’avancement impossible à rattraper de l’Occident, mais plutôt à la forme utilisée par celui-ci pour atteindre ce niveau de vie « élevé » par rapport aux autres peuples de la terre. À l’origine de cet avancement, il n’y a pas seulement le colonialisme et les pillages suivis de massacres massifs des peuples, qui d’ailleurs continuent comme on l’a vu plus haut dans la conférence de Galeano, ce qui a permis et continue toujours à permettre l’accumulation des capitaux nécessaires, mais aussi les énormes dégâts écologiques. Des dégâts considérables dans l’atmosphère, dans les mers et sur la terre. Et la nature – dans tous ces chambardements climatiques, avec des sécheresses sans précédent et des inondations aussi dévastatrices qu’inattendues – ne cesse de démentir toutes les thèses soutenues par les tenants de la politique criminelle d’un esprit occidental hégémonique et prédateur par excellence qui n’y voit que progrès et développement et que tout le reste ne sont que des dégâts collatéraux sans importance ! Les grandes compagnies occidentales n’attachent aucune importance à toutes les conventions internationales et les esquivent, quand il est nécessaire, pour aller justement s’installer dans d’autres régions du monde, afin de maintenir le rythme de la consommation qui est la caractéristique principale de ce modèle de vie et surtout maintenir leurs bénéfices exponentiels. Et s’il arrive qu’on reconnaisse toutes ces agressions contre la nature comme la dégradation de la terre, l’intoxication de l’air, empoisonnement des cours d’eau, on le fait aussi machiavéliquement que dans d’autres grands chapitres et d’autres cas et circonstances : « Nous sommes tous responsables de cette situation.» Des voix s’élèvent comme une alarme universelle et ainsi la généralisation absout tout le monde. En effet tant que nous sommes tous responsables, personne n’est coupable ! Hors cette généralisation implique l’accusation des peuples qui n’y sont pour rien dans cette dégradation meurtrière. Qu’on donc cesse de raconter des histoires. Tous ces régimes, ces tyrans et leurs élites respectives, qui pour se maintenir au pouvoir, font des promesses et des soi-disant plans de progrès et de développement, ne font en réalité que tromper les masses et devraient être traduits devant les tribunaux et condamnés non seulement pour supercherie et imposture, mais aussi et surtout pour être complices de cet esprit occidental et pour faire l’apologie du crime. Ni pour les raisons évoquées par Mme Bruntland, ce qui aurait nécessité l’existence de dix planètes disposées à être saccagées, ni pour la ténacité armée de l’esprit occidental qui n’est en aucun cas disposé à accepter un changement de son système ou mode de vie, il reste vain pour la grande majorité des peuples de la terre de chercher à arriver à un développement réel susceptible de garantir la justice sociale, la dignité, la liberté et enfin la démocratie dans sa conception occidentale. Une démocratie aussi fallacieuse qu’hypocrite.

 


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