28 mars 2007

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2501 du 28.03.2007

 archives : www.tunisnews.net


Noureddine Khemiri:Info urgente

Infosud: Echec du tout-sécuritaire en Tunisie
Libération :Ancien cadre de la sécurité militaire demande l’asile à Paris… … qui ne veut pas se mettre Alger à dos.

Reuters: Arabs shouldn’t normalise with Israel-Muslim cleric

Neue Zürcher Zeitung :Im Würgegriff des tunesischen Machthabers: Die Oppositionsparteien zwischen Illegalität und legaler Wirkungslosigkeit

AFP:Feu vert pour la circoncision dans la prévention du sida Des réactions sur l’article: L’A.T. des Femmes Démocrates n’est pas démocrate


 

Info urgente
 
Au terme de près de deux semaines de grève de la faim menée pour pouvoir rejoindre sa famille qui avait quitté son domicile de Jendouba pour s’installer à Hammam-Lif, Monsieur Hamadi Labidi, après avoir envoyé plusieurs courriers aux services de sécurité, a reçu aujourd’hui l’autorisation de rejoindre sa famille à Hammam-Lif tout en continuant d’émarger quotidiennement auprès de la Sûreté d’Hammam-Lif. Considérant que le droit à la circulation et au travail sont garantis par la Constitution, nous demandons aux autorités tunisiennes de mettre un terme aux injustices et au calvaire infligés aux prisonniers libérés. Noureddine Khemiri Le 27 mars 2007 (Traduction ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)  


Echec du tout-sécuritaire en Tunisie

 
Claude Corbaz GENEVE-ONU, 26.03.07 (InfoSud) Pour lutter contre le terrorisme, la Tunisie s’est dotée d’une loi qualifiée par le Comité National pour les Libertés en Tunisie de « monument de non-droit ». Elle permettrait d’inculper les terroristes présumés, non sur la base de faits objectifs, mais d’aveux extorqués sous la torture. Loin de réduire efficacement le terrorisme, l’approche tout-sécuritaire ferait le lit de l’intégrisme. Fin décembre 2006, la banlieue sud de Tunis était le théâtre d’affrontements armés entre les forces de l’ordre et un groupe terroriste salafiste. Selon le Comité National pour les Libertés en Tunisie (CNLT), bien que les autorités gardent sur ces affrontements le plus grand secret, ils ont été l’occasion de grandes rafles portant à l’arrestation de plus d’un millier de jeunes musulmans. Pourtant, dès le 15 octobre 1992, cinq ans après sa prise du pouvoir, le président Ben Ali affirmait que le pays avait définitivement tourné la page du terrorisme. Des centaines de cadres du mouvement islamiste modéré Ennadha venaient d’être condamnés à de lourdes peines de prison, mais pour Sihem Bensedrime, présidente du CNLT, « la répression n’a jamais cessé. » Selon Raouf Ayadi, avocat au CNLT, la « Loi relative au soutien des efforts internationaux de lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent », adoptée le 10 décembre 2003, « n’est censée appuyer, comme son nom l’indique, que les efforts internationaux en la matière. Officiellement, il n’y a plus de terrorisme en Tunisie. » En effet, à l’exception notable de l’attentat à la mosquée de Djerba – qui avait fait 19 morts en avril 2002 – la Tunisie semblait globalement épargnée par le terrorisme jusqu’à ces affrontements de fin 2006. Par quelle recette miracle, dans un contexte régional des plus troublés ? Selon un avocat à la Cour de Cassation de Tunis, proche du gouvernement, « Grâce à une approche globale et à une lutte pour la sécurité visant à mater les présumés terroristes. Et aussi en s’attaquant à l’exclusion sociale. » Le tout-sécuritaire en échec Or, pour le CNLT et les ONG de défense des droits de l’homme, cette approche du tout sécuritaire est en train de montrer son inefficacité et, surtout, ses effets pervers. Entre juillet 2005 et mars 2007, les avocats du Comité ont suivi les procès instruits sur la base d’une législation qui oscille entre « l’instrumentalisation politique et la justice préventive ». Ils sont venus à Genève, à l’invitation de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), présenter leur rapport en marge du Conseil des droits de l’homme. Selon Sihem Bensedrine, présidente du CNLT, « le gouvernement tunisien a utilisé des préoccupations de sécurité comme prétexte pour réprimer la dissidence politique et les critiques contre le gouvernement. La politique du tout sécuritaire du président Ben Ali a fini par aboutir à ce que les défenseurs des droits humains craignaient par-dessus tout : la montée d’un radicalisme violent qui apparaît comme la seule alternative offerte aux jeunes qui ont vu avec quelle violence la contestation pacifique (islamiste ou non) a été réprimée depuis vingt ans. » Eric Sottas, directeur de l’OMCT, renchérit et dénonce « une situation qui se détériore, notamment en termes d’indépendance de l’appareil judiciaire par rapport au pouvoir. » Selon lui, « qu’il s’agisse de lutter contre le terrorisme ou de juger un assassin de droit commun, le cadre légal doit être respecté. Et celui-ci est connu. Le Pacte international sur les droits civils et politiques (PIDCP) détaille les conditions d’un procès équitable : droit à être jugé par un tribunal indépendant, compétent et impartial ; respect de la présomption d’innocence ; interrogation, aux mêmes conditions, des témoins à charge et à décharge ; interdiction de forcer le présumé à s’avouer coupable ; droit de recours à une juridiction supérieure. De plus, l’interdiction absolue de la torture ou de tout autre traitement inhumain ou dégradant doit être respectée. » Une « parodie de justice pour l’étranger » Or, selon le CNLT, c’est précisément ce que la Tunisie ne fait pas. Raouf Ayadi dénonce les défaillances endogènes de la loi. « L’article 11 définit comme coupable d’infraction terroriste celui qui s’est concerté pour la commettre. Or dans un Etat de droit, on peut être jugé pour avoir consommé un crime ou pour avoir essayé de le faire. Mais on ne peut pas punir une personne pour ses idées ou ses opinions religieuses ! J’ai défendu plusieurs dizaines de prévenus et dans leurs dossiers je n’ai trouvé aucune preuve. Seulement des aveux. Extorqués sous la torture. » Et de dénoncer « une parodie de justice pour l’étranger, dans le but de présenter la Tunisie comme un Etat de droit. La justice est instrumentalisée pour avoir le soutien des Etats occidentaux. » Justement, que fait la communauté internationale ? Le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme, Martin Scheinin, a demandé à la Tunisie de pouvoir y effectuer une mission. Il attend toujours une réponse. (Source : « Infosud » (Agence de presse indépendante – Suisse), le 26 mars 2007) Lien : http://www.infosud.org/imprimable.php?article=1026


 
Ancien cadre de la sécurité militaire, Abdelkader Tigha demande l’asile à Paris… qui ne veut pas se mettre Alger à dos.

Moines de Tibéhirine: un témoin bien encombrant

 
Par GARÇON José       L’histoire pourrait n’être qu’une cavale de huit ans entre Alger, Damas, Bangkok, Amman, Amsterdam et Paris, où elle risque de s’achever le 20 mars, date à laquelle il sera fixé sur son sort en France. La personnalité du fugitif, Abdelkader Tigha, lui confère pourtant une autre dimension : celle de trois raisons d’Etat qui, en France, au Vatican et en Algérie, se conjuguent pour occulter toutes les interrogations suscitées par l’assassinat des sept moines français de Tibéhirine en 1996. Leur exécution fut à la mesure des violences qui ont ensanglanté l’Algérie pendant la décennie 90 : seules leurs têtes furent retrouvées et on ignore tout des circonstances de leur mort, que l’Algérie attribue aux GIA (Groupes islamistes armés). Fin 1999, trois ans après leur exécution, l’irruption d’Abdelkader Tigha dans cette affaire a cependant permis aux services secrets français d’en savoir plus. Venant de déserter l’Algérie, ce cadre du DRS (Département du renseignement et de la sécurité, l’ex-Sécurité militaire algérienne) commence sa cavale. Il passe en Tunisie, puis en Libye avant de débarquer à Damas, où il contacte l’ambassade de France et se dit «prêt à aider contre le terrorisme en échange d’un asile politique en Europe». Il est envoyé à Bangkok, car il est «risqué pour les agents français de l’interroger en Syrie». C’est là que, en janvier 2000, trois agents de la DGSE le débriefent. Les réseaux du DRS et des GIA en Europe les intéressent. Les moines de Tibéhirine aussi. Un dossier sur lequel Tigha a beaucoup à dire : de 1993 à 1997, années les plus dures de la «sale guerre» contre les islamistes, il était chef de brigade au Centre territorial de recherche et d’investigation (CTRI) de Blida, haut lieu des opérations d’infiltration des maquis islamistes par l’armée. C’est là que, au matin du 27 mars 1996, il voit arriver à son grand étonnement les moines qui viennent d’être enlevés. Selon Tigha, les otages seront remis à Djamel Zitouni, le chef des GIA de l’époque, dont il est de notoriété qu’il était déjà «retourné» par les services algériens. Silence. A Bangkok, la DGSE veut des détails sur les moines ; Tigha, des garanties sur son asile. Impossible en France, car «cela créerait des problèmes avec Alger», lâchent les agents français. Tigha se fâche. Fin de l’épisode DGSE. Trois mois plus tard, son visa expire et il est arrêté et emprisonné au centre de détention de l’immigration de Bangkok pendant deux ans. Sans feu vert du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), les détenus ne peuvent partir, une fois leur peine accomplie, que pour une seule destination : leur pays d’origine. Ce que Tigha refuse évidemment. Entre-temps, il a rendu public ce qu’il sait sur les moines et son histoire avec la DGSE ( Libération du 23 décembre 2002). En dépit de ces révélations ­ qui recoupent des interrogations présentes au sommet de l’Etat quant au rôle des services algériens ­, le silence officiel français est assourdissant. Mais, en 2004, la famille de Christophe Lebreton, l’un des moines, porte plainte contre X auprès du tribunal de Paris «car trop de questions sont restées sans réponse». Auditions. Tigha échoue, lui, à Amman. Mais les Jordaniens l’avertissent qu’ils ne «pourront pas faire longtemps la sourde oreille aux demandes d’extradition de l’Algérie». L’ex-agent se retrouve alors en Hollande, où l’asile lui est refusé, le CICR craignant qu’il se soit rendu coupable de violation des droits de l’homme au CTRI de Blida. Mis en demeure de quitter les Pays-Bas début février, il débarque à Lille, puis à Paris. Assisté de Me Dominique Noguère, vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme, Tigha tente d’obtenir le document lui permettant de demander l’asile politique. En vain. Convoqué ce 20 mars à la préfecture de police, il sera fixé. En charge de l’instruction sur l’assassinat des sept moines , le juge Bruguière a procédé à quelques auditions, parmi lesquelles celles de Philippe Rondot et du patron de la DGSE de l’époque. Mais il n’a entendu aucun des ex-militaires algériens qui témoignent de l’infiltration des GIA par les services algériens. Alors que Tigha était aux Pays-Bas, le juge affirmait ne pas obtenir de commission rogatoire internationale pour l’y interroger. Mais aujourd’hui il est à Paris. «Il n’y a donc en principe plus de problème pour l’entendre», estime Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme. Sauf à penser que la justice française, à l’instar de Paris, ne veut rien savoir sur l’assassinat des moines. Et préfère tabler sur l’expulsion d’un homme qui affirme avoir vu ces derniers dans une caserne de Blida après leur rapt. (Source : « Libération » (Quotidien – France) du 17 mars 2007)

Arabs shouldn’t normalise with Israel-Muslim cleric

 
ALGIERS, March 28 (Reuters) – Arab countries should not take any step towards normalising ties with Israel until a Palestinian state is created and the Jewish state withdraws from their territories, a prominent Muslim cleric said on Wednesday. Egyptian scholar Youssef al-Qaradawi was speaking on the sidelines of a meeting attended by Muslim and Christian figures shortly after Arab leaders started a two-day summit in Saudi Arabia to revive an Palestinian-Israeli peace plan. « Some people (Arab nations) have normalised with Israel, some of them reject the idea. We will not normalise and we don’t accept normalisation as long as the occupation is still there, » Qaradawi told a news conference when asked whether he had any message for the summit. « We don’t accept normalisation with Israel unless a Palestinian state is created. When a Palestinian state is created, then we can consider normalising. » On a visit to Algeria from his base in Qatar, Qaradawi was chairing a conference of the al-Quds Foundation, a body which seeks to preserve the Arab identity of Jerusalem. Few Arab countries have formal ties with Israel. Egypt and Jordan signed peace treaties with the Jewish state and have diplomatic relations. The Arab League summit will discuss a peace plan with Israel endorsed in 2002, offering the Jewish state normal ties with all Arab countries if it fully withdraws from land it occupied in 1967, accepts a Palestinian state and agrees to a « just solution » for Palestinian refugees. Israel captured Jerusalem’s Old City along with the rest of Arab East Jerusalem in the 1967 Middle East war and later annexed the area as its capital in a move not recognized internationally. Palestinians want East Jerusalem to be the capital of a state they hope to establish in the West Bank and Gaza Strip. REUTERS

Im Würgegriff des tunesischen Machthabers Die Oppositionsparteien zwischen Illegalität und legaler Wirkungslosigkeit

 
Der Handlungsspielraum der tunesischen Oppositionsparteien, sofern überhaupt zugelassen, ist stark eingeschränkt. Entsprechend wenig Resonanz lösen sie aus. Ein Versuch oppositioneller Kräfte, die gemässigten Islamisten in eine Allianz einzubinden, scheint wenig zu bringen. In einer kleinen Seitenstrasse beim Platz der Republik in Tunis befindet sich das Redaktionsbüro der Zeitung «At-Tarik al-jadid» (Der Neue Weg). Es ist die Zeitung der Partei at-Tajdid (die Reform), die 1993 von ehemaligen Kommunisten und anderen linken Gruppierungen gegründet wurde. Seine Partei vertrete linke, demokratisch- fortschrittliche Positionen, habe aber mit dem marxistisch-leninistischen Weltbild gebrochen, erklärt Hatem Chaabouni, der Chefredaktor des kleinen Monatsblatts und ein Mitglied der Parteileitung von at-Tajdid. Symbolische Präsenz im Parlament Der Tajdid gehört zu den wenigen Oppositionsparteien in Tunesien, die diesen Namen verdienen und sich durch eine gewisse Unabhängigkeit gegenüber der fast allmächtigen Staatspartei Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) auszeichnen. Er hat nur wenige tausend Mitglieder. Zahlen will Chaabouni keine nennen. Im Parlament stellt die Partei nur drei Abgeordnete. At-Tajdid erhält, wie alle anerkannten Parteien, staatliche Subventionen, unter anderem auch für die Herausgabe einer eigenen Zeitung. Die Redaktionsräume von «At-Tarik al-jadid» wirken sehr bescheiden, und die Zeitung hat den Umfang und die Ausstrahlung einer Flugschrift. Im Vergleich zur prunkvollen Dar al-hizb, dem Sitz des RCD, in dem sich auch die Redaktionsräume des Parteiorgans befinden, wirken die Büros des «Tarik» geradezu spartanisch. Für Chaabouni steht ausser Zweifel, dass es in Tunesien nur drei echte Oppositionsparteien gibt: seine eigene, den Parti démocratique progressiste (PDP) und das Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL). PDP und FDTL sind aber nicht im tunesischen Parlament vertreten; das Forum hatte die Wahlen boykottiert, und der PDP errang keinen Sitz. Eine echte Zusammenarbeit zwischen den drei Oppositionsparteien ist bis anhin nicht zustande gekommen. Bei den Kommunalwahlen, erklärt Chaabouni, sei eine gemeinsame Liste von der Regierung verhindert worden. Die Wahlen für das nationale Parlament wiederum seien vom Forum boykottiert worden, während der PDP sich entschieden habe, eine eigene Liste aufzustellen. At-Tajdid habe daraufhin ebenfalls eine eigene Liste aufgestellt, auf der neben den eigenen Bewerbern ein paar Unabhängige kandidiert hätten. Die Konkurrenz zwischen den drei Oppositionsparteien bezeichnet Chaabouni als bedauerlich. Bei der Wahl des Staatschefs wiederum hatte aufgrund der sehr restriktiven Bedingungen von den drei erwähnten Parteien einzig der Tajdid das Recht, einen eigenen Kandidaten aufzustellen. Mohammed Ali Halouani sei der einzige echte Gegenkandidat zu Präsident Ben Ali gewesen. Für die anderen sieben Parteien, die neben seiner eigenen und dem RCD offiziell zugelassen sind und zum Teil auch Abgeordnete stellen, hat Chaabouni nur harte Worte übrig. Es seien fiktive Oppositionsparteien, die von der Regierung «ferngesteuert» würden und deren einzige Funktion darin bestehe, ein Mehrparteiensystem vorzugaukeln, vor allem gegenüber Europa. Eine Zusammenarbeit mit Islamisten kommt für Chaabouni nicht in Frage. «Wir sind kategorisch dagegen, dass man die Religion instrumentalisiert», sagt Chaabouni. Eine Partei auf religiöser Basis habe im politischen System Tunesiens keinen Platz. Aus diesem Grund beteiligt sich at-Tajdid auch nicht an der Alliance du 18 octobre, einem Versuch oppositioneller Kreise, die offiziell verbotene Partei an-Nahda (die Erneuerung) in eine gemeinsame Oppositionsfront einzubinden. Chaabouni stellt allerdings klar, dass seine Partei sich für die Befreiung aller politischen Gefangenen einsetzt, auch für diejenigen islamistischer Ausrichtung. Obwohl at-Tajdid nur gerade 3 von 189 Abgeordneten stelle, habe die Partei in der politischen Landschaft Tunesiens eine Art Scharnierfunktion, meint Chaabouni; sie stelle gewissermassen die Verbindung zu den beiden anderen echten Oppositionsparteien dar, die nicht im Parlament vertreten seien. Als einzige Partei habe der Tajdid auch gegen das Budget 2007 gestimmt. Doch sind das mehr als nur Nadelstiche? Und ist eine Opposition, die weniger als zwei Prozent aller Sitze auf sich vereinigt, nicht eine Quantité négligeable? Alle Oppositionsparteien seien schwach, entgegnet Chaabouni. Die fiktiven Oppositionsparteien seien noch viel schwächer, weil sie über eine äusserst geringe Glaubwürdigkeit verfügten. Die relative Schwäche und die mangelnde Ausstrahlung seiner Partei, die er durchaus einräumt, führt Chaabouni auf das Monopol der Informationsvermittlung in den Händen der tunesischen Regierung, auf behördliche Schikanen und auf die allgemeine Entpolitisierung zurück. Unter den gegebenen Umständen seien die Tunesier überhaupt nicht ermutigt, sich politisch zu bestätigen. Ein Staat im Staat Regimekritiker wie der in Paris lebende Arzt Moncef Marzouki werfen der Partei at-Tajdid vor, durch ihr Mitwirken im Parlament letztlich die undemokratischen Verhältnisse in Tunesien zu stützen. Marzouki hat im katarischen Fernsehsender al-Jazira zum zivilen Ungehorsam gegenüber dem Regime Ben Ali aufgerufen. Tunesien rief daraufhin seinen Botschafter in Katar zurück. Nach wie vor gibt es in Tunesien keine unabhängige Justiz, die enorme Macht Ben Alis ist keiner demokratischen Kontrolle unterworfen. Es ist wohl kein Zufall, dass das Regime mit äusserster Härte gegen Richter und Rechtsanwälte vorgeht, welche diese Missstände denunzieren, so etwa gegen den Rechtsanwalt Mohammed Abbou, der es unter anderem gewagt hatte, die im Umfeld der Präsidentenfamilie an den Tag gelegte Bereicherungssucht anzuprangern. Die Einschätzung des Rechtsanwalts Mokhtar Yahiaoui, es handle sich dabei um einen diktatorischen Apparat, der allen Kriterien eines absolutistischen Systems entspreche, ist keineswegs aus der Luft gegriffen. Ein wichtiges Instrument im Dienst des Regimes ist das RCD. Es verfügt über fast unerschöpfliche finanzielle Mittel und ist eng mit der staatlichen Verwaltung verflochten. «Wir stehen einem Staat im Staat gegenüber und nicht einer Partei, die an der Macht ist», meint Mustapha Ben Jaafar, der Präsident des FDTL. Allein schon an diesem gewaltigen Apparat, der seinen Anhängern materielle Vorteile verschafft, sind bis anhin sämtliche Versuche, auf legalem Weg eine politische Änderung zu erwirken, gescheitert. Dazu kommt eine unzimperliche Repression gegen alle Kräfte, die sich gegen das System auflehnen. Für die Nichtregierungsorganisationen sei die Lage in letzter Zeit tendenziell eher noch schwieriger geworden, meint etwa der Anwalt Mohktar Trifi, der die tunesische Menschenrechtsliga präsidiert. Die tunesischen Behörden blockierten systematisch alle Aktivitäten seiner Organisation, und es sei nicht einmal mehr möglich, eine Generalversammlung einzuberufen. Demokratiedefizit bei der Opposition Die schwierige Lage der regimekritischen Kräfte ist allerdings zumindest zum Teil selbstverschuldet. Es gibt allzu viele Selbstdarsteller, die in erster Linie sich selber und nicht das Wohl des Landes im Auge haben und sich aus diesem Grund vom Regime auch leicht auseinanderdividieren lassen. Augenfällig ist auch das interne Demokratiedefizit der meisten Oppositionsparteien. Dabei würde Tunesien mehrere Voraussetzungen für eine echte Demokratisierung erfüllen. Es hat eine republikanische Verfassung, gebildete Eliten sowie eine funktionierende Wirtschaft. Gelingt es der Alliance du 18 octobre, endlich alle oppositionellen Kräfte auf eine gemeinsame Plattform zu verpflichten? Einige Regimekritiker haben Hoffnung geschöpft; andere zeigen sich skeptisch. Diese Allianz habe kein glaubwürdiges politisches Programm, und zudem sei sie vom Regime schon längst infiltriert worden, meint ein Beobachter, der nicht namentlich genannt sein will. Zudem sei es alles andere als sicher, dass an-Nahda sich einbinden lassen wolle. Wahrscheinlicher sei, dass an-Nahda eine andere Strategie verfolge und das Ende der vierten Amtszeit von Ben Ali abwarte, um sich dann als Retter in einer verfahrenen Situation zu präsentieren. (Source: « Neue Zürcher Zeitung » (Quotidien – Suisse), le 12 mars 2007)

Feu vert pour la circoncision dans la prévention du sida

 
Par Brigitte CASTELNAU PARIS, 28 mars 2007 (AFP) – La circoncision, qui permet de réduire la transmission sexuelle du virus du sida (VIH) de la femme à l’homme, doit désormais faire partie des stratégies de prévention, selon les recommandations d’experts rendues publiques mercredi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Onusida. Selon l’OMS et l’agence spécialisée pour le sida des Nations unies, des millions de vies pourraient être sauvées, en particulier en Afrique orientale et australe à condition que les hommes circoncis n’adoptent pas des comportements à risque en se croyant à tort protégés à 100%. « La circoncision doit être reconnue comme un moyen supplémentaire de réduction de l’infection au VIH acquise par des hommes pendant des rapports hétérosexuels, mais elle ne peut remplacer les autres stratégies de prévention », a déclaré le Dr Kevin De Cock, Directeur du département du VIH/SIDA à l’OMS au cours d’une conférence de presse à Paris. « Porteuse d’espoirs formidables », cette recommandation doit s’accompagner de messages de prévention, tels que « je suis circoncis et j’utilise le préservatif », a ajouté le Dr Catherine Hankins de l’Onusida. Tout homme nouvellement circoncis doit attendre six semaines, c’est-à-dire la cicatrisation complète, avant d’avoir à nouveau des relations sexuelles, faute de quoi le risque de transmission du VIH risquerait d’augmenter. La circoncision doit être faite dans de bonnes conditions d’hygiène et ne doit pas être imposée. Selon trois études au Kenya, en Ouganda et en Afrique du Sud, la circoncision réduit de 55% à 60% les risques d’infection par le virus du sida.  L’analyse de leurs résultats par des experts au cours d’une consultation internationale organisée du 6 au 8 mars en Suisse a abouti aux recommandations formulées mercredi. Si en Afrique du Nord et de l’Ouest, quasiment tous les hommes sont circoncis, les taux sont plus variables en Afrique de l’Est et australe, selon les experts. C’est dans cette région où le taux d’infection est élevé que la circoncision pourrait avoir l’impact le plus positif sur l’épidémie. Selon l’OMS et l’Onusida, le bénéfice serait le plus élevé dans les zones où l’infection touche plus de 15% de la population, avec une propagation du virus principalement hétérosexuelle, et où plus de 80% des hommes ne sont pas circoncis. Les avantages seraient également considérables lorsque de 3% à 15% de la population est infectée, avec relativement peu d’hommes circoncis. « Si la protection individuelle est rapide après la cicatrisation, l’impact au niveau de la population va prendre des années et des années », a reconnu le Dr De Cock, conseillant de commencer par les adolescents et jeunes hommes, plus à même de contracter l’infection. En Afrique sub-saharienne, qui concentre la grande majorité des personnes touchées par le VIH dans le monde (24,7 millions sur un total de 39,5 millions), la circoncision permettrait d’éviter, sur vingt ans, six millions de nouvelles infections et trois millions de morts, selon les projections. Sur les continents où l’épidémie se répand surtout parmi des groupes à risques (homosexuels, toxicomanes, rapports avec des prostituées), la circoncision aurait, selon les experts, un effet protecteur individuel, mais un impact global moins sensible. Des études restent nécessaires pour évaluer si la circoncision réduit directement la transmission du VIH de l’homme à la femme et si elle a un rôle protecteur au cours de rapports anaux, homosexuels ou non. Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, la circoncision est recommandée aux hommes non contaminés par le VIH et non aux hommes déjà séropositifs. AFP


Des réactions sur l’article: L’A.T. des Femmes Démocrates n’est pas démocrate (Tunisnews 26/03/07)

Khayati Khemais <khemaiskhayati@yahoo.fr> a écrit :

Bonjour
Ai assisté à la réunion et ce n’est pas ce que vous écrivez… Chacun a le droit de discuter un phénomène ou une situation des plus « inégalitaires » même si elle est énoncée par le Coran… Si vous pensez que ce problème est « On vaut à rien et on sert à rien. Au lieu de s’occuper de ce qui est plus utiles à notre progrès et développement, on débatte sur un sujet débile qu’il n’est pas existant concrètement »… C’est votre opinion. N’empêchez pas les autres de faire oeuvre de salubrité publique… Merci et bonne chance kh khayati Bonjour Si Khayati, Merci pour l’interêt que vous avez porté à mon intervention. Avant de répondre à vos remarques, j’aime bien vous dire que j’ai beaucoup d’estimes à votre personne. J’aime bien vos émissions à la télé bien que je ne regarde que très très rarement TV7 car malheureusement il n’y a rien d’intéressent qui se passe sur cette chaine. Même le foot ne m’intéresse désormais que peu car j’en ai assez de regarder la haine s’instaurer entre les Tunisiens par le biaisdu sport. Il n’ya que les misères, les trafics, les magouilles et la violence dans ce domaine sans parler d’un régionalisme syphoquant. La dernière émission que j’ai vue était celle que vous avez invité M. Sancho pour parler des films de dessin animé. C’était sympa cette rencontre avec ce monsieur mais laisse moi vous dire une chose. Je n’ai pas beaucoup apprécié votre choix des questions qui montre un copier-coller des émissions de Thierry Hardisson. Peut être ça vaut le coup de demander en France à quelqu’un qu’est ce qu’il va dire à son Dieu quand il va le rencontrer, mais cette question dans le contexte tunisien et avez M Sacho n’était pas du tout dans sa place ainsi que plein d’autres questions. Mais, en tout, la qualité de vos émissions est respectable et ça dévoile un grand engouement pour le 7è art.

A propos des femmes démocrates, oui vous avez raison que chacun doit penser librement et je suis tout-à-fait d’accord avec cet avis. Chacun a donc le droit de discuter librement de tout sujet ou phénomène. Mais, ce que je veux dire c’est que l’association des femmes démocrates peut changer de nomination et être les femmes laïques ou gauchistes ou libertines ou..ou..ou… mais pas démocrates. Cette association depuis sa création répète toujours les mêmes idées et discours. Puisqu’elle se veut démocrates a-t-on entedu un jour qu’elle a pris la faveur des problèmes de la femme tunisienne. La réponse est jamais, elle n’a qu’un seul discours. Qu’est ce qu’elle a fait pour les femmes et les enfants qui souffrent de l’emprisonnement de leurs époux et pères pour la liberté d’expression comme le veut la démocratie ( à lire par exemple Tunisnews du 26 mars 2007 pour voir l’ampleur de ce fléau dans notre pays; l’histoire de la fille de 11 ans n’est pas isolée). Qu’est ce qu’elle a fait pour ces jeunes filles qui ont choisi d’être voilées, par simple pratique de liberté ou de religion, et qui n’ont pas pu accéder à l’enseignement et aux sciences. C’est tout à fait le contraire, elle a pris le côté de l’oppression et a demander de faire mieux (le pire). Comment ces femmes se permettent alors de dire qu’elles sont démocrates si elles ne fait que défendre ses idéologies qu’elles ont la liberté de les adoptées mais pas de les imposer et il y a une grande différence entre les deux. A part cela je n’ai rien entendu (de bien) de ces femmes qui se disent démocrates. Le pire qu’un parti politique de lopposition a pris leur côté et leur a fait un séminaire dont vous avez assisté. C’est bien que l’opposition s’intérèsse à ce genre de débat même si c’était d’un texte coranique comme vous le dite. C’est bien, oui, et o attend qu’ils produisent des textes et des approches de cela et que ça reste à débattre et non pas à imposer. Ceci est autre chose, et personne ne peut le défendre. Personne n’a dit à Hichem Jaït qu’est ce que tu fabriques de ta réinterpréation du coran et de la Sira. Il a le droit de débattre et enrichir la production scientifique et il est remercié pour cela.

Mais les partis de l’opposition ont mieux à s’occuper plus des problèmes cruciaux de la société tunisienne. A lire par exemple, encore une fois, Tunisnews du 26 mars, et vous verrez le grand problème de la jeunesse tunisienne et comment les choses sont dégradés au point que de haïr les études dans notre société??!! Où est la vision des partis de l’opposition dans cela? Où sont leurs programmes de développement et de changement? Je ne crois pas que des gens comme Bouchiha ou Boulehhia ou Marzouki ou autres leaders politiques sont autant connus par les Tunisiens qu’un joueur de foot ou un grand businessman. Qu’a fait les partis politiques pour la question de la privatisation en Tunisie? Où sont passés les millards de la vente du TTélécom? Chaque jour on entend que la Tunisie a pris un crédit de telle ou tellle banque ou organisation? Je ne sais pas qu’est ce qu’on va vendre bientôt? Quelles réactions pour les problèmes de Tunisair? Quelles solutions pour l’emploi des cadres? Quelles solutions pour l’administration tunisienn? (c’est d’ailleurs d’où j’ai tiré inspiration pour ouvrir mon compte émail) Quelles et quelles…. et la liste des questions qui peuvent être soulevées est très longue que malheureusement les leaders politiques et la société civile négligent. Pour moi, ils débattent dans le vide et tous cherchent la trône et la gloire et rien d’autres. Tous les hommes qui s’adonnent à la politique sont comme tels, exception faite pour quelques uns, qui sont si rares comme Néjib Chabbi qui est le premier à avoir laissé la tête de son parti. Tous les autres ne cherchent donc qu’à profiter au maximum et d’empocher et empocher que soit du dos du peuple ou des aides étrangères. Bon, sans vouloir vous tracassez la tête encore plus, je m’arrête là. Merci encore une fois pour votre aimable message et bonne continaution.

Mich Houni (reviens.demain@yahoo.fr)


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