TUNISNEWS
 8 Úme année, N° 2958 du 28.06.2008
LibertĂ© et EquitĂ©:Urgent: Arrestation dâAbdelkarim Harouni
Association internationale de soutien aux prisonniers politiques et Vérité-Action:Campagne pour sauver la vie des prisonniers des deux décennies
LâAssociation des Tunisiens en France:COMMUNIQUE
Abou Oussama:Mouvement social du Bassin minier : Les dessous des cartes
FACE Ă LA DIRECTIVE DE LA HONTE, LE MUTISME COUPABLE DES DIRIGEANTS MAGHREBINS !
Nidhal CHERIF:SNJT : bas les masques, arrĂȘtons la comĂ©die !!
Le Temps:Le coordinateur du CPJ visite Dar Assabah
REUTERS:L’aide Ă l’agriculture africaine doit ĂȘtre repensĂ©e
AFP:Tunisie: musées gratuits un jour par an, Kairouan capitale islamique en 2009
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Sauvez la vie du prisonnier politique et ingĂ©nieur Ridha Boukadi LibertĂ© pour Slim Boukhdhir, la plume libre  LibertĂ© et EquitĂ© Organisation de droits de lâhomme indĂ©pendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Email : liberte.equite@gmail.com  Le 28 juin 2008
Urgent  Arrestation dâAbdelkarim Harouni
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Abdelkarim Harouni, militant des droits de lâhomme, membre du bureau exĂ©cutif de lâorganisation LibertĂ© et EquitĂ©, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© aujourdâhui, samedi 28 juin 2008 Ă dix heures du matin par la police politique alors quâil se rendait sur la tombe de sa mĂšre en compagnie de son pĂšre, un homme ĂągĂ©. LibertĂ© et EquitĂ© appelle toutes les organisations et militants des droits de lâhomme en Tunisie comme Ă lâĂ©tranger Ă exiger fortement la fin des brimades Ă lâencontre du militant des droits de lâhomme Abdelkarim Harouni et sa libĂ©ration immĂ©diatte. [âŠ] Pour le bureau exĂ©cutif de lâorganisation Le PrĂ©sident MaĂźtre Mohammed Nouri (traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version originale, LT)
Association internationale de soutien aux prisonniers politiques
43, Rue Al-Jazeera TunisEmail: aispptunisie@yahoo.fr   Vérité-Action
Case postale 1569 CH – 1701 Fribourg, Suisse   TĂ©l: ++41 79 703 26 11  Fax: ++41 21 625 77 20  Email. info@verite-action.org          Â
Campagne pour sauver la vie des prisonniers des deux décennies: Pour mettre fin à la politique de la mort lente Pour mettre fin à la politique de la mort lente: 5Úme jour de la campagne
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5- Mohammed Nejib Louati  Nom et prĂ©nom : Mohamed Nejib ben Mohamed Ben Ahmed Louati  Date et lieu de naissance: 25/10/1952 Ă Sfax  Niveau scolaire : universitaire  Profession : ancien capitaine dans lâarmĂ©e tunisienne  Situation sociale : mariĂ© et pĂšre de deux enfants (lâun Ă©tudiant ĂągĂ© de 24 ans) et une fille ĂągĂ©e de 27 ans, maĂźtrisard en traduction de la facultĂ© des lettres et actuellement au chĂŽmage.  Date dâemprisonnement : arrĂȘtĂ© en 1987 puis libĂ©rĂ© une annĂ©e aprĂšs sans jugement ou chefs dâaccusation. Il a Ă©tĂ© licenciĂ© de son poste Ă lâarmĂ©e nationale puis rĂ©incarcĂ©rĂ© en 1990.  Etat de santĂ© : la direction de la prison de Sfax oĂč il rĂ©side actuellement, insiste Ă le priver de ses droits les plus Ă©lĂ©mentaires en le laissant souffrir de ses maladies sans mĂ©dicaments ni soins appropriĂ©s. Cela oblige sa famille Ă prendre en charge ces dĂ©penses au dĂ©pend de ses besoins. La direction de la prison fait exprĂšs de lâobliger Ă ĂȘtre dans une chambre pour les prisonniers de droit commun et de lâisoler du reste des prisonniers politiques. Pendant toute la durĂ©e de son incarcĂ©ration, M. Mohamed Nejib Louati nâa pas bĂ©nĂ©ficiĂ© dâun traitement appropriĂ© qui met fin Ă ses souffrances qui durent depuis 1991, suite Ă la torture quâil a subi dans les geĂŽles du ministĂšre de lâintĂ©rieur. Il souffre de douleurs dorsales suite aux coups quâil a reçus avec des barres en fer au niveau de sa colonne vertĂ©brale. Il souffre, Ă©galement, de faiblesse auditive causĂ©e par les gifles et les coups violents qui ont percĂ© le tympan de son oreille gauche, dâulcĂšre, de rhumatisme, et dâĂ©vanouissements rĂ©pĂ©tĂ©s.  Peine : Les associations indĂ©pendantes de droits de lâhomme et tous les observateurs sont unanimes que M. Mohamed NĂ©jib Louati nâa pas bĂ©nĂ©ficiĂ© dâun procĂšs Ă©quitable et que le jugement Ă perpĂ©tuitĂ© dont il a fait lâobjet sâest basĂ© sur un faux dossier dont le contenu a Ă©tĂ© arrachĂ© sous la torture atroce. M. Louati a passĂ© 18 ans en prison (le tiers de sa vie) se dĂ©plaçant entre les chambres de lâisolement qui dĂ©truisent les nerfs et toutes les capacitĂ©s mentales et physiques. La majoritĂ© de ses sĂ©jours se sont fait dans le couloir de la mort Ă la prison 9 avril, puis entre les prisons de Borj Erroumi, Nadhour Ă Bizerte, de Mahdia, de GabĂšs, de Borj Amri, de Mornaguia et de Sfax.  Adresse : Quartier Zeitouna, appartement 4, escalier 9 Sfax TĂ©l de la famille. +21620121739  Appel Ă tous ceux qui sont touchĂ©s par la souffrance des « prisonniers des deux dĂ©cennies »: Faites connaitre la souffrance de ces prisonniers … Envoyez des lettres, des mots, publiez des articles … Ecrivez aux autoritĂ©s tunisiennes … Appelez les familles des prisonniers pour les soutenir … Aidez leurs femmes et enfants … Pour qu’on ne dise pas qu’on ne le savait pas.
LâAssociation des Tunisiens en France COMMUNIQUE
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Nous avons appris que Monsieur Amor GOUIDER, syndicaliste, membre du bureau de la Ligue Tunisiennes des Droits de lâHomme de Tozeur et du Mouvement ETTAJDID et correspondant du journal de lâopposition dĂ©mocratique et progressiste «Attariq Aljadid» a Ă©tĂ© agressĂ©, le 26/06/2008, par deux policiers qui lâont menacĂ© de mort Ă Nefta, ville oĂč il rĂ©side et travaille.  Militant actif, Monsieur GOUIDER soutient, depuis son dĂ©clenchement, le mouvement social du bassin minier de la rĂ©gion de Gafsa et en particulier Ă Redeyef, et son agression nâest sans doute pas Ă©trangĂšre Ă son engagement. En effet cette agression est un nouvel Ă©lĂ©ment de tout un processus qui vise toutes celles et tous ceux qui militent pour leurs revendications lĂ©gitimes de travailler et vivre dignement dans sa rĂ©gion et toutes celles et tous ceux qui organisent la solidaritĂ© avec les familles, les chĂŽmeurs et les jeunes du bassin minier de Gafsa.  Lâescalade dans lâintimidation des militantes et des militants du mouvement social du bassin minier et du mouvement de solidaritĂ© dont M. Gouider est un des dirigeants dĂ©montre lâĂ©chec de la politique rĂ©pressive dont Ă©taient victimes l mort et 27 blessĂ©s par balles, un Ă©lectrocutĂ© et un Ă©crasĂ© par la voiture de la garde nationale.  LâAssociation des Tunisiens en France exprime sa solidaritĂ© avec Monsieur Amor GOUIDER et avec tous les militants de la sociĂ©tĂ© civile qui soutiennent le mouvement social du bassin minier dans ses revendications lĂ©gitimes et Ă leur tĂȘte Adnan Hajji arrĂȘtĂ© depuis plus de 6 jours et dĂ©fĂ©rĂ© devant le procureur de la RĂ©publique de Gafsa ainsi quâavec tous les jeunes victimes de procĂšs iniques.  LâATF condamne avec la plus grande fermetĂ© cette agression ainsi que la menace de mort profĂ©rĂ©e Ă lâencontre de M. Gouider et dĂ©nonce le climat de terreur que le pouvoir cherche Ă imposer dans la rĂ©gion et Ă la population locale.  LâATF tient le gouvernement et les autoritĂ©s locales pour responsables de la dĂ©gradation dramatique de la situation dans ces villes frappĂ©es par le chĂŽmage et la prĂ©caritĂ© et de toute atteinte Ă lâintĂ©gritĂ© physique et morale des militants de la solidaritĂ© avec les populations du bassin minier de Gafsa.  LâATF appelle le gouvernement Ă rĂ©pondre positivement aux revendications de la population et la jeunesse des villes miniĂšres et Ă trouver une issue pacifique et nĂ©gociĂ©e à cette crise grave avec les reprĂ©sentants de la population   Paris le 27 juin 2008 Le Bureau National de lâATFÂ
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Mouvement social du Bassin minier : Les dessous des cartes
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Par : Abou Oussama  Comment un vulgaire concours de recrutement peut-il comduire Ă la situation qui perdure depuis bientĂŽt six mois? Six mois au cours desquels on a eu droit Ă des moments d’abattement et de dĂ©sespoir entrecoupĂ©s de zones vertes oĂč les autoritĂ©s semblaient avoir pris les choses en main, afin d’amorcer des solutions, Ă la faveur des accalmies qui s’instalaient d’un moment Ă l’autre. Une constante cependant: Chaque fois qu’une lueur d’accalmie dĂ©file sous le soleil caniculaire du Bassin minier,il y avait toujours des mains, qui, agissant sous une impunitĂ© et une protection illusoires auxquelles eux seuls croient encore, pour tenter de brouiller les cartes: Actes de vandalismes, assauts contre les symboles de la souveraintĂ© de l’Etat ( On est d’ailleurs en droit de leur demander la dĂ©finition qu’il donnent au vocable de souveraintĂ©), sabotages de tous genres, bref, tout ce que la Justice repproche de nos jours aux membres du comitĂ© de nĂ©gociations de Redeyef. En fait qui a la force et le cran de tenter de tels actes dans une ville sous siĂšge policier et militaire? Un dĂ©but de rĂ©ponse peut imputer cette tĂ©mĂ©ritĂ© hors du temps Ă la position combien anachronique que l’UGTT a pris en dĂ©savouant dĂšs leur dĂ©but le mouvement de protestation dĂ©clenchĂ© spontanĂ©mment par une populatiĂ on de jeunes humiliĂ©e par ce fameux concours oĂč furent admis des Ă©lĂšves de troisiĂšme annĂ©e secondaire et recalĂ©s des maĂźrisards toutesspĂ©cialitĂ©s confondues… Ă la barbe et au nez de toutes les bonnes Ăąmes de la rĂ©gion confinĂ©es dans un silence et une pusillanimitĂ© dĂ©concertantes… Qui sont donc les fauteurs de troubles qui agissent… Et pour le compte de qui? Les langues commencent Ă se dĂ©lier dans le Bassin minier, pour affirmer que les habitants se sont trouvĂ© otages de responsables rĂ©gionaux dont les intĂ©rĂȘts personnels et familiaux ne coincident plus avec la masse de chĂŽmeurs diplĂŽmĂ©s rĂ©solus Ă faire entendre leurs voix aux autoritĂ©s centrales. Les “coqs” de la rĂ©gion ne l’ont pas entendu de cette oreille. Pour ce dĂ©fendre, ils n’ont trouvĂ© mieux que de jouer le pire, ce qui donne une idĂ©e assez pointue sur leur niveau rĂ©el de conscience nationale ou patriotique, ces termes qu’ils ne cessent de claironner sur tous les toits et qui ne persuadent plus personne. Ces hordes de chĂŽmeurs Ă qui l’on a fait miroiter travail et impunitĂ©, et de repris de justices promus casseurs dans les rues de RĂ©deyef, nous avons fini, Ă force d’investigations laborieuses, Ă en identifier le chef quin est en fait trois chefs en un. Il s’agit de Amara Abassi, un Ă©nergumĂšne d’un autre temps, aux frasques tellement Ă©nigmatiques que seul son parcours peut expliquer. Autant le noter tout de suite: Amara Abassi n’est nullement le supermanque d’aucuns auraient tendance Ă imaginer. Il est encore moins le redoutable nĂ©gociateur syndicaliste aux positions bien tranchĂ©es. C’est, au contraire, l’anti- hĂ©ros par excellence. Moins encore le reprĂ©sentant d’une quelconque littĂ©rature politique digne de ce nom. Le systĂšme rĂ©publicain, il n’en a que de vagues formules en contre-plaquĂ©. Durant les annĂ©es 60, Amara Abbassi, se prĂ©valant de la troisiĂšme annĂ©e secondaire pour toute arme, Ă©tait surveillant dans un internat de solidaritĂ© de Gafsa. Les locaires des lieux Ă qui il se frottait quotidiennement n’Ă©taient autres que les plus dĂ©munis de la rĂ©gion. Il dĂ©ambulait Ă Gafsa avec une vieille motobĂ©cane qui puait l’huile et l’essence de tous les orifices. Au dĂ©but des annĂ©es 1990, et sans crier gare, Amara Abbassi devient secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Union RĂ©gionale du travail de Gafsa. Une telle promotion providentielle lui a donnĂ© droit Ă un poste de “haut cadre” (s’il vous plait!) au sein de la Compagine des Phosphates de Gafsa. Dans le cadre de la mise Ă niveau de cette derniĂšre,laquelle s’apprĂȘtait alors Ă un dĂ©graissage substantiel de ses effectifs (des milliers de licenciements, le carnage du siĂšcle), Amara Abbassi, alors syndicaliste de pointe obtient, es-qualitĂ©, un contrat de soustraitance avec comme maitre d’oeuvre son emloyeur et son conterpart social! En peu de temps, Amara Abbassi, son fils et l’un de ses proches parents, Brahim Houchati rĂ©gnaient sans partage sur une holding de trois sociĂ©tĂ©s de “gardiennage” et de “maintenance” malaxant au moins 800 ouvriers. Dans les registres de la CPG, un ouvrier coĂ»te 900 dinars.Le meilleur de sujets de Amara Abbassi ne touche guĂšre plus de trois cents dannous.OĂč va le reste, soit 400 mille dinars par mois? Seul Amara Abbassi peut y rĂ©pondre. Et les cotisations Ă la CNSS? Amara Abbassi connait bien les rouages. Il ne rĂšgle que trois trimestres. Histoire de ne titulariser aucun cousin. Les comptes du fisc, un autre gouffre insondable chez ces coquins d’Abbassi! En langage plus terre Ă terre, bon mois mauvais mois, Amara Abbassi et ses disciples perçoivent la bagatelle rondelette d’un demi milliard de nos millimes. IndĂ»ment. Cette manne s’ajoute Ă ses honraires et gratifications multiples aux diffĂ©rents titres qu’il n’a cessĂ© d’engranger, comme si la rĂ©gion de Gafsa Ă©tait Ă dĂ©faut de cadres. Il dĂ©tient en effet plusieurs postes des plus juteux: En tant que dĂ©putĂ© RCD, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Union rĂ©gionale de Travail de Gafsa, membre de la Commission Administrative Nationale de l’UGTT et membre du Bureau exĂ©cutif Ă©largi de cette derniĂšre. Pour chacun de ces titres, Amara Abassi perçoit chaque mois au mois deux mille dinars. Vous voulez faire les comptes les plus proches de la rĂ©alitĂ©? Ces opstes, Amara Abassi les occupait pour quatre mandats successifs, soit en moyenne dix-huit ans X 12 =… Comment un responsable du niveau d’instruction de Amara Abbassi peut-il s’accomoder Ă des mouvements sociaux, fussent-ils dans sa propre rĂ©gion. Des mouvement qui visent vraisemblablement ses intĂ©rĂȘts accumulĂ©s par la prĂ©varication, la corruption et autres larcins de bandits de quartier? Comment croire l’analyse tribale que Amara Abbassi donne au mouvement social du Bassin minier quand on sait que le jeune Aleymi, mort Ă©lĂ©ctrocutĂ© Ă Tabeddit n’est autre que l’un des cousins germains de Amara Abbasi. Que la plupart des jeunes arrĂȘtĂ©s et traduits en justice Ă Gafsa ne sont autres, pour la plupart que ses proches parents. Un charlatan qui malmĂšne les siens de la sorte, est-il digne de ses statuts? Est-il digne tout court?  Redeyef le 26 juin 2008
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FACE Ă LA DIRECTIVE DE LA HONTE, LE MUTISME COUPABLE DES DIRIGEANTS MAGHREBINS !
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Au moment oĂč presque tous les Etats d’AmĂ©rique Latine, les leaders de la gauche anti-libĂ©rale en tĂȘte (Morales, Chavez, Correa), s’insurgent Ă l’unisson contre la directive de la honte, votĂ©e par le Parlement europĂ©en le 18 juin 2008, exprimant ainsi leur soutien Ă leurs compatriotes installĂ©s en Europe, et leur attachement aux droits humains, on est atterrĂ©s par le silence assourdissant des dirigeants des pays d’Afrique et du Maghreb ! Ni l’AlgĂ©rie, ni la Tunisie, ni le Maroc, n’ont exprimĂ© la moindre critique Ă l’Ă©gard de la directive « relative aux normes et procĂ©dures communes applicables dans les Ătats membres au retour des ressortissants de pays tiers en sĂ©jour irrĂ©gulier », dite « directive retour », et qualifiĂ©e Ă trĂšs fort juste titre de directive de la honte, tant elle renie les droits fondamentaux de la personne humaine, en criminalisant les sans-papiers et en gĂ©nĂ©ralisant (Ă l’Ă©chelle europĂ©enne) une vĂ©ritable politique d’internement Ă leur encontre. Au moment oĂč les dirigeants latino-amĂ©ricains, notamment VĂ©nĂ©zuĂ©lien et PĂ©ruvien, menacent de bloquer les nĂ©gociations Ă©conomiques entre la CAN (CommunautĂ© Andine des Nations) et l’Union EuropĂ©enne, d’exiger rĂ©ciproquement des visas des ressortissants europĂ©ens qui souhaitent se rendre dans leurs pays, et de ne plus livrer de pĂ©trole aux 27 Etats europĂ©ens qui ont votĂ© cette directive infĂąme, les Etats maghrĂ©bins brillent de maniĂšre on ne peut plus pitoyable par leur dĂ©sintĂ©rĂȘt complice quant au sort de leurs compatriotes qui subissent (et subiront encore davantage Ă partir de 2010) les traitements les plus inhumains, en Europe. Pis encore, ils se font les instruments dociles de « la politique europĂ©enne d’externalisation de l’immigration et de l’asile » et les suppĂŽts de la rĂ©pression barbare et esclavagiste des candidats Ă l’immigration qu’ils soient locaux ou transitaires… Ils signent des « accords commerciaux » avec la France qui ne s’encombre mĂȘme plus de respecter les rĂšgles humanitaires minimums de « rĂ©tention » des sans-papiers (voir le cas du tunisien de 41 ans dĂ©cĂ©dĂ© de maniĂšre suspecte au CRA de Vincennes le 21/06/08) Cette directive ignominieuse est doublement honteuse : elle l’est en regard tout d’abord de ceux qui l’ont votĂ©e en reniant les fondements mĂȘmes de l’Europe d’aprĂšs-guerre (l’humanisme, la paix, la gĂ©nĂ©rositĂ©, la solidaritĂ©, la dignitĂ©, etc.) ; elle l’est en second lieu en regard du mutisme complice des dirigeants du sud de la mĂ©diterranĂ©e qui s’abstiennent lĂąchement de dĂ©fendre leurs concitoyens contre la discrimination et les traitements inhumains et dĂ©gradants dont ils sont rĂ©guliĂšrement victimes et qui, dĂ©sormais, sont institutionnalisĂ©s Ă l’Ă©chelle europĂ©enne. Nos associations s’insurgent contre cette dĂ©rive sĂ©curitaire gravissime ; ·Elles dĂ©noncent vigoureusement la criminalisation des sans-papiers et l’institutionnalisation europĂ©enne de la discrimination dont ils sont victimes ; ·Elles rĂ©affirment leur attachement aux droits Ă la libre-circulation et installation des personnes ; ·Elles dĂ©noncent l’atteinte gravissime aux droits de l’enfant tels que garantis par le Convention de l’ONU de 1989 ; ·Elles rĂ©itĂšrent, une fois de plus, leur condamnation de la double peine prĂ©vue par la directive de la honte quant à « l’Ă©loignement » assorti systĂ©matiquement de cinq ans d’« interdiction du territoire » ; ·Elles exigent la ratification sans dĂ©lais par la France et tous les pays membres de l’Union EuropĂ©enne, de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (rĂ©solution 45/158) du 18 dĂ©cembre 1990. ·Elles somment les dirigeants maghrĂ©bins de prendre exemple sur leurs homologues latino-amĂ©ricains, en exprimant leur soutien Ă leurs concitoyens et en dĂ©nonçant la directive de la honte.   A.T.F (Association des Tunisiens en France) – A.M.F (Association des Marocains en France) – S.A.E (SolidaritĂ© AlgĂ©rienne en Europe ) – A.T.M.F (Association des Travailleurs Marocains en France)   -F.T.C.R (FĂ©dĂ©ration des Tunisiens pour une CitoyennetĂ© des deux Rives)
SNJT : bas les masques, arrĂȘtons la comĂ©die !!
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 Curieux paradoxe, lâadjectif « lĂąche » a aussi un sensâŠ.propre ! Il signifie : mĂ©prisable, abject, infĂąme. Mais il a, aussi, un sens figurĂ© qui veut dire : flasque, mou, inconsistant.  Les journalistes tunisiens, prĂ©sents Ă la rĂ©union qui a eu lieu, mercredi 25 juin 2008, au siĂšge de leur nouveau syndicat, sâinterrogent encore : lequel des deux niveaux sĂ©mantiques faut-il attribuer Ă lâaction entreprise, la veille, par une poignĂ©e de confrĂšres dont certains ne sont mĂȘme pas encore adhĂ©rents au nouveau syndicat, et rĂ©clamant la rĂ©union dâurgence du bureau exĂ©cutif Ă©largi, instance qui, statutairement, est encore en gestation ?  Sâagit-il, comme le soutiennent certains, dâune manĆuvre planifiĂ©e, orchestrĂ©e, dâune machination tĂ©lĂ©guidĂ©e dont les auteurs ont Ă©tĂ©âŠlĂąchĂ©s (avec accent) Ă la derniĂšre minute par leurs commanditaires ? Ou sâagit-il, plutĂŽt, comme dâautres lâont affirmĂ© au cours de la rĂ©union, dâun acte isolĂ©, individuel, dĂ©sespĂ©rĂ©, menĂ© par un quarteron dâaventuriers, de mauvais perdants et de revanchards qui nâont pas encore digĂ©rĂ© leur dĂ©faite Ă©lectorale ?  Quels que soient le contenu et le niveau sĂ©mantiques et quels que soient les objectifs inavouĂ©s du parrain de cette action, un « re-traitĂ© » qui, apparemment, a encore besoin dâĂȘtre « traitĂ© » et qui nâa mĂȘme pas eu le courage dâassister Ă une rĂ©union quâil a lui-mĂȘme rĂ©clamĂ©e, câest Ă un Ă©chec cuisant â de ses auteurs, bien sĂ»r – que cette initiative malheureuse a abouti. Formons donc lâespoir que ces comploteurs invĂ©tĂ©rĂ©s et leurs donneurs dâordre auront enfin compris la leçon et tirĂ© les enseignements qui sâimposent. Il nâest pas interdit de rĂȘver !!!  Venons-en, maintenant, aux faits ! En lisant le texte de la lettre adressĂ©e au bureau exĂ©cutif du syndicat, on se croirait face Ă des enfants de chĆur, des Ăąmes charitables, des bĂ©nĂ©voles dĂ©sintĂ©ressĂ©s, des philanthropes, des personnes fortement bouleversĂ©es par le triste sort de leur syndicat quâils ont Ă cĆur de sortir de la « grave situation de crise » quâil traverse.  Les auteurs de la lettre rĂ©clament la rĂ©union dâune instance, le bureau exĂ©cutif Ă©largi, qui est en cours de constitution et qui regroupe, en plus du bureau exĂ©cutif, les prĂ©sidents des commissions permanentes, lesquelles ne seront, statutairement, renouvelĂ©es quâĂ partir du 1er juillet 2008, les prĂ©sidents des sections dâentreprises, non encore constituĂ©es, et les prĂ©sidents des sections rĂ©gionales, les seules qui soient en situation rĂ©guliĂšre.  Les signataires de la lettre ont poussĂ© lâoutrecuidance jusquâà « consentir » Ă ce que « les membres du bureau exĂ©cutif Ă©lus » puissent, « sâils le souhaitent » assister Ă la rĂ©union et « autant que possible » que le prĂ©sident du syndicat lui-mĂȘme en dirige les travaux. Lui, qui, statutairement, incarne lâunique instance dirigeante habilitĂ©e Ă convoquer ce genre de rĂ©union !! Ils ont, par ailleurs, Ă©tĂ© si « magnanimes » quâils nâont pas voulu imposer un ordre du jour bien prĂ©cis !!!    Le comble est que câest le parrain de cette action, en personne, qui est en train de mobiliser tous les moyens pour empĂȘcher la constitution de ce bureau exĂ©cutif Ă©largi dont il rĂ©clame la rĂ©union. Quelques jours auparavant, il avait, en effet, exercĂ© des pressions, poussant lâaudace jusquâĂ parler au nom du prĂ©sident du syndicat, pour empĂȘcher les responsables des sections rĂ©gionales dâassister Ă une rĂ©union convoquĂ©e par le bureau exĂ©cutif pour dĂ©battre, prĂ©cisĂ©ment, du sujet de la structuration.  Le comble du comble est que cette instance dirigeante dont on rĂ©clame aujourd’hui urgemment la rĂ©union, et qui s’appelait « comitĂ© directeur Ă©largi », sous la dĂ©funte AJT, n’a tenu qu’une seule assemblĂ©e en lâespace de quatre ans. Ce fut alors pour discuter de la suspension de trois adhĂ©rents.  Pour ce qui est des commissions permanentes dont les signataires s’estiment ĂȘtre encore des membres de plein droit, elles sont toutes au point mort depuis quatre ans. Sauf une qui a tenu une petite rĂ©union Ă la veille du congrĂšs constitutif du SNJT. Beaucoup de membres de ces commissions ne font plus partie de la profession. Beaucoup d’autres ne sont plus adhĂ©rents du syndicat.  Bref, personne nâest dupe. Les ficelles sont de plus en plus grosses et les artifices de plus en plus grossiers. Alors, bas les masques et arrĂȘtons de jouer la comĂ©die ! Ceux qui sont rĂ©ellement prĂ©occupĂ©s et inquiets de lâavenir de cette profession, ceux qui veulent rĂ©ellement dĂ©fendre leur mĂ©tier, notamment les jeunes qui ont Ă©lu ce bureau, ceux qui veulent, concrĂštement, aider ce syndicat nâont quâĂ mettre la main Ă la pĂąte. Sans attendre une quelconque Ă©chĂ©ance, sans faire de calculs de quelque nature que ce soit, sans sâaccrocher aux oripeaux. Ce ne sont vraiment pas les dossiers ni les chantiers qui manquent.    Pour les autres, les combinards, les magouilleurs et les « Bob Dinars », ils peuvent toujours continuer leurs sales besognes. Mais rien ne sera plus comme avant.   Ces propos peuvent sembler excessifs. Ils sont pourtant, et malheureusement, trĂšs en deçà de la rĂ©alitĂ©. Car les intrigues, les manĆuvres et les complots qui se trament, de toutes parts, contre le nouveau syndicat des journalistes vont se poursuivre et ne sâarrĂȘteront pas de sitĂŽt. Ce sont les journalistes eux-mĂȘmes, et eux-seuls, qui en assumeront la responsabilitĂ© et les consĂ©quences. Par leur dĂ©mission, leur dĂ©sertion, leur insouciance, leur manque dâengagement et leur inconsĂ©quence, pour certains. Par leur duplicitĂ©, leur hypocrisie, leurs compromissions et leur connivence, pour dâautres.  Mais ce sont aussi les journalistes eux-mĂȘmes, et eux seuls, qui sont capables de dĂ©jouer toutes ces conspirations. Par leur honnĂȘtetĂ©, leur solidaritĂ©, leur professionnalisme et leur indĂ©pendance.  Nidhal CHERIFÂ
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Le coordinateur du CPJ visite Dar Assabah
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M. Joel Campagna, le coordinateur des programmes du ComitĂ© de la Protection des Journalistes « CPJ » pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord a visitĂ©, hier, Dar Assabah. Il a Ă©tĂ© reçu par le Directeur GĂ©nĂ©ral, M. Raouf Cheikhrouhou, et M. Noureddine Achour, le rĂ©dacteur en chef d’ « Assabah ». Notre Directeur GĂ©nĂ©ral a prĂ©sentĂ© au responsable de cette Organisation Non Gouvernementale dont le siĂšge se trouve aux Etats-Unis, un aperçu historique sur « Dar Assabah » et ses diffĂ©rents journaux et, notamment, « Assabah » qui a jouĂ© un rĂŽle dans le mouvement national et contribuĂ© Ă l’instauration des institutions de l’Etat moderne depuis l’indĂ©pendance. M. Raouf Cheikhrouhou a, aussi, rĂ©affirmĂ© les principes et les constantes mis en place par le fondateur de Dar Assabah, feu Habib Cheikhrouhou. Par ailleurs, le Directeur GĂ©nĂ©ral a insistĂ© sur le rĂŽle jouĂ© par les journaux de Dar Assabah dans l’enrichissement et le dĂ©veloppement du paysage mĂ©diatique dans une dĂ©marche professionnelle et en prenant en considĂ©ration les intĂ©rĂȘts de la nation tout en aspirant Ă une meilleure qualitĂ© du produit journalistique. Il a prĂ©cisĂ© que nos journaux traitent des affaires des citoyens et du pays dans le cadre de la loi et ne mĂ©nagent aucun effort pour dĂ©velopper le paysage mĂ©diatique reflĂ©tant ainsi les acquis rĂ©alisĂ©s par le pays dans plusieurs domaines. En rĂ©ponse Ă une question touchant aux « contraintes que subiraient » des opposants et des journalistes, le Directeur GĂ©nĂ©ral a insistĂ© sur le fait qu’ils commettent une erreur monumentale en traitant des problĂ©matiques nationales sur des tribunes Ă©trangĂšres. Ceci ne dĂ©note pas de nationalisme et cette mĂ©thode est rejetĂ©e mĂȘme aux Etats-Unis, ce qu’a confirmĂ© M. Campagna. Le Directeur GĂ©nĂ©ral a signalĂ©, aussi, que les journaux de l’opposition possĂšdent une marge de libertĂ© comme le dĂ©montre la parution d’articles audacieux. Il a prĂ©cisĂ© que les journaux de « Dar Assabah » bĂ©nĂ©ficient de cette mĂȘme marge, ce qui les conforte dans leur crĂ©dibilitĂ© et leur honnĂȘtetĂ© intellectuelle. (Source : « Le Temps » (Quotidien â Tunis), le 28 juin 2008)
L’aide Ă l’agriculture africaine doit ĂȘtre repensĂ©e
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par Sonia Ounissi TUNIS, 27 juin (Reuters) – Les donateurs Ă©trangers devraient faire davantage pour stimuler les investissements privĂ©s afin d’amĂ©liorer l’agriculture africaine et de surmonter la crise alimentaire, ont soulignĂ© vendredi des dĂ©lĂ©guĂ©s Ă une confĂ©rence sur l’agriculture organisĂ©e Ă Tunis. L’Afrique a du mal Ă nourrir une population en augmentation alors que, pendant des annĂ©es de nombreux pays ont privilĂ©giĂ© les cultures exportables, augmentant leur dĂ©pendance par rapport aux importations de produits alimentaires.En 2005, la consommation de blĂ© en Afrique a augmentĂ© trois fois plus vite que la production, selon l’Agence japonaise de coopĂ©ration internationale. Le doublement des prix des matiĂšres premiĂšres ces deux derniĂšres annĂ©es a provoquĂ© des Ă©meutes dans plusieurs pays. La Banque africaine de DĂ©veloppement, seule instance de dĂ©veloppement multilatĂ©ral consacrĂ©e uniquement Ă l’Afrique, a augmentĂ© ses prĂȘts Ă l’agriculture de un milliard de dollars, les portant Ă 4,8 milliards de dollars depuis le 3 mai. Mais la crise alimentaire contraint aussi les donateurs internationaux Ă repenser leur approche, ont notĂ© des dĂ©lĂ©guĂ©s Ă la confĂ©rence qui rĂ©unissait des responsables africains de l’agricultures et des partenaires pour le dĂ©veloppement. Des responsables de la BAD ont relevĂ© que l’aide Ă l’agriculture africaine avait diminuĂ© ces derniĂšres annĂ©es. Pour Zeinab El Bakri, vice-prĂ©sidente de al BAD, il faut mettre l’accent sur le partenariat avec le secteur privĂ© ainsi que sur certains produits alimentaires de base. QUADRUPLER LES RECOLTES “Le riz est l’un d’entre eux, et nous nous employons Ă amĂ©liorer ce nouveau riz pour l’Afrique”, a-t-elle dit Ă Reuters. Les bĂ©nĂ©fices de rĂ©formes sont potentiellement Ă©normes – les experts des Nations unies disent que l’Afrique pourrait tripler ou quadrupler les rĂ©coltes en deux saisons grĂąces Ă des modifications simples des techniques agricoles. Et mĂȘme avec les rĂ©coltes actuelles, davantage d’Africains pourraient obtenir la nourriture dont ils ont besoin si les pays d’une mĂȘme rĂ©gion coopĂ©raient pour Ă©valuer les besoins et amĂ©liorer l’accĂšs au marchĂ©, souligne la BAD. Des pays d’Afrique de l’Ouest tels que le Liberia, la GuinĂ©e et la CĂŽte d’Ivoire sont particuliĂšrement exposĂ©s Ă la crise alimentaire parce qu’ils dĂ©pendent fortement des importations de vivres. La CĂŽte d’Ivoire produit 600.000 tonnes de riz par an mais il lui en faut 1,5 million de tonnes pour nourrir sa population, d’aprĂšs des chiffres officiels prĂ©sentĂ©s Ă la confĂ©rence de Tunis. Le cours mondial du riz a doublĂ© cette annĂ©e, passant Ă 760 dollars la tonne. Des paysans de nombreux pays d’Afrique ont du mal Ă augmenter la production confrontĂ©s qu’ils sont Ă une flambĂ©e du coĂ»t des semences, des engrais et des carburants. Certains prĂȘteurs internationaux, habituellement chantres du libĂ©ralisme, ont commencĂ© Ă plaider pour des subventions provisoires de l’Etat. Bakri souligne que le Malawi a rĂ©alisĂ© des rĂ©coltes records en subventionnant les semences et les engrais qu’il Ă©tait passĂ© ainsi d’un dĂ©ficit alimentaire Ă un excĂ©dent. REUTERS
AFP, le 28 juin 2008 à 19h20 Tunisie: musées gratuits un jour par an, Kairouan capitale islamique en 2009
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TUNIS, 28 juin 2008 (AFP) – Les musĂ©es de Tunisie ouvriront gratuitement leurs portes aux visiteurs un jour par an, le 18 mai, suivant une dĂ©cision annoncĂ©e samedi par le prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali. Cette mesure annoncĂ©e par M. Ben Ali dans un discours Ă l’occasion de la journĂ©e de la Culture en Tunisie, vise Ă encourager les Tunisiens Ă connaĂźtre la richesse de leur patrimoine. Outre ses nombreux sites archĂ©ologiques romains, puniques et islamiques, la Tunisie compte une trentaine de musĂ©es, dont le MusĂ©e national du Bardo (ouest de Tunis) qui conserve la collection de mosaĂŻques romaines le plus riche au monde. Au rang des mesures visant Ă promouvoir la culture, M. Ben Ali aĂ©voquĂ© la cĂ©lĂ©bration de la ville de Kairouan dĂ©signĂ©e “capitale de la culture islamique” en 2009, Ă l’initiative de l’Organisation islamique de l’Ă©ducation, des sciences et de la culture (Isesco). FondĂ©e en 670, cette ville du centre tunisien fut la capitale de la Tunisie sous le rĂšgne de la dynastie Aghlabite (IXe siĂšcle) avant le transfert de l’administration politique Ă Tunis au XIIe siĂšcle. ConsidĂ©rĂ©e comme la premiĂšre ville sainte en Afrique, Kairouan a vu sa mĂ©dina inscrite par l’Unesco au patrimoine de l’humanitĂ©, sa grande mosquĂ©e Ă©tant rĂ©pertoriĂ©e comme un chef-dâĆuvre de l’architecture universelle. Le musĂ©e de Rakkada qui renferme des trĂ©sors de l’art islamique reste cependant mĂ©connu, hors des circuits touristiques et guides de voyages. AFP
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