27 novembre 2003

Accueil

TUNISNEWS

  4 ème année, N° 1286 du 27.11.2003

 archives : www.tunisnews.net


وات: توضيحات من مصدر مأذون بخصوص راضية النصراوي

المؤتمر من أجل الجمهورية:السلطة تستعمل القضاء من جديد لضرب المجتمع المدني الشرق الأوسط : حرج فرنسي عشية زيارة شيراك لتونس بسبب الحملة بشأن وضع حقوق الإنسان الحنيفي الفريضي: الحجاب في تونس: ارتداؤه حرية طبيعية يجب ان يكفلها القانون

الحياة: خديجة بن قنة تروي لـ »الحياة » قصة ارتدائها الحجاب « بقرار شخصي »

رفيق عبد السلام: الجذور الاستبدادية في التجربة الفرنسية

القدس العربي: المغرب: جدال محتدم حول تعديل قوانين الاحوال الشخصية يطال المرأة والزواج المبكر والطلاق

يو بي آي: مسؤولة بوزارة العدل الامريكية تزور الجزائر لبحث التعاون الامني

القدس العربي : واشنطن تراجع حظر السفر الي ليبيا كل 90 يوما

أ.ش.أ:  تركيا تعيد النظر في علاقتها بإسرائيل إذا كانت وراء المنظمة «التكفير» منفذة عمليتي تفجير الكنيسين اليهوديين في اسطنبول

الحياة : فرنسا: عداء للاسلام بعد اليهودية سببه موجة « عدم تسامح » متزايدة الشرق الأوسط: قطر ترعى حوار الإخوان والأميركيين وتحتمي به

إسلام أون لاين: الإخوان ينفون أنباء عن حوار مع الأمريكان د. بشير موسي نافع: حقبة من المقاومة غير مسبوقة في التاريخ العربي ـ الاسلامي عبد المنعم أبو الفتوح : المشهد الاسلامي الراهن يشبه المفترق فكراً وحركة


Human Rights Watch :Powell devrait aborder le problème des droits humains lors de son voyage en Afrique du Nord

Human Rights Watch : Letter to President Chirac Concerning the Case of Lotfi Farhat Mondher Sfar:L’opposant tunisien, demandeur d’asile en France, M. Tahar Dhifallah a été écroué à la prison de Fleury Mérogis.

C.R.L.D.H. Tunisie: Communiqué

Vérité-Action: Message de soutien à Maître Radhia Nasraoui

Solidaires de Radhia Nasraoui: Grève de la faim de 24h Canada et Québec, le 27 novembre 2003

AFP: Grave altération de l’état de santé de Me Radia Nasraoui (médecins)

AFP:Représentante spéciale de l’Onu « préoccupée » par la situation de Radia Nasraoui

TAP: Cas Radhia Nasraoui : Précisions d’une source autorisée tunisienne

Quotidiani Nazionali : Lampedusa: Des naufragés [tunisiens]sauvés après de longues heures

JA/L’Intelligent: Tunisie/ Suisse – On remet les compteurs à zéro ?

AFP: Engagement à éliminer les filets dérivants en Méditerranée

AFP:Foulard: annulation en appel d’une sanction prise contre une fonctionnaire

Taoufik Ben Brik: Chirac le Tunisien

Saleh Bachir: Islam contre islam

Mohamed Talbi :Une Fallaci islamiste

Ali Lmrabet: Ali Lmrabet : mes carnets de prison (4)


Pour afficher les caractères arabes  suivre la démarche suivante : Affichage / Codage / Arabe ( Windows )

To read arabic text click on the View then Encoding then Arabic (Windows).

 

Human Rights Watch
 

Etats-Unis : Powell devrait aborder le problème des droits humains lors de son voyage en Afrique du Nord

Le plaidoyer de Bush en faveur des droits humains dans les pays arabes sera mis à l’épreuve lors de la visite du Secrétaire d´etat (Washington, 27 novembre 2003) Le secrétaire d´etat américain Colin Powell devrait profiter de sa visite en Afrique du Nord du 2 et 3 décembre pour aborder l’importante question de la situation des droits humains en Algérie, en Tunisie et au Maroc, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.   Dans une lettre adressée au Secrétaire d’ةtat, Human Rights Watch a estimé que ce voyage permettra de savoir si la politique américaine menée sur le terrain reflète réellement le discours du Président Bush prononcé le 6 novembre, plaidant en faveur de la démocratie et des droits humains dans la région.  » Colin Powell devrait déclarer publiquement à Alger, à Tunis et à Rabat que la lutte contre le terrorisme ne peut être menée aux dépends des droits humains « , a affirmé Tom Malinowski, directeur de la Division de Plaidoirie de Human Rights Watch à Washington. Human Rights Watch a déclaré que les progrès importants fait par le Maroc dans le domaine des droits humains ces dix dernières années sont remis en cause par les décès suspects de militants présumés durant leur détention. On serait en outre toujours sans nouvelles de plusieurs personnes des mois après leurs arrestations. En ce qui concerne l’Algérie, Human Rights Watch a vivement conseillé à Colin Powell de faire pression sur le gouvernement pour qu’il traite correctement les milliers de cas de  » disparitions  » opérées en toute impunité, en grande partie par les forces de l’ordre pendant les années 90. La commission créée récemment par le Président algérien Abdelaziz Bouteflika doit disposer de pouvoirs d’investigation étendus pour pouvoir faire toute la vérité et rendre justice aux victimes et à leurs familles. Le Président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali doit mettre fin au harcèlement et à la répression systématiques de tout ceux qui critiquent le gouvernement. Il est en outre nécessaire d’améliorer rapidement les conditions de détention particulièrement dures, et qui ne répondent pas aux normes internationales, que subissent des centaines de prisonniers politiques.  » Le voyage de Powell représente une excellente opportunité de prouver aux populations du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord que l’administration Bush pense vraiment ce que le Président a dit sur les droits humains dans la région lors de son discours du 6 novembre « , a déclaré Malinowski. Human Rights Watch, faisant remarquer que la liberté de la presse souffre de graves entraves dans ces trois pays de l’Afrique du Nord, a aussi instamment demandé à Colin Powell d’intervenir en faveur de la libération des journalistes Hassan Bourras, Ali Mrabet, et Abdullah Zouari, respectivement emprisonnés en Algérie, au Maroc et en Tunisie.
 

 
Human Rights Watch
 

Lettre au Secrétaire d’Etat américain Colin Powell

New York, le 25 novembre 2003 The Hon. Colin L. Powell Secrétaire d’État Département d’Etat Washington, DC 20520 Monsieur le Secrétaire d’État, Le 2 et 3 décembre, vous allez entreprendre votre premier voyage en Afrique du Nord depuis l’important discours prononcé le 6 novembre par le Président Bush sur la nécessité de promouvoir la démocratie et les droits humains au Moyen-Orient. Les chefs d’État et les hauts fonctionnaires que vous allez rencontrer au Maroc, en Algérie et en Tunisie estiment sans aucun doute que votre visite inaugurera la manière dont les États-Unis comptent promouvoir les principes évoqués dans le discours du Président. Il est donc crucial que vous abordiez franchement les problèmes de droits humains propres à chacun de ces trois pays et que vous présentiez quels progrès concrets pourraient y être faits. La campagne contre le terrorisme représentant également un aspect important de votre voyage, nous vous demandons instamment de déclarer publiquement dans chacun de ces trois pays que la lutte contre le terrorisme ne peut pas être menée aux dépends des droits humains. En Algérie, la violence politique a diminué, mais les séquelles laissées par les pires années du conflit sont nombreuses. Les agents de l’État ont fait  » disparaître  » des milliers d’Algériennes et d’Algériens dont on est toujours sans nouvelles. En septembre, le Président Bouteflika a créé une nouvelle commission pour prendre en charge les cas de disparitions forcées, question que les États-Unis nous ont semblé suivre de près. Nous vous conseillons vivement de dire à vos hôtes que s’ils veulent que cette entité aide les Algériennes et les Algériens à tourner la page de cette période violente, il faut qu’elle dispose de pouvoirs bien plus étendus que ceux qui lui ont été donnés pour résoudre les cas et pour obtenir les réponses précises et fiables refusées aux familles des personnes  » disparues  » depuis des années. L’Algérie est un pays qui profite d’un certain pluralisme politique et d’une certaine liberté de la presse. Cependant, les journalistes qui contrarient les autorités font parfois l’objet de poursuites judiciaires. Nous vous demandons instamment de soulever le cas de Hassan Bourras, reporter travaillant à al-Bayadh pour le quotidien de l’Ouest du pays, al-Djazaïr. Un tribunal l’a condamné au début du mois à deux ans de prison pour diffamation et lui a interdit d’exercer sa profession pendant cinq ans, en raison d’articles qu’il a rédigés sur la corruption dans l’administration. M. Bourras aurait l’intention de faire appel de ce jugement, qui le condamne à la peine la plus lourde infligée jusqu’ici dans le cadre de la loi sur la diffamation de 2001. Au Maroc, les mesures de répression prises dans le cadre de la nouvelle législation anti-terroriste ont été renforcées après les attaques du 17 mai à Casablanca, et sont en train de remettre en cause les progrès importants qui avaient été faits dans le domaine des droits humains ces dix dernières années. Alors que la pratique des  » disparitions  » avait cessé et que l’utilisation de la torture diminuait nettement depuis plusieurs années, des décès suspects auraient de nouveau lieu dans les centres de détention et on serait toujours sans nouvelles de plusieurs personnes des mois après leurs arrestations. Nous vous recommandons vivement d’appeler les autorités marocaines à user de la détention, mener des enquêtes et conduire les procès des militants présumés d’une manière propre à conforter les progrès effectués qui avaient fait du Maroc l’un des pays de la région les plus respectueux des droits humains. Il est aussi crucial que les autorités marocaines réaffirment leur engagement à respecter la liberté de la presse. L’une des mesures qu’elles devraient prendre est de libérer les journalistes emprisonnés, notamment Ali Mrabet, rédacteur de Demain et de Douman, hebdomadaires indépendants rédigés en français et en arabe, qui ont été interdits par ordre du tribunal. M. Mrabet purge depuis le mois de mai une peine de prison de trois ans pour avoir, à travers ses articles, ses entretiens et ses dessins, fait  » outrage à la personne du roi « , porté  » atteinte au régime monarchique « , et  » à l’intégrité territoriale « . Le gouvernement tunisien et les Tunisiens eux-mêmes sont fiers des résultats économiques du pays, de ses taux de pauvreté et d’analphabétisme peu élevés et du Code du statut personnel accordant aux femmes des droits presque égaux à ceux des hommes. D’après de nombreux Tunisiens, ces points positifs font de ce pays l’un des meilleurs candidats à la démocratie dans le monde arabe. Mais le Président Ben Ali dirige son pays dans une toute autre direction. Il ne tolère aucune divergence d’opinion, laïque ou islamiste, de la part des médias, des partis politiques et des défenseurs des droits humains. Les dissidents non islamistes et les défenseurs des droits humains font l’objet d’agressions physiques par les policiers en civil, d’écoutes téléphoniques, d’interdiction de circulation et, quelquefois, d’emprisonnements sur des chefs d’inculpation inventés de toutes pièces. Les islamistes présumés sont traités encore plus durement. Des centaines d’entre eux purgent actuellement de longues peines de prison infligées après des procès arbitraires pour des délits non violents tels qu’une simple adhésion à une organisation déclarée  » illégale  » par le gouvernement. Plusieurs dirigeants du mouvement islamiste sont maintenus en isolement total et n’ont pas le droit de disposer de stylos, de papier et autres agréments. Les prisonniers sont constamment transférés d’une prison à l’autre, ce qui rend les visites de leurs proches difficiles. Nous vous recommandons avec insistance d’inciter les autorités tunisiennes à améliorer les conditions de détention des prisonniers politiques. Ces conditions sont en effet très dures uniquement par représailles et sont bien en dessous des normes recommandées par les règles minima pour le traitement des détenus de l’ONU. Nous espérons aussi que vous pousserez les autorités tunisiennes à mettre fin à la répression des opposants au gouvernement. Elles devraient arrêter le harcèlement par la police d’avocats des droits humains tels que Radhia Nasraoui, qui a entamé une grève de la faim pour protester contre la surveillance et l’intimidation permanentes subies par sa famille, par ses clients et par elle-même. Abdullah Zouari purge actuellement une peine de prison de neuf mois à laquelle il a été condamné après un procès à visée politique pour avoir violé un ordre administratif. Ce journaliste avait auparavant passé onze ans en prison après un procès injuste. Par une lettre datée du 8 août 2002, vous avez fait savoir à Human Rights Watch que des représentants américains avaient soulevé auprès du Ministre tunisien des droits humains le cas de l’opposant emprisonné Hamma Hammami. De nombreuses personnes estiment que sa libération anticipée le mois suivant est en partie due au grand intérêt porté par les États-Unis à ce cas. Votre prochain voyage en Afrique du Nord représente une excellente opportunité d’exercer de nouveau une influence positive. Vous pourriez ainsi non seulement promouvoir des changements positifs en Algérie, au Maroc et en Tunisie mais aussi prouver aux gouvernements et aux populations du Moyen-Orient que l’administration Bush prendra des mesures concrètes pour atteindre les objectifs fixés par le discours du Président. Veuillez croire, Monsieur le Secrétaire d’État, à l’_expression de notre très haute considération. Kenneth Roth Directeur exécutif Human Rights Watch Tom Malinowski Directeur de la Division de Plaidoirie de Human Rights Watch à Washington
 


Human Rights Watch
 

Tunisia: Chirac Should Raise Farhat Case

(New York, November 27, 2003) French President Jacques Chirac, on his official visit to Tunisia beginning December 3, should intervene to secure the release of Tunisian political prisoner Lotfi Farhat, Human Rights Watch said today in a letter to the French leader. Farhat, a resident of France whose wife and children are French citizens, is serving a seven-year prison sentence handed to him in a blatantly unfair trial before a Tunis military court in 2001. Farhat was charged with belonging to « a terrorist organization acting abroad » and was convicted solely on the basis of a confession that he maintains was extracted through torture. Farhat is among hundreds of political prisoners in Tunisia who were convicted in unfair trials. Human Rights Watch urged President Chirac to seek his release or to ask for a new and fair trial before a civilian court. « Because of Farhat’s strong connection to France and France’s close relations with Tunisia, your intervention in this case will make clear that France does not countenance the flagrant abuses of human rights to which Farhat has fallen victim, » the letter stated.

 

Letter to President Chirac Concerning the Case of Lotfi Farhat

November 26, 2003 President Jacques Chirac Palais de l’Elysée Paris, France Dear Mr. President, Human Rights Watch is writing to ask that during your visit next week to Tunisia you raise the case of Mr. Lotfi Farhat, a legal resident of France who has been unjustly imprisoned since a visit to Tunisia in 2000. Mr. Farhat’s wife and two young children are French citizens. Mr. Farhat, a civilian, was arbitrarily arrested, ill-treated, and convicted by a military court in a trial that violated international norms for a fair trial. Among the most flagrant violations, we note:  » Authorities arrested him without a warrant as he arrived on Tunisian soil on August 2, 2000, in the company of his wife and infant daughter. He was then held in incommunicado detention at the ministry of interior until August 15, well beyond the six-day legal limit for garde à vue detention. Authorities then covered up this fact by falsifying the records to show a later arrest date.  » Farhat told his lawyers that during his interrogation, police suspended him by his feet and plunged his head into a bucket of dirty water, beat him, and confined him in contorted positions. He had no access to a lawyer during this period. Under these conditions Farhat signed a « confession » admitting to membership in a foreign group linked to Tunisia’s Nahdha organization and to receiving military training in Afghanistan. He was then charged with « terrorist activities » under article 52 of the penal code and membership in a terrorist organization operating outside of Tunisian territory, under article 123 of the code of military justice. During pretrial detention, authorities prevented Farhat’s lawyers from consulting him for extended periods, and then failed to make the case files available to them until the last moment. In a one-day trial at the Military Court of Tunis on January 31, 2001, Farhat repudiated his confession in its entirety, saying it had been extracted under torture. His lawyers contested the procedural irregularities, including the alleged torture, the illegally long garde à vue detention, and the falsification of the recorded arrest date. They also argued that Farhat should be tried in a civilian court. The judge dismissed all of these arguments and, despite the absence of any material inculpatory evidence other than Farhat’s « confession, » convicted him on the basis of article 123. The court sentenced Farhat to seven years in prison and five years of administrative control. Farhat has no right to appeal his conviction, since decisions by Tunisia’s military courts are not subject to appeal. Farhat is today serving his sentence in Gabès prison. According to his wife Souad, who resides in Asnières, near Paris, Farhat has been prevented from receiving any mail she has sent him for many months, including photos of their young children, one of whom was born after he was imprisoned. She has informed us that Farhat, who is diabetic, began a hunger strike on November 18 to demand his rights as a prisoner. We urge that you intervene in this case, even if it is only one of many that expose the absence of judicial independence in Tunisia. Because of Farhat’s strong connection to France and France’s close relations with Tunisia, your intervention in this case will make clear that France does not countenance the flagrant abuses of human rights to which Mr. Farhat fallen victim. We respectfully ask that you intervene with Tunisian authorities to seek either Farhat’s release from prison or a new trial without delay before a civilian court in which his full rights are respected. Such a trial must include an impartial investigation into his allegations of torture. If he is released, he should be free to exercise his right to travel to be reunited with his wife and children in France. Pending his release, we ask that you seek to ensure that his conditions of detention comply with minimal international norms, including the right to receive regular correspondence from his family. Thank you for your consideration. Sincerely yours, Joe Stork Acting Executive Director of the Middle East and North Africa Division   (Source : Alerte de Mme Luiza Toscane le 27 novembre 2003)


L’opposant tunisien, demandeur d’asile en France, M. Tahar Dhifallah a été écroué à la prison de Fleury Mérogis.

 

Il sera déféré le lundi 8 décembre 2003 à 13 heures devant la Chambre 17bis du TGI de Bobigny pour avoir refusé le vendredi 21 novembre d’embarquer à Roissy pour Niamey.

Il risque plusieurs mois de prison et 3 ans d’Interdiction du Territoire Français.

 

            M. T. Dhifallah a besoin de votre soutien moral. Ecrivez-lui à :

 

MAH de Fleury Mérogis

M. Tahar Dhifallah

Ecrou n°   324734

Bâtiment D2

7, avenue des Peupliers

91700 Fleury Mérogis

 

 

            M. Dhifallah a besoin du soutien des membres de son parti : le Parti de Libération Islamique.

            Nous leur lançons un appel urgent pour manifester leur soutien en prenant contact avec : M. Sfar du CCTE à Paris, au Tél : 0143296898 – ou au mail : msfar@wanadoo.fr

            Tous ceux qui connaissent le contact de ce parti sont priés de nous l’indiquer.

            La défense de M. Dhifallah est assurée par Maître J.-L. Malterre : Tél. : 0142728990.

 

Mondher Sfar

msfar@wanadoo.fr

Paris le 26 novembre 2003


 

 

 C.R.L.D.H.  Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie 21 ter rue Voltaire 75011  Paris- France- Tél : (33)321964099 -E-Mail : crldht@aol..com membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme —————————————- Communiqué

L’INQUIÉTUDE GRANDIT A LA SUITE DE LA GRAVE DÉGRADATION DE L’ÉTAT DE SANTÉ DE RADHIA NASRAOUI ALORS QUE LE MOUVEMENT DE SOLIDARITÉ GAGNE EN AMPLEUR

Madame Hina Jilani, représentante spéciale du Secrétaire Général sur les défenseurs des droits de l’Homme a réagi le 26 novembre à la situation de Maître Radhia Nasraoui en faisant état de ses préoccupations quant à la dégradation de la santé de Radhia. La Représentante spéciale assure la responsabilité d’un mécanisme important des Nations Unies mis en place après l’adoption par l’assemblée générale des Nations Unies de la déclaration pour la protection des défenseurs des Droits Humains. Dans son communiqué, Mme Hina Jilani déclare :  » La Représentante spéciale du Secrétaire général sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Mme Hina Jilani, est profondément préoccupée par la situation du défenseur tunisien des droits de l’homme, Mme Radhia Nasraoui, avocate et membre du barreau de Tunisie, qui est également Présidente de l’Association de lutte contre la torture. Mme Nasraoui observe une grève de la faim entamée le 15 octobre dernier afin de protester contre le harcèlement constant dont elle fait l’objet de la part des autorités. La Représentante spéciale du Secrétaire général a reçu des allégations faisant état de surveillance et de harcèlement, y compris des agressions physiques, dont ferait l’objet Mme Nasraoui en représailles pour son travail de défenseur des droits de l’homme. Mme Jilani a également été informée que des pressions seraient exercées sur les clients de Mme Nasraoui, notamment ceux qui sont incarcérés, afin de les contraindre à changer de représentant légal. La grève de la faim qu’observe depuis 43 jours Mme Nasraoui commence à avoir de graves conséquences sur sa santé et des inquiétudes ont été exprimées sur les risques encourus pour son intégrité physique. La Représentante spéciale prie instamment le Gouvernement de prendre les mesures nécessaires afin d’assurer pleinement la protection des défenseurs des droits de l’homme en Tunisie, en particulier celle de Mme Nasraoui, conformément aux normes internationales approuvées par le pays. Plus précisément, Mme Jilani prie instamment les autorités tunisiennes d’assurer le respect du droit à la liberté d’expression et d’association et, plus particulièrement, d’assurer le respect du droit d’offrir des conseils juridiques et de ne pas être soumis à des représailles pour des actions de défense des droits de l’homme, comme cela est stipulé dans la Déclaration des Nations Unies, unanimement adoptée en 1998, sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus. Mme Jilani demande aux deux parties de réexaminer la situation et de faire preuve de souplesse de manière à ce qu’une solution puisse être trouvée, en conformité avec les droits reconnus dans la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme.  »  » Le quotidien Le Monde a publié dans son édition du jeudi 27 novembre 2003 une courageuse tribune de Radhia Nasraoui intitulée  » Pourquoi je fais la grève de la faim « .  » Plusieurs actions de solidarité sont en cours : Une grève de la faim de 24 heures est organisée au siège de l’Association des Tunisiens en France (ATF) à l’appel de 37 militants tunisiens résidents en France pour accompagner Radhia Nasraoui dans sa lutte Une distribution d’un tract d’appel à Paris à l’initiative du Comité de soutien à Radhia Nassraoui Une  demande d’audition à l’Ambassadeur de Tunisie en France faite par la FTCR, l’ATF et l’UGET  Un rassemblement devant l’Ambassade de Tunisie à Paris le mardi  2 décembre 2003 à l’appel du comité de soutien  à Radhia Nassraoui  » Maître Radhia Nasraoui a décidé de dédier sa journée de grève du vendredi 28 novembre 2003 : jour d’ouverture du Forum Civil Euromed à Naples à  » Kamel Jendoubi, Khémaïs Chammari et tous les exilés politiques quelques soient  leurs opinions et convcitions. Paris, le 27 novembre 2003

 

 

 


 

  Vérité-Action  

Message de soutien à Maître Radhia Nasraoui

 

L’avocate et militante Radhia Nasraoui entame aujourd’hui sa 43ème journée de grève de la faim. Vérité-Action qui a soutenu à plusieurs reprises cette militante des droits de l’homme dans son combat pour défendre ses droits et ceux de ses clients victimes de la répression en Tunisie, apporte de nouveau son soutien et son appui à son action courageuse. Cependant nous sommes très inquiets pour son état de santé et rendons le gouvernement tunisien responsable de tout ce qui peut arriver à cette avocate fragilisée par des semaines de grève. Plusieurs avocats à l’instar de Maître Nasraoui trouvent beaucoup de peine à défendre leurs clients et sont sujets à des intimidations et des harcèlements permanents. C’est notamment le cas des Maîtres Abdelwaheb Maatar, Béchir Essid, Abddelraouf Ayadi, Mohamed Nouri, Saida Akermi et bien d’autres. Nous souhaitons par la même occasion leur apporter notre soutien pour leur engagement en faveur des droits de l’homme dans notre pays. Les grèves de la faim semblent être le seul moyen pour faire entendre sa voix dans un pays où la répression bat son plein. Plusieurs prisonniers d’opinion ont entamé en même temps avec Maître Nasraoui des grèves de la faim pour défendre leur droit à une vie libre en dehors des geôles après plus de 13 ans de prison. C’est en particulier le cas de Mohamed Akrout qui souffre de plusieurs maladies et de Ziad Doulatli. Nous rappelons que seule une amnistie générale pourra redonner espoir à des centaines de familles qui souffrent en silence. Fribourg, le 27 novembre 2003

Abdullatif Fakhfakh, Président

 


 

Soutien à Me radhia Nasraoui Communiqué

Paris le 27 nov. 03
Nous, signataires du présent communiqué, déclarons entamer aujourd’hui 27novembre 2003 au siège de l’Association des Tunisiens de France (ATF), une grève de la faim de 24 heures en solidarité avec Me Radhia Nassraoui, en grève de la faim depuis le 15 octobre 2003 dans le but de défendre sa « dignité en tant qu’avocate et en tant que citoyenne ». Nous tenons, à travers notre action, à réaffirmer notre soutien aux revendications légitimes de Me Radhia Nassraoui. Nous dénonçons l’attitude irresponsable des autorités tunisiennes qui continuent à pratiquer la politique de « la sourde oreille » face aux revendications de Me Nassraoui. Nous tenons les autorités tunisiennes pour responsables de la dégradation de l’état de santé de Me Radhia Nassraoui et des conséquences engendrées par cette grève de la faim. Nous appelons tous les démocrates et les militants des droits de l’homme à amplifier et élargir leur action de soutien à Me Radhia Nassraoui dans sa grève pour la défense de ses droits civiques. Cette action de soutien à Me Nassraoui est appuyée par les associations et les partis politiques suivants : l’ATF, l’ATMF, la FTCR, l’UGET-France, le CRLDHT, le FTDLT, le PCOT et le CPR., Mouvement ETTAJDID en France. Liste des signataires de l’appel : ABID Bechir, Ex-détenu d’opinion BACCOUCHI Nejib, Ex-détenu d’opinion BARRIRA Mohamed, President de  ATF BELAIED Chokri, Dirigeant des Patriotes Démocrates BENHIBA Tarek, Directeur de la FTCR BEN HASSINE Tahar, Directeur de Canal du dialogue BEN TICHA Nouredine, REMJC , Ex-détenu d’opinion CHAARI Fathia, Citoyenne des deux rives CHAARI Najeh, Etudiant CHOURABI Rachid, UGET France DEROUICHE Imen, REMJC , Ex-détenu d’opinion DHAHRI Bechir, Etudiant DRIDI Bahija, Citoyenne des deux rives ELLALA Mohamed-Lakhdar, Délégué général ATF FERCHICHI Seddik, UGET-France GHANMI Azza, ATFD GORREGUES Maxence, REMJC HAMMAMI Lofti, UGET France HAMMOUDA Samir, Médecin, ex-secrétaire générale de l’UGET HMEIDI Mustapha, UGET France JEBALI Hatem, Etudiant JILANI Hedi, FDTL KAMMOUN Souheila, ATFD KANZARI Anouar, UGET France KHEMIRA Ali, ETTAJDID-France KHIARI Sadri, CNLT KSILA Fatma, CRLDHT KSILA Khemaies,Secrétaire générale de la LTDH, ex-prisonnier d’opinion MARZOUKI Moncef, Médecin et Président du CPR MHADHEBI Rim, ATFD MHAMDI Ramzi, Etudiant MHAMEDI Faleh, Etudiant NASRI Ali, UGET France OTHMANI Simone, Amnesty International RIAHI Kaies, UGET France TAMARZIZT Mohamed, Homme d’affaires TLILI Ali, FTCR TOUMI Khemais, Homme d’affaires TRIFI Ali,UGET-France YAHIAOUI Houwaida, UGET France ZAIDI Chedlia, Citoyenne de deux rives ATF (Association des Tunisiens en France), ATFD (Association tunisienne des femmes démocrates), CNLT (Comité national pour les libertés en Tunisie), CPR (Congrès pour la république), CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et de Droits de l’Homme en Tunisie), FDTL (Forum démocratique du travail et des libertés), FTCR (Fédération Tunisienne des Citoyens des deux Rives), PCOT (Parti Communiste des Ouvriers Tunisiens), REMJC (Réseau Euro-Méditerranéen de la Jeunesse Citoyenne), UGET-France (Union Générale des Etudiants de Tunisie en France).ATMF(Association des Travailleurs Maghrébins en France)


Solidaires de Radhia Nasraoui

Grève de la faim de 24h

Canada et Québec, le 27 novembre 2003

L’avocate et militante tunisienne, Radhia Nasraoui, observe une grève de la faim depuis le 15 octobre dernier. Ce jeudi, elle entame donc son 44ème jour de protestation pour défendre sa liberté de citoyenne et sa dignité d’avocate.

 

Figure de proue du combat démocratique en Tunisie, Me Nasraoui subit depuis des années un harcèlement continu exercé par le pouvoir. Dans une tribune publiée par le journal Le Monde (édition du 27 novembre), Me Nasraoui décrit elle-même son quotidien :

 

 » La pression exercée par la police politique sur mes clients afin de les intimider et de les dissuader de faire appel à mes services s’est accentuée ces derniers mois, ainsi que la surveillance de mon cabinet, qui a été saccagé trois fois en moins de dix années. Lors du dernier saccage, les assaillants, probablement des agents de la sécurité présidentielle, ont enlevé les meubles, l’ordinateur, les appareils téléphoniques, et même les dossiers de mes clients et les boîtes d’archives. Un déménagement en bonne et due forme. Pis encore, la police qui assiège mon cabinet empêche parfois mes clients d’y accéder. (…) D’un autre côté, je fais l’objet, à l’occasion de mes déplacements à l’étranger, de provocations multiples : fouille systématique de ma valise, confiscation de mes livres et documents. Plus grave encore, les douaniers, qui agissent sous le contrôle direct de la police politique, ont franchi ces derniers temps un nouveau pas : ils tentent de saisir les dossiers de mes clients résidant à l’étranger. De même, ma ligne téléphonique est d’une façon continue sur écoutes, elle est coupée chaque fois que la police le juge bon. Je subis au quotidien des atteintes graves à ma vie privée et professionnelle. La police politique n’a pas hésité, depuis plus d’une année, à empêcher tout contact téléphonique à partir de Tunis, avec ma fille, ma sœur et ma tante résidant en France.

Les autorités continuent à intercepter mon courrier et à saisir les documents qui les « intéressent » même s’ils ont un caractère professionnel ! (…) « 

 

Au lieu de faire cesser ces brimades, les autorités tunisiennes se sont contentées de préciser anonymement (!) aux agences de presse étrangères que les déclarations de Me Nasraoui sont des  » affabulations  » et des  » allégations dépourvues de tout fondement « . Ainsi, les agressions policières contre Me Nasraoui, le triple saccage du cabinet, l’incendie de la porte de son appartement, les pressions sur sa famille et ses clients, la présence continue de la police politique aux alentours de son cabinet et les plaintes sans suite en justice ne seraient, selon le pouvoir, que du  » parasitage médiatique organisé en prévision de rendez-vous politiques importants que va connaître la Tunisie. «  (AFP, 24 novembre).

 

Hospitalisée à deux reprises à cause son état d’extrême faiblesse (elle a perdu plus de 13 kilos depuis le 15 octobre) et d’une déshydratation avancée, la vie de Radhia Nasraoui est aujourd’hui en danger. Nous, exiléEs et militantEs résidentEs dans 6 villes canadiennes, exprimons notre solidarité indéfectible avec Me Nasraoui en entamant en ce jeudi 27 novembre, une grève de la faim de 24 heures.

 

Par ailleurs, nous exhortons Me Nasraoui d’arrêter son action. Nous estimons que sa grève la faim a atteint ses objectifs dans la mesure où le monde entier sait désormais que le régime tunisien, malgré sa façade démocratique, est un régime qui opprime ses opposants. Ainsi, la solidarité nationale et internationale exprimée par les différents partis politiques, associations et personnalités montre, si besoin est, que la société civile tunisienne et internationale fait sienne les revendications de Radhia et que la lutte pour la démocratie en Tunisie ne cessera pas avec la fin de cette grève.

 

Les enfants, le mari et tous les militants qui luttent pour une Tunisie démocratique ont besoin d’une Radhia Nasraoui vivante et en pleine forme pour continuer le combat pour la liberté et la dignité.

 

-30-

 

 

Les participants à la grève de la faim:

 

Ville de Québec

 :

– Lise Garon, professeure universitaire, Association pour les Droits de la personne au Maghreb (ADPM),

– Hakim Sidhoum, journaliste algérien,

– Taïeb Moalla, journaliste tunisien, ADPM,

– Faïrouz Ben Kahla,

– Mohamed Larbi Saïdi, ingénieur,

Ville de Montréal :

– Omar Khayyâm, journaliste de tunezine, (www.tunezine.com)

– Mohamed Zrig, ADPM,

– Mehrez Drandi, Association des jeunes tunisiens au Canada (AJTC)

– Moez Bou Lehmi, AJTC,

– Rachid Charni, AJTC,

– Hassib Afli, AJTC,

Ville de Calgary :

– Adel Bechir, AJTC

Ville de Sherbrooke :

Mohamed Jaouadi, AJTC

Ville de Verdun :

Wissem Hsoumi,

Ville d’Ottawa

– Jamel Jani (ADPM),

– Taib Boubaker ADPM

– Nasredine Ben Ali

Les soutiens à l’action :

 

 

– Le juge Gaston Labrèche, observateur canadien à l’affaire Saad, à Tunis, en 2002; – Me Catherine Duhamel, directrice, Centre international de ressources juridiques; – Michel Frenette, directeur général, Amnistie internationale, section canadienne francophone. – Mme. Tanya Churchmuch, Présidente, Reporters Sans Frontières/Canada – Maître Robert Jasmin, Président, ATTAC/Québec – Maître Patrice Brunet, Président, Association Québécoise des Avocats et Avocates des droits de l’immigration.

– Christian Bourget

Contact avec les médias :

 

Ottawa : Jamel Jani, tel : 1-613-736 8349

Québec : Taïeb Moalla (418) 686-1656 et Hakim Sidhoum (418) 624-0900


Je confirme ma participation à la grève de la faim de soutien à Me Nasraoui

par: Mohamed Tamarzist   Salutations et Respects, Je confirme ma participation à la grève de la faim, le 27 novembre 2003, en soutien à l’iniative courageuse de Mme Maitre Radhia Nasraoui, mon avocate en Tunisie. Me NASRAOUI n’a pu accéder, malgré les demandes écrites et déplacements que j’ai accompagnés, aux dossiers juridiques, considérés par le Procureur général de la Cour d’appel de Tunis « documents administratifs », de mes plaintes pénales pour « faux et usage de faux » contre les avocats Me Fayçal Mejri, Me Romdhane Mrabet et Me Hafedh Doghri qui ont établi à mon insu un protocole d’accord brouillon, qui justifia mon emprisonnement à six mois ferme par le juge d’appel de Tunis, Mr Jaleleddine El Mahbouli, dans un complot organisé par l’Inspecteur général de la magistrature, Mr Med Salah Ben Ayed, amant de Mme Ben Soltane Henda, et déguisé en une affaire de vol de marchandise du sbire « commerçant » Kelb Essouk Hedi Trabelsi, époux Henda Ben Soltane et frère du Maire de Testour Mokhtar Ben Messaoud, ami intime du Ministre des Affaires sociales Chedli Neffati. BON COURAGE A TOUS pour arreter l’impunité et la corruption (Source : Alerte de M. A. Al HANI du 27 Novembre 2003)

Grave altération de l’état de santé de Me Radia Nasraoui (médecins)

TUNIS, 27 nov (AFP) – L’avocate tunisienne Radia Nasraoui connaît une « altération grave et sévère » de son état de santé au 44ème jour de sa grève de la faim et son « pronostic vital est en jeu », indique un bulletin médical rendu public jeudi à Tunis. Radia Nasraoui accuse une perte de poids de 13 kg et présente des « signes d’altération du système immunitaire », selon ce bulletin signé par trois de ses médecins. Elle souffre de « déshydratation importante et de troubles neuropsychiques ainsi que de perturbations biologiques », ajoutent-ils. « Au vu de ce tableau clinique et biologique hautement inquiétant, le comité médical se déclare particulièrement alarmé et considère qu’à partir de ce stade, le pronostic vital de Me Nasraoui est en jeu », conclut le communiqué. Radia Nasraoui, 49 ans, est en grève de la faim depuis le 15 octobre pour réclamer la fin du harcèlement dont elle était l’objet ainsi que sa famille et certains de ses clients, en raison de son action en faveur des droits de l’Homme, de sa défense des « prisonniers d’opinion » et de sa dénonciation de la torture, a-t-elle affirmé. Les accusations de Radia Nasraoui ont été qualifiées d' »allégations dépourvues de tout fondement » par les autorités tunisiennes. « Elle reçoit tant à son domicile qu’à son cabinet, qui elle veut et se déplace librement à l’intérieur du pays et à l’étranger », a-t-on indiqué de même source, affirmant qu’elle même et sa famille « ne font l’objet de pressions ou de tracasseries d’aucune sorte ».

 

 

 

Représentante spéciale de l’Onu « préoccupée » par la situation de Radia Nasraoui

 AFP, le 26.11.2003 à 21h19                       GENEVE, 26 nov (AFP) – La représentante spéciale du secrétaire  général de l’Onu chargée des défenseurs des droits de l’Homme, Hina  Jilani, s’est dite « profondément préoccupée » par la situation de Me  Radia Nasraoui, avocate au barreau de Tunis en grève de la faim pour  dénoncer les pressions dont elle est victime.                       Dans un communiqué publié mercredi, Mme Jilani prie instamment  le gouvernement tunisien « de prendre les mesures nécessaires afin  d’assurer pleinement la protection des défenseurs des droits de  l’Homme en Tunisie en particulier celle de Mme Nasraoui,  conformément aux normes internationales approuvées par le pays ».                        Radia Nasraoui poursuit actuellement sa grève de la faim entamée  le 15 octobre malgré son état de santé dégradé pour demander la fin  des harcèlements dont elle se dit l’objet ainsi que sa famille et  ses clients.                       La Représentante spéciale du Secrétaire général précise avoir  « reçu des allégations faisant état de surveillance et de  harcèlement, y compris des agressions physiques, dont ferait l’objet  Mme Nasraoui en représailles pour son travail de défenseur des  droits de l’Homme ».                       Mme Jilani demande « aux deux parties de réexaminer la situation  et de faire preuve de souplesse de manière à ce qu’une solution  puisse être trouvée, en conformité avec les droits reconnus dans la  Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme ». 
 

 

LA REPRÉSENTANTE DE L’ONU SUR LES DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME PRÉOCCUPÉE PAR LA GRÈVE DE LA FAIM DE RADHIA NASRAOUI

 
Ce défenseur tunisien des droits de l’homme observe actuellement une grève de la faim afin de protester contre le harcèlement dont elle fait l’objet La Représentante spéciale du Secrétaire général sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Mme Hina Jilani, est profondément préoccupée par la situation du défenseur tunisien des droits de l’homme, Mme Radhia Nasraoui, avocate et membre du barreau de Tunisie, qui est également Présidente de l’Association de lutte contre la torture. Mme Nasraoui observe une grève de la faim entamée le 15 octobre dernier afin de protester contre le harcèlement constant dont elle fait l’objet de la part des autorités. La Représentante spéciale du Secrétaire général a reçu des allégations faisant état de surveillance et de harcèlement, y compris des agressions physiques, dont ferait l’objet Mme Nasraoui en représailles pour son travail de défenseur des droits de l’homme. Mme Jilani a également été informée que des pressions seraient exercées sur les clients de Mme Nasraoui, notamment ceux qui sont incarcérés, afin de les contraindre à changer de représentant légal. La grève de la faim qu’observe depuis 43 jours Mme Nasraoui commence à avoir de graves conséquences sur sa santé et des inquiétudes ont été exprimées sur les risques encourus pour son intégrité physique. La Représentante spéciale prie instamment le Gouvernement de prendre les mesures nécessaires afin d’assurer pleinement la protection des défenseurs des droits de l’homme en Tunisie, en particulier celle de Mme Nasraoui, conformément aux normes internationales approuvées par le pays. Plus précisément, Mme Jilani prie instamment les autorités tunisiennes d’assurer le respect du droit à la liberté d’expression et d’association et, plus particulièrement, d’assurer le respect du droit d’offrir des conseils juridiques et de ne pas être soumis à des représailles pour des actions de défense des droits de l’homme, comme cela est stipulé dans la Déclaration des Nations Unies, unanimement adoptée en 1998, sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus. Mme Jilani demande aux deux parties de réexaminer la situation et de faire preuve de souplesse de manière à ce qu’une solution puisse être trouvée, en conformité avec les droits reconnus dans la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme.

 
(Source: Alerte de M . a al HANI d’aprés le site officiel du Haut Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies / UN High Commissioner of Human Rights: http://www.unhchr.ch )

CETTE INFO A ETE PUBLIEE LE LUNDI 24 NOVEMBRE 2003

Un responsable qualifie d’ « affabulations » les déclarations de Radia Nasraoui

AFP, le 24 novembre 2003 Un responsable tunisien a qualifié lundi d’ « affabulations » les déclarations de l’avocate tunisienne Radia Nasraoui qui, au 41ème jour de sa grève de la faim, avait annoncé la poursuite de son jeûne pour demander la fin du harcèlement dont elle se dit l’objet.   « N’eût été l’amitié qui lie la Tunisie à un pays ami (la France) qui s’y est intéressé, par la voix de l’un de ses représentants officiels, le silence aurait suffi pour répondre au parasitage médiatique organisé en prévision de rendez-vous politiques importants que va connaître la Tunisie », a indiqué cette source tunisienne qui a requis l’anonymat.   La porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, Cécile Pozzo di Borgo, avait, lors d’un point de presse lundi, déclaré que la France est « en contact régulier » avec les autorités de Tunis au sujet de la situation de l’avocate Radia Nasraoui, ajoutant que Paris suivait « avec attention » sa situation.   « Nous sommes en contact régulier avec les autorités tunisiennes à ce sujet, dans le cadre de notre dialogue politique étroit et confiant qui porte sur toutes les questions d’intérêt commun, y compris sur les droits de l’homme », avait-t-elle souligné.   De source tunisienne, on affirme que l’avocate en grève de la faim jouit d’une « pleine liberté d’aller et de venir à l’intérieur du pays comme à l’étranger ». « Elle convoque chez elle qui elle veut y compris les représentants de la presse tunisienne et étrangère, accorde intefview sur interview avec, à l’intention des journalistes et autres, une table ouverte bien garnie… », a ajouté la source.   Selon elle, « Mme Nasraoui exerce « la plénitude de son travail d’avocate, aussi bien à Tunis qu’à l’intérieur du pays, et elle n’est pas en mesure de fournir la moindre preuve de ses allégations ».   Radia Nasraoui avait annoncé lundi qu’elle poursuivait sa grève de la faim entamée le 15 octobre malgré son état de santé dégradé pour demander la fin des harcèlements dont elle se dit l’objet ainsi que sa famille et ses clients.   « Je me vois obligée de poursuivre la grève parce que les autorités n’ont pas répondu à mes demandes qui sont simples, claires et légitimes », avait déclaré Me Nasraoui en recevant la presse internationale à son domicile.   Mme Nasraoui était entourée de membres de son comité de soutien, de personnalités politiques et défenseurs des droits de l’Homme à son domicile de Tunis.   AFP

PAR CONTRE, LA MEME REACTION N’EST APPARUE SUR LES SITES OFFICIELS TUNISIENS QUE LE 27 NOVEMBRE 2003…!!!

Cas Radhia Nasraoui : Précisions d’une source autorisée tunisienne

27/11/2003– (TAPEX) Une source autorisée tunisienne nous a fait part des précisions suivantes concernant des déclarations rapportées par l’AFP sur le cas Radhia Nasraoui :  »N’eut été l’amitié qui lie la Tunisie a un pays ami qui s’y est intéressé, par la voix de l’un de ses représentants officiels, le silence aurait suffi pour répondre au parasitage médiatique organiséen prévision de rendez-vous politiques importants que connaît et que va connaître la Tunisie ».  »En effet, quel crédit accorder à ces affabulations ? Est-ce sérieux d’en débattre ? comment cette avocate peut-elle dénoncer l’absence de liberté alors qu’elle en jouit pleinement ? elle exerce sa liberté d’aller et de venir à l’intérieur du pays comme àl’étranger. Elle convoque chez elle qui elle veut y compris les représentants de la presse tunisienne et étrangère. Elle accorde interview sur interview avec, à l’intention des journalistes et autres, une table ouverte bien garnie n’oubliant surtout pas les plats réchauffés que l’on connaît et la tarte à la crème de l’insuffisance de liberté. »  »Mme Nasraoui exerce par ailleurs la plénitude de son travail d’avocate aussi bien à Tunis qu’à Gabès, Sfax ou Jendouba … Est-elle en mesure de fournir la moindre preuve de ses allégations ? Préssions et tracasseries ne peuvent exister que dans son imagination qui est, malheureusement, coutumière de ces fantasmes. »
(Source : www.infotunisie.com « officiel » en date du 27 novembre 2003)

توضيحات من مصدر مأذون بخصوص راضية النصراوي

(وات-خارجية) وافانا مصدر تونسي مأذون بالتوضيحات التالية بخصوص التصريحات التي نقلتها وكالة الصحافة الفرنسية بشان راضية النصراوي  » لو لا العلاقة الودية التي تربط تونس ببلد صديق اهتم بوضع راضية النصراوي على لسان أحد ممثليه الرسميين لكان الصمت كافيا للرد على التشويش الإعلامي المنظم قبيل مواعيد سياسية هامة تعيشها وستعيشها تونس. فما هي المصداقية التي يمكن إضفاؤها على مثل هذه الافتراءات وهل هو من الجدية بمكان الخوض فيها .. كيف يمكن لهذه المحامية ان تندد بغياب الحرية وهي التي تتمع بها كليا.. فهي تمارس حريتها في التنقل داخل البلاد وخارجها وتستقبل في بيتها من تشاء بمن في ذلك ممثلي الصحافة التونسية والأجنبية وتدلي بالحديث تلو الآخر للصحافيين وغيرهم وتعد لهم أطباقا مختلفة تنمقها حسب رغبتها وأهوائها مجترة ما تسميه جزافا نقصا في الحرية. ان السيدة راضية النصراوي تمارس مهنتها كمحامية بكامل الحرية في تونس العاصمة وقابس وصفاقس وجندوبة وغيرها على حد السواء فهل هي قادرة على تقديم أي دليل على ادعاءاتها هذه .. ان الضغوطات والمضايقات المزعومة لا توجد إلا في مخيلتها التي هي وللأسف زاخرة بمثل هذه الترهات.

(المصدر: موقع أخبار تونس الرسمي بتاريخ 26 نوفمبر 2003)
 
 

المؤتمر من أجل الجمهورية حتى تتحقق السيادة للشعب والشرعية للدولة والكرامة للمواطن 69 نهج باب الجزيرة .تونس تونس في 2003/11/20

بيـــــان السلطة تستعمل القضاء من جديد لضرب المجتمع المدني

أصدرت المحكمة المتعهدة بالقضية التي أحيل فيها الكاتبة العامة للمؤتمر من اجل الجمهورية الأستاذة نزيهة رجيبة مع السيد محمد الخامس الهاني شقيق المناضل عبد الوهاب الهاني أحد الأعضاء المؤسسين للحزب يوم 2003/11/18 حكما بالسجن لمدة ثمانية أشهر مع تأجيل التنفيذ والخطية بمبلغ 1.200,000 دينار من اجل مسك عملة أجنبية وإحالتها إلى شخص ليست له صفة الوسيط . و قد أعلن عدد كبير من المحامين الممثلين لمختلف مكونات المجتمع المدني للدفاع عن المناضلة أم زياد و السيد محمد الخامس الهاني و نذكر على وجه الخصوص العميد الأستاذ البشير الصيد عميد الهيئة الوطنية للمحامين و رئيس الجمعية التونسية للمحامين الشبان الأستاذ يوسف الرزقي و الاستاذ محمد نجيب الحسني عن المجلس الوطني للحريات و الاستاذ محمد النوري رئيس الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين و الاستاذ المختار الطريفي رئيس الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الانسان و الاستاذ عبد الرزاق الكيلاني الكاتب العام لمركز تونس لاستقلال القضاء و المحاماة و الاستاذ أحمد نجيب الشابي عن الحزب الديمقراطي التقدمي و الاستاذ عبد الرؤوف العيادي عن حزب المؤتمر من أجل الجمهورية . وبالرغم مما أثاره لسان الدفاع خلال المرافعات التي تلقتها المحكمة لرد التهمة من إخلالات جوهرية في خصوص الإجراءات وعدم ثبوت التهمة والكشف عن خلفياتها الكيدية فإن المحكمة أبت إلا أن تصدر حكمها وفق المعهود بما يؤكد مرة أخرى عدم حيادها وتحولها إلى أداة توظفها السلطة البوليسية في تصفية الحسابات مع خصومها السياسيين والأخطر من ذلك أن القضية ما كانت لتكون لولا لجوء النظام البوليسي إلى أساليب التنصت غير القانوني وتزوير المحاضر بالتنصيص على وقائع لا أصل لها بمجموعة من الجرائم الحقيقية إقترفتها السلطة . و تثبت هذه القضية مرة أخرى ما يلقاه القضاء من تدهور جعله يتعامى عن جرائم السلطة ويؤمن لأعوانها الإفلات من العقوبة ويغض الطرف عن عشرات الشكاوى الصادرة عن نشطاء حقوق الإنسان والمحامين المعتدى عليهم وعلى مكاسبهم ويجاري السلطة البوليسية فيما تطلب وإنزال العقوبة التي تطلبها و المؤتمر من أجل الجمهورية و أمام هذا الواقع المتسم بانعدام الشعور بالأمان لدى جميع المناضلين الحقوقيين منهم والسياسيين يدين توظيف السلطة للقضاء لتحقيق أغراض سياسية ضيقة و يناشد كافة القوى الحية بالبلاد التصدي لهذا المسلك الذي إنحرف بسلطة القضاء عن دورها الحقيقي

عن حزب المؤتمر نائب الرئيس الاستاذ عبد الرؤوف العيادي


حرج فرنسي عشية زيارة شيراك لتونس بسبب الحملة بشأن وضع حقوق الإنسان

باريس: ميشال ابو نجم   مع اقتراب موعد زيارة الدولة التي سيقوم بها رئيس الجمهورية الفرنسي جاك شيراك الى تونس، بداية الشهر المقبل، تتزايد الضغوط التي تمارس على الحكومة الفرنسية من اجل اثار مسألة حقوق الانسان وحرية الرأي والصحافة في تونس. وتنطلق الحملة الحالية من حالة المحامية التونسية راضية النصراوي المضربة عن الطعام منذ الخامس عشر من الشهر الماضي احتجاجا على «تعرضها وعائلتها لضغوط من قبل اجهزة الامن التونسية وتعرض زبائنها الذين تدافع عنهم امام المحاكم للمضايقات، بسبب معركتها من اجل حقوق الانسان، على حد قولها. وتبدو السلطات الفرنسية في حالة حرج واضحة. وامس اكتفت الناطقة المساعدة لوزارة الخارجية، سيسيل بوزو دي بورغو، لدى سؤالها عما تنوي باريس القيام به ازاء هذه الحالة، بالقول ان باريس «على اتصال مستمر مع السلطات التونسية، في اطار الحوار السياسي الوثيق والصادق بين البلدين، والذي يتناول كل القضايا ذات الاهتمام المشترك بما في ذلك مسألة حقوق الانسان». واضافت دي بورغو ان باريس «تتابع عن قرب حالة المحامية النصراوي». وليست هذه المرة الاولى التي تضرب فيها النصراوي عن الطعام، فقد سبق لها ان لجأت الى الطريقة نفسها من اجل زوجها حمة الحمامي، رئيس حزب العمال الشيوعي التونسي غير المعترف به. وتتخوف السلطات الفرنسية من تركيز الاعلام الفرنسي على مسألة حقوق الانسان والحريات في تونس بسبب الحساسية الكبيرة لهذا الموضوع في تونس. وقبل خمسة ايام، دعا الحزب الاشتراكي الفرنسي السلطات الفرنسية الى «القيام بكل المبادرات الممكنة التي من شأنها وضع حد للوضع المأساوي» الذي تعاني منه النصراوي. ولا تنحصر الحملة على النصراوي، فيوم السبت الماضي، ندد رئيس نقابة المحامين في تونس، بشير الصيد، خلال مؤتمر صحافي عقده في باريس، بـ «الضغوط» التي يتعرض لها المحامون في تونس. واطلق الصيد «نداء» للرأي العام الفرنسي والعالمي دعاه فيه الى «الالتفات الى المضايقات التي يعاني منها المحامون بسبب ممارستهم لمهنتهم وما ينطوي على ذلك من تهديد للعدالة ولحقوق الدفاع» التي من دونها «لا توجد حقوق للانسان». وتنفي السلطات التونسية اقوال النصراوي التي «لا اساس لها من الصحة». وكانت السلطات التونسية قد اخلت، الاسبوع الماضي، الصحافي زهير يحياوي، الذي حكم عليه سابقا بالسجن لعامين «لنشره اخبارا كاذبة» على شبكة الانترنت وذلك بنشره رسالة موجهة من عمه القاضي مختار يحياوي الى الرئيس التونسي زين العابدين بن علي يشكو فيها من الضغوط الممارسة على القضاء.   (المصدر: صحيفة الشرق الأوسط الصادرة يوم 25 نوفمبر 2003)

 

Lampedusa: Des naufragés [tunisiens]sauvés après de longues heures

Quotidiani Nazionali (qn.it), 27-11-2003

 
(Traduction libre de l’italien, A W Hani) Un zodiac a coulé aux larges de Lampedusa (petite ile au sud la Sicile), avec huit clandestins à bord. Les gardes cotes et les forces de l’ordre sont intervenus.

Les immigrés étaient partis de Tunisie

. A Siracusa (en Sicile), on a récupéré une grande barque avec 100 personnes à bord. PANTELLIRIA (TRAPANI), 27 NOVEMBRE 2003 – On a sauvé les huit clandestins naufragés hier après-midi, avec un  zodiac à Panetelleria, sur le récif de Punta Tre Pietre (La Pointe des Trois Rochers). Les naufragés eux-memes ont déclaré qu’il n’y a pas eu de noyés. Pour les récupérer, un groupe de spéléologues du Corps National du Secours Alpin du CAI a été mobilisé de Palerme, ainsi que deux varappeurs de l’aéronautique militaire. Les secoureurs ont du descendre d’une paroi surplombant la mer à une hauteur de 50/a de mètres avant de réussir à embarquer les immigrés et les hisser avec eux sur les hauteurs. Des escadrons de Pompiers, de Carabiniers et de Gardes cotes ont participé à cette opération.

Les extra-communautaires ont déclaré etre tunisiens

, en ajoutant qu’ils étaient partis hier matin des cotes Nord-africaines. Une fois qu’ils sont arrivés aux environs de l’Ile, le zodiac, sur lequel ils voyageaient, a été poussé par les vagues contre les Rochers. Trois d’entre eux ont de légères blessures et un début d’hypothermie. Ils ont été transférés à l’Hopital « Bernardo Nagar » de l’Ile et leurs conditions ne donnent pas de signes préoccupants. Et voici l’original en Italien, disponible sur: http://qn.quotidiano.net Lampedusa Naufraghi salvati dopo ore   Gommone, con otto clandestini, affonda al largo di Lampedusa. Sono intervenuti Guardia costiera e forze dell’ordine. Gli immigrati erano partiti dalla Tunisia. A Siracusa recuperato un barcone con 100 persone   PANTELLERIA (TRAPANI), 27 NOVEMBRE 2003 – Sono stati tratti in salvo gli otto clandestini naufragati ieri pomeriggio con un gommone a Pantelleria, sulla scogliera di Punta Tre Pietre. Gli stessi naufraghi hanno dichiarato che non vi sono dispersi. A recuperarli sono stati un gruppo di speleologi del corpo nazionale del Soccorso Alpino del Cai provenienti da Palermo e due rocciatori dell’ aeronautica militare. I soccorritori hanno dovuto calarsi da una parete a strapiombo sul mare alta una 50/a di metri prima di riuscire ad imbracare gli immigrati e a farli issare con delle cime. Alle operazioni hanno partecipato squadre dei vigili del fuoco, dei carabinieri e della guardia costiera. Gli extracomunitari hanno dichiarato di essere tunisini, aggiungendo di essere partiti ieri mattina dalle coste nordafricane. Una volta giunti nei pressi dell’ isola, il gommone sul quale viaggiavano è stato spinto dalle onde contro gli scogli. Tre di loro, con lievi escoriazioni ed un principio di assideramento sono stati trasferiti nell’ ospedale ‘Bernardo Nagar’ dell’ isola; le loro condizioni non destano preoccupazioni.


On remet les compteurs à zéro ?

Mission délicate en perspective pour Afif Hendaoui, nommé ambassadeur de Tunisie en Suisse le 20 novembre. Les deux pays sont en froid depuis près de dix-huit mois, et cela faisait plus d’un an que la Tunisie n’avait plus d’ambassadeur à Berne. À l’origine de la brouille : les poursuites judiciaires engagées dans la Confédération contre des responsables tunisiens. Le président Zine el-Abidine Ben Ali a choisi de faire appel à un diplomate chevronné pour rétablir le contact avec les autorités helvétiques et préparer dans de bonnes conditions sa venue à Genève, du 10 au 12 décembre, dans le cadre de la première partie du Sommet mondial sur la société de l’information (la seconde devant se tenir dans la capitale tunisienne en novembre 2005). Afif Hendaoui, économiste et ancien recteur de l’université de Tunis, a été en poste en Suède, avant d’être ministre de la Communication, puis de retourner en Europe pour représenter son pays, mais cette fois en Autriche.
(Source: JA/L’Intelligent N°2237 du 23 au 29 novembre 2003)

Engagement à éliminer les filets dérivants en Méditerranée

 

    AFP, le 26.11.2003 à 18h54                       ROME, 26 nov (AFP) – Un engagement à combattre en Méditerranée  certaines méthodes de pêches comme les filets maillants dérivants et  à les éliminer a été pris mercredi lors d’une réunion des ministres  de la pêche de l’Union européenne et des pays riverains de cette mer  organisée à Venise.                       L’utilisation des filets maillants dérivants, cause de la mort  chaque année de milliers de dauphins et requins, a été dénoncée par  le Fond mondial pour la nature (WWF) dans un rapport présenté à  l’occasion de cette réunion.                       Ce type de pêche est interdit par l’Union européenne, mais une  centaine de bateaux italiens et 75 autres battant pavillon français  continuent cette pratique, a souligné le WWF. Et aux « hors la loi »  européens s’ajoutent près de 200 bateaux marocains et une centaine  de turcs, a ajouté l’organisation.                       La Commission générale pour la pêche en Méditerranée (CGPM) a  été invitée a adopter des mesures pour combattre et éliminer ce type  de pratique, a indiqué le communiqué de la présidence italienne.                       L’objet de la réunion était la mise en oeuvre d’un système  multilatéral de gestion des ressources halieutiques en Méditerranée  assurant une exploitation durable de ces ressources, notamment des  grands migrateurs.                       La création de zones de protection est envisagée afin de mieux  contrôler les activités de pêche, indique le communiqué.                       « L’objectif est d’associer les pays tiers, non membres de  l’Union européenne, à nos règlements afin d’éviter que nous soyons  les seuls à nous imposer des mesures, laissant le champ libre aux  autres », a expliqué le ministre italien de l’Agriculture et de la  pêche, Gianni Alemanno.                       La création de zones de protection de la pêche préservant les  droits des Etats riverains a été défendue par le ministre français  Hervé Gaymard pour maintenir une activité économique sur le  littoral.                       La Méditerranée, à la différence de l’Atlantique, ne bénéficie  pas d’une zone économique exclusive de 200 milles marins et les  Etats riverains ne disposent que d’une zone de 12 milles constituant  leurs eaux territoriales. Au-delà, l’exploitation des ressources est  internationale.                       La flotte de pêche française en Méditerranée comptait 1.690  navires et employait 3.324 des 21.621 marins pêcheurs français en  2002, selon les données fournies par le ministère français.                       Le total des captures de la flotte française en Méditerranée a  été de 44.000 tonnes, ce qui la place en huitième position, derrière  la Turquie (484.000 tonnes), l’Italie (290.000 tonnes), l’Espagne  (138.000 tonnes), l’Algérie (100.000 tonnes), la Tunisie (97.000  tonnes), la Grèce (85.000 tonnes) et l’Egypte (59.000 tonnes), selon  les chiffres de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture  et l’alimentation (FAO).

FLASH INFOS
 
 

Nouvelle centrale électrique à Zarzis

Une nouvelle centrale électrique a été récemment inaugurée à Zarzis par le secrétaire d’Etat à la Coopération internationale. Un événement d’importance puisqu’il s’agit de la première centrale dans la région. La centrale électrique de Zarzis est un superbe exemple de coopération économique internationale, dont l’objectif – atteint à ce jour – est de fournir une énergie propre et écologique au départ de la récupération des gaz de torchères. La centrale d’une puissance de 27 mégawatts, capable d’alimenter la consommation domestique et l’industrie (équivalence approximative de 12.000 familles) avec une technologie de pointe qui non seulement a créé, pendant la durée de la construction, plusieurs dizaines d’emplois, mais également des postes qualifiés d’opérateurs pour les années à venir.   (Source : Le portail Babelweb, d’après La Presse du 27 novembre 2003)  

Le chiffre du jour/27 novembre : 10.186

Dans le cadre de la promotion des petits projets pour la création d’emplois indépendants, la BTS a approuvé en 2002 le financement de 10.186 projets pour un coût global de 64,6 millions de dinars dont 51,9 MD sous forme de crédits en vue de permettre la création de 15.705 postes d’emploi.   (Source : Le portail Babelweb, d’après Le Quotidien du 27 novembre 2003)  

Entreprises : Suivi des relations tuniso-tchèques

On s’attend dans les semaines qui viennent à ce que la Chambre de commerce de Tunis présente les résultats de ses relations avec les hommes d’affaires tchèques. Relations qui se sont créés quand elle a accueilli au mois de septembre une délégation d’hommes d’affaires tchèques accompagnant le Premier ministre de la République, Tchèque, M. Vladimir Spidla. Les domaine représentés étaient nombreux : aéronautique, industrie chimique, sidérurgie, services… Il est à rappeler que le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et la République Tchèque à atteint 24 millions de dinars en 2002 et l’on s’attend à une augmentation de 50% au terme de l’année 2003.   (Source : Le portail Babelweb, d’après Le Quotidien du 27 novembre 2003)  

Pascale Mechaâlani accueillera le Nouvel An à Tunis

Les fans de Pascal Mechaâlani seront ravis. Pour fêter le Nouvel An, la ravissante chanteuse libanaise sera, en effet, à Tunis. Un réveillon exceptionnel en perspective, comme le souligne la chaîne TV LBC qui diffuse les clips de la vedette et mentionne ce grand rendez-vous en Tunisie.   (Source : Le portail Babelweb, d’après La Presse du 27 novembre 2003)  

Vient de paraître : Propos changeants sur l’amour, de A. Filali

« Propos changeants sur l’amour » de Azza Filali, paru chez Cérès, est un recueil de quinze nouvelles. Du point de vue de la forme, de l’essence, de la construction, les nouvelles de Filali tente de jongler avec un genre d’écriture ciselé au scalpel, où l’action n’est pas proposée au lecteur mais s’impose d’elle-même comme réalité indépendante. Cela se rapproche des nouvellistes du grand nord tels que le suédois Dagerman.   (Source : Le portail Babelweb, d’après Le Temps du 27 novembre 2003)  

Transfert de technologie : La Tunisie participera à la 5ème convention euro-med

Après la 4ème convention euro-méditerranéenne sur le transfert de technologies, la Tunisie a prouvé qu’elle était à la hauteur des grandes capitales méditerranéennes pour l’accueil des manifestations de haut niveau. M. Luc Caruso, président de la Chambre de commerce italienne pour la France a récemment manifesté son souhait que la Tunisie participe à la 5ème convention qui se déroulera à Gênes en novembre 2004. Il est à rappeler que ces Conventions sont avant tout des journées de présentation de projets et de réflexion sur des problématiques en Méditerranée.   (Source : Le portail Babelweb, d’après Le Quotidien du 27 novembre 2003)  

USA-Risques du bioterrorisme : Les sociétés tunisiennes concernées

La nouvelle loi américaine se rapportant à la lutte contre le bioterrorisme entre en vigueur le mois prochain. Cette nouvelle loi concerne les sociétés tunisiennes qui exportent d’es matières comestibles vers les USA. Ces sociétés doivent impérativement disposer d’un code d’immatriculation délivré par l’organisme américain (FDA). L’enregistrement doit se faire avant le 12 décembre et peut se faire gratuitement à travers le site : www.fta.org   (Source : Le portail Babelweb, d’après Al Bayan du 25 novembre 2003)


سفير تونس الجديد ببارن يقدم اوراق اعتماده

رئيس الكنفيدرالية السويسرية يحي انفتاح تونس ومستوى النمو الذي بلغه اقتصادها قدم السيد عفيف الهنداوي الى رئيس الكنفيدرالية السويسرية السيد باسكال كوشبان الأوراق الذي تعتمده سفيرا للجمهورية التونسية بسويسرا. وكلف الرئيس باسكال كوشبان خلال موكب انتظم بهذه المناسبة في قصر الكنفيدرالية ببارن السفير التونسي إبلاغ الرئيس زين العابدين بن علي أسمى عبارات التقدير والاحترام والتعبير له عن مشاعر الصداقة العميقة للشعب السويسري. وحيا رئيس الكنفيدرالية السويسرية انفتاح تونس ومستوى النمو الذي بلغه اقتصادها معربا عن الاهتمام الكبير الذي يوليه لتدعيم التعاون بين البلدين في جميع الميادين لاسيما على مستوى المبادلات التجارية والاستثمار السويسري في تونس . كما ابرز السيد باسكال كوشبان الأهمية التي تحتلها تونس كوجهة يحبذها السائح السويسري .

(المصدر: موقع أخبار تونس الرسمي بتاريخ 27 نوفمبر 2003)

الطلبة التونسيون بخير على اثر حريق المبيت الجامعي بموسكو

جاء في بلاغ صدر عن وزارة الشؤون الخارجية انه على اثر الحريق الذي نشب بالمبيت الجامعي « باتريس لوممبا » بموسكو تفيد سفارتنا بروسيا ان الطلبة التونسيين لم يصبهم أي أذى وهم يواصلون دراستهم في ظروف طيبة.

(المصدر: موقع أخبار تونس الرسمي بتاريخ 26 نوفمبر 2003)
 

ارتفاع مدخرات النرويج لأجيال المستقبل بنسبة 3.6% في الربع الثالث

أوسلو ـ رويترز: قال البنك المركزي النرويجي أمس ان التحسن الذي شهدته أسواق الاسهم رفع قيمة استثمارات صندوق البترول الذي يدخر جزءا من دخل الثروة النفطية لاجيال المستقبل بنسبة 3.6 في المائة في الربع الثالث من العام. وقال البنك ان قيمة استثمارات الصندوق زادت في الربع الثالث الى 803.3 مليار كرونة (116.5 مليار دولار) من 775.5 مليار كرونة في نهاية يونيو (حزيران) الماضي. وتستثمر الحكومة أموال الصندوق في أسواق الاسهم والسندات الاجنبية للاستفادة منها عندما تنضب الثروة النفطية. وكانت قيمة استثمارات الصندوق 609 مليارات كرونة في بداية العام. وارتفعت استثمارات الصندوق بشدة منذ انشائه عام 1996 وأصبحت الان تمثل 25 الف دولار لكل فرد من سكان النرويج البالغ عددهم 4.6 مليون نسمة. والنرويج هي ثالث أكبر مصدر للنفط في العالم بعد السعودية وروسيا. وقال البنك ان وزارة المالية حولت 21.9 مليار كرونة للصندوق في الربع الثالث.   (المصدر: صحيفة الشرق ألأوسط الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)   والسؤال: ونحن في تونس، سلطة ومعارضة، ماذا ادخرنا لأجيال المستقبل؟؟؟؟؟

 

LANGUE DE BOIS…

Sommaire du point de presse du 24 novembre 2003 de la porte-parole adjointe du Quai d’Orsay:  

1 – VISITE DE M. SOLANA 2 – FRANCE/BRESIL/TOURISME 3 – GEORGIE 4 – BIRMANIE 5 – COTE D’IVOIRE/GABON 6 – GUINEE EQUATORIALE/GABON 7 – COLOMBIE 8 – CROATIE 9 – TUNISIE   (Le batônnier de Tunisie, Béchir Essid, a dénoncé samedi les harcèlements dont sont victimes les avocats et le PS a appelé les autorités françaises à prendre  »toutes les initiatives » possibles auprès de Tunis rappelant la grève de la faim de l’avocate Radia Nasraoui. Quelles démarches entend entreprendre la France à ce sujet?)  »Comme vous le savez, nous suivons avec attention la situation de  Maître Nasraoui. Nous sommes en contact régulier avec les autorités  tunisiennes à ce sujet, dans le cadre de notre dialogue politique étroit et  confiant qui porte sur toutes les questions d’intérêt commun, y compris  sur les droits de l’homme. »   (Comment ces problèmes vont être reflétés dans les préparatifs pour le 5+5 ?)  »Je vous renvoie à ma réponse précédente. » – – – – – – – – – – – – Pour consulter les points de presse précédents : http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp (Source: la liste [diplomatie-actualites] du 24/11/2003 – Point de presse de la porte-parole adjointe du Quai d’Orsay)

 

lettre d’information du site « Tunisie Réveille Toi ! »,

http://www.reveiltunisien.org                 —————–           NOUVEAUX ARTICLES           —————–

 

** نساء الإنتماء**

par ettounsi de TUNeZINE le mercredi 26 novembre 2003   -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=849  

** Appel de Souad Farhat à la solidarité tunisienne **

par Rédaction de reveiltunisien.org le mercredi 26 novembre 2003     -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=846  

** Pétition du CILLF pour la libération de Lotfi Farhat **

par Rédaction de reveiltunisien.org le mercredi 26 novembre 2003    -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=833  

** L’affaire Lotfi Farhat, ou l’art de fabriquer les accusations dans les procès politiques **

par Samir Ben Amor le mercredi 26 novembre 2003   -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=816  

** Lotfi Farhat: L’administration pénitentiaire souffle le chaud et le froid **

par Luiza Toscane le mercredi 26 novembre 2003   -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=806  

** Le prisonnier Lotfi Farhat est en grève de la faim **

par Luiza Toscane le mercredi 26 novembre 2003   Lotfi Farhat, incarcéré à la prison de Gabès, est en grève de la faim depuis mardi 18 novembre, pour protester -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=843  

** QUE DE  MENSONGES ! Réponse aux « précisions » d’une « source officielle » **

par Radhia Nasraoui le mercredi 26 novembre 2003   -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=842  

** Au sujet d’Ettounsi, de Zouhair Yahyaoui et de zaba **

par Rédaction de reveiltunisien.org le mercredi 26 novembre 2003   -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=839  

** Le Général a encore perdu la bataille, nous gagnerons la guerre contre la dictature **

par kheireddine le mercredi 26 novembre 2003     -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=838  

** La prolongation de la tyrannie **

par Al Mouhit le mercredi 26 novembre 2003   Le régime et ses bar   -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=836  

** La Tunisie en bandes dessinées.  **

par Bourguiba le mercredi 26 novembre 2003   -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=841  

** Zaba de pauvres en Tunisie **

par tsar boris le mercredi 26 novembre 2003   -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=848  

** Chirac le tunisien **

par Taoufik Ben Brik le mercredi 26 novembre 2003 -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=850  

** Vitrifions-les 7 fois ! **

par Armayas16 le mercredi 26 novembre 2003   -> http://www.reveiltunisien.org/spip_redirect.php3?id_article=847

 

الحجاب في تونس: ارتداؤه حرية طبيعية يجب ان يكفلها القانون

بقلم: الحنيفي الفريضي – تونس   نشرت القدس العربي 13 تشرين الاول (اكتوبر) 2003 بامضاء سعد عطية من لندن تحت عنوان ردا علي رشاد ابو شاور وسليم مطر . الحجاب قبيح ومؤسف ولا اجماع عليه . افتي من خلاله صاحبه بعري المرأة لغاية التمتع بجمالها لانها اجمل خلق الله في الكون. ان ابسط ما يقال في هذا المقال وامثاله انه يفهم كنه المرأة بأنها متاع للمتعة اي شيئا كسائر اشياء المتعة ويحرمها من كنهها الحقيقي الذي هو الانسانية لان المرأة انسان اولا وحتي اذا كانت جميلة فهي لييست للتمتع ثانيا. يمكن القول اجمالا ان الانسان هو الوحيد من الكائنات الحية الذي خلقه الله وهو في حاجة لكساء جسمه، ولذلك استتر الانسان منذ وجوده الاول بأوراق الشجر ثم بجلود الحيوانات الي ان كيف لباسه تماشيا مع التطور التاريخي، فاللباس اذن صفة اساسية وعنصر اساسي في حياة الانسان لا يمكنه الاستغناء عنه في اية حالة من الاحوال، حتي في الموت فهو يستر بلباس. الا ان هذا اللباس يختلف اولا من قوم لآخر ثم هو يختلف من جنس لآخر وبما ان موضوع هذه الورقة هو لباس المرأة فيمكن القول في موضوعية كاملة التجرد ان اي نوع او اي شكل من اللباس يكون مقبولا طالما لم يكن هناك عري فاحش تنفره النفوس ويأباه الذوق السليم. وفي تونس فان نوعية اللباس المعروف بالحجاب والذي قيل في شأنه تعريفات اخري مثل اللباس الشرعي او الزي الطائفي او اللباس الافغاني قد اثارت بعض الاشكاليات، فمن الغلاة من وصفه بأنه لباس طائفي ولباس افغاني يجب محاربته والغريب ان بعض هذه الاصوات قد صدرت عن بعض التنظيمات التي تزعم الديمقراطية كما ان تعريف اللباس الطائفي لا يستقيم لا واقعا ولا قانونا بالنسبة علي الاقل لبلادنا التي لا تعرف الطائفية التي هي اما هيكلية اجتماعية او عرقية او دينية مثل لبنان، لان تونس علي الاقل في الاغلبية المطلقة لساكنها مسلمة تتبع في اغلبها المذهب المالكي. اما صفة الافغاني فهي بعيدة كل البعد عن الواقع لأن لباس الافغان المتمثل في جلباب اسود يغطي كامل جسم المرأة بما فيه وجهها حيث تظهر في مظهر يختلف كل الاختلاف عن الحجاب الملبوس في تونس. فهو لباس ينفر ولا يشجع علي ان يكون قدوة في التقليد.   وبالتالي يبقي التعريف الصحيح الذي يستند الي الشرع ويتماشي مع الواقع هو اللباس الشرعي او الحجاب علي هيكلته الحالية لباس يكسي كامل جسم المرأة مع غطاء علي الرأس يخالف شكل اللباس الآخر. ان مسألة اللباس وبالتالي ارتداء الحجاب الذي هو جزء منها تعد من الحريات الطبيعية التي في الحقيقة والواقع لا يتدخل فيها القانون الا انه يمكن ايجاد سند قانوني هام في هذا المضمار لمسألة حرية اللباس وبالتالي اختيار الحجاب. فعلي المستوي الوطني يمكن اعتماد الفصل الاول من الدستور الذي يقر بأن تونس دولة عربية دينها الاسلام تونس دولة حرة، مستقلة، ذات سيادة، الاسلام دينها، والعربية لغتها والجمهورية نظامها . وبالتالي فان المرأة التونسية المسلمة لها الحق في اختيار اللباس الذي يقره دين الامة. وكذلك وبنفس الدرجة يمكن اعتماد الفصل الخامس الجديد من الدستور المنقح بموجب القانون الدستوري، وهذا الفصل الجديد بالغ الاهمية في مجال الحريات وحقوق الانسان لانه رفع لاول مرة هذه المسائل الي المستوي الدستوري وجعل من الدولة ضامنة لتطبيقه حسب نصه الحرفي فقرة 1 تضمن الجمهورية التونسية الحريات الاساسية وحقوق الانسان في كونيتها وتكاملها وترابطها . فاللباس غطاء داخل في مجال حقوق الانسان الذي ضبطها هذا الفصل في اوسع مجالاتها كما انه يدخل مباشرة في مفهوم حرمة الفرد في اختيار نوع او شكلية اللباس الذي يرتضيه ذوقه ومستواه وعقله وترتاح له نفسه. اما علي المستوي العلمي فيمكن في رأينا اعتماد الاعلان العالمي لحقوق الانسان في مفهومه العام وفي مادتيه الثانية والعاشرة المتعلقتين بالحريات الاساسية خاصة لاسناد حريــــة اختيار شكل الحجاب كلباس للمرأة التونسية ولكل امرأة في العالم وكذلك كل الاتفاقيات الدولية التي اقرتها تونس في مجال الحريات وحقوق الانسان. في رأيـــنا ان اختيار شكلية الحجاب كلباس لا يمكن تفســـيرها بالجانب السياسي فقط، بل هي نتيجة عديد العوامل الحضارية والسياسية والاجتماعية والمتعلقة بالهوية. فيمكن القول ان المرأة او الفتاة التي تختار الحجاب كلباس، ان تكون لها قناعات سياسية معنية، او ان لا تكون لها اية قناعة او اي التزام سياسي مهما كان نوعه. (المصدر: صحيفة القدس العربي الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)  


خديجة بن قنة تروي لـ »الحياة » قصة ارتدائها الحجاب « بقرار شخصي »

الدوحة – محمد المكي احمد شكلت إطلالة مذيعة الأخبار ومقدمة البرامج السياسية في تلفزيون « الجزيرة » خديجة بن قنة وهي ترتدي الحجاب اثناء تقديمها نشرة الأخبار الاثنين الماضي حدثاً ما زال يشغل المشاهدين. وفي حديث الى « الحياة » امس شددت المذيعة الجزائرية على ان هذا القرار شخصي ولا يعكس توجه القناة ولا علاقة للإدارة الجديدة به. وقالت ان فكرة ارتداء الحجاب راودتها منذ ثلاث سنوات مشيرة الى انها منذ ذلك الوقت كانت مقتنعة بارتداء الحجاب كفرض, لكن « الفكرة كانت تذهب وتأتي كوني وجهاً تلفزيونياً وبسبب حساب رد فعل جمهور المشاهدين وهذه الحسابات كانت تعطلني ». وأضافت انها دخلت في معركة مع نفسها بعد ذلك وسألت عدداً من الفقهاء الذين اجمعوا على ان الحجاب فرض وقالت: « ان الاستثناء الوحيد كان الدكتور حسن الترابي الذي لم يعارض الفكرة لكنه خفف الفكرة بالنسبة الى النساء المشهورات العاملات في التلفزيون وقال انه يكفي ان « يكون اللباس محتشماً », وانها « شخصية محترمة ». وأشارت الى ان آخر الدعاة الذين استشارتهم كان الشيخ عمر عبدالكافي (مصري) الذي تحجبت على يديه فنانات معروفات, وقالت انه اكد لها عندما سألته الأحد الماضي لدى مشاركته في برنامج « الشريعة والحياة » ان « هذه المسألة (ارتداء الحجاب) فرض غير قابل للنقاش ويجب ارتداؤه وأقنعني فلبست الحجاب في اليوم التالي ». ولفتت الى انها قرأت سلسلة كتبها الدكتور عبدالحليم ابو شقة بعنوان « تحرير المرأة في عصر الرسالة » وأكدت ان « هذه السلسلة كان لها تأثير قوي جداً في اقتناعي بارتداء الحجاب ». وروت لـ »الحياة » بداية تفكيرها في ارتداء الحجاب مشيرة الى انها استشارت محمد جاسم العلي المدير العام السابق لقناة « الجزيرة » (قبل نحو عام) عن موضوع ارتداء الحجاب وطلبت منه ان يقف على نبض مجلس الإدارة, وأوضحت ان العلي طلب منها اجراء اختبار كما قال لها ان لا معارضة لارتداء العاملين في « الجزيرة » الحجاب وأن الشرط الوحيد للعمل في القناة هو توافر المهنية والكفاية. وقالت انها ذهبت الى الاستديو وأخذت خماراً ثم اعطت شريط الاختبار الى المدير العام السابق لـ »الجزيرة » الذي اوضح لها ان مجلس ادارة القناة موافق على ارتدائها الحجاب, وأضافت « بعد ذلك بقيت احاول استجماع شجاعتي ووفقت في آخر يوم في رمضان ». ووصفت رد فعل المشاهدين بأنه لا يصدق إذ ظلت هواتف قناة « الجزيرة » تتلقى المكالمات لوقت طويل كما استقبلت الجزيرة نت 1400 رسالة عبر البريد الإلكتروني في يوم واحد (أول من أمس) وكانت « مهنئة وتبارك ارتداء الحجاب ». وسألتها « الحياة » عن الشخصيات التي اتصلت هاتفياً فقالت انها تلقت مكالمات هاتفية من الشيخ عمرو خالد والشيخ القرضاوي والشيخ عمر عبدالكافي وعدد كبير من الناس. وأضافت « ان بعض الناس اجهشوا بالبكاء وفوجئت بردود فعل ايجابية من فرنسا وأميركا والأردن وغيرها », وقالت ان شيرين ابو عاقلة مراسلة « الجزيرة » في الأرض المحتلة اتصلت بالقناة قائلة ان آلاف المصلين في المسجد الأقصى حمّلوها امانة ان تبارك لخديجة ارتداء الحجاب. وعن رد فعل الزميلات في القناة قالت: « رحبن وكنّ فرحات لكن من المؤكد ستكون هناك آراء متحفظة ». وشددت خديجة على انها « الآن معتكفة وأرفض المقابلات الصحافية والتلفزيونية حيث تلقيت طلبات عدة ». وقالت: « ان قرار الحجاب قرار شخصي غير قابل للتسويق الإعلامي لأنه يقوم على قناعتي الشخصية ». وأوضحت « ان زوجها كان أكبر المشجعين لارتداء الحجاب لكنه حاول ألا يؤثر في هذا الأمر ليكون القرار قراري وكانت امنية حياته ان ألبس الحجاب وأنه كان سعيداً وتلقى التهاني بعدما ارتديت الحجاب ».
(المصدر: صحيفة الحياة الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)     

Foulard: annulation en appel d’une sanction prise contre une fonctionnaire

 

    AFP, le 27.11.2003 à 12h49                       LYON (France), 27 nov (AFP) – La Cour administrative d’appel de  Lyon (centre-est) a annulé jeudi une sanction contre une  fonctionnaire exclue temporairement parce qu’elle portait un foulard  islamique.                       « L’autorité disciplinaire » s’est « bornée » à indiquer que Nadjet  Ben Abdallah avait « mis gravement en cause le principe de laïcité de  l’Etat et de neutralité de ses services », sans préciser « les  éléments de fait » qui dans son attitude ou son comportement  compromettaient cette laïcité, a estimé la cour.                       « C’est une femme à qui on ne reproche rien d’autre que de porter  le foulard », a déclaré son avocat, Me Gilles Devers, ajoutant qu’il  prendrait rendez-vous auprès de l’administration dès jeudi soir,  pour organiser le retour de sa cliente dans la fonction publique.                       Le 8 juillet, le tribunal administratif avait rejeté les recours  de Mlle Ben Abdallah, contrôleur du travail dans les transports à  Lyon, qui demandait l’annulation de sanctions prises par les  ministères des Affaires sociales et des Transports, ses autorités  conjointes.                       La question du port du foulard dans les écoles, mais aussi dans  l’administration est un sujet âprement débattu en France depuis  plusieurs années.                       Jeudi matin, une adolescente de 12 ans, a été définitivement  exclue du collège de Thann, dans l’est de la France, parce qu’elle  refusait d’enlever son foulard.                       Lundi, une femme qui venait de prêter serment comme jurée  d’assises à un procès à Bobigny (région parisienne) a été remplacée  d’office parce qu’elle voulait siéger en portant son foulard, sur  requête expresse du ministre de la Justice Dominique Perben.     

 L’invité Taoufik Ben Brik Kalima, Tunis 

Chirac le Tunisien

Né en 1960 à Jerissa (Tunisie), Taoufik Ben Brik est journaliste et écrivain. Opposant déclaré au régime de Ben Ali, il a fait une grève de la faim de quarante-deux jours d’avril à mai 2000 pour protester contre les atteintes aux droits de l’homme du régime tunisien. Dernier ouvrage publié : Ben Brik président (éditions Exils, Paris, 2003). Il faut lancer un SOS. Chirac est parmi nous, en Tunisie, en ce début de mois de décembre. Il préside de près à nos destinées. Revendiquons le droit d’élire le président français. Comme ça, il sera comptable de ses décisions devant nous, les Tunisiens. C’est la traduction du SOS. La tension monte. Chirac lâchera-t-il le président tunisien Ben Ali ? Pétera, pétera pas ? Aura-t-il le dos tourné ? Fermera-t-il les yeux ? Pourquoi ? Parce que 5 % de croissance, parce que miracle, parce que pays stable, parce que marché des manuels scolaires français. Mais la démocratie ? Mais les droits fondamentaux ? Mais la liberté d’_expression ? Mais l’indépendance de la justice ? Mais l’alternance ? Vos gueules, les curetons, vos gueules, les gauchistes, avec vos utopies arriérées ! Faites la grève de la faim ! Ben Ali Machin, Ben Ali Truc, Ben Ali Tarzan, Ben Avi, Ben Ali Nausée… Sur le chemin de l’aéroport qui mène Chirac au palais de Carthage, des mégaposters de Ben Ali se succèdent. Il va le dire, Chirac, il va le dire sans détour, il va se prononcer contre le maintien de Ben Ali au pouvoir. Il va faire écho à l’aspiration des Tunisiens. Non, Chirac n’est pas le faux-monnayeur qui fait l’éloge des tyranneaux de sous-préfecture. Non, il ne vient pas couvrir d’éloges son hôte de Carthage, « l’homme d’Etat qui incarne la Tunisie nouvelle », qui a engagé son pays sur la « voie de la modernisation, de la démocratie et de la paix sociale ». Non, il ne vient pas changer les capotes en culottes. Il vient en ami au chevet de sa Tunisie encagée. Il cherche son double décimètre pour mesurer le peu d’espace de liberté qui nous reste. Et le multiplier pour obtenir une surface à la mesure de l’homme. Mais il pourrait le mesurer autrement : avec des carottes, avec des matraques. Il pourrait le mesurer avec un barreau de prison. Il pourrait le mesurer avec un bâillon. Chirac gueule. Ce n’est pas sous le manteau, dans les coulisses, dans les marges ; c’est dans la rue, en plein meeting populaire, au coeur même du pays qui est le sien. Chirac a ouvert les yeux sur l’envers du « miracle tunisien ». Il n’est plus dupe. Il a découvert que les opposants, telle l’avocate Radhia Nassraoui, sont sans cesse victimes du harcèlement policier et de l’arbitraire du pouvoir de Carthage, que les journalistes font l’objet de tentatives de meurtre, tel Riadh Ben Fadhel, blessé par balles à la suite d’un article dans lequel il exhortait Ben Ali à préparer l’alternance. Chirac regarde désormais d’un autre oeil la beauté touristique quadrillée de sombres uniformes (la Tunisie compte un policier pour cent habitants, soit dix fois plus que la France), un peuple placé sous surveillance constante, un pays gouverné par la terreur et l’intimidation, par un régime qui se maintient par la peur que font régner ses « visiteurs de la nuit », par un chef d’Etat « élu » à 99 % des voix et qui n’a pas hésité à réformer la Constitution pour garantir sa « réélection » en 2004. Une fois dans ma vie, au moins une fois avant de mourir, j’aimerais… Vous aimeriez quoi ? Quelque chose qui fait qu’après vous puissiez dire : « Maintenant, je peux mourir sur mes deux oreilles. » Comme : « Bienvenue, entrez. Voici l’endroit où vous allez passer le reste de votre vie. Ça s’appelle le futur sans Ben Ali. Votre futur. » Ce qui sera des mensonges, mais l’homme s’arrange souvent pour croire à ses propres mensonges. Quand il dit que « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », on se rassure. La plupart du temps, les imbéciles changent.
 
(Source: courrierinternational.com  27 novembre 2OO3 )

En couverture   –  LES FILS D’AL QAIDA

Islam contre islam

D’un côté, Al Qaida ; de l’autre, l’islamisme turc de l’AKP. La première prend sa source dans l’islam asiatique, le second dans l’islam méditerranéen, rappelle Al Hayat. AL HAYAT Londres   CONTEXTE Casse-tête « Les autorités turques semblent être surprises par l’existence d’une infrastructure terroriste locale. Pourtant, dans leur lutte contre le PKK, les services de sécurité turcs avaient déjà eu recours aux ‘services’ du Hezbollah, principalement implanté dans le Sud-Est anatolien. Ce faisant, il semble que l’Etat turc ait répété l’erreur qu’Israël avait commise en instrumentalisant les Frères musulmans palestiniens contre l’OLP, préparant ainsi le terrain à l’établissement du Hamas », estime Ha’Aretz. Quelle était au juste la cible que visaient les terroristes en s’attaquant à deux synagogues, puis au consulat de Grande-Bretagne à Istanbul et à l’une des banques de la ville ? Visaient-ils les juifs uniquement parce qu’ils sont juifs ? Certes. Ou bien les symboles de la présence militaire, politique et financière occidentale ? Certainement. Etait-ce le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP, islamique) qui était visé, ce parti qui, ayant adopté un islam ouvert et fixé sur l’Europe, est sorti du cercle de l' »intégrisme djihadiste » ? Assurément. Les derniers incidents de Turquie, bien qu’ils s’inscrivent dans une série d’actes terroristes frappant indifféremment les occupants américains en Irak, les représentations de l’ONU ou de la Croix-Rouge internationale, semblent annoncer quelque chose de nouveau : le début d’une confrontation, indirecte bien sûr, entre deux militantismes islamiques ou du moins qui se réfèrent à l’islam. Le premier est symbolisé par l’organisation Al Qaida, suivie par de nombreux autres groupes ; le second est représenté par l’AKP, dont les déclarations et les comportements dans l’exercice du pouvoir indiquent qu’il tend vers un islam intégrant la démocratie ou en tout cas s’y ralliant, donc un « islam de gouvernance », un islam responsable, et non plus cet islam ayant pour unique objectif l’opposition systématique et la rupture avec le consensus international. Si nous prenons au sérieux ces différences, nous pouvons remarquer que l’islam politique au pouvoir en Turquie jouit d’une vertu essentielle et paradoxale. C’est un islam politique « atatürkiste », qui a certes reproché à Atatürk son laïcisme radical, mais qui a intégré l’ancrage de la Turquie dans l’Occident. Se pourrait-il alors que la souche plantée par Mustafa Kemal dès la fin de la Première Guerre mondiale ait poussé, solide et forte, jusqu’à s’épanouir en une culture politique « nationale » pour tous les Turcs ? Il se peut alors que les divergences entre le fondamentalisme islamique violent et le gouvernement de l’AKP aient dépassé le cadre de la Turquie pour former le début d’une bipolarisation au sein même de l’islam contemporain : d’un côté, un islam intracontinental et assez largement asiatique ; de l’autre, un islam méditerranéen, se trouvant jusqu’à tout récemment en déclin ou en repli. L’islam continental, en dehors du fait qu’il a choisi de se conformer à la plus stricte des écoles de l’islam [le wahhabisme], a puisé sa vitalité intellectuelle et doctrinale dans les courants idéologiques venus principalement du sous-continent indien, alors confronté à l’occupant britannique et plongé dans d’interminables querelles confessionnelles. Très vite, son influence s’est étendue à l’ensemble du monde musulman et à ses mouvements intégristes. Tous ces courants ont développé de l’hostilité envers l’Occident, sans expérience historique de rencontre avec celui-ci, sauf peut-être sous sa forme coloniale. L’islam méditerranéen, lui, possède une expérience de l’Occident étalée sur de nombreux siècles. L’islam méditerranéen, en effet, s’est épanoui jadis en Andalousie et en Sicile. Sa relation avec l’Europe est très ancienne et très complexe. Cette longue fréquentation, traversée de guerres terribles, souvent fondée sur la peur et l’hostilité, était faite également d’influences mutuelles dans tous les domaines, avec des liens très étroits que l’on ne peut réduire à la seule dimension militaire. S’il est vrai que cet islam méditerranéen a subi un revers avec la chute de l’Andalousie, il a tout de même continué à exister, peut-être sous une forme anémiée ou microscopique, dans les premières tentatives du mouvement réformiste musulman au XIXe siècle. A l’époque, on tentait de concilier (non sans une certaine naïveté) ce qui avait permis le progrès des sociétés occidentales avec la foi musulmane. Cet esprit réformiste n’a jamais pu se satisfaire du refus pur et simple [des avancées de l’Occident, comme le font les fondamentalistes]. On a vu des institutions comme la mosquée Az Zaytuna, en Tunisie, promulguer, en 1830, une fatwa adoptant la théorie de Galilée. Quelques années plus tard, en 1848, une autre fatwa interdisait l’esclavage [la France le faisait la même année]. Dans la seconde moitié du XIXe siècle et avant le protectorat français, Az Zaytuna entreprenait une réforme de son enseignement, en faisant une large place à l’étude des langues étrangères et de certaines sciences modernes. Plus tard, parmi les diplômés de cette institution, on comptera le réformiste Taher al-Haddad, qui prônera la libération de la femme musulmane, pendant qu’un autre cheikh de la Zaytuna, Fadhel Ben Achour, s’illustrera comme figure du mouvement syndical tunisien. Il ne fait aucun doute que les réformes que proposa [le premier président tunisien] Habib Bourguiba n’auraient pas été possibles sans le climat éclairé institué par la mosquée Az Zaytuna. Cet islam méditerranéen, dont l’héritage historique est fait de souplesse, a décliné au cours des derniers siècles, par la force des choses et en raison des contraintes géographiques, face au « militantisme djihadiste » venu de l’intérieur du continent – du moins jusqu’à cette dernière tentative turque [la victoire du parti islamique de l’AKP] pour le ressusciter et le relancer… Cet islam trouvera-t-il un écho sur les rives arabes de la Méditerranée ? Saleh Bachir
 
(Source: courrierinternational.com  27 novembre 2OO3 )

 

Une Fallaci islamiste

La fille du vieux cheikh vient de faire paraître un livre-réquisitoire contre la culture occidentale. L’historien tunisien Mohamed Talbi en fait ici le commentaire. Par: Mohamed Talbi   Pour comprendre l’ouvrage Toutes voiles dehors. À la rencontre du message coranique(1) de Nadia Yassine, digne fille de son père, le réformiste marocain salafiste, c’est-à-dire passéiste, il faut le situer dans son contexte. Il faut se souvenir du chanteur de charme italien Berlusconi, si fier d’être de culture occidentale, tellement supérieure à la musulmane. Du pasteur américain Franklin Graham, pour qui l’islam est « une religion satanique et malfaisante », ce que le président Bush, pour libérer l’Irak du satanisme, synthétisa dans sa célèbre formule qui, quoi qu’il fasse, lui collera à la peau, désignant l’Islam comme « l’axe du Mal ». Et bien sûr d’Oriana Fallaci qui, avec force, exprime dans son fameux ouvrage La Rage et l’orgueil(2) le dégoût que lui inspirent non seulement la culture musulmane, mais « l’homme arabe ». Le livre de Nadia Yassine est, dans sa première partie, de la même encre. C’est un pamphlet, où elle rend coup pour coup, avec le même simplisme. Dans sa deuxième partie, où elle défend le réformisme de son père, il est, pour le moins, d’une naïveté désarmante. Son seul intérêt réside dans sa valeur de témoignage. L’Islam est encore aujourd’hui traumatisé, non par le 11 septembre qui, situé dans une perspective historique d’ensemble, est pour nous un non-événement, mais par la colonisation qui tente de retrouver un nouveau souffle, à la fois dans le langage des nostalgiques de la situation où il était en 1920, totalement dominé par l’Occident expansionniste et civilisateur, et dans les interventions militaires qui, reprenant la politique du rolling-back de Foster Dulles envers le communisme, tentent de le ramener à cette situation ou à quelque chose d’approchant. Le plus grand sociologue de l’Islam au siècle qui vient à peine de faire ses valises, Jacques Berque, juste après la fin de la guerre d’Algérie, écrivait en 1964 à propos de « l’action du colonisateur » : « L’un des effets les plus lourds de cette action, c’est que, dans une société donnée, elle dissocie la liaison nature-culture qui était propre à cette société. Elle le fait d’abord en dévaluant la culture indigène. Elle imprime un désaxement général à toutes les catégories de la vie locale. La religion devient superstition ; le droit, coutume ; l’art, folklore : le tout par rapport aux catégories correspondantes du système importé. »(3) Les blessures des anciens colonisés, toujours ravivées par les nostalgiques de l’époque bénie de la domination sans voile de l’Occident triomphant et sûr de son bon droit, ne sont pas encore définitivement cicatrisées. Les islamistes, plus que les autres, sont toujours sous le choc, ce qui explique non seulement leur langage, mais aussi leur navigation à contre-courant. Alors Nadia Yassine sort ses griffes. Elle fait exactement comme le colonisateur décrit par Jacques Berque, et ceux qui aujourd’hui tiennent toujours le même langage et épousent le même comportement. Elle, diplômée des écoles de la mission française et artiste peintre, déprécie la culture occidentale et n’y trouve rien de bon. L’idée qui domine est : l’Occident est décadent et pourri, et sa culture nulle. Le style est emporté, acerbe, sans nuance, et les formules sont souvent lapidaires, cinglantes. Comme « la Fallaci », elle est pleine de rage et d’orgueil. La Fallaci ferait bien de lire le livre. Elle y trouverait son image dans le miroir brisé de l’autre. En résumé, l’Occident est « monde de laideur » (p. 45). Il est celui des skinheads et des drogués. Sa « musique infernale télécharge la haine ». Elle prémédite le crime et l’orchestre « en musique ». En se déchristianisant, il a perdu son âme. « La spiritualité chrétienne, chassée par la porte revient par la fenêtre, parfois par les égouts. Cette fascination générale pour la magie noire, très palpable dans les sociétés modernes, est significative. Ne dit-on pas d’ailleurs « messe » noire pour désigner des pratiques diaboliques ? » « On appelle cela modernité… » (p. 50). Très apparemment Nadia Yassine est satisfaite que l’Islam en soit préservé. De cette situation catastrophique, la culture occidentale est responsable, et plus particulièrement le siècle « des Lumières ténébreuses » (p. 59), dont Descartes est le principal coupable. « On peut sans ambages inculper Descartes d’être le chef de file de la rébellion contre un monde où Dieu est trop présent » (p. 63). Il a chassé Pascal, et préparé la voie à Voltaire, « ce singe de génie, chez l’homme en mission par le diable envoyé, dira si bien Victor Hugo » (p. 60). « Dors-tu content Voltaire, et ton hideux sourire ? » Mais le mal absolu, c’est Darwin, et le responsable du darwinisme, c’est le christianisme : « Le christianisme, tel que déformé par les évangélistes, puis enseigné par l’Église au cours de longs siècles, est rébarbatif » (p. 82). Ses adeptes « se contentaient de venir se desquamer de leurs péchés dans leurs confessionnaux purificateurs… avant de vaquer tranquilles à collecter d’autres vilaines actions en attendant la semaine suivante. Leurs saints hommes ont en leur possession une gomme magique qui efface le passif de votre bilan : elle a la forme d’une croix » (p. 83). L’ouvrage de Nadia Yassine, comme celui de la Fallaci, s’explique, en sens opposé, par l’après-11 septembre. Ils sont tous deux consternants, et ils nous permettent de mesurer l’ampleur du préjudice causé aux relations Islam-Occident. Nous sommes loin du temps où le réformiste Abdû (mort en 1905) admirait la civilisation occidentale, du temps où, avec Afghâni, il avait fondé à Paris en 1884 son hebdomadaire L’Anse solide. Nadia Yassine se réclame d’al-Bannâ (1906-1949), le fondateur des Frères musulmans, et de Sayyid Qutb, pendu au Caire en 1966, qui détestait le matérialisme occidental tel qu’il l’avait découvert aux États-Unis. Elle appartient au mouvement fondé par son père, Al-Adl wal Ihsane (Justice et Bienfaisance), un mouvement qui, insiste-t-elle, « prône depuis trois décennies la non-violence » (p. 8). Dans quel but ? Elle se réfère à un ouvrage de son père, le seul en français sur une trentaine en arabe. « Islamiser la modernité est le titre de ce livre qui défend l’idée que les musulmans ne doivent pas rejeter la modernité ni la détruire, mais l’apprivoiser et l’islamiser afin de pouvoir redonner le message libérateur de l’Islam en cadeau à l’humanité » (p. 8). Fort bien. Mais comment ? Bien sûr, en rejetant d’abord la culture occidentale dans sa totalité, ce qui explique le réquisitoire dont elle est l’objet et par lequel débute l’ouvrage, depuis sa peinture – Picasso est un « témoin de la bêtise humaine » et « seulement un amuseur public » (p. 48) – jusqu’à sa philosophie, en passant par sa musique. Tout un capital à jeter aux ordures. Quelle modernité « apprivoiser », et qu’en reste-t-il ? Nadia Yassine propose des antidotes (p. 182), et en premier lieu le Coran : « Le message coranique est notre bouée de sauvetage individuelle et collective. Le Coran propose l’accès à des cimes accessibles et invite à un équilibre bénéfique entre la matière et l’esprit. Il rappelle au divin qui luit au fond de chaque coeur et qui est susceptible d’être déterré et dépoussiéré pour que soit heureux l’homme, ici et dans la Vie dernière » (p. 182). Je suis musulman. Je ne peux qu’acquiescer. La supercherie, qui est celle de tous les salafistes passéistes raisonnant en termes de retour à une perfection incarnée par les Anciens, et fixée par une charia définitivement élaborée et dont l’ijtihâd ne peut jamais remettre en question les acquis déjà définitivement établis car bons pour tous les temps et tous les lieux, consiste à confondre Coran et charia. Nadia Yassine ne conteste justement jamais la charia au nom du Coran. Pour elle, « apprivoiser » la modernité et l’islamiser consiste dans une application stricte de la charia, dans toutes ses règles déjà acquises. En matière de voile et de statut de la femme d’une manière générale, avec polygamie et répudiations à gogo réservées à l’homme. En matière de peine capitale pour ridda (« apostasie » ou « blasphème »), c’est-à-dire pour délit d’opinion. En matière de lapidation pour adultère et actes similaires dont sont victimes en pratique exclusivement les femmes – la preuve étant rendue impossible à établir pour les hommes par la charia faite sur mesure par les hommes pour les hommes, ce qui ne gêne pas Nadia Yassine. En matière de sanctions mutilantes. Et j’en passe. Islamiser la modernité à la manière du cheikh Yassine, de sa fille et disciple, et de tous les salafistes, consiste à prendre le pouvoir par des voies démocratiques et sans violence – celle-ci a prouvé son inefficacité – pour revenir au Meilleur des mondes, celui des Anciens, et promouvoir une société pour le moins sur le modèle saoudien, et dont le modèle le plus parfait est celui des talibans. Justice et Bienfaisance, qui n’en rêve ? Mais ce n’est pas le salafisme qui y mène. Le drame de l’Islam aujourd’hui est d’être bloqué, verrouillé, par la charia, de confection humaine et totalement inadaptée à notre monde et à nos besoins. Si on ne fait pas sauter le verrou de la charia, aucune modernité, aucune démocratie n’est possible. Or la charia n’oblige pas. Elle est effort humain daté. Seule la Parole de Dieu, sans cesse actualisée dans l’instant, oblige 1. Alter Éditions, Épinay-sur-Seine, 2003. 2. Éd. Plon, Paris, 2002. 3. Dépossession du monde, nouvelle édition augmentée, éd. du Seuil, Paris, 1994, p. 101.
(Source: JA/L’Intelligent N°2237 du 23 au 29 novembre 2003)


الجذور الاستبدادية في التجربة الفرنسية

بقلم: د. رفيق عبد السلام (*)

لسنا مبالغين إذا قلنا ان هناك نزرا غير قليل من المشكلات السياسية التي نعانيها في المنطقة العربية-خاصة الجناح المغاربي منها- إنما تعود إلى ثقل التأثيرات الفرنسية سواء كان ذلك بفعل مخلفات الحقبة الاستعمارية، وما خلفته وراءها من بنى تسلطية للدولة وآليات الحكم، أو بفعل تأثيرات الرؤية والخيارات السياسية على نخب الحكم والثقافة في المنطقة، ولعل أكثر المقولات شيوعا وتأثيرا هي مقولة اللائكية أو العلمانية الفرنسية، ولعله من المناسب هنا التوقف عند بعض الأبعاد التسلطية والمخيفة في تجربة اللائكية (العلمانية) الفرنسية، فنحن ممن يزعم أن هذا هو مكمن الداء وليس الموروث الاستبدادي الشرقي على ما يذهب إلى ذلك الكثير من المثقفين والسياسيين العرب والغربيين. تتأسس اللائكية الفرنسية على وطأة ثقيلة وواسعة النطاق للدولة، وتقوم هذه النزعة التدخلية الواسعة على دعامتين نظريتين: أولا اعتبار الدولة اللائكية ضمانة الوحدة والنظم الاجتماعيين، بحكم قدرتها «الخارقة» على تجاوز الانقسامات الاجتماعية والقيمية التي تنخر الجسم السياسي، ومن ثم قدرتها على التعبير عن المصلحة العامة والمجردة، وتتأسس هذه الفكرة بدورها على تقليد أنواري مبكر يشدد على شفافية السياسي، وقدرته على « بلورة » الإرادة الكلية . فقد اعتبر روسو مثلا الدولة الإطار المعبر والمجسد للإرادة الكلية للمواطنين، وهي إرادة ناظمة ومتعالية في ذات الوقت عن مجموع المصالح الفردية والجزئية، كما أعاد الفيلسوف الألماني هيجل استلهام هذه الفكرة في مرحلة لاحقة في القرن التاسع عشر من خلال تشديده على فكرة الدولة الكلية المجردة والجامعة للفضائل السياسية والأخلاقية، والقادرة في ذات الوقت على ضمان وحدة المجتمع المدني المنقسم على نفسه من جهة المصالح والمعايير الأخلاقية. ثانيا الدولة عند اللائكيين الفرنسيين ليست مجرد أداة لإدارة الشأن العام بل هي «صوت الأمة»، وموضع حلول العدالة الكاملة والخير الأعظم، وهذا ما يعطيها مشروعية التدخل لفرض قيمها وتصوراتها المفترض فيها ان تكون القيم العامة والكلية للمجتمع. هذا ما يفسر فشل رجالات الثورة الفرنسية فيما نجح فيه أقرانهم من رجالات الثورة الأمريكية. فبينما عمل الفرنسيون على وضع السلطة – بما في ذلك في تعبيرها الأكثر كثافة الدولة- فوق المجتمع، واعتبارها الضامن الأكبر لقيمة الحرية، فإن الأمريكيين حافظوا على درجة عالية من التحفز والتحوط من غائلة السلطة، ومن ثم عملوا على وضع أكثر ما يمكن من الحواجز والكوابح أمامها، مع السعي إلى تحويل مركز الثقل من الدولة إلى الوحدات الصغرى للمجتمع المدني، مستفيدين من فكرة مونتسكيو في توزيع السلطات والحد من تمددها أكثر من أقرانهم الفرنسيين. تراهن اللائكية الفرنسية على إخلاء المجال العام من سيطرة الدين وملئه بالقيم الثقافية الدهرية، وتعد المدرسة والمؤسسات التعليمية عامة من أهم أذرعها في إشاعة هذه الثقافة. فالمدرسة عند اللائكيين الفرنسيين ليست مجرد فضاء للتعلم أولصقل مواهب الطفل وتهذيب حسه المدني، بقدر ما هي الحقل المثالي لإعادة صنع طبيعة ثانية لدى الطفل تقتلعه من المحيط الاجتماعي والأسري، إذ يراهن اللائكيون على تغيير بنية المجتمع من خلال أدوات الدولة، وعلى إعادة بناء العقليات وأنماط التفكير والعيش من خلال مؤسسة المدرسة، ولذلك تتوجس اللائكية الفرنسية من كل مظاهر التعبير الديني سواء في شكله المؤسسي أو حتى الفردي. هذا ما يفسر المعركة الشرسة التي أثارها حدث بسيط- ربما لا يثير مجرد التساؤل في الولايات المتحدة الأمريكية وبريطانيا وبعض البلاد الأروربية الأخرى- وهو اصرار بعض الفتيات المسلمات على ارتداء الحجاب داخل مدارسهن، فقد نظر لهذه الظاهرة باعتبارها تهديدا لقيم اللائكية برمتها، الأمر الذي يستوجب تدخل الدولة بكل ثقلها، وهي ظاهرة مازالت تشق المؤسسة السياسية والفكرية الفرنسية إلى يومنا هذا، ومازالت تثير معارك ساخنة لم يهدأ لهيبها بعد.  فاللائكية الفرنسية لا تكتفي بتحرير السياسي من سيطرة الكنيسة بل تراهن على مقارعة الدين عامة وطرده من الفضاء العام لتحل محله « القيم اللائكية الصلبة »، وهنا تحل المدرسة محل الكنيسة في إعادة صياغة الوعي الفردي والجماعي. فقد كتب فردينان بويسون في معرض دفاعه عن مشروعية المدرسة اللائكية بديلا عن المدرسة الكنسية زمن الجمهورية الثالثة سنة 1912 ما يلي «إن للكنيسة معقوليتها الخاصة ومن ثم ليس أمام المرء إلا أن يكون معها أو ضدها، كما أن المدرسة اللائكية هي الأخرى ليست شيئا بلا اسم أو شخوص محددة وبالتالي على المرء أن يختار بين المدرسة العقلانية او المدرسة الاكليروسية لأنه لا توجد منطقة وسطى بينهما». يجب التنبيه هنا إلى ان اللائكية الفرنسية تعتبر حالة خصوصية و فريدة من نوعها حتى مقارنة بالتاريخ السياسي الأوروبي والأمريكي، خصوصية تستمد ملامحها العامة من سياقات التجربة الفرنسية ذاتها، فلا ننسى هنا أن هذا الدور المركزي الموكول للدولة الجمهورية ليس إلا استمرارا وتكثيفا لدور هذه الدولة في صنع الأمة، خلافا لكثير من البلدان الأوروبية الأخرى التي كانت فيها الدولة استجابة لاحقة لتشكل الأمة، إلى الحد الذي يمكن القول ان تاريخ فرنسا الحديث هو بدرجة أولى تاريخ الدولة الصاهرة والصانعة للأمة القومية. فكل ما فعلته الثورة الفرنسية كان تعميق هذه الأبعاد التسلطية المختزنة في التاريخ السياسي الفرنسي، ففرنسا مثلا حاولت أن ترأب التصدعات التي خلفتها الحروب الدينية للقرن السادس عشر عبر إقامة ملكية إطلاقية ومركزية غير مسبوقة، في حين أن أقرانهم الانجليز حاولوا تجاوز مخلفات الحروب الدينية وثورتي 1640 و1688 عبر توسيع سلطة البرلمان والمؤسسات الوسيطة مع التخفيف من وطأة الملكية.
(*) باحث تونسي مقيم في بريطانيا   (المصدر: صحيفة الشرق القطرية الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)


المغرب: جدال محتدم حول تعديل قوانين الاحوال الشخصية يطال المرأة والزواج المبكر والطلاق

تطوان ـ القدس العربي شكلت ندوة اقيمت في المغرب حول قوانين الاحوال الشخصية والمصادر الشرعية الاسلامية وحملت عنوان نظام الأسرة بين مقاصد الشريعة ومتغيرات الواقع ونظمتها اللجنة الثقافية للمكتبة العامة والمحفوظات في مدينة تطوان محطة بارزة في مسيرة النقاش الذي لا يزال محتدما في البلاد حول التغيرات التي جاءت بها مدونة الأسرة، اذ طالبت بايجاد حلول واجوبة علي مجموعة من الاسئلة والقضايا التي يفرضها الواقع الاجتماعي، كما اعتبرت الندوة أن الاشكاليات المتعلقة بمدونة الاحوال المدنية تجب معالجتها من منطلــــق نظرة شــــمولية متكاملة بدل التعامل مع كل منها في شــكل جزئي، الا انها خرجت بالتأكيد علي أن مشاكل المجتمع هي بالاساس تربوية وغير متعلقة بالقوانين، مشددة في هذا السياق علي أن الشريعة تعد مصدرا أساسيا للتشريع، كما طالبت الندوة بتوفير مناخ لتنفيذ الإصلاحات. واعتبرت الدكتورة آمنة المسعودي الباحثة في مجال الأسرة والمجتمع أن التغييرات الاخيرة في مدونة الأحوال الشخصية والتي تعود عام 1993 جاءت بعد نضال طويل في هذا المجال، متسائلة في الوقت نفسه عن الامكانيات التي توفرها هذه التغييرات في إحداث تحول في وضع المرأة وتأثر هذا الوضع بالواقع الاقتصادي للبلاد في ظل مواصلة تطبيق تغيرات هيكلية انعكست بحسب رأيها سلبيا علي المجتمع. وذكرت المسعودي أن عولمة الاقتصاد أثرت علي المرأة والمجتمع في مختلف المناحي، منها الدخل والخدمات الاجتماعية والصحة والتعليم والسكن والعمل، كما استعرضت بعض الضوابط التي أتت بها مدونة الأسرة ومنها تحديد الحقوق وخلال وقت مناسب في مسألة الطلاق والنفقة واستشهدت بدليل وجود 40 ألف قضية طلاق بدون حكم نهائي. من جهته، استعرض محمد بوستة رئيس اللجنة الاستشارية الملكية لتعديل مدونة الأحوال الشخصية خلال الندوة المذكورة وهي اول مشاركة علنية له، الاسباب التي دعت الملك محمد السادس إلي التدخل وتشكيل لجنة للنظر في العديد من القضايا المثارة والتي كادت الخلافات حولها ـ حسب قوله ـ أن تؤدي إلي انشطار داخل المجتمع المغربي. وقال بوستة ان اللجنة الأولي التي كلفت في اعادة النظر في قوانين الاحوال المدنية والتي ترأسها إدريس الضحاك بذلت مجهودا كبيرا رغم حدة المناقشات واشكالية المعطيات، مشيرا الي تطور الاجتهاد في الأحوال الشخصية مستعرضا المراحل التي قطعها. وقال بوستة ان المغرب ومنذ استقلاله كان دائما يراعي الشريعة الإسلامية في اية اتفاقية يوقعها مع جهات اوروبية وامريكية وتشمل الجانب الاجتماعي، نافيا أن تكون الإصلاحات المغربية في القوانين الشخصية ناتجة عن تأثيرات من طرف جهات غربية. وقال ان التعديلات التي اجريت علي مدونة الاسرة ستضمن العدل والمساواة لصالح المرأة والطفل وكافة افراد الأسرة، مضيفا أن المدونة الجديدة ستعطي نفسا جديدا للقضاء وموقعا متميزا للأسرة والمرأة علي وجه الخصوص، مقرا في الوقت نفسه بان التعديلات ليست كافية وإنما هي خطوة خطاها المغرب مع المحافظة علي المرجعية الإسلامية كأساس . واشار إلي ان الملك اشرف علي إخراج المدونة بعد أن فصل في المسائل الشائكة. إلي ذلك أوضح بوستة أن الولاية لا تزال قائمة بالنسبة للقاصرة، وأن الزواج يمكن أن يتم اذا كانت العروس تحت سن 18 سنة في حال تقديم تبريرات يقبلها القاضي، مشيرا الي ان معدل سن الزواج في المغرب بالنسبة للبنات يصل إلي 26.5 في حين يتراوح بالنسبة للرجال من 29.5 إلي 30 سنة وأن القوانين المدنية المتعلقة بالطلاق انما تخضع الموضوع لمراقبة القضاء دون ان تمس بما جاء في الشريعة الاسلامية والغرض من ذلك هو تلافي الطلاق العشوائي أو محاولة الحد منه. وكان الملك محمد السادس اقر في خطاب القاه الشهر الماضي امام البرلمان المغربي مجموعة من التعديلات علي قانون الاسرة علي طريق ترسيخ المساواة بين الجنسين وحماية المرأة من طلاق تعسفي.   (المصدر: صحيفة القدس العربي الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)  

مسؤولة بوزارة العدل الامريكية تزور الجزائر لبحث التعاون الامني

الجزائر ـ يو بي آي: دعت سوزان هايدن الخبيرة والمستشارة في وزارة العدل الامريكية إلي تعزيز التعاون بين بلادها والجزائر للقضاء علي اسمته الارهاب. وأوضحت هايدن التي تزور الجزائر منذ يوم الاثنين ان القضاة في البلدين لهم نفس الانشغالات ، مشددة علي ضرورة التعاون أكثر بين البلدين خاصة في مجال محاربة الإرهاب ، لافتة الي ان الجزائر لها تجربتها الخاصة في ذلك ، ومؤكدة حرصها علي وضع كل خبرتها لمساعدة الجزائر في هذا المضمار. وجاء في بيان وزارة العدل الجزائرية نشر يوم الثلاثاء أن المستشارة الأمريكية التقت مع وزير العدل الجزائري الطيب بلعايز وبالأمين العام للوزارة، بحضور السفير الأمريكي في الجزائر ريشار إيردمان. وأوضح البيان أن اللقاءين تناولا الإصلاحات التي شرعت فيها الجزائر في قطاع العدل وسبل تحديثه، مضيفا أن الطرفين تناولا أيضا كيفية سن القوانين الكفيلة بحل المشاكل الدولية لا سيما في مجال مكافحة الإرهاب وتبييض الأموال. يشار الي ان المحادثات التي جرت مؤخرا بين الجزائر وواشنطن في المجال القضائي، خصوصا حول مسألة تبادل المجرمين بين البلدين لم تكلل بالنجاح وهو ما اكده وليام برنز في زيارته الأخيرة للجزائر. وكان الرئيس بوتفليقة أكد خلال لقائه الشهر الماضي في الجزائر ببرنز مساعد وزير الخارجية الامريكية لشؤون الشرق الأوسط وشمال إفريقيا ان الجزائر تقف بقوة مع واشنطن في محاربتها للإرهاب. ودعمت واشنطن الموقف الجزائري بإعلانها علي لسان برنز عن التوقيع مع الجزائر علي اتفاقية بيع أسلحة متطورة لمحاربة الجماعات المسلحة الجزائرية، وهي الأسلحة التي رفضت باريس طيلة سنوات التسعينيات بيعها للحكومة الجزائرية بسبب خوفها من عمليات انتقام قد تشنها خلايا الجماعات المسلحة الموجودة علي أراضيها. وكانت صحيفة كوتديان دورون الجزائرية اشارت في ايلول/سبتمبر الماضي الي أن زيارة الجنرال الامريكي تشارلز، والد مساعد قائد القوات الأميركية بأوروبا، إلي الجزائر كانت من أجل التفاوض مع الجزائر حول إقامة قاعدة عسكرية أمريكية للتجسس في الصحراء الجزائرية لمنع تسلل تنظيم عناصر القاعدة الي إفريقيا من الساحل الغربي، تأكيدا لرغبة بوش عدم ترك افريقيا للإرهابيين ، وهو ما نفاه برنز خلال زيارته الأخيرة. وكان علي بن فليس رئيس الحكومة الجزائرية السابق ومرشح انتخابات الرئاسة و المنافس القوي للرئيس بوتفليقة اكد في تصريح سابق ليونايتدبرس أنترناشنال استعداده لدفع التعاون أكثر مع واشنطن في كل المجالات دون استثناء في حال فوزه في الانتخابات. وحسب نفس المصدر الجزائري فإن القاعدة الامريكية في حال اقامتها في مدينة تمنراست الجنوبية ستقوم برصد وتحليل جميع الاتصالات عن طريق الهاتف و الإنترنت و شبكات الإعلام الآلي والراديو في منطقة الساحل الصحراوي التي سخرت لها وكالة الانباء الأمريكية العديد من الأقمار الصناعية لتغطيتها، والتي تتوقع أن يتواجد بها عناصر من تنظيم « القاعدة » الذي يتزعمه أسامة بن لادن. وتسعي الولايات المتحدة الأمريكية إلي ضمان الأمن في منطقة شمال الساحل الصحراوي الإفريقي بسبب احتمال وجود عناصر من تنظيم القاعدة ، وجراء التوترات الحاصلة في المنطقة كقضية اختطاف السياح الأوروبيين بالصحراء الجزائرية. وتعتبر منطقة تمنراست التي توجد فيها العديد من الشركات الأمريكية العاملة في قطاع المحروقات مكانا مناسبا للقوات الأمريكية للتجسس علي ليبيا التي تعتبرها واشنطن مصدر خوف وقلق. كما يمكنها مراقبة الأوضاع في الصحراء الغربية والمغرب رغم امتلاكها محطة متواضعة للتجسس في منطقة طنجة.   (المصدر: صحيفة القدس العربي الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)
 

واشنطن تراجع حظر السفر الي ليبيا كل 90 يوما

واشنطن ـ رويترز: قالت الولايات المتحدة يوم الاثنين انها ستجدد قرار حظر سفر المواطنين الامريكيين الي ليبيا لمدة عام لكنها ستراجعه كل ثلاثة اشهر، في اشارة الي ان واشنطن قد تخفف بعض العقوبات التي تفرضها علي ليبيا اذا ازالت طرابلس المخاوف الامريكية من الارهاب واسلحة الدمار الشامل. وقال كولن باول وزير الخارجية الامريكي في مذكرة نشرت في الجريدة الرسمية الاتحادية الامريكية اني قررت ان ليبيا مازالت تعد دولة يوجد بها خطر وشيك علي الصحة العامة او الامن للمسافرين الامريكيين . وأضاف ولذلك ستظل جميع جوازات سفر الامريكيين غير صالحة للسفر الي او عبر ليبيا ما لم تزود باذن خاص للسفر الي هناك من جانب وزارة الخارجية . وقالت المذكرة وسوف تراجع وزارة الخارجية هذا القيد كل ثلاثة اشهر لبقائه ساريا . وقال مسؤولون امريكيون ان القرار يهدف الي ارسال اشارة الي ليبيا مفادها انها لو عالجت طائفــــــة كبيرة من المخاوف الامريكية ومنها الاشتباه في سعيها لاكتساب اسلحة كيماوية وبيولوجية ومساندتها الارهاب فان الولايات المتحدة قد تخفف طائفة واسعة من العقوبات علي طرابلس. ويقول مسؤولون امريكيون انه ليس هناك اي سبب فني يدعو للابقاء علي حظر السفر الذي فرض في كانون الاول/ديسمبر عام 1981 بسبب مخاوف من ان يتعرض المواطنون الامريكيون لهجمات في ليبيا بعد ان اسقطت مقاتلات امريكية طائرتين ليبيتين اطلقتا النار عليها اثناء تدريبات بحرية امريكية فوق البحر المتوسط في ذلك العام. وازيلت العقبة الاساسية امام رفع الحظر بقرار ليبيا في اب (اغسطس) الماضي بتحمل مسؤولية تفجير طائرة ركاب امريكية في عام 1988 فوق لوكربي باسكتلندا ودفع تعويضات تبلغ قيمتها 2.7 مليار دولار لاسر الضحايا وعددهم 270 ضحية. وتشمل العقوبات الامريكية علي ليبيا حظر استيراد الولايات المتحدة للنفط الخام الليبي ويرجع تاريخه الي عام 1982 والعقوبات الموسعة التي فرضتها عليها في عام 1986 والتي شملت حظر التجارة المباشرة والتعاقدات التجارية والانشطة المتعلقة بالسفر. وعندما تم التوصل الي تسوية قضية لوكربي في اب/اغسطس وضعت واشنطن شروطا صارمة لرفع العقوبات الاقتصادية علي ليبيا. واشارت الي سجلها المتعلق بحقوق الانسان ودورها المحتمل في الصراعات الاقليمية والاشتباه في سعيها لامتلاك اسلحة دمار شامل كأسباب للقلق الشديد وعوائق امام رفع العقوبات. وقال ريتشارد باوتشر المتحدث باسم وزارة الخارجية للصحافيين اننا نراقب عن كثب التطورات في ليبيا وقررنا ان مراجعة قيد السفر كل ثلاثة اشهر يسمح لنا بان نأخذ في الحسبان اي تطورات قد تحدث . ومن بين شركات النفط الامريكية التي اجبرت علي الخروج من ليبيا بسبب العقوبات كونوكو فيليبس وماراثون اويل واميرادا هيس كورب.   (المصدر: صحيفة القدس العربي الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)

تركيا تعيد النظر في علاقتها بإسرائيل إذا كانت وراء المنظمة «التكفير» منفذة عمليتي تفجير الكنيسين اليهوديين في اسطنبول

أنقرة ـ أ.ش.أ كشفت صحيفة «يني شفق» لسان حزب العدالة والتنمية الحاكم النقاب أمس عن مفاجأة كبرى تشير لعلاقة جهاز المخابرات الاسرائيلى «الموساد» بموجات التفجيرات الانتحارية الأخيرة التى شهدتها مدينة اسطنبول وأسفرت عن سقوط نحو أربعة وخمسين قتيلا من بينهم ستة يهود فقط وهى العلاقة التى يستشعرها المواطن التركى فى كل مكان لكنها كان تفتقر للأدلة. واوضحت الصحيفة ان التحقيقات اوضحت أن منظمة تدعى منظمة «التكفير» هى التى نفذت العمليتين الانتحاريتين أمام الكنيسين اليهوديين فى اسطنبول.. وأضافت أن جهاز «الموساد» الاسرائيلى هو الذى قام بتأسيس هذه المنظمة السرية فى تركيا. وأوضحت الصحيفة أن أجهزة المخابرات الباكستانية تمتلك قاعدة معلومات موسعة عن تنظيم القاعدة وعن منظمة «التكفير» وتقاسمت هذه المعلومات مع جهاز المخابرات الوطنية التركية «ام اى تى»، وأشارت الى أن المخابرات التركية بدأت تحلل هذه المعلومات حيث توصلت بعد ذلك الى معلومات مذهلة للغاية مفادها أن الموساد هو الذى أسس بالفعل منظمة «التكفير» فى تركيا. وأكد مسؤول رفيع المستوى فى المخابرات التركية للصحيفة أنه اذا تم التوصل بالفعل الى أن منظمة «التكفير» هى التى نفذت العلميات الانتحارية فى اسطنبول فإنه سيتم على الفور اعادة النظر فى العلاقات التركية الاسرائيلية برمتها. وأشار المصدر الى أنه مما لفت انتباه المخابرات التركية هو ظهور رجال «الموساد» بشكل مباشر ومفاجىء فى موقع التفجير بعد وقوعه مباشرة.. وأكد ضرورة اخضاع كل ما عثر عليه رجال الموساد بشكل مباشر فى موقع الحادث للتحقيق وكذلك كل ما عثر عليه أعضاء منظمة البحث والانقاذ الاسرائيلية «ذاكا» الذين تواجدوا فى موقع تفجير الكنيسية اليهوديين. والجدير بالذكر أن وزير خارجية اسرائيل سيلفان شالوم حرص على زيارة تركيا بعد ساعات قليلة من وقوع تفجيرى الكنيسين بحجة أنهما يتعلقان بمعابد يهودية رغم عدم سقوط اسرائيليين قتلى فى التفجيرين.. واصطحب شالوم معه فريقا من الموساد وفريقاً آخر من منظمة الانقاذ والاغاثة والبحث المعروفة باسم ذاكا.. وقد قام رئيس الموساد أيضا بزيارة تركيا عقب التفجيرين.. وكانت عناصر الموساد المتواجدة بالسفارة فى أنقرة قد هرعت لموقع التفجيرين فور وقوعهما.
(المصدر: صحيفة الشرق القطرية الصادرة يوم 25 نوفمبر 2003)


فرنسا: عداء للاسلام بعد اليهودية سببه موجة « عدم تسامح » متزايدة

باريس – آرليت خوري      أكدت اللجنة الاستشارية الفرنسية لحقوق الانسان في تقريرها السنوي امس, ان فرنسا تشهد تصاعداً مثيراً للقلق للأعمال المعادية للإسلام, لكنها رأت ان ذلك مرده الى ظاهرة « عدم تسامح » وليس الى « الارهاب ». وفي وقت يكثر الحديث عن الاعمال العدائية التي تستهدف الجالية اليهودية الفرنسية ومقراتها, يأتي التقرير ليظهر ان الجالية المسلمة بدورها ليست بمنأى عن هذا النوع من الأعمال. وأشار التقرير الذي حصلت « الحياة » على مقتطفات منه ومن المقرر ان يسلّم الى رئيس الحكومة الفرنسي جان بيار رافاران في آذار (مارس) المقبل, الى ان الأعمال التي أحصيت عام 2002, تراوح بين القاء زجاجات حارقة على المساجد في مناطق مختلفة, ونبش مدافن مسلمين ورسالة مفخخة الى احدى الجمعيات الدينية ومحاولات احراق قاعات صلاة, وصولاً الى رسائل التهديد واتصالات هاتفية بدافع الشتيمة. ولوحظ ان ما تسنى للجنة احصاؤه في هذا الاطار هو « أدنى من الواقع » لأن وزارة الداخلية والاستخبارات العامة الفرنسية, لا تصنف تلك الاعمال ضمن لائحة معينة تسمح بالتمييز بين ما يستهدف الإسلام والمسلمين, عما يستهدف الجالية المغاربية عموماً من أعمال عدائية. مؤلفات معادية وادرج التقرير في خانة الاعمال المعادية للإسلام, مجموعة الكتب التي صدرت في فرنسا وتعبر عن حقد مؤكد حيال الدين, ومنها كتاب للممثلة بريجيت باردو وآخر للكاتب ميشال موبليك او للصحافية الايطالية اوريانا فالاتشي. كما توقف عند وجود عدد من المواقع على الانترنت التي يعكس مضمونها عن عنصرية تجاه الإسلام, وعند التصريحات والمواقف العدائية الصادرة عن بعض المسؤولين المحليين والتي تواكب كل مشروع لبناء مسجد في منطقة ما. وحمّل التقرير الاعلام الفرنسي المسؤولية عن الخلط القائم بين الإسلام والارهاب الأصولي, من خلال الصور والتعليقات والعناوين. واعتبر ان كل هذا يعبر عن عنصرية مناهضة للإسلام وعن رفض تام له « كدين ونمط حياة ومشروع ثقافي جماعي », وان هذه الظاهرة نفذت من خلال الاحداث الدولية وفي مقدمها نظام « طالبان » في أفغانستان وأحداث 11 أيلول (سبتمبر), وقبلها التفجيرات التي شهدتها فرنسا عام 1995. وأكد انه بموازاة تلك الاحداث, تعزز الأبهام وانحسرت القدرة على التمييز بين تعابير مثل « الإسلام والإسلامي والأصولي والارهاب ». وأفاد بأن ظاهرة العداء تلك « ليس معترفاً بها كما ينبغي ولا تقاوم كما ينبغي ». وأوصى بتعزيز الشفافية حول مقرات العبادة المسلمة في فرنسا وباعتماد « سياسة رسمية حازمة حيالها ». وأعد التقرير بالتعاون بين الادارة الفرنسية وعدد من المنظمات الانسانية غير الحكومية ومنها « الحركة المناهضة للعنصرية واللاسامية » و »اس او اس راسيزم ».   (المصدر: صحيفة الحياة الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)  

قطر ترعى حوار الإخوان والأميركيين وتحتمي به

بقلم: مأمون فندي (*) هل تقع رعاية قطر لحوار «الأخوان المسلمين» والاميركان ضمن سلسلة الأعمال التي تعلي من دور الحركات على حساب الدول التي ذكرتها في مقالي الأسبوع الماضي؟! أم يقع هذا الحوار الأميركي ـ الأخواني، في الدوحة، ضمن خطة رامسفيلد الخاصة بحرب الأفكار؟! أي ان الاخوان المسلمين هم القادرون على محاربة إسلام القاعدة بالاسلام «المعتدل»؟! أم يقع هذا الحوار ضمن مشروع استكشاف قيادات بديلة للقيادات الحالية لتلك الدول التي يسيطر فيها الاخوان على «القاعدة» الشعبية؟ المؤشرات التي يبعثها الاجتماع السنوي للتنظيم الدولي للاخوان، والمزمع عقده في الدوحة، تثير اسئلة كثيرة عن دور الدولة المضيفة، وعن التوجهات الجديدة لتنظيم الاخوان، وكذلك عن نوعية الطرف الاميركي المشارك في الحوار بشكل مباشر، وبمسؤولين صغار أو بشكل غير مباشر عن طريق وسيط أو حوار بالوكالة. بالنسبة للدولة المضيفة، يبدو ان الاختيار استقر على قطر كدولة واسطة Conduit بين الحركات المختلفة في العالم العربي والدول المعنية بشؤون هذه الحركات، مثل اسرائيل والولايات المتحدة. وسبب الاختيار عائد الى ان لدى قطر غطاء سياسيا لانجاح اي حوار مهما كانت حساسيته. فصوت الجزيرة الصاخب يغطي على أي حوار سري من ناحية، كما ان اي حدث يقع في قطر، مثل اجتماع الاخوان والاميركان، سيعرض على قناة الجزيرة في ذات اليوم، عن طريق استضافة العناصر الفاعلة في الاجتماع في برامج الجزيرة، وبالتالي تصل توصيات الاجتماع في ذات اليوم الى معظم البيوت العربية كصواريخ طائرة فوق رؤوس قادة هذه البلاد. ويعد اجتماع الاخوان في قطر، الاول من نوعه المزمع انعقاده في دولة خليجية. فمعظم اجتماعات الاخوان كانت تعقد في لندن او في تركيا. قطر والجزيرة موقعان مثاليان لهذا الاجتماع، خصوصا ان حوالي %50 من العاملين في الجزيرة من الاخوان، وآخرهم مديرهم الجديد الشاب وضاح خنفر، عضو تنظيم الاخوان الاردني، وآخرون كثيرون لا تعلمونهم ولكن الله يعلمهم. كما ان نفوذ العديد من القيادات الاخوانية القطرية بدأ في التزايد على مستوى القناة وعلى مستوى النخبة الحاكمة. ملامح الحوار الاميركي الاخواني، وكذلك الاخواني ـ الاوروبي، بدأت في الوضوح منذ عام تقريبا في عواصم مختلفة في العالم العربي وبوساطات متعددة، حيث بدأ حوار اوروبي ـ اخواني في القاهرة، وكذلك تتبلور ملامح حوار اميركي ـ اخواني في الاردن والسودان ولبنان وفلسطين، وكذلك ما يسمى بالتيار الاصلاحي في المملكة العربية السعودية. وفي كل الحالات كانت يد قطر تلعب دورا محوريا من حيث توفير الاماكن والتمويل لمثل هذه الاجتماعات. في اطار تصور الولايات المتحدة الجديد لحرب الافكار، بدأ الحديث عن فشل بعض الطروحات الليبرالية في مواجهة الفكر المتطرف. لذا بدأ التفكير في من يمتلكون «القاعدة» الشعبية. و«القاعدة» الشعبية هي الوحيدة القادرة على مواجهة «القاعدة» البنلادنية. وتهدف هذه الاستراتيجية الى فصل القاعدة الارهابية عن «القاعدة الشعبية» او من لهم القاعدة الشعبية، لذا برزت حركة الاخوان كقاعدة شعبية من جنس الخطاب الديني لقاعدة بن لادن، كأفضل خيار لمحاربة النار بالنار، فلا يفل الحديد الا الحديد، رغم ان حديد الاخوان قديم وحديد القاعدة جديد. ولكن ما الذي تستفيده حركة الاخوان من مثل هذا الحوار؟ بالطبع حركة الاخوان كما يعرفها دارسوها هي حركة برجماتية، كما اوضحت في سلوكها في الاردن وفي مصر، سواء في حالة مأمون الهضيبي، أو حالة المرحوم محفوظ نحناح في الجزائر، وخلفه عباس مدني، وكذلك الشيخ الغنوشي من تونس وغيرهم. فالاخوان يقدمون انفسهم على انهم البديل المعتدل للاسلام المتطرف، وكذلك هم البديل الحديث للحكومات، حيث صعد ضمن كوادر الحركة عدد من الشباب الواعدين القادرين على التعاطي مع المصالح الغربية في منطقة الشرق الاوسط. وتمثيل الاخوان في تنظيمهم الدولي وقيادتهم التي دائما ما تكون مصرية، وكذلك الاغلبية المصرية في مثل هذه التجمعات ربما تشير الى الدولة المستهدفة بالقيادات البديلة، رغم ان حوار الاحزاب المصري الداخلي لم يشمل الاخوان، وذلك لأن حركة الاخوان هي حركة غير قانونية في مصر، فهل ستترك مصر قيادات الاخوان ليسافروا الى قطر؟! ربما، ولكن لدي شك في ذلك. لقطر مجموعة مصالح يخدمها هذا اللقاء، فهي الآن دولة معزولة في النظام الاقليمي العربي، ولكنها تحتمي بالوجود الاميركي المكثف في القواعد المختلفة ومنها قاعدة السيلية مركز القيادة الاميركية الوسطى، كما انها تحتمي بمصدتها الاعلامية التي تحميها من المزايدات العربية عليها والمتمثلة في قناة الجزيرة وطاقمها المخلوط من الاخوان والعروبيين. إذن، اضافة حزام اخواني حول قطر يحميها من غضب المتطرفين، فالاحتماء بتنظيم يملك «القاعدة» الشعبية يمنع عنها ألسنة اللهب القادمة من «قاعدة» بن لادن. إذن «القاعدة» الشعبية، و«قاعدة» السيلية تكفيان لصد غضب «القاعدة» الارهابية. قطر كمركز لكل هذه القواعد يجعلها قادرة لانجاح الحوار الاخواني ـ الاميركي، ولكن السؤال هو نتيجة هذا الحوار بالنسبة للدول العربية الاخرى على المدى المنظور والقريب والبعيد!! حوار نتيجته تصب في تعاظم دور الحركات على حساب دور الدول.   (*) كاتب أمريكي من أصل مصري   (المصدر: صحيفة الشرق الأوسط الصادرة يوم 25 نوفمبر 2003)  

الإخوان ينفون أنباء عن حوار مع الأمريكان

القاهرة – عبد الرحيم علي – إسلام أون لاين.نت/ 26-11-2003   نفت جماعة الإخوان المسلمين بصورة قاطعة أنباء صحفية عن رعاية دولة قطر لحوار مزعوم بين الجماعة ومسئولين أمريكيين، وأكد المرشد العام للإخوان مأمون الهضيبي أن هذه الأنباء « محض افتراء »، فيما اتهم عضو مكتب الإرشاد بالجماعة عبد المنعم أبو الفتوح من يقف وراء هذه الأنباء بالسعي إلى تأليب الحكومات العربية على الإخوان.   وقال أبو الفتوح في تصريحات خاصة لشبكة « إسلام أون لاين.نت » الأربعاء 26-11-2003: إن « هذه المعلومات مختلقة جملة وتفصيلا »، مشددا على أن « الجماعة لم تتلق دعوة من أي جهة أمريكية رسمية أو شعبية أو أكاديمية للحوار، كما أنها لا تنتوي عقد اجتماعات من أي نوع في قطر ».   وكان الكاتب الأمريكي الجنسية مأمون فندي قد ذكر في مقال له نشرته جريدة « الشرق الأوسط » اللندنية الإثنين 24-11-2003 أن قطر سوف ترعى حوارا بين جماعة الإخوان المسلمين وأمريكيين قد يكونون « مسئولين » أو « وسطاء » أو « وكلاء » عن واشنطن، وأن الدوحة سوف تستضيف الاجتماع السنوي للتنظيم الدولي للإخوان، وهو ما سيعد أول اجتماع للجماعة في دولة خليجية، على حد تعبيره.   وطرح فندي في مقاله تصوره للأهداف المحتملة للحوار المزعوم بين الأمريكان والإخوان، فرأى أن الأمريكان ربما يسعون من خلاله إلى « محاربة » نموذج الإسلام الذي يطرحه تنظيم « القاعدة » بنموذج الإسلام « المعتدل » الذي يطرحه الإخوان، أو إلى « استكشاف قيادات بديلة للقيادات الحالية لتلك الدول التي يسيطر فيها الإخوان على « القاعدة الشعبية »، على حد قوله.   محاولة تأليب الحكومات وفي تعليقه على هذا المقال، اتهم أبو الفتوح الكاتب مأمون فندي بـ « الجهل بشئون الحركات الإسلامية، وكذلك بشئون منطقة الشرق الأوسط »، كما اتهم الكاتب بأنه يهدف من وراء مقاله إلى « تأليب الحكومات العربية وبخاصة الحكومة المصرية على الجماعة لأهداف أمريكية يعلمها جيدا »، على حد قوله.   وتساءل أبو الفتوح بلهجة مستنكرة: « كيف تجري أمريكا حوارا مع الإخوان وهي تقوم بشن حرب لا هوادة فيها على الإسلام وكافة المنتمين للحركات الإسلامية، معتدلة كانت أو متشددة؟ ». وحول ما إذا كان المقصود من مقال فندي جس نبض جميع الأطراف، قال أبو الفتوح: « لا أعتقد ذلك »، مضيفا أن « الأمريكان لديهم وسائل عديدة لجس النبض ليس من بينها قناة مأمون فندي ».   وفي وقت سابق، كان المستشار محمد المأمون الهضيبي المرشد العام للإخوان المسلمين قد أصدر بيانا الإثنين 24-11-2003 تلقت « إسلام أون لاين.نت » نسخة منه، أكد فيه أن جميع ما تضمنه مقال الكاتب مأمون فندي بجريدة الشرق الأوسط عن وجود اتصالات بين قيادات الإخوان المسلمين ومسئولين في الإدارة الأمريكية « محض افتراء وادعاءات كاذبة ومغرضة لا أساس لها من الصحة ».   وأضاف الهضيبي أنه « لم يحدث أي نوع من الاتصالات مباشرة كانت أو غير مباشرة مع أي مسئولين في الإدارة الأمريكية أيا كانت صفاتهم »، مشددا على أن « هذا لم يرد على ذهن أي من قيادات الإخوان ». كما نفى الهضيبي في بيانه أي نية لدى الإخوان للتحضير لاجتماع للتنظيم الدولي يعقد في قطر. وتنشر من وقت لآخر في وسائل الإعلام العربية أنباء عن اتصالات بين جماعة الإخوان وجهات غربية، غير أن قسما كبيرا منها يبقى في إطار الشائعات أو الأخبار المغلوطة.   وكان الدكتور سعد الدين إبراهيم رئيس مركز ابن خلدون للأبحاث قد كشف لـ »إسلام أون لاين.نت »: في إبريل 2003 عن رعايته للقاء عقد في 31-3-2003 بالقاهرة بين دبلوماسيين غربيين وعدد من قادة الإخوان، بينهم د. عصام العريان، ود.محمد مرسي ممثل الإخوان في مجلس الشعب، ومحمد عبد القدوس.   وقال إبراهيم: إن ذلك اللقاء تناول عددا من الموضوعات، أهمها « موقف الإخوان من شكل الحكم، وأجندة الجماعة في حال حدوث انتخابات للوصول للسلطة »، غير أن جماعة الإخوان، المحظورة رسميا في مصر، قللت في حينها من أهمية اللقاء واعتبرته « لقاء عاديا يأتي في إطار تبادل وجهات النظر حول رؤية الحركات الإسلامية للعلاقة بين المسلمين والغرب ».   (المصدر: موقع إسلام أون لاين بتاريخ 26 نوفمبر 2003)

حقبة من المقاومة غير مسبوقة في التاريخ العربي ـ الاسلامي

بقلم: د. بشير موسي نافع (*) لم تشهد المنطقة العربية والاسلامية حالة استنفار ومقاومة كما شهدت وتشهد خلال العقود الاربعة التالية لسقوط بيت المقدس في حزيران (يونيو) 1967. كان هذا الشرق علي امتداد تاريخه ساحة لتدافع الامبراطوريات وصراع الارادات، وشاهدا علي التحولات الكبري في التاريخ الانساني، ولكن ما يعيشه منذ 1967 هو حالة حرب حقيقية ومستمرة، حرب لا هوادة فيها دفعت شعوب المنطقة وتدفع الي اوارها كل ما اوتيت من عزم وتصميم علي الحرية والنهوض. ان مما لا شك فيه ان الشعوب العربية والاسلامية قد واجهت الموجات الامبريالية الاولي منذ نهاية القرن الثامن عشر بمقاومة صلبة وتضحيات كبري، كما دللت علي ذلك مقاومة مصر والجزائر والهند وافغانستان وليبيا لقوي الاستعمار الفرنسي البريطاني والايطالي.   ولكن الملاحظ ان حركات المقاومة العربية والاسلامية خلال القرن التاسع عشر ومطلع العشرين، رغم بسالتها، كانت سرعان ما تخمد امام قوة نيران الغزاة او بفعل انقسام الموقف الداخلي من نظام الاحتلال. لقد بدا وكأن رفض السيطرة الاجنبية كان يتحرك جنبا الي جنب مع مفاجأة الفارق في قوة النيران والتقدم المدني الذي اخذ يفصل القوي الاوروبية الغربية عن بقية شعوب العالم بفعل الثورة الصناعية وانظمة السيطرة الاقتصادية والتهميش الاقتصادي التي بدأت تعيد تشكيل خارطة العالم الحضارية والثقافية. وقد فعلت مفاجأة الفارق فعلها في الكثير من الاحيان والمناطق بحيث اصابت حركة المقاومة باليأس وشلت قدرتها علي الاستمرار. لم تبدأ مفاجأة الفارق في الانقشاع الا بعد الحرب العالمية الاولي. ففي حين خضعت الهند ومصر، مثلا، للاحتلال البريطاني بعد هزيمة المقاومة الاولية للغزو، فان حركة الاستقلال الوطني عادت للاشتعال من جديد خلال حقبة ما بين الحربين. اما المناطق التي تعرضت للاحتلال خلال سنوات الحرب العالمية الاولي، كالعراق وسورية ولبنان وفلسطين، فان مقاومتها لنظام الاحتلال لم تهدأ حتي انجزت الاستقلال، كما في حالة العراق وسورية ولبنان، او دخل الصراع فيها مرحلة جديدة تماما، كما هو الحال في فلسطين. وما ان انتصف القرن العشرون حتي كانت حركة الاستقلال الوطني تشتعل في معظم البلدان المستعمرة، واضعة حدا لنظام الاستعمار المباشر. بيد ان ما تعيشه المنطقة العربية والاسلامية منذ نهاية الستينات هو مستوي اخر تماما من المقاومة. فبعد فترة هدوء نسبية في ساحة المقاومة الفلسطينية خلال السنوات التالية لهزيمة 1948 وولادة الدولة العبرية، بدأ الفلسطينيون منذ نهاية الخمسينات في اعادة تنظيم انفسهم وبناء اللحمة الوطنية التي تأثرت تأثرا بالغا بالاقتلاع والتهجير واللجوء. ومنذ اطلقت فتح النار في مطلع 1965 لم تتوقف حركة المقاومة الفلسطينية للاحتلال ولمشروع التوسع الصهيوني يوما واحدا.   لقد تصاعدت المقاومة الفلسطينية في رد تاريخي علي هزيمة حزيران (يونيو) 1967 وخلال شهور قليلة من سقوط القدس كان الصمود المقاوم الفلسطيني في غور الاردن يتحول الي ساحة حشد عربي واسلامي واسع النطاق بعد ان تدفق عشرات الالوف من الشبان العرب من كافة البلدان والوف اخري من كافة انحاء العالم الاسلامي للالتحاق بحركة المقاومة. ومن شرق الاردن الي لبنان، الي الضفة والقطاع وباقي فلسطين المحتلة، قدمت المقاومة الفلسطينية علي مدي اكثر من عشرين عاما شهادة بالغة علي ان المنطقة غير قابلة للاخضاع او الهزيمة. وحتي عندما بدا ان القوي الوطنية الفلسطينية قد فقدت بوصلتها او لم تعد قادرة علي تحمل اعباء الصراع، ولدت من رحم الشعب الفلسطيني قوي جديدة اعادت الحيوية لمجمل ساحة العمل الوطني ودفعت بحالة المقاومة الي مستوي اخر في انتفاضتين شعبيتين تركتا اثرهما علي الوضعين الاقليمي والعالمي. وان كان ثمة من شك حول حقيقة تعبير المسألة الفلسطينية عن مزاج شعوب المنطقة وتوجهها، فقد جاءت الحالة اللبنانية لتثبت ان هناك قانونا عاما بات يحكم هذه التوجهات. ففي صيف 1982 عندما اجتاحت القوات الاسرائيلية لبنان واحتلت عاصمته، كانت الفرضية السائدة في اوساط قيادة الدولة العبرية ان اللبنانيين، والشيعة منهم علي وجه الخصوص، سيرحبون بقوات الاحتلال. وليس هناك من شك ان تجاوزات الكثير من التنظيمات الفلسطينية وتورطها الفادح في الشأن اللبناني الداخلي قد صنعت فجوة في علاقات التلاحم التقليدية بين المقاومة الفلسطينية وفئات عديدة من الشعب اللبناني. ما لم يدركه الاسرائيليون ان ذلك كان شيئا والاحتلال الاسرائيلي الاجنبي شيء آخر. خلال ايام من الاحتلال الاسرائيلي لبيروت، كانت العاصمة العربية الباسلة تنتفض في وجه الغزاة وتدفعهم بعيدا الي الجنوب. وخلال اشهر قليلة بعد ذلك، كان الشعب اللبناني المسلم في الجنوب يعيد تنظيم نفسه ويطلق حركة مقاومة واسعة سرعان ما دفعت بالغزاة مرحلة اخري باتجاه الحدود، حيث ظن قادة الدولة العبرية انهم قادرون علي البقاء في الشريط الحدودي الذي تصوروه هامشا جغرافيا لحماية الدولة وساحة تجريبية لتوسعها باتجاه الشمال.   ولكن ملحمة الثمانية عشر عاما تواصلت، وتواصلت بلا هوادة لتحول كل واد وهضبة وقرية وطريق في الجنوب اللبناني الي رمز لارادة لا تكسر. وفي ربيع 2000 كانت ارادة المقاومة الاسلامية في لبنان تنتصر علي الغزاة وتدفعهم خارج حدود لبنان، اصغر دول المواجهة العربية والبلد الذي لم يوضع من قبل ابدا في ميزان الصراع. وقد صاحب تصاعد المقاومة في لبنان وفلسطين، مقاومة الشعب الافغاني للاحتلال السوفياتي، المقاومة التي تحولت خلال سنوات الثمانينات الي ملحمة دموية لحرب غير متكافئة بين آلة عسكرية هائلة ومتقدمة وشعب صغير وفقير. ولكن تصميم الشعب الفقير والصغير انتصر في النهاية علي جيش الدولة الكبري، بل وساهمت مقاومته في انهيار الامبراطورية السوفييتية كلها. ثم جاء الغزو الامريكي للعراق ليقدم دليلا اخر ليس فقط علي ارادة المقاومة لدي شعوب المنطقة، بل ايضا علي قدرتها علي تحمل اعباء اكثر من ساحة للصراع في الآن نفسه. ان اهم سمات الوضع العراقي هو انعدام الفارق الزمني بين نجاح قوات الغزو في احتلال البلاد وولادة حركة المقاومة. واذ يري العالم ان اعلان الرئيس الامريكي في الاول من ايار (مايو) نهاية الحرب كان مؤشرا فارقا علي مرحلتين، فان معطيات الواقع العراقي كانت تخبر عن وضع مختلف تماما. فالحقيقة ان الحرب في العراق لم تتوقف يوما واحدا، وان كانت قد انتقلت من شكل واسلوب ونمط الي آخر. وفي حين يري البعض غموض الهوية السياسية والايديولوجية للمقاومة العراقية من منظار سلبي، فان هذا الغموض ينبيء عن تعددية في بنية المقاومة وانتشار واسع لقواها بين صفوف الشعب العراقي، انتشار لا يختلف كثيرا عن الحالتين اللبنانية والفلسطينية. يمكن ان تعزي حالة المقاومة المتصلة في المنطقة لانتشار مقولات التحرر والاستقلال الوطني في الثقافة العالمية خلال النصف الثاني للقرن العشرين. ولكن الحقيقة ان هناك العديد من دول العالم التي تعايشت وتتعايش مع وجود ملموس وطويل المدي للقوي الاجنبية والنفوذ الاجنبي، كما ان هناك دولا اخري ترحب بمثل هذا الوجود. ان نزعة الاستقلال ورفض السيطرة الاجنبية تعبر عن نفسها في المنطقتين العربية والاسلامية في انماط من التعبير لا يمكن مقارنتها بأي منطقة اخري من العالم.    والسبب وراء ذلك ليس توجهات الانغلاق علي الذات او كراهية الغرباء، اذ ان الشعوب العربية والاسلامية عامة هي اكثر الشعوب انفتاحا علي العالم، وربما كانت من اكثر شعوب العالم قدرة علي الاتصال بالثقافات الاخري وتمثلها. هذه الشعوب تحمل تراثا عميقا من الترحيب بالغرباء والتعايش مع التعدديات الثقافية والعرقية والدينية، والتعارف الانساني.   ما تشهده المنطقة من حالة استنفار ومقاومة هو في جوهره وجه اخر لحالة نهوض اكبر واوسع، حالة نهوض عسيرة المخاض، تعيشها علي كافة الاصعدة: حالة نهوض فكري وثقافي وعلمي، وحالة نهوض عقدي وروحي وسياسي في الآن نفسه. ان الشعوب العربية والاسلامية وهي تلقي نظرة نقدية طويلة علي تاريخها، تقول للعالم بأسره من خلال مقاومتها لقوي الاحتلال والغزو، انها عقدت العزم علي تبوؤ مقعدها علي الساحة العالمية كما ينبغي لها ان تفعل، وان علي القوي العالمية مهما بلغت من قوة وبطش ان تتعامل معها باحترام لخصوصياتها، وانها وحدها المسؤولة عن وضع شروط نهضتها وبنائها الجديد. المشكلة الكبري في علاقات القوي الغربية الرئيسية بالمنطقة العربية ـ الاسلامية ان التيارات الامبريالية الجديدة علي جانبي الاطلسي لا تريد ان تري ارادة المقاومة والنهوض التي ترسم حركة الشعوب العربية والاسلامية، وان رأتها فانها تتهرب من اخذها في الاعتبار. الم يكن من السذاجة وقصر النظر ان يتصور مؤدلجو الحرب علي العراق ان يكون رد فعل الشعب العراقي علي الغزو والاحتلال مختلفا عن رد الفعل الفلسطيني او اللبناني او الافغاني؟ ولكن ما يثير القلق والخوف علي صعيد مصير المنطقة وعلاقاتها بالقوي الغربية هو الخطاب الذي يستخدمه قادة دول الغزو ازاء الازمة المتفاقمة التي يواجهونها في العراق اليوم. لم يخف السيد توني بلير، رئيس الوزراء البريطاني متحدثا باسمه واسم الرئيس الامريكي، انه يري الانتصار في العراق ضروريا للعلاقة بين الغرب والعالمين العربي والاسلامي. بمعني ان مستقبل العلاقة بين الطرفين لن تستقيم وتقف علي اسس صحيحة بدون ان تحقق قوي الاحتلال النصر علي ارادة الشعب العراقي وقواه المقاومة. وهذه، لمن لا يتذكر، هي ذات اللغة التي استخدمها رؤساء الوزراء الاسرائيليون، الواحد منهم تلو الاخر، منذ 1967 واندلاع حركة المقاومة الفلسطينية. مرجعية هذه اللغة واحدة لا تتغير: ليس من المسموح التعامل مع العرب والمسلمين باعتبارهم قوي مكافئة ومساوية، ولن تؤدي لغة العقل والتفاوض معهم الا الي مزيد من تماديهم، وليس ثمة من طريق لكسب صداقتهم وتأسيس علاقات سلم معهم الا ايقاع الهزيمة بهم. العربي والمسلم الجيد هو العربي والمسلم المهزوم. تستخدم القوي الامبريالية الجديدة السياسات نفسها التي اسست للامبراطوريات الاوروبية في اسيا وافريقيا والامريكيتين، واحيانا بطريقة ولكنة اكثر فجاجة. وفي مواجهة خيار المقاومة الذي يسود مزاج الشعوب العربية والاسلامية فان هذه السياسات ستكون وصفة اكيدة لمزيد من العنف والدمار في المنطقة وعلي امتداد الساحة العالمية.   (*) باحث عربي في التاريخ الحديث   (المصدر: صحيفة القدس العربي الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)  


المشهد الاسلامي الراهن يشبه المفترق فكراً وحركة

بقلم: عبد المنعم أبو الفتوح (*)       يتوقف (العقل المسلم) عن إعمال التكليف الإلهي بالسير في الأرض والتعرف على تاريخ الأمم في النهوض والسقوط واكتشاف آيات الله في الأنفس وفي الآفاق وسنن التغيير الاجتماعي التي وردت في القرآن في شكل واضح والتي هي أشبه ما تكون بالمعادلات الرياضية. يقول الإمام البنا: لا تصادموا نواميس الكون فإنها غلابة ولكن غالبوها واستخدموها وحولوا تيارها واستعينوا ببعضها على بعض. فدراسة محل النص وطريقة تطبيقه وموافقته للوقت والمكان لم تأخذ الاهتمام الكافي فانفصل الدين عن الحياة وانفصمت الشخصية المسلمة فأي قيمة للنصوص تبقى اذا لم تطبق على الواقع وكيف يعرف هذا الواقع من دون دراسته والعلم به والإلمام بكل جوانبه ومتغيراته. من الواضح أن هناك مداً إسلامياً تعاظم وانتشر الى آفاق لم تكن في الحسبان, وهذه حقيقة, والحقيقة التي يجب أن تجاورها هي أن ترشيد هذا المد ووضع البرامج والأطر الشرعية لحركته لم تكن بالمستوى الكافي لأن الجماهير آمنت بالإسلام والتزمت به ما استطاعت, لكنها لم تبصر بالواقع وكيفية معايشته وافتقدت النجوم الهادية للتوعية والترشيد فلحقت بها اصابات بالغة, اتصور أنها ليست كلها بسبب أعدائها. واذا كانت الحركة الإسلامية اصيبت بمعوقات من داخلها مسلم بها فإنها كذلك عانت كثيراً من اعدائها في الداخل والخارج. وانتهى الأمر إلى عملية انهيار واسعة تناولت أبعاداً كثيرة في الشخصية المسلمة عقلياً ونفسياً حتى تناولت عند البعض مصدر الاعتقاد بنفسه, وظهرت شريحة كبيرة من أبناء العالم الإسلامي استرقتها الثقافية الغربية بمعطياتها المختلفة وتحولوا للأسف الى أياد لأصحاب تلك الثقافة يضربون بها وجوه أمتهم ويستخفون بمعطياتها. فاذا كانت الثقافة تعني حسن التصرف وسلامة السلوك والقدرة على التعايش في الأوساط البسيطة والمعقدة والعدل في التعامل مع الأصدقاء والخصوم وقبول الرأي الآخر وممارسة حقه في الحياة والنمو من خلال الشرعية التي تكفل كرامة الجميع. والقدرة على قراءة التاريخ وتلمس طريق المستقبل من خلال قراءة الحاضر مع الماضي. فإذا كانت الثقافة هي كل ذلك وأكثر فإن أصحاب تلك الثقافة الغربية تناقضوا مع تلك المفردات تناقضاً مريباً وهبطوا الى درجة متدنية في تناول الأمور, لا تبالي في استباحة الكذب والتزوير والاستبداد في الموقف الى درجة تسفيه الرأي الآخر وتتهمه وتحرمه من كل حقوقه بل تسعى الى إلغائه. واذا كان التغريب صنع ذلك فإن الحركة الإسلامية كذلك لم تخل من بعض القصور, ولعل من حسن حظها ان كانت لها كثير من التجارب يمكن ان تكون مدداً لها ان أحسنت النقد الذاتي واعترفت بالخطأ (أياً كان) لمواصلة مسيرة الصواب. ومن المهم ايضاً الفصل بين المبادئ والشخصيات في تقويم مسيرة الحركة الإسلامية لأن الشخص مهما كان متجرداً لا بد من أن تترك ذاته وتركيبته العقلية والنفسية لمسات على حركته. ومن هنا ضرورة إخضاع الممارسة للنقد حتى لا تنسحب اخطاء الرجال على المبادئ, وحتى لا تسمى الاشياء بغير مسمياتها, كأن يختلط الامر مثلاً بين المحنة والخطأ, فالمحنة هي (ألم الطريق الصحيح) والخطأ هو (ألم الطريق غير الصحيح), ولا تغطى الاخطاء على أنها إرادة الله, وبالتالي لا حاجة الى مراجعتها لأن لا دخل لنا فيها! هذه الصفة ضرورية للمهمة العظيمة الملقاة على عاتق الحركة الإسلامية امام هذا الكم الهائل من التخلف والفساد والاختراقات الفكرية والاقتصادية والاجتماعية التي تعاظمت بعد الفشل الذريع الذي منيت به الحركات الإصلاحية (القومية) والتي تسلمت القيادة الفكرية والسياسية في فترة الاستقلال الوطني. فالعلل نفسها ما زالت تعمل في جسد العالم الإسلامي وإمكاناته الهائلة لا تزال تعاني من النهب والتعطيل والتضييع. من هنا كان عظم المسؤولية وجسامة العبء الذي ينتظر الحركة الإسلامية لتقوم بدورها في ترميم التشويه والخراب واعادة البناء بحذر وتؤدة بالغين ووعي كامل بالظروف المحيطة. وينتظر من الحركة الإسلامية تحديد الموقف من كثير من (الأورام) الثقافية والسياسية التي نمت وترعرعت في كثير من المرافق المختلفة في العالم الإسلامي وسطت على مراكز قوية ومؤثرة اصبحت تشكل خطورة كبيرة على الدين والوطن. وهذه المهمة بالذات هي التحدي الحقيقي للحركة الإسلامية وتفرض عليها مسؤوليات. ولا يفوت أي متابع للحركة الإسلامية ان يدرك أن هناك نماذج طفيلية طفت على السطح واستطاعت أن تتحرك في الحقل الإسلامي من خلال مصالحها الخاصة او رؤيتها القاصرة فشكلت عائقاً في مسيرة الحركة. ينتظر ايضاً من الحركة الإسلامية أن تكون على مستوى العصر في العرض والمناقشة والجدال, وان تكون على مستوى الإسلام في فهم الأحداث وتحليلها ومعالجتها. (*) الأمين العام المساعد لاتحاد الأطباء العرب
(المصدر: صحيفة الحياة الصادرة يوم 27 نوفمبر 2003)   

Ali Lmrabet : mes carnets de prison (4)

« Courrier international », Paris Condamné à trois ans de prison pour “outrage au roi”, le journaliste cohabite avec les islamistes et les victimes de la torture. « Courrier international » publie sa quatrième chronique. Nouvelles du front : dimanche 12 octobre, un jeune détenu est mort dans sa cellule du quartier J [de la prison de Salé, à côté de Rabat], sûrement de la tuberculose, une maladie qui fait des ravages en prison. D’ailleurs, dans mon couloir, cinq tuberculeux sont placés en quarantaine dans une cellule. Quarantaine, c’est beaucoup dire, puisqu’ils circulent librement dans le quartier. J’échange même des journaux en arabe avec l’un d’entre eux. Plantu, le dessinateur du « Monde », a demandé à me voir ; fin de non-recevoir du ministère de la Justice. Ce n’est pas un copain de Jacques Chirac, sinon il aurait obtenu son autorisation. Enfin, dans sa sainte miséricorde, l’administration pénitentiaire a bien voulu se pencher sur le cas du jeune cancéreux Wadie Laalaili. Comme il lui reste encore quatre mois de détention, l’administration pénitentiaire lui a proposé de faire une demande de grâce royale avant la fête de l’Aïd, qui clôture le mois de ramadan. Au lieu de crever en prison, on lui offre de trépasser dehors en liberté. Quant à moi, la prison est devenue un enfer. La publication de mes articles y est pour quelque chose. Le directeur de cette taule a décidé de mettre fin à la circulation de ma prose. Mon geôlier en chef a décidé que mes pas dans la cour ou dans les couloirs du quartier devaient être étroitement surveillés par un gardien. Tous les détenus qui s’avisent de me rendre visite sont menacés de représailles. Dernier tour de vis, monsieur le directeur a installé au-dessus de ma cellule deux antennes de brouillage pour téléphone portable et il est en train d’en installer une troisième. Ce n’est plus une prison, c’est Fort Knox. Les Américains vont croire que les Marocains détiennent Saddam Hussein. Des jumelles de 14 ans condamnées pour complot L’autre jour, j’ai découvert par hasard la salle de visite des islamistes détenus à Salé après les attentats terroristes du 16 mai. Les fenêtres à barreaux donnent directement sur la cour de mon quartier. Si on se met au-dessous et que l’on se concentre sur les bruits et les chuchotements, on arrive à percevoir des bribes de conversation, des suppliques, quelques conseils et beaucoup de phrases inaudibles. Cinq cent quatre-vingts barbus de la Salafia Jihadia sont passés par cette prison. La Salafia est une nébuleuse, un épouvantail dont l’appareil sécuritaire s’est servi pour théoriser le complot islamiste. Durant les procès de l’été contre les islamistes salafistes, les Marocains ont découvert que les “groupes” de la Salafia Jihadia étaient éparpillés à travers le royaume. Même si ces groupes n’avaient apparemment aucun lien entre eux, à part celui de la haine envers le régime et l’Occident, il fallait absolument leur trouver un guide, ou du moins un inspirateur. Les services secrets en ont trouvé deux : Hassan Kettani et Abou Hafs, deux jeunes prédicateurs, devenus à leur corps défendant les théoriciens de la Salafia Jihadia. Kettani et Abou Hafs étaient détenus bien avant les attentats de mai. Je n’ai pas pu les rencontrer, mais d’autres taulards du quartier A les ont fréquentés. Hassan Kettani est un « alem », un docteur de la foi. Considéré comme le protégé du Dr Abdelkrim Khatib, le patron théorique du Parti de la justice et du développement [PJD, islamiste], il a défrayé la chronique quelques jours après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, quand il a dicté, avec son oncle Driss et une quinzaine de prestigieux oulémas, une fatwa appelant les autorités à ne pas s’allier avec les Etats-Unis dans leur guerre contre l’Afghanistan et interdisant aux musulmans de se recueillir dans des églises comme l’avaient fait des dizaines de dignitaires marocains en signe de solidarité avec les victimes. Cette fatwa avait été mal digérée par le palais, qui avait réagi en intimidant certains oulémas signataires ou en en destituant d’autres. Hassan Kettani fut relevé de son poste d’imam d’une mosquée de Salé et accusé de “déviationnisme”, puis arrêté et poursuivi pour ce “crime” quand les bombes explosèrent à Casablanca. C’est ainsi que ce fils de bonne famille, dont l’un des frères a été ministre sous Hassan II, passa, par la magie des services secrets, du statut d’hérétique à celui de théoricien de la Salafia. Avant d’être condamné à vingt ans de prison, il lança au tribunal : “La seule explosion dont je peux parler, c’est mon explosion de rire à la lecture des accusations portées contre moi.” L’autre compère, Abou Hafs, a été jugé en compagnie de Kettani. De son vrai nom Abdelouahed Rafiki, il avait été arrêté et condamné à plusieurs mois de prison, accusé d’être le guide spirituel d’un groupe de jeunes fanatiques qui écumaient une banlieue misérable de Fès à la recherche de mécréants. Si Abou Hafs n’est pas un alem selon les canons officiels et s’il n’a pas le bagage intellectuel de Kettani, il est tout de même diplômé de charia islamique à l’université Fahd de Riyad et il prêche un islam rigoriste qui attire les jeunes. Les autorités lui reprochent d’avoir influencé des membres de la Salafia Jihadia. A la prison, les hôtes du quartier A se souviennent de Kettani et d’Abou Hafs comme de deux jeunes religieux discrets mais ouverts aux conversations, même les plus osées. Avant qu’il ne soit séparé des droits communs et transféré à Casablanca pour le procès, Kettani officiait comme imam le vendredi dans l’immense salle des visites. Des gardiens assurent que le jeune religieux faisait toujours salle comble et qu’il avait de l’ascendant sur les prisonniers, dont certains disent avoir retrouvé le “droit chemin” grâce à lui. “Si je crie ‘Allah Akbar’, c’est qu’on me torture” La plupart des observateurs qui ont suivi le procès de Kettani et d’Abou Hafs estiment que les deux hommes ont été sacrifiés sur l’autel de la raison d’Etat et qu’aucune preuve matérielle de leur implication dans les attentats du 16 mai n’a été apportée par le parquet. Pis, les témoins qui auraient entendu leurs prêches, élément clé de l’accusation, n’ont pas été appelés à la barre en dépit des protestations des avocats de la défense. Autres hôtes “terroristes” de la prison : les jumelles de Rabat. Ayman et Sanae Laghrissi ont été arrêtées pour tentative d’attentat contre le Parlement et complot contre le roi. Personne ne s’est demandé comment ni avec qui ces deux adolescentes âgées de 14 ans allaient attenter au Parlement et comploter contre le roi. Filles d’une mère célibataire, les jumelles, issues d’un milieu très pauvre, ont été incapables d’expliquer au juge la signification des mots “parlement”, “complot” et “démocratie”. Condamnées à cinq ans de prison et incarcérées dans la partie réservée aux mineurs de la prison, elles vivent dans une bulle d’insouciance, ne sachant pas ce qui leur arrive. Comme dans toutes les histoires tragi-comiques, il y a le niveau 10 du ridicule. Le procès du “groupe d’Oujda” de la Salafia Jihadia l’a atteint. Selon l’acte d’accusation, Mohamed Lhoud, le directeur de l’hebdomadaire régional « Achark », fait partie de ce groupe terroriste. Lhoud, son rédacteur en chef et un autre journaliste ont été arrêtés au mois de juin. Leur crime “terroriste” : avoir publié la tribune libre d’un jeune exalté, Zakaria Boughrarz. Le texte est certes violent, mais ne l’est pas plus que des dizaines d’autres publiés par la presse nationale. Relâchés sous condition par le procureur, Lhoud, les deux autres journalistes ainsi que Zakaria Boughrarz et son frère Youssef seront littéralement enlevés par des agents de la brigade nationale de la police judiciaire et conduits menottés – et les yeux bandés pour les deux derniers – au siège de cette police à Casablanca. Durant les six jours qu’a duré leur garde à vue par les enquêteurs, avant chaque interrogatoire, Boughrarz disait à ses compagnons d’infortune : “Mes frères, si vous m’entendez crier ‘Allah Akbar’, c’est qu’on me torture.” Quelques minutes plus tard, les couloirs du commissariat se remplissaient d’“Allah Akbar”. “On se croyait dans une mosquée”, se souvient Lhoud. Les policiers voulaient à tout prix faire admettre à Boughrarz que l’argent qu’il avait reçu d’Arabie Saoudite avait servi à financer les chefs de la Salafia Jihadia, Kettani, Abou Hafs et d’autres. Durant son procès, à une question du président du tribunal lui demandant si son surnom était “Seif el-Islam” (Epée de l’islam), Boughrarz, excédé, fit éclater de rire la salle en répondant : “Mais, monsieur le Président, qu’est-ce que c’est que ce Seif el-Islam ? Je suis un escroc et un menteur, j’ai escroqué les Saoudiens en leur demandant par courriel de l’argent pour les nécessiteux alors que c’était pour moi.” Aucune preuve n’est venue étayer l’accusation, mais cela n’a pas empêché Boughrarz d’être condamné à dix ans de prison et Lhoud, à trois. Depuis, ce dernier est installé dans mon couloir. En fait, le seul procès qui aurait mérité plus d’attention et de temps est celui des trois rescapés des attentats du 16 mai. On a pu constater que les trois terroristes sortis de Sidi Moumen, un quartier malfamé de Casablanca, sont quasi analphabètes et n’ont du Coran que des notions mal assimilées. Contrairement aux hommes d’Al Qaida, les kamikazes casablancais sont d’origine misérable et n’ont aucune instruction. On aurait pu en savoir plus et éviter peut-être d’autres tragédies à venir si le cerveau du massacre de Casablanca, Bentassir, alias “MoulSebbat” (Celui qui porte des chaussures), n’était pas mort sous la torture. Ali Lmrabet
(Source : http://www.courrierinternational.com/mag/Afr.htm )

Accueil

 

Lire aussi ces articles

10 janvier 2009

Home – Accueil TUNISNEWS 8 ème année, N° 3154 du 10.01.2009  archives : www.tunisnews.net   Les habitants du bassin minier tunisien

En savoir plus +

13 juillet 2008

Home – Accueil   TUNISNEWS  8 ème année,N° 2973 du 13.07.2008 archives : www.tunisnews.net Liberté et Equité: Adel Ouni, Mohammed Ammar

En savoir plus +

Langue / لغة

Sélectionnez la langue dans laquelle vous souhaitez lire les articles du site.

حدد اللغة التي تريد قراءة المنشورات بها على موقع الويب.