26 novembre 2005

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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2015 du 26.11.2005

 archives : www.tunisnews.net


El Maoukif: Abdelkarim Harouni en grève de la faim

 
 
La famille du prisonnier politique Abdelkarim Harouni a contacté « El Maoukif » : leur fils est victime d’une injustice qui dure depuis quinze ans. Le père d’A. Harouni a affirmé que les conditions d’incarcération de son fils, qu’il connaît à travers les visites qu’il lui rend à la prison de Sfax, sont très dures, insupportables pour tout être humain. Il est en isolement total et en butte à des tracasseries et provocations incessantes. Il est privé de tous les droits garantis par les conventions internationales. La famille d’A. Harouni a dit qu’il était en grève de la faim depuis cinquante jours. Sa santé s’est gravement détériorée et sa vie est en jeu. (Source : El Maoukif n°336 du 25 Novembre 2005)

(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Nouvelles de Moncef Marzouki

Par : imad  

 

Joint par téléphone, Moncef Marzouki affirme subir un suivi policier très rapproché depuis son retour en Tunisie, ce qui n’a pas empêché beaucoup de personnes de lui rendre visite chez lui. Une voiture est stationnée devant son domicile à Sousse 24/24 et des agents de la police politique l’accompagnent dans tous ses déplacements.

 

Il a raconté une anecdote assez choquante sur les pressions faites sur les propriétaires des publinet. Il a dit avoir été dans un publinet à Elkantaoui en début de semaine. Le réseau a aussitôt été coupé sur tous les utilisateurs. Le lendemain, MM est retourné au même publinet, le propriétaire lui a refusé l’accès en prétendant qu’il s’agissait d’un club privé réservé aux abonnés.

 

Mais devant l’insistance de Docteur Marzouki et ses affirmations qu’il s’agissait bien d’un harcèlement dicté par la police politique, le pauvre type a craqué et déclaré avoir reçu des consignes de la police pour ne pas « ACCEPTER DES ARABES DANS SON PUBLINET »!!

 

(Source : Forum Tunezine, le Date:  26-11-2005 à 11h56)


 

L’Ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique

renouvelle son soutien à ses confrères tunisiens

 

Ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique

 

 

Communiqué de presse du 15 novembre 2005

 

 

L’Ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique renouvelle son soutien à ses confrères tunisiens

 

A la veille de l’ouverture à Tunis du sommet mondial sur la société de l’information, et de la remise à l’avocate tunisienne Radhia Nasraoui d’un doctorat honoris causa par l’Université Libre de Bruxelles pour sa lutte en faveur des droits de l’homme, l’assemblée générale de l’Ordre des barreaux francophones et germanophone dénonce à nouveau dans une résolution les atteintes graves à l’exercice du métier d’avocat en Tunisie.

 

L’assemblée générale de l’O.B.F.G., réunie sous la présidence de Maître Pierre Corvilain, a une nouvelle fois évoqué, en sa séance du 7 novembre 2005, la situation critique des avocats tunisiens et de l’Ordre national des avocats de Tunisie.

 

Suite aux déclarations du bâtonnier de Tunisie lors de la convention des avocats de France réunis à Marseille les 20 et 21 octobre 2005, et suite à la grève entamée le 18 octobre 2005 par huit représentants de la société civile tunisienne, dont cinq avocats du barreau de Tunisie, pour protester contre la répression menée contre toutes les composantes de la société civile par le gouvernement tunisien, l’assemblée générale de l’O.B.F.G. entend faire part à nouveau, après ses résolutions des 11 avril et 16 septembre 2005, sa profonde inquiétude devant la multiplication des actes de répression à l’encontre des avocats tunisiens dans l’exercice de leurs fonctions et à l’encontre du bâtonnier Abdessattar Ben Moussa lui-même.

 

A la veille de l’ouverture à Tunis du sommet mondial consacré à la société de l’information, et de la remise à l’avocate tunisienne Radhia Nasraoui d’un doctorat honoris causa par l’Université Libre de Bruxelles pour sa lutte en faveur des droits de l’homme, l’assemblée générale de l’O.B.F.G. juge indispensable de rappeler aux autorités tunisiennes leurs engagements internationaux concernant le respect des libertés des droits fondamentaux des prisonniers politiques et en particulier de leur confrère, Mohammed Abbou.

 

Au vu de cette situation, l’assemblée générale a adopté la résolution suivante :

 

« L’assemblée générale de l’Ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique :

 

– renouvelle sa ferme condamnation de toutes les atteintes à la liberté d’expression des avocats et à l’exercice de leurs fonctions ;

 

– confirme son entier soutien au barreau tunisien dans sa lutte pour son indépendance et le respect des droits de la défense ;

 

– renouvelle sa demande solennelle aux autorités tunisiennes de veiller à ce que cesse tout acte de violence ou d’intimidation à l’égard des avocats tunisiens, et en particulier à l’égard de leur confrère, Maître Mohammed Abbou, détenu depuis le 1er mars 2005. »

 

 

Contacts presse :

Ordre français du barreau de Bruxelles : Me Robert De Baerdemaeker :

Tél. 02 508 66 59 O.B.F.G. : Tél. 02 533 21 07

 

(Source : Tunezine.com, le 26 novembre 2005)

URL : http://www.tunezine.com/breve.php3?id_breve=2921

 

 

Congrès fantoche de l’Association des Magistrats Tunisiens…

Communiqué et requête en référé

 

 

COMMUNIQUE

 

L’Association des Magistrats Tunisiens représentée par son Président Mr. Ahmed RAHMOUNI, a introduit une action en justice demandant l’annulation de la convocation de l’assemblé générale élective du bureau  exécutif de l’association prévue pour le 4 décembre 2005 à l’appel de trois adhérents de l’association .

 

Une action en référé a été introduite  devant le tribunal de première instance de Tunis tendant à suspendre les préparatifs de L’ A.G effectués par ces membres, érigés en « Comité Provisoire » selon les communiqués signés par Mr Khaled ABBES.

 

Ce comité bénéficie du soutien et de l’appui du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mr Béchir TAKKARI, qui, tout en présentant  à la presse l’affaire comme étant un différend interne au sein de l’association, a ordonné le changement de la serrure du siège de l’association situé au Palais de Justice pour empêcher le bureau exécutif élu démocratiquement et présidé par Mr Rahmouni d’y accéder et a remis quatre jours après le siège de l’association au « Comité provisoire » dirigé par Mr Khaled ABBES.

 

A l’audience de référé fixée le 24/11/2005, un déploiement policier a été constaté aussi bien à l’intérieur qu’au sein et autour du Palais de Justice.

 

Des dizaines d’avocats se sont constitués pour défendre la légitimité du  Bureau élu de l’association.

L’affaire est renvoyée à l’audience du 28/11/2005 suite à la demande des avocats de l’association.

Les avocats de l’AMT

 

Voici la requête en référé présentée au tribunal de première instance de Tunis par les avocats de l’AMT.

 

 

موضوع الدعــوى

 

        لقد صدر بلاغ بتاريخ 18/10/2005 ممضى من القاضي خالد عباس عن لجنة سميت بالوقتية مكلفة بإدارة جمعية القضاة التونسيين وقد استعمل فيها مصدرها ختم الجمعية وتسميتها وشعارها المميز وقد تضمن البلاغ إعلام عموم القضاة بعقد مؤتمر استثنائي يوم 04/12/2005 بناء على قرار نسب للجلسة العامة الخارقة للعادة التي انعقدت بنادي القضاة بسكرة كما تضمن البلاغ المذكور قرار ما سمي باللجنة المؤقتة وفتح باب الترشح لكافة القضاة لعضوية المكتب التنفيذي من 18/10/2005 إلى غاية 12/11/2005 بدخول الغاية ودعوة الراغبين في الترشح إلى تقديم مطالبهم في غضون المدة المحددة.

وحيث إننا نرفع هذه القضية في طلب الحكم بإيقاف المؤتمر المزمع عقده بتاريخ 04/12/2005 لما في الأمر من خطر وشديد تأكد طبق ما سنتولى شرحه.

I/ في الوقائع :

        إن الدعوة للجلسة العامة الخارقة للعادة قد تمت من المكتب التنفيذي الشرعي المنتخب خلال المؤتمر العاشر وذلك بمقتضى البلاغ الصادر عنه في 17/06/2005 والذي ضبط فيه جدول أعمال الجلسة في المسائل التالية :

1) وضع الجمعية

2) مشروع تنقيح القانوني الأساسي

3) الحركة القضائية

        وقد انعقدت الجلسة العامة الخارقة للعادة في التاريخ المحدد لها أي في 03/07/2005 بنادي القضاة بسكرة بحضور مكثف للقضاة من مختلف محاكم الجمهورية (بلغ عدد الحاضرين ما بين 450 و500 قاض) وقد حاولت مجموعة من القضاة مثلت أقلية داخل الجلسة التشويش على سير أعمالها بغرض تغيير رئاستها وجدول أعمالها ولما فشلت في ذلك عمدت إلى القيام بجملة من « الأعمال السرية » تمثلت في دعوة بعض القضاة خارج إطار الجلسة العامة وحتى قبل الفراغ من أعمالها إلى الإمضاء على أوراق بيضاء وإلحاق جملة الإمضاءات بنص تمت صياغته تحت عنوان الجلسة العامة الخارقة للعادة تضمن تغييرا لوقائع الجلسة وتهجما على هياكلها الشرعية واختلاقا لمقررات تمت نسبتها لمجموعة من القضاة الذين جمعت إمضاءاتهم وقد تمثلت تلك المقررات دون التواقيع في سحب الثقة من المكتب التنفيذي وتعيين مؤتمر استثنائي انتخابي يوم 04/12/2005 وتنصيب لجنة مؤقتة لإدارة شؤون الجمعية والإعداد للمؤتمر مع تسمية أعضاء من بين القضاة لتنفيذ تلك الأعمال.

وحيث تلاحظون بالرجوع إلى الأوراق التي تضمنت إمضاءات عدد من القضاة الذين حضروا الجلسة العامة أنها كانت تحت عنوان سحب الثقة دون التعرض إلى تسمية أي لجنة مؤقتة وهي مسائل لم تطرح قط خلال الجلسة العامة ولم يقع التداول فيها بين القضاة.

        وحيث أنه بعد الفراغ من الأعمال السرية المذكورة آنفا انسحبت مجموعة القضاة المدبرة لها حوالي الساعة الثانية والنصف ظهرا وتواصل سير عمل الجلسة عاديا بالاستماع إلى تدخلات الحاضرين ممن طلبوا الكلمة وتحرير لائحة للجلسة العامة من قبل لجنة صياغة منتخبة ضمت القاضيتين السيدتين يمينة غنام وليلى بحرية والقاضيين السيدين حمادي الرحماني ويوسف بوزاخر.

        وحيث عرضت اللائحة المذكورة للمناقشة فأدخلت عليها بعض التعديلات وتم تبنيها من الجلسة العامة بالمصادقة عليها في صياغتها النهائية المعدلة طبق أصل اللائحة النهائية وقد تم تعميمها على جميع المحاكم ونشرها بالصحافة المحلية.

        وحيث أنه وبعد جملة « الأعمال السرية » التي تولتها مجموعة من المنخرطين خارج الجلسة العامة تمت جملة من الأعمال العلنية تمثلت في نشر اللائحة المختلقة في الصحف.

        وحيث تمّ الاعتماد عليها للقيام بالإعلامات المنصوص عليها بالفصل السادس من القانون الأساسي للجمعية ولتقديم طلب لوزير العدل وحقوق الإنسان للاستحواذ على مقر الجمعية.

II/ في القانون :

1/ في انعدام صفة المعلنين عن عقد المؤتمر الاستثنائي في النطق باسم الجمعية وتولي أي عمل من أعمال إدارتها :

حيث أنه ومثلما تبين من خلال سرد وقائع الجلسة العامة المنعقدة في 03/07/2005 فإن جملة الأعمال التي استند إليها في الإعلام عن عقد المؤتمر الاستثنائي كانت أعمالا سرية خارج إطار الجلسة العامة وقبل الفراغ منها وهي بذلك مخالفة لقانون الجمعيات والقانون الأساسي للجمعية الذي يقتضي أن تكون أعمال الجلسات والاجتماعات العامة خاضعة للمداولة والنقاش والتصويت وهي من ثمة عديمة الشرعية باطلة كما أن الأعمال العلنية التي تأسست عليها من نشر وإعلامات واستحواذ على مقر الجمعية هي باطلة لأن ما بني على الباطل يكون باطلا وهي بذلك أعمال لا تكسب المستندين إليها أي صفة قانونية في النطق باسم الجمعية وتولي أي عمل من أعمال إدارتها.

2/ في سحب الثقة من المكتب التنفيذي :

        حيث تستمد هياكل تسيير الجمعيات شرعيتها من طريقة تكوينها فإذا كانت تلك الطريقة بمقتضى التعيين فإن سلطة التعيين تمتلك كافة الصلاحيات لإنهاء قرار التعيين عملا بمبدأ توازي الصيغ والشكليات، أما إذا تكونت هياكل التسيير عن طريق الانتخاب فإن الهياكل المنتخبة لا تنهى مهامها إلا بالانتخاب أو بانتهاء نيابة الأعضاء بمفعول عمل أو واقعة قانونية طارئة كالاستقالة أو الرفت أو الوفاة أو تعطلت تلك النيابة بمقتضى قرار في تعليق النشاط.

        ومعنى ذلك أن أعضاء هياكل الجمعية لا يمكن إنهاء مهامهم إلا بنفس الأسلوب الذي تمت تسميتهم به.

فقد جاء بموسوعة dalloz الجزء المدني على لسان الفقيهة المختصة في شؤون الجمعيات Martine Behar-Touchais ص 18 فقرة 179 نشرة 1993 ما يلي :

 « Seul l’organe statutairement habilité à désigner les dirigeants de l’association peut procéder à leur changement, sous réserve de respecter les formalités légales en cas de changement dans la composition des organes directeurs et de modification des statuts ».

        وحيث أن مفاد ذلك أن كل إجراء يرمي إلى تغيير تركيبة هيكل جمعية معينة يجابه بقاعدة توازي الصيغ والشكليات سواء تمت التركيبة بالتعيين أو بالانتخاب بل إن كل تغيير يتم على خلاف تلك الصيغ لا يترتب عنه أي أثر قانوني.

وتضيف Martine Behar-Touchais في هذا المضمار :

            « Il a ainsi été jugé que la destitution du président et des membres du conseil et leur remplacement effectués d’autorité par un tiers constituent une voie de fait portant atteinte à la liberté d’association ».

وحيث أن ذلك لا يعني أن أعضاء هياكل الجمعية يتمتعون بحصانة تحول دون إنهاء مهامهم خلال فترة النيابة خارج حالات الاستقالة أو الإقالة أو الرفت أو الوفاة، إذ لا بد من التذكير هنا بإمكانية خضوع الجمعية وأعضائها تحت طائلة عقوبات من صنفين أساسين نعرضها كما يلي :

–   عقوبات داخلية يتخذها الهيكل المختص صلب الجمعية تجاه أحد الأعضاء سواء كان منخرطا أو مسيرا وهذه العقوبات يقع التنصيص عليها صلب القانون الأساسي للجمعية مثال ذلك التنصيص على صلاحية المجلس الوطني لجمعية القضاة برفت أحد الأعضاء (الفصل 16).

   عقوبات خارجية وهي تلك المخولة لطرفين هما وزير الداخلية والقضاء أما وزير الداخلية فتقتصر صلاحياته على الغلق المؤقت لمقر الجمعية أو تعليق نشاط الجمعية واجتماعاتها على أن لا تتجاوز العقوبة 15 يوما يتم بعدها اللجوء إلى القضاء (الفصل 23 من قانون الجمعيات) أما القضاء فيمكن له الحكم بحل الجمعية بطلب من وزير الداخلية (الفصل 24 من قانون الجمعيات).

وحيث يستروح مما ذكر أن الجمعية أو هياكلها لا يمكن أن تكون عرضة لعقوبات خارج تلك المنصوص عليها بقانون الجمعيات أو بالقانون الأساسي للجمعية المعنية. وبعبارة أخرى لا يمكن لأي جهة أن تتخذ عقوبات ضد الجمعية حتى لو تعلق الأمر بالجلسة العامة أو بالمؤتمر اللذين يشكلان هيكلين من ضمن هياكل الجمعية ولهما مشمولات محددة بالقانون الأساسي لا تشمل اتخاذ عقوبات ضد أعضاء أو مسيري الجمعية.

وحيث أنه من المبادئ الأساسية المتعارف عليها في قانون الجمعيات فقها وقضاء مبدأ المساواة بين أعضاء الجمعية، فلا وجود بالعمل الجمعياتي لما يعرف بمبدأ التبعية principe de subordination المتعارف عليه في قانون الشغل وذلك سواء بين الأعضاء أو الهياكل ضرورة أن كل هيكل لجمعية معينة إنما يستمد شرعيته من طريقة تعيينه. فلا يمكن مثلا للمجلس الوطني أن يحل المكتب التنفيذي ولا العكس أيضا. ومن باب أولى وأحرى أنه ليس لاي عضو أي أفضلية أو وصاية على عضو آخر.

تقول الفقيهة المذكورة آنفا :

            Tous les membres de l’association sont sur un pied d’égalité. Toute subordination juridique entre eux exclut le caractère associatif ».

وحيث بالرجوع إلى وضعية جمعية القضاة التونسيين واحتكاما لقانون الجمعيات أولا، لا بد من الإشارة إلى أن جمعية القضاة لم تكن تحت طائلة أي قرار بتعليق نشاطها أو بغلق محلاتها من قبل وزير الداخلية، كما أنها ليست تحت طائلة حكم قضائي يقضي بحلها عملا بالفصلين 23 و24 من قانون الجمعيات.

وحيث إضافة إلى ذلك فإن المجلس الوطني لجمعية القضاة لم يتخذ أي قرار برفت أي عضو من أعضائها سواء كان منخرطا أو مسيرا.

وحيث نتيجة لكل ما ذكر وجوابا عن مسألة سحب الثقة يمكن الوقوف عند الاستنتاجات التالية:

·  إن ما تمت تسميته « بسحب الثقة من المكتب التنفيذي » لا يندرج ضمن أية حالة من العقوبات المنصوص عليها بقانون الجمعيات أو بالقانون الأساسي لجمعية القضاة التونسيين.

·  إن تنصيب هيئة وقتية لتسيير شؤون الجمعية يمثل ما اصطلح عليه الفقه وفقه القضاء « بغصب السلطة » voie de fait.

وغني عن البيان في هذا الإطار أن فقه القضاء التونسي كما المقارن اعتبر أن ذلك العمل ينحدر بالإجراء المذكور إلى مرتبة العدم l’inexistence.

وحيث أن تنصيب هيئة أخرى بدلا عن هياكل التسيير لا يتم إلا بطريقة واحدة وبشروط معينة تتمثل في تعيين حارس قضائي بإذن من المحكمة ولا تفقد الجمعية في هذه الحالة كامل شخصيتها المعنوية إذ تبقى منتفعة بأحد أهم أركان الشخصية المعنوية وهو حق التقاضي (الطعن في قرار الغلق أو التعليق أمام القضاء الإداري + الطعن في قرار الحل وتعيين حارس قضائي أمام القضاء العدلي).

وحيث تجدر الإشارة إلى أن عبارة « سحب الثقة » تحيل إلى قاموس غريب عن قانون الجمعيات باعتبار أن مؤسسة « سحب الثقة » تندرج ضمن آليات المحاسبة في نطاق الأنظمة السياسية البرلمانية التي تقوم وسائل عملها على مفهوم المسؤولية السياسية للحكومة إزاء البرلمان الذي يمتلك حق مراقبة الحكومة من خلال لوائح اللوم أو لوائح سحب الثقة الأمر الذي يجعل الحديث عن سحب الثقة من هيكل تسيير جمعية حديثا في غير محله فضلا عن كون سحب الثقة وتحديد موعد لعقد مؤتمر استثنائي انتخابي خلال شهر ديسمبر 2005 ينزلان إلى مرتبة العمل المعدوم قانونا.

وحيث إن ما زعم من « سحب للثقة » في المكتب التنفيذي لجمعية القضاة التونسيين بات غير موثوق به.

وحيث بناء على كل ما تقدم فإن ما سمي باللجنة الوقتية هي هيئة غاصبة للسلطة، وإن الانتخابات التي تستعد للإعداد لها والإشراف عليها هي انتخابات باطلة غير منهية لمهام الهيئة المسيرة للجمعية باعتبار أن الأطراف الداعية لها ليست لها الصفة القانونية سواء للدعوة لمؤتمر عادي أو استثنائي القانونية طبق مقتضيات القانون الأساسي أو بإذن قضائي.

3/ عن المؤتمر الاستثنائي :

        وحيث ينص الفصل 26 من القانون الأساسي للجمعية على أنه فيما عدا المؤتمر والجلسة العامة يمكن دعوة أعضاء الجمعية إلى مؤتمر استثنائي أو جلسة عامة خارقة للعادة بطلب من المكتب التنفيذي أو بطلب كتابي موجه إلى الرئيس من طرف ثلثي أعضاء الجمعية.

        وحيث إن الفصل 26 من القانون الأساسي هو الفصل الوحيد المنظم للمؤتمر الاستثنائي ويقتضي أن طلب عقد المؤتمر الاستثنائي يعود إلى المكتب التنفيذي أو إلى ثلثي أعضاء الجمعية بطلب كتابي يوجه إلى رئيس الجمعية والدعوة إلى ذلك المؤتمر تتم في الحالتين من المكتب التنفيذي طبق الإجراءات المنصوص عليها بالفصل 21 من القانون الأساسي بخصوص الدعوة للمؤتمر العادي لأن ما يسري على الأعمال العادية ينطبق على الإعمال الاستثنائية إذا لم يقع تخصيصها بإجراءات خاصة وذلك هو الحال بالنسبة للمؤتمر الاستثنائي الذي لم ترد بالقانون الأساسي أي إجراءات خاصة به فيما يتعلق بطريقة الدعوة إليه.

        وحيث إن دعوة المكتب التنفيذي للمؤتمر الاستثنائي سواء كان عاديا أو استثنائيا تكون بواسطة رئيس الجمعية باعتباره ممثلها القانوني الوحيد والناطق باسمها طبق الفصل 18 من القانون الأساسي.

        وحيث إن الجلسة العامة أو الاستثنائية يكون من مشمولاتها خاصة طبق الفقرة ب من الفصل 21 من القانون الأساسي المصادقة على المسائل التي تدرج من طرف المكتب التنفيذي في جدول أعمالها وقد ضبط جدول أعمال الجلسة العامة الاستثنائية المنعقدة في 3/07/2005 طبق البلاغ الصادر عن المكتب التنفيذي في 14/06/2005 في المسائل التالية :

        1/ وضع الجمعية

        2/ مشروع تنقيح القانون الأساسي

        3/ الحركة القضائية

        وحيث أن مسألة عقد المؤتمر الاستثنائي لم تكن من بين النقاط المدرجة من المكتب التنفيذي في جدول الأعمال كما لم تقع إثارتها خلال الجلسة العامة المذكورة التي لا يمكن أن تطالب بمثل ذلك المؤتمر إلا متى حضرها ثلثا الأعضاء المنخرطين وتقدموا بطلب كتابي في عقد المؤتمر الاستثنائي لرئيس الجمعية طبق الفصل 26 من القانون الأساسي .

        وحيث يجب الإشارة هنا إلى أن التشديد في شروط عقد المؤتمر الاستثنائي بطلب من ثلثي أعضاء الجمعية مقصود لغاية حماية الهياكل المنتخبة من محاولات تعطيل نشاطها وضمان استمرارية أعمالها.

        وحيث وإن افترضنا جدلا أن مسألة المؤتمر الاستثنائي قد طرحت خلال الجلسة العامة في 3/07/2005 واتخذ قرار بعقد ذلك المؤتمر فإن الدعوة إليه لا يمكن أن تكون حتى في هذه الحالة إلا من المكتب التنفيذي وبواسطة رئيس الجمعية في بلاغ قانوني ممضى منه وإنه في صورة امتناع المكتب التنفيذي أو رئيس الجمعية من إصدار تلك الدعوة فإنه يقع الالتجاء إلى القضاء لاستصدار حكم في إلزام المكتب التنفيذي ورئيس الجمعية بتنفيذ مقرر الجلسة العامة وفي صورة الامتناع فإنه لابدّ كذلك من استصدار حكم في تعيين متصرف قضائي أو لجنة تتولى تنفيذ قرار الجلسة العامة لأنه في كل الأحوال لا يمكن لأية ذات مادية أو معنوية أو لمجموعة من الأشخاص في دولة قانون ومؤسسات أن تتجاوز وضعيات قانونية قائمة وهيئات شرعية موجودة وممارسة لصلاحياتها دون الالتجاء للقضاء باعتباره المؤسسة التي يرجع لها البت في مدى قانونية تغيير هيئة أو تنظيم قائم وإضفاء الشرعية على أعمال من سيحل محلها إن كان ذلك ممكنا ومطابقا للقوانين المنظمة لتلك الهيئات هذا من جهة.

        وحيث أنه ومن جهة أخرى فإن الفصل 25 من القانون الأساسي للجمعية هو فصل ينظم نفاذ قرارات الجلسة العامة العادية وقد حددها بأغلبية الحاضرين فهو ليس فصلا منظما أو محددا لنوعية القرارات التي تتخذ من الجلسة العامة ومضامينها بل هو فصل وضع لاستبعاد النصاب القانوني الذي يمكن في غيابه أن تتعطل أعمال الجلسة أو يؤدي إلى تأجيلها فهو يحدد إذن آلية خاصة بنفاذ قرارات الجلسة العامة ويميزها عن أعمال المكتب التنفيذي والمجلس الوطني التي تخضع القرارات الصادرة عنهما لنصاب قانوني حدد بالفصل 15 من القانون الأساسي.

        وحيث ترتيبا على ذلك فإنه لا يمكن الاعتماد على الفصل 25 للقول بأنه من صلاحيات الجلسة العامة اتخاذ قرار بعقد مؤتمر استثنائي بأغلبية الحاضرين.

        وحيث إنه بالرجوع إلى الوضعية الحالية لجمعية القضاة التونسيين فإن الورقة التي صيغت تحت تسمية لائحة الجلسة العامة الخارقة للعادة بتاريخ 3/07/2005 والتي ورد بها سحب الثقة من المكتب التنفيذي وتنصيب لجنة مؤقتة عهد لها تسيير شؤون الجمعية وتنظيم الدعوة لمؤتمر استثنائي والتي لا تحمل إمضاء رئيس الجمعية وختمها والتي لم تكسب صبغة قانونية بموجب حكم قضائي هي ورقة عارية عن كل قيمة قانونية ولا يمكن أن يترتب عنها أي أثر قانوني فهي بذلك في حكم العدم كما أن الأعمال التي تتولاها ما سميت باللجنة المؤقتة من الدعوة للمؤتمر الاستثنائي وفتح باب الترشحات وغيرها بناء على تلك الورقة هي أعمال فعلية خارجة عن أية شرعية قانونية أو قضائية وتكون بالتالي في حكم العدم.

        وحيث أنه في غياب أية دعوة لمؤتمر استثنائي صادر عن المكتب التنفيذي بطلب منه أو بطلب من ثلثي أعضاء الجمعية موجه إلى رئيس الجمعية فإن أي مؤتمر يعقد خارج ذلك الإطار يكون باطلا ولاغيا.

        وحيث أن في الأمر تأكدا وخطرا ملما لأن في إطلاق يد ما سمي باللجنة الوقتية في التصرف في شؤون الجمعية والمساس بهياكلها المنتخبة يشرع للفوضى وتجاوز القانون وسيدخل جمعية القضاة التونسيين في نفق اللاشرعية بما يعني ذلك من تعد على حق القضاة في اختيار ممثليهم في مؤتمرات قانونية وامتلاك هيكل منتخب طبق القانون الأساسي لجمعيتهم يدافع عن مصالحهم المادية والمعنوية.

لذا ولكل هاته الأسبــاب

فإننا نطلب من عدالة الجناب الحكم بإيقاف عقد المؤتمر المعلن ليوم 04 ديسمبر 2005  من قبل ما سمي باللجنة المؤقتة المتركبة من المطلوبين كإيقاف كل الأعمال التحضيرية الرامية إلى ذلك مع الإذن بالتنفيذ على المسودة نظرا لتأكد الموضوع.

 

 وللجناب سديد النظر

 

 

(P.S : courrier envoyé par maître Anouar Kousri : kousri@yahoo.fr  )

 


 

Le 17 Novembre 2005, « The OpenNet Initiative » (*) a publié un rapport détaillé sur les méthodes tunisiennes  pour controler l’information sur l’Internet.

 

The OpenNet Initiative (*) today (17.11.05, NDLR) released Internet Filtering in Tunisia in 2005, a country study that documents Tunisia’s attempts to control Internet information, including the filtering of Web sites, blogs, and anonymizer services.

 

Drawing on open sources and a detailed year-long technical investigation, ONI research describes Tunisia’s aggressive targeting and blocking of on-line content, including political opposition Web sites, human rights groups, and sites that provide access to privacy-enhancing technologies.

 

ONI research reveals that Tunisia’s government Internet agency, ATI, uses SmartFilter — filtering software produced by Secure Computing, a US-based company — as the basis of its filtering regime. Since all of Tunisia’s ISPs operate through ATI, the system is difficult to circumvent.

 

Moreover, Tunisia’s public policy on filtering is opaque at best. The state falsifies the information provided to users who try to reach filtered sites; the error page received claims the site is not accessible for technical reasons.

 

In sum, Tunisia’s control over its citizens’ access to Internet content places it at odds with the goals of the World Summit on the Information Society.

 

 

Internet Filtering in Tunisia in 2005: A Country Study

 

The Tunisian Republic implements an Internet filtering regime that aggressively targets and blocks substantial on-line material on political opposition, human rights, methods of bypassing filtering, and pornography. Tunisia’s position as host of the United Nations (UN) World Summit on the Information Society (WSIS) in November 2005 has cast a spotlight on the state’s information technology and media policies. In preparations for the WSIS meeting, human rights and media organizations have increased their criticism of Tunisia’s widespread censorship practices and Internet controls. For example, the International Freedom of Expression eXchange (IFEX) formed the Tunisia Monitoring Group (TMG), a coalition of 13 organizations, to challenge the state’s practices and to urge the UN to pressure Tunisia to make immediate reforms or forfeit the summit.

 

To document the extent of Tunisia’s Internet content controls, the OpenNet Initiative (ONI) tested 1923 sites from within the state, and found 187 (10%) blocked. Tunisia’s filtering efforts are focused and effective. The state employs the SmartFilter software, produced by the U.S. company Secure Computing, to target and prevent access to four types of material in particular: political opposition to the ruling government, sites on human rights in Tunisia, tools that enable users to circumvent these controls, and pages containing pornography or other sexually explicit content.

 

The Tunisian state clearly views the Internet as a powerful social and economic force and has invested in telecommunications infrastructure and passed modern telecommunications legislation. Tunisia has deployed the Internet in a way that implements a multi-layered architecture of control. All of the state’s Internet Service Providers (ISPs) purchase access from Tunisia’s Internet Agency, which performs filtering at the network backbone. This ensures greater consistency of control. In addition, the primary means of going on-line for Tunisians are the “Publinets” – Internet cafés that are required by the state to monitor users’ access to prevent them from obtaining prohibited materials.

 

Moreover, Tunisia’s approach to the Internet comports with the strong limitations the state imposes on other media. Laws criminalizing defamation of public officials or spreading false news push journalists to censor their reporting, and the imprisonment of critics of the government makes plain that these laws have bite. The state also employs a mixture of economic controls, such as directing subsidies and advertising to friendly outlets, and informal pressures, such as violence against critics, to ensure that media stay within prescribed boundaries.

 

The World Summit on the Information Society is committed to a vision where “everyone can create, access, utilize and share information and knowledge,” where each person has the right “to seek, receive and impart information and ideas through any media.” To have the Summit hosted in Tunisia, a state where information is controlled through a mixture of legal, technical, and economic means, belies these goals and highlights the growing contradiction between lofty principles of free expression and communication often associated with the Internet by policymakers and industry, and the reality of censorship and surveillance practices worldwide. As with several other countries the ONI has studied, Tunisia is part of a growing trend whereby software developed by Western corporations is used by repressive regimes to restrict access to information and curb freedom of speech.

 

POUR LIRE LE RAPPORT, aller sur:

http://www.opennetinitiative.net/studies/tunisia/index.htm

 

(*) About the OpenNet Initiative

 

The OpenNet Initiative is a collaborative partnership between three leading academic institutions: the Citizen Lab at the Munk Centre for International Studies, University of Toronto, Berkman Center for Internet & Society at Harvard Law School, and the Advanced Network Research Group at the Cambridge Security Programme, University of Cambridge.

 

Our aim is to excavate, expose and analyze filtering and surveillance practices in a credible and non-partisan fashion. We intend to uncover the potential pitfalls and unintended consequences of these practices, and thus help to inform better public policy and advocacy work in this area. To achieve these aims, the ONI employs a unique multi-disciplinary approach that includes: Advanced Technical Means — using a suite of sophisticated network interrogation tools and metrics; and Local Knowledge Expertise — through a global network of regionally based researchers and experts. OpenNet Initiative research will be published on this website in a series of national and regional case studies, occasional papers, and bulletins.

 

As part of its work, the OpenNet Initiative also operates a « clearinghouse » for circumvention technologies that assess and evaluate systems intended to let users bypass filtering and surveillance. We also actively develop circumvention technologies in-house as a means to explore the limitations of filtration and counter-filtration practices.

 


 

En Tunisie, Vous êtes libres, mais,

vous n’avez pas de place parmi nous.

 

(Suite)

 

 

           Si une quelconque hostilité citoyenne se manifeste autour de la gravitation politico-policière en Tunisie , l’état a le plein droit d’appliquer sa loi promulguée par un parlement confectionné aux besoins des transactions du Palais de Carthage.

         Au pays du Général Ben Ali , tout va à merveille ,  » bien sûr jusqu’au dernier quart-d’heure  » .

         Le sourire n’y est que de circonstances et de façades .

        L’arbitraire n’y est qu’une monnaie courante .

       Le banditisme d’état gère les équilibres de la société Tunisienne en dehors de la loi qui n’est que virtuelle dans les discours officiels et la législation de maquillage .

      Pour les six millions de touristes par année , circuler-consommer et partir chez-soi sans rien voir de la réalité Tunisienne est devenu une mise en scène orchestrée sous l’oeil de la police .

       Les étrangers , qui poussent leurs indiscrétions aux spécificités des mécanismes de régulation de la morosité létale de la population , ne devraient plus remettre les pieds en Tunisie .

        Tant de journalistes et de défendeurs des droits de l’homme étrangers sont interdits d’accès en Tunisie sans jugement ni condamnation. Le respect de la loi est devenu un moyen de pression pour l’application de l’arbitraire aux violations passées sous silence et par la complicité de certains états Occidentaux.

        Etre militant au sein de la société civile Tunisienne n’est ni sans risque ni sans conséquence.

        Les plaintes judiciaires contre les pratiques aberrantes et abusives de l’état-bandit n’aboutissent  jamais . Les magistrats craignent pour leur pain si l’un parmi eux oserait défier les humeurs maladives d’un état enragé.

        Avoir des relations avec des personnages médiatiques des organismes politiques et humanitaires étrangers est qualifié de trahison et d’opposants vendus à l’Occident.

         Les rapports trop critiques des institutions internationales sur les libertés en Tunisie n’ont permis de franchir le seuil trop bas des lignes rouges imposés par l’autorité policière .

         Une semi-liberté déguisée en échange d’une générosité calculée de l’état permet de robotiser un peuple à l’esclavagisme numérique.

         Les chargés de missions des officines policières de propagandes ont toujours servi , dans les tribunes officielles , les justifications mensongères légalisées à la criminalité politique et aux dérives financières de la classe dirigeante .

         L’état-parallèle est en perpétuelle compétition concomitante à l’enrichissement illégal des familles dirigeantes avec les figurants officiels de la façade de la démocratie policière.

          Une mafia politico-financière et policière absorbe la sueur et les efforts du pays pour instaurer la dépendance de la population du parti au pouvoir et de l’autorité policière .

          Le coupe-ressource réservés aux opposants politiques Tunisiens et aux défendeurs des droits de l’homme est une forme de torture et de persécutions dont les répercussions atteignent les foyers et les familles innocentes des militants.

          La filature policière chronique , accordée aux rebelles à la dictature policière du Général Ben Ali , terrorise les enfants et le voisinage des opposants et des défenseurs des droits de l’homme à leurs domiciles d’habitation pour exiger leur rejet socio-familial et montrer à leurs entourages les praiques policières réservées à tous ceux qui ne s’alignent pas au rang de la domption et de l’esclavagisme .

          L’humiliation et l’intimidation policières sont déjà semés dans la population .

          Les Tunisiens devraient être decerebrés .

          Ils ne doivent plus penser .

          C’est le Général Ben Ali et sa mafia qui pensent pour eux.

          La sphère des affaires de la Tunisie est comprimée entre les griffes des bras longs du Palais de Carthage sous la gérance de la police et du parti RCD.

          Le secteur informel constitue plus des deux tiers des mouvements financiers quotidiens du pays . Il parasite l’organisation de la vie économique et fausse toutes les prévisions et statistiques pour garder la faille de la fraude , le faux usage de faux et la prospérité de la contrebande des produits prohibés .

          Le pouvoir d’achat des citoyens est gangrené par l’inflation croissante dont profite la nouvelle bourgeoisie de la classe dirigeante.

         La vie devient de plus en plus difficile pour les Tunisiens en Tunisie.

        L’aventure à l’immigration clandestine chatouille les esprits de toutes les classes socio-économiques . Elle préoccupe surtout la jeunesse .   

        L’asphyxie devient de plus en plus suffocante en l’absence d’espaces de libres expressions pour dégager une tension de souffrance chronique profonde.

        Les complices Occidentaux à la dégradation de la situation des libertés et de la crise évolutive en Tunisie surveillent leurs intérêts à distance à partir du baromètre de la résistance et de la qualité de la tranquillité apparente et fragile dans un pays au bout de l’étincelle .

        A cet effet , faudrait-il espérer des reformes de relance ? un coup d’état politique ? un coup d’état économique ? ou continuer le parcours des crises hystériques contre une dictature policière bornée ? .

        Le dernier coup médiatique au Congrès SMSI 2005 a secoué le démon de Carthage pour faire recours à Mr. sécurité.

        Les infra-intentions des parties intervenantes ne sont que mauvaises .

        Le peuple Tunisien n’est en mesure de payer les frais des humeurs à la pourchasse des uns et des autres.

        Des compromis de compétitions pourraient fausser des initiatives pour complicité et lâcheté sinon par égoïsme.

        La grossesse molaire n’a jamais ramené de foetus.

       L’après-Ben Ali est déjà amorcé .

 

 

Dr.SAHBI AMRI

Médecin privé de sa Médecine.

Cité El-Wouroud. Sidi Bouzid 9100.

Tel.00.216.98.22.27.51


 

Durant l’année 2005 très agitée, le président Samuel Schmid a rassuré

Premier Bilan · Le style tout en rondeurs du magistrat UDC bernois a fait merveille en Suisse et dans le monde, mais un peu moins au Conseil fédéral.

Erik Reumann

 

Président de la Confédération pour 364 jours. Ce chiffre résume la difficulté lorsqu’il s’agit de faire un bilan. Le chef de l’Etat suisse, simple primus inter pares, a à peine le temps de s’installer dans son rôle qu’il doit déjà le repasser au suivant, en l’occurrence à Moritz Leuenberger. Et la difficulté est encore accrue par le fait que le chef de l’Etat suisse n’a quasiment aucun pouvoir. Alors, le bilan ne peut porter que sur le travail de représentation du titulaire. Petite revue en 4 points pour le sortant Samuel Schmid.

 

 

1. Tsunami: le papa de la nation

 

Le visage grave sied à Samuel Schmid. Il a juste ce qu’il faut pour que les citoyens en détresse se sentent compris et réconfortés. Papa est là, tout ira bien.

Une qualité qui a fait merveille. En particulier après le tsunami du 26 décembre en Asie du Sud-Est qui a entraîné dans la mort 22 000 personnes parmi lesquelles une centaine de touristes suisses. Le visage grave, il a fait sa déclaration télévisée. Le visage tout aussi grave, il a assisté à la cérémonie commémorative au Münster de Berne. Et ce visage grave, il a dû l’arborer une nouvelle fois quand il est venu visiter la Suisse centrale bouleversée par les inondations en août.

 

 

2. Le parquet international

 

Le temps où le président de la Confédération ne devait pas quitter la terre helvétique est loin. Désormais, il arpente la planète. Au point que cela suscite – c’est devenu tradition – des tiraillements avec le titulaire du DFAE. Mais le rôle de chef d’Etat permet évidemment des rencontres au plus haut niveau. La rencontre de Samuel Schmid avec le premier ministre israélien Ariel Sharon avait retenu l’attention. Sa collègue Micheline Calmy-Rey qui l’avait précédé dans la région n’avait pas été reçue.

S’il n’a pas provoqué la poignée de main historique du président israélien Moshe Katzav et de son homologue syrien Bashar al-Assad lors des obsèques du pape Jean-Paul II, il était là et en reste même un peu auréolé.

 

Mais son véritable coup de maître sur le parquet international, c’est son discours à Tunis lors de l’ouverture du Sommet sur la société d’information. En critiquant directement la politique de censure du Gouvernement tunisien alors que le président Ben Ali se trouvait à quelques mètres de lui sur le podium, il a d’un seul coup effacé l’image de politicien timoré qui lui colle habituellement aux basques.

 

 

3. A la rencontre de la Suisse

 

Samuel Schmid s’est fixé pour objectif de visiter les 26 cantons durant sa présidence. Les visites, parfois surprises, se sont donc succédé. Le jour de l’An, il a débarqué à Genève pour visiter des professionnels à leur poste durant les fêtes: les pompiers ou les soldats gardant les organisations internationales. La visite au pénitencier de Bellechasse, où il s’est entretenu à bâtons rompus avec les détenus, n’est pas passée inaperçue. Ministre des Sports, Samuel Schmid a aussi eu l’occasion de faire rejaillir la gloire des champions sur l’office présidentiel, par exemple lorsqu’il est allé féliciter Tom Lüthi pour son titre mondial de moto.

Les rencontres n’ont toutefois pas toujours été agréables. Les quolibets de plusieurs centaines d’extrémistes de droite réunis sur la pelouse du Grütli lors de son discours du 1er Août ont défrayé la chronique durant la pause estivale.

 

4. Primus inter pares: présider

 

«Ils causent, ils causent», lance un Pascal Couchepin exaspéré à l’issue d’une séance du Conseil fédéral. Logique, les fronts se sont durcis et les accords tacites sont devenus plus rares: il faut discuter. Dès le début de l’année, Samuel Schmid affiche sa volonté de vider les querelles au sein du collège plutôt que par médias interposés. Les tours de table sur les sujets les plus divers se multiplient et les séances s’allongent. L’ambiance reste toutefois difficile et la mésentente au sein du Conseil fédéral reste patente. L

 

(Source : « La Liberté » (Suisse), le 26 novembre 2005)


 

« Un pays comme la Tunisie a pu tirer son épingle du jeu

en bénéficiant des fonds européens sans libéraliser son régime. »

 

 

La coopération euro méditerranéenne en panne

Alain Barluet

 

L’IDÉE était bonne mais les résultats sont décevants. Réunis pour la première fois à Barcelone, dimanche et lundi, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne et de dix pays du bassin méditerranéen dresseront un bilan en demi-teinte du partenariat qu’ils ont scellé il y a tout juste dix ans dans la capitale catalane.

 

A l’issue du sommet, ils s’engageront à relancer le «processus de Barcelone», adopteront un «code de conduite» contre le terrorisme et, face au défi de l’immigration, valideront une approche globale associant le renforcement des contrôles et l’aide au développement. La tâche s’annonce rude. Pourtant, si le projet Euromed manque aujourd’hui de visibilité et de consistance, il n’était pas dénué d’ambitions initiales. Le 28 novembre 1995, la déclaration de Barcelone jetait les bases d’un partenariat global – politique, économique, culturel –, entre les deux rives de la Méditerranée. Il visait à développer le dialogue politique, de promouvoir la sécurité et la stabilité, de créer un espace de «prospérité partagée» et de libre-échange et de favoriser un rapprochement entre les cultures.

 

Des accords conclus mais non appliqués

 

L’époque était à l’optimisme : après la chute du Mur de Berlin et les accords d’Oslo, l’Europe souhaitait «assurer» ses marges méridionales et équilibrer vers le Sud des relations qui s’engageaient enfin avec l’Est. Dix ans plus tard, les espoirs n’ont pas été comblés.

 

Certes, sur le volet économique, des accords d’association (9 au total), ont été conclus. Mais tous ne sont pas encore ratifiés ni appliqués. Un projet d’accord, paraphé l’an dernier avec la Syrie, est en panne depuis la crise ouverte au printemps dernier avec Damas. Le président Bachar al-Assad n’a d’ailleurs pas été invité. Entre les deux rives de la Méditerranée, les inerties et les déséquilibres persistants ont hypothéqué la perspective d’un espace de libre-échange à l’horizon 2010, notamment parce qu’entre les pays du Sud, les échanges restent peu développés. Euromed reste à «multilatéraliser».

 

Au total, l’écart économique et social entre les deux groupes de partenaires s’est élargi. A Barcelone, l’UE s’attachera à rassurer le Sud qui s’estime négligé au profit des «nouveaux voisins» de l’Est. Les financements n’ont pas manqué (8,8 milliards d’euros de dons Meda ; environ 10 milliards de prêts de la BEI depuis 1995). Mais ils ont été peu ou mal employés quand ils n’ont pas carrément été détournés. Faible initialement, l’utilisation effective de ces financements a progressé (de 29% à 81% entre 1995 et 2003). Mais cela a surtout été le fait de gouvernements qui ont sollicité cette manne qui a pu être utilisée à d’autres fins que les projets prévus.

 

Au plan politique, le bilan est encore plus sombre.

 

Euromed dégageait pourtant un forum sans équivalent en réunissant Européens, Arabes, Turcs et Israéliens.

 

Des contacts réguliers ont été mis en place de même qu’une assemblée parlementaire (240 membres: 120 du Sud, 120 du Nord). Mais le retour de flammes au Proche-Orient a enrayé la mécanique. Les projets réalisés avec l’Autorité palestinienne (1,5 Mds€) ont été réduits à néant. Par ailleurs, Euromed n’a pas favorisé la démocratisation du Sud, contrairement à son objectif initial. Un pays comme la Tunisie a pu tirer son épingle du jeu en bénéficiant des fonds européens sans libéraliser son régime. Le 11 Septembre, en donnant la priorité de la lutte antiterroriste, a marqué un autre tournant. Nombre d’États méditerranéens ont joué le jeu pour tenter de peser davantage dans un paysage stratégique dominé par les Américains et leur projet parallèle de «Grand Moyen-Orient». Au sein d’Euromed en panne, le volet sécuritaire et les questions migratoires s’affirment.

 

(Source : « Le Figaro », le 26 novembre 2005)

URL: http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/genimprime?cle=20051126.FIG0102

 


 

 

Dix ans après « Barcelone », la coopération euro méditerranéenne se réoriente vers la

lutte antiterroriste

 

Thomas Ferenczi

 

BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN

 

Il y a dix ans était lancé à Barcelone un partenariat euroméditerranéen destiné à favoriser la modernisation économique et politique des pays du sud de la Méditerranée. De part et d’autre, on reconnaît aujourd’hui que le bilan est pour le moins mitigé. Sur le plan économique, l’aide européenne n’a pas permis le décollage attendu. Sur le plan politique, la démocratie n’a pas connu les avancées espérées.

 

Il est vrai que l’initiative a pris naissance au moment où le processus de paix semblait bien engagé au Proche-Orient. Son échec a porté un coup aux ambitions qui s’étaient exprimées à Barcelone. Dix ans après, les vingt-cinq chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Union européenne et leurs homologues de dix pays de la Méditerranée (Algérie, Maroc, Tunisie, Egypte, Israël, Jordanie, Autorité palestinienne, Liban, Syrie, Turquie) devaient se réunir dans la métropole catalane les 27 et 28 novembre pour tenter de relancer leur coopération.

 

Le sommet doit se conclure par l’adoption d’un programme de travail de cinq ans, accompagné d’une déclaration sur une vision commune et d’un code de conduite contre le terrorisme. L’objectif économique est de mettre en place d’ici à 2010 une zone de libre-échange, incluant l’agriculture et les services. « Les partenaires euroméditerranéens doivent moderniser leur économie pour pouvoir tirer parti des possibilités qu’offrent la mondialisation et le libre-échange avec l’Europe », souligne la Commission, qui note que « la fragmentation persistante des marchés du sud de la Méditerranée entrave les investissements importants tant nationaux qu’étrangers ».

 

Pour José Manuel Barroso, président de la Commission, la priorité est de donner du travail aux peuples de la Méditerranée. « Cette région doit créer 40 millions d’emplois au cours des quinze prochaines années, estime-t-il, cela ne peut se faire sans réformes économiques et politiques. » Ces réformes devront, sur le plan économique, favoriser, avec l’aide de l’Union européenne, les échanges et les investissements. Elles devront faciliter la mise en place d’un réseau régional d’infrastructures de transport et celle d’un marché euroméditerranéen de l’énergie.

 

Des mesures seront aussi envisagées pour une dépollution de la Méditerranée à l’horizon 2020, pour le plus grand bénéfice de l’industrie touristique.

 

Sur le plan politique, M. Barroso insiste sur la nécessaire promotion de la démocratie et des droits de l’homme par le dialogue et la coopération. Une assistance financière supplémentaire, dite « facilité de gouvernance », permettra d’encourager et de soutenir les pays qui, selon la Commission, « montrent clairement leur adhésion aux valeurs communes ». A l’occasion de ce sommet, Amnesty International demande que les droits de l’homme constituent enfin « une vraie priorité » du partenariat euroméditerranéen.

 

Deux nouveaux volets sont venus s’ajouter à l’agenda, ceux de l’immigration et de la lutte contre le terrorisme. Sur l’immigration, deux mois après les graves incidents qui se sont produits aux grilles des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au Maroc, l’Union européenne veut associer plus étroitement les pays méditerranéens, anciennes zones d’émigration devenues zones de transit pour les immigrés venus de l’Afrique subsaharienne, à la maîtrise des flux. L’UE entend les aider à assurer le contrôle des frontières, la protection des réfugiés, la gestion de l’immigration clandestine, notamment pour « éviter les tragédies humaines » qui surviennent régulièrement en Méditerranée.

 

Sur la lutte contre le terrorisme, Bruxelles veut obtenir de ses partenaires de la Méditerranée un engagement commun. Un engagement par lequel ils promettent de transposer toutes les conventions des Nations unies et surtout de coopérer activement en échangeant des informations sur les groupes et leurs réseaux, en traduisant devant les tribunaux les personnes suspectées de terrorisme, en refusant que leurs pays deviennent des refuges pour les terroristes.

 

(Source : Article paru dans l’édition du journal « Le Monde » (France) datée le 27.11.05)


 

Kabylie : le FFS remporte les élections

Le Front des forces socialistes devance les partis membres de la coalition gouvernementale aux élections locales partielles, et confirme sa forte implantation dans la région.

 

Par J.G

 

Le Front des forces socialistes (FFS, opposition) est arrivé en tête aux élections locales partielles de jeudi en Kabylie. Il confirme ainsi sa forte implantation dans cette région, en dépit d’un taux de participation de 34,59% dans le département de Bejaia et de 31,35% dans celui de Tizi Ouzou.

 

Selon les chiffres annoncés vendredi soir par le ministère de l’Intérieur, cette formation obtient à Tizi Ouzou, 188 des 609 sièges en lice au sein des assemblées populaires communales (APC), devançant le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD-opposition 139 sièges), le FLN (125) et le Rassemblement national démocratique (RND), membres de la coalition gouvernementale. Dans le département de Béjaia, il obtient 139 sièges sur 460 aux municipales, devant le FLN (ex-parti unique) 80 sièges, le RCD, 72 sièges et le RND, 44.

 

Aux départementales, le FFS remporte 18 sièges sur les 43 à Béjaïa, contre 10 pour le RCD, et 7 pour le FLN. Il obtient en outre 15 des 47 sièges de l’APW de Tizi Ouzou, suivi du RCD et du FLN qui obtiennent 11 sièges chacun.

 

Le FFS et le RCD ont tous deux dénoncé des «irrégularités» et des «tentatives de fraudes». Dans plusieurs bureaux de vote, des militants du FLN auraient fait irruption pour orienter le choix des électeurs et les services de sécurité auraient laissé faire. Les bulletins de vote, tous de la même couleur, ne comportaient en outre ni photos de leaders des partis politiques, ni numéro, ni sigles, rendant très difficile, voire impossible le choix des électeurs illettrés.

 

Elues lors d’un scrutin controversé en octobre 2002, les assemblées locales soumises à renouvellement avaient été dissoutes en juillet par les autorités, à la suite d’un accord signé en janvier entre le gouvernement et les âarchs (tribus kabyles). Des municipalités avaient alors été élues avec moins de 1% de participation.

 

(Source : Liberation.fr, le 25 novembre 2005 à 20h35)


 

Finkielkraut: «Je présente des excuses»

 

Le philosophe, contre lequel le Mrap a porté plainte pour incitation et provocation à la haine raciale suite à des propos publiés dans le quotidien israélien «Haaretz» (*), a déclaré vendredi avoir été «victime d’amalgames».

 

Le philosophe Alain Finkielkraut contre lequel le Mrap a décidé de porter plainte pour incitation et provocation à la haine raciale après des propos publiés dans le quotidien israélien «Haaretz», a présenté ses «excuses» vendredi, déclarant avoir été «victime d’amalgames».

 

«Je présente des excuses à ceux que ce personnage que je ne suis pas a blessé (…). La leçon, c’est qu’en effet je ne dois plus donner d’interview, notamment à des journaux dont je ne contrôle pas ou je ne peux pas contrôler le destin ou la traduction», a déclaré Alain Finkielkraut sur Europe 1.

 

«Je n’ai en moi aucun mépris ou de haine à l’égard de quelque collectivité que ce soit. Je me sens solidaire par vocation des nouveaux immigrés en France et notamment des immigrés de la deuxième ou troisième génération», a-t-il ajouté.

 

Le secrétaire général du Mrap, Mouloud Aounit, avait annoncé mercredi son intention de porter plainte contre le philosophe.

 

Selon Mouloud Aounit, l’entretien publié le 18 novembre par «Haaretz» est «un texte d’une violence raciste inouïe, qui se fait le porte-voix des clichés du Front national et participe à mettre sur le terrain ethnique et religieux cette insurrection sociale de Français qu’il nomme noirs ou arabes».

 

Dans cet entretien, Finkielkraut avait estimé que la crise des banlieues était «une révolte à caractère ethnico-religieux». «Un arabe qui incendie une école, c’est une révolte ; un blanc, c’est du fascisme», ajoutait-il. «Bien sûr qu’il y a une discrimination, et il y a certainement des Français racistes, des Français qui n’aiment pas les arabes et les noirs et ils les aimeront encore moins maintenant quand ils prendront conscience de la haine qu’ils leur vouent (…) L’idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L’antiracisme sera au 21e siècle ce qu’a été le communisme au 20e».

 

(Source : LIBERATION.FR, le 25 novembre 2005 à 18h17)

 

(*) Texte intégral de l’interview en anglais

 

 

Alain Finkielkraut. « When an Arab torches a school, it’s rebellion. When a white guy does it, it’s fascism. I’m ‘color blind.’ Evil is evil, no matter what color it is. And this evil, for the Jew that I am, is completely intolerable. »

 

 

 What sort of Frenchmen are they?

 By Dror Mishani and Aurelia Smotriez

 

PARIS – The first thing the French-Jewish philosopher Alain Finkielkraut said to us when we met one evening at Paris’ elegant Le Rostand cafe, where the interior is decorated with Oriental-style pictures and the terrace faces the Luxembourg Gardens, was « I heard that even Haaretz published an article identifying with the riots. »

 

This remark, uttered with some vehemence, pretty much sums up the feelings of Finkielkraut – one of the most prominent philosophers in France in the past 30 years – ever since the violent riots began on October 27 in the impoverished neighborhoods that surround Paris and spread with surprising speed to similar suburbs throughout the country. He has been following the events through the media, keeping up with all the news reports and commentary, and has been appalled at every article that shows understanding for or identification with « the rebels » (and in the French press, there are plenty). He has a lot to say, but it appears that France isn’t ready to listen – that his France has already surrendered to a blinding, « false discourse » that conceals the stark truth of its situation. The things he is saying to us in the course of our conversation, he repeatedly emphasizes, are not things he can say in France anymore. It’s impossible, perhaps even dangerous, to say these things in France now.

 

Indeed, in the lively intellectual debate that has been taking place on the pages of the French newspapers ever since the rioting started, a debate in which France’s most illustrious minds are taking part, Finkielkraut’s is a deviant, even very deviant, voice. Primarily because it is not emanating from the throat of a member of Jean Marie Le Pen’s National Front, but from that of a philosopher formerly considered to be one of the most eminent spokesmen of the French left – one of the generation of philosophers who emerged at the time of the May 1968 student revolt.

 

In the French press, the riots in the suburbs are perceived mainly as an economic problem, as a violent reaction to severe economic hardship and discrimination. In Israel, by comparison, there is sometimes a tendency to view them as violence whose origins are religious or at least ethnic – that is, to see them as part of an Islamic struggle. Where would you situate yourself in respect to these positions?

 

Finkielkraut: « In France, they would like very much to reduce these riots to their social dimension, to see them as a revolt of youths from the suburbs against their situation, against the discrimination they suffer from, against the unemployment. The problem is that most of these youths are blacks or Arabs, with a Muslim identity. Look, in France there are also other immigrants whose situation is difficult – Chinese, Vietnamese, Portuguese – and they’re not taking part in the riots. Therefore, it is clear that this is a revolt with an ethno-religious character.

 

« What is its origin? Is this the response of the Arabs and blacks to the racism of which they are victims? I don’t believe so, because this violence had very troubling precursors, which cannot be reduced to an unalloyed reaction to French racism.

 

« Let’s take, for example, the incidents at the soccer match between France and Algeria that was held a few years ago. The match took place in Paris, at the Stade de France. People say the French national team is admired by all because it is black-blanc-beur [« black-white-Arab » – a reference to the colors on France’s tricolor flag and a symbol of the multiculturalism of French society – D.M.]. Actually, the national team today is black-black-black, which arouses ridicule throughout Europe. If you point this out in France, they’ll put you in jail, but it’s interesting nevertheless that the French national soccer team is composed almost exclusively of black players.

 

« Anyway, this team is perceived as a symbol of an open, multiethnic society and so on. The crowd in the stadium, young people of Algerian descent, booed this team throughout the whole game! They also booed during the playing of the national anthem, the `Marseillaise,’ and the match was halted when the youths broke onto the field with Algerian flags.

 

« And then there are the lyrics of the rap songs. Very troubling lyrics. A real call to revolt. There’s one called Dr. R., I think, who sings: `I piss on France, I piss on De Gaulle’ and so on. These are very violent declarations of hatred for France. All of this hatred and violence is now coming out in the riots. To see them as a response to French racism is to be blind to a broader hatred: the hatred for the West, which is deemed guilty of all crimes. France is being exposed to this now. »

 

In other words, as you see it, the riots aren’t directed at France, but at the entire West?

 

« No, they are directed against France as a former colonial power, against France as a European country. Against France, with its Christian or Judeo-Christian tradition. »

 

`Anti-republicanpogrom’

 

Alain Finkielkraut, 56, has come a long way from the events of May 1968 to the riots of October 2005. A graduate of one of the chief breeding grounds for French intellectuals, the Ecole Normal Superieure, in the early 1970s, Finkielkraut was identified with a group known as « the new philosophers » (Bernard Henri-Levy, Andre Glucksman, Pascal Bruckner and others) – young philosophers, many of them Jewish, who made a critical break with the Marxist ideology of May 1968 and with the French Communist Party, and denounced its impact on French culture and society.

 

In 1987, he published his book « The Defeat of the Mind, » in which he outlined his opposition to post- modernist philosophy, with its erasure of the boundaries between high and low culture and its cultural relativism. And thus he began to earn a name as a « conservative » philosopher and scathing critic of the multicultural and post-colonial intellectual currents, as someone who preached a return to France’s republican values. Finkielkraut was one of the staunchest defenders of the controversial law prohibiting head-coverings in schools, which has roiled France in recent years.

 

Over time, he also became a symbol of the « involved intellectual, » as exemplified by the postwar Jean-Paul Sartre – a philosopher who doesn’t abstain from participation in political life, but instead writes in the newspapers, gives interviews and devotes himself to humanitarian causes such as halting the ethnic cleansing in Bosnia or the slaughter in Rwanda. The danger he wishes to stand up to today, in light of the riots, is the growing hatred for the West and its penetration into the French education system.

 

Do you think that the source of the hatred for the West among the French who are taking part in the riots lies in religion, in Islam?

 

« We need to be clear on this. This is a very difficult question and we must strive to maintain the language of truth. We tend to fear the language of truth, for `noble’ reasons. We prefer to say the `youths’ instead of `blacks’ or `Arabs.’ But the truth cannot be sacrificed, no matter how noble the reasons. And, of course, we also must avoid generalizations: This isn’t about blacks and Arabs as a whole, but about some blacks and Arabs. And, of course, religion – not as religion, but as an anchor of identity, if you will – plays a part. Religion as it appears on the Internet, on the Arab television stations, serves as an anchor of identity for some of these youths.

 

« Unlike others, I have not spoken about an `intifada’ of the suburbs, and I don’t think this lexicon ought to be used. But I have found that they are also sending the youngest people to the front lines of the struggle. You’ve seen this in Israel – they send the youngest ones to the front because it’s impossible to put them in jail when they’re arrested. But still, here there are no bombings and we’re in a different stage: I think it’s the stage of the anti-republican pogrom. There are people in France who hate France as a republic. »

 

But why? For what reason?

 

« Why have parts of the Muslim-Arab world declared war on the West? The republic is the French version of Europe. They, and those who justify them, say that it derives from the colonial breakdown. Okay, but one mustn’t forget that the integration of the Arab workers in France during the time of colonial rule was much easier. In other words, this is belated hatred. Retrospective hatred.

 

« We are witness to an Islamic radicalization that must be explained in its entirety before we get to the French case, to a culture that, instead of dealing with its problems, searches for an external guilty party. It’s easier to find an external guilty party. It’s tempting to tell yourself that in France you’re neglected, and to say, `Gimme, gimme.’ It hasn’t worked like that for anyone. It can’t work. »

 

Post-colonialmindset

 

But what appears to disturb Finkielkraut even more than this « hatred for the West, » is what he sees as its internalization in the French education system, and the identification with it by French intellectuals. In his view, this identification and internalization – which are expressed in shows of understanding for the sources of the violence and in the post-colonial mindset that is permeating the education system – are threatening not only France as a whole, but the country’s Jews, too, because they are creating an infrastructure for the new anti-Semitism.

 

« In the United States, too, we’re witnessing an Islamization of the blacks. It was Louis Farrakhan, in America, who asserted for the first time that the Jews played a central role in creating slavery. And the main spokesman for this theology in France today is Dieudonne [a black stand-up artist, who caused an uproar with his anti-Semitic statements – D.M.]. Today he is the true patron of anti-Semitism in France, and not Le Pen’s National Front.

 

« But in France, instead of fighting his kind of talk, they’re actually doing what he asks: changing the teaching of colonial history and the history of slavery in the schools. Now they teach colonial history as an exclusively negative history. We don’t teach anymore that the colonial project also sought to educate, to bring civilization to the savages. They only talk about it as an attempt at exploitation, domination and plunder.

 

« But what does Dieudonne really want? He wants a `Holocaust’ for Arabs and blacks, too. But if you want to put the Holocaust and slavery on the same plane, then you have to lie. Because [slavery] wasn’t a Holocaust. And [the Holocaust] wasn’t `a crime against humanity,’ because it wasn’t just a crime. It was something ambivalent. The same is true of slavery. It began long before the West. In fact, what sets the West apart when it comes to slavery is that it was the one to eliminate it. The elimination of slavery is a European and American thing. But this truth about slavery cannot be taught in schools.

 

« That’s why these events sadden me so greatly; not so much because they happened. After all, you’d have to be deaf and blind not to see that they would happen. But because of the interpretations that have accompanied them. These dealt a decisive blow to the France I loved. And I’ve always said that life will become impossible for Jews in France when Francophobia triumphs. And that’s what will happen. The Jews understand what I’ve said just now. Suddenly, they look around, and they see all the `bobo’ (French slang for bourgeois-bohemians) singing songs of praise to the new `wretched of the earth’ [Finkielkraut is alluding here to the book by the Martinique-born, anti-colonialist philosopher Franz Fanon – D.M.] and asking themselves: What is this country? What’s happened to it? »

 

Since you view this as an Islamic assault, how do you explain the fact that Jews have not been attacked in the recent events?

 

« First of all, they say that one synagogue has been attacked. But I think that what we’ve experienced is an anti-republican pogrom. They tell us that these neighborhoods are neglected and the people are in distress. What connection is there between poverty and despair, and wreaking destruction and setting fire to schools? I don’t think any Jew would ever do a thing like this. »

 

Horrifyingacts

 

Finkielkraut continues: « What unites the Jews – the secular, the religious, the Peace Now crowd, the Greater Land of Israel crowd – is one word: shul (synagogue; used here as religious study hall). That’s what holds us all together as Jews. And I have been just horrified by these acts, which kept repeating themselves, and horrified even more by the understanding with which they were received in France. These people were treated like rebels, like revolutionaries. This is the worst thing that could happen to my country. And I’m very miserable because of it. Why? Because the only way to overcome it is to make them feel ashamed. Shame is the starting point of ethics. But instead of making them feel ashamed, we gave them legitimacy. They’re `interesting.’ They’re `the wretched of the earth.’

 

« Imagine for a moment that they were whites, like in Rostock in Germany. Right away, everyone would have said: `Fascism won’t be tolerated.’ When an Arab torches a school, it’s rebellion. When a white guy does it, it’s fascism. I’m `color blind.’ Evil is evil, no matter what color it is. And this evil, for the Jew that I am, is completely intolerable.

 

« Moreover, there’s a contradiction here. Because if these suburbs were truly in a state of total neglect, there wouldn’t be any gymnasiums to torch, there wouldn’t be schools and buses. If there are gymnasiums and schools and buses, it’s because someone made an effort. Maybe not enough of one, but an effort. »

 

Still, the unemployment rate in the suburbs is very extreme: Almost 40 percent of young people aged 15-25 have no chance of finding a job.

 

« Let’s return to the shul for a moment. When parents send you to school, is it in order for you to find a job? I was sent to school in order to learn. Culture and education have a justification per se. You go to school to learn. That is the purpose of school. And these people who are destroying schools – what are they really saying? Their message is not a cry for help or a demand for more schools or better schools. It’s a desire to eliminate the intermediaries that stand between them and their objects of desire. And what are their objects of desire? Simple: money, designer labels, sometimes girls. And this is something for which our society surely bears responsibility. Because they want everything immediately, and what they want is only the consumer-society ideal. It’s what they see on television. »

 

Declarationofwar

 

Finkielkraut, as his name indicates, is himself the child of an immigrant family: His parents came to France from Poland; their parents perished at Auschwitz. In recent years, his Judaism has become a central theme in his writing, too, especially since the start of the second intifada and the rise in anti-Semitism in France. He is one of the leaders of the struggle against anti-Semitism in France, and also one of the most prominent supporters of Israel and its policies, in the face of Israel’s many critics in France.

 

His standing as a key spokesperson within the Jewish community in France has grown, particularly since he began hosting a weekly talk show on the JCR Jewish radio station, one of four Jewish stations in the country. On this program, Finkielkraut discusses current events; for the past two weeks, the riots in the suburbs were naturally the main topic. Because of his standing as one of the most widely heard Jewish intellectuals within France’s Jewish community, his perspective on the events will certainly have an influence on the way in which they are perceived and understood among French Jewry – and perhaps also on the future of the relationship between the Jewish and Muslim communities. But this Jewish philosopher and tenacious fighter of anti-Semitism is using these latest events to declare war – on the « war on racism. »

 

« I was born in Paris, but I’m the son of Polish immigrants. My father was deported from France. His parents were deported and murdered in Auschwitz. My father returned from Auschwitz to France. This country deserves our hatred: What it did to my parents was much more violent than what it did to Africans. What did it do to Africans? It did only good. It put my father in hell for five years. And I was never brought up to hate. And today, this hatred that the blacks have is even greater than that of the Arabs. »

 

But do you, of all people, who fight against anti-Jewish racism, maintain that the discrimination and racism these youths are talking about doesn’t actually exist?

 

« Of course discrimination exists. And certainly there are French racists. French people who don’t like Arabs and blacks. And they’ll like them even less now, when they know how much they’re hated by them. So this discrimination will only increase, in terms of housing and work, too.

 

« But imagine that you’re running a restaurant, and you’re anti-racist, and you think that all people are equal, and you’re also Jewish. In other words, talking about inequality between the races is a problem for you. And let’s say that a young man from the suburbs comes in who wants to be a waiter. He talks the talk of the suburbs. You won’t hire him for the job. It’s very simple. You won’t hire him because it’s impossible. He has to represent you and that requires discipline and manners, and a certain way of speaking. And I can tell you that French whites who are imitating the code of behavior of the suburbs – and there is such a thing – will run into the same exact problem. The only way to fight discrimination is to restore the requirements, the educational seriousness. This is the only way. But you’re not allowed to say that, either. I can’t. It’s common sense, but they prefer to propound the myth of `French racism.’ It’s not right.

 

« We live today in an environment of a `perpetual war on racism’ and the nature of this anti-racism also needs to be examined. Earlier, I heard someone on the radio who was opposed to Interior Minister Sarkozy’s decision to expel anyone who doesn’t have French citizenship and takes part in the riots and is arrested. And what did he say? That this was `ethnic cleansing.’ During the war in Yugoslavia I fought against the ethnic cleansing of Muslims in Bosnia. Not a single French Muslim organization stood by our side. They bestirred themselves solely to support the Palestinians. And to talk about `ethnic cleansing’ now? There was a single person killed in the riots. Actually, there were two [more], but it was an accident. They weren’t being chased, but they fled to an electrical transformer even though the warning signs on it were huge.

 

« But I think that the lofty idea of `the war on racism’ is gradually turning into a hideously false ideology. And this anti-racism will be for the 21st century what communism was for the 20th century. A source of violence. Today, Jews are attacked in the name of anti-racist discourse: the separation fence, `Zionism is racism.’

 

« It’s the same thing in France. One must be wary of the `anti-racist’ ideology. Of course, there is a problem of discrimination. There’s a xenophobic reflex, that’s true, but the portrayal of events as a response to French racism is totally false. Totally false. »

 

And what do you think about the steps the French government has taken to quell the violence? The state of emergency, the curfew?

 

« This is so normal. What we have experienced is terrible. You have to understand that the ones who have the least power in a society are the authorities, the rulers. Yes, they are responsible for maintaining order. And this is important because without them, some sort of self-defense would be organized and people would shoot. So they’re maintaining order, and doing it with extraordinary caution. They should be saluted.

 

« In May 1968 there was a totally innocent movement compared to the one we’re seeing now, and there was violence on the part of the police. Here they’re tossing Molotov cocktails, firing live bullets. And there hasn’t been a single incident of police violence. [Since this interview, several police officers have been arrested on suspicion of using violence – D.M.] There’s no precedent for this. How to impose order? By using `common sense’ methods, which by the way, according to a poll by La Parisienne newspaper, 73 percent of the French support.

 

« But apparently it’s already too late to make them feel ashamed, since on the radio, on television and in the newspapers, or in most of them, they’re holding a prettifying mirror up to the rioters. They’re `interesting’ people, they’re nurturing their suffering and they understand their despair. In addition, there’s the great perversion of the spectacle: They’re burning cars in order to see it on television. It makes them feel `important’ – that they live in an `important neighborhood.’ The pursuit of this spectacle ought to be analyzed. It’s creating totally perverted effects. And the perversion of the spectacle is accompanied by totally perverted analyses. »

 

Failedmodels

 

Since the start of the riots in the suburbs, the press throughout Europe has been addressing the issue of multiculturalism, its possibilities and its costs. Finkielkraut expressed his opinion on this question, which is also occupying the minds of many writers in Israel, many years ago when he came to the defense of the republican model and its symbol, the republican school, against the intellectual currents that sought to open French society and its education system to the cultural variety brought in by the immigrants. While many intellectuals perceive the latest events as deriving from insufficient openness to the « other, » Finkielkraut actually sees them as proof that cultural openness is doomed to end in disaster.

 

« They’re saying that the republican model has collapsed in these riots. But the multicultural model isn’t in any better shape. Not in Holland or in England. In Bradford and Birmingham there were riots with an ethnic background, too. And, secondly, the republican school, the symbol of the republican model, hasn’t existed for a long time already. I know the republican school; I studied in it. It was an institution with strict demands, a bleak, unpleasant place that built high walls to keep out the noise from outside. Thirty years of foolish reforms have altered our landscape. The republican school has been replaced by an `educational community’ that is horizontal rather than vertical. The curricula have been made easier, the noise from outside has come in, society has come inside the school.

 

« This means that what we’re seeing today is actually the failure of the `nice’ post-republican model. But the problem with this model is that it is fueled by its own failures: Every fiasco is a reason to become even more extreme. The school will become even `nicer.’ When really, given what we’re seeing, greater strictness and more exacting standards are the minimum that we need to ask for. If not, before long we’ll have `courses in crime.’

 

« This is an evolution that characterizes democracy. Democracy, as a process, and Tocqueville showed this, does not abide selfishness. Within democracy, it’s hard to tolerate non-democratic spaces. Everything has to be done democratically in a democracy, but school cannot be this way. It just can’t. The asymmetry is glaring: between he who knows and he who doesn’t know, between he who brings a world with him and he who is new in this world.

 

« The democratic process delegitimizes this asymmetry. It’s a general process in the Western world, but in France it takes a more pathetic form, because one of the things that characterizes France is its strict education. France was built around its schools. »

 

Many of the youths say the problem is that they don’t feel French, that France doesn’t really regard them as French.

 

« The problem is that they need to regard themselves as French. If the immigrants say `the French’ when they’re referring to the whites, then we’re lost. If their identity is located somewhere else and they’re only in France for utilitarian reasons, then we’re lost. I have to admit that the Jews are also starting to use this phrase. I hear them saying `the French’ and I can’t stand it. I say to them, `If for you France is a utilitarian matter, but your identity is Judaism, then be honest with yourselves: You have Israel.’ This is really a bigger problem: We’re living in a post-national society in which for everyone the state is just utilitarian, a big insurance company. This is an extremely serious development.

 

« But if they have a French identity card, then they’re French. And if not, they have the right to go. They say, `I’m not French. I live in France and I’m also in a bad economic state.’ No one’s holding them here. And this is precisely where the lie begins. Because if it were the neglect and poverty, then they would go somewhere else. But they know very well that anywhere else, and especially in the countries from whence they came, their situation would be worse, as far as rights and opportunities go. »

 

But the problem today is the integration into French society of young men and women who are from the third generation. This isn’t a wave of new immigrants. They were born in France. They have nowhere to go.

 

« This feeling, that they are not French, isn’t something they get from school. In France, as you perhaps know, even children who are in the country illegally are still registered for school. There’s something surprising, something paradoxical, here: The school could call the police, since the child is in France illegally. Yet the illegality isn’t taken into account by the school. So there are schools and computers everywhere, too. But then the moment comes when an effort must be made. And the people that are fomenting the riots aren’t prepared to make this effort. Ever.

 

« Take the language, for example. You say they are third generation. So why do they speak French the way they do? It’s butchered French – the accent, the words, the syntax. Is it the school’s fault? The teachers’ fault? »

 

Since the Arabs and blacks apparently have no intention of leaving France, how do you suggest that the problem be dealt with?

 

« This problem is the problem of all the countries of Europe. In Holland, they’ve been confronting it since the murder of Theo van Gogh. The question isn’t what is the best model of integration, but just what sort of integration can be achieved with people who hate you. »

 

And what will happen in France?

 

« I don’t know. I’m despairing. Because of the riots and because of their accompaniment by the media. The riots will subside, but what does this mean? There won’t be a return to quiet. It will be a return to regular violence. So they’ll stop because there is a curfew now, and the foreigners are afraid and the drug dealers also want the usual order restored. But they’ll gain support and encouragement for their anti-republican violence from the repulsive discourse of self-criticism over their slavery and colonization. So that’s it: There won’t be a return to quiet, but a return to routine violence. »

 

So your worldview doesn’t stand a chance anymore?

 

« No, I’ve lost. As far as anything relating to the struggle over school is concerned, I’ve lost. It’s interesting, because when I speak the way I’m speaking now, a lot of people agree with me. Very many. But there’s something in France – a kind of denial whose origin lies in the bobo, in the sociologists and social workers – and no one dares say anything else. This struggle is lost. I’ve been left behind. »

 

(Source: Haaretz, le 25 novembre 2005)

URL: http://www.haaretz.com/hasen/spages/646938.html


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بقلم: حسين المحمدي  


 

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