25 octobre 2009

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TUNISNEWS

9 ème année,N° 3442 du 25.10.2009

 archives : www.tunisnews.net  


CIDT-TUNISIE: ZOUHAIR MAKHLOUF PAIE SES INCURSIONS DANS LE JARDIN SECRET DU GENERAL BEN ALI Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie Essabil On Line: Blocus policier du domicile de Z. Makhlouf

Hend Harouni: Communiqué urgent – Abdelkarim Harouni : « Siège à vie » Le Parti Vert de l’Europe: Les Elections en Tunisie 2009: Absence de la démocratie et de la transparence Mediapart: Elections Tunisiennes : Reportage à Tunis, dans une ambiance de Corée du Nord AFP: Les Tunisiens aux urnes pour élire leur président et leurs députés AFP: Tunisie – Ben Ali brigue un cinquième quinquennat AFP: A Tunis, on vote Ben Ali par « habitude » ou par « devoir » Reuters: Tunisie – Ben Ali en route vers un cinquième quinquennat AFP: Tunisie: début du vote pour les élections générales AP: Ouverture du scrutin présidentiel en Tunisie AFP: Les Tunisiens aux urnes, Ben Ali assuré de sa réélection AP: Tunisie: un vote qui préfigure un plébiscite pour Ben Ali AFP: Tunisie: 84,15% de participation avant la fermeture des bureaux de vote

Elections:  Ben Ali assuré d’un nouveau mandat de cinq ans

AP: Tunisia’s president likely to get 5th term

Reuters: President set for re-election as Tunisians vote

AP: Tunisia’s Ben Ali set for 5th five-year term

AP: Tunisians set to elect Ben Ali president, again

Le Monde: Le parcours fulgurant de Sakhr El-Materi, gendre du président tunisien Ben Ali RFI : Who is President Zine El Abidine Ben Ali? Abdel Wahab Hani: L’épouse et le gendre accompagnent le Président-Candidat Omar Khayyam: La Disparition Taoufik Ben Brik: « Je ne me rendrai pas », par Taoufik Ben Brik, opposant tunisien Biju: CHEMISES MAUVES- MOUTONS MAUVES Naoufel Bostangi: Réflexion sur la participation d’Ettajdid/Moubadara aux élections NZZ am Sonntag: Ben Ali – Tunesiens Präsident auf Lebenszeit


CENTRE  D’INFORMATION  ET  DE  DOCUMENTATION  SUR  LA  TORTURE CIDT-TUNISIE Association de citoyens du monde pour le droit des Tunisiens à ne pas être torturés Membre du Réseau SOS-Torture de l’OMCT-Genève  
 
Comité d’honneur : M. Jacques  FRANÇOIS Mgr Jacques  GAILLOT Dr. Hélène  JAFFÉ M. Gilles PERRAULT M. François DE  VARGAS   Président : Jean-Marc MÉTIN
Besançon, le 25 octobre  2009 Militant contre la torture, il a popularisé l’affaire Faysal BARAKAT :

ZOUHAIR MAKHLOUF PAIE SES INCURSIONS DANS LE JARDIN SECRET DU GENERAL BEN ALI

Zouhair MAKHLOUF, militant associatif et opposant résolu à la tortiocratie du général Ben Ali, a été incarcéré en attendant son procès fixé au 3 novembre 2009. Il avait été arrêté mardi 20 octobre, soi-disant pour avoir réalisé un reportage sur la zone industrielle de Nabeul. M. MAKHLOUF avait déjà été convoqué par la police, suite à une plainte d’un certain Mourad LADIB, qui l’accuse de  ne pas avoir respecté son droit à l’image en l’ayant interrogé dans le reportage en question sans avoir obtenu son consentement… La victime devra rester en prison d’ici là, pour subir les débuts de la vengeance implacable de M. Ben Ali pour chaque coin de voile si adroitement levé par M. MAKHLOUF sur des réalités tunisiennes soigneusement camouflées par l’Etat policier : de ce point de vue, on peut estimer qu’il prend la place de Dr A. ELEUCH en tant que prisonnier personnel du président De fait, c’est bien là qu’il faut chercher la raison des persécutions contre M. MAKHLOUF. En effet, il est le premier à avoir documenté par des témoignages vivants filmés l’affaire Faysal BARAKAT, étudiant de 25 ans mort sous la torture le 8 octobre 1991, que j’avais soumis au Comité conte la torture des Nations Unies (CAT) depuis 1994. M. MAKHLOUF a mis en ligne les témoignages de personnes que j’avais citées dans ma communication au CAT, mais aussi d’autres que j’ai découverts dans le reportage, ainsi que la mère et le frère de la victime. L’ensemble corrobore parfaitement le crime tel que relaté au Comité depuis le dépôt de la communication il y a 15 ans. Tous les observateurs ont souligné la différence entre une affaire de mort sous la torture, que le pouvoir a fait mine de ne pas voir, et une autre de prétendu droit à l’image qu’il monte en épingle… Or, le reportage en question[1] de Zouhair MAKHLOUF a été mis en ligne le 11 octobre 2009 en soirée. M. MAKHLOUF a reçu sa première convocation à se présenter à la police le surlendemain 13 octobre. Nous avons formé l’espoir secret qu’il ne serait pas persécuté davantage qu’il ne l’était jusque là, mais nous ne nous faisions pas trop d’illusions. Il était clair que M. MAKHLOUF avait franchi une véritable ligne rouge. La nouvelle de son arrestation ne nous a donc pas tout à fait surpris. Nous sommes en même temps heureux de constater qu’il s’est levé autour de lui un puissant courant de soutien très actif auquel participent toute l’opposition démocratique et l’essentiel de la société civile toutes tendances confondues. Zouhair MAKHLOUF ne sera pas libéré d’ici dimanche et il sera la preuve vivante que des élections à l’ombre d’une tortiocratie ne sont qu’illusion et tromperie. Rien que pour cela, M. MAKHLOUF aura eu le dessus sur le général de renseignement Zine Ben Ali, ainsi mis à nu, en attendant de découvrir les décimales au-delà des 94 à 99 %… Khaled BEN M’BAREK, Coordinateur —————————————————————————————————————– Centre d’information et de documentation sur la Torture (CIDT-TUNISIE) Association Loi 1901 23, rue Brulard F25000 Besançon. FRANCE. Tél./Fax : (33 3) 81 41 33 22 . E-mail : cidtunisie@free.fr CCP N° : 6 458 94 X DIJON

Liberté pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel : Fax : 71 340 860 Tunis, le 24 octobre 2009

Nouvelles des libertés en Tunisie

1) Demande de mise en liberté de Zouhaïer Makhlouf, militant des droits de l’homme Samedi 24 octobre, maître Mohammed Nouri a présenté au tribunal de Grombalia une demande de mise en liberté de Zouhaïer Makhlouf, militant des droits de l’homme, actuellement incarcéré à la prison de Mornaguia. 2) Le juge d’instruction maintient en liberté le jeune Ramzi Lafi Samedi 24 octobre, le juge d’instruction du quatrième bureau du Tribunal de Première Instance de Tunis a décidé de laisser en liberté le jeune Ramzi Lafi dans l’attente de la clôture de l’enquête dans cette affaire. Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté immédiate pour Zouhaïer Levée du blocus policier sur sa famille

URGENT : Siège policier autour de la maison de Zouhaïer Makhlouf, notre correspondant et le militant des droits de l’homme emprisonné


Essabil On Line, Tunis Des forces de police entourent le domicile de Zouhaïer Makhlouf, militant des droits de l’homme, notre correspondant emprisonné, et ce, depuis plusieurs jours, pour isoler sa famille et la terroriser. Son épouse, Oum Yahya, nous a dit qu’aujourd’hui 25 octobre 2009, jour d’élections présidentielles et législatives en Tunisie, la police avait stationné massivement en face de la maison et tout autour. Elle a affirmé que la présence massive de la police importunait le propriétaire de la maison de Zouhaïer à Borj Ouzir dans le gouvernorat de l’Ariana, et qu’il lui demandait jour et nuit de quitter les lieux. Les voisins aussi éprouvent de l’inquiétude et s’interrogent sur cette présence policière à proximité du domicile de Zouhaïer. Oum Yahya est en grève de la faim illimitée en solidarité avec son mari gréviste à la prison de Mornaguia pour exiger sa libération et mettre un terme à l’injustice qui lui est faite ainsi qu’à sa famille. Pour témoigner de votre solidarité à l’épouse de Zouhaïer : 23 277 388 (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Communiqué urgent De Hend Harouni

Abdelkarim Harouni : « Siège à vie »

    (Traduit de l’arabe par Hend Harouni le 25.10.2009)

Au nom d’Allah Le Clément et Le Miséricordieux et La Paix et la Prière soient sur notre Loyal et Confiant Prophète Mohamed Tunis le 24 Octobre, 2009 – 6 Dhul Ki’da  1430 Le calvaire de mon frère Abdelkarim se poursuit et le siège s’intensifie à son encontre. A titre d’exemple simple et non exclusif , aujourd’hui Samedi 24 Octobre 2009 deux voitures civiles de la police politique ont encerclé le lieu de son travail aux Berges du Lac durant les heures de travail et quand il est sorti, l’une de ces deux voitures l’a poursuivi de très près jusqu’à son arrivée à notre maison ; maison de la Famille au Kram-Ouest située à côté de La Foire Internationale du Kram et depuis le début de l’après-midi, notre maison se trouve dans un état de siège par la police politique. Pareillement, lorsque mon frère Abdelkarim est allé au cimetière pour visiter notre mère, qu’Allah Le Miséricordieux bénisse son âme, une voiture de la police politique de marque « Peugeot Partner » blanche – Matricule n° : 339 Tunis 137 l’a poursuivi jusqu’à son retour à notre maison où le siège se poursuit toujours jusqu’à mon écriture du présent communiqué urgent (dix neuf heures) et ce siège semble continuer pendant toute la nuit.

Le Parti Vert de l’Europe 11-ieme Reunion du Conseil Malmo, du 16 au 18 octobre 2009 Résolution adoptée:

Les Elections en Tunisie 2009: Absence de la démocratie et de la transparence

 
Les Verts européens qui se sont rassembles a Malmo, en Suède déplorent le fait que les cinq dernières années ont été marquées par les atteintes répétées à la constitution sous couvert de réformes et de révisions qui ont consacré le despotisme et le pouvoir absolu, depuis plus de cinquante ans et sans aucune alternance. Ainsi, aux élections actuelles les candidatures a la présidentielle de maitre Ahmed Nejib Chebbi, fondateur du Parti démocratique progressiste (PDP) et du docteur Mustapha Ben Jaafar, fondateur et secrétaire-général du Parti forum démocratique sont refusées et invalidées. De même, les listes aux législatives 2009 des trois principaux partis de l’opposition démocratique reconnus :le parti démocratique progressiste (PDP), le FORUM démocratique et ETTAJDID, ont été amoindries et réduites aux régions à faible densité démographique. Ainsi le PDP a décidé de boycotter ces élections, puisque 19 de ces listes sur 26 ont été invalidées. Et mercredi, le 14 octobre, le Ministre de l’Intérieur a confisque le journal: « ETTARIK EL JADID », publie par le parti ETTAJDID. Auparavant, Mr Hamma Hammami, porte-parole du Parti communiste des travailleurs et sa femme, Me Radhia Nasraoui, présidente du « comité contre la torture » ont été agressés à leur arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage. Le Parti Vert Européen veut attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale sur les dangers que court la Tunisie, suite à cette politique caractérisée par le refus du dialogue avec l’opposition démocratique et le manque de respect du plein état de droit. Le Parti Vert Européen déplore aussi le fait que le Parti Vert « Tunisie Verte » n’a pas encore été reconnu comme parti politique par les Autorités et n’a pas le droit de participer aux élections.

Elections Tunisiennes : Reportage à Tunis, dans une ambiance de Corée du Nord

Mediapart a voulu réaliser un reportage vidéo à Tunis à l’occasion de l’élection présidentielle qui se tient dimanche. Le président Ben Ali, 73 ans, brigue un cinquième mandat qu’il est assuré d’emporter. Filmer à Tunis, entre gendarmes, policiers en uniforme et en civil, est pratiquement impossible. La peur, le désarroi ou simplement l’indifférence sont de règle. Reportage.

Tunisie : une campagne sans souci?

par Mediapart

http://www.dailymotion.com/swf/xawek4


 

Les Tunisiens aux urnes pour élire leur président et leurs députés

 
AFP, le 25 octobre 2009 à 04h00
TUNIS, 25 oct 2009 (AFP) – Les Tunisiens sont appelés dimanche à désigner leur président et leurs députés dans un double scrutin pluraliste dominé par le Rassemblement Constitutionnel démocratique (RCD) du président sortant Zine El Abidine Ben Ali. Le scrutin qui s’ouvre dimanche à 08H00 locales (07H00 GMT) sera clos à 18h00 locales (17H00 GMT). Des résultats partiels devraient être connus durant la nuit mais les scores officiels seront proclamés lundi. Appuyé par des organisations de masse et trois partis d’opposition, M. Ben Ali, 73 ans, est assuré de sa réélection pour un nouveau mandat de cinq ans, le 5e depuis son arrivée au pouvoir il y a 22 ans. Il aura face à lui trois concurrents partant « sans illusions » dans une course inégale: Mohamed Bouchiha, du Parti de l’Unité populaire et Ahmed Inoubli de l’Union démocratique unioniste, deux partis proches du pouvoir. Sortant des rangs, Ahmed Brahim, dirigeant du parti Ettajdid (Renouveau, ex-communiste) s’inscrit dans « une vraie compétition », refusant la figuration. Adossé à des personnalités indépendantes et un parti de gauche non agréé, il plaide l’alternance au pouvoir et des réformes audacieuses. A défaut de chiffres officiels, les électeurs, estimés à plus de cinq millions pour dix millions d’habitants, doivent pourvoir 214 sièges de la Chambre des députés, le RCD étant assuré en pratique de 75% et 25% étant disputés à la proportionnelle par huit partis d’opposition en lice. Aux législatives, le RCD est le seul à proposer des listes dans les 26 circonscriptions du pays. Le Forum démocratique pour le Travail et les libertés y participe pour la première fois, tandis que son chef Mustapha Ben Jaafar était écarté de la présidentielle. Dénonçant un scrutin « mascarade » et « sans minimum de liberté », le Parti Démocratique Progressiste (PDP) boycotte pour protester contre l’invalidation « abusive » de ses listes. Son fondateur Ahmed Nejib Chebbi s’était retrouvé hors course à la présidentielle. La présidentielle est la 3e consultation pluraliste depuis l’indépendance de la Tunisie, en 1956. En 2004, Ben Ali avait été reconduit avec 94,48% des voix et son parti avait raflé 80% des sièges à la Chambre des députés. AFP


Tunisie – Ben Ali brigue un cinquième quinquennat

 

Reuters, le 25 octobre 2009 à 08h39 par Christian Lowe et Tarek Amara TUNIS, 25 octobre (Reuters) – Arrivé au pouvoir à la fin 1987 en écartant Habib Bourguiba pour cause de « sénilité », le président tunisien Zine el Abidine ben Ali brigue ce dimanche son cinquième quinquennat depuis sa première confirmation par les électeurs à la tête du pays, en 1989. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 08h00 locales (07h00 GMT) dans l’ensemble du pays. Le ministère de l’Intérieur devrait annoncer lundi les résultats officiels. Le chef de l’Etat tunisien, qui est âgé de 73 ans, est quasiment assuré de sa reconduction, bien que trois autres candidats soient en lice, dont un seul opposant crédible, Ahmed Brahim, du mouvement Ettajdid (Renouveau). Les deux autres candidats – Mohamed Bouchiha du Parti de l’Unité populaire (PUP) et Ahmed Inoubli de l’Union démocratique unioniste (UDU) – se montrent peu critiques à l’égard du pouvoir. Les détracteurs du président sortant l’accusent d’avoir réduit au silence toute dissidence, mais nombre de Tunisiens plaident qu’il a métamorphosé leur pays étroitement dépendant du tourisme en l’un des plus prospères et stables politiquement d’Afrique du Nord. « Quelqu’un que vous connaissez est tout simplement mieux que quelqu’un que vous ne connaissez pas », explique Hayet, une électrice qui votera Ben Ali dimanche à Tunis, la capitale ornée de portraits du chef de l’Etat sortant et de banderoles appelant la population à lui confirmer sa confiance. Samedi, Ben Ali a prévenu que quiconque formulerait des allégations non fondées sur la transparence et l’intégrité du scrutin ferait l’objet de poursuites (pour plus de détails, cliquer sur ). Après avoir déposé en novembre 1987 Bourguiba, le « père de l’indépendance » dont il était alors Premier ministre, Ben Ali a été confirmé en 1989 à la présidence puis réélu cinq ans plus tard, sans opposition. Il a ensuite été reconduit en 1999 et 2004 avec plus de 99% et de 94% des voix, malgré l’introduction formelle du pluralisme. « UN VERNIS DE DÉMOCRATIE »? Ce dimanche, les Tunisiens sont également appelés à renouveler leur parlement, où le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti du président, détient 80% des sièges et devrait retrouver sans difficulté sa majorité. En lançant sa campagne, Ben Ali a promis que, une fois réélu, il réduirait le chômage et s’efforcerait d’accroître de 40% le revenu par habitant, déjà comparativement haut dans ce pays qui compte plus de dix millions d’âmes. « Aucune famille tunisienne ne restera sans travail ou source de revenu pour au moins un de ses membres d’ici à la fin de 2014 », a promis cet ancien responsable de l’appareil de sécurité tunisien originaire de Hammam Sousse, près de Sousse, dans la province du Sahel. Ben Ali a aussi promis plus de démocratie. « L’étape à venir verra l’Etat soutenir davantage les partis politiques, la presse et les médias en général », a ajouté cet ancien officier éduqué en France et aux Etats-Unis. Bien qu’il soit largement dépassé en terme de longévité au pouvoir par son homologue et voisin libyen Mouammar Kadhafi, le chef de l’Etat tunisien sortant est devenu en Afrique l’un des doyens mais il semble en bonne santé et fait des apparitions publiques fréquentes. Les organisations de défense des droits de l’homme jugent que le système politique tunisien ne présente qu’un vernis de démocratie et affirment qu’il réprime durement toute opposition, une accusation que le gouvernement nie farouchement. Le président Ben Ali est soumis à des pressions intérieures et extérieures pour concéder une véritable ouverture politique à l’occasion de sa vraisemblable reconduction à la présidence jusqu’en 2014. Mais ses opposants demeurent sceptiques. « Rien ne suggère qu’il y a des (vraies) élections dans ce pays. Ce scrutin était censé montrer la maturité des Tunisiens, mais il semble que ce soit une occasion manquée », déplore Fathi Touzri, qui a vainement tenté de se faire élire en tant qu’indépendant aux dernières législatives. Avant même l’ouverture de la campagne, la principale formation d’opposition, le Parti démocrate progressiste, avait annoncé le boycottage des scrutins législatif et présidentiel, qu’il juge dénués de sens.  REUTERS

Tunisie: début du vote pour les élections générales

 

AFP, le 25 octobre 2009 à 09h01 TUNIS, 25 oct 2009 (AFP) – Les Tunisiens ont commencé à se rendre aux urnes dimanche matin pour élire leur président et leurs députés, un scrutin qui devrait permettre la reconduction du président Zine El Abidine Ben Ali pour un 5e mandat de cinq ans. Les bureaux de vote ont ouvert dimanche à 08H00 (O7H00 GMT) et fermeront à 18H00 (17H00 GMT). Les résultats officiels seront proclamés lundi. Quelque cinq millions d’électeurs sont appelés à voter, un chiffre en augmentation après l’abaissement de l’âge électoral de 20 à 18 ans dans ce pays de 10 millions d’habitants. Outre la victoire attendue de M. Ben Ali, 73 ans, le scrutin devrait conforter la majorité de son parti, le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) au Parlement. M. Ben Ali avait succédé en 1987 au premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, qu’il avait destitué pour « sénilité ». Il a face à lui trois concurrents: Mohamed Bouchiha, du Parti de l’unité populaire, Ahmed Inoubli, de l’Union démocratique unioniste, et Ahmed Brahim, au nom d’Ettajdid (ex-communiste). Aux législatives, le RCD fort de 2,7 millions d’adhérents devrait conserver sans difficulté la majorité des 214 sièges de la Chambre des députés. Les électeurs ont le choix entre 1078 candidats dont 996 appartiennent à huit partis d’opposition.

Ouverture du scrutin présidentiel en Tunisie

Associated Press, le 25 octobre 2009 à 09h51 TUNIS (AP) — es Tunisiens ont commencé à voter dimanche matin pour élire leur président et leurs représentants au Parlement pour les cinq années à venir. Au pouvoir depuis 22 ans, le président Zine el Abidine ben Ali est quasiment assuré d’obtenir un cinquième mandat consécutif. Les bureaux de vote étaient ouverts de 8h à 18h locales (0700-1700 GMT; 9h à 19h à Paris) pour les quelque 5,5 millions d’électeurs (calculs de l’Associated Press). Les résultats devraient être connus lundi à l’aube et seront officiellement annoncés en début d’après-midi par le ministre de l’Intérieur, Rafik Haj Kacem. Candidat du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) au pouvoir, Zine el Abidine ben Ali, à 73 ans, devrait remporter la présidentielle à une majorité écrasante face à trois candidats de l’opposition qui ne se font guère d’illusions quant à l’issue du scrutin. Le véritable enjeu réside dans les élections législatives, où huit partis de l’opposition se disputent 25% des 214 sièges de la Chambre des députés attribués à la proportionnelle. Le RCD, lui, est assuré de remporter les 75% des sièges que lui autorise le scrutin majoritaire. L’élection est supervisée par un observatoire national conduit par l’ancien bâtonnier Abdelwahab Béhi et composé de « personnalités indépendantes », dont des magistrats, des universitaires et des journalistes. Douze observateurs étrangers venus notamment de France, d’Italie, du Maroc et d’Algérie ainsi qu’une mission de l’Union africaine (UA), suivent également le scrutin. Le président tunisien a prévenu samedi soir à la télévision: les autorités « ne toléreront aucun abus, ni aucune falsification ou manipulation de la volonté du peuple », mais « la loi sera appliquée avec la même rigueur contre quiconque émettra des accusations ou des doutes concernant l’intégrité de l’opération électorale, sans fournir de preuves concrètes ». AP

A Tunis, on vote Ben Ali par « habitude » ou par « devoir »

 

AFP, le 25 octobre 2009 à 14h36 Par Imed LAMLOUM   TUNIS, 25 oct 2009 (AFP) – « Je vote Ben Ali par habitude, je ne connais que lui »: dans le gros faubourg Al-Intilaka, à l’ouest de Tunis, Abdelkrim explique ainsi son choix en faveur du président sortant Zine El Abidine Ben Ali pour les élections de ce dimanche. Chauffeur de taxi, la cinquantaine, Abdelkrim est venu avec ses trois enfants à l’école primaire Al-Intilaka 3 pour accomplir son « devoir ». Les trois « autres candidats à la présidentielle, je ne les connais pas. Ce sont des Tunisiens qui aiment sûrement leur pays. Mais ils ne sont pas connus ». Dans le bureau de vote de ce quartier populaire, les électeurs commencent à affluer. « Tout se passe bien », affirme le « coordinateur, » Abdelaziz Selmi. En accueillant les électeurs, El Omda, le représentant officiel du quartier, offre du café et de l’eau. « Ma femme offre le déjeuner à tous ceux qui travaillent au bon déroulement » du scrutin, explique-t-il, car « c’est un jour de fête ». Pour Bahija, femme au foyer, « voter Ben Ali est un devoir ». « Mes enfants travaillent et leur situation est bonne », dit-elle. Sauf un, « sans papiers à l’étranger », parti illégalement du pays pour chercher du travail. « Puisse notre président faire quelque chose pour que mon fils et d’autres comme lui rentrent au pays! », lance-t-elle. A l’école Hannibal, dans le quartier résidentiel d’Al-Manar, des files d’attente commencent à se former vers 10H00 locales (09H00 GMT), tandis qu’au Lycée de Menzah 9, la foule est beaucoup moins nombreuse. Non loin de là, dans un café de la cité populaire d’Ibn Khaldoun, on parle de tout sauf de politique. « Ah! les élections sont pour aujourd’hui? », demande un jeune homme d’un air penaud. « De toutes façons, en tant que militaire, je n’ai pas le droit de voter », se rattrape-t-il. « Cette génération n’est pas faite pour la politique et c’est tant mieux! », commente Mounir, un enseignant se dit actif dans le Parti social libéral (opposition) en lice pour les législatives mais qui appuie la candidature M. Ben Ali à la présidentielle. « Cette fois-ci, j’ai suivi les directives du parti et j’ai voté pour Ben Ali. De toutes façons, je présente ma démission bientôt et je compte rejoindre le RCD… » (Rassemblement constitutionnel démocratique, au pouvoir). « Après des années dans l’opposition, je suis dégoûté et je me suis rendu compte que ces partis n’ont ni le niveau ni les moyens de changer quoi que ce soit. Il vaut mieux se ranger du côté du plus fort », affirme ce père de famille. Pour lui, les résultats « auraient pu être publiées la veille » du scrutin car « il y a un homme qui court seul et trois autres qui se disputent des miettes ». Son ami Karim n’a pas de carte d’électeur. « On ne m’a pas donné une carte et je n’ai pas cherché à l’avoir ». « Ce qui m’intéresse c’est seulement mon travail », dit-il. « Je ne demande que de pouvoir travailler. D’habitude on est payé double le dimanche, mais le patron nous a signifié qu’il était interdit de travailler le jour d’élections. Quelle perte! », se lamente cet électricien de 35 ans.


Tunisie – Ben Ali en route vers un cinquième quinquennat

 

 
Reuters, le 25 octobre 2009 à 15h21 par Christian Lowe et Tarek Amara   TUNIS, 25 octobre (Reuters) – Ben Ali en route vers un cinquième quinquennat en Tunisie Par Reuters, publié le 25/10/2009 à 09: – mis à jour le 25/10/2009 à 17: TUNIS – Arrivé au pouvoir en 1987 en écartant Habib Bourguiba pour cause de « sénilité », le président Zine el Abidine ben Ali est assuré de remporter dimanche un cinquième mandat de cinq ans depuis sa première confirmation par les électeurs à la tête de la Tunisie en 1989. Dans un bureau de vote. Arrivé au pouvoir à la fin 1987 en écartant Habib Bourguiba pour cause de « sénilité », le président tunisien Zine el Abidine ben Ali brigue ce dimanche son cinquième quinquennat depuis sa première confirmation par les électeurs à la tête du pays, en 1989. (Reuters/Louafi Larbi) Les résultats officiels de l’élection présidentielle devraient être annoncés lundi par le ministère de l’Intérieur. A 14h00 locales (13h00 GMT), l’agence de presse officielle Tap faisait état d’un taux de participation de 75,29%. Le chef de l’Etat sortant, qui est âgé de 73 ans, est opposé à trois autres candidats, dont un seul opposant crédible, Ahmed Brahim, du mouvement Ettajdid (Renouveau). « Le but principal (de ma candidature) est de faire en sorte que le peuple tunisien puisse faire son choix librement et sans crainte », a-t-il expliqué après avoir voté dans la capitale. « J’espère que les résultats seront aussi proches que possible de la réalité ». Les deux autres candidats – Mohamed Bouchiha, du Parti de l’Unité populaire (PUP) et Ahmed Inoubli, de l’Union démocratique unioniste (UDU) – se montrent peu critiques à l’égard du pouvoir. Les détracteurs du président sortant l’accusent d’avoir réduit au silence toute dissidence, mais nombre de Tunisiens plaident qu’il a métamorphosé leur pays étroitement dépendant du tourisme en l’un des plus prospères et stables politiquement d’Afrique du Nord. La petite Tunisie est aussi considérée par les gouvernements occidentaux comme un rempart contre l’extrémisme islamiste dans une région troublée. « Il est le sauveur du pays », déclare dimanche Nejia Azouzi, une Tunisoise de 50 ans, après avoir voté dans un bureau de la rue de Marseille. A la veille du scrutin, Ben Ali a menacé des rigueurs de la loi ceux qui mettraient en doute la transparence et l’intégrité du vote. « La loi sera appliquée (…) avec rigueur contre quiconque répandrait des doutes ou des accusations sur l’intégrité du processus électoral sans fournir de preuve irréfutable », a déclaré le président dans une allocution télévisée. Des mouvements internationaux de défense des droits de l’homme ont estimé que le scrutin ne serait probablement pas libre et démocratique en raison de restrictions imposées aux adversaires de Ben Ali, allégations que rejettent les autorités. « VERNIS DE DÉMOCRATIE »? Après avoir déposé Bourguiba dont il était alors Premier ministre, Ben Ali a été confirmé en 1989 à la présidence, puis réélu cinq ans plus tard, sans opposition. Il a ensuite été reconduit en 1999 et 2004 avec plus de 99% et de 94% des voix, malgré l’introduction formelle du pluralisme. Les Tunisiens étaient également appelés à renouveler leur Parlement, où le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti du président, détient 80% des sièges et devrait retrouver sans difficulté sa majorité. En lançant sa campagne, Ben Ali a promis que, une fois réélu, il réduirait le chômage et s’efforcerait d’accroître de 40% le revenu par habitant, déjà comparativement haut dans ce pays qui compte plus de dix millions d’âmes. « Aucune famille tunisienne ne restera sans travail ou source de revenu pour au moins un de ses membres d’ici à la fin de 2014 », a promis cet ancien responsable de l’appareil de sécurité tunisien originaire de la province du Sahel. Ben Ali a aussi promis plus de démocratie. « L’étape à venir verra l’Etat soutenir davantage les partis politiques, la presse et les médias en général », a ajouté cet ancien général de police formé en France à Saint-Cyr et aux Etats-Unis. Les organisations de défense des droits de l’homme jugent que le système politique tunisien ne présente qu’un vernis de démocratie et affirment qu’il réprime durement toute opposition, une accusation que le gouvernement nie farouchement. Le président Ben Ali est soumis à des pressions intérieures et extérieures pour concéder une véritable ouverture politique à l’occasion de sa vraisemblable reconduction à la présidence jusqu’en 2014. Mais ses opposants demeurent sceptiques. « Rien ne suggère qu’il y a des (vraies) élections dans ce pays. Ce scrutin était censé montrer la maturité des Tunisiens, mais il semble que ce soit une occasion manquée », déplore Fathi Touzri, qui a vainement tenté de se faire élire en tant qu’indépendant aux dernières législatives. REUTERS 


Les Tunisiens aux urnes, Ben Ali assuré de sa réélection

   

 
 AFP, le 25 octobre 2009 à 16h19  TUNISIE, 25 oct 2009 (AFP) – Les Tunisiens votent ce dimanche lors d’élections générales où le président sortant Zine El Abidine , 73 ans, était assuré d’une réélection pour un 5e mandat de cinq ans. Le taux de participation atteignait 53,17% à 12H00 (11H00 GMT), quatre heures après l’ouverture des bureaux de vote. Sous un doux soleil d’automne, les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 locales (07H00 GMT) pour fermer à 18H00 (17H00 GMT), les résultats officiels étant proclamés lundi. Quelque 5,2 millions de Tunisiens sont inscrits dans les 26 circonscriptions électorales du pays, un chiffre en augmentation en raison de l’abaissement de l’âge électoral de 20 à 18 ans dans ce pays de 10,3 millions d’habitants. En début de matinée, une dizaine d’électeurs déposaient les premiers bulletins dans le bureau de vote installé au Lycée Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis. Après 22 ans au pouvoir, le président Ben Ali brigue un cinquième quinquennat consécutif en mettant en avant la stabilité et le développement du pays, en dépit de la crise économique et de la hausse du chômage. Ce mandat sera en principe le dernier, la Constitution amendée en 2002 limitant à 75 ans l’âge du président. M. Ben Ali avait succédé en 1987 au premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, qu’il avait destitué pour « sénilité ». En 2004, il avait été reconduit par 94,48% des suffrages et son parti obtenait une majorité écrasante à la Chambre des députés, des scores contestés par ses adversaires. Appuyé par les centrales patronale et syndicale et par trois partis se réclamant de l’opposition, le président sortant a face à lui deux postulants en fait alliés du pouvoir: Mohamed Bouchiha, 61 ans, du Parti de l’unité populaire, et Ahmed Inoubli, 51 ans, de l’Union démocratique unioniste. Le troisième, Ahmed Brahim, 63 ans, se pose « en vrai concurrent » et réclame l’alternance en proposant des réformes socio-politiques audacieuses. Cet universitaire s’est plaint d’entraves à sa campagne et de censure de son manifeste électoral, jugé trop critique à l’égard du régime. Le résultat des scrutins ne faisait aucun doute aux yeux des observateurs et les trois rivaux de Ben Ali sont partis « sans illusions » à 3e élection présidentielle pluraliste. Le parti présidentiel, le Rassemblement Constitutionnel démocratique (RCD), devrait conserver sans problème la majorité des 214 sièges à pourvoir dans la Chambre des députés. La campagne électorale a illustré le fossé existant entre la logistique modeste de l’opposition et la machine de guerre électorale du RCD fort de 2,7 millions d’adhérents et profondément ancré dans le pays. Les opposants se présentent en rangs dispersés et espèrent une présence renforcée au parlement, la présidentielle ne constituant pas d’enjeu à leurs yeux tant son résultat leur semblait acquis d’avance. Les plus radicaux des opposants, Mustapha Ben Jaafar et Ahmed Nejib Chebbi, se sont retrouvés hors course présidentielle, et le dernier a dénoncé « une mascarade ». A la veille du vote, M. Ben Ali a fustigé « une minorité infime de Tunisiens » qui se livreraient « à une campagne désespérée auprès de certains journalistes étrangers, pour mettre en doute » l’honnêteté du scrutin. « Aux urnes citoyens! » titraient en manchette dimanche quatre quotidiens privés et gouvernementaux en appelant à une participation massive. Un « Observatoire national » surveille le déroulement des élections pour en rendre compte au président de la république.


Tunisie: un vote qui préfigure un plébiscite pour Ben Ali

 

Associated Press, le 25 octobre 2009 à 18h10 –par Bouazza ben Bouazza– TUNIS (AP) — L’élection présidentielle de dimanche en Tunisie, couplée à des législatives, devrait être sans surprise: au pouvoir depuis 22 ans, le président sortant Zine El Abidine ben Ali, 73 ans, brigue un cinquième mandat consécutif de cinq ans qu’il est quasiment assuré de remporter. Les quelque 5,5 millions d’électrices et d’électeurs étaient appelés à voter de 8h à 18h locales (7h-17h GMT) par un temps automnal légèrement ensoleillé. Accompagné de son épouse Leïla et de son gendre, Mohamed Sakher el-Materi, le président sortant a voté vers midi à Carthage, dans la banlieue nord de Tunis. Rompant avec l’usage protocolaire, les responsables de la sécurité ont donné laissé les photographes prendre des clichés très rapprochés du couple présidentiel au moment du vote et lorsque le président-candidat s’est mêlé à la foule. Dans les bureaux de vote de Tunis et sa périphérie, les femmes et hommes de divers âges affluaient par vagues successives. Aucun incident n’y a été relevé, sous l’oeil vigilant des agents de l’ordre. A 16h, le taux de participation était de 84,15%, selon l’agence officielle TAP. La quasi-totalité des votants interrogés par l’Associated Press ont confié avoir voté pour Ben Ali, ce qui laisse préfigurer un raz-de-marée en faveur du candidat du parti au pouvoir. « J’ai voté pour le meilleur, c’est-à-dire pour Ben Ali. Il faut lui être reconnaissant pour ce qu’il accomplit. Je le dis franchement: il n’y a pas d’alternative à Ben Ali actuellement », a déclaré Mohamed Salah Amroussi, 69 ans. Ce PDG à la retraite se défend d’être « démagogue ». « Je considère que le bilan d’un dirigeant ne se mesure pas à l’applaudimètre, mais à son action, à l’oeuvre qu’il accomplit », juge-t-il. Même son de cloche pour Dorra Materi, titulaire à 24 ans d’un master en finances, qui se dit « très fière » d’avoir Ben Ali pour président. « Il a fait beaucoup de choses pour la Tunisie », estime-t-elle. Tout en avouant « aimer Ben Ali », Fatma Trabelsi, 75 ans, en veut cependant à son parti de n’avoir apporté aucune aide à son fils handicapé. « A 42 ans, il poireaute encore à la maison sans ressources », se frustre-t-elle. Distant, Brahim, un chauffeur de taxi qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, dit avoir voté « uniquement pour ne pas avoir de problèmes dans (son) quartier ». « D’ailleurs, j’ai voté blanc, parce que ma voix ne compte pas de toute façon », lâche-t-il. Fait inhabituel, le chef de l’Etat s’est engagé dans une adresse à la nation, à la veille du scrutin, à « ne tolérer aucun abus, ni aucune falsification ou manipulation de la volonté du peuple ». Il a assuré que « la loi sera appliquée avec la même rigueur contre quiconque émettra des accusations ou des doutes concernant l’intégrité de l’opération électorale, sans fournir de preuves concrètes », dans un clin d’oeil aux détracteurs de son régime. En réaction, la secrétaire générale du Parti démocratique progressiste (PDP), Maya Jribi, qui n’a pas voté pour « ne pas cautionner ce simulacre d’élections », considère que « les critiques formulées à la veille d’un événement de l’importance des élections relève de la liberté d’expression et même de la mission de l’opposition ». Les résultats du scrutin devraient être connus lundi à l’aube et officiellement annoncés en début d’après-midi lors d’une conférence de presse du ministre de l’Intérieur Rafik Hadj Kacem. AP 

Tunisie: 84,15% de participation avant la fermeture des bureaux de vote

   

 
AFP, le 25 octobre 2009 à 18h09           TUNIS, 25 oct 2009 (AFP) – Le taux de participation aux  élections générales en Tunisie atteignait 84,15% dimanche à 16H00  (15H00 GMT), deux heures avant la fermeture des bureaux de vote,  a-t-on annoncé de source officielle.     Ces bureaux ont ouvert à 08H00 pour fermer à 18H00 (17H00 GMT)  et les résultats qui commenceront à tomber tard dans la nuit de  dimanche seront annoncés lundi par le ministre de l’Intérieur.     Le président sortant Zine El Abidine Ben Ali est assuré de  l’emporter face à trois concurrents et son parti du Rassemblement  constitutionnel démocratique (RCD) devrait conserver le contrôle du  parlement.     Ahmed Brahim, son principal rival, préfère s’en tenir « à la  retenue » en espérant que le taux de participation élevé « ne sera pas  un indice des scores astronomiques habituels », a-t-il déclaré à  l’AFP.     Candidat du Parti Ettajdid, il se considère comme le seul « vrai  concurrent » de M. Ben Ali, aux côtés d’Ahmed Inoubli de l’Union  démocratique unioniste et et Mohamed Bouchia du Parti de l’Unité  populaire.     Saida Benhabyles, observatrice algérienne s’est dit « impressionnée » par l’affluence des femmes. « Pas seulement des instruites, mais surtout des rurales analphabètes qui ont afflué en nombre », constate-t-elle.     Quelque 5,2 millions de Tunisiens étaient appelés aux urnes pour élire leurs députés et leur président, un scrutin qui devrait permettre la reconduction du président Zine El Abidine Ben Ali pour un 5e mandat de cinq ans.     Aux législatives, son parti le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), fort de 2,7 millions d’adhérents, devrait conserver sans difficulté la majorité des 214 sièges de la Chambre des députés.     M. Ben Ali a succédé en 1987 au premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, qu’il avait destitué pour « sénilité ».  


Elections:  Ben Ali assuré d’un nouveau mandat de cinq ans

AFP, le 25 octobre 2009 à 19h29 Par Hamida BEN SALAH TUNIS, 25 oct 2009 (AFP) – TUNIS Tunisie: Ben Ali assuré d’un nouveau mandat de cinq ans Par AFP, publié le 24/10/2009 à 09: – mis à jour le 25/10/2009 à 21: TUNIS – Zine El Abidine Ben Ali est en passe d’être réélu pour un nouveau mandat de cinq ans à l’issue des élections générales dimanche en Tunisie, où le taux de participation dépassait officiellement 84%. Le dernier taux de participation publié atteignait 84,15% à 16H00 locale (15H00 GMT), soit deux heures avant la fermeture des bureaux et le début du dépouillement. Les résultats attendus dans la nuit seront proclamés lundi par le ministre de l’Intérieur. L’agence gouvernementale TAP a salué une « participation spectaculaire » et le président sortant, 73 ans, est certain de sa réélection pour un 5e mandat, en principe le dernier, selon la Constitution. Ahmed Brahim, 63 ans, principal rival de M. Ben Ali, a espéré que le taux de participation élevé « ne sera pas un indice des scores astronomiques habituels ». Ce candidat du Parti Ettajdid se considère comme le seul « vrai concurrent » de M. Ben Ali, aux côtés d’Ahmed Inoubli, 51 ans, de l’Union démocratique unioniste et de Mohamed Bouchiha, 61 ans du Parti de l’Unité populaire.  Quelque 5,2 millions de Tunisiens de plus de 18 ans sont inscrits dans les 26 circonscriptions électorales du pays de 10,3 millions d’habitants. « Je vote Ben Ali par habitude, je ne connais que lui », explique Abdelkrim, chauffeur de taxi, venu voter dans le faubourg populaire Al-Intilaka, à l’ouest de Tunis. Après 22 ans au pouvoir, le président Ben Ali brigue un cinquième quinquennat en mettant en avant la stabilité et le développement du pays, en dépit de la crise économique et de la hausse du chômage. Il a voté dans la matinée à Carthage, près du palais présidentiel, avec son épouse, Leila, très présente durant sa campagne électorale. Saida Benhabyles, observatrice algérienne s’est dit « impressionnée » par l’affluence des femmes. « Pas seulement des instruites, mais surtout des rurales analphabètes ». Quelque 5,2 millions de Tunisiens de plus de 18 ans sont inscrits dans les 26 circonscriptions électorales du pays de 10,3 millions d’habitants. « J?ai voté Ben Ali, l’état des libertés n’est pas reluisant mais on paie les frais de la stabilité », affirme Kmar, professeur de français, 53 ans. Mounir, un doctorant de 27 ans, a voté Ahmed Brahim « par principe ». « Il ne va pas gagner, mais je salue son courage », a-t-il ajouté. M. Ben Ali avait succédé en 1987 au premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, qu’il avait destitué pour « sénilité ». En 2004, il avait été reconduit par 94,48% des suffrages avec un taux de participation de 91,52% et son parti avait obtenu une majorité écrasante à la Chambre des députés, des scores contestés par ses adversaires. Le résultat des scrutins ne faisait aucun doute aux yeux des observateurs et les trois rivaux de Ben Ali se sont lancés, « sans illusions », dans la course à la 3e élection présidentielle pluraliste. Le parti présidentiel, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), devrait conserver la majorité des 214 sièges à pourvoir dans la Chambre des députés. La campagne électorale a illustré le fossé existant entre la logistique modeste de l’opposition et la machine de guerre électorale du RCD, fort de 2,7 millions d’adhérents et profondément ancré dans le pays. Les opposants espèrent surtout une présence renforcée au Parlement, la présidentielle ne constituant pas d’enjeu à leurs yeux. Les plus radicaux des opposants, Mustapha Ben Jaafar et Ahmed Nejib Chebbi, se sont retrouvés hors course présidentielle et le dernier a dénoncé « une mascarade ». La veille du vote, M. Ben Ali a fustigé « une minorité infime de Tunisiens » qui se livreraient à « une campagne désespérée » pour mettre en doute l’honnêteté du scrutin, surveillé par un « Observatoire national ».

Tunisia’s president likely to get 5th term

 
Associated Press, le 25 octobre 2009 à 06h05 By ALFRED de MONTESQUIOU, Associated Press Writer TUNIS, Tunisia (AP) _ TUNIS, Tunisia—Tunisians cast ballots Sunday for president and parliament in elections expected to hand another landslide victory to incumbent leader Zine El Abidine Ben Ali, who warned opponents they would face legal retaliation if they questioned the elections’ fairness. The campaign offered timid gestures toward the opposition in this tourist haven that is allied with the U.S. and Europe but criticized by human rights groups for not following through on pledges to liberalize. On a sunny day, turnout was 84 percent of the more than 5 million voters registered two hours before polls closed at 6 p.m. (1700 GMT, 1 p.m. EDT), according to the official TAP news agency. No incidents were reported. Ben Ali, at 73 running for a fifth five-year term, set the tone for voting day by taking the unusual step of going on national television late Saturday to attack any Tunisian who suggests the elections are unbalanced or fraudulent. The campaign formally ended Friday. Ben Ali took power in a bloodless palace coup in 1987 that authorities dub « The Change. » He was last re-elected in 2004 with more than 94 percent of votes — a drop from his previous victories, in which he achieved between 99.2 and 99.7 percent. A « tiny minority » is taking advantage of the elections to criticize the Tunisian government or question the vote, Ben Ali said. Such campaigns, especially when addressed to foreign journalists, come from people « who have forgotten their moral duty of good behavior and reserve against those who try to harm the motherland, » Ben Ali said. « We shall take all the measures provided by the law against such behavior, » he warned. Twenty-six Tunisian electoral observers and about a dozen foreign observers from the African Union were on hand to monitor several thousand polling stations for Sunday’s vote. Under the current constitution, it is the last time Ben Ali can run for president, because the age limit is set at 75. Ben Ali faced three low-profile opponents. He is backed by virtually every labor union and by his party, the Constitutional and Democratic Rally, or RCD, which has been continuously in power since Tunisia’s independence from France in 1956. Two challengers, Mohamed Bouchiha of the PUP party and Ahmed Inoubli of the UDU, were seen as posing only cosmetic opposition. The fourth candidate, Ahmed Brahim, of the Ettajdid, or « change, » party, sent ripples through society merely by declaring during the campaign that he would run « equal to equal » against Ben Ali. Many Tunisian voters see continuity as a good thing in this Mediterranean vacation haven, a relatively secular, moderate and stable outpost in the Arab world. « Of course I’m voting for Ben Ali, » said Dora Materi, 23, a business graduate student casting her ballot in the affluent Carthage neighborhood where the president, his wife and son-in-law voted at midday. « He’s done so many good things for Tunisia and we’re proud of him, » she said. Others were less enthusiastic. « I’m voting, but only because I’d be in trouble otherwise, » said Brahim, a taxi driver who said he cast a blank ballot and only gave his first name. The opposition was granted relatively greater access during this campaign. Some meetings were allowed in the capital, and candidates were authorized to plaster electoral posters in allotted spots and talk for one hour on national television. But several longtime opponents were banned from joining the race on bureaucratic grounds. A group of five Tunisian NGOs announced it had calculated that the space allotted to Ben Ali and his party occupied more than 90 percent of all Tunisia’s printed press ahead of the election. Voters were also choosing 214 lawmakers for the lower house of parliament. The RCD is certain to get the majority, but a 2008 law seen as a gesture to the opposition should allow other parties to get about a quarter of seats. Hard-line opposition movements and Islamists are outlawed. Even Ben Ali’s opponents largely acknowledge the results he has achieved in this small country that lacks any significant natural resource. Tunisia is expecting 3-percent growth in gross domestic product this year despite global recession; the country’s poverty rate has dropped below 4 percent of the population; and international benchmarks show Tunisia is a regional model in terms of literacy, social welfare and the important role women play in society. But rights groups, including London-based Amnesty International and Paris-based Reporters Without Borders, deplore the general absence of any real freedom of expression or assembly, the overbearing police presence, and ongoing human rights abuses despite government pledges of reform.

 

President set for re-election as Tunisians vote

 
* Rights groups say vote unfair, president denounces « lies » * Turnout over 75 percent: official news agency * West views Tunisia as ally in fight against extremism * President in power since 1987   Reuters, le 25 octobre 2009 à 16h28
By Christian Lowe and Tarek Amara   TUNIS, Oct 25 (Reuters) – TUNIS (Reuters) – Tunisians voted Sunday in an election almost certain to extend the rule of President Zine al-Abidine Ben Ali, the 73-year-old who has run the North African country for more than two decades. International rights groups say the government has ensured a landslide victory by harassing the opposition, an allegation Ben Ali said was part of a campaign of lies by opponents who were betraying their own country. Western governments view mainly Muslim Tunisia as an ally in the Arab world and a moderate bulwark against Islamist extremism. At home, many voters credit Ben Ali with making Tunisia — which attracts millions of European tourists each summer — one of the most prosperous and stable states in a region that suffers from poverty and political turmoil. At a polling station on Rue de Marseilles in the centre of Tunis, 50-year-old Nejia Azouzi said she had voted for Ben Ali. « He is the saviour of the country, » she said. The president came to power in 1987 when doctors declared his predecessor, Habib Bourguiba, unfit to rule after more than 30 years in power. Ben Ali won the last election five years ago with 94.4 percent of the vote. Tunisians were also electing members of parliament in Sunday’s poll. EUROPEAN TIES Polling stations across the country of 10 million people closed at 6:00 p.m. (1700 GMT). The Interior Ministry is scheduled to announce the official results Monday. Hours before voting was finished, Tunisia’s official news agency said turnout was just over 75 percent. But with most Tunisians in little doubt about the outcome of the vote, enthusiasm was muted. « What is the point in taking part? » said one young man in a cafe in Tunis, who asked not to be identified. « Everything that is happening is just a show. » The Tunisian government is sensitive about foreign criticism of the vote because it is expected to apply to the European Union next year for « advanced status » — which could give it preferential trade terms and boost its international standing. In a television address Saturday evening, Ben Ali said the election was free and fair but that some people were deliberately trying to damage Tunisia’s image. « The law will be applied…with rigour against anyone who spreads doubts or accusations about the integrity of the electoral process without providing hard proof, » Ben Ali said. He issued the warning after human rights groups alleged the vote was taking place in an atmosphere of repression. The opposition has accused police of beating up activists, and one French journalist was barred from entering Tunisia. « Elections will be free and fair in Tunisia only when the authorities stop muzzling opposition candidates, journalists and dissidents, » the New York-based Human Rights Watch said. Tunisia’s most prominent opposition figures are not taking part in the election and of Ben Ali’s three challengers on the ballot paper, two rarely criticise the president and the third has acknowledged he cannot win. In polling stations, colour-coded voting papers were stacked on tables ready for people to take into the voting booth. In two polling stations in Tunis visited by Reuters reporters, the stack of red papers for Ben Ali was much smaller than the others — a clear sign he was getting more votes.


Tunisia’s Ben Ali set for 5th five-year term

 
Associated Press, le 25 octobre 2009 à 14h41 By ALFRED de MONTESQUIOU, Associated Press Writer   TUNIS, Tunisia (AP) _ TUNIS, Tunisia – Tunisians cast ballots Sunday for president and parliament in elections expected to hand another landslide victory to incumbent leader Zine El Abidine Ben Ali, who warned opponents they would face legal retaliation if they questioned the elections’ fairness. The campaign offered timid gestures toward the opposition in this tourist haven that is allied with the U.S. and Europe but criticized by human rights groups for not following through on pledges to liberalize. On a sunny day, turnout was 84 percent of the more than 5 million voters registered two hours before polls closed at 6 p.m. (1700 GMT, 1 p.m. EDT), according to the official TAP news agency. No incidents were reported. Ben Ali, at 73 running for a fifth five-year term, set the tone for voting day by taking the unusual step of going on national television late Saturday to attack any Tunisian who suggests the elections are unbalanced or fraudulent. The campaign formally ended Friday. Ben Ali took power in a bloodless palace coup in 1987 that authorities dub « The Change. » He was last re-elected in 2004 with more than 94 percent of votes — a drop from his previous victories, in which he achieved between 99.2 and 99.7 percent. A « tiny minority » is taking advantage of the elections to criticize the Tunisian government or question the vote, Ben Ali said. Such campaigns, especially when addressed to foreign journalists, come from people « who have forgotten their moral duty of good behavior and reserve against those who try to harm the motherland, » Ben Ali said. « We shall take all the measures provided by the law against such behavior, » he warned. Twenty-six Tunisian electoral observers and about a dozen foreign observers from the African Union were on hand to monitor several thousand polling stations for Sunday’s vote. Under the current constitution, it is the last time Ben Ali can run for president, because the age limit is set at 75. Ben Ali faced three low-profile opponents. He is backed by virtually every labor union and by his party, the Constitutional and Democratic Rally, or RCD, which has been continuously in power since Tunisia’s independence from France in 1956. Two challengers, Mohamed Bouchiha of the PUP party and Ahmed Inoubli of the UDU, were seen as posing only cosmetic opposition. The fourth candidate, Ahmed Brahim, of the Ettajdid, or « change, » party, sent ripples through society merely by declaring during the campaign that he would run « equal to equal » against Ben Ali. Many Tunisian voters see continuity as a good thing in this Mediterranean vacation haven, a relatively secular, moderate and stable outpost in the Arab world. « Of course I’m voting for Ben Ali, » said Dora Materi, 23, a business graduate student casting her ballot in the affluent Carthage neighborhood where the president, his wife and son-in-law voted at midday. « He’s done so many good things for Tunisia and we’re proud of him, » she said. Others were less enthusiastic. « I’m voting, but only because I’d be in trouble otherwise, » said Brahim, a taxi driver who said he cast a blank ballot and only gave his first name. The opposition was granted relatively greater access during this campaign. Some meetings were allowed in the capital, and candidates were authorized to plaster electoral posters in allotted spots and talk for one hour on national television. But several longtime opponents were banned from joining the race on bureaucratic grounds. A group of five Tunisian NGOs announced it had calculated that the space allotted to Ben Ali and his party occupied more than 90 percent of all Tunisia’s printed press ahead of the election. Voters were also choosing 214 lawmakers for the lower house of parliament. The RCD is certain to get the majority, but a 2008 law seen as a gesture to the opposition should allow other parties to get about a quarter of seats. Hard-line opposition movements and Islamists are outlawed. Even Ben Ali’s opponents largely acknowledge the results he has achieved in this small country that lacks any significant natural resource. Tunisia is expecting 3-percent growth in gross domestic product this year despite global recession; the country’s poverty rate has dropped below 4 percent of the population; and international benchmarks show Tunisia is a regional model in terms of literacy, social welfare and the important role women play in society. But rights groups, including London-based Amnesty International and Paris-based Reporters Without Borders, deplore the general absence of any real freedom of expression or assembly, the overbearing police presence, and ongoing human rights abuses despite government pledges of reform.  ___ Associated Press Writer Bouazza Ben Bouazza contributed to this report.   Associated Press

Tunisians set to elect Ben Ali president, again

Associated Press, le 25 octobre 2009 à 21h45 By ALFRED de MONTESQUIOU, Associated Press Writer TUNIS, Tunisia (AP) _ Authorities announced mass participation in Tunisia’s presidential and legislative elections Sunday and braced for another triumphant re-election for President Zine El Abidine Ben Ali, who warned opponents they would face legal retaliation if they questioned the vote’s fairness. Ben Ali’s Constitutional and Democratic Rally, or RCD, had prepared balloons with the party colors to let out when preliminary results will be released late in the evening, and small crowds of supporters with brass bands cheered in the streets of the capital in anticipation of a party victory. On a sunny day, turnout was at over 84 percent of the more than 5 million voters registered two hours before polls closed at 6 p.m. (1700 GMT, 1 p.m. EDT), according to the official TAP news agency. No incidents were reported. Ben Ali has been in power since a bloodless palace coup in 1987 that authorities dub « The Change. » He was last re-elected in 2004 with more than 94 percent of votes _ a drop from his previous victories, which fluctuated between 99.2 and 99.7 percent. At 73, Ben Ali was running for a fifth, five-year term, due to be his last under the current constitution because of age limits. He set the tone for voting day by taking the unusual step of going on national television late Saturday to attack any Tunisian who suggests the elections are unbalanced or fraudulent. The campaign formally ended Friday. A « tiny minority » is taking advantage of the elections to criticize the Tunisian government or question the vote, Ben Ali said. Such campaigns, especially when addressed to foreign journalists, come from people « who have forgotten their moral duty of good behavior and reserve against those who try to harm the motherland, » Ben Ali said. « We shall take all the measures provided by the law against such behavior, » he warned. Twenty-six Tunisian electoral observers, 16 African Union observers and 11 people invited by Tunisian embassies in Europe and the Arab world were on hand to monitor several thousand polling stations. All said the voting had gone well, and praised Tunisia for its strides toward democracy. « Contrary to what we have heard, there were no pressures » on voters, said Benjamin Bounkoulou, the deputy chairman of Congo’s senate and the head of the AU monitoring mission for the Tunisian elections. « Everything happened with calm and serenity, » added Sydney Assor, the chairman of the British Abrahamic Forum Council, who headed the group of private observers invited by the government. Assor, who’s Abrahamic Council promotes dialogue between religions, said he was « an amateur electoral observer » and had found that the vote in Tunisia happened « just like in my village in Surrey, » England. The opposition was granted relatively greater access during this campaign, The AP saw. Some meetings were allowed in the capital, and candidates were authorized to plaster electoral posters in allotted spots and talk for one hour on national television. But several longtime opponents were banned from joining the race on bureaucratic grounds. Maya Jribi, who heads the Democratic Progressist Party, the most significant opposition group blocked from fielding a candidate, said she’d called for boycott. « To take part would mean sanctioning this parody of an election, » she said. Ben Ali’s last-minute threat against possible critics illustrates that the elections weren’t free, she said. « There was no freedom of choice or of candidacy, » she said. Ben Ali faced three low-profile opponents in the race. He was backed by virtually every labor union and nongovernment group, along with his RCD party, which has been continuously in power since Tunisia’s independence from France in 1956. Many voters see continuity as a good thing in this Mediterranean vacation haven, a strong U.S. and European ally and a relatively secular, moderate and stable outpost in the Arab world. Voters were also choosing 214 lawmakers for the lower house of parliament. The RCD is certain to get the majority, though a 2008 law seen as a gesture to the opposition should allow other parties to get about a quarter of seats. Hard-line opposition movements and Islamists are outlawed. Even Ben Ali’s opponents largely acknowledge the results he has achieved in this small country that lacks any significant natural resource. Tunisia is expecting 3-percent growth in gross domestic product this year despite global recession; the country’s poverty rate has dropped below 4 percent of the population; and international benchmarks show Tunisia is a regional model in terms of literacy, social welfare and the important role women play in society. But rights groups deplore the general absence of any real freedom of expression or assembly. ___ Associated Press writer Bouazza Ben Bouazza contributed to this report.

Le parcours fulgurant de Sakhr El-Materi, gendre du président tunisien Ben Ali

Tunis Envoyée spéciale

Florence Beaugé

C’est l’histoire d’un jeune homme, certes de bonne famille, mais que rien ne prédisposait à un parcours aussi fulgurant. Au départ, Sakhr El-Materi n’a qu’un nom. Mais quel nom ! Celui des El-Materi, une famille de la grande bourgeoisie tunisoise. Dans les années 1930, son grand oncle, Mahmoud El-Materi, fonde avec Habib Bourguiba le Néo-Destour, le parti qui va lutter pour l’indépendance de la Tunisie.

 

Moncef El-Materi, le père de Sakhr El-Materi, aura également une vie hors du commun. En décembre 1962, ce militaire de carrière participe à un complot contre le président Bourguiba. La conjuration échoue. Moncef El-Materi échappe au poteau d’exécution grâce à l’intervention de Wassila Bourguiba, l’épouse du président très liée à sa famille.

 

Avec un tel pedigree, il restait à Sakhr El-Materi de se faire un prénom. Il y parvient en épousant en 2004 Nesrine, l’une des filles du président Ben Ali et de sa deuxième femme, Leila Trabelsi. Les fiancés ont alors 24 et 18 ans. Sakhr est « gentil mais en aucun cas exceptionnel », disent ceux qui le connaissaient dès cette époque.

 

Le jeune homme a pour tout bagage deux années d’études supérieures à Bruxelles, où il a obtenu un brevet de gestion. Mais ce mariage enchante le couple présidentiel. Enfants du peuple, Zine El-Abidine Ben Ali et Leïla Trabelsi souffrent depuis toujours du dédain des bourgeois de Tunis et de la banlieue nord qui les regardent de haut.

 

Sakhr El-Materi va vite prendre la place de « gendre préféré » qu’occupait jusque-là Slim Chiboub, le mari d’une autre fille de Ben Ali, tombé en disgrâce. Il s’installe au Palais de Carthage, à la présidence.

 

La privatisation de la Banque du Sud va lui permettre de réaliser une formidable plus value grâce à trois banques tunisiennes qui lui concèdent un prêt. « Ce qui s’est passé est surréaliste. Cela s’appelle un délit d’initié ! Et le pire est que Sakhr El-Materi a été conseillé dans cette entreprise par l’un des meilleurs cabinets d’affaires parisiens ! », raconte, sous couvert d’anonymat, un témoin qui a suivi l’opération.

 

Grâce à ce pactole, Sakhr El-Materi va se constituer un empire qu’il baptisera du nom prédestiné de Princesse Holding . Il commence par racheter la société Ennakl, un distributeur automobile. Puis il obtient la concession de gestion et d’exploitation des activités de croisières du port de La Goulette, dans la banlieue nord de Tunis. Un projet essentiellement financé par la filière tchèque d’une grande banque française.

 

Sa carrière ne s’arrête pas là : après avoir pris des participations dans l’agro-alimentaire (Nestlé notamment) et réalisé des opération immobilières (comme le rachat d’un palais à Hammamet), le gendre se lance dans le monde des médias et de la politique. Ses beaux-parents lui confient la mission de ravir la vedette aux chaînes de télévision islamiques du Golfe, très populaires en Tunisie, et, d’instaurer un « islam officiel tunisien ». Radio Zitouna, la radio religieuse privée qu’il lance, connait bien vite un immense succès.

 

Il crée ensuite une télévision sur le même principe, Zitouna TV, puis, il y a quelques jours, lance la première banque islamique tunisienne. Entre-temps, il a pris le contrôle du groupe de presse Dar Assabah, une institution, dont il met vite le titre phare, Assabah, au service quasi exclusif de son beau-père, le président Ben Ali.

 

Le 25 octobre au soir, Sakhr El-Materi franchira une nouvelle étape : il entrera à l’Assemblée nationale. Il brigue en effet un siège de député de Tunis, aux élections législatives de dimanche. Personne n’imagine qu’il soit battu, lui qui est déjà au comité central du parti au pouvoir, le RCD.

 

Quel est l’avenir de celui que beaucoup de Tunisiens surnomment avec ironie « le gosse » ou « le gamin » ? Certains le voient en héritier de Ben Ali. D’autres assurent qu’il n’est que le « collecteur de fonds » de sa belle-mère, Leïla Trabelsi, que l’on dit très soucieuse d’assurer l’avenir matériel de son dernier né, le petit Mohammed, 4 ans.

 

Une chose est sûre : Sakhr El-Materi devra se battre dans un milieu où d’autres, en particulier Belhassen Trabelsi, le frère de la présidente, ne lui feront pas de cadeaux. « Il a pris une assurance folle, raconte un de ses amis. Mais il est pieds et poings liés à la Première Dame. C’est elle, en fait, qui décidera de son sort ».

 

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Ce reportage a été réalisé au début du mois d’octobre, avant que l’envoyée spéciale du  « Monde », de retour en Tunisie, ne soit refoulée à l’aéroport de Tunis, le 22 octobre.

 

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 25 octobre 2009)


 Tunisia – election explainer

Who is President Zine El Abidine Ben Ali?

by Tony Cross

 

Zine El Abidine Ben Ali’s re-election for a fifth term seems assured in Sunday’s presidential election. Praised by the International Monetary Fund for his handling of the economy, he has angered human rights groups and opposition parties. Who is he?

Ben Ali is 73-years-old, making this his last election unless the constitutional ban on over-75-year-olds standing for President is changed.
He has ruled Tunisia for 22 years. He took over from Habib Bourguiba, who had ruled the country since independence from France in 1956. In a so-called « medical coup » Ben Ali allegedly persuaded doctors to declare Bourguiba senile.
He is supported by the Constitutional Democratic Party (RCD), which has 2.7 million members in a country of 10.3 million people and had a hefty majority in the outgoing National Assembly.
His economic management has been praised by theInternational Monetary Fund for building « solid economic foundations ». But unemployment stands at 14 per cent and the army put down jobless riots in a mining region in 2008.
His record on human rights has frequentlycome under fire, with opposition activists claiming that they have been physically and legally harassed and anti-torture campaigner Radhia Nasraoui currently banned from leaving the country.
His succession may be assured by his wife, Leila Ben Ali, who has attended campaign rallies and given interviews to the media, despite having no official position. Tunisian newspapers have accorded her 14 per cent of their front page coverage during the campaign, more than they gave to all eight opposition parties, according to campaign groups. « There is nothing to prevent her standing, » says an RCD official.

(Source: le site de RFI (en anglais), le 25 octobre 2009)

Lien :http://www.rfi.fr/actuen/articles/118/article_5610.asp


L’épouse et le gendre accompagnent le Président-Candidat

Les premières images de TV7 montrent le Président-Candidat arrivant en cortège officiel, acceuilli par ses supporters. A la descente de la voiture présidentielle, le Président-Candidat est suivi de son épouse et de son gendre, qui suivent ses pas et saluent les responsables et habitants qui l’acceuillent en criant son nom comme Président. L’épouse et le gendre pénètrenet avec le candidat au bureau de vote, sous le regard de son aide du camp, directeur du protocole présidentiel Mohsen Rahim, et de son Médecin personnel, le Général Mohamed Gueddiche, tous deux Ministres Conseillers à la Présidence. C’est Mme Leila Trabelsi, épouse Ben Ali qui sort la première de l’isoloir et qui vote, toute seule, sans attendre son mari le Président-Candidat, qui ne sortait de l’isoloir qu’après le vote de son épouse, en faisant mauvaise mine. En montrant la liste électorale, l’on pouvait voir, « en première place: Le Président Z E A Ben Ali », alors que la liste des électeurs doit mentionner les noms et prénoms et non les qualités de l’électeur. Après un bain de foule, le Président-Candidat reprend place, dans la limousine présidentielle, accompagné de son aide du camp, de son épouse et de son gendre. Au regard du Code électoral, les attroupements et autres rassemblements électoraux devant les bureau de vote sont interdits. Les 3 autres candidats n’ont pas eu le même traitement au journal principal de 20h00 de la télévision d’Etat TV 7. Suivi de TV 7 sur internet Paris le 25 octobre 2009 Abdel Wahab Hani

Humour & humeurs

La Disparition

Omar Khayyam  » Son pouls battait trop fort. Il avait chaud. Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Il faisait doux. Un bruit indistinct montait du faubourg. Un carillon, plus lourd qu’un glas, plus sourd qu’un tocsin, plus profond qu’un bourdon, non loin, sonna trois coups. » ( Georges Perec, La Disparition )

Il disparut tout d’un coup ! Pourtant, avant sa disparition, on collait, on accrochait, on installait son portrait partout.  » On l’aimait. On l’adorait. Il fut un bon papa. », dit un garçon, attrayant mais distant, qui portait jadis son nom. Aujourd’hui on sait qu’il fuit son palais carthaginois, modifia son nom, quitta son pays sans bruit pour un pays froid mais ami, puis tomba dans l’oubli.

 » Il bûchait, travaillait du matin au soir. Il s’informait sur tout, lisait vingt-cinq rapports par jour au minimum. Il sacrifia tout par amour pour son pays. », avoua , larmoyant, un grand commis qui fut aussi un grand soumis.  » Il m’angoissait. Il fut un flic, un voyou, un tyran sans compromis. », avança un opposant qui  avait connu la prison, l’humiliation, la privation du droit au travail.

Un imam obtus, confus, maladroit annonça à la radio à un public abasourdi:  » Il fut l’incarnation du Malin mais prions aujourd’hui pour son salut, pour qu’il soit admis au Paradis  !  »

Sa disparition troublait surtout Layla qui, à sa disparition, sanglota:  » Oh, mon Dieu ! Il a disparu si tôt ! Un choc pour nous tous ! « . Layla quitta  tout: son palais à Sidi Bou Saïd, son association Basma, son pays qui la haïssait jusqu’à la mort. Tard la nuit, Layla prit un avion qui la transporta jusqu’à Dubaï via Amman. On dit qu’un cargo la suivit, transportant son or, sa BMW, sa smala, sa camarilla, son chat d’Iran.

Tunis Air phagoycita Karthago sans façon. Sakhr, surpris, cria:  » O Canada !  » La tribu, qui paniquait sans Layla, dit aux journaux:  » Nous n’avons fait aucun mal. Pour l’instant nous voulons un paradis fiscal. Nous comptons sur nos amis français « . Sarkozy dit illico:  » Ok,  j’ai un paradis pour vous. Mon ami Ali Bongo vous fournira un visa sans conditions. »

Un Gabonais à l’humour mordant ricana:  » Ali Bongo a un yacht qui vaut au moins $1 000 000. Sait-il qu’il y aura un loup marin  rôdant autour du quai ? « 

(Source : « Le blog d’Omar khayyam (censuré en Tunisie), le 23 octobre 2009)

Lien :http://omarkhayyam.blogsome.com  


PRESIDENTIELLE EN TUNISIE (TEMPS PERDU)

« Je ne me rendrai pas », par Taoufik Ben Brik, opposant tunisien

« Ils veulent que je me rende de mon propre gré. J’entre dans l’antre de Ben Ali et je n’en sors plus ». Par Taoufik Ben Brik. « C’est fait. La convocation est à mon nom. Ma femme -convoquée en premier lieu- n’est plus concernée puisqu’ils sont tombés sur le conducteur, le véritable coupable. Coupable d’avoir agressé une femme(1) ? Oui coupable d’avoir écrit ce que j’ai écrit sur Ben Avi, El Divo, Idi Amin, le dernier Roi d’Ecosse. Des gens me conseillent d’aller au commissariat pour voir de quoi il s’agit. Mais je sais de quoi il en retourne. Ils veulent que je me rende de mon propre gré. J’entre dans l’antre de Ben Ali et je n’en sors plus. Je ne les aiderai pas à me prendre vivant. Qu’ils viennent me prendre. Je me suis assigné à résidence. C’est aussi pénible que leur bagne préhistorique mais au moins comme ça je les toise…, puisqu’ils me cherchent noise. Je sais ce qui m’attend. Je les attends…ZABA , ceux qui vont à la mort te saluent. Je ne fais confiance ni à la police, encore moins aux juges tunisiens. Ils sont à la solde de Ben Ali. Je ne peux pas énumérer ce que ces deux corps m’ont fait : ils m’ont cassé le bras- d’où mon surnom peau rouge de « bras cassé »-, ils ont terrorisé mes enfants et les ont empêché d’avoir une enfance ordinaire ( ils ont déjà une conscience sociale et politique d’un instit’ à la retraite), m’ont empêché de circuler librement dans le pays et les autres pays, ont pris ma famille en otage, ont mis mes frères en prison, nous ont affamé- aucun membre du clan Ben Brik n’a un salaire, sauf ma sœur Saida, professeur de maths-, me surveillent là où j’y suis, m’ont concocté des procès pipés ici et là-bas (en France), m’empêchent d’écrire, de publier, de vendre mes livres (9 livres sont interdits de séjour en Tunisie), poussent les autres pays arabes à ne pas m’accueillir (je suis interdit de fouler le sol algérien, marocain, libyen, égyptien, libanais, syrien, qatari… ne parlons pas des royaumes du golfe), éloigné de moi mes proches amis (l’avocat Chawki Tabib, le journaliste Ridha Kéfi, l’universitaire Hamdi Hmaidi, le renégat Tahar Gargoura….), mes cousins, mes voisins… interdisent aux cafetiers de me servir (Madrigua, le Platinium, l’Opéra, l’Astragale..) ont fait circuler sur moi des tas d’histoires ( alcoolique, drogué, proxénète, arnaqueur, violeur, voleur, pédophile, pédéraste, séropositif, menteur, voyeur, violent, vendu, plagiaire, fabulateur, sioniste, Franc-maçon, espion à la solde de la France, .d’Israël, baathiste, trotskiste .. et la meilleur : reçoit une tonne d’argent de Ben Ali. Il ne vit pas en Tunisie. Couard. Je ne leur fais pas confiance parce qu’ils ont volé ma bibliothèque ( des livres dédicacés par Edward Saïd, Mahmoud Dewiche, Gunter Grass, Umberto Ecco, et surtout des livres rares sur la poésie préislamique), les bijoux de ma femme et de ma fille Khadija, mes manuscrits ( Ben Brik au palais, les Chiens, les Imbéciles ), un ordinateur portable offert par Daniel Cohn- Bendit), Ils ont poussé mes alliés à prendre leur distance (Florence Beaugé, Hélène Flautre, Robert Menard, les gens de Marianne, les journalistes algériens, Human Right Watch…) Ils ont fait circuler que je suis un accro des médias (les journalistes qui viennent en Tunisie ne me rendent plus visite), que j’occupe tout l’espace médiatique, un manipulateur, un ingrat, un scélérat (2)… Je ne leur fais pas confiance, parce qu’ils me traquent comme une bête. Parce qu’ils me gâchent le paysage, parce qu’ils me font vivre dans la fosse des fauves, parce qu’ils n’arrêtent pas de penser à moi, parce qu’ils me rappellent tous mes cauchemars que je ne pourrai élucider, parce qu’ils empêchent Luck La main froide qui est en moi de prendre le large, parce qu’ils ne ma laissent pas le temps pour écrire mes romans, parce qu’ils m’empêchent de jouir de l’enfance de mes enfants, parce qu’ils m’empêchent de voir un film dans une salle de cinéma, d’aller au théâtre, voir un concert, lire un livre, boire un café en paix, siroter une bière., m’enivrer, gouter un bon méchoui, oser la classe, aller au Hammam, au bar du coin, se prélasser au soleil, aller à la mer, rencontrer des gens, voyager à travers les hommes, vivre une idylle, pleurer la mort de ma mère, voir l’humoriste Lamine Nahdi et rire aux larmes. Je ne leur fais pas confiance, parce qu’ils sont en uniforme, parce qu’ils ont des armes, une armée, des prisons, des tortionnaires, des matons, des mouchards, des palais en Espagne, des banques centrales, des tanks, des bombes lacrymogènes, des sirènes, des costumes noirs, des cravates rouges ocres, des ray bans, des souliers italiens, des enfants obèses, des femmes dodues et laides, parce que je suis pauvre et ils sont riches, parce que je suis démuni et ils sont blindés. Ils sont forts et je suis fragile. Je suis l’œuf et ils sont le mur, la Bête et le Belle… Ils ont un budget de Coca Cola et je n’ai même pas de quoi de m’offrir une noisette, parce qu’ils pillent mon pays, parce qu’ils colonisent mon peuple, parce qu’ils rendent mes « pays » ignorants, parce qu’ils règnent sans légitimité, parce qu’ils sont au pouvoir depuis un quart de siècle, parce qu’ils nous prennent pour des cons, parce qu’ils sont infâmes, parce qu’ils nous font honte, parce qu’ils inculquent à mon peuple la roublardise, la couardise, la débrouillardise, parce qu’ils insufflent la peur, une peur au-delà de la peur. Parce qu’ils n’ont rien à foutre ici. Qu’ils partent d’où ils sont venus. Parce qu’ils doivent disparaître pour qu’on apparaisse. Parce qu’ils ne sont pas à leur place, parce qu’il n’y a pas de place pour deux, parce que l’un de nous est de trop. Allez au Diable ! Taoufik Ben Brik (1) La conductrice de la R19 qui m’est rentré dedans et qui a crié à l’agresseur (Lire Ben Ali s’emballe et Zmorda) (2) Dans la presse du samedi 24 octobre 2009, organe gouvernementale Nizar Ben Saad, un universitaire, écrit, dans une tribune intitulée « Trêve de baliverne » : Présente trompeusement et abusivement par des néocolonialistes à peine déguisé comme écrivain et journaliste indépendant, maquisard passé maître dans l’art de guerroyer avec les mots, stratège de la parole des médias….Plus loin encore, il affirme : « il convient de rappeler ici, que lors de la pseudo grève de la faim de 2000, ce BB, comme un taxi sans compteur, n’a jamais fait un seul jour de grève, en témoignent ses anciens amis… Certains médias se sont d’ailleurs rendus compte de ses magouilles aux relents nauséabonds, n’en déplaise à Daniel Mermet, fort attaché à son ami. »   (Source:«Nouvelobs.com»(France), le 25 octobre 2009)Lien :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/20091025.OBS5762/je_ne_me_rendrai_pas_par_taoufik_ben_brik_opposant_tuni.html  

CHEMISES MAUVES- MOUTONS MAUVES

Par Biju

Je déteste le stade tunisien, ouais, l’équipe de foot du BARDO, qui dorénavant devrait se nommer « STADE RCD » , t’imagine, l’équipe de foot tunisienne que je supporte, malgré tout, car au fond le foot tunisien à l’image de la société tunisienne est aseptisé et se joue contre nature, il est bidon comme BORIS :)), de toutes mes forces je supportais cette équipe de glands, et même en 99,99 iéme divisions, j’aurais continué, c’est une affaire de sentiment, que voulez vous, moi je carbure au sentiment, d’autres cons de la toile carburent à l’ACHOURA ou aux poils de barbe de LENINE ou de la moustache de ce psychopathe de STALINE, il faut de tout pour faire un monde, qu’aurait dit KHOMEINY s’il avait un brin de l’intelligence de NASRALLAH, je supporte cette équipe de pieds carrés, pas parce que je suis un fanatique ou un vulgaire imbécile d’hooligan à la mors moi le nœud, incapable d’écrire son nom et son prénom sans faire dix mile fautes d’orthographes, il n’y’a pas pire que cette foule d’imbéciles qui se défoule dans les stades, alors que l’essentiel de leur vie se joue ailleurs, 99% DES SUPPORTERS de l’espérance sportive de Tunis, du stade tunisien, de l’étoile , du CAB,bref de toutes les équipes tunisiennes, de tout l’olympe amorphe du sport tunisien en général, sont dans la mouise et la misère noire, la plus part hittiste sans autre avenir que le bas côté des routes, les cafés mouroirs, les radeaux de la méduse pour traverser les mers fuyant les requins mauves, chemises mauves de BEN ALI, pour servir de plat de résistance aux vrais requins de la méditerranée; bordel, des milliers d’exploités, de miséreux , de laissés pour compte dans les stades, et quelques CHEMISES MAUVES qui brandissent les portraits jaunis de Zinétron, les tifs noircis à la MARDOUMA, l’éternelle jeunesse d’un prétendant à la couronne des rois des cons, beau programme. Tous ces supporters matés qui au fond ne sont que des moutons mauves, qui n’ont plus rien à supporter, tellement ils sont dégoûtés de leur propre existence, tellement qu’ils ne se supportent même pas, soudoyés dans la lâcheté, dans la came et le vin mauvais, et qui vont à la mosquée, pour certains d’entre eux, comme s’ils allaient à la douche populaire, se nettoyer en surface, des tubes digestifs, qui gesticulent que tout ce qui arrive de bon à la Tunisie sportive, c’est bel et bien grâce au ventru de Carthage, penses-tu, même ce bouffe-merde de MELLOULI tout champion olympique et champion du monde de natation qu’il est, remercie à tout bout de champ Zinétron de CARTHAGE, comme si ce dernier était pour quelque chose dans sa réussite sportive, effectivement tout se vend et tout s’achète au royaume de Zinétron, je méprise les cons de sportifs qui ne réfléchissent pas à la condition générale de la société tunisienne matée, et qui se mettent au service d’un régime illégitime et d’une dictature qui à l’image de tout pouvoir totalitaire instrumentalise le sports et la connerie des foules, pour cacher le soleil avec un tamis, et élever le mensonge à un niveau scientifique du politiquement correct, cela tient du domaine de l’Art abstrait, oui la dictature a fait des tunisiens, des êtres futiles et abstraits, complètement rouillé. Oui dorénavant je hais ce STADE TUNISIEN où avait joué mon propre père en cadet, avec les BEN ARFA, les fréres KARRITS, feu ABDOU, ZINE de DENDEN, MAHMOUD TOUTOU ect, le stade de MOHIDINNE, ABDALLAH, DIWA, BRAIEK ect..je ne connais pas ces joueurs, mais mon père nous plongeait dans cette magnifique épopée à nulle autre pareille pour le foot tunisien, fallait voir mon père en discuter à PARIS ou à SIDI BOU SAÏD avec ses potes ZITOUNI, mohammed KARRIT , ATTOUGUA, MAHROUG, , GAUCHI pour comprendre mon amour et ma ferveur pour le stade tunisien, celui des bouges de Mellassine, de DENDEN, DE JEBEL LAHMER ect..

 

Mais à partir d’aujourd’hui, je hais le stade tunisien qui s’est vendu corps et âme au RCD, cette équipe qui lèche les pompes du gros lard BEN ALI, la semaine dernière lors d’un match contre le CLUB SFAXIEN, mon STADE TUNISIEN était habillé en mauve, en MAUVE!!!! misère de toutes les misères, et cerise sur le gâteau, sur les maillots mauves , à la place de la pub, il avait inscrit en gros » LE STADE TUNISIEN SUPPORTE LA CANDIDATURE DE SON EXCELLENCE BEN ALI », j’avais failli bouffer mon écran plat, la défaite de cette équipe de bouffe merde n’avait pas suffi à calmer ma colère, même les bourgeois, fins et intelligents du BARDO, même les révoltés de MELLASSINE, ceux de la montagne rouge et de houmet izzitoune de DENDEN se sont aplatis devant la morve d’une dictature merdique, faut croire que même les voyous n’ont plus de couilles, et eux comme tout le monde pour survivre, font les poubelles, même les chats de gouttière sont devenus des chattes à mémères.

 

Heureusement qu’il existe une justice divine ou humaine, quelques part qui veille sur moi, sur la chaîne de télé ALHIWAR, je tombe sur le DONQUICHOTTE tunisien, toujours aussi fringant, aussi brave, comme s’il avait l’éternité devant lui, ce qui est certain pour moi et c’est le plus important, c’est que son discours est porteur d’une vision fantastique pour la TUNISIE, elle SERA ainsi, en composition avec d’autres idées, ou la TUNISIE ne SERA jamais, que dalle, elle pourrira dans la compromission des opportunismes et sous la botte des maffieux, oui je parle encore une fois de mon pote MARZOUKI, plus de 40 ans nous séparent, et alors? L’âge et le temps ne sont que des données hermétiques en politique, ils ne matent que ceux qui sont nés avec des prédispositions, une éducation, une culture, un conditionnement libidineux à se laisser aller à subir l’arbitraire, le rapport de force et à se soumettre au déshonneur et à l’esclavagisme, les rebelles n’ont pas d’âge et sont immortels, je me sens plus prés de SAHIB AL HIMAR, BENGHEDAHEM, que de ces prétendus démocrates tunisiens qui veulent participer aux élections truqués, qui y participent et qui appellent les tunisiens à y participer, c’est d’autant plus dégueulasse, que ces opportunistes aveugles s’insurgent à diaboliser les gens comme MARZOUKI et comme beaucoup d’entre nous qui refusons de marcher dans ces combines et ces calculs défaitistes, qui participent indirectement à la propagande de la dictature, et à crédibiliser un tant soi peu le braquage de Zinétron. D’ailleurs ce tyran cocu de toute forme d’humanité vient de déclarer que tout tunisien qui remettrait en cause la régularité de son CIRQUE électoral, sera poursuivi et sévèrement puni, et on sait ce que cela veut dire dans sa TUNISIE violée, pour le bargeot de Carthage, on doit accepter ses scores staliniens de 99,99% de voix, et on doit fermer nos bouches, regarder ailleurs, et nous taire, en fait il y’a une logique à tout ce drame, c’est l’irresponsabilité générale des tunisiens de tout bord à ne pas se prendre en charge et pis, dés que certains d’entre eux, refusent les diktats du penser et du politiquement correct, la dictature les réprime et certains qui se disent ses opposants, les diabolisent, toujours pour une question d’ego, et des prétentions illégitimes, oui Zinétron et ce n’est pas un scoop est illégitime, mais ceux des opposants qui essaient de composer avec lui sont partie prenante de cette illégitimité, c’est très dur pour des pacifistes d’arriver à la honteuse conclusion « naturelle », que contre toute forme d’illégitimité , l’illégitimité ne peut être que violente, une forme de violence populaire s’impose; c’est dur pour des consciences pacifistes de craindre pour l’avenir de la TUNISIE, qui a désormais plus de chance de finir dans les règlements de compte et les violences, somme toute, « légitimes », au vu de la nasse où s’étouffent dix millions d’âmes innocentes, l’horrible processus à l’Algérienne, imposés aux algériens par les généraux, les amis de BEN ALI, et les imbéciles de droit communs qui pervertissent l’idée de Dieu, est une donnée possible en TUNISIE, alors quoi faire ? L’unique chose à faire pour les démocrates, c’est de refuser la facilité d’où qu’elle vienne, et d’investir dans le travail de fond à l’intérieur de la société tunisienne. MARZOUKI sur ALHIWAR avait démonté en pièces, comme à ses habitudes les argumentaires bidons, et c’est ce que depuis toujours mon père nous disait, comme quoi les grands hommes se rencontrent toujours, que toutes les réussites tunisiennes sont l’œuvre des tunisiens, TOUTES, Zinétron, son « géniteur » l’encombrant suprême et sa clique n’y sont pour rien, bien au contraire, Toutes ces réussites sont l’œuvre, à tous les niveaux, des tunisiens, et elles ne sont pas à la hauteur de leur splendeur universelle, et de ce qu’ils devraient être, parce que les pillages, les crimes et les détournements de la dictature, depuis la décolonisation jusqu’à ce jour les ont dénigré. Nous devons être, au jour d’aujourd’hui au niveau de la Suisse, du Luxembourg sans ces familles de camés et ces pervertis de la violence et de la haine .Les démocrates tunisiens sont au service de la patrie, la plus part d’entre eux, la très grande majorité d’entre eux n’ont pas besoin de la politique pour bien vivre; ceux qui pervertissent la politique en TUNISIE, les familles régnantes, les moutons mauves, les chemises mauves, sont dans la médiocratie, ils sont effectivement par la grâce de Zinétron aujourd’hui, et BOURGUIBA le mégalomane hier, à la solde du néocolonialisme et de l’étranger, sans ces derniers, toute la masure dictatoriale s’effondrera comme un vulgaire château de cartes. Les élections d’aujourd’hui seront du domaine de l’arbitraire et de l’abus de pouvoir, une fois de plus. Que la dictature mobilise ses associations fantoches à un membre, les clubs de foot, les aveugles, les sourds muets et les morts, cela ne changera rien à ses problèmes de fond, pour perdurer, elle doit torturer, interdire, voler, détourner, mentir, tuer, violer et pervertir, et ceux qui des politiques participent à ses mises en scène, dans l’absolu, trahissent les valeurs même de la démocratie, et à terme, soyons en sûr, c’est la conscience collective des tunisiens qui viendra à remettre de l’ordre dans le lien social de la nation tunisienne, sous quelle forme ? L’avenir proche, je l’espère, nous le dira.


Réflexion sur la participation d’Ettajdid/Moubadara aux élections

Naoufel Bostangi

Samedi 24 Octobre 2009

Si les militants d’el Moubadara auraient à justifier la participation aux élections présidentielles et législatives, il n’ont qu’à citer les différents discours de Monsieur Ahmed Brahim dans les différentes régions visités.

Ces discours, donnés dans des régions éloignées, où habituellement toute activité politique autre que officielle est bannie, Monsieur Brahim n’a pas garder sa langue dans sa poche et a démontré que malgré tous les obstacles dressés pour nuire à la compagne électorale, la participation aux élections est positive.

Les discours de Sbeitla et de Moularés (Omm Larayes) que vous pouvez visualiser et écouter dans les deux liens ci-dessous sont la preuve irréfutable de mes prétentions : 

Discours de Sbeitla :http://www.wideo.fr/video/iLyROoafIgh7.html

Discours de Moulurés : http://www.wideo.fr/video/iLyROoafIgJW.html


 

Ben Ali – Tunesiens Präsident auf Lebenszeit

Mathari A.

In einem Klima der Repression finden am heutigen Sonntag Präsidenten- und Parlamentswahlen statt. Schon jetzt ist klar: Der Sieger heisst Ben Ali.

 

Annegret Mathari, Genf

 

Der tunesische Staatspräsident Zine El Abidine Ben Ali steht seit Monaten im Wahlkampf. Sein Konterfei ist überall im Land auf den Plakaten ausgehängt. Dabei steht: «Ben Ali für das Leben», will heissen, für immer. Oppositionelle nennen ihn daher Benavie. In der Tat ist der heute 73-jährige Ben Ali seit 1987 an der Macht und kandidiert für ein fünftes Mandat von fünf Jahren. Er wird bei den Wahlen von heute Sonntag erneut mit nahezu 100 Prozent der Stimmen sein eigener Nachfolger werden, egal wie die Tunesierinnen und Tunesier wählen. Zwei Kandidaten der Opposition, Ahmed Néjib Chebbi von der Demokratischen Fortschrittspartei und Mustafa Ben Jaafar vom Demokratischen Forum für Arbeit und Freiheit, sind durch eine Verfassungsänderung als Rivalen ausgeschlossen worden.

 

Neben Ben Ali kandidieren noch drei weitere Männer. Als Oppositionskandidat gilt allerdings nur einer von ihnen, der 63-jährige Ahmed Brahim von der Bewegung Ettajdid (Erneuerung), dessen Partei bisher 3 der 189 Parlamentssitze innehatte. Die beiden andern zählen zur Dekor-Opposition. Für sie hat das Regime, das auch Legislative und Justiz kontrolliert, bereits 25 Prozent der Parlamentssitze reserviert.

 

Schöne Fassade für Touristen

 

Den 7 Millionen Touristen, die jährlich nach Tunesien reisen, unter ihnen viele Schweizer, springt keine Armut ins Gesicht, es gibt kaum Elendsviertel, und die Dienstleistungen funktionieren gut. Hinter der schönen Fassade herrscht jedoch ein Klima der Repression, wie die Menschenrechtsorganisation Amnesty International in einem am Freitag veröffentlichten Bericht kritisiert. Ben Ali, ein ehemaliger Offizier und Sicherheitschef, herrscht mit eiserner Hand. Die Menschenrechtsanwältin Radhia Nasraoui, welche die Straflosigkeit bei der verbreiteten Folter anklagt, fand kürzlich die Pneus ihres Autos durchstochen. Die politische Polizei überwacht ihr Haus und folgt ihr bis zur Arbeit ins Gerichtsgebäude. Ihr Mann Hamma Hammami, Sprecher der Kommunistischen Arbeiterpartei Tunesiens, wurde am Flughafen von rund 20 Polizisten verprügelt, nachdem er in Paris auf den Fernsehsendern al-Jazira und France 24 zum Boykott der Präsidentschafts- und Parlamentswahlen aufgerufen hatte. Oppositionelle werden auch willkürlich daran gehindert, das Land zu verlassen. Umgekehrt erhielt diese Woche die Journalistin Florence Beaugé von der französischen Zeitung «Le Monde» keine Einreiseerlaubnis.

 

Ein Familiengeschäft

 

Viele Tunesier interessieren sich nicht für die Wahlen. Sie haben genug davon, dass sie praktisch verpflichtet sind, der Regierungspartei Konstitutioneller demokratischer Zusammenschluss beizutreten, wenn sie eine Arbeit oder eine Baubewilligung wollen. Zusammen mit der Polizei kontrollieren die Partei und ihre Spitzel die ganze Gesellschaft. Die Tunesier stören sich seit Jahren auch daran, dass Ben Alis Familie sich die gewinnträchtigen Wirtschaftszweige des Landes aneignet, darunter Hotels, Einkaufszentren oder Fluggesellschaften. Führend sind dabei Leila Trabelsi, die Frau des Präsidenten, und ihre weitverzweigte Familie. Wer ihre Visitenkarte hat, bekommt überall Kredite, heisst es.

 

 Tunesien weist zwar jährlich ein Wirtschaftswachstum von 5 Prozent aus. Das Einkommen ist jedoch ungleichmässig verteilt. Nach offiziellen Angaben beträgt die Arbeitslosigkeit 14 Prozent, im phosphatreichen Südwesten, wo 2008 die Bevölkerung bei Unruhen die Vetternwirtschaft verurteilte, gar 30 Prozent. Die informelle Wirtschaft, wo viele Arbeitslose ein Auskommen suchen, macht je nach Schätzungen 38 Prozent bis 50 Prozent des Volkseinkommens aus.

 

(Source: „NZZ am Sonntag“ (Hebdomadaire – Suisse), le 25 octobre 2009)

 

 

 

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