LTDH Bizerte: Communiqué à lâopinion publique C.I.L.A.E: Le procĂšs en appel du psychiatre franco-tunisien reportĂ© pour la 5Ăšme fois au lundi 25 janvier 2010 !!! AP: Visite en Tunisie du rapporteur spĂ©cial de l’ONU pour les droits de l’homme et la lutte antiterroriste Nouvelobs: Le sort encore incertain de Taoufik Ben Brik Reuters: Tunisian judge keeps journalist in prison: lawyer Reuters: Highlights of Clinton speech on Internet freedom LÂŽHumanitĂ©: ExpulsĂ© vers la Tunisie, des vis dans lâestomac Tolerance: Tunisie: lâislamisme dans le pays de Zine el-Abidine Ben Ali KhĂ©maĂŻs Chammari: LibertĂ© dâexpression et de crĂ©ation – identitĂ©s et « immunitĂ© » des religions Mouatinoun: Habib Bourguiba junior – Un dĂ©partâŠdiscret! Mouatinoun: AprĂšs la disparition de Habib Bourguiba Junior – LâĂ©cologie tunisienne en deuil
Communiqué à lâopinion publique
[âŠ] Le rĂ©gime syrien a renvoyé en Tunisie le 17 janvier 2010 trois Ă©tudiants tunisiens qui Ă©taient attendus par les services de renseignements tunisiens Ă lâaĂ©roport de Tunis-Carthage. Câest dans un climat de crainte des familles concernĂ©es que la section de la Ligue de Bizerte a su que les trois jeunes arrĂȘtĂ©s Ă©taient : Hamza Ben Hichem Ben Mohammed Sadek Sadkaoui, originaire de Bizerte, ĂągĂ© de 27 ans, titulaire dâune licence en sciences de la religion Ă lâuniversitĂ© de Damas et prĂ©parant dâautres spĂ©cialitĂ©s cette annĂ©e. Il est mariĂ© Ă une Syrienne et le couple a une fille de quatre ans et un fils dâun an. Trois mois avant dâĂȘtre renvoyĂ© il Ă©tait revenu en Tunisie. La police syrienne a soudain fait intrusion aux domiciles du couple et lâa perquisitionnĂ© mĂ©ticuleusement aprĂšs avoir mis sens dessus dessous lâameublement ( Ă la mode tunisienne), la maĂźtresse de maison sâest Ă©vanouie et les enfants ont poussĂ© des cris. Hamza a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© et il sâest avĂ©rĂ© lors de lâenquĂȘte que la police de Damas avait reçu un appel tĂ©lĂ©phonique dâun inconnu prĂ©tendant se nommer Hamza, suspectĂ© dâappartenance Ă la rĂ©sistance irakienne. La perquisition nâa pas permis de prouver la teneur de la dĂ©lation au tĂ©lĂ©phone et pourtant il est restĂ© dĂ©tenu trois mois sans ĂȘtre accusĂ©, jusquâĂ son renvoi en Tunisie. Wahid Ben Mohammed Ben Othman originaire de Bizerte, ĂągĂ© de 28 ans. Il sâest rendu Ă Damas et a obtenu une licence en sciences de la religion Ă lâuniversitĂ© de Damas. Il est mariĂ© Ă une Syrienne et le couple a une fille et un fils. Il sâest prĂ©sentĂ© Ă lâambassade de Tunisie Ă Damas pour faire renouveler son passeport et y est revenu pendant longtemps sans obtenir de rĂ©ponse Ă sa demande. Les autoritĂ©s syriennes lâont arrĂȘtĂ© Ă son domicile et ont ordonnĂ© son renvoi en Tunisie considĂ©rant quâil ne possĂ©dait pas de documents de rĂ©sidence lĂ©gale. Sami Nabli, nĂ© en Tunisie, Ă©tudiant Ă Damas.[âŠ]  Les personnes dont les noms suivent ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es par la police Ă Bizerte : Ahmed Ben HĂ©di Gharsalli, nĂ© en Allemagne, dont les parents sont originaires de Bizerte. AprĂšs sa sixiĂšme annĂ©e secondaire, il a commencĂ© une premiĂšre annĂ©e de cinĂ©ma. La police lâa arrĂȘtĂ© le 7 janvier 2010. BĂ©chir Ben Mohammed Ben Chaabane, originaire de Bizerte, nĂ© en 1976, niveau scolaire : sixiĂšme annĂ©e secondaire. Marchand ambulant. Il avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© emprisonnĂ© pendant un mois pour ne pas avoir rasĂ© sa barbe. Skander Boughanmi Les familles des personnes arrĂȘtĂ©es ont entrepris des recherches mais tant les postes de police que le ministĂšre de lâIntĂ©rieur ont niĂ© les dĂ©tenir, ce qui a accru lâangoisse des familles, notamment de leurs mĂšres. [âŠ] Pour le comité de section de Bizerte Le prĂ©sident Ali Ben Salem (traduction dâextraits ni revue ni corrigĂ©e par les auteurs de la version en arabe, LT)
Le procÚs en appel du psychiatre franco-tunisien reporté pour la 5Úme fois au lundi 25 janvier 2010 !!!
Le C.I.L.A.E (ComitĂ© International pour la LibĂ©ration dâAhmed ELEUCH) tient Ă informer lâopinion publique française, tunisienne et internationale, que le procĂšs en appel du docteur Ahmed ELEUCH, qui aprĂšs quatre reports devait se tenir ce jeudi 21 janvier 2010, a Ă nouveau Ă©tĂ© reportĂ© par le tribunal de Tunis au lundi 25 janvier 2010 !!! Le motif officiel de ce report, dĂ©cidĂ© par le PrĂ©sident de la Chambre dâappel, reste invariablement identique aux prĂ©cĂ©dents, Ă savoir quâil manque au dossier du docteur ELEUCH la mise Ă jour de son casier judiciaire, document qui, rappelons-le, doit ĂȘtre fourni par le procureur de la RĂ©publique, en collaboration avec le ministĂšre de lâIntĂ©rieur. Par ailleurs, le mardi 19 janvier 2010, Ahmed ELEUCH a Ă©tĂ© condamnĂ© par le tribunal de premiĂšre instance de Sfax Ă une peine de deux ans de prison avec sursis. Il est accusĂ©, dans cette affaire, dâavoir « financĂ© un groupe qui prĂŽne la haine religieuse ». Le mĂ©decin franco-tunisien a dĂ©cidĂ© de faire appel de cette condamnation. Nous, collĂšgues, confrĂšres et sympathisants du docteur ELEUCH ne pouvons nous satisfaire de cette condamnation, qui dâune part a Ă©tĂ© Ă©mise sans preuve matĂ©rielle, dâautre part bafoue les droits et lâhonneur dâun homme, dont la vie familiale, sociale et professionnelle, a toujours Ă©tĂ© orientĂ© vers le dialogue et le respect de lâautre. Câest pourquoi nous serons Ă ses cĂŽtĂ©s dans son combat en appel. Nous considĂ©rons lâĂ©chĂ©ance judiciaire du lundi 25 janvier comme un tournant dĂ©cisif dans cette affaire, oĂč nous demandons lâacquittement inconditionnel de monsieur ELEUCH, afin quâil soit enfin et dĂ©finitivement libre, physiquement et moralement. Nous voulons croire que le bref dĂ©lai qui sĂ©pare le quatriĂšme report du cinquiĂšme tĂ©moigne dâune volontĂ© des autoritĂ©s judiciaires tunisienne de clore cette affaire. Plus que jamais, nous manifestons notre soutien Ă Ahmed et demeurerons attentif Ă lâissue de ce procĂšs. Paris, le 24 janvier 2009 Docteur Patrick CHALTIEL, PrĂ©sident du ComitĂ© International pour la LibĂ©ration dâAhmed ELEUCH (C.I.L.A.E.) Site internet : http://www.liberez-ahmed-eleuch.net Contact : liberez.ahmed.eleuch@gmail.com
Visite en Tunisie du rapporteur spĂ©cial de l’ONU pour les droits de l’homme et la lutte antiterroriste
AP | 23.01.2010 | 22:18 En visite en Tunisie Ă l’invitation du gouvernement, le rapporteur spĂ©cial de l’ONU pour la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertĂ©s fondamentales dans la lutte antiterroriste, Martin Scheinin, s’est entretenu samedi avec les responsables de la Ligue tunisienne de dĂ©fense des droits de l’homme (LTDH). “Les discussions qui ont durĂ© plus d’une heure ont portĂ© sur la lutte contre le terrorisme et le respect des droits de l’Homme et les problĂšmes qui se posent en la matiĂšre”, a dĂ©clarĂ© Ă l’Associated Press le prĂ©sident de la LTDH, Mokhtar Trifi. “Aussi lĂ©gitime qu’elle soit, cette lutte ne doit pas porter atteinte aux droits Ă©lĂ©mentaires des personnes, mais doit ĂȘtre menĂ©e plutĂŽt dans le respect total de ces droits, de l’intĂ©gritĂ© des prĂ©venus et dans le cadre de procĂšs Ă©quitables”, a-t-il prĂ©cisĂ©. Selon une source onusienne Ă Tunis, M. Scheinin, qui est accompagnĂ© de plusieurs collaborateurs, doit rencontrer des membres du gouvernement tunisien, des reprĂ©sentants du pouvoir judiciaire, des forces de l’ordre, du parlement et du comitĂ© supĂ©rieur des droits de l’Homme et des libertĂ©s fondamentales. Son sĂ©jour, qui durera cinq jours, sera aussi marquĂ© par des visites de lieux de dĂ©tention oĂč il s’entretiendra avec des personnes soupçonnĂ©es ou condamnĂ©es pour des dĂ©lits terroristes. A l’issue de sa mission, le rapporteur spĂ©cial de l’ONU prĂ©sentera au Conseil des droits de l’homme “un rapport sur ses conclusions sur la lĂ©gislation et la pratique antiterroriste en Tunisie et des recommandations concrĂštes” Ă ce sujet. AP
Le sort encore incertain de Taoufik Ben Brik
NOUVELOBS.COM | 24.01.2010 | 13:08
“La Cour [d’appel] a repoussĂ© son verdict au 30 janvier”, indique Ă Nouvelobs.com un avocat de l’opposant tunisien qui dĂ©nonce “un procĂšs politique” oĂč la justice n’est pas “indĂ©pendante face au pouvoir”.
“Un vĂ©ritable bras de fer”
Journaliste et opposant tunisien, Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© condamnĂ© le 28 novembre Ă six mois de prison ferme pour “faits de violence, outrage public aux bonnes mĆurs et dĂ©gradation volontaire des biens d’autrui”. Il a rĂ©pĂ©tĂ© samedi qu’il Ă©tait victime “d’une affaire fabriquĂ©e par les services spĂ©ciaux” pour le punir de ses Ă©crits hostiles au rĂ©gime du prĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali. Lors de leur plaidoirie, les avocats ont rĂ©clamĂ© lalibĂ©ration provisoire de Taoufik Ben Brik “Nous avons Ă©galement critiquĂ© l’indĂ©pendance de la justice face au pouvoir”, rapporte Mohamed Abbou. InterrogĂ© sur le verdict, l’avocat lance simplement : “on verra”. Le prĂ©sident “Ben Ali veut montrer qu’il est fort, que personne ne peut le dĂ©fier”. “On a affaire Ă un vĂ©ritable bras de fer entre les autoritĂ©s tunisiennes et la communautĂ© internationale”, explique-t-il. Azza Zarrad fait elle part de “pressions politiques fortes sur la Tunisie. Le Parlement europĂ©en a Ă©mis un avertissement sur les lacunes en matiĂšre de droits de l’homme en Tunisie. De plus, les Etats-Unis suivent de trĂšs prĂšs tout ce qui se passe dans le pays”. Â
Taoufik n’Ă©tait “pas trĂšs en forme”
La femme de l’opposant tunisien fait part d’une prĂ©sence policiĂšre trĂšs importante lors de l’audience de samedi. Elle note Ă©galement que Taoufik Ben Brik n’Ă©tait “pas trĂšs en forme”. Azza Zarrad attend surtout des soutiens clairs de la communautĂ© internationale. “La Tunisie a besoin de dĂ©mocratie, de libertĂ©s… Le peuple est muselĂ©“, lance-t-elle, engagĂ©e. Ni ses avocats, ni sa femme n’Ă©tait en mesure de dire si Taoufik Ben Brik a Ă©tĂ© rĂ©incarcĂ©rĂ© dans la prison de Siliana (Ă 130 kms de Tunis). (Boris Manenti – Nouvelobs.com)
Tunisian judge keeps journalist in prison: lawyer
Sun Jan 24, 2010 8:28am GMT TUNIS (Reuters) – A Tunisian judge refused to free a journalist who says his six-month prison sentence for assault is politically motivated, and delayed a verdict on an appeal, a defence lawyer said on Saturday. Judge Mohamed Ali Chouika said journalist Taoufik Ben Brik must stay in jail awaiting the appeal decision on January 30, lawyer Radhia Nasraoui said. Ben Brik, arrested last October, was charged with beating up a woman during an argument in the street. He claims he is being punished for his criticism of President Zine al-Abidine Ben Ali. “The harassment by the Tunisian regime against me has not stopped since 1990 and I’m the victim of a political issue, which all the world knows,” Ben Brik told the appeal court. His case has focused attention on the North African country’s human rights record. Staunch ally France, which usually avoids public criticism of Tunisia’s internal affairs, has voiced disappointment at the arrest. Rights groups say the journalist, who has worked for several French newspapers and magazines, suffers from diabetes, chronic diarrhoea and a hormone disorder. The authorities have insisted repeatedly that Ben Brik was guilty of a violent assault and should not be above the law. Officials said he knocked the woman to the ground, punched and kicked her, swore at her and deliberately damaged her car. Ben Ali, in power for 22 years, has insisted Tunisia is committed to respecting democracy and human rights. He was re-elected to a fifth term in office last year with almost 90 percent of the vote. Many Tunisians credit him with overseeing stability and relative prosperity in Tunisia, which attracts millions of European tourists each year.
Highlights of Clinton speech on Internet freedom
Thu Jan 21, 2010 12:16pm EST WASHINGTON, Jan 21 (Reuters) – U.S. Secretary of State Hillary Clinton said on Thursday all companies should reject censorship and urged China to thoroughly investigate cyber attacks that led Google to threaten to pull out of the nation. Following are highlights of her speech: INTERNET FREEDOM GOOD FOR BUSINESS “We feel strongly that principles like information freedom aren’t just good policy, not just somehow connected to our national values, but they are universal and they are also good for business. To use market terminology, a publicly listed company in Tunisia or Vietnam that operates in an environment of censorship will always trade at a discount relative to an identical firm in a free society. If corporate decision makers don’t have access to global sources of news and information, investors will have less confidence in their decisions over the long term. Countries that censor news and information must recognize that, from an economic standpoint, there is no distinction between censoring political speech and commercial speech. If businesses in your nations are denied access to either type of information, it will inevitably impact on growth. Increasingly, U.S. companies are making the issue of Internet and information freedom a greater consideration in their business decisions. I hope that their competitors and foreign governments will pay close attention to this trend.” CHINA SHOULD OPENLY INVESTIGATE CYBER ATTACKS ON GOOGLE “The most recent situation involving Google has attracted a great deal of interest and we look to the Chinese authorities to conduct a thorough review of the cyber intrusions that led Google to make its announcement. And we also look for that investigation and its results to be transparent. The Internet has already been a source of tremendous progress in China, and it is fabulous there are so many people in China now online. But countries that restrict free access to information or violate the basic rights of Internet users risk walling themselves off from the progress of the next century. The United States and China have different views on this issue. And we intend to address those differences candidly and consistently in the context of our positive, cooperative and comprehensive relationship.” NO COMPANY SHOULD ACCEPT CENSORSHIP “For companies, this issue is about more than claiming the moral high ground; it really comes down to the trust between firms and their customers. Consumers everywhere want to have confidence that the Internet companies they rely on will provide comprehensive search results and act as responsible stewards of their own personal information. Firms that earn the confidence of those countries and basically provide that kind of service will prosper in the global marketplace. I really believe that those who lose that confidence of their customers will eventually lose customers. You know, no matter where you live, people want to believe that what they put in to the Internet is not going to be used against them. And censorship should not be in any way accepted by any company from anywhere. And in America, American companies need to make a principled stand. This needs to be part of our national brand. I am confident that consumers worldwide will reward companies that follow those principles.” TECHNOLOGY A MIXED BLESSING “Amid this unprecedented surge in connectivity, we must also recognize that these technologies are not an unmitigated blessing. These tools are also being exploited to undermine human progress and political rights … The same networks that help organize movements for freedom also enable al Qaeda to spew hatred and incite violence against the innocent. And technologies with the potential to open up access to government and promote transparency can also be hijacked by governments to crush dissent and deny human rights.” CHINA, OTHERS FAULTED FOR INTERNET CENSORSHIP “In the last year, we’ve seen a spike in threats to the free flow of information. China, Tunisia, and Uzbekistan have stepped up their censorship of the Internet. In Vietnam, access to popular social networking sites has suddenly disappeared. And last Friday in Egypt, 30 bloggers and activists were detained … Some countries have erected electronic barriers that prevent their people from accessing portions of the world’s networks. They have expunged words, names and phrases from search engine results. They have violated the privacy of citizens who engage in nonviolent political speech. These actions contravene the Universal Declaration on Human Rights, which tells us that all people have the right ‘to seek, receive and impart information and ideas through any media and regardless of frontiers.’ With the spread of these restrictive practices, a new information curtain is descending across much of the world.” FIGHTING ILLS NO EXCUSE FOR REPRESSION “All societies recognize that free expression has its limits. We do not tolerate those who incite others to violence, such as the agents of al Qaeda who are at this moment using the Internet to promote the mass murder of innocent people. And hate speech that targets individuals on the basis of their ethnicity, gender, or sexual orientation is reprehensible. It is an unfortunate fact that these issues are both growing challenges that the international community must confront together. And we must also grapple with the issue of anonymous speech. Those who use the Internet to recruit terrorists or distribute stolen intellectual property cannot divorce their online actions from their real world identities. But these challenges must not become an excuse for governments to systematically violate the rights and privacy of those who use the Internet for peaceful political purposes.” SAUDI ARABIA, VIETNAM, CHINA RAPPED ON RELIGIOUS FREEDOM “Some nations, however, have co-opted the Internet as a tool to target and silence people of faith. Last year, for example, in Saudi Arabia, a man spent months in prison for blogging about Christianity. And a Harvard study found that the Saudi government blocked many web pages about Hinduism, Judaism, Christianity, and even Islam. Countries including Vietnam and China employed similar tactics to restrict access to religious information … Just as these technologies must not be used to punish peaceful political speech, they must also not be used to persecute or silence religious minorities. Prayers will always travel on higher networks. But connection technologies like the Internet and social networking sites should enhance individuals’ ability to worship as they see fit, come together with people of their own faith, and learn more about the beliefs of others. We must work to advance the freedom of worship online just as we do in other areas of life.” (Reporting by Arshad Mohammed and Paul Eckert)
Câest un scandale !
ExpulsĂ© vers la Tunisie, des vis dans lâestomac
Mis dans lâavion avant la fi n de sa procĂ©dure dâasile, Ammar Lamloum a aussitĂŽt rejoint les geĂŽles de Ben Ali. Nouvelle variante cynique de lâemballement de la machine Ă expulser, coĂ»te que coĂ»te : le 16 janvier dernier, un Tunisien dont la procĂ©dure dâasile Ă©tait en cours dâexamen a Ă©tĂ© expulsĂ© vers la Tunisie, alors quâil venait dâavaler des vis et des piĂšces de monnaie, et que le mĂ©decin de garde Ă qui il avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© avait demandĂ© Ă le revoir pour dĂ©cider de lâopportunitĂ© dâune intervention chirurgicale. Originaire de Ben Guerdane en Tunisie, Ammar Lamloum avait fui son pays en 2008 et Ă©tait arrivĂ©, via lâItalie, en France, oĂč sa femme lâavait dĂ©jĂ prĂ©cĂ©dĂ©, ainsi que leur enfant aujourdâhui ĂągĂ© de six ans â un second, ĂągĂ© de neuf mois, est nĂ© par la suite sur le sol français. M. Lamloum dĂ©pose une demande dâasile, ainsi que sa femme. Câest dans le cadre de lâexamen de celle-ci quâil est convoquĂ©, le 4 janvier, Ă lâOfpra. Au retour de cet entretien, il est arrĂȘtĂ© sur lâautoroute prĂšs dâĂvry. ContrĂŽle routier, dâidentitĂ© : M. Lamloum est placĂ© au centre de rĂ©tention administrative de Palaiseau. Sa demande dâasile est traitĂ©e en procĂ©dure prioritaire, selon le RĂ©seau Ăducation sans frontiĂšres, qui relaie aujourdâhui son histoire. Ce qui signifie, en des termes plus crus, quâelle nâest pas accompagnĂ©e dâune autorisation provisoire de sĂ©jour, et que M. Lamloum peut ĂȘtre renvoyĂ© en Tunisie avant mĂȘme le terme de la procĂ©dure. Il dĂ©pose un recours contre son arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral de reconduite Ă la frontiĂšre. RejetĂ©. En dĂ©sespoir de cause, il entame une grĂšve de la faim quelques jours plus tard. Puis avale des piĂšces de monnaie et des vis pour tenter dâĂ©chapper Ă son expulsion. Ă son arrivĂ©e Ă lâhĂŽpital, il passe des radios qui attestent de la prĂ©sence de ces objets mĂ©talliques. Faute de chirurgien disponible, il rencontre le mĂ©decin de garde qui se refuse Ă dĂ©cider ou non de lâopĂ©rer et demande Ă le revoir le lendemain matin. M. Lamloum ne reviendra jamais : il a Ă©tĂ© expulsĂ© entre-temps avec les vis dans le ventre, au risque dâavoir lâestomac dĂ©chirĂ©. Ă son arrivĂ©e Ă lâaĂ©roport de Tunis, il est interpellĂ© par la police tunisienne, et aussitĂŽt placĂ© en prison â comme tous les ressortissants tunisiens expulsĂ©s par la France. « Il a pu appeler sa femme pour la prĂ©venir de son dĂ©part, puis lâappeler Ă nouveau Ă sa descente de lâavion, pour la prĂ©venir quâil serait placĂ© en dĂ©tention : depuis, elle nâa plus de nouvelles », raconte Nadia Nguyen, de RESF. Depuis lâarrestation de son mari, la femme dâAmmar Lamloum vit Ă Lyon avec leurs deux enfants. Tous trois Ă©taient dâailleurs prĂ©sents lors de lâarrestation. Lorsque M. Lamloum a Ă©tĂ© emmenĂ©, ils ont Ă©tĂ© tout bonnement laissĂ©s sur le bord de la route. Ă charge pour eux de regagner leur domicile par leurs propres moyens. ANNE ROYâ (Source: “LÂŽHumanitĂ©” (quotidien – France) le 21 janvier 2010)
Tunisie: lâislamisme dans le pays de Zine el-Abidine Ben Ali
LibertĂ© dâexpression et de crĂ©ation, identitĂ©s et « immunitĂ© » des religions
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 sâest Ă©teint le 28 dĂ©cembre 2009 Ă lâĂąge de 82 ans. Depuis 23 ans, Ă la fin de sa fonction de conseiller auprĂšs du prĂ©sident Bourguiba en 1986, il nâa plus figurĂ© dans la chronique politique quâil a pourtant animĂ©e pendant prĂ©s de trente annĂ©es. Le hasard a voulu quâil soit nĂ© un 9 avril 1927 et que son anniversaire se confonde avec une date-9 avril 1938- chargĂ©e dâhistoire pour les tunisiens en lutte pour lâindĂ©pendance.Â
Avocat, comme son pĂšre, maĂźtrisant parfaitement lâanglais, il a Ă©té ambassadeur de Tunisie dans les grandes capitales occidentales, Washington, Rome, Paris (1958). En 1964,nommĂ© Ă la tĂȘte du ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres, Ă la suite de Mongi Slim, il va marquer la diplomatie tunisienne par une action aussi brillante quâefficace.
Le champ politique ne fut pas son seul pĂŽle dâintĂ©rĂȘt. PrĂ©curseur il a tirĂ© la Tunisie vers la modernitĂ© en tant que fondateur de la Banque de DĂ©veloppement Economique de Tunisie (BDET) et de lâEcole Nationale des Sciences de lâInformatique ; il Ă©tait parmi les premiers, a se prĂ©occuper dâenvironnement comme le rapporte le professeur Ali Hili.
 La foule qui lâa accompagnĂ© Ă son enterrement au cimetiĂšre de Sidi AbdelAziz, Ă la Marsa, tĂ©moigne du respect que les tunisiens, toutes couleurs politiques confondues, ont tenu Ă exprimer Ă un homme qui a mis ses moyens et ses qualitĂ©s au service de la Tunisie post indĂ©pendante. Son charisme et ses hautes charges ne lâont pas empĂȘchĂ© dâĂȘtre un homme courtois, affable, sympathique de lâavis de tous ceux qui lâont cĂŽtoyĂ©. Tous lui reconnaissent Ă©galement un franc parler et un courage qui le poussait jusquâĂ contredire le prĂ©sident, « le patron »comme il lâappelait. Le fait quâil se soit retirĂ© au moment oĂč faisait rage la bataille pour la succession, doit susciter notre mĂ©ditation Ă un moment oĂč, dans un monde arabe politiquement sous dĂ©veloppĂ© et historiquement dĂ©calĂ©, lâhĂ©ritage du pouvoir est dâune actualitĂ© brĂ»lante.
A son Ă©pouse Neila et ses enfants MĂ©riem, Mahdi et Mouez, nous prĂ©sentons nos sincĂšres condolĂ©ances. A nos lecteurs nous publions le tĂ©moignage du professeur Ali HILI et lâoraison funĂšbre prononcĂ©e aux funĂ©railles par le professeur SaĂądeddine ZMERLI, deux amis qui ont cĂŽtoyĂ© le regrettĂ© Habib Bourguiba Junior, que Dieu ait son Ăąme.
LâHommage dâun ami, par le Dr Saadeddine Zmerli* Â
Habib Bourguiba junior vient de sâĂ©teindre Ă lâĂąge de 82 ans, Ă la suite dâune maladie quâil aura combattue dans la dignitĂ©, en refusant dâemblĂ©e tout acharnement thĂ©rapeutique. Conscient, entourĂ© de sa famille, recevant volontiers ses amis, il a montrĂ© une sĂ©rĂ©nitĂ© digne dâĂ©loges et un visage que le mal nâa pu altĂ©rer.
Acceptant dâĂȘtre surnommĂ© Bibi, il faisait preuve dâune humilitĂ© qui ne lâa jamais quittĂ© malgrĂ© lâaccĂšs Ă la PrĂ©sidence de la RĂ©publique de son pĂšre et les hautes charges qui lui ont Ă©tĂ© confiĂ©es.  Â
Il Ă©tait dâune grande fidĂ©litĂ© Ă lâĂ©gard de ses amis qui apprĂ©ciaient sa franchise, sa vivacitĂ© dâesprit, son entrain et son humour. La franchise de ses propos et leur rationalitĂ© Ă©tait servie par la rigueur et la nuance dâun verbe quâil maitrisait aussi bien en arabe, en français quâen anglais. On admirait son immense culture et son amour des mots. Un de ses grands bonheurs a Ă©tĂ© de devenir grand-pĂšre, je garde dans mes souvenirs la photo quâil mâa adressĂ©e lors de la naissance de sa premiĂšre petite fille. Il a su comme ambassadeur Ă Rome, Paris, Washington, et comme Ministre des affaires Ă©trangĂšres, de la Justice et comme PDG de le Banque de dĂ©veloppement Ă©conomique faire rayonner lâimage de la Tunisie. Ses collaborateurs ont toujours louĂ© sa gestion administrative et humaine des dĂ©partements quâil dirigeait. Ambassadeur Ă Paris, Neila et lui-mĂȘme nous recevaient, nous Ă©tudiants tunisiens avec une grande cordialitĂ©.
Sa grande honnĂȘtetĂ© lui a donnĂ© le courage de faire comprendre Ă son pĂšre, le PrĂ©sident Bourguiba, quâil nâavait aucune vocation pour lui succĂ©der.
Repose en paix, tu nous manqueras. Que sa femme, ses enfants et ses petits enfants acceptent notre sympathie et notre affection
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*professeur de chirurgie, prĂ©sident fondateur de la ligue tunisienne des droits de lâhomme
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(Source: “Mouatinoun” organe du FDTL, nr 128 janvier 2010)
Habib Bourguiba Junior a Ă©tĂ© conduit Ă sa derniĂšre demeure le mardi 29 dĂ©cembre 2009 au cimetiĂšre de Sidi Abdelaziz Ă La Marsa, sous un soleil radieux â changement climatique oblige -.
Parmi la foule immense qui a suivi le cortĂšge, peu de personnes â y compris parmi ses proches â savent ce que la protection de lâenvironnement en Tunisie lui doit.
CâĂ©tait en novembre 1974, une vague de grand froid rĂ©gna sur lâEurope, clouant sur place des dizaines de milliers dâoiseaux migrateurs en route pour leur quartier dâhiver en Afrique. Câest ainsi quâen Suisse des dĂ©fenseurs de la nature ont recueilli des milliers dâhirondelles vouĂ©es Ă une mort certaine. Lâun des mĂ©decins du prĂ©sident Habib Bourguiba contacta Bourguiba Junior pour lui demander si la Tunisie ne pouvait pas recevoir ces oiseaux acheminĂ©s sur Tunis par avion. DĂ©barquĂ©es Ă lâaĂ©roport de lâAouina, les hirondelles furent immĂ©diatement relĂąchĂ©es sur la dĂ©charge du Kram oĂč elles ont pu trouver en abondance des insectes volants, avant de poursuivre leur migration Ă travers le Sahara.
Quelques mois plus tard, le 9 mai 1975, se tenait une rĂ©union au siĂšge de lâONTT au cours de laquelle Ă©tait créée lâAssociation « Les Amis des Oiseaux », avec comme prĂ©sident Habib Bourguiba Junior ; Hassen Belkhodja, alors ministre de lâAgriculture, Ă©tant prĂ©sident dâhonneur et Mme Najet Mhiri, veuve du militant Taieb Mhiri, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral.
Habib Bourguiba Junior a dirigĂ© lâAssociation « Les Amis des Oiseaux » de 1975 Ă 1989 ; câest lui qui avait Ă lâĂ©poque proposĂ© le nom « Les Amis des Oiseaux ». Mais lâassociation a, dĂšs le dĂ©part, Ă©largit son champ dâactivitĂ© en sâoccupant non seulement des oiseaux, mais Ă©galement de lâenvironnement en gĂ©nĂ©ral et plus spĂ©cialement la faune et la flore sauvages, terrestres et marines.
Pendant cette longue pĂ©riode, lâAssociation « Les Amis des Oiseaux », avec Ă sa tĂȘte Habib Bourguiba Junior, a pu rĂ©aliser les actions suivantes :
âą AmĂ©lioration de la lĂ©gislation tunisienne en matiĂšre de protection de la faune sauvage Ă travers lâarrĂȘtĂ© annuel relatif Ă la chasse.
âą Formation de jeunes ornithologues tunisiens.
âą Protection intĂ©grale des oiseaux migrateurs au Cap Bon, alors quâils sont encore accueillis Ă coups de fusil en Sicile et Ă Malte, nonobstant la directive « Oiseaux » de la Commission EuropĂ©enne.
⹠Elaboration de documents de sensibilisation du public : dépliants, affiches, posters.
⹠Participation aux tournages de films sur les oiseaux de Tunisie diffusés par des chaßnes de télévision françaises, allemandes, italiennes et japonaises.
âą Participation active Ă la crĂ©ation de parcs nationaux dont le premier fut, en 1977, le Parc National de Zembra. A ce propos, il faut rappeler quâau dĂ©but des annĂ©es 80, lâAgha Khan, qui possĂšde en Sardaigne une Ăźle abritant un complexe touristique haut de gamme, est venu en Tunisie sur son yacht ; apercevant, au moment oĂč il abordait les cĂŽtes tunisiennes, lâĂźle de Zembra, il en fit faire le tour et fut subjuguĂ© par sa beautĂ©. SitĂŽt Ă quai, il contacta Bourguiba Junior pour lui dĂ©clarer : « jâachĂšte Zembra ». Bourguiba Junior lui rĂ©torqua : « La Tunisie nâest pas Ă vendre ». Ce qui rappelle la rĂ©plique dâun autre grand commis de lâEtat, le regrettĂ© Hassen Belkhodja, disparu en novembre 1981. CâĂ©tait en 1978, Si Hassen Ă©tait alors ministre de lâagriculture. Ayant appris que lâĂ©mir dâun riche pays du Golfe, accompagnĂ© dâune suite imposante de fauconniers et de serviteurs avait franchi la frontiĂšre tuniso-libyenne pour chasser lâoutarde houbara , oiseau rare en voie dâextinction et strictement protĂ©gĂ© en Tunisie, il appela au tĂ©lĂ©phone le gouverneur de MĂ©denine et Ă celui-ci qui lui signalait quâil sâagissait dâun « grand Ă©mir », Si Hassen rĂ©torqua : « émir fi bladou », il est Ă©mir chez lui⊠mais pas en Tunisie, et lâĂ©mir plia bagages et alla chasser ailleurs. Hassen Belkhodja et Habib Bourguiba Junior Ă©taient, chacun Ă sa maniĂšre, deux grands commis de lâEtat. Ils avaient en commun une grande idĂ©e de la souverainetĂ© de la Tunisie, une SouverainetĂ© qui ne se marchande pas.
Ali El Hili
Co-fondateur de lâAssociation « Les Amis des Oiseaux ».
Professeur émérite à la Faculté des Sciences de Tunis.
(Source: “Mouatinoun” organe du FDTL, nr 128 janvier 2010)
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