22 septembre 2011

TUNISNEWS
11 ème année, N°4102 du 22.09.2011
archives : www.tunisnews.net

 


Romandie News: L’armée tunisienne attaque un convoi armé dans le sud, près de l’Algérie

Ouest France: Lampedusa. Heurts entre la police et des immigrés tunisiens

AP: L’Union européenne déploiera 150 observateurs pour les élections en Tunisie

ADPM: Legouvernement Harper refuse aux tunisiens canadiens les droits démocratiques reconnusà d’autres communautés

France24: « Botzarileaks »: les archives du RCD à Paris révèlent les malversations du parti de Ben Ali

Planete Campus : Ben Ali : Il ose vouloir revenir en Tunisie


L’armée tunisienne attaque un convoi armé dans le sud, près de l’Algérie


 
 
TUNIS – L’armée tunisienne a attaqué et neutralisé mercredi un convoi armé équipé de batteries anti-aériennes dans le sud désertique tunisien, près de la frontière algérienne, a indiqué le ministère de la Défense.
 
 
 
La situation est actuellement maîtrisée après la destruction de sept véhicules tout terrain et la neutralisation des deux autres, a déclaré mercredi soir à l’AFP Haykel Bouzouita, porte-parole du ministère de la Défense.
 
 
Les rescapés parmi le groupe d’intrus devaient être arrêtés pour être soumis à une enquête qui déterminera leur projet et leur identité, a-t-il ajouté.
 
 
Des unités terrestres de l’armée tunisienne et des hélicoptères de combat sont mobilisés contre un groupe armé qui s’est infiltré à bord de voitures tout-terrain (…) à Bir Znigra dans la région de Kébili (extrême sud désertique) à 80 km de la frontière algérienne, avait-il indiqué auparavant.
 
 
 
Ces attaques n’ont provoqué aucune perte humaine ou dégâts matériels du côte tunisien, a précise la même source.
 
 
Les combats s’étaient poursuivis mercredi après 17H00 GMT, a-t-on indiqué, sans révéler plus de détails sur l’identité du groupe infiltré. Nous voulons d’abord achever totalement l’opération avant d’annoncer quoi que ce soit. Ce sont des gens tenaces, avait ajouté la source.
 
 
Un hélicoptère a détruit sept véhicules sur neuf du convoi repéré par une patrouille aérienne de l’armée mercredi à 05H00 GMT dans la localité de Bir Znigra, a précisé le porte-parole.
 
 
Les neuf véhicules équipés de batteries anti-aériennes avaient été pourchassés dans une zone rocailleuse accessible uniquement par voie aérienne, selon lui.
 
 
Les intrus ont tiré les premiers sur un hélicoptère.
 
 
Le groupe armé était localisé en fin de journée à 20 km de la frontière algérienne, selon le porte-parole..
 
 
Des unités de l’armée tunisienne ont ratissé la zone désertique située sur les frontières tuniso-algériennes, a par ailleurs indiqué l’agence tunisienne TAP.
 
 
Les autorités algériennes et tunisiennes coopèrent habituellement dans la surveillance des mille kilomètres de frontière commune, en organisant des patrouilles.
 
 
En mai, un colonel et un soldat de l’armée tunisienne avaient été tués à Rouhia (nord ouest) dans des échanges de tirs avec des hommes fortement suspectés d’appartenir à Al-Qaïda.
 
 
(Source: “Romandie News” le 21 septembre 2011)
 
 
 
 


Lampedusa. Heurts entre la police et des immigrés tunisiens


 
Faits de sociétémercredi 21 septembre 2011
Des heurts opposaient ce mercredi en milieu de journée des policiers en tenue antiémeute à quelques centaines d’immigrés tunisiens, qui manifestaient dans la petite île italienne de Lampedusa contre leurs conditions d’accueil, selon les médias italiens.
Des policiers équipés de casques et de boucliers matraquaient des immigrés qui se sont lancés d’une hauteur de 3-4 mètres dans une cour pour échapper aux coups de ces derniers, selon des images de la chaîne de télévision Sky TG-24.
La tension a grimpé ces derniers jours sur la petite île avec la présence de plus d’un millier d’immigrés tunisiens qui souhaitent être transférés dans des centres d’accueil en Italie mais devraient plutôt être rapatriés, en vertu d’un accord signé entre Tunis et Rome.
Un groupe d’entre eux a provoqué mardi après-midi un incendie qui a détruit trois bâtiments du centre d’accueil local et la tension a continué à grimper mercredi dans la matinée quand quelque 300 immigrés tunisiens ont défilé dans les rues de Lampedusa aux cris de « liberté, liberté ».
Les habitants de Lampedusa, excédés par la présence des immigrés, ont attaqué deux équipes de télévision, l’une de la chaîne publique RAI, l’autre de Sky TG-24, indique pour sa part l’agence Ansa. Certains des habitants ont également jeté des pierres aux immigrés qui ont riposté et ont menacé de faire exploser des bonbonnes de gaz, selon la même source.
Plus de 48 000 migrants illégaux venus de Tunisie ou de Libye sont arrivés depuis le début de cette année dans le sud de l’Italie après avoir traversé la Méditerranée dans des embarcations de fortune.
Ce n’est pas la première fois que le centre d’accueil de Lampedusa est le théâtre de tensions et de manifestations de la part des immigrés et des réfugiés protestant contre leurs conditions de rétention et la lenteur du transfert vers d’autres centres moins surpeuplés.
 
(Source: Ouest France le 21 septembre 2011)


L’Union européenne déploiera 150 observateurs pour les élections en Tunisie


 

Publié le 21-09-11 à 17:50 Modifié à 17:40

TUNIS (AP) — L’Union européenne (UE) déploiera 150 observateurs pour suivre les différentes phases des élections en Tunisie le 23 octobre prochain, a annoncé mercredi à Tunis le chef de cette mission, l’Allemand Michael Gahler, membre du parlement européen.

Trois jours avant le scrutin, 15 députés européens s’y joindront pour observer le vote, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse marquant le lancement officiel de la mission.

Très attendue, cette consultation interviendra environ neuf mois après la chute du régime totalitaire de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, balayé par un soulèvement populaire après avoir gouverné le pays d’une main de fer pendant 23 ans.

Les Tunisiens doivent élire une assemblée constituante appelée à élaborer une nouvelle constitution devant remplacer celle en vigueur sous Ben Ali accusé de l’avoir amendée à plusieurs reprises pour « s’éterniser a pouvoir ».

Selon M. Gahler, l’effectif mobilisé est le double de celui que déploie d’ordinaire l’UE dans d’autres pays.

« Ce sera la plus importante mission d’observateurs étrangers qui sera présente en Tunisie dans le but d’accompagner une nation sur le chemin de la démocratie », a-t-il assuré.

Composée d’experts et d’analystes ayant « une grande expérience en matière d’observation électorale », la mission est « indépendante des institutions européennes et des Etats membres de l’UE », a insisté le parlementaire européen.

Ses équipes seront déployées dans les 27 circonscriptions électorales de Tunisie, a-t-il précisé.

En réponse à une question, M. Gahler a qualifié la situation sécuritaire en Tunisie de « positive ». Il a noté qu’il n’y avait « aucune comparaison avec d’autres pays où nous nous étions rendus », citant comme exemple les élections au Pakistan en 2008.

 

« Nous n’avons pas de souci pour ce qui est de la sécurité du processus électoral en Tunisie et nous avons beaucoup de raisons d’être optimiste », a-t-il dit.

 
La campagne électorale débutera le 1er octobre avec la participation de nombreuses listes de candidats indépendants et d’une pléthore de partis dont le nombre dépasse la centaine, la quasi-totalité reconnus après la chute de l’ancien régime. AP


Association des droits de la personne au Maghreb Communiquéde presse
 
Le 21 septembre 2011

 
Legouvernement Harper refuse aux tunisiens canadiens les droits démocratiques reconnusà d’autres communautés
 
Contrairement àplusieurs autres communautés issues de l’immigration vivant au Canada, lestunisiens d’ici ne pourront pas voter pour leurs représentants en Amérique duNord aux élections de l’assemblée nationale constituante qui est prévue pour le23 octobre 2011.
 
C’est par unenote à l’ambassadeur de Tunisie que le Ministère des affaires étrangères et duCommerce international a déclaré qu’il s’opposait à la tenue de l’opérationélectorale au Canada. La même noteprécisait que le Canada pourrait reconsidérer lors des électionsprésidentielles ou d’un référendum.
 
Le 8 septembredernier, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international publiaitune note sur la politique du Canada en ce qui a trait aux activités liées à desélections à l’étranger qui se déroulent aussi en sol canadien.
 
La note indiqueque la politique canadienne est de refuser en principe toute demande d’Étatstiers d’ajouter le Canada à leurs circonscriptions électoralesextraterritoriales respectives. En réalité cependant, le Canada permet à plusieursautres États de procéder à des élections de représentants au Canada.
 
Alternatives et l’Associationdes droits de la personne au Maghreb, s’interrogent sur le sens d’une telledécision qui va à l’encontre des principes démocratiques des droits civils etpolitiques des tunisiens.
 
Nous demandonsdes explications au gouvernement canadien et réclamons un traitement égal quipermettra aux 15600 ressortissants tunisiens au Canada d’exprimer leur droit devote voter aux premières élections libres de l’histoire de la Tunisie.
 
Pour info :
 
Alternatives, Michel Lambert, Tél.:514-577-0942
 
Association des droits de la personne au Maghreb, Jamel Jani, Tél.: 613-620-2078


« Botzarileaks »: les archives du RCD à Paris révèlent les malversations du parti de Ben Ali


By Team Observers on 21/09/2011 – 14:59
 
 
Des documents récupérés par FRANCE 24 dévoilent les fraudes électorales, emplois fictifs et autres malversations organisées par le parti au pouvoir en Tunisie avant la révolution.
 
En juin dernier, nous avions publié, sur le site des Observateurs de FRANCE 24, un article sur le « mystère des documents de la rue Botzaris ». Nous nous y interrogions sur des archives récupérées au siège à Paris du RCD, le parti de l’ancien président tunisien, dont tout le monde parlait sans que personne ne sache exactement ce qu’elles pourraient révéler. Nous avons finalement eu accès en exclusivité à ces documents, qui révèlent la confusion totale qui existait entre le parti au pouvoir et les services de l’Etat tunisien.
 
Les documents que nous avons analysés ont été récupérés par une avocate, maître Taboubi, avant que les locaux du RCD soient fermés par la police française à la demande de l’ambassade de Tunisie (notre billet sur la récupération de ces archives).
 
Des militants tunisiens se sont réunis pour créer une association, « Botzaris vérité et justice« , chargée d’exploiter ces documents. C’est par l’intermédiaire de Rahim Ouahrani, secrétaire général de l’association, que FRANCE 24 a pu accéder à ces archives. Les documents s’étalent sur une période allant du début des années 1990 jusqu’à 2006. Il n’existe presque plus aucune trace de l’activité de la cellule du RCD sous la direction du dernier secrétaire général du parti, Hédi Limam. Une source ayant travaillé au 36, rue Botzaris nous a affirmé que le dernier responsable des lieux s’était débarrassé d’une bonne partie des documents couvrant son mandat, débuté en 2005.
 
Les documents que nous avons consultés mettent en lumière le fonctionnement interne du parti de Ben Ali en France. Il s’agit principalement de rapports, d’échanges de courriers, de factures et de listes de collaborateurs du RCD.
 
Le RCD, Rassemblement constitutionnel démocratique, est le parti fondé par Ben Ali en 1988 pour succéder au Parti socialiste destourien (PSD) de l’ancien président Habib Bourguiba. Parti hégémonique, il a été définitivement dissous par décision judiciaire le 28 mars dernier, après la révolution tunisienne.
 
Les votes des Tunisiens de France dépouillés par le RCD
 
Le RCD, et à sa tête l’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, s’est toujours distingué par des scores étonnamment élevés à chaque élection. La présidentielle de 2009 a par exemple été remportée par Ben Ali avec pas moins de 89,62 % des suffrages. Les élections tunisiennes étaient d’ailleurs chaque fois dénoncées comme frauduleuses par les organisations de défense des droits de l’Homme.
Les documents de la rue Botzaris montrent que les votes des Tunisiens de France étaient dépouillés par le parti lui-même, et non par l’ambassade tunisienne comme l’exige la loi.
 
Ainsi, des rapports signés par le secrétaire général de la Fédération de Nantes du RCD donnent un compte-rendu détaillé du nombre d’inscrits, mais aussi les noms des personnes ayant participé au dépouillement des votes et du résultat. Dans ces rapports de 2002, lorsque le gouvernement Ben Ali avait organisé un référendum pour modifier la Constitution, afin de pouvoir se représenter en 2009, il apparaît que le RCD a pris en charge l’organisation du scrutin en France.
 
 
 
C’est également le RCD qui procèdait à la nomination des observateurs censés veiller au bon déroulement des élections. Un des documents de la rue Botzaris montre que la tâche de ces observateurs consistait d’ailleurs surtout à dénoncer les Tunisiens n’ayant pas voté pour Ben Ali. Avant la révolution tunisienne, il était en effet possible de repérer la couleur des bulletins de vote par transparence à l’intérieur des enveloppes. Dans un rapport du 23 octobre 2004, on peut donc lire ce compte-rendu d’une observatrice : « Je vous communique les coordonnées des personnes, constatées par moi-même, qui ont voté pour « la carte bleu » et la « carte or »  » (le bleu étant la couleur du parti Ettajdid, ancien Parti communiste tunisien, l’or la couleur du Parti social-libéral, le rouge celle du RCD).
 
 
Le parti de Ben Ali financé sur les deniers de l’Etat
 
Les documents de la rue Botzaris révèlent que le budget de fonctionnement du RCD à Paris était alimenté par l’Etat tunisien. Les financements étaient débloqués principalement par l’Agence des Tunisiens à l’étranger (agence relevant du ministère tunisien des Affaires sociales). Mais d’autres ministères, comme celui de la Culture, ou des Affaires religieuses, mettaient également la main à la poche sur les projets relevant de leur compétence. Ainsi, dans un rapport du RCD à Paris daté du 6 décembre 2005, on apprend que l’Agence des Tunisiens à l’étranger a participé au budget de 2005 à hauteur de 276 073,62 euros et que cette participation devait être augmentée d’environ 80 000 euros l’année suivante, à cause de la hausse du cours de l’euro.
 
 
Les emplois fictifs du RCD
 
Autre information révélée par les documents de la rue Botzaris : le RCD demandait à des entreprises publiques tunisiennes implantées en France de prendre en charge les salaires de certains de ses collaborateurs. Dans certains courriers, le secrétaire général du RCD à Paris demande explicitement au siège de son parti à Tunis d’appuyer sa demande pour que des « établissements étatiques » (tels que la compagnie aérienne Tunisair, la Compagnie tunisienne de navigation ou encore l’Office du tourisme) prennent en charge les salaires de plusieurs de ses « fonctionnaires et employés ». Il s’agit d’une prise en charge financière, mais aussi d’un moyen de fournir « une couverture sociale » à ces employés pour qu’ils puissent renouveler leurs papiers en France.
 
 
Un fidèle du RCD placé dans une organisation « droits de l’Homme »
 
Comme les autres Etats, la Tunisie de Ben Ali s’efforçait de placer ses partisans à des postes-clés dans les organisations internationales. Les archives de la rue Botzaris font ressortir des exemples particulièrement frappant de nomination douteuse. Le Secrétaire général de la Ligue africaine des droits de l’Homme, Béchir Khalfallah, est par exemple clairement présenté, dans un rapport rédigé par le secrétaire général du RCD daté du 21 juin 2005, comme un fidèle du parti, assistant à « toutes les activités » et représentant même la « pseudo-opposition » (opposition manipulée par le pouvoir) lors des congrès des organisations internationales. Des ordres de virement montrent que Béchir Khalfallah recevait d’ailleurs de l’argent du RCD. A noter, la Ligue africaine des droits de l’Homme avait été, selon un responsable de la section tunisienne d’Amnesty International, « fabriquée sur mesure » par les chefs d’Etats africains « afin de couvrir les exactions de leurs régimes ». L’organisation a d’ailleurs décerné un prix à Ben Ali pour son action dans le domaine des droits de l’Homme au milieu des années 1990, alors que Béchir Khalfallah en était le président (nous avons contacté Béchir Khalfallah qui a confirmé avoir été membre du RCD en précisant qu’il critiquait le parti de l’intérieur).
 
 
Le secrétaire général du RCD disposait du statut diplomatique
 
Les documents du « Botzarileaks » montrent par ailleurs que le secrétaire général du RCD avait le statut d’attaché culturel auprès de l’ambassade de Tunisie à Paris. Une photocopie datée du 31 décembre 2000 de la carte diplomatique du secrétaire général du RCD à Paris, Hédi Slim, montre que celui-ci bénéficiait d’un passeport diplomatique.
 
Les pratiques révélées par les documents du 36, rue Botzaris ne sont pas surprenantes, compte tenu du caractère hégémonique du RCD sous Ben Ali. Ces archives détaillent toutefois le fonctionnement interne de ce parti en France et apportent les preuves qu’il disposait de prérogatives régaliennes et qu’il enfreignait allégrement la loi tunisienne. FRANCE 24 n’a pu analyser qu’une partie des documents de la rue Botzaris récupérés par l’association « Botzaris vérité et justice ». D’autres révélations viendront probablement de l’examen du reste des archives.
 
Article rédigé par Sarra Grira, journaliste aux Observateurs de FRANCE 24.

Liens: [1] http://observers.france24.com/fr/content/20110624-mystere-documents-36-rue-botzaris-tunisie-ben-ali-rcd [2] http://nawaat.org/portail/2011/09/10/botzaris-verite-et-justice/ [3] http://observers.france24.com/fr/content/20110921-botzarileaks-archives-rcd-paris-revelent-malversations-parti-ben-ali-tunisie-revolution [4] http://observers.france24.com/fr/users/team_observers

Ben Ali : Il ose vouloir revenir en Tunisie

Zine el-Abidine Ben Ali est en bonne santé et envisage de rentrer en Tunisie !


C’est pas l’intermédiaire de son avocat, Akram Azzouri, quil clame son innocence et déclare vouloir »rentrer au pays, qu’il a servi pendant 50 ans, dès que les conditions seront propices pour ce retour et que la situation sera stabilisée ».  

Ben Ali est la victime.Ben Ali pointe du doigt la « campagne de dénigrement qui nuit terriblement à son image » et son avocat insiste sur le fait qu’ »aucun ordre de Ben Ali n’a été donné pour faire tirer sur les manifestants et les conversations téléphoniques entre les ministères de l’Intérieur et de la Défense sont toutes enregistrées »,a-t-il déclaré dans une interview à Achark al Awssat,quotidien saoudien. Idem pour le détournement des caisses de l’État, tout est faux assure l’avocat. A preuve, les banques suisses et françaises ne lui ont trouvé aucun numéro de compte bancaire en son nom. Ce qui a été filmé au Palais de Carthage a été effectué 40 jours après son départ, souligne encore l’avocat, par allusion aux armoires pleines de liasses de billets de banques trouvées dans son palais de Sidi Dhrif, près de Sidi Bou Saïd.

 

C’est un complot !«Il y a eu un complot contre Ben Ali, actuellement hôte privilégié de l’Arabie saoudite et point à la ligne. Ce complot a été tramé pour l’obliger à quitter immédiatement le pays et le renverser. Mon client dévoilera bientôt à son peuple des secrets avec des détails», souligne l’avocat libanais de Ben Ali. Interrogé sur les accusations portées contre son client, l’avocat de l’ancien président dit qu’il s’agit d’un règlement de compte et en veut à ceux qui ont voulu s’emparer du pouvoir. L’argent et les armes retrouvées dans son palais ? «Mon client nie toutes ces accusations. En ce qui concerne les armes trouvées, ce sont des fusils offerts par des chefs d’Etat en guise de cadeaux, tout comme les parures en or et diamant qui sont aussi des cadeaux à Leïla Ben Ali. Quant aux lingots d’or volés de la Banque centrale de Tunisie (Bct), c’est une histoire infondée. D’ailleurs, le gouverneur de la Bct a lui-même nié le vol de lingots d’or», plaide Me Azzouri.

Au total, selon le ministre tunisien de la Justice, Lazhar Karoui Chebbi,18 actions en justice ont déjà été enclenchées contre le président déchu, notamment pour homicides volontaires et usage et trafic de drogues. Le gouvernement est en train de constituer un dossier afin d’obtenir l’extradition de l’ex-président, réfugié avec des membres de sa famille en Arabie Saoudite depuis sa fuite le 14 janvier. (Source: Planete Campus le 21 septembre 2011) Lien: http://www.planetecampus.com/actu/37595-ben-ali-il-ose-vouloir-revenir-en-tunisie  

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