22 novembre 2008

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3105 du 22.11.2008

 archives : www.tunisnews.net  


Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie – Communiqués
AISPP: Nouvelles des libertés en Tunisie – Communiqués
AFP: Tunisie: accord avec l’Autriche sur la promotion des énergies renouvelables
AFP: Algérie: un entrepreneur veut lancer un bioétnahol à partir de dattes
EspacesTemps.net: Dubaï, ou la mise en scène du déni géopolitique. Quand la carte s’arrime au monde.


Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis, Tel/fax : 71340 860 Liberte.equite@gmail.com   Tunis, le 7 novembre 2008  

Nouvelles des libertés en Tunisie

  La police politique harcèle des jeunes alors qu’ils venaient d’accomplir la prière du soir Après la prière du soir, mercredi 5 novembre 2008, le dénommé Abderrahmane Oua’ili, chef de la brigade spéciale de Nabeul, escorté de deux agents en civil, a fait barrage à un groupe de jeunes pratiquants devant la Mosquée Fath à Nabeul, dont Othman Rezgui et Atef Aïssa. Ils ont été interrogés au sujet d’autres jeunes et l’un des jeunes interrogés a été convoqué au district de police pour le lendemain. […]   Pour le bureau exécutif de l’organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

  Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis, Tel/fax : 71340 860 Liberte.equite@gmail.com   Tunis, le 8 novembre 2008
[…] 2) Béchir Fathi commence une grève de la faim illimitée en raison du harcèlement dont il fait l’objet Monsieur Béchir Ben Mohammed Fathi, demeurant à Mnihla a décidé samedi 8 novembre 2008 de commencer une grève de la faim illimitée en raison du harcèlement quotidien dont il fait l’objet de la part d’agents du district de la garde nationale de la banlieue précitée. Des questions sont posées à son sujet, ses employeurs contactés et objets de pressions pour qu’il soit licencié. On tente de salir son image dans le quartier où il habite (« criminel » dont il faudrait se méfier), on tente de l’interpeller pendant de longues heures, de l’interroger et de le convoquer au siège de la garde nationale sans motif sinon qu’il est un jeune pratiquant sa religion, barbu et le gendre de Mohammed Saïdane Nasri, dont la famille a compté  quatre fils en prison pour leur religiosité. L’épouse de Monsieur Fathi est enceinte de six mois et son mari a besoin de revenus couvrant les besoins d’une famille rendue indigente du fait du harcèlement continuel de l’époux. 3) Dégradation de l’état du prisonnier d’opinion Maher Abdelhamid L’état de santé du jeune prisonnier d’opinion Maher Abdelhamid, incarcéré actuellement à la prison de Mornaguia, atteint d’un grave gingivite l’empêchant de manger, se dégrade. Il utilise un dentier depuis plus d’un an et il a besoin urgent d’en changer. L’administration de la prison lui a promis la consultation d’un dentiste et le remplacement du dentier, mais n’a pas tenu parole. […] Pour le bureau exécutif de l’organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis, Tel/fax : 71340 860 Liberte.equite@gmail.com Tunis, le 12 novembre 2008

Nouvelles des libertés en Tunisie

[…] 2) Zyad Trabelsi en butte au harcèlement Le jeune Zyad Trabelsi est en butte ces jours-ci à des brimades diverses perpétrées par des agents de la police politique qui le harcèlent allant jusqu’à lui rendre la vie infernale. Des agents de la police politique se sont présentés à son domicile vendredi 7 novembre 2008 et ont voulu y pénétrer, comme d’habitude, pour y procéder à une perquisition. Ils ont menacé de l’agresser devant sa mère et de poursuites dans une nouvelle affaire afin de le ramener en prison. Il a passé deux ans et huit mois en prison, accusé d’appartenance au courant salafiste et a été libéré le 24 mars 2008. Parmi les agents qui l’ont menacé, il y avait un certain « Abid ainsi qu’un certain « Farouk ». 3) Béchir Fathi emmené à l’administration de la Sûreté de l’Etat Lundi 10 novembre 2008 à onze heures le jeune Béchir Ben Mohammed Fathi a été conduit à l’administration de la Sûreté de l’Etat au ministère de l’Intérieur. Ce jeune est en butte depuis un moment à un harcèlement quotidien qui l’a contraint à commencer une grève de la faim le8 Novembre 2008. Son épouse enceinte s’est évanouie lors de son arrestation ce matin […] 4) liberté provisoire pour Maître Mokhtar Jallali Samedi 8 novembre 2008 maître Mokhtar Jallali, époux de madame Naziha Rjiba (Oum Zyed) a été libéré de la prison de Mornaguia, à titre provisoire, dans l’attente de son procès. Pour le bureau exécutif de l’organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Liberté pour tous les prisonniers politiques Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 10 novembre 2008

Les administrations des prisons de sinistre réputation de Borj El Amri et de Mornaguia rivalisent en matière de sévices envers les prisonniers connus sous le vocable de l’ « antiterrorisme ». Elles se sont livrées les jours derniers à des violations en série des droits des condamnés dans l’affaire n°10604, connue comme « affaire de Slimane » en les privant de leurs droits élémentaires garantis par la Constitution, les conventions internationales et les lois en vigueur tels que le droit à des soins, au respect de la pratique de la religion en toute liberté et le droit à communiquer avec la famille. La famille du prisonnier Ahmed Mrabet (condamné à 15 ans d’emprisonnement) a fait part à la suite de la visite qu’elle lui a rendue le 7 novembre 2008 des menaces planant sur la vie de leur fils du fait de la dégradation sévère de son état : il est privé de soins en dépit en dépit d’un ulcère à l’abdomen. La famille s’est étonnée de ce que l’administration de la prison de Borj El Amri qui l’empêche de se soigner, y compris à ses propres frais, considère que l’origine de sa maladie est ….psychique ! Badreddine Ksouri, condamné à 15 ans d’emprisonnement se plaint d’une négligence sanitaire totale depuis son arrestation et son état se dégrade quotidiennement. En dépit d’un rapport médical établissant la nécessité d’une intervention chirurgicale à la tête, l’administration ne fait que reporter les soins. […] (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Liberté pour tous les prisonniers politiques Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr   Tunis, le 11 novembre 2008
 
* Aujourd’hui, mardi 11 novembre, la onzième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Farouk Gharbi, a examiné : L’affaire n°11938 dans laquelle sont déférés Saber Amri, né le 17 juillet 1981, Mohammed Ben Mohammed, né le 28 avril 1977, Sami Chaabane, né le 18 mars 1981, Hassam Rihane, né le 16 janvier 1983, Kaïs Khiari, né le 11 août 1982, Hichem Blidi, né le 10 décembre 1972, et Mustapha Mihoub, né le 3 janvier 1980, déférés pour adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à commettre des infractions terroristes, d’adhésion à une organisation terroriste, d’utilisation du territoire de la République pour recruter des personnes en vue de commettre une action terroriste sur le territoire de la République, d’utilisation d’un nom et d’un symbole pour identifier une organisation terroriste, de mise à disposition d’un local de réunion pour les membres d’une organisation terroriste. Après l’appel de l’affaire, le tribunal a interrogé les accusés qui ont récusé les charges à leur encontre et ont affirmé que les aveux contenus dans les procès verbaux préliminaires leur avaient été arrachés sous la torture. Puis la parole a été donnée à la défense composée de maîtres Choukri Belaïd, Abdelfattah Mourou, Anouar Kousri, Samir Ben Amor, Chaker Alaouane, Faten Lahboubi. La défense a demandé que les condamnations en première instance soient annulés du fait que les poursuites avaient été entachées de nullité et que les accusés soient innocentés à titre conservatoire du fait de l’absence de preuves matérielles ou de saisie établissant leur culpabilité. A l’issue des plaidoiries, la Cour a prononcé son jugement en amendant celui prononcé en première instance, en faisant la durée de l’emprisonnement de Saber Amri, Mohammed Ben Mohammed, Kaïs Khiari et Mohammed Trabelsi de cinq à quatre ans et en confirmant les peines prononcées en première instance à l’encontre des autres accusés. […] * la vingt-septième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Mannoubi Ben Hamidane a examiné aujourd’hui mardi 11 novembre 2008 l’affaire n°11950 dans laquelle sont déférés Zyed Daalouchi, né le 26 octobre 1983, Ahmed Khachaa, né le 2 mai 1984, Abdelkader Soulami, né le 4 février 1984, Othman Manaï, né le 9 octobre 1978, Mohammed Fadhel Selmi, né le 1er mai 1975, Oualid Jebri, né le 19 août 1977, Adel Ayari né le 8 septembre 1979, Mohammed Aymen Dhaouadi, né le 27 octobre 1983, Soufiane Allougui, né le 4 août 1976 et Kamel Khemiri, né le 14 juillet 1984, déférés pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, de cotisations en faveur d’une organisation terroriste, de fourniture de matériaux à une organisation en rapport avec les infractions terroristes et d’aide à l’hébergement clandestin et à la fuite de ses membres, ainsi que de vol caractérisé. Après l’appel de l’affaire, la cour a procédé à l’interrogatoire des accusés qui ont récusé les charges portées à leur encontre et ont affirmé que les aveux contenus dans les procès verbaux préliminaires leur avaient été arrachés sous la torture. Puis la parole a été donnée à la commission de la défense composée de Maîtres Abdelfattah Mourou, Néji Ben Hamouda, Mohammed Saïdi, Samir Ben Amor, Hassen Ghodhbani, Lazhar Salmi. La défense a requis l’annulation du jugement prononcé en première instance en raison de procédures de poursuites entachées de nullité et que les accusés soient innocentés à titre conservatoire du fait qu’il n’existait pas de preuve matérielle ou de saisie établissant leur culpabilité. A l’issue des plaidoiries, la Cour a rendu son jugement. Elle a commué le jugement prononcé en première instance : Abdelkader Soulami, Othman Manaî, Oualid Jebri et Mohammed Amine Dhaouadi ont vu leur peine passer de quatre à trois ans d’emprisonnement. Mohammed Fadhel Selmi a vu sa peine d’un an ramenée à six mois d’emprisonnement. La cour a confirmé le jugement en première instance à l’encontre du reste des accusés : Zyed Daalouchi : 5 ans, Ahmed Khachaa : 4 ans, Adel Yahyaoui : 2 ans et Soufiane Allougui : 2 ans. […] Pour l’Association La commission de suivi des procès politiques (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Liberté pour les prisonniers d’opinion Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr   Tunis, le 14 novembre 2008
 
* Vendredi 14 novembre 2008, ont été déférés devant la vingt septième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Mannoubi Ben Hamidane (affaire n°11937) : Bilal Jallali, Tahar Assi, Riadh Omri, Hichem Mnafiki, Maher Omri, Jounaïdi Rabhi, Ramzi Bekkari, Mohammed Sghaïer Omri, Monaem Rabhi, Jamel Kadri, Taher Zouidi, Riadh Zouidi, Sami Roubaoui et Ali Ben Laïdi Omri, pour adhésion à une organisation terroriste, incitation à adhérer à une organisation terroriste, utilisation du territoire de la République pour recruter des personnes en vue de commettre des infractions terroristes sur le territoire de la République, utilisation d’un nom et d’un symbole pour identifier une organisation en rapport avec les infractions terroristes ainsi que ses activités, mise à disposition d’un local de réunion pour les membres d’une organisation en rapport avec les infractions terroristes, fournitures d’armes, d’explosifs et autres produits analogues à une organisation en rapport avec des infractions terroristes, de collectes de fonds destinés à financer des personnes, des organisations et des activités en rapport avec les infractions terroristes, de cotisations destinées à financer des personnes, des organisations et des activités en rapport avec les infractions terroristes, utilisation du territoire de la République pour préparer des infractions terroristes, fourniture d’informations à une organisation afin de l’aider à commettre des infractions terroristes, et pour n’avoir pas révélé aux autorités les informations en leur possession à propos de la commission d’une infraction terroriste. Après l’appel de l’affaire, la Cour a procédé à l’interrogatoire des accusés qui ont récusé les charges à leur endroit et ont affirmé que les aveux contenus dans les procès verbaux de l’enquêteur préliminaire leur avaient été arrachés sous la torture. Puis la parole a été donnée à la commission de la défense composée de Maîtres Mokhtar Jallali, Adel Zitouni, Malek Elomri, Saïda Akrami, Karim Salhi et Anouar Aouled Ali (à la place de Samir Dilou). A l’issue des plaidoiries, la séance a été levée pour le délibéré et le prononcé du jugement. Les jeunes déférés dans cette affaire sont originaires de la région de Sidi Bouzid et ils sont accusés d’appartenir à la cellule de Sidi Bouzid du groupe de Slimane. En première instance ils avaient été déclarés coupables et condamnés à des peines allant de deux ans à six ans d’emprisonnement.   * La onzième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Farouk Gharbi, a examiné vendredi 14 novembre 2008 l’affaire n°12137 dans laquelle est déféré monsieur Houssine Ben Mohammed Ben Mahmoud Tarkhani (né le 15 septembre 1967) pour adhésion  hors du territoire de la République à une organisation en vue de commettre des actes terroristes hors du territoire de la République. La Cour a décidé du report de l’affaire au 12 décembre 2008 afin que l’accusé soit amené, comme l’a demandé son avocat Samir Ben Amor. Monsieur Houssine Tarkhani a été livré par les autorités françaises à la Tunisie en juin 2007. Les investigations établissent qu’il aurait été en rapport avec le dénommé Mohammed Ben Hédi Ben Ahmed Msahel, détenu au Maroc pour adhésion à une organisation terroriste, et condamné à une peine de 15 ans d’emprisonnement et qui effectue sa peine dans une prison marocaine. Le tribunal de Première instance avait reconnu coupables Houssine Tarkhani et Mohammed Msahel et les avait condamnés tous les deux à une peine de cinq ans d’emprisonnement.   * Vendredi 14 novembre également, ont été déférés devant la première chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis (affaire n°16487) : Mohammed Salem Ben Abdallah Rahmani, né le 22 septembre 1987 et  Mohammed Ben Maaoui Ben Nasr Smari, né le 9 mars 1987, tous deux en liberté, ainsi que Malek Ben Hassen Ben Saïd Jarmoud, né le 12 octobre 1986 et Moazz Ben Kilani Ben Belgacem Abdelmoumen, né le 29 août 1986, pour incitation à commettre des infractions terroristes, adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, et tenue de réunions non autorisées. L’un des accusés est professeur de l’enseignement secondaire et les autres font des études universitaires.   *La deuxième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Abderrazak Ben Mena, a examiné hier jeudi 13 novembre 2008 l’affaire n°16485 : Zakaria Ben Romdhane Ben Salah Makouri, né le 18 mai 1981, Chiheb Ben Habib Ben Ali Yaacoubi, né le 14 janvier 1976, Abdelkarim Ben Omar Ben Ammar Laajili, né le 26 mai 1979, Mohammed Ben Abdelkarim Ben Ali Rezgui, né le 21 février 1979, Mohammed Amine Ben Hassen ben Mohammed Tijani Ridane, né le 28 juillet 1979, Mountasser Ben Lotfi Ben Omar Jridi, né le 14 août 1983, Tarek ben Brahim Ben Alala Hammami, né le 8 février 1982, Mohammed Yassine Ben Tijani Ben Mahmoud Jelassi, né le 27 mars 1986, Faïçal Ben Brahim Ben Mohammed Saadaoui, né le 4 novembre 1985 et Zyed Ben Mabrouk Ben Omar Meftah, né le 21 juillet 1982, déférés pour adhésion hors du territoire de la République à une organisation et une entente en rapport avec les infractions terroristes, d’incitation à commettre des infractions terroristes, d’entraînements militaires hors du territoire de la République en vue de commettre des infractions terroristes (pour l’accusé Zyed Ben Meftah, déféré en état de fuite), de n’avoir pas révélé aux autorités les informations en leur possession sur des infractions terroristes, pour tenue de réunions autorisées, ( pour les autres accusés). Le tribunal a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 17 novembre 2008 et de déférer le dossier devant la cinquième chambre criminelle, à la demande de la défense composée de Maîtres Mondher Cherni, Abdelfattah Mourou, Khaled Krichi, Samir Ben Amor, Choukri Belaïd et Othman Labidi. L’accusé Mohammed Yassine  Jelassi,déféré dans cette affaire, est militant du Parti Démocratique Progressiste  (reconnu) et les militants des droits de l’homme accusent les autorités de le poursuivre pour son activité politique. Pour l’association La commission de suivi des procès politiques (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Sauvez la vie d’Abdellatif Bouhjila Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis, Tel/fax : 71340 860 Liberte.equite@gmail.com   Tunis, le 11 novembre 2008  

Le drame de Badreddine Ksouri se prolonge

 Le calvaire du jeune Badreddine Ksouri, actuellement incarcéré à la prison de Mornaguia, se prolonge : il souffre d’un abcès à la bouche occasionné par une fracture de la mâchoire résultant de la torture terrible à laquelle il a été soumis à la suite de son arrestation et des mauvais traitements en prison. Le médecin lui a conseillé de se faire opérer. Son père, qui lui a rendu visite lundi 10 novembre 2008 en prison affirme que son état est critique et que l’administration de la prison de Mornaguia ne cesse de remettre à plus tard la consultation chez un spécialiste […] Badreddine Ksouri effectue une peine de trente ans d’emprisonnement infligés lors du procès de l « affaire de Slimane ». Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Sauvez la vie d’Abdellatif Bouhjila Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis, Tel/fax : 71340 860 Liberte.equite@gmail.com   Tunis, le 13 novembre 2008

Nouvelles des libertés en Tunisie

  1) Les prisonniers politiques Chedly Karim et Kaïs Bouzouita en butte à des brimades Les étudiants emprisonnés Chedly Karim et Kaîs Bouzouita sont en butte à des brimades répétées : Chedly Karim a été transféré le 9 novembre 2008 de la prison de Gafsa à celle Rjim Maatoug dans le désert. Résultat : sa famille ne peut lui rendre visite à cause de la distance , de la pénibilité et du coût du trajet. Quant à la mère de Kaïs Bouzouita, actuellement incarcéré à la prison de Borj El Amri, elle s’est vue interdire de lui rendre visite le 29 octobre 2008. Ces deux étudiants ont été arrêtés le 13 septembre 2008 en raison de leurs activités syndicales à la faculté de sciences de Tunis […] 4) Harcèlement de Bilal Raïess Jeudi 13 novembre, à cinq heures de l’après midi, deux agents en civil ont barré le passage à Bilal Raïess et lui ont ordonné de les accompagner au district de la garde nationale où il a été soumis à un interrogatoire. Puis il lui a été demandé de revenir le lendemain à la brigade spéciale. Ce jeune est soumis depuis plus de deux ans au harcèlement de plusieurs brigades sécuritaires. Il n’a pas plus de vingt et un ans. Pour le bureau exécutif de l’organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Liberté pour les tous les prisonniers politiques Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr   Tunis, le 16 novembre 2008  
* Hier, 15 novembre 2008, ont été déférés devant la treizième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Tahar Yafreni dans l’affaire n °12073 : Badreddine Ben Ali Ben Mohammed Bezouache, né le 29 avril 1978, Ahmed Bechkoual, né le 1er septembre 1986, pour adhésion à une organisation et une entente en rapport avec les infractions terroristes et adhésion sur le territoire de la République à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, fourniture d’équipements à une organisation en rapport avec les infractions terroristes. Après l’appel de l’affaire, la Cour a procédé à l’interrogatoire des accusés qui ont récusé les charges à leur encontre puis la parole a été donnée à la défense composée de maîtres Mohammed Bouthelja, Samir Ben Amor, Nouri Kouki. La défense a demandé l’annulation du jugement prononcé en première instance, la nullité des procédures et un non-lieu à titre conservatoire. Puis la séance a été levée pour le délibéré et le prononcé du jugement. Les accusés déférés dans cet  affaire seraient d’après les investigations en contact avec un membre du groupe de Slimane, Rabii Bacha, originaire de la région de Slimane. Ils ont été déférés avec Malek Safa Karoui, fiancée de Rabii Bacha, et Sondes Riahi. En première instance, ils avaient été reconnus coupables, ainsi que Sondes Riahi, et condamnés à quatre ans d’emprisonnement, tandis que Malek Safa Karoui était poursuivie devant le tribunal des mineurs.   * Hier, samedi 15 novembre 2008, ont été déférés devant la treizième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Tahar Yafreni, dans l’affaire n°12072 : Fadhel Ghediri […], Lamine Triki […], Heulmi Rtibi […], Saïd Klila […], Mouazz Bourara […], Noureddine Lebane […], Fethi Yaacoubi […], Najeh Atoui […], déférés pour adhésion à une organisation terroriste, utilisation du territoire de la République pour recruter des personnes en vue de commettre des infractions terroristes sur le territoire de la République, de collecte de fonds destinés à financer des personnes et des organisations en rapport avec les infractions terroristes, de cotisations destinées à financer des personnes et des organisations en rapport avec les infractions terroristes, de mise à disposition d’un local de réunion pour les membres d’une organisation en rapport avec  les infractions terroristes, et pour n’avoir pas révélé aux autorités les renseignements en leur possession sur la commission d’une infraction terroriste. Après l’appel de l’affaire, la Cour a procédé à l’interrogatoire des accusés qui ont récusé les charges à leur encontre, puis la parole a été donnée à la commission de la défense composée de Maîtres Abdelfattah Mourou, Anouer Aouled Ali, Samir Ben Amor et Choukri Belaïd. La défense a demandé l’annulation du jugement prononcé en première instance, la nullité des procédures et un non-lieu à titre conservatoire. A l’issue des plaidoiries, la séance a été levée pour le délibéré et le prononcé du jugement. *Hier, samedi 15 novembre 2008, ont été déférés devant la treizième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Tahar Yafreni, dans l’affaire n°12134, des jeunes originaires de Ben Gardane, dans l’extrême sud de la Tunisie : Ramzi Romdhani, né le 18 avril 1977, Nasr Jari, né le 25 février 1988, Raouf Selmi, né le 23 mai 1987, Zouhaïer Makouri, né le 1er avril 1983, Mohammed Kurdi, né le 15 mai 1979, Ridha Koui, né le 27 Juillet 1985, Sami Jari, né le 12 janvier 1984, Meftah Manita, né le 1er février 1977, Hamza Jari, né le 2 mai 1987, Abdelwahab Zakrouba, né le 4 mars 1986, Omar Kerchaoui, né le 17 avril 1981, Mohammed Dhifallah, né le 11 octobre 1986, Anis Hedhili, né le 8 août 1986, déférés pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à la commission d’infractions terroristes sur le territoire et hors du territoire de la République, d’utilisation du territoire de la République pour recruter et entraîner des personnes en vue de commettre des infractions terroristes sur le territoire de la République, d’utilisation d’un nom et d’un symbole pour identifier une organisation en rapport avec les infractions terroristes ainsi que ses activités, de mise à disposition d’un local de réunion pour les membres d’une organisation en rapport avec les infractions terroristes, de tentative de fourniture d’armes, d’explosifs et autres produits similaires à une organisation en rapport avec les infractions terroristes, de cotisations et de collecte de fonds pour financer des personnes, des organisations et leurs activités, en rapport avec les infractions terroristes, d’avoir conseillé, facilité et organisé la fuite de personnes hors du territoire tunisien de façon illégale, d’avoir aidé à héberger les membres d’une organisation terroriste et d’avoir œuvré à leur fuite. Le tribunal a décidé de repousser l’examen de l’affaire au 19 novembre 2008, répondant à la demande de la commission de la défense composée de Maîtres Béchir Sid, Abdelfattah Mourou, Jamel Mares, Samir Ben Amor et Choukri Belaid. En première instances, les accusés avaient été déclarés coupables et condamnés à des peines d’emprisonnement de deux à huit années. […]   *Hier, samedi 15 Novembre 2008, aété déféré devant le treizième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Taher Yafreni dans l’affaire n°12135 monsieur Ramzi Ben Jilani Ben Sayyed Romdhani […] La cour a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 19 novembre 2008 à la demande de son avocat, maître Samir Ben Amor. […]   *Hier samedi 15 novembre 2008, ont été déférés devant la treizième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Tahar Yafreni dans l’affaire n°12139, Abderrazak ben Mosbah Belhajj Brahim Chihaoui, né le 15 mai 1979 (en fuite), Lamjed Ben Mosbah Belhajj Brahim Chihaoui, né le 30 mai 1983, Issam Ben Mohammed Néjib Ben Mohammed Sahli, né le 29 juin 1983, Brahim Ben Hossinin Ben Mohammed Khlil, né le 6 septembre 1980, Sami ben Habib ben Mohammed Fez’i, né le 12 novembre1981, déféré pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à commettre des infractions terroristes sur le territoire et hors du territoire de la République, d’utilisation du territoire de la république pour recruter des personnes en vue de commettre des infractions terroristes sur le territoire de la République, de mise à disposition d’un local de réunion pour les membres d’une organisation en rapport avec les infractions terroristes, de cotisations destinées à financer des personnes en rapport avec les infractions terroristes, pour le premier, et de n’avoir pas révélé aux autorités les informations en leur possession sur des infractions terroristes, pour le reste des accusés. Le tribunal a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 22 novembre 2008, répondant à la demande de la commission de la défense composée de maîtres Youssef Rezgui, Aljia Kahlaoui Labsi, et Mehrez Zidi. D’après les investigations la plupart des accusés […] auraient eu l’intention de se rendre en Irak pour rejoindre la résistance. En première instance,  Abderrazak Chihaoui avait été condamné à huit ans d’emprisonnement et les autres accusés avaient été condamnés à deux ans d’emprisonnement.   * la treizième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis a examiné hier, samedi 15 novembre 2008, l’affaire n°11940, dans laquelle sont déférés Ahmed Deggachi, né le 17 octobre 1987, FaIçal Farah ,né le 23 mai 1972, Rafik Cheniti, né le 9 décembre 1975, Chaouki Rouhouma, né le 18 février 1976, Ali Bouali, né  le 3 avril 1968, Abdeddaïm Ouahichi, né le 13 janvier 1986, et Nasr Farah, né le 10 avril 1976, déférés pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, de collecte de fonds en faveur d’une organisation terroriste, d’incitation à commettre des infractions terroristes. Après l’appel de l’affaire, la Cour a procédé à l’interrogatoire des accusés qui ont récusé les charges à leur encontre puis la parole a été donnée à la commission de la défense composée de maîtres Ouidad Bédoui, Boubaker Ben Ali, Aziz Ben Aziza et Choukri Belaïd. La défense a demandé l’annulation du jugement prononcé en première instance, la nullité des procédures et un non-lieu à titre conservatoire. Puis la séance a été levée pour le délibéré et le prononcé du jugement.   * Hier, 15 novembre 2008, ont été déférés devant la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, dans l’affaire n°16494 : Mohammed Ben Belgacem Ben Sassi Jari (en fuite), Rabi’i ben Messaoud Ben Jlidi Mrad, Khlil ben Ammar Ben Mosbah Chafe’i, Badreddine Ben Hédi Ben Belgacem Licheheb, déférés pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à commettre des infractions terroristes, d’entraînements militaires hors du territoire de la République en vue de commettre des infractions terroristes sur le territoire de la République et à l’étranger, pour le premier, et pour n’avoir pas révélé aux autorités les informations en leur possession concernant des infractions terroristes, pour le reste des accusés. Après l’appel de l’affaire, la Cour a procédé à l’interrogatoire des accusés qui ont récusé les charges à leur encontre puis la parole a été donnée à Maître Samir Ben Amor, l’avocat des accusés, qui a demandé un non-lieu, puis la séance a été levée pour le délibéré et le prononcé du jugement.   * Aujourd’hui, samedi 15 novembre 2008, ont été déférés devant la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, dans l’affaire n°16489 : Hamdi Ben Ameur Ben Ammar Zarrouk, né le 9 janvier 1979, Lotfi Ben Sassi Ben Abderrahmane Kanouni, né le 5 septembre 1978, Mohammed Ali Ben Jemaa Ben Moammar Abdellaoui, né le 31 Janvier 1982, Oualid ben Mohammed Ben Houssine Kahlaoui, né le 25 novembre 1975, Samir ben Maktouf Ben Ali Bakkar, né le 17 novembre 1975,  Makram ben Mokhtar ben Salah Ben Ali, né le 18 novembre 1974, Mohammed Ben Rached Ben Mohammed Younes, né le 16 janvier 1983, Fethi Ben Mohammed Ben Mohammed Alaoui, né le 1er janvier 1987, et Ali Ben Ahmed Ben Sassi Boubaker, né le 1er avril 1982, pour adhésion sur le territoire de la République à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’incitation à commettre des infractions terroristes sur le territoire de la République, de mise à disposition d’un local de réunion pour les membres d’une organisation en rapport avec les infractions terroristes, de fournitures de  renseignements à une organisation en vue de l’aider à commettre des infractions terroristes, de collecte de fonds destinés à financer des activités en rapport avec les infractions terroristes.   * La vingt-septième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Mannoubi Ben Hamidane  a rendu son jugement hier vendredi 14 novembre 2008 dans l’affaire n°15127 dans laquelle sont déférés des jeunes de Sidi Bouzid […] : Elle a commué la condamnation de Mohammed Sghaïer Omri et Sami Robaoui en une peine de trois ans. Pour l’association La commission de suivi des procès politiques (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)    

Liberté pour les tous les prisonniers politiques Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr   Tunis, le 17 novembre 2008  
* La treizième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Tahar Yafreni, a rendu samedi 15 novembre 2008 son jugement dans l’affaire n°12073. Elle a réduit la peine d’emprisonnement de Ahmed Bechkoual de 4 à 3 ans et celle de Badreddine Bezouache de 4 à 2 ans.   * la treizième chambre de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Tahar Yafreni, a rendu samedi 15 novembre son jugement dans l’affaire n°12072. Elle a réduit les peines d’emprisonnement de : – Lamine Triki et Fadhel Ghediri de 6 à 5 ans – Heulmi Rtibi de 6 à 3 ans – Saïd Klila et Mouazz Bourara de 4 à 3 ans. Elle a confirmé le jugement prononcé en première instance prononcé à l’encontre des autres accusés : Noureddine Lebane, Fethi Yaacoubi, Najeh Atoui […]   * la treizième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Tahar Yafreni, a rendu samedi 15 novembre 2008 son jugement dans l’affaire n°12072. La cour a commué la peine d’emprisonnement prononcée contre Ahmed Deggachi, Ali Bouali en une peine de 4 ans, celle de Rafik Cheniti, Chouki Rouhouma, Faïçal Farah et Abdeddaïm Ouahichi en une peine de 2 ans […]   * la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Touhami El Hafi, a examiné aujourd’hui, lundi 17 novembre 2008, l’affaire n°16485 dans laquelle sont déférés Zakaria Makouri […], Chiheb Yaacoubi […], Abdelkarim Laajili […],Mohammed Rezgui[…], Mohammed Amine Ridane […], Mountasser Jridi […], Tarek Hammami […], Mohammed Yassine Jelassi […],Faïçal Saadaoui […], Zyed Meftah […] le tribunal a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 24 novembre 2008 à la demande de la commission de la défense composée de Maîtres Mondher Cherni, Abdelfattah Mourou, Khaled Krichi, Samir Ben Amor, Choukri Belaid  et Othman Laabidi. […]   * la cinquième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Touhami El Hafi, a examiné jeudi 25 septembre 2008 l’affaire n°16403 dans laquelle sont déférés Zakaria Makouri, Ikram Zelfani, déférés pour incitation à adhérer à une organisation ayant fait du terrorisme une moyen de réaliser ses objectifs et d’adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs. Le tribunal a décidé de repousser l’examen de l’affaire au 16 octobre 2008 à la demande de la défense composée de maîtres Samir Ben Amor et Aymen Triki […] Monsieur Zakari Makouri a été arrêté par la police politique le 4 janvier 2007 suite aux événements de Slimane. Il a été remis en liberté par le juge d’instruction le 12 février 2008 mais la police politique l’a arrêté à nouveau trois jours plus tard et il a été à nouveau déféré devant un autre juge d’instruction pour les mêmes faits !!!   * Monsieur Sami Ben Khemaïs Essid a été déféré le 17 novembre 2008 devant la douzième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Ridha Derouiche dans l’affaire n°12070, pour adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs. La Cour a décidé de repousser l’examen de l’affaire au 27 novembre 2008 à la demande de son avocat, maître Samir Ben Amor. […] Pour l’Association La commission de suivi des procès politiques (traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  


Tunisie: accord avec l’Autriche sur la promotion des énergies renouvelables

TUNIS, 22 nov 2008 (AFP). La Tunisie et l’Autriche ont conclu un accord de coopération dans le domaine des énergies renouvelables, prévoyant notamment des mécanismes de production écologique, a-t-on appris samedi de source officielle. Cet accord, signé par Herbert Lechner, responsable de l’Agence autrichienne de la maîtrise de l’énergie, et son homologue tunisien Ayadi Ben Aissa, vise à promouvoir l’efficacité énergétique et l’usage des énergies renouvelables en Tunisie. Il a également pour objectif d’encourager les investissements autrichiens dans ce domaine et la collaboration entre les organismes des deux pays. La compagnie pétrolière autrichienne OMV a investi 100 millions de dollars pour la prospection d’hydrocarbures en Tunisie et fait état en octobre dernier de découvertes de gaz dans le champ dit “Sourour-1″ dans le sud tunisien. La Tunisie et l’Autriche sont liés par un accord de coopération financière d’un montant global de 75 millions d’euros, conclu en 2006 à Vienne

 

Algérie: un entrepreneur veut lancer un bioétnahol à partir de dattes

AFP: Samedi 22 novembre, 16h11  Pierre-Yves JULIEN « Il s’agit de bâtir une nouvelle branche industrielle intégrée au secteur des hydrocarbures qui entraînerait une grande répartition des richesses », a estimé Brahim Zitouni, président de Oasis Ltd (Organisation de l’agriculture du Sahara par intégration et substitution). L’Algérie produit 300.000 tonnes de dattes dont la moitié seulement est commercialisée, « le reste servant d’aliments pour le bétail », selon M. Zitouni. Le projet, d’un coût de 22 millions d’euros (30 millions de dollars) prévoit dans un premier temps d’utiliser les 150.000 tonnes de dattes communes (phoenix) restantes pour fabriquer le nakhoil, « un bioéthanol arabe non polluant, offrant une nouvelle source de revenus pour les agriculteurs et qui ne constituera pas un danger pour la sécurité alimentaire », a dit M. Zitouni. Selon lui, 20 tonnes de dattes peuvent produire plus de 6.500 litres d’éthanol. « La datte contient 65% de sucre, contre 18% à la betterave ou 13% à la canne à sucre. Sa culture s’adapte parfaitement à nos terres semi-arides et n’empiète pas sur les terres fertiles du nord de l’Algérie, consacrées aux céréales », a-t-il souligné au cours d’une conférence-débat organisée au centre de presse du quotidien El Moudjahid. Pour lui, « les terres où pousse le palmier-dattier sont désertes, et l’extension de cette culture par une technique de propagation in-vitro sur ces terres contribuerait à la lutte contre la désertification ». « D’autant que d’autres produits alimentaires peuvent être produits dans les palmeraies, où le palmier-dattier n’occupe que 20% de la surface ». La technique in-vitro permet à partir d’un seul palmier d’en produire plusieurs centaines de milliers d’autres qui poussent d’un mètre chaque année, selon l’entrepreneur. La production des palmeraies algériennes peut donc en 20 ans s’accroître sensiblement, réduisant l’impact de leur faible rendement, 22 tonnes à l’hectare contre 80 pour la canne à sucre par exemple, selon le dirigeant d’Oasis. M. Zitouni estime d’ailleurs que du bioéthanol pourra dans le futur être tiré du tronc même des palmiers. Surtout, a-t-il souligné, cette nouvelle industrie s’intègre au secteur du pétrole et du raffinage local dont il peut diminuer la pollution. « Les raffineries algériennes utilisent encore du plomb ou du benzène pour oxygéner les carburants, et ne répondent donc pas aux critères internationaux pour pouvoir exporter. Ces installations peuvent parfaitement être adaptées pour que le nakhoil soit mélangé aux carburants », a-t-il dit. « Il suffit d’un mélange de 2 à 5% de nakhoil par litre d’essence », a estimé M. Zitouni, selon qui « 5% d’éthanol dans les carburants peuvent réduire de 30% les rejets de monoxyde de carbone dans l’atmosphère ». Selon lui, « ce bioéthanol ne sera pas un carburant de substitution. Mais cette énergie verte, propre et nationale contribuera à la conservation des réserves pétrolières de l’Algérie ». La société compte s’installer sur cinq hectares à Oumeche près de Biskra (425 km au sud-est d’Alger), où seront construits une unité de production et un laboratoire de reproduction in-vitro de palmiers-dattiers. Elle attend maintenant le feu vert des autorités algériennes après des entretiens avec les ministères de l’Energie et des mines, de l’Environnement et de l’Agriculture.

 

Dubaï, ou la mise en scène du déni géopolitique.

Quand la carte s’arrime au monde.

 

Arnaud Brennetot  

 

La puissance suggestive des cartes est souvent employée par les publicitaires pour développer un discours normatif sur les territoires. Il s’agit pour eux d’orienter les choix des spectateurs lorsqu’ils ont à organiser leurs déplacements, déterminer un mode de résidence ou opter pour une destination de vacances comme c’est le cas pour l’annonce reproduite ci-contre et publiée dans la presse française au cours de l’automne 2008

Il s’agit pour l’agence de voyage Costa Croisières et le Department of Tourism & Commerce Marketing de Dubaï d’assurer la promotion d’un circuit dans le Golfe Persique. Les figures de style utilisées dans le message donnent la possibilité de mettre en lumière le système de valeurs sur lequel s’appuient les cabinets de marketing pour vendre un imaginaire géographique conforme aux intentions et aux attentes de leurs clients. L’image doit résumer les qualités essentielles du produit associé au territoire évoqué, dans une mise en scène capable de séduire et de convaincre les lecteurs.

La carte se présente ici sous la forme d’un cheminement ponctué d’escales (Dubaï, Mascate, Foudjaïrah, Abu Dhabi, Bahrein), le tout se fondant dans un paysage de ciel étoilé surmontant un désert de sable. Il ne s’agit pas seulement de fournir une information pratique sur le contenu du séjour mais bien aussi d’éveiller les désirs et de donner un avant-goût des plaisirs du voyage. Pour cela, les auteurs de l’affiche mobilisent les fantasmes appartenant au répertoire de l’orientalisme. Le tracé de la croisière fait penser à une délicate arabesque : la carte devient un prétexte métaphorique pour transfigurer l’espace en un signe chatoyant. Le firmament fait référence à un âge d’or mythique, celui du califat et de l’époque où les marchands arabes, circulant sur terre et sur mer, repéraient leur route grâce aux étoiles. La croisière constitue la réminiscence d’une aventure lointaine et excitante. En contrebas, les ondulations des dunes de sable exhalent une sensualité douce et voluptueuse tandis que l’évocation des Mille et Une nuits renvoie à un folklore ancien, stéréotypé et remixé par la culture hollywoodienne. Le texte qui complète la carte valorise l’ancrage dans un Orient légendaire teinté d’hédonisme postmoderne : « entre tradition et modernité, souks et boutiques de luxe, plages merveilleuses et paysages désertiques, découvrez au gré des flots une terre surprenante, pleine de charme et riche en multiples contrastes ».

Cette présentation attrayante, somme toute assez ordinaire dans son principe, n’est pourtant pas anodine. Elle s’accompagne notamment d’une atténuation significative des enjeux liés au développement touristique de la région. Le détournement symbolique de la carte se traduit par une ellipse du fond : le milieu, les rivages et les frontières sont escamotés. L’espace se résume à la topologie de l’excursion tandis que l’environnement prend une apparence abstraite et indifférenciée, masquant les tensions locales. Le Golfe Persique, le détroit d’Ormuz, la sécurisation des voies de passage ne sont pas mentionnés, ni le nom des États (Iran, Arabie Saoudite, Qatar). Si une petite vignette en bas de la page réinsère le circuit dans le cadre régional, seuls les Émirats arabes unis et Oman sont cités. L’objectif est de limiter les interférences avec l’image, abondamment véhiculée par les médias occidentaux et potentiellement dissuasive, d’une zone dangereuse et conflictuelle. La proximité d’États appartenant à l’« Axe du Mal » (Iran, Irak), eux-mêmes entourés d’émirats autoritaires, est passée sous silence, de même que les tensions liées à la délimitation des zones économiques exclusives et à l’appropriation des ressources offshore. Représenter la trajectoire de l’excursion sous la forme d’une constellation permet en outre de cacher la pauvreté du semis d’escales disponibles dans le Golfe : les ports pouvant accueillir des croisières sont peu nombreux, du fait du caractère récent et encore lacunaire du dispositif touristique, mais aussi car la présence de vacanciers dans un secteur soumis à des tensions internationales exacerbées reste délicate. Sous cet angle, la croisière s’apparente davantage à la traversée d’un corridor de sécurité qu’à une pérégrination libre et aléatoire. Seule Doha aurait sans doute pu offrir une halte supplémentaire. Tout se passe donc comme si le territoire était nié afin de mieux éclipser l’instabilité de l’espace traversé.

Cette stratégie de communication destinée à rassurer les touristes révèle les contradictions inhérentes à la reconversion de Dubaï vers l’économie des loisirs haut de gamme : les promoteurs de l’émirat prétendent affranchir les touristes de tout contact avec la réalité géopolitique du Golfe. Les guerres entre États, les crispations nationales, les clivages confessionnels et linguistiques ou la pression économique internationale ne sauraient ternir l’image étincelante de la cité et empêcher son intégration dans la Société-Monde. Dubaï se présente alors comme une étape incontournable au sein de l’archipel urbain mondial, emmenant dans son sillage les villes qui, comme elle, sont capables d’inventer et de générer les conditions intellectuelles et matérielles de leur propre réussite. Comme le signale G. Katodrytis cité par Mike Davis, « Dubaï peut être considérée comme le type émergeant de la ville du 21siècle : une série de prothèses urbaines et d’oasis nomades, autant de ville isolées gagnant sur la terre et sur l’eau ».

Sur une illustration complémentaire figurant en bas de l’annonce, le navire de croisière apparaît comme une bulle protectrice, flottant dans un espace lisse et neutre, fait de sable, de ciel et de mer. Dans cette immensité, seul l’hôtel Burj-Al-Arab émerge, comme un phare monumental offrant un tableau grandiose au regard des voyageurs. Le territoire de l’émirat se résume à cette tour majestueuse qui, avec ses sept étoiles, s’impose comme l’icône hyper-médiatique d’un mode de développement hors sol fondé sur la consommation et le luxe. Bercé par ce conte futuriste, le visiteur est invité à ignorer la population locale, comme le suggère l’absence de toute référence aux habitants. En présentant un univers artificiel et déshumanisé, cette publicité montre comment Dubaï pousse à l’extrême la logique d’omission des réalités sociales. Le fait que le décor masque ici un régime autocratique, un système économique reposant sur l’exploitation d’un prolétariat immigré en provenance d’Asie, un compartimentage de l’espace en cellules privatisées, et même une séparation hiérarchique des touristes, hypothèque toute possibilité de construction d’une urbanité équitable. L’accumulation d’attractions plus éblouissantes et prodigieuses les unes que les autres ― de Palm Dubaï, àBurj Dubaï en passant par le Dubaï Shopping Festival ou Dubaïland ― est conçue pour plonger le visiteur dans un plaisir ininterrompu. Sa conscience, saturée d’images hallucinantes, devient immunisée contre les désagréments. L’imprévu est évacué, la surprise est programmée et toute rencontre spontanée avec l’autre ne peut être que fortuite.

Le paysage de Dubaï prend donc la forme visionnaire et auto-réalisatrice d’un spectacle hypnotique et étourdissant, contraint à la surenchère et au renouvellement permanent. La démesure des édifices vise à détacher la métropole de son ancrage moyen-oriental pour mieux assurer son arrimage au Monde. Cette ambition extraordinaire, que l’on perçoit également dans le projet The World, avec ses trois cents îlots artificiels, bute malgré tout sur les contradictions d’un modèle réduit à occulter les bases fondatrices de sa propre territorialité.

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Bibliographie

Philippe Boulanger, « Le Pays qui voulait redessiner la mer » in La GéoGraphie, n°1, Nouvelle formule, 2008, pp. 74-81.

Mike Davis, Le Stade Dubaï du capitalisme, Paris, Les Prairies Ordinaires, 2008.

Jacques Lévy, L’Invention du Monde, Une Géographie de la mondialisation, Paris, Les Presses de Sciences-Po, 2008.

Hervé Théry, « Boom immobilier à Dubaï » in Mappemonde, n° 90, 2, 2008.

 

Illustration : Annonce Agence Costa Croisières, publiée dans L’Express, n° 2987, 02/10/2008, p. 73 ; Le Nouvel Observateur, Supplément Spécial Voyages, Soleils d’hiver, n° 2293, 16/10/2008, p. 4.

 

Documents annexes

• Annonce Agence Costa Croisières, octobre 2008 (182k)

 

Arnaud Brennetot

Arnaud Brennetot prépare une thèse de géographie intitulée Géoéthique des territoires. Le débat public territorial à travers la presse magazine en France à l’Université de Rouen (Laboratoire Mtg,Umr 6266Idees). Il utilise les théories de la justice territoriale pour interpréter le pluralisme des valeurs géographiques qui structurent l’opinion publique et travaille en particulier à partir du discours des médias.

(Source: . », EspacesTemps.net, Mensuelles, 19.11.2008 Lien : http://espacestemps.net/document6723.html

 

 

 

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