22 janvier 2009

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3166 du 22.01.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Reporters sans frontières demande l’arrêt immédiat du harcèlement envers Slim Boukhdir Reporters Without Borders press: Call for immediate halt to harassment of journalist Slim Boukhdir Malek Khadhraoui: « Statut avancé » accordé à la Tunisie –  À quand les explications d’Abdelwaheb Abdallah ? Sami Ben Abdallah: Mokhtar Yahyaoui et TunisiaWatch présentent des excuses à Tariq Ramadan Le Temps: Point de presse de M.Ridha Touiti, ministre du Commerce et de l’Artisanat – Vers la restructuration de la Caisse de compensation Reuters: Les tunnels de Gaza en travaux malgré les menaces israéliennes Reuters: Israël espère obtenir la libération de Gilad Shalit AFP:Gaza: accusé de crimes de guerre, Israël prépare sa défense AST: L’UIP inquiète du sort de parlementaires palestiniens Raouf Chouikha : Retrospective  francaise sur Gaza Reuters: INTERVIEW-UN rights chief urges more Obama action on prisoners Reuters:  Turquie – Nouveau coup de filet dans l’affaire Ergenekon Reuters: Turkish police detain 26 more in coup probe AP: Dozens more held in Turkish coup plot AFP: Plus de 300 parlementaires tués ou privés de leurs droits dans le monde (UIP)


Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com
 

 TUNISIE

Reporters sans frontières demande l’arrêt immédiat du harcèlement envers Slim Boukhdir

Reporters sans frontières constate et regrette le renforcement de la surveillance policière dont fait l’objet le journaliste indépendant Slim Boukhdir depuis sa libération, le 21 juillet 2008. Depuis plusieurs jours, ses faits et gestes sont ainsi épiés par des policiers en civil. Sa famille est également sous surveillance. L’organisation demande instamment que ces pratiques cessent, et déplore que les journalistes indépendants tunisiens soient obligés, par la volonté des responsables de police, de vivre avec de telles pressions. « Le gouvernement tunisien ne peut plus continuer à entraver le travail des journalistes de la sorte. Leur indépendance et leur liberté sont le garant d’une société stabilisée et pacifiée », a-t-elle déclaré. Le 19 janvier 2009, trois policiers en civil sont descendus d’une voiture sans plaque d’immatriculation et ont suivi Slim Boukhdir à sa sortie d’un café Internet proche de chez lui (banlieue sud de Tunis), et ce jusqu’à son retour vers 20h à son domicile. A l’arrivée de Me Abderraouf el Ayadi, avocat de Slim Boukhdir, les policiers ont interrompu leur surveillance, avant de revenir aux environs de 22h. Les 20 et 21 janvier au matin, deux policiers en civil se tenaient toujours près du domicile du journaliste. Son avocat et des amis journalistes venus le soutenir ont confirmé que des hommes en civil épiaient sa maison. A de nombreuses reprises, Slim Boukhdhir a été verbalement menacé d’être renvoyé en prison ou de voir son intégrité physique mise à mal s’il n’arrêtait pas ses activités journalistiques, jugées « dissidentes ». En outre, la famille du journaliste a fait l’objet d’intimidations. Ainsi, le 13 janvier, le domicile de son épouse à Sfax (270 km de Tunis) a été placé sous surveillance. Le 19 janvier, elle a reçu sur son téléphone portable un message d’insultes provenant d’un numéro inconnu. Slim Boukhdir, soutenu par son avocat, envisage d’entamer une action en justice contre l’expéditeur du message inconnu, et de manière générale contre la surveillance de son domicile et de ses activités. Le journaliste avait été arrêté le 26 novembre 2007 et condamné à un an de prison pour “outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions”, “atteinte aux bonnes moeurs” et “refus de présenter ses papiers d’identité”. Reporters sans frontières rappelle que la Tunisie se place 143e dans le classement mondial de la liberté de la presse, sur 173 pays. —————-

Call for immediate halt to harassment of journalist Slim Boukhdir

22.01.2009 TUNISIA Reporters Without Borders condemns a sudden reinforcement in the police surveillance to which independent journalist Slim Boukhdir has been subjected since his release from prison last July. Plain-clothes police have been closely watching everything he has done for the past few days and his family is also being kept under surveillance.   The press freedom organisation calls for an immediate halt to these practices and deplores the fact that independent Tunisian journalists can be subjected to such a degree of harassment on the decision of police officials. “The Tunisian government cannot go on obstructing the work of journalists like this,” the organisation said. “Their independence and their freedom are what guarantee a stable and peaceful society.”   On 19 January, three plain-clothes policemen got out of car with no number plates and followed Boukhdir from the time he left an Internet café near his home in a south Tunis suburb until he returned to his home at around 8 pm. When his lawyer, Abderraouf el Ayadi, arrived at the house, they suspended their surveillance, but returned at around 10 pm. There were always two plain-clothes policemen near his home on the mornings of 20 and 21 January. His lawyer and journalist friends who visited him in a show of support all confirmed that men in civilian dress were spying on the house.   Boukhdir has on several occasions been threatened with being sent back to prison or with physical violence if he does not stop his “dissident” journalistic activities. His family has also been subjected to intimidation. On 13 January, for example, his wife’s home in Sfax (270 km south of Tunis) was placed under surveillance. On 19 January, she received an insulting message on her mobile phone from an unknown number.   With his lawyer’s help, Boukhdir is planning to bring a legal action against the, as yet, unidentified person who sent the message, and against those who are watching his home and his activities.   Arrested on 26 November 2007, Boukhdir was sentenced to a year in prison on trumped-up charges of “insulting behaviour towards an official in the exercise of his duty,” “violating decency” and “refusing to produce identity papers.” He was released on 21 July 2008.   Tunisia was ranked 143rd out of 173 countries in the latest Reporters Without Borders press freedom index.  

 

 « Statut avancé » accordé à la Tunisie –  

À quand les explications d’Abdelwaheb Abdallah ?

By Malek Khadhraoui

Dansun dernier article j’ai formulé mes « sérieux doutes » sur l’honnêteté des déclarations de notre ministre des « affaires mensongères » sur le « statut avancé » que l’UE aurait accordé à la Tunisie.

La vérité c’est qu’il ne s’agissait qu’une candidature tunisienne qui sera étudiée avec « bienveillance » par l’UE. Il ne fallait pas enquêter pendant des mois, juste quelques vérifications de bon sens suffisent pour comprendre que notre ministre ne faisait que prendre nos « vénérables » conseillers pour des andouilles.

Et comme d’habitude dans ce genre de magouilles médiatico-propagandistes, c’est à une obscure agence de presse à l’indépendance douteuse de diffuser la bonne nouvelle. Après, il ne reste plus aux Médias officiels et autorisés qu’à reprendre « l’information » en faisant monter la sauce avec des analyses pseudo-objectives. Même l’opposition s’est faite prendre et a ressorti illico les déclarations de circonstances.

Mais voilà, mes « doutes » semblent avoir entamé la certitude des rédacteurs du site internet espacemanager.com, un des sites qui ont relayé les déclarations du ministre. 3 jour après la publication de l’article par l’express.fr, ils se sont fondus d’un article qui exprime leurs désarrois de « ne plus rien y comprendre » et se demandent : « ce qui retenait nos politiques à nous éclairer encore plus sur la question. ».

On ne peut qu’être de leur avis, surtout qu’ils ont repris une bonne partie des arguments pour enfin reconnaitre que « le communiqué de la partie européenne évoqué par l’agence APA et repris par plusieurs journaux s’avère être introuvable sur les supports de diffusion de l’Union européenne a-t-on appris du journal français l’Express. » Sans aller jusqu’à mettre le lien de l’article. Mais c’est peut être trop leur demander !

Pour le correspondant tunisien de JeuneAfrique.com les choses sont plus claires. En oubliant de revenir sur les déclarations du ministre, le journaliste nous rappelle la décision du dernier conseil d’association qui se trouve disposé « à étudier avec bienveillance » cette demande. « Mais l’on n’est qu’au début du processus de réflexion par un groupe de travail conjoint dont les travaux n’ont pas encore démarré » s’en presse-t-il de préciser.

Devant « les doutes » qui commencent à gagner des rédactions en général peu farouches, il fallait que quelqu’un vienne au secours de notre optimiste ministre. C’est le bimensuel l’Economiste Maghreb qui s’y colle et nous apprend que le chef de la délégation européenne en Tunisie est « très confiant quant aux chances réelles de la Tunisie d’accéder, dans les meilleurs délais à «un statut avancé » ». Tellement confiant qu’il a même déclaré que « la Tunisie est suffisamment avancée dans son rapprochement avec l’Union européenne pour accéder à ce statut ». Nous sommes donc « suffisamment » avancés pour obtenir le « statut avancé » ! Nous voilà donc à moitié rassuré !

Parce que, du coté des autorités, du ministère concerné plus précisément, toujours aucune réaction. Silence radio ! Pourtant notre ministre à beaucoup à nous dire. À commencer par s’expliquer à propos de cette « faute de gout » diplomatique. Mais surtout nous informer du déroulement et du contenu de ces négociations avec l’UE qui au cas où il l’aurait oublié, concerne en premier lieu les tunisiens eux-mêmes.

Il serait par exemple intéressant de savoir si le gouvernement tunisien s’apprête à engager les réformes nécessaires dans le domaine politique pour préparer la future accession au « statut avancé » dans le respect de l’esprit du plan d’action de la politique européenne de voisinage ? À l’approche des prochaines élections présidentielles qui, selon le dernier rapport de suivi de l’EU, posent « des enjeux essentiels pour le fonctionnement du processus démocratique tunisien », le régime en place a encore le temps de montrer sa « bonne volonté ».

Ou va-t-il plutôt profiter du « principe de différenciation », nouvelle invention européenne, qui consiste en des accords de coopérations « sur mesure » ? « Ce rapprochement d’intérêt mutuel pourrait concerner plusieurs secteurs d’activité comme par exemple le commerce, l’environnement, la politique maritime et de la pêche, les transports ou l’énergie. » aurait déclaré l’EU. Il est certain qu’en risque gère de se fâcher en parlant de nucléaire, d’énergies renouvelables ou de TGV. Même s’ils veulent parler poiscaille, l’UE aura du mal à donner des leçons à la Tunisie alors que deux de ses membres, la France et l’Italie, sont soupçonnés, autant que la Tunisie, de « pêche illégale » !

(*) Blogueur tunisien, apprenti reporter citoyen, j’exerce ma citoyenneté sur l’Internet libre tunisien en attendant de le faire pleinement dans une Tunisie libre et crois profondément que« le prix qu’il faut payer pour la liberté diminue à mesure qu’augmente la demande « .

(Source : le blog « Stranger » de Malek Khadhraoui, le 22 janvier 2008)

Lien:http://stranger-paris.blogspot.com/2009/01/statut-avanc-accord-la-tunisie-quand.html


 

Mokhtar Yahyaoui et TunisiaWatch présentent des excuses à Tariq Ramadan

 
 Par Sami Ben Abdallah www.samibenabdallah.com
Il a fallu moins de 24h à Mokhtar Yahyaoui (ancien juge en Tunisie et fondateur de TunisiaWatch) pour se décider et présenter des excuses publiques  à Tariq Ramadan. Ce dernier l’avait averti qu’il n’hesitera pas à faire appel à la justice pour « injures » et « diffamation ».Lire:Tariq Ramadan écrit à Mokhtar Yahyaoui avant de faire appel à la justice. Cliquez ICI     Mokhtar Yahyaoui avait publié la chronique de Nadia Omrane d’Alternatives citoyennes qui évoquait Tariq Ramadan. L’article en question a suscité plusieurs commentaires mais, en dépit de la moderation des commentaires exercée sur TunisiaWatch, Mokthar Yahyaoui a laissé passer des commentaires où on y lit : « Tariq ramadan est un violeur masqué.Il arrive à ses fins par la manipulation mentale, des mensonges ignobles et se sert de sa notoriété pour abuser des femmes innocentes qui croient à ses baratins. Et pas une à la fois mais 4,5 dans la même période à qui il raconte les mêmes mensonges.Une fois utilisées, c’est le silence » parmi tant d’autres commentaires.     Devant ces commentaires anonymes, Tariq Ramadan a écrit à Moktar Yahyaoui . Extrait « Vous [ Mokhtar Yahyaoui]  n’êtes pas sans savoir que vous êtes responsables des propos publiés sur votre site et que ceux-ci contreviennent au droit et à la protection de la personne : calomnie et atteinte à la dignité de l’individu sont directement en cause ici. Les propos ont atteint un tel degré que cela n’est plus acceptable.
 
Je vous demande donc non seulement de faire cesser ces échanges mais de retirer tous les messages qui sont une atteinte à la personne et des diffamations caractérisées ».   Moins de 24 heures après cette missive. Mokhtar Yahyaoui et TunisiaWatch ont répondu publiquement à Tariq Ramadan  en presentant leurs « Sincères excuses ».   Extrait de la mise au point de Mokhtar Yahyaoui :   « Comme tout intellectuel engagé Tariq Ramadan suscite en Tunisie comme ailleurs polémique et controverse des courants opposées, Comme le reproduit cet article. Tunisia Watch, un blog d’information sur la situation des droits de l’homme en Tunisie et au Maghreb, ne partage pas ces idées et n’a pas pour objectif de s’inscrire dans ce genre de ces polémiques.
 
J’été alerté aujourd’hui par ce message envoyé par Tariq Ramadan sur les « propos graves, insultants et diffamatoires » le concernant postés en commentaire ici. En relisant le fil de discussion je conviens que ce débat devient malsain et tend à cibler la personne à défaut d’enrichir les lecteurs en apportant des arguments contradictoires sur ses idées, ce qui le rend inutile et justifie son arrêt. ».   Pour plus de précisions sur ce sujet, connectez-vous sur TunisiaWatch.
 

Point de presse de M.Ridha Touiti, ministre du Commerce et de l’Artisanat

Vers la restructuration de la Caisse de compensation

En faisant un flash-back sur les indicateurs économiques et commerciaux de 2008. L’année de tous les périls : on revient toujours sur les contrastes de la conjoncture internationale, autrement dit sur la flambée des cours des matières premières, l’envolée des prix de l’énergie, la crise financière pour revenir à une chute des cours internationaux  des matières premières et des produits de base.

Un tel « récap » est de mise pour expliquer l’évolution des indicateurs enregistrés et les objectifs tracés pour 2009. L’évolution des indicateurs du commerce extérieur, l’état d’approvisionnement du marché intérieur et la courbe des prix à la consommation  ont été les principaux points soulevés hier lors de la conférence de presse tenue par M.Ridha Touiti, ministre du Commerce et de l’Artisanat.

En 2008, le déficit commercial avec l’extérieur s ‘est creusé à 6601,8 MDT contre 5027,7 MDT en 2007. Le taux de couverture des importations par les exportations s’est replié en enregistrant un taux de 78,2% contre 79,4% enregistrés en 2007. Le déficit énergétique s’est élevé à 833,9 MDT et la balance commerciale alimentaire a accusé pour la deuxième année consécutive un déficit de 1160,6 MDT.

Les indicateurs précités ne peuvent qu’accréditer la thèse des dédales labyrinthiques de la conjoncture débouchant sur un ralentissement du rythme de la croissance.

Le ministre du Commerce et de l’Artisanat a mis l’accent sur les dispositions préventives, les mécanismes d’ajustement et les réformes engagées permettant à l’économie tunisienne de sortir de l’impasse.

Et en dépit de toutes les turbulences internes et externes, le ministre confirme la solidité des grandeurs économiques de base dont le niveau général des prix à la consommation familiale, la régularité dans l’approvisionnement du marché et l’évolution des exportations.

« Malgré les changements climatiques et l’oscillation des prix internationaux des matières premières et des produits agricoles, l’approvisionnement du marché national en 2008 a été dans l’ensemble régulier », affirme le ministre.

S’agissant de l’évolution du niveau général des prix, par glissement annuel les prix ont augmenté de 4,1% en 2008 contre 5,8% une année auparavant. Le taux d’inflation a été contenu à 5% au terme de l’année 2008.

Baisse des prix du fer, de l’huile végétale non subventionnée et des voitures

Un niveau de prix jugé « jugulé » selon le ministre et qui revient principalement à l’abondance de l’offre, la non-révision des prix des produits subventionnés et à la surcharge qui pèse sur la caisse de compensation. Les dépenses de la caisse générale de compensation ont frôlé les 1000 MDT en 2008.

A ce titre, M.Touiti a affirmé l’intention de poursuivre la restructuration et la mise à niveau du système de compensation à travers notamment  le ciblage des domaines d’intervention de la Caisse de Compensation.

Toujours dans le chapitre des prix, le ministre a jeté la lumière sur la récente révision à la baisse des prix des hydrocarbures et sur les ajustements à la baisse, pratiqués sur les prix du fer et de l’huile végétale non subventionnée et des automobiles.

Parallèlement à la chute des prix internationaux des matières premières, le ministre a confirmé la baisse à trois reprises des prix du fer sur le marché national, soit une baisse générale de 35% à 36%. Un abaissement de 20% des prix de l’huile végétale a été également enregistré. Cette tendance baissière des prix jouit au consommateur final. Néanmoins, le ministre a soulevé dans ce même ordre d’idées les risques de surgissement d’une situation de déflation au cas où le rythme des prix continue de poursuivre une courbe descendante à long -terme. Une situation de désinflation ou de légère inflation serait plus avantageuse qu’une situation de déflation au sens propre. Laquelle se traduit par un ralentissement d’activité économique, par une baisse de la production, par une baisse de la consommation et donc par une régression de la croissance.

Ralentissement du rythme des exportations

Au niveau du marché extérieur, l’élargissement du déficit commercial avec l’extérieur ne dément pas l’évolution du rythme des échanges commerciaux, lequel a évolué de 2 points. Selon les indicateurs avancés par le ministre du Commerce et de l’Artisanat,  le commerce extérieur est ventilé par part de marché comme suit : 11,6% avec le marché de l’Union Européenne, 22,1% avec l’Union maghrébine et 36,6% avec l’Afrique subsaharienne.

Le ministre a tout de même souligné le ralentissement du rythme des exportations observé au cours du quatrième trimestre 2008  notamment en matière du textile-habillement et du cuir et chaussures (THCC). « La baisse de l’avantage compétitif de la Tunisie en matière dans le secteur du THCC face à la déferlante chinoise », est derrière le ralentissement du rythme des exportations du secteur sans pour autant omettre la morosité du marché international.

En ce qui concerne les objectifs quantitatifs pour 2009, les prévisions tablent sur un accroissement de 8,7% des exportations, de 8,9% des importations, sur un taux d’inflation de 3,5% et des dépenses de compensation de l’ordre de 800 MDT contre 1000 MDT en 2007.

La réalisation des objectifs précités reste soumise à l’application effective des dernières dispositions conjoncturelles et structurelles engagées en faveur des entreprises exportatrices en difficulté dont l’allocation de 1,5 MDT en faveur des entreprises exportatrices dans le secteur du textile, la poursuite des subventions directes au profit des produits agricoles et agroalimentaires, l’organisation des foires et salons de promotion et l’extension du programme du FAMEX (Fonds d’accès au marché extérieur).

Compte tenu des fluctuations du marché international et des facteurs imprévisibles, il est très difficile d’anticiper sur l’évolution de la demande étrangère et donc de l’exportation nationale. Le rythme d’évolution à la hausse ou à la baisse des prix reste à son tour assujetti aux facteurs exogènes. Un nouveau pic des produits pétroliers et de base et une récession plus profonde de l’économie internationale renverseraient la donne et remettraient à jour les prévisions de croissance pour l’année 2009.

Yosr GUERFEL

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 22 janvier 2009)

 

 
 

Israël espère obtenir la libération de Gilad Shalit

Jeudi 22 janvier, 15h44 Reuter Dan Williams Après son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, Israël espère pouvoir assouplir les conditions d’un échange de prisonniers afin de récupérer le soldat Gilad Shalit, aux mains des Palestiniens depuis 2006, indiquent des responsables israéliens. Israël conditionne la levée de tout blocus de la bande de Gaza à des progrès immédiats des efforts déployés par l’Egypte pour obtenir la libération du militaire et il est prêt à assouplir ses objections à la liste de prisonniers palestiniens que le Hamas souhaite voir libérés en échange, ont dit ces responsables. Les islamistes ont réclamé l’amnistie pour 1.400 détenus. Israël a été longtemps réticent concernant 450 d’entre eux, estimant que leur libération saperait la stratégie de paix du président palestinien Mahmoud Abbas en renforçant des rivaux, partisans d’une ligne dure. Mais après son offensive de 22 jours contre le Hamas dans la bande de Gaza, Israël semble avoir assoupli sa position. « L’idée est que nous pouvons nous permettre d’assouplir nos critères sur la libération de prisonniers, car tout bénéfice pour le Hamas sera largement éclipsé par les dégâts qu’il a subis à Gaza », a noté un responsable israélien de la sécurité. Selon lui, le Premier ministre Ehud Olmert souhaite parvenir à un accord avant son départ, à l’issue des élections du 10 février, mais il n’est pas certain que le gouvernement israélien pourra approuver tous les noms figurant sur la liste du Hamas. « Je crois que l’opération militaire a Gaza a créé des leviers qui pourront contribuer à accélérer le retour de Gilad Shalit (…) Je n’en dirai pas davantage », a déclaré jeudi Olmert à des journalistes. Binyamin Ben-Eliezer, membre du cabinet de sécurité, a dit à la radio de l’armée israélienne qu’il n’y avait encore eu aucune nouvelle discussion sur un possible échange de prisonniers, mais il a ajouté: « Je suis de ceux qui sont prêts à payer cher pour le retour de Gilad ». Selon un responsable du Hamas proche des tractations, l’offensive israélienne à Gaza a rendu encore plus lointaine la perspective d’une libération de Shalit. « Qui sait où se trouve Shalit après tout ce qui est arrivé? », a-t-il dit. L’émissaire israélien Amos Gilad s’est rendu jeudi au Caire pour discuter des moyens de consolider la trêve du 18 janvier qui a mis fin à l’offensive à Gaza. Selon des sources proches des services de sécurité, il évoquera le cas de Shalit au cours de ses discussions avec les Egyptiens. Les puissances occidentales ont réclamé une plus large ouverture des points de passage de Gaza avec l’Egypte et avec Israël, mais l’Etat juif a exclu de rétablir un passage normal en l’absence d’un accord sur Shalit. « Je peux vous dire en bon hébreu: mis à part le passage de denrées humanitaires, il n’y aura aucun point de passage ouvert sans Gilad Shalit », a martelé Ben-Eliezer.


Les tunnels de Gaza en travaux malgré les menaces israéliennes

Reuters, le 22 janvier 2009 à 12h53

par Nidal al Moughrabi

GAZA, 22 janvier (Reuters) – Plusieurs centaines de Gazaouis se sont rendus jeudi à la frontière égyptienne pour remettre en état les tunnels de contrebande pilonnés pendant les 22 jours de l’offensive israélienne et rétablir un trafic vital pour l’enclave contrôlée par le Hamas.

Le mouvement islamiste et les autres factions armées, qui utilisent des tunnels distincts pour la contrebande d’armes, interdisent à la presse d’en approcher et il est impossible de savoir s’ils sont ou non opérationnels.

Le gouvernement israélien a promis de recourir à nouveau à la force si le Hamas tente de reconstituer son arsenal. L’arrêt des tirs de roquettes en direction du sud de l’Etat juif était l’un des principaux objectifs de l’opération « plomb durci ».

Les forces israéliennes déployées dans la bande de Gaza ont achevé leur retrait mercredi, trois jours après les cessez-le-feu unilatéraux proclamés par les deux camps.

« S’il faut mener de nouvelles opérations militaires pourfaire cesser la contrebande, ce sera fait (…) Israël se réserve le droit d’agir contre la contrebande, un point c’est tout », a martelé Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères, sur l’antenne de Radio Israël.

A Rafah, dans l’extrême Sud de l’enclave, les nombreux Palestiniens ayant investi financièrement dans les tunnels ont entamé un état des lieux et des travaux de réfection, dissimulés sous des tentes, ont d’ores et déjà débuté.

Le blocus israélien de la bande de Gaza, qui ne laisse filtrer que l’aide humanitaire, a fait de ces tunnels une activité très rentable. « Il faut bien vivre. On est encore jeunes et on n’a pas d’autre boulot que les tunnels », résume Mohamed, 18 ans, propriétaire de l’un de ces ouvrages.

Le général Gabi Ashkenazi, chef d’état-major de Tsahal, a assuré la semaine dernière que tous les tunnels répertoriés avaient été bombardés pendant l’offensive.

A Genève, le Comité international de la Croix-Rouge s’est inquiété de la présence de munitions ayant fait long feu, craignant pour les plus jeunes et les équipes de secours.

« C’EST TRÈS PROFITABLE »

« La plupart des enfants sont restés enfermés ces trois dernières semaines parce qu’il n’y pas eu de pause dans les hostilités. Les combats sont désormais terminés, ils sont à nouveau dans les rues et courent le risque d’être tués ou mutilés par ces restes de la guerre », a souligné Imad Abou Hassirah, membre du personnel de l’organisation.

L’offensive israélienne entamée le 27 décembre a coûté la vie à 1.300 Palestiniens, dont 700 civils, selon les services de santé de Gaza.

En Israël, on assure que plusieurs centaines d’activistes ont été mis hors d’état de nuire et que le Hamas a subi un coup très dur qui a, qui plus est, renforcé le pouvoir dissuasif de Tsahal. Treize Israéliens, dont trois civils, ont été tués pendant les combats.

Les Gazaouis qui habitent dans le secteur frontalier assurent que le trafic de carburant a d’ores et déjà repris via plusieurs centaines de tunnels qui ont, selon eux, échappé aux bombardements.

Mohamed et ses trois partenaires ont investi 40.000 dollars dans leur propre galerie. « Bientôt, il sera opérationnel. Je ne ramènerai pas de drogue ni d’armes. J’ai l’intention de l’utiliser pour ce qui manque le plus, la nourriture et l’essence, et c’est très profitable », dit-il.

En visite à Bruxelles, Livni a fait savoir mercredi que

l’Union européenne avait reconnu la nécessité de faire cesser le trafic d’armes dans la bande de Gaza. Au micro de Radio Israël, elle a invité les Etats membre de l’Union européenne à y contribuer en arraisonnant les navires qui alimentent ce trafic et en infligeant de nouvelles sanctions à l’Iran, qu’elle accuse d’équiper le Hamas.

Ses homologues européens ont, quant à eux, fait de la réouverture des points de passage de la bande de Gaza une condition de leur participation à la lutte contre la contrebande. « Les points de passage sont ouverts aux besoins humanitaires, c’est conforme à nos valeurs », leur a-t-elle répondu.

Un émissaire israélien est attendu jeudi au Caire pour reprendre les discussions sur les moyens d’assurer la sécurité à la frontière avec la bande de Gaza, dans le cadre d’un accord à long terme que l’Egypte s’efforce d’obtenir.

REUTERS

 


 

Gaza: accusé de crimes de guerre, Israël prépare sa défense

AFP publié le 20/01/2009 à 10h58 Israël prépare sa défense face à des accusations de « crimes de guerre » après son offensive meurtrière dans la bande de Gaza, même si une action juridique a peu de chances d’aboutir. Rédaction en ligne L’Etat hébreu, qui a promis de mener une enquête sur les bombardements massifs contre des zones habitées dans la bande de Gaza, affirme rassembler des preuves pour démontrer que ses objectifs étaient uniquement militaires. « Israël veut être en mesure de présenter des preuves démontrant que la majorité des immeubles démolis étaient utilisés par les combattants. Beaucoup étaient piégés, utilisés pour tirer des roquettes et entreposer des armes », explique à l’AFP le ministre des Affaires sociales, chargé des relations avec les ONG, Yitzhak Herzog. Des photos aériennes et des documents filmés par les soldats sur le terrain équipés de caméra vidéo durant les combats, sont en ce moment rassemblés pour renforcer la thèse israélienne selon laquelle les bombardements étaient légalement justifiés. Selon les services d’urgence de Gaza, plus de 1.300 Palestiniens sont morts et plus de 5.000 ont été blessés lors de cette opération de 22 jours qui visait officiellement le Hamas. Au moins 65% des victimes sont des civils et parmi les morts se trouvent plus de 400 enfants et une centaine de femmes. Ecoles bombardées Des écoles gérées par les Nations unies, le quartier général de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont été bombardés tandis qu’un convoi humanitaire a été pris pour cible. L’UNRWA, Amnesty International et des médecins étrangers présents à Gaza ont aussi accusé l’armée israélienne d’utiliser des bombes au phosphore dans des zones habitées, en violation des conventions internationales. Amnesty a accusé lundi l’Etat hébreu de « crimes de guerre ». Pour l’expert de l’ONU sur les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens, Richard Falk, la punition collective infligée par Israël à la population s’assimile à « un crime contre l’humanité ». « Pourquoi des civils sont morts ? Parce que les camps d’entraînement et toutes les installations du Hamas sont positionnés près d’écoles, de mosquées ou d’habitations », explique à l’AFP la porte-parole de l’armée Avital Leibovitch. « Le Hamas commet des crimes de guerre en mettant des civils en première ligne », a-t-elle ajouté, promettant qu’Israël « répondra » à toutes les accusations. Peu de chances d’aboutir La Bolivie, la Fédération internationale des droits de l’Homme et un groupe d’avocats ont déjà fait savoir qu’elles voulaient saisir la Cour pénale internationale (CPI), compétente pour les crimes de guerre et contre l’humanité. Mais, selon des experts juridiques, ces poursuites ont peu de chances d’aboutir, l’Etat hébreu n’étant pas signataire du Statut de Rome qui a mis en place la juridiction. La CPI peut en revanche être saisie par le Conseil de sécurité de l’ONU, où les Etats-Unis, principaux alliés d’Israël, disposent d’un droit de veto. Selon Jaber Wisha, vice-président du Centre palestinien des droits de l’Homme, la voie légale la plus réaliste est le recours au principe de « justice universelle », qui permet à un Etat de juger des crimes de guerre même s’ils n’affectent pas ses intérêts nationaux. Une attaque contre des civils ou des organisations humanitaires peut être considérée comme un crime de guerre s’il est prouvé qu’elle était « intentionnelle », souligne Larry Maybee, expert juridique du Comité international de la Croix Rouge (CICR). Même si la cible est militaire, la justice doit chercher à savoir si « l’auteur de l’attaque a pris les précautions suffisantes pour minimiser le nombre des victimes et des dégâts » civils, et si la « réponse à été proportionnelle à la menace », explique-t-il. La Belgique, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande ont déjà été saisis dans le passé de plaintes contre des responsables israéliens, mais les poursuites ont été abandonnées.

 


 

 

L’UIP inquiète du sort de parlementaires palestiniens

ATS, le 21 janvier 2009 à 16h33

Genève (ats) L’Union interparlementaire (UIP) s’est inquiétée jeudi du sort de 48 parlementaires palestiniens, dont le présidentdu Conseil législatif (parlement). En outre, elle est sans nouvelles de huit parlementaires en Erythrée.

Les députés palestiniens ont été arrêtés en Cisjordanie peu après leur élection en janvier 2006, et transférés en Israël. Seuls deux ont été jugés depuis pour des motifs jugés fallacieux par l’organisation, a déclaré la sénatrice canadienne Sharon Carstairs, présidente du comité des droits de l’homme de l’UIP.

En Erythrée, malgré des demandes répétées aux autorités, l’UIP demeure « sans nouvelles » de huit parlementaires qui ont disparu depuis 2001. L’UIP se demande s’ils sont encore vivants.

Par ailleurs, en Afghanistan, Malalai Joya, membre de la Chambre du peuple, se voit « virtuellement privée de son mandat » depuis que celui-ci a été suspendu en mai 2007. Elle avait fait des déclarations télévisées jugées offensantes pour d’autres parlementaires, a indiqué Mme Carstairs.

Quelque 320 parlementaires à travers le monde ont été assassinés en toute impunité depuis dix ans, ont disparu, sont détenus sans jugement ou empêchés d’exercer leur mandat, a déploré le comité des droits de l’homme de l’UIP. Quelque 40 000 parlementaires sont en fonction dans le monde. L’UIP regroupe 154 parlements dans le monde.

(Source : www.romandie.com , le 22 janvier 2009)


RETROSPECTIVE  FRANCAISE SUR GAZA

 

Abd Raouf Chouikha

 

 

« Ne pas importer chez nous le conflit du Proche Orient » est devenu un leitmotiv répété en chœur par les ministres, les hommes politiques différents, les médias des grands journaux télévisés….arguant bien entendu la complexité du problème et, la difficulté à être objectif.

Pour ne pas importer le conflit il faudrait être « neutre » afin de ne pas « heurter les sensibilités » de tout bord ; ce qui signifie pour certains médias renvoyer dos à dos l’agresseur et ses victimes ou à la limite ne pas trop s’étaler sur le sujet et évoquer encore moins le drame humanitaire ni

 le calvaire quotidien de ces malheureux palestiniens.   

 

 Le débat organisé à l’Assemblée nationale sur le conflit à Gaza a réuni moins de quarante députés dans l’hémicycle, où les leaders sont restés muets, et où seuls trois ministres étaient présents.

C’est croire que l’actualité est somme toute terne et banale !

Dans ce débat Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a assuré que «les contours d’un cessez-le-feu commencent à se dessiner» à Gaza. «Une dynamique est lancée, des contacts se poursuivent quotidiennement…

J’ai la conviction que nos efforts vont aboutir…» a insisté l’hôte du Quai d’Orsay.

Le ministre a distingué «les manifestations légitimes», qui «témoignent d’une vitalité démocratique» tout en réprouvant les propos et  les actes «antisémites» ou «racistes».

 Pourtant ce promoteur du « droit d’ingérence » s’était engagé à l’appliquer partout. Après la Somalie et le Kosovo, Bernard Kouchner appelle de toutes ses forces à une intervention au Darfour « aux côtés de ceux qui souffrent ». Mais on ne nous dit pas que ce « droit d’ingérence » a un caractère très sélectif, qu’il ne s’applique qu’en fonction d’intérêts et d’objectifs bien précis… 

«Je veux mettre en garde contre toute importation du conflit en France», a-t-il conclu.

Au nom des députés socialistes, Jean-Christophe Cambadélis (Paris) a rappelé que «ce n’est pas en proposant au peuple juif le cercueil ou les valises que les Palestiniens obtiendront un État».

Il a toutefois ajouté que le Hamas «croit pouvoir réactiver Septembre noir».

 Martine Billard (Verts, Paris) a eu le courage de qualifier Gaza de «camp d’internement à ciel ouvert» puisque

«la population n’a aucune possibilité de fuir l’horreur des bombardements».

Pour l’orateur du groupe  (qualifiée de virulente par Le Figaro )

qui réunit les députés communistes et Verts, Israël veut créer des «bantoustans» pour les Palestiniens.

Et ces députés ont ajouté dans un communiqué qu’une action judiciaire était possible en France pour sanctionner «les violations du droit humanitaire perpétrées par l’armée israélienne».

Les députés communistes et Verts ont estimé que «les Palestiniens de Gaza de nationalité française ont le droit de saisir un juge français» à cet effet.

Le président de la commission des Affaires étrangères, Axel Poniatowski (UMP, Val d’Oise), a affirmé que «les torts sont incontestablement partagés» entre le Hamas et Israël dans cette crise.

Et il a appelé de ses vœux  « l’envoi d’une force internationale» à Gaza, comparable à la Finul au Liban ».

Puis le débat fut clos, et aucune suite ne sera envisagée. 

  

Quant aux journaux, on qualifie souvent de  « conflit du Proche Orient », de  « crise du Proche Orient » ou pire d’ « opérations israéliennes » pour décrire la situation à Gaza (le nombre de morts  et de blessés est rapidement évoqué).

Les massacres sont communément étiquetés «dommages collatéraux».

L’information est donnée de manière furtive et bien sûr laconique, afin bien entendu de …

… « Ne pas importer chez nous le conflit du Proche Orient » !  

 

 

Mais le plus inquiétant, sont les éditoriaux des grands hebdomadaires de cette semaine qui interprètent de manière bien singulière ce leitmotiv en couvrant les exactions et les atrocités commises à Gaza.

Ils utilisent pour justifier l’agression,  des arguments  racistes puisés dans  leur fond de commerce : l’islamophobie.A vous de juger…

 

Claude Imbert, dans Le Point du 16/01, avec le titre choquant :  « L’horreur et après ? » parle d’un « escadron des sorcières

(qui) attise contre Israël un autre peuple errant…

 Souvenez-vous que l’Autorité palestinienne – celle jadis d’Arafat et qui donna l’espérance fallacieuse d’un pouvoir apte à négocier- s’est trouvée débordée, dévaluée, puis combattue par la dissidence de ses jusqu’au-boutistes. Contre elle, le Hamas … veut la mort d’Israël, … le Hezbollah se rengorge (de lui) avoir résisté en 2006 … Enfin le président iranien Ahmadinejad jette de l’huile sur le feu en appelant, lui aussi, à la fin de l’Etat juif », poursuit l’éditorialiste.

« En France, les quartiers sensibles bougent. Des juifs cachent leur kippa et certains, déjà, déménagent. Une foule de plus de cent mille personnes s’exaltait, à Paris, l’autre jour, contre Israël….

l’antisionisme se mue en antisémitisme déclaré. Une très sale pente ! »

 

Jusqu’à quand tous ces mensonges ?

 

Christophe Barbier, dans l’Express du 16/01, défend Israël qui « a raison de mener cette guerre et (qui)

le fait aussi pour notre tranquillité ».

« Le Hamas est un mouvement terroriste », explique-t-il. « … le nimber de nationalisme et l’oindre de démocratie, c’est ruser avec le vrai : il n’y a pas de terrorisme légitime … Affirmer que la chute du

Hamas laisserait la place à des mouvements plus intégristes encore, et qu’il vaut mieux traiter avec celui-ci qu’affronter ceux-là, c’est raisonner comme un poltron. Au grand jeu de la reculade et du marchandage, l’Occident a perdu trop gros. En matière d’islamisme, si elles acceptent le choléra pour éviter la peste, les démocraties mourront du choléra, tout simplement », prévient-il enfin.

 

 

Jean Daniel dans le  Nouvel Observateur titre pour sa part son éditorial : « La contagion de la haine ». Il dit

« L’idée que (la France), pays d’Europe où communautés juives et musulmanes sont les plus importantes, pût rester à l’abri des retombées du conflit au Proche-Orient était tout simplement absurde.

Et le fait de n’avoir pas pensé à cette éventualité est simplement irresponsable…..

 Les représentants des grandes religions, de leur côté, viennent de prendre enfin l’initiative d’inciter

 ensemble leurs fidèles à renoncer à toute violence. Les intellectuels ont un rôle considérable à jouer dans cette épreuve. Ce rôle est clair : il s’agit de montrer à l’opinion arabe qu’il y a de très nombreux Français juifs hostiles à l’intervention israélienne à Gaza et de montrer à ces derniers qu’il y a de nombreux Français musulmans qui exècrent le Hamas. »

 

Quant à l’inamovible B.H. Levy, il veut simplement « Libérer les Palestiniens du Hamas » dans le même Le Point

Il dit « Aucun gouvernement au monde, aucun autre pays que cet Israël vilipendé, traîné dans la boue, diabolisé, ne tolérerait de voir des milliers d’obus tomber, pendant des années, sur ses villes : le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la “brutalité” d’Israël — c’est, à la lettre, sa longue retenue. »

Si la longue retenue se limite par un massacre de 1300 gazaouis et de 5500 bléssés.

Faudrait-t il en plus remercier Israël que le massacre soit si insignifiant et que  le drame humanitaire soit si anodin ?  

Il poursuit « N’étant pas un expert militaire, je m’abstiendrai de juger si les bombardements israéliens sur Gaza  auraient pu être mieux ciblés, moins intenses.»

Faut il vraiment être expert pour constater l’ampleur des dégâts, de dénombrer les morts et blessés et, de voir que les cibles sont essentiellement des civils (habitations, écoles, hôpital, sièges de l’URNWA,…).

 

Quel cynisme  de la part de ce grand penseur !

 

 

Maintenant le sujet tendrait-il à devenir tabou au point que celui qui ose exprimer une opinion différente,  dénoncer les crimes atroces commis à Gaza, et au minimum oser s’apitoyer sur le sort des malheureux serait vite accusé d’anathème : « vouloir importer le conflit chez nous » !

En agissant de cette sorte,  les valeurs de droits et de justice s’en trouvent aujourd’hui fort altérées.

On est en droit de s’inquiéter :

ou est passée la conscience  de la patrie des droits de l’homme ?

Emile Zola, René Cassin et tous les autres : au secours !


 

INTERVIEW-UN rights chief urges more Obama action on prisoners

Reuters, le 22 janvier 2009 à 13h08

By Stephanie Nebehay

GENEVA, Jan 22 (Reuters) – The U.N’s top human rights official on Thursday applauded new U.S. President Barack Obama’s decision to close Guantanamo jail and urged him to look also at prisoners’ rights at U.S.-run centres in Afghanistan and Iraq.

U.N. High Commissioner for Human Rights Navi Pillay also urged Obama to hold to account the perpetrators of torture or unlawful methods of interrogation carried out in the U.S. « war on terror ».

« As High Commissioner and spokesperson for victims of torture and incarceration all over the world, I welcome most heartily this commitment by President Obama to close Guantanamo, » Pillay told Reuters. « I hope that it happens soon. »

A draft executive order obtained by Reuters in Washington on Wednesday sets a one-year deadline to close the controversial U.S. military prison at Guantanamo Bay, Cuba, where foreign terrorism suspects have been detained for years without trial.

The United States still holds about 250 men there and wantsto try about 80 of them on terrorism charges.

EUROPEAN RESPONSIBILITY

Pillay said European countries should take in some of the Guantanamo detainees cleared for release who cannot return to their homelands because of a risk they could be tortured or persecuted there.

« Europe cooperated in the first instance in the rendition and the unlawful removal of these persons from various countries, » she said.

Guantanamo Bay prison was established at a U.S. naval base in the wake of the Sept. 11, 2001 attacks on the United States and the launching of the « war on terror » by the administration of President George W. Bush.

Pillay said that she believed Obama would ensure that U.S. federal law applied to the detainees and that any trials were conducted in the ordinary courts rather than military commissions which she said should be disbanded.

« I appeal to President Obama to also look into similar detention regimes which have been set up or supported by the U.S. government in Afghanistan and Iraq and ensure that those detainees have judicial review of their detention and their prospects of release or trial, » she said.

Obama will also ban abusive interrogations and order a review of detention policies for captured militants, according to congressional aides and a White House official. Military commissions would be halted during the review.

« I think it is essential that the president sets up structures to look into effective accountability for past practices by perpetrators and interrogations and sets good  practices in place, » said Pillay, a former judge at the

International Criminal Court.

The United States has a strong judicial tradition of protection of fundamental freedoms and prevention of torture and unlawful methods of interrogation, she said.

« We always call for accountability of violations and this would include individuals who controlled centres like Guantanamo and Abu Ghraib and other centres, » Pillay said.

Revelations of prisoner abuse by U.S. military personnel at Abu Ghraib prison in Baghdad caused an international outcry in 2004.


Turquie – Nouveau coup de filet dans l’affaire Ergenekon

Reuters, le 22 janvier 2009 à 10h59 ISTANBUL, 22 janvier (Reuters) – Vingt-six personnes, dont un journaliste et un responsable syndical, ont été arrêtés jeudi en Turquie dans le cadre de l’enquête sur le réseau nationaliste Ergenekon, soupçonné de complot contre le pouvoir, rapporte l’Agence de presse anatolienne. Un cadre de la police et un officier ont par ailleurs été transférés d’Antalya à Istanbul pour interrogatoire. Quatre-vingt-six prévenus, dont plusieurs officiers supérieurs à la retraite, des hommes politiques et des avocats sont jugés depuis le mois d’octobre dans le cadre de cette affaire qui menace la stabilité de la Turquie. Ils sont soupçonnés d’avoir préparé des assassinats et des attentats à la bombe afin de provoquer une intervention de l’armée et le renversement du gouvernement dirigé par le parti de centre-droit AKP, issu de la mouvance islamiste. Garante sourcilleuse de la laïcité héritée d’Atatürk, la haute hiérarchie militaire, qui a fait tomber quatre gouvernements élus au cours des 50 dernières années, récuse tout lien avec Ergenekon. L’interpellation depuis le début du mois de plusieurs dizaines de suspects, parmi lesquels figurent des officiers en activité, a exacerbé les tentions entre l’armée et le gouvernement. Selon ses détracteurs, l’AKP chercherait par ce vaste coup de filet à se venger de la procédure judiciaire menée en 2008 en vue de sa dissolution. Les arrestations de jeudi ont eu lieu dans 13 provinces et les forces de l’ordre ont perquisitionné au siège d’un syndicat de la métallurgie, rapportent les médias. REUTERS  

Turkish police detain 26 more in coup probe

 

 
Reuters, le 22 janvier 2009 à 09h33 ISTANBUL, Jan 22 (Reuters) – Turkish police detained 26 people, including a journalist and a union leader on Thursday, media said, in a probe into an alleged coup plot that has rattled markets and fuelled tension between the government and the army. A police chief and an officer were also brought to Istanbul from the Mediterranean city of Antalya for questioning in the widening investigation, state-run Anatolian news agency said. Eighty-six people, including retired senior officers, are on trial over suspected links to a nationalist group known as « Ergenekon » that is accused of plotting the overthrow the Islamist-rooted AK Party government in EU candidate Turkey. More detentions were taking place in 13 provinces on Thursday, and police were searching the offices of a metal union, broadcasters said. Turkey’s powerful military, which has unseated governments four times in the past 50 years, has criticised the investigation and denied any links to an alleged plot to conduct bombings and assassinations to clear the way for a coup. A wave of detentions earlier this month, including active officers, further strained relations between the government and the secular establishment made up of the military and judiciary. Critics says the governing AK Party is carrying out the arrests as revenge for a 2008 court case that sought to ban the party for anti-secular activities. The ruling AK Party, which has roots in political Islam but also embraces centre-right and nationalist elements, denies this. REUTERS  

Dozens more held in Turkish coup plot

By SUZAN FRASER, Associated Press Writer Suzan Fraser, Associated Press Writer – Thu Jan 22, 10:48 am ET ANKARA, Turkey – Police detained more suspects Thursday in a new wave of arrests connected with an alleged secularist plot to bring down the Islamic-rooted government of Turkey, a prosecutor said. The detentions followed police raids on about 30 locations across Turkey, said Turan Colakkadi, a deputy chief prosecutor for Istanbul. The state-run Anatolia news agency said the headquarters of a secularist metal workers’ trade union and an opposition television station were raided. Colakkadi would not say how many people were detained in the raids, which threaten to aggravate tensions between secularists and Islamists. Anatolia and other news reports said dozens were taken into custody. « At the moment, searches are taking place in more than 30 places in various provinces. There could be more detentions according to documents or evidence found. That is why I cannot give a figure, » he said. Many see the investigation into the alleged plot as the latest battle between the government of Prime Minister Recep Tayyip Erdogan and secularists who are backed by the military and the judiciary and who consider themselves the protectors of Turkey’s secular system. The conflict between the government and its secular opponents reached a peak in July when the Constitutional Court ruled against disbanding Erdogan’s party, which had been accused of steering the country toward Islamic rule. The court did impose a fine, as a warning. Secularists believe the series of detentions is designed to silence government opponents, but the government insists the investigation of the alleged coup plot is purging Turkey of a network of renegade agents intent on destabilizing the country. Anatolia said at least six people were detained for questioning in the capital, Ankara, including the head of a metal workers’ union, the owner of political polling company and a journalist. The Dogan news agency said more than 30 people were detained in 13 provinces and included several active military and police officers. Eighty-six suspects — most of them outspoken critics of the government — are already on trial for alleged membership in an organization called Ergenekon, which prosecutors say was planning to topple the government. The defendants are accused of seeking to destabilize Turkey through a string of attacks before a coup planned for 2009. Last week, an Istanbul anti-terror court formally arrested and jailed 18 other suspects, including a former police chief and four military officers, which could raise the total of people allegedly involved in the case to more than 100. Police also discovered large amounts of explosives, weapons and ammunition buried underground. The opposition accuses the government of a witch hunt against secularists who opposed the government’s efforts to raise the profile of Islam. « The trade unions are being silenced, media organizations are being scared off, » opposition lawmaker Mustafa Ozyurek told reporters outside the union’s headquarters. « Turkey is fast becoming an empire of fear. »

Plus de 300 parlementaires tués ou privés de leurs droits dans le monde (UIP)

 

AFP, le 22 janvier 2009 à 15h27          GENÈVE, 22 jan 2009 (AFP) – Quelque 320 parlementaires à travers  le monde ont été assassinés en toute impunité depuis dix ans, ont disparu, sont détenus sans jugement ou empêchés d’exercer leur mandat, a déploré jeudi le comité des droits de l’homme de l’Union interparlementaire (UIP) à Genève.     « Nous recensons environ 320 parlementaires qui ont été assassinés, qui ont disparu, qui sont détenus sans procès ou tout simplement empêchés d’exercer leurs droits parce que leur mandat a été suspendu ou bien parce qu’ils ont trop peur de siéger », a déclaré la sénatrice canadienne Sharon Carstairs.     Ce nombre est en augmentation, selon l’UIP, qui note toutefois qu’il est à mettre en rapport avec l’accroissement du nombre de parlementaires, évalués à 40.000 dans le monde.     « Les assassinats restés impunis — 35 depuis 1998 — et les disparitions forcées ont plutôt tendance à baisser », a indiqué à l’AFP Ingeborg Schwarz, responsable du programme des droits de l’homme de l’UIP.     « Quand on veut écarter un parlementaire, la tendance consiste plutôt à forger des accusations de corruption, ce qui est très facile », a-t-elle commenté.     L’UIP, qui regroupe les représentants de 154 parlements nationaux et de 8 assemblées régionales, a exprimé sa préoccupation particulière pour des parlementaires d’Afghanistan, d’Erytrée et des Territoires palestiniens.     En Afghanistan, Malalai Joya, membre de la Chambre du peuple, se voit « virtuellement privée de son mandat » depuis que celui-ci a été suspendu en mai 2007 après des déclarations télévisées jugées offensantes pour d’autres parlementaires, a rappelé Mme Carstairs.     En Erythrée, malgré des demandes répétées aux autorités, l’UIP demeure « sans nouvelles » de 8 parlementaires qui ont « littéralement disparu de la surface de la terre » depuis 2001, au point que l’organisation se demande « s’ils sont encore vivants ».     L’UIP s’inquiète également du sort de 48 parlementaires palestiniens, dont le président du Conseil législatif (parlement), arrêtés en Cisjordanie peu après leur élection en janvier 2006, et transférés en Israël où seuls deux ont été jugés depuis pour des motifs jugés fallacieux par l’organisation.          AFP

 

 

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