22 février 2008

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TUNISNEWS
 8 ème année, N°  2830 du 22.02.2008

 archives : www.tunisnews.net

CNLT: l’affaire de Soliman – Condamnations sévères par procuration au cours d’un procès inique et peine de mort confirmée AISPP: Procès du 22 février AISPP: Grave escalade dans l’agression de militants AMNESTY INTERNATIONAL:Tunisia: Court’s decision to uphold death sentence a failure to redress injustice Luiza Toscane: Slim Boukhdhir est en grève de la faim depuis une semaine Associated Press:Procès en appel de salafistes tunisiens: maintien de la peine capitale pour un accusé Associated Press:Tunisian appeals court upholds death sentence for Islamic militant in broad terror trial

TunisiaWatch: Yassine Chikhaoui au centre de la controverse sur les caricatures du prophète


 

CONSEIL NATIONAL POUR LES LIBERTES EN TUNISIE

 

Tunis le 22 février 2008

Verdict de la cour d’appel de Tunis dans l’affaire de Soliman

Condamnations sévères par procuration au cours d’un procès inique et peine de mort confirmée

 

 

La cour d’appel de Tunis, présidée par le juge Manoubi Ben Hmidan, a rendu son verdict le 20 février 2008, dans l’affaire de « Soliman » ; Elle a confirmé la peine de mort contre un prévenu ainsi que les jugements en première instance prononcés contre les 29 autres accusés, avec une réduction de peine peu significative pour certains (lire infra).

 

Le CNLT est profondément préoccupé par le niveau de dysfonctionnement de la justice tunisienne que cette affaire a mis en évidence ; Ce procès s’apparente davantage à une vengeance politique qu’à une procédure judiciaire dans un Etat de droit qui respecte ses propres lois, selon les observateurs qui ont eu le sentiment que les prévenus payaient, par procuration, pour ceux qui ont pris les armes et qui sont tous morts lors des affrontements.

 

          Il considère que les accusés ont été condamnés pour des faits non établis. Ils ont été jugés pour des confrontations armés effectuées par d’autres personnes (tous morts) et le procès n’a pas permis d’apporter la moindre preuve de leur implication dans ces affrontements armés qui se sont produits en fin décembre 2006. Le procès n’a pas permis de faire la lumière sur cette affaire qui a été délibérément entourée d’opacité par les autorités ; tandis que le parquet ainsi que la Cour ont intentionnellement dissimulé certains éléments du dossier.

          Il constate que les procès verbaux, sur lesquels le tribunal a fondé sa condamnation, sont entachés de nullité. Ils ont été établis suite à des actes de tortures pratiquées systématiquement sur les prévenus. 

          Il estime que ce verdict a revêtu un caractère politique évident et constitue un acte de justice préventive. En effet, la sévérité du verdict ainsi que les tortures que ces accusés ont subies, constituent un message politique visant à faire peur et dissuader (cf le mémorandum analysant le jugement en 1e instance élaboré par maître Ayadi).  D’autre part, la cour a autorisé les débordements des avocats de la partie civile qui sont sorti de leur rôle pour s’instaurer en tant que procureurs de la république, alors même qu’ils n’avaient pas rempli les conditions requises pour intervenir en tant que partie civile (ces avocats n’ont pas présenté leur demandes dans un rapport écrit comme l’exige la loi ; et ont été autorisés à plaider en appel alors que leurs demandes avaient été satisfaites en 1e instance !). l’un d’entre eux s’est même permis de déclarer : « Que ces criminels aient pu bénéficier d’un procès est un indice de la clémence  de la  politique officielle ; nous les avons présentés à la justice, alors que sous d’autres cieux, ils auraient été liquidés physiquement » !

          Il enregistre l’absence de neutralité de la cour. Celle-ci a fait montre de beaucoup de complaisance à l’égard de la partie civile qui a exercé une pression politique continue sur la cour et s’est permis de parler au nom de la communauté tunisienne, alors que c’est le parquet qui est sensé jouer ce rôle institutionnellement.

          D’un autre côté, la cour systématiquement refusé de rechercher les éléments à décharge ; elle a refusé d’examiner les requêtes préalables des avocats de la défense, comme la demande d’examen médical et le constat des traces de tortures montrés par les accusés devant la cour) ; elle a également refusé les requêtes de présentation des registres de garde-à-vue afin de vérifier les dates d’arrestation et la régularité des procédures de détention préventive, après que nombre d’accusés aient contesté la véracité des dates figurant sur les PV et fourni des éléments de preuves sur ce qu’ils avançaient (notamment des témoignages légalisés de voisins, des alertes d’ONG, des lettres des familles adressées aux autorités), ce qui aurait eu pour conséquence de considérer comme nuls les PV de police consignant des aveux extorqués sous la torture. Les seuls éléments de preuve produits étant constitués par ces PV. La cour a également refusé de consigner les témoignages poignants formulés par les accusés lors de leurs interrogatoire devant le tribunal, se rapportant aux tortures subies dans les locaux de la police.

          La cour a enfin refusé d’accorder aux avocats les conditions élémentaires pour exercer leur fonction normalement à des horaires normaux et les a contraint à un marathon de plaidoiries exténuant de 30 heures d’affilée ; Au aurores du second jour, la fatigue et l’épuisement étaient évidents non seulement sur le visage des avocats de la défense, mais également au niveau des magistrats siégeant qui semblaient  ne plus être en mesure d’écouter les plaidoiries et somnolaient parfois ; ce qui conférait à la procédure un aspect purement formel sans aucune effectivité.

 

 

Le CNLT

  • s’inquiète de cette dérive de certains juges qui violent un principe élémentaire du droit qui consiste à considérer comme nulle toute déclaration extorquée sous la torture. Il rappelle la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ratifiée par la Tunisie, et notamment son article 12 « Tout Etat partie veille à ce que les autorités compétentes procèdent immédiatement à une enquête impartiale chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis sur tout territoire sous sa juridiction » ainsi que l’article 15 « Tout Etat partie veille à ce que toute déclaration dont il est établi qu’elle a été obtenue par la torture ne puisse être invoquée comme un élément de preuve dans une procédure, si ce n’est contre la personne accusée de torture pour établir qu’une déclaration a été faite. »
  • Il appelle l’ensemble de la société civile à se mobiliser contre la peine capitale prononcée contre Saber Ragoubi.
  • Il considère ce procès comme inique et appelle à réexaminer le procès devant une cour impartiale et en attendant à libérer les personnes injustement condamnées dans cette affaire.

 

Pour le Conseil

La porte-parole

Sihem Bensedrine

 

Verdict des 30 condamnés prononcé le 20 février 2008 1. Ahmed Mrabet (23 ans) condamné à 20 ans 2. Ali Arfaoui (43 ans) condamné à perpétuité 3. Ali Sassi (22 ans) condamné à 30 ans 4. Amine Dhiab (29 ans) (handicapé mental) condamné à 20 ans 5. Amine Jaziri (28 ans) condamné à 30 ans 6. Badreddine Ksouri (25 ans) condamné à 30 ans 7. Fethi Salhi (24 ans) condamné à perpétuité 8. Hatem Ryabi (29 ans) condamné à 10 ans 9. Imed Ben Amer (34 ans) condamné à perpétuité 10. Jamal Mellakh (24 ans) condamné à 10 ans 11. Jawhar Kassar (30 ans) condamné à 15 ans 12. Jawhar Slama (29 ans) condamné à 20 ans 13. Kamel Omhani (24 ans) condamné à 15 ans 14. Khalifa Garraoui (26 ans) condamné à 7 ans 15. Khelil Zendah (22 ans) condamné à 3 ans 16. Marouane Khelif (30 ans) condamné à 8 ans 17. Mehdi Haj Ali (27 ans) condamné à 8 ans 18. Mejdi Latrach (24 ans) condamné à 30 ans 19. Mohamed Bekhiti (22 ans) (non voyant) condamné à 12 ans 20. Mohamed Ben Latifa (24 ans) condamné à perpétuité 21. Mokhless Ammar (26 ans) condamné à perpétuité 22. Nafti Bennani (31 ans) condamné à 4 ans 23. Osama Abadi (25 ans) condamné à 30 ans 24. Ramzi Aifi (25 ans) condamné à perpétuité 25. Saber Rakoubi (24 ans) condamné à mort 26. Sahbi Nasri (26 ans) condamné à perpétuité 27. Taoufik Houimdi (29 ans) condamné à 30 ans 28. Wael Ammami (22 ans) condamné à perpétuité 29. Zied Esid (26 ans) condamné à 30 ans 30. Zouhayr Jrid (27 ans) condamné à 3 ans

 


 

 

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 22 février 2008
* La première chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Hédi Ayari, a examiné aujourd’hui, vendredi 22 février, l’affaire n°14235 dans laquelle sont déférés Aymen Hakiri, Adam Boukedida, Nasreddine Aloui et Heulmi Rtibi, accusés d’adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’appel à adhérer à une organisation terroriste, de fourniture d’armes, de munitions, d’explosifs et de matériaux et équipements similaires à une organisation terroristes, de fourniture de renseignements à une organisation terroriste. Maîtres Anouar Aouled Ali, Samir Ben Amor, Abderraouf Ayadi et Radhia Nasraoui se sont présentés pour les défendre. Le juge a décidé de fixer la date de la prochaine audience à l’issue des délibérations. La même chambre a examiné l’affaire n°14658 dans laquelle sont déférés Aymen Amara, Nabil Chaanbi, Ahmed Chebbi, Amir Rbi’i, Néji Zarrouki, Aymen Khedhri, Fahmi Bel Hajj Salah, Tarek Belghith, Ammar Hannachi, Aymen Nasri, Azzeddine Chaker et Hassem Ayari en vertu de la loi du 10 décembre 2003 « de lutte antiterroriste ». A l’issue des plaidoiries de Maîtres Ibada Kefi, Abderraouf Ayadi, Abdelfattah Mourou, Zinelabidine Chekir, Samir Ben Amor, Ali Mansour, le juge a décidé de lever la séance pour les délibérations et le prononcé du jugement. * La onzième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Farouk Gharbi, a examiné aujourd’hui, vendredi 22 février 2008, l’affaire n°10602 dans laquelle sont déférés Karim Mahdaoui, Abdelbari Elayeb, Hichem Manaï, Mahjoub Zayani, Nader Ferchichi, Ali Saïdi, Hosni Nasri, Anis Krifi, Abdelhalim Aroua, Taoufik Kadri, Tarek Boukhili, Okba Nasri, Mohammed Abbachi, Tarek Hammami, Maher Chamam, Aymen Ghrib, Mimoun Alloucha, Lamjed Elhomri, Sabri Mejri, Mohammed Karoui, Zyed Ben Jeddou, Ferjani Mcherki, Ibrahim Ben Hamida, Heulmi Boughanmi, Lamjed Karghalli, Chekib Omri, Saber Mekkaoui, et Mohammed Amri, accusés d’adhésion sur le territoire de la République à une entente ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’appel à adhérer à une organisation terroriste, de fourniture d’armes, d’explosifs, de munitions, de matériaux et équipements similaires à une organisation terroriste, de fourniture d’informations à une organisation terroriste. Maîtres Noureddine Behiri, Anouar Aouled Ali, Samir Ben Amor, Abderraouf Ayadi, Radhia Nasraoui, Ikdam Darraji, Abdelfattah Mourou, Khaled Krichi Mokhtar Idoudi, Mohammed Habib Mokdad, Samir Hazami, Mohammed Mathlouthi, Saïda Akrami et Mourad Boulares se sont présentés pour les défendre. Le juge a d’examiner les demandes de libération et de fixer la date de la prochaine audience à l’issue de la séance. La même chambre a examiné l’affaire n°10618 dans laquelle sont déférés Chemseddine Belaïd, Issam Silini, Hafedh Barhoumi et Oussama Chebil en vertu de la loi du 10 décembre 2003 de « lutte contre le terrorisme ». La commission de la défense était composée de Maîtres Mounir Ben Ammar, Samir Ben Amor, Lotfi Mejri et Radhia Nasraoui. A l’issue des plaidoiries des avocats, le juge a décidé de lever la séance pour les délibérations et le prononcé du jugement. Pour la commission de suivi des procès Le secrétaire général de l’association Maître Samir Dilou (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association Internationale de Soutien aux prisonniers politiques 43 rue Eldjazira, tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 21 février 2008

Grave escalade dans l’agression de militants

 
Après l’odieuse agression perpétrée contre les militantes des droits de l’homme Samia Abbou et Fatma Ksila lors d’une visite à une famille d’un prisonnier qui avait été torturé, les agents de la brigade de la Sûreté de l’Etat ont agressé par des coups dans l’après midi d’hier Lotfi Amdouni, membre du comité directeur de l’AISPP, boulevard Bab Bennett à Tunis. L’association […] Pour l’association Le Président Maître Saïda Akrami (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

AMNESTY INTERNATIONAL PRESS RELEASE   21 February 2008  

Tunisia: Court’s decision to uphold death sentence a failure to redress injustice

 
 Amnesty International deplored the upholding of the death sentence against one of 30 men convicted of terrorism by the Tunis Appeal Court and the fact that serious breaches of their rights to a fair trial were not addressed, including the failure to order a retrial for all the defendants. The organization however acknowledged the commuting of the death sentence of one of the men.   “The Appeal Court had an opportunity to remedy the gross deficiencies that marred this case from the outset, but it failed to rise to that challenge,” said Denys Robiliard, a leading French lawyer who observed the proceedings on Amnesty International’s behalf. « These defendants faced very serious charges but their trial, and now the appeal, breached basic guarantees required under international law. »   Early today, following marathon overnight sessions that started in the morning of 19 February, the Appeal Court commuted the death sentence of Imed Ben Amor to life imprisonment but upheld the one against Saber Ragoubi. Both had been sentenced to death in December 2007 by the Tunis Court of First Instance after they and 28 others were convicted of murder, belonging to a terrorist organisation and other offences. The other 28 received prison terms ranging from three years to life imprisonment.   The trial – known as the Soliman case – arose from armed clashes near the town of Soliman which occurred in December 2006 and January 2007 between Tunisian security forces and members of an armed group called the Soldiers of Assad Ibn al-Fourat. All the leaders of the armed group are reported to have been among the 14 people killed in the clashes, along with two members of the security forces. The Soldiers of Assad Ibn al-Fourat group is said to be linked to al-Qaida in the Islamic Maghreb, an armed group reputedly responsible for terrorist attacks in Algeria.   The 30 defendants were arrested in December 2006 and January 2007 and first appeared before the Tunis Court of First Instance in November 2007. Their trial was marked by serious violations of the right to a fair trial. In particular, defence lawyers were given insufficient time to examine the court papers and prepare the defence case, and the court failed adequately to investigate defendants’ allegations that they were tortured and forced to “confess” during pre-trial detention. Defence lawyers repeatedly urged the court to order that they be medically examined for signs of torture, but the court refused to do so. When defence lawyers walked out of the court in protest at one stage, the defendants, who all deny the charges against them, were assaulted by security officials in full view of the court. Under international law, information obtained through torture may never be admitted into judicial procedures.   “This case has been a travesty and the verdicts and sentences should not be allowed to stand,” said Malcolm Smart, director for the Middle East and North Africa Programme at Amnesty International. “The Tunisian authorities must now remedy this miscarriage of justice and order that the case is sent for re-trial, so that true justice can be done. The death sentence, if carried out, would constitute a violation of the right to life of Saber Ragoubi. »   Public Document **************************************** For more information please call Amnesty International’s press office in London, UK, on +44 20 7413 5566 or email: press@amnesty.org International Secretariat, Amnesty International, 1 Easton St., London WC1X 0DW, UK www.amnesty.org

Slim Boukhdhir est en grève de la faim depuis une semaine

 
Lorsqu’elle lui a rendu visite à la prison civile de Sfax hier jeudi, Dalenda Boukhdhir, accompagnée de sa fillette âgée d’un an et demi, a trouvé son mari en grève de la faim, grève qu’il a commencé le vendredi 15 février, pour protester contre ses conditions d’incarcération insupportables : cellule minuscule qu’il doit partager avec deux détenus fumeurs, absence d’aération et de lumière, latrines dégageant une puanteur insupportable et permanente, etc. Sa santé s’en est fortement ressentie : toux, problèmes respiratoires pour lesquels il n’est pas soigné, alors que l’administration de la prison s’acharne à lui délivrer des traitements inappropriés qu’il refuse. Slim Boukhdhir, journaliste indépendant, marié et père de deux jeunes enfants, effectue une peine d’un an d’emprisonnement. Il a demandé à bénéficier d’une visite directe, c’est-à-dire sans la séparation de la vitre entre lui-même et ses visiteurs. Il n’a pas encore reçu de réponse à sa requête. Luiza Toscane

Procès en appel de salafistes tunisiens: maintien de la peine capitale pour un accusé

Associated Press, le 21 février 2008 à 02h28
TUNIS (AP) — Suivi par nombre d’organisations non-gouvernementales internationales et de diplomates occidentaux, le procès marathon d’un groupe de 30 salafistes tunisiens condamnés en première instance à de lourdes peines, a pris fin mercredi soir, par un verdict qui commue la peine d’un des deux accusés condamnés à mort en première instance, Imed Ben Ameur, 42 ans, à la prison à perpétuité. La peine capitale a été, en revanche, maintenue pour Saber Ragoubi, 24 ans, au grand dam de sa mère présente pendant tout le procès malgré son âge avancé.  A l’issue d’une audience qui a duré près de deux jours sans discontinuer, la cour d’appel de Tunis a, en outre, allégé les peines de prison de sept autres accusés, les ramenant de la perpétuité à 30 ans et 20 ans d’emprisonnement pour Oussama Abadi et Mohamed Beltifa, de 30 à 20 ans de prison pour Ahmed Mrabet, de 12 à huit ans pour Mehdi ben Amor Haj Ali, de six à quatre ans pour Nafti Bennani et de cinq à trois ans pour Khélil Zendah et Zouhair Jérid.  Elle a cependant confirmé le jugement de première instance pour les 21 autres accusés. Les membres du groupe avaient été condamnés fin décembre, outre les deux peines capitales, à la prison à perpétuité pour huit accusés et entre cinq et 30 ans pour les autres. Les prévenus étaient accusés d’implication dans des affrontements armés avec les forces de l’ordre qui ont fait, début décembre et fin janvier derniers, 14 morts, dont un officier de l’armée, un agent de police et 12 salafistes.  Ils étaient jugés pour « complot contre la sûreté intérieure », « tentative d’attaques visant à renverser le régime » et « incitation de la population à s’entre-tuer ».  Il leur était également reproché l’adhésion à une organisation baptisée « soldats d’Assad Ibn Fourat », du nom d’un chef de guerre arabe, maniement d’armes et détention d’explosifs et collecte de fonds au profit de cette organisation. L’avocat Samir ben Amor s’est déclaré « déçu » par ce verdict qu’il a jugé « sévère ». « Je m’attendais à un meilleur jugement et je ne trouve pas d’explication au maintien de la peine capitale pour l’un des accusés », a-t-il déclaré à l’Associated Press (AP).  Sa consoeur Radhia Nasraoui qualifie de « grave » ce verdict. « Il n’y a pas d’éléments dans le dossier qui justifient que Saber Ragoubi mérite cette sanction extrême », a-t-elle estimé.  Les avocats de la défense ont plaidé l’innocence de leurs clients, dénonçant par ailleurs les tortures lors des interrogatoires et réclamant des expertises médicales pour ceux qui en portent encore les traces.  La défense a également mis l’accent sur les irrégularités ayant entaché, selon elle, toutes les étapes de l’instruction et les violations du code de procédures pénales, plaidant la nullité des procès-verbaux figurant dans le dossier. Des pourvois en cassation sont à envisager étant donné que cette décision est susceptible d’un tel recours.  Mandaté par la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et Amnesty International, l’ex-bâtonnier français Denys Robiliard a accueilli comme « une bonne nouvelle » la suppression de la peine de mort pour Imed Ben Ameur. Il a en revanche exprimé « une grande déception » quant à la confirmation de cette sanction pour Saber Ragoubi. « Une peine de mort salit toujours un procès », a-t-il estimé.  Il juge néanmoins que le procès en appel, bien qu' »inéquitable » sur certains points, « s’est bien passé à 70% », relevant que les droits des accusés ont été respectés pendant les interrogatoires, tout comme ceux des avocats de la défense.   Associated Press

Tunisian appeals court upholds death sentence for Islamic militant in broad terror trial

 
 Associated Press
TUNIS, Tunisia (AP) _ A Tunisian appeals court has upheld a death sentence and rejected another against two suspected Islamic militants convicted in connection with deadly clashes with security officials.  Overall, convictions were held up against 30 people in the marathon appeals hearing nearly uninterrupted over two days, following a lower court verdict in December.  The court on Wednesday confirmed a death sentence against Saber Ragoubi, 24, and reduced a death sentence against Imed Ben Ameur, 42, in the original trial to life in prison. They were convicted on charges including incitement to killing and « provoking disorder and death » as part of a terrorist plot.  Other sentences ranged from life behind bars to three years in prison on lesser charges, including possessing explosives.  The defendants could appeal again to the Court of Cassation, Tunisia’s highest court, because of the severity of the sentences.  The defendants, 29 Tunisians and a Mauritanian, allegedly belonged to a group called the Soldiers of Assan Ibn Al Fourat, the name of an Arab war chief, that was involved in clashes with security forces last December and in January.  They were arrested following an attack on the group in Soliman, some 25 miles (40 kilometers) south of the capital. A total of 14 people _ 12 group members, a soldier and a police officer _ died in confrontation.  Such clashes are relatively rare in Tunisia, widely considered a haven of stability in North Africa.  The group is thought to have links with Al-Qaida in Islamic North Africa, an Algerian insurgent group that declared an alliance with the global terror network earlier this year and has since claimed responsibility for several major terror attacks in the country.   Associated Press


 

Yassine Chikhaoui au centre de la controverse sur les caricatures du prophète

 
  Yacine Chikhaoui, cet enfant de rades qui à brillé à l’étoile sportive du sahel et réussi à attirer l’attention sur lui de puis son déplacement à Zurich au point qu’on le qualifiait de Zidane de Zurich se trouve aujourd’hui au centre d’une tempête médiatique rattaché au rebondissement de l’affaire des caricature du prophète au Danemark après les révélations sur la découverte d’un attentat en préparation contre l’auteur du dessin le plus controversé. Un complot dans lequel se trouve justement deux tunisiens impliqués et que les autorités danoises ont décidé de les expulser.   Des questions piège, auquel se sont ajoutés des réponses maladroitement formulés ont suffit pour déclencher un scoop médiatique au dépend de notre joueur dans des circonstances on ne peut plus appropriés. Il apparaît clairement que Chikhaoui a été surpris pat le sujet puisque il l’interrompt en disant «  maintenant je veux parler de football ».   Dans sa réponse à la dernière question on sent qu’il ne fait que traduire la formule bien connu de chez nous « Binou Bin rabbi, (entre lui et dieu) il ne revient pas à un être humain de le juger sur ce qu’il a fait » mais il la traduit d’une telle maladresse qu’il donne totalement le contraire du sens qu’il aurait du prendre son temps à bien développer.   Voici le passage en question de l’interview accordé a Andreas Böni et Sandro Comp Agno du célèbre journal suisse Sonntags Blick ZÜRICH – – Ainsi, Yassine Chikhaoui répond à la question de savoir si le caricaturiste Mahomet au Danemark doit être tués. Yassine Chikhaoui, vous êtes croyants musulmans. Comment priez-vous souvent? Chikhaoui: Cinq fois par jour, toujours un peu moins de dix minutes. La première prière, le plus souvent pour une période de six heures du matin. J’ai toujours eu un petit tapis et une boussole pour moi, afin que je sache où se trouve la Mecque. Le vendredi, je vais ailleurs, toujours dans la mosquée, le lieu est par ailleurs tout à fait indifférent. Avant le match contre Hambourg, j’ai, par exemple, fait la prière dans la cabine. Au Danemark, les journaux viennent juste de publier de nouveau les caricatures du prophète islamique Mahomet. Je connais l’incident. Maintenant, brûler des voitures et au Danemark, il y a des gens qui tuent un des caricaturistes. Que pensez-vous en tant que musulman croyant? Je pense que c’est normal. Les gens sont en colère et la colère. Il le serait également si l’on nous dessine une caricature de Jésus. La religion est importante pour tous. Pour moi, pour vous, pour les Juifs. Dans notre religion c’est un principe: nous avons notre foi, vous avez le votre… Je ne te fais pas de mal, vous ne me ferez pas de mal. Ainsi est-il écrit dans le Coran. Pour un musulman, ce sont des dessins très graves. C’est la raison pour laquelle je peux aussi comprendre les réactions. Pouvez-vous comprendre ou pensez-vous qu’il est juste que le caricaturiste doit être mis à mort? Que l’on doit le tuer? Je ne veux pas dire si il est juste de le tuer ou pas. C’est l’affaire de Dieu. Mais maintenant, je veux parler de football…   Lien : http://www.blick.ch/sport/fussball/superleague/das-ist-sache-gottes-83867   Un musulman radical dans la Bundesliga? Titrait le journal allemand Die Welt, ou Sympathisant avec les islamistes radicaux titre le journal « Bild ». Après la piètre prestation de l’équipe nationale a la dernière compétition de la coupe d’Afrique des nation et le rôle dans lequel avait mis l’entraineur cet affaire vient s’ajouter pour confirmer que Yassine Chikhaoui n’est pas actuellement favorisé par le sort.   En Tunisie Al Chourouk (*) le seul journal jusqu’à présent à avoir rendu compte de l’affaire avec un ton qui ne semble pas être le meilleur à le servir ni à rendre compte de la réalité de ses intentions. Car comment peut-on imaginer que Chikhaoui puisse être indifférent aux menaces de mort contre un dessinateur au nom de la religion pour un simple dessin.   (Source : le blog « TunisiaWatch », le 22 février 2008)

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