22 décembre 2011

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4193 du 22.12.2011
archives : www.tunisnews.net

 


Slate Afrique: Ces Tunisiens de France qui s’attaquent à une pizzeria du clan Ben Ali

Gnet: Tunisie/Economie, les intentions d’investissement en hausse de 46.2%

Business News: Après Yazaki, l’UTICA craint la délocalisation de British Gaz

Business News: La plainte de Souad Abderrahim contre Jalel Brick officiellement acceptée

Jeune Afrique: Hamadi Jebali a présenté sa nouvelle équipe gouvernementale à Moncef Marzouki

Israel Infos: Le gouvernement appelle les juifs tunisiens à revenir dans le pays

Cyberpresse: Perquisition chez l’avocat de Belhassen Trabelsi

Webdo: Des Tunisiens en France manifestent devant un établissement géré par un proche du clan Trabelsi…

Kapitalis: Tunisie. Carthage est au Peuple, Ô Chef des Armées et de l’Etat!

WMC: Tunisie – Industrie : L’investissement déclaré augmente de 20,8%


Ces Tunisiens de France qui s’attaquent à une pizzeria du clan Ben Ali

Les premières recommandations du nouveau président tunisien, Moncef Marzouki, quant à la récupération des biens mal acquis par le clan du dictateur déchu, Zine el Abidine Ben Ali, semblent faire écho jusque sur le sol français.

Dans le sud de la France, près d’Antibes, d’après le quotidien régional Nice-Matin, plus de soixante personnes se sont rassemblées le 18 décembre devant l’imposant restaurant-pizzeria La Toscana.

Munis de drapeaux et de pancartes, sur lesquelles on pouvait lire en français ou en arabe: «Rendez l’argent des Tunisiens», le groupe de manifestants a réclamé la fermeture de l’établissement à force de slogans clamés en plein après-midi sur la route départementale menant à Antibes:

«Toscana égal voleurs! Cette affaire appartient au peuple!»

Organisée par le Collectif tunisien des Alpes Maritimes, présidé par Mustapha Bechir, un ancien journaliste, l’action menée par les membres de l’association dénonce les propriétaires du restaurant suspectés d’être d’anciens membres du clan Ben Ali, parmi lesquels, Abdelhakim Hmila, l’un des hommes d’affaires les plus influents de l’ex-président tunisien, spécialisé dans le transport, le bâtiment et l’immobilier.

Interrogé par Slate Afrique, le fondateur du collectif, Moustapha Bechir, justifie preuves à l’appui, l’organisation de cette manifestation:

«Nous sommes en possession de documents officiels et précis provenant d’enquêtes tunisiennes contre la corruption qui prouvent que cet établissement appartient à Abdelhakim Hmila via une société écran monégasque. On peut voir le nom de ses deux fils apparaître sur ces documents».

Ce dernier aurait en effet «racheté cette affaire en septembre dernier». Proche de la famille Trabelsi, Abdelhakim Hmila aurait par ailleurs œuvré sur les chantiers de plusieurs autoroutes tunisiennes et se serait, entre autres, occupé de la «Baie des Anges» à El Kantaoui, près de la ville côtière de Sousse.

De son côté, la direction du restaurant via l’avocat de l’établissement, Maître Jean François Gonzalez, dément les accusations du collectif:

«Cette mobilisation a pris pour cible un honnête commerçant. L’association s’est largement trompée de cible. La gérance n’a absolument rien à voir avec les événements de Tunisie. En revanche, elle vient de subir un préjudice terrible. Le collectif a traité les directeurs de criminels et d’assassins. Ce sont des faits graves. Tout n’est pas permis en France», souligne l’avocat.

Par ailleurs, le gérant du restaurant, cité par Nicematin.com, qui déclare être de nationalité égyptienne proteste contre «cette folle rumeur», et assure n’avoir «rien à voir avec l’homme recherché».

Le collectif qui se dit en dehors de tout mouvement politique, projette d’autres actions du même type dans la région. En parallèle, d’une lettre adressée au nouveau gouvernement tunisien pour l’informer et obtenir son soutien dans cette lutte menée dans le sud de la France, l’association compte aussi orienter ses prochaines investigations sur les propriétés de l’ancien consul tunisien de Nice.

«On va nettoyer dans notre région. Cet argent doit être rendu au peuple tunisien»,poursuit le président de l’association Mustapha Bechir.

Source: “Slate Afrique” Le 21-12-2011

Lien: http://www.slateafrique.com/79773/france-tunisiens-cible-pizzeria-clan-ben-ali


Tunisie/Economie, les intentions d’investissement en hausse de 46.2%

 

La fermeture de l’usine Japonaise Yazaki est un évènement qui n’est pas passé inaperçu. Les médias classiques et alternatifs ont largement relayé l’information sur fond de réactions désabusées des lecteurs. C’est quasiment la première fois que la fermeture d’une usine suscite autant d’indignation et de réactions pessimistes. Les Tunisiens s’inquiètent et craignent le naufrage économique.

Selon une source bien informée, le site de Oum Laarayes de l’usine Yazaki, qui vient de fermer ses portes, employait 400 personnes sur un total de 2200 employés qui travaillent pour le groupe ayant quatre unités en Tunisie. Pourtant ce n’est pas la première fois qu’une enseigne étrangère prend cette décision de se séparer de la Tunisie. Yazaki est la 135ème entreprise à avoir mis la clé sous la porte pour cause de «des grèves sauvages» qui lui auraient coûté « de lourdes indemnités » au profit de l’un de ses clients.

Selon l’Agence de Promotion de l’investissement extérieur (FIPA), 9300 postes d’emplois ont été détruits suite au départ de 134 entreprises étrangères qui étaient implantées en Tunisie (jusqu’à fin octobre et sans compter le départ de Yazaki). Les dix premiers mois de 2011, ont également enregistré une baisse des investissements étrangers de 27. 4% par rapport à la même période de l’année 2010. Cette baisse a touché de nombreux secteurs et pas des moindres. La répartition sectorielle montre que les baisses constatées sont principalement subies par les secteurs du tourisme, des industries manufacturières et de l’énergie avec respectivement -86,8%, -31,8% et -19%. Le secteur des activités de services a enregistré par contre une augmentation conséquente de 26,5%. Par ailleurs, et selon les chiffres du ministère de l’Industrie, arrêtés à la fin du mois de novembre 2011, Les intentions d’investissement dans l’agroalimentaire ont progressé de 41.5% par rapport à la même période de l’année dernière (531.6 MD contre 751.3 MD).

L’industrie des matériaux de construction, céramique et verre a progressé de 31.2% (321.1 MD contre 409.6 MD), tandis que l’industrie du textile et habillement a vu les déclarations d’investissement chuter de 36.2%. Le secteur le plus touché par l’aversion au risque, reste celui de l’industrie du cuir et chaussures avec une baisse des intentions d’investissement de 28.8 MD en 2010 à 13.4 MD en 2011 (-53.5%). Au total, les intentions de création se sont élevées à 2372 MD en 2011 (3536 projets), contre 1622.1 MD en 2010 (3497 projets), soit une hausse de 46.2%, alors que les intentions d’extension de projets déjà existants ont régressé de 14.7% pour les 11 premiers mois de l’année 2011, par rapport à la même période de l’année précédente. Si ces projets pré-cités se concrétisent, ils créeraient près de 74 330 emplois, contre 78 917 emplois durant la même période de 2010 (-5.8%).

Par ailleurs, les projets déclarés par des investisseurs étrangers sont d’une valeur de 248.6 MD pour les 11 derniers mois, en opposition aux 479.5 MD des investissements de la même période de l’année dernière. Soit une chute de 48.2%.

Géographiquement, les régions de l’Est ont récolté une hausse des intentions d’investissements de 35.2%, alors que les régions de l’ouest une baisse de 6%.

A Gabès, les intentions d’investissement sont de 792.9 MD dont 586 MD ont été déclarés dans la création d’un centre de Polymérisation, polyaddition et polycondensation. A Sfax, les intentions s’élèvent à 295.6MD dont 100 MD pour une unité de fabrication de pièces automobiles, cycles et moteurs. A Zaghouan, les intentions d’investissement sont de 239.9 MD dont 50 MD pour la création d’une unité d’ouate de cellulose. Et à Ben Arous, 231 millions de dinars d’intentions d’investissement, dont 18 MD pour une unité d’articles sanitaires et 19.7 MD pour une unité de composants électroniques.

Il est à rappeler que dans une conjoncture normale et stable, les intentions d’investissement sont réalisées à près de 50%.

Source: ”GlobalNet” Le 21-12-2011

Lien: http://www.gnet.tn/temps-fort/tunisie/economie-les-intentions-d-investissement-en-hausse-de-46.2/id-menu-325.html


Après Yazaki, l’UTICA craint la délocalisation de British Gaz

 

Dans un communiqué rendu public mercredi 21 décembre 2011, l’Utica condamne la vague de grèves et sit-in qui a endommagé l’économie nationale et qui menace d’handicaper l’économie du pays et de décourager les investisseurs tunisiens et étrangers. L’Utica tire cette sonnette d’alarme suite à l’annonce de la décision de Yazaki de fermer son unité de production à Om Laârayes, employant plus de 500 personnes. Le communiqué rappelle, par ailleurs, que le groupe japonais projetait d’employer, dans les prochaines années, quelques 10 mille personnes, dans ses deux unités de Gafsa et Om Laârayes. La décision de ce groupe reflète, selon l’Utica, le danger de la situation vécue par la Tunisie, qui s’illustre à travers la multiplication des grèves, causant la délocalisation de 120 entreprises étrangères et la décision de plusieurs autres sociétés de fermer leurs unités de productions dans les différents gouvernorats du pays. Parmi ces sociétés, nous citons British Gaz, mais également le groupe chimique tunisien, sans parler des multiples arrêts du travail dans certaines zones industrielles et ports maritimes nationaux. Par ailleurs, l’Utica rappelle avoir prévenu, en mai dernier, de la délicatesse de la situation par laquelle passe la Tunisie et qu’il était primordial de trouver rapidement des solutions afin de rassurer les investisseurs et retrouver une paix sociale. A travers ce communiqué, l’Utica s’adresse aux parties prenantes leur demandant d’assumer leurs responsabilités face à cette dégradation de l’économie nationale et la paralysie des sociétés tunisiennes et étrangères. Une situation qui s’aggrave rapidement à l’épreuve d’un taux de chômage de plus en plus élevé.

Source: “Business News” Le 21-12-2011

Lien: http://www.businessnews.com.tn/Tunisie–Apr%C3%A8s-Yazaki,-l%E2%80%99UTICA-craint-la-d%C3%A9localisation-de-British-Gaz,520,28321,3


La plainte de Souad Abderrahim contre Jalel Brick officiellement acceptée

 

L’élue d’Ennahdha, Souad Abderrahim, a bel et bien déposé plainte contre le célèbre facebooker Tunisien Jalel Brick. Mme Abderrahim a estimé que M. Brick lui a porté préjudice en la diffamant, en l’insultant et en attentant à son honneur sur les réseaux sociaux. Le ministère public a réceptionné la plainte et a estimé qu’elle était recevable. Il a chargé la brigade criminelle de Tunis de mener son enquête. Jalel Brick (à ne pas confondre avec Jalel Ben Brik, frère du journaliste Taoufik Ben Brik) est connu dans les réseaux sociaux par ses vidéos salaces et sa satire. Un humour et des injures tout à fait ordinaires dans certains pays d’Europe (à comparer à Coluche ou Stéphane Guillon), mais difficilement acceptables voire choquants dans certaines sociétés conservatrices, y compris aux États-Unis. Ses pages ont fait l’objet de multiples attaques et beaucoup d’entre elles ont été supprimées par Facebook, mais il en crée toujours de nouvelles. Ses fans se comptent par dizaines de milliers.

Source: “Business News” Le 21-12-2011

Lien: http://www.businessnews.com.tn/La-plainte-de-Souad-Abderrahim-contre-Jalel-Brick-officiellement-accept%C3%83%C2%A9e,520,28317,3

 


Hamadi Jebali a présenté sa nouvelle équipe gouvernementale à Moncef Marzouki

Contraint lundi 19 décembre de reporter l’annonce du nouveau gouvernement, le premier ministre tunisien Hamadi Jebali a présenté mardi soir sa nouvelle équipe au président de la République Moncef Marzouki. La liste doit être soumise jeudi à l’approbation de l’Assemblée constituante.

Après des tractations très serrés et un premier report, le chef du gouvernement tunisien Hamadi Jebali a présenté mardi soir au président de la République Moncef Marzouki la liste de son équipe, a indiqué une source à la présidence. La composition du nouveau gouvernement tunisien n’a toutefois pas été encore officiellement annoncée.

« C’est le premier gouvernement légitime et populaire après la révolution et après les élections, j’espère qu’il sera cautionné par l’Assemblée constituante et qu’il gagnera le consentement du peuple », a déclaré Hamadi Jebali à l’issue de son entretien avec le président tunisien. « Nous ferons tout pour répondre aux attentes de notre peuple et de notre jeunesse », a-t-il promis. Moncef Marzouki doit soumettre cette liste à l’Assemblée constituante. Elle se réunira jeudi en vue de son approbation.

L’annonce de la composition du nouveau gouvernement tunisien, qui devait avoir lieu lundi 19 décembre, a été reportée, en raison du désistement de Khayam Turki, le candidat d’Ettakatol à ce poste. Lundi, à la dernière minute, ce dernier a demandé à réfléchir avant de renoncer définitivement aux fonctions ce mardi 20 décembre. Les raisons du retrait de ce spécialiste de la finance internationale ne sont pas encore dévoilées. C’est Hassine Dimassi, éminent professeur d’économie qui devrait être proposé mardi 20 décembre par Hamadi Jebali à ce poste, a appris jeuneafrique.com d’une source au sein d’Ettakatol.

Ennahdha, le parti islamiste, grand vainqueur des élections avec 89 sièges, devrait obtenir la majeure partie des postes clés de l’exécutif, notamment l’Intérieur, la Justice et les Affaires étrangères. Le gouvernement comportera en tout 48 membres dont 26 ministres, 6 ministres délégués auprès du chef du gouvernement et 16 secrétaires d’État, avait indiqué Hamadi Jebali et sera présenté au chef de l’État Moncef Marzouki, un an après la révolution anti-Ben Ali.

Ali Larayedh, ancien prisonnier politique et membre du bureau exécutif d’Ennahdha, est cité pour l’Intérieur, Nourredine Bhiri, actuel porte-parole du parti, pour la Justice, et Rafik Ben Abdessalem, gendre du dirigeant d’Ennahdha Rached Ghannouchi, pour les Affaires étrangères.

Source: “Jeune Afrique” Le 21-12-2011

Lien: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20111221085649/tunisie-ennahdha-rached-ghannouchi-moncef-marzoukitunisie-hamadi-jebali-a-presente-sa-nouvelle-equipe-gouvernementale-a-moncef-marzouki.html

 


Le gouvernement appelle les juifs tunisiens à revenir dans le pays

Par Gerard Fredj

Plusieurs agences de presse ont rapporté que le nouveau Président élu de Tunisie, Moncef Marzouki a récemment évoqué la question des juifs tunisiens, à plusieurs reprises.

Dans la dernière en date, Marzouk aurait rappelé au Grand rabbin de Tunisie, Haïm Bittan, qu’il considérait que tous les juifs qui avaient quitté la Tunisie, conservaient leur nationalité pleine et entière, indiquant également qu’ils étaient fondés à revenir dans leur pays d’origine. Au début du mois de décembre, Sylvan Shalom, vice-Premier ministre israélien, avait lui appelé les derniers juifs vivant en Tunisie à « venir s’installer en Israël »; cette déclaration avait été formulée lors d’une cérémonie organisée à Jérusalem pour commémorer la mémoire des Juifs tunisiens victimes de la Shoah. Le mouvement islamiste tunisien Ennahda, vainqueur des élections,a lui, la semaine dernière déclaré qu’il considérait les membres de la communauté juive de Tunisie étaient des « citoyens à part entière », dénonçant l’appel pressant les juifs tunisiens de quitter le pays pour aller s’installer en Israël. « Les membres de la communauté juive de Tunisie sont des citoyens à part entière disposant de la plénitude de leurs droits et de leurs devoirs », soulignait le communiqué d’Ennahda. Les juifs en Tunisie forment une communauté d’environ 1500 âmes, essentiellement dans l’ile de Djerba et à Tunis; ils étaient plus de 100 000 dans les années 1960.

Source: ”Israel Infos” Le 21-12-2011

Lien: http://www.israel-infos.net/TUNISIE-Le-gouvernement-appelle-les-juifs-tunisiens-a-revenir-dans-le-pays-7633.html


 

Perquisition chez l’avocat de Belhassen Trabelsi

 
 
Isabelle Hachey
 
Les choses se corsent pour Belhassen Trabelsi, ancien «parrain» du clan mafieux qui a dirigé la Tunisie pendant près d’un quart de siècle avant d’en être chassé par la révolution de jasmin.
 
Le 6 décembre, des enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont fait une perquisition à Westmount dans les bureaux de l’avocat Donald Kattan, soupçonné de gérer les affaires de M. Trabelsi depuis l’arrivée de ce dernier au Canada, le 20 janvier.
 
En vertu de la nouvelle Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus, Me Kattan risque jusqu’à cinq ans de prison s’il s’avère qu’il a effectivement administré les avoirs de M. Trabelsi, beau-frère honni de l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali.
 
Après enquête, la GRC a conclu que Me Kattan agissait à titre d’intermédiaire pour les transferts et la conservation des fonds et des biens de M. Trabelsi au Canada. Or, l’avocat a volontairement omis de communiquer cette information à la GRC, comme l’exige la nouvelle loi.
 
Lors d’une rencontre, le 30 novembre, avec les enquêteurs de la GRC, M. Trabelsi «n’a pas cessé de se demander comment il allait vivre s’il déclare ses biens», lit-on dans le mandat de perquisition soumis par la GRC et consulté par La Presse.
 
Le milliardaire savait pertinemment que, s’il les déclaraient, ses avoirs seraient immédiatement saisis pour être restitués au nouveau gouvernement tunisien.
 
Belhassen Trabelsi est considéré comme le parrain du clan Ben Ali-Trabelsi, qui a fait main basse sur l’économie tunisienne avant d’être chassé du pouvoir par la révolte populaire. L’immense fortune du clan a été évaluée de 7 à 10 milliards de dollars.
 
En septembre, la justice tunisienne a condamné M. Trabelsi à 15 ans de prison par contumace. Cette condamnation risque d’ailleurs de lui compliquer la tâche auprès de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, qui étudie actuellement sa demande d’asile au Canada.
 
 
Un dépôt de 1,4 million
 
Quand M. Trabelsi, sa femme et leurs quatre enfants sont arrivés à Montréal, ils étaient attendus à l’aéroport Trudeau par Me Kattan, le promoteur immobilier Élias Noujaim et Claude Sarrazin, président de la firme de sécurité Sirco. Cette société assure la sécurité de la famille.
 
Les Trabelsi se sont rendus à l’hôtel Château Vaudreuil. Leurs chambres avaient été réservées par Me Kattan. Ils ont quitté l’hôtel une semaine plus tard, laissant un solde impayé de 620,87$… et une facture de 7267,08$ pour les frais de sécurité engendrés par leur présence. Des membres de la communauté tunisienne manifestaient alors devant l’hôtel de luxe.
 
Me Kattan a fini par payer la facture.
 
Le 24 janvier, le compte bancaire du bureau d’avocats Péloquin Kattan a reçu un dépôt par virement de 1 389 118$US, pour Belhassen Trabelsi. L’argent provenait de la Banque Libano-Française et le dépôt faisait mention de l’acquisition d’une propriété au Canada.
 
C’est le bureau de Me Kattan qui s’occupe de régler le loyer de la famille Trabelsi, au coût de 5000$ par mois. La firme de sécurité Sirco est aussi payée par Me Kattan.
 
Le président de Sirco, Claude Sarrazin, a refusé de commenter la nature de son contrat avec les Trabelsi. «On protège toutes sortes de personnes, et pas nécessairement des gens que j’inviterais chez moi. Notre rôle, c’est de protéger. On ne porte pas de jugement.»
 
 
Renvoyées de l’école
 
En février, la femme de M. Trabelsi, Zohra Djilani, a inscrit ses trois filles à l’école privée The Study, à Westmount. Les droits de scolarité, qui s’élevaient à 28 000$, ont été payés par chèque.
 
En mars, la directrice de l’école, Mary Hébert, a fait comprendre à Mme Djilani que pour le bien de l’école et la sécurité des enfants, il serait préférable que ses enfants quittent l’institution.
 
Dans l’espoir de la faire changer d’idée, Mme Djilani est retournée à l’école en compagnie de Me Kattan et de M. Sarrazin. La directrice a maintenu sa décision et affirmé qu’elle avait l’intention de lui rendre son argent. Les trois filles ne fréquentent plus The Study depuis juin.
 
La principale entreprise de Belhassen Trabelsi au Canada, Gestion Tucan inc., a été enregistrée en 2000. Il en était le PDG, alors que le secrétaire général était Élias Noujaim, un promoteur immobilier de L’Île-Bizard qui possède notamment des terrains à Vaudreuil.
 
Le 23 juin, l’adresse de Gestion Tuscan a été changée pour celle des bureaux de Me Kattan, au 1, square Westmount. Des traites bancaires ont été faites entre les deux entreprises.
 
Quand le compte bancaire personnel de M. Trabelsi à la Banque Nationale a été fermé, son contenu (près de 230 000$) a été versé dans un compte en fidéicommis chez Me Kattan.
 
En vertu de la Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus, toutes ces transactions étaient strictement interdites. Mais quand un enquêteur de la GRC a demandé à Me Kattan, le 2 décembre, s’il avait quelque chose à déclarer concernant son client, il a été catégorique: «Non, non, non.»
 
Les documents saisis le 6 décembre ont été mis sous scellés. Me Kattan a encore quelques jours pour s’opposer à l’ouverture des scellés – ce qu’il pourrait faire, par exemple, en évoquant le secret professionnel.
 
Dans ce contexte, le dossier se poursuivra fort probablement après la période des Fêtes.
 
(Source: Cyberpresse.ca le 21 decembre 2011)
 
Lien: http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/fin-de-regne-en-tunisie/201112/20/01-4479797-perquisition-chez-lavocat-de-belhassen-trabelsi.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

Des Tunisiens en France manifestent devant un établissement géré par un proche du clan Trabelsi…

Au moment où la composition du nouveau gouvernement se fait impatiemment attendre, sinon cruellement désirer, reléguant ainsi au second plan d’autres urgences, certains de nos compatriotes installés outre-mer n’ont de cesse d’apporter leur soutien selon leurs moyens, contribuant de la sorte à la recherche de la vérité. Celle bien entendu de la bande mafieuse des Ben Ali-Trabelsi et leurs caciques qui n’ont pas manqué de pomper les richesses du pays et s’emparer de son patrimoine et de ses trésors.

C’est dans cet ordre d’idée que bon nombre des membres du collectif des Tunisiens dans les Alpes-Maritimes, en France, ont organisé, selon nicematin.com, dimanche dernier (18 décembre) une manifestation les conduisant en face d’un établissement, en l’occurrence le restaurant-pizzeria « Le Toscana ». Cet établissement est géré par un Tunisien qui était étroitement lié au beau-frère du président déchu, Belhassen Trabelsi, s’agissant en fait du sieur Abdelhakim H’mila, celui-ci étant impliqué dans plusieurs affaires mettant en cause l’aîné du clan Trabelsi. Notamment la fameuse affaire des Baies des Anges à Sousse. Les manifestants n’ont pas manqué de crier des slogans incitant à « Rendre l’argent du peuple tunisien ».

Au mois d’août dernier, notre consœur Dorra évoquait, sur ce site, une des affaires, celle qui a permis au tandem l’achat illicite d’un terrain baptisé plus tard la « Baie des Anges », après avoir contracté un prêt de la BH, terrain initialement classé agricole, mais qui s’est « mué » comme par enchantement en terrain constructible grâce à l’intervention du président déchu…

Source: “Webdo” le 21-12-2011

Lien: http://www.webdo.tn/2011/12/21/des-tunisiens-en-france-manifestent-devant-un-etablissement-gere-par-un-proche-du-clan-trabelsi/

 


Tunisie. Carthage est au Peuple, Ô Chef des Armées et de l’Etat!

Maintenant que les Tunisiens ont parlé, pourquoi ne pas revoir l’installation de la présidence de la république et rendre le Palais de Carthage au peuple ?

 

Par Youssef Cherif

Pour une majorité d’historiens, l’Histoire de la Tunisie commence par Carthage, 814 BCE étant l’Année Zéro ; l’image qui se reflète ainsi du pays d’avant les Phéniciens est celle d’un néant primordial. Pour plus de mille ans, la ville fut une plaque tournante de la Méditerranée : métropole punique puis mégalopole romaine, elle se démarqua comme un centre politique, économique et culturel rivalisant avec Rome et Alexandrie.

Tombée en désuétude avec les conquêtes arabes, son blason fut redoré à l’arrivée des Français. Le destin de la ville antique, passant d’orientale (phénicienne) à occidentale (romaine), a séduit les penseurs du colonialisme qui y ont vu un précédent à leur entreprise dite «civilisatrice». Les notables Français y ont donc élu domicile, de même que le Secrétaire général (français) du gouvernement et le dernier Bey de Tunis qui, à la manière des rejetons Turcs qui ont délaissé le Topkapi ottoman au profit du Dolmabahce néoclassique, a préféré le Palais Zarrouk (aujourd’hui Beit El Hikma) au Bardo de ses ancêtres.

Bourguiba élit domicile à Carthage

Au lendemain de la proclamation de la République, Bourguiba, fondateur de l’Etat-Nation de Tunisie, a choisi Carthage comme centre du pouvoir : il était le successeur d’Hannibal, le Jugurtha qui a réussi. Voulant couper les ponts avec le régime beylical, il transforma le Palais Zarrouk en administration, et décida de confisquer la villa du Secrétaire général du gouvernement, donnant à Clément Cacoub le soin d’imaginer un palais arabo-andalous qui la remplacera.

La frénésie postcoloniale, les lendemains qui chantent, le charisme bourguibien et la bassesse des hommes de cour firent en sorte que personne ou presque ne parla du désastre archéologique qui s’effectua alors. Carthage, immense chantier archéologique, fut grandement chamboulée par les constructions des Français, et les suiveurs du Combattant Suprême continuèrent cette œuvre.

Toute maison à étage demandait des fondations profondes ; à chaque trou creusé mille ans d’Histoire disparaissaient. Des lois furent proclamées à partir des années 1970 – sous l’égide de l’Unesco – interdisant toute construction sur le site, mais restées non-applicables aux cercles du pouvoir.

2011 est une autre Année Zéro du calendrier tunisien, résultat d’une action populaire pure, le Vox Populi par excellence. Pour marquer la coupure avec le faste précédent, M. Marzouki a décidé de vendre les palais présidentiels, sauf celui de Carthage. Certains applaudirent, d’autres portèrent haut leurs clameurs, mais telle est la démocratie.

Sauf que de cette Carthage martyre, il ne reste que peu d’espaces libres de constructions : La Maalga (entachée par la Cité Sncft et, récemment, par le Phoenix et les Résidences de Carthage), la colline de Byrsa et sa vallée occidentale (où figurent quelques constructions), la colline de l’Odéon (là où on a élevé la mosquée El Abidine) et la zone du Palais.

La restitution des pièces archéologiques

Il est bien sûr très utopique de parler d’une Carthage Verte, car des familles s’y sont installées depuis des générations, et le coût de les reloger videra les caisses de l’Etat. Mais il y a des gestes qui peuvent être pris en cette période de transition, et dont la portée à long terme servira le peuple et son patrimoine.

Ainsi, M. Marzouki a vu qu’il était de son devoir de rendre les pièces archéologiques qui se trouvaient au Palais de Carthage, et les fonctionnaires de l’Institut national du patrimoine (Inp) se sont empressés de venir les récupérer. L’ont-ils informé que ces pièces n’iront pas aux musées car ceux-ci sont trop pleins, mais plutôt dans des caves poussiéreuses ? Lui ont-ils dit que toutes les maisons de Carthage contiennent des pièces archéologiques, et qu’une statue a très peu de valeur lorsqu’elle sort de son contexte ? Lui ont-ils parlé de ce que recèle le jardin présidentiel ?

La zone du Palais s’inscrit dans celle des Thermes d’Antonin, l’un des plus grands monuments de l’Empire Romain. En visitant ces thermes, des fils barbelés nous arrêtent car le périmètre présidentiel commence à leur extrémité. La plage présidentielle serait celle qui a vu les premiers voyageurs phéniciens débarquer. Derrière la grande muraille blanche, il y a nombre de sites enfouis : tombes, maisons antiques, citernes, et bien des choses à découvrir, le lieu ayant été vaguement fouillé. Il y a aussi deux monuments uniques en leur genre : la Fontaine aux Mille Amphores, qui est une grotte à caractère religieux construite face a la mer, et la Kobbat Bent el Rey, un édifice vouté souterrain au caractère mystérieux qui se trouve du côté du Lycée Carthage Présidence.

Homme de lettres et homme du peuple, M. Marzouki est bien placé pour donner au peuple ce parc et aux archéologues la chance d’y travailler. Thomas Jefferson n’a-t-il pas soustrait le Lafayette Square du jardin de la Maison Blanche pour que les Américains y manifestent librement ? Quel geste plus fort que de donner au journalier la chance de pavaner avec ses enfants au sein du symbole d’un pouvoir qu’il voyait oppresseur ?

Et si le Palais «au luxe ostentatoire» déplait tant au président, comme il l’a fait savoir aux journalistes, pourquoi n’en fait-il pas un musée ? Il pourrait réaménager le Palais Zarrouk, ou habiter le Palais de Sakher à Sidi Bou Saïd, ou bien le Palais de Sidi Dhrif, ou même restaurer un des vieux palais beylicaux en ruines.

Carthage a été choisie par les Phéniciens pour devenir ce que l’Amérique est devenue pour l’Angleterre. Elle a été récupérée ensuite par les Romains, Païens puis Chrétiens, les Vandales et les Byzantins. Ignorée par les Arabes, elle ne fut revalorisée qu’avec l’arrivée des Européens, poussés par la philosophie colonialiste. Bourguiba la choisit pour des raisons nationalistes, et le pouvoir de Novembre en fit un phénomène de mode. Maintenant que le peuple a parlé, revoyons tout ceci, et rendons lui Carthage.

* The New Arab Debates, Tunisia Country Manager

Source: “Kapitalis” Le 21-12-2011

Lien. http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/7434-tunisie-carthage-est-au-peuple-o-chef-des-armees-et-de-letat-.html


Tunisie – Industrie : L’investissement déclaré augmente de 20,8%

Pour les onze premiers mois 2011, les investissements déclarés dans l’industrie ont augmenté de 20,8%. Par secteur d’activité, cette augmentation a concerné les industries agroalimentaires (+41,5%), les industries diverses (34,8%), les industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre (+31,2%), les industries chimiques (+21,7%) et les industries mécaniques et électriques (+16,9%).La baisse a concerné les industries du cuir et chaussures (-53,5%) et l’industrie textile et habillement.

Selon l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), les investissements déclarés pour les projets de 5 MDT et plus ont augmenté de 42,9% contre une légère baisse de 1% pour les projets de moins de 5 MDT. Ceux de l’investissement mixte ont enregistré une hausse de 76,9% alors que les investissements 100% étrangers ont considérablement baissé (48,2%).

Par région, celles de l’est réalisent 35,2% d’augmentation contre -6% pour les régions de l’ouest. Les zones de développement régional enregistrent un recul de 0,7%.

Pour le secteur des services, la tendance est négative avec -20,5%. Les investissements déclarés dans les services connexes à l’industrie enregistrent une évolution de +34,6%.

Rappelons que les exportations ont progressé de 8,6% à fin novembre 2011, boostées par les industries agroalimentaires (+50,6%), les industries mécaniques et électriques (17,5%), les industries textile et habillement (+7,8%) et les industries du cuir et chaussures (6,2%). Les exportations dans les secteurs de l’IMCCV, les industries chimiques et les industries diverses ont respectivement reculé de 26,8%, 26,6% et 2,9%.

Source: “WMC” Le 21-12-2011

Lien: http://www.webmanagercenter.com/management/article-114052-tunisie-industrie-l-investissement-declare-augmente-de-20-8

 

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