20 mars 2009

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TUNISNEWS

8 ème année, N° 3223 du 20.03.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Lettre de prisonniers du bassin minier à l’occasion du 8 mars Issue of « As-Sada » magazine banned, journalist Abdallah Zouari briefly detained in wave of increased police harassment against the press Comité Médical de suivi des Étudiants de l’UGET en grève de la faim: Rapport Medical AFP: Un journal d’opposition se plaint de censure, le pouvoir dément AP: Tunisie: le PDP se rebelle contre le « harcèlement » du pouvoir AP: Obama souhaite « développer les relations tuniso-américaines » AFP: Tunisia attaches great importance to Pakistan : Ambassador Jamel Jani : Merci monsieur le Juge AFP: Obama tend la main à l’Iran, qui accueille son message « favorablement » ATS: Israël: quasi-consensus pour stigmatiser la Conférence de Genève contre le racisme AFP: Des caricaturistes arabes narguent la censure à Beyrouth (REPORTAGE) AFP: Une tête de cochon retrouvée sur le site d’une mosquée de Prague


Liste actualisée des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l’initiative : manfiyoun@gmail.com


Lettre de prisonniers du bassin minier à l’occasion du 8 mars

  En dépit des chaînes et du sang En dépit de la consomption par le feu Entre rêves et préoccupations (…) A tous les êtres libres, épris de progrès qui ont choisi la lutte contre toutes les formes d’injustice, d‘oppression, de coercition et de tyrannie. Nous adressons ces propos de derrière les barreaux, nous qui portons le sang des martyrs tombés pour la liberté et la dignité à Rédeyef. A vous tous, et plus particulièrement à toutes les femmes qui ont choisi de lutter sur les pas de Jamila Bouhired et Fatma Bahri. Salutations militantes aux femmes libres de Tunisie qui ont soutenu nos mères et nos sœurs qui ont représenté un modèle à défier pour les militantes, notamment nos honorables avocates. Nous apprécions la solidarité des associations partis et organisations, qui constitue le meilleur indice de la conscience et du progrès de nos militants, qui sont passés de la phase de l’adolescence en politique et celle des surenchères, à une étape d’union et de pratique sérieuse à même de garantir l’obtention d’acquis pour le pays et les êtres humains. Nos revendications, qui tirent leur légitimité de la Constitution du pays et de toutes les conventions internationale, ces revendications pour lesquelles nous sommes emprisonnés, resteront à l’ordre du jour à l’intérieur et à l’extérieur de la prison tant qu’elle n’auront pas obtenu satisfaction. A titre de conclusion provisoire ces mots d’Abou El Kassem Chebbi, le poète de la liberté : « Attention aux braises sous la cendre Qui sème les épines récoltera les plaies »   Signature de derrière les barreaux :   Ghanem Chraïti Modhaffar Labidi   (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe,LT)


Issue of « As-Sada » magazine banned, journalist Abdallah Zouari briefly detained in wave of increased police harassment against the press

Français: Une édition du magazine « As-Sada » censurée et le journaliste Abdallah Zouari brièvement détenu dans une vague de pressions policières recrudescentes contre la presse

Country/Topic: Tunisia Date: 19 March 2009 Source: Reporters Without Borders (RSF) Person(s): Abdallah Zouari, Lotfi Haji (Hajji) Target(s): editor(s) , journalist(s) , magazine(s) Type(s) of violation(s): harassed , censored , banned Urgency: Threat
(RSF/IFEX) – On 17 March 2009, Reporters Without Borders wrote to interior and local development minister Rafik Belhaj Kacem, voicing deep concern about a recent increase in police harassment aimed at silencing all those who dare to criticise the government. The letter urged authorities to stop resorting to such intimidating and repressive practices.
The press freedom organisation condemned the ban on local distribution of the penultimate issue of « As-Sada », a weekly magazine published in the United Arab Emirates which was due – to appear on Tunisian newsstands on 6 March. It included an article about Tunisia ‘s ban on polygamy in which the author claimed that, because they could not take four wives, rich Tunisians had many extramarital affairs.
Reporters Without Borders said in the letter that it was concerned to learn that National Security agents had arrested journalist Abdallah Zouari on 13 March in a café in the town of Khariba (in Médenine province, 450 km south of Tunis) and interrogated him for several hours near Zarzis about the fact that he had signed a letter to Palestinian President Mahmoud Abbas, urging him to release political prisoners held in Ramallah.
Zouari, a former editor of the banned weekly « Al Fajr », was later released but he has been kept under surveillance.
In a separate incident, National Security agents spied on human rights lawyer and writer Mohamed Abou from 12 to 14 March, both at his home and when he went out. This attempt to intimidate him followed an interview he gave to the Qatar-based satellite TV station Al Jazeera on 4 March, in which he talked about the way the government continues to prevent him from travelling abroad.
Abou was prevented from flying to London on 3 March to attend a conference organised by Amnesty International on « Terrorism, Security and Human Rights in Tunisia « . On 14 March, National Security agents prevented him from leaving Tunis to participate in a round-table discussion on press freedom and human rights at Achabba, 135 km outside the capital.
In yet another incident, Al Jazeera correspondent Lotfi Haji was also prevented by the security forces from travelling to Tunis from his home in Bizerte on 14 March. Like Abou, he was to participate in the Achabba conference on press freedom and human rights.
For further information on the Abou (Abbou) case, see: http://www.ifex.org/en/content/view/full/101256
For further information on the previous harassment of journalist Haji (Hajji), see: http://www.ifex.org/en/content/view/full/99576
 
Source :
 

Comité Médical de suivi des Étudiants de l’UGET en grève de la faim
Tunis, le 20 Mars 2009 RAPPORT MEDICAL  
 
Nous soussignons membres du comité médical certifions avoir examiné Messieurs Mohamed Soudani, Aymen Jaabiri, Taoufik Louati, Mohamed Bouallegue et Ali Bouzouazia qui observent une grève de la faim depuis le 11 Février 2009 soit 38 jours. L’examen clinique et le bilan biologique retrouvent : Aymen jaabiri : altération de l’état général, asthénie importante, troubles sévères du sommeil, yeux cernés++et irritabilité, des myalgies et des paresthésies. Il a présenté des mélaena et des gingivorragies il ya quatre jours ayant nécessité son transfert aux urgences de l’Hôpital Charles Nicolle. A l’examen : TA : 6/4  pouls : 60/mn
Mohamed soudani : altération de l’état général, douleurs diffuses : myalgies, lombalgies, gastralgies, arthralgies associées à une asthénie importante avec depuis quatre jours des troubles visuels permanents. Il a présenté des  gingivorragies et des brulures mictionnelles intermittentes A l’examen : Signes  de déshydratation, cernes profondes, langue saburrale, TA : 6/4,5 .. Pouls difficilement perceptible à 52/mn
Mohamed Bouallegue : altération de l’état général, asthénie, signes de déshydratation, yeux cernés, langue blanche, myalgies importantes, insomnie sévère, irritabilité, des céphalées, des troubles visuels permanents et des douleurs thoraciques gauches. Il a présenté des rectorragies ayant nécessité son transfert aux urgences Charles Nicolle. TA : 9/6 Pouls : 60/mn
Taoufik Louati : altération importante de l’état général, déshydratation aigue yeux cernés, langue saburrale, myalgies, fourmillement, troubles de la vision, irritabilité, troubles du sommeil. Il a présenté un coma hypoglycémique ayant nécessité son transfert aux urgences  A l’examen : TA : 7/5  Pouls : 72 /mn
Ali Bouzouazia : altération de l’état général, myalgie diffuse,  fatigue importante, céphalées bitemporales, crampes,  insomnie et irritabilité. TA : 11 /8  Pouls : 72/mn
Les cinq grévistes de la faim présentent un amaigrissement très important non chiffré.
Le bilan biologique n’a pas été fait. Le bilan pratiqué aux urgences pour Mohamed Bouallegue aurait montré une hypokaliémie. Devant la gravité et la sévérité des troubles cliniques des  cinq grévistes de la faim, Le comité médical appelle à l’arrêt immédiat de cette grève afin d’évider des complications irréversibles voire la mise en jeu le pronostic vital. Le comité médical recommande fermement le transfert immédiat de tous les grévistes dans une structure de soins. Dr Ahlem Belhadj                                                                         Dr Sami Souihli

 

 

Un journal d’opposition se plaint de censure, le pouvoir dément

Lakoominfo.com TUNIS,   (AFP) – L’hebdomadaire tunisien Al-Mawkif, organe arabophone du Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale), a affirmé être victime de censure, un fait démenti par les autorités vendredi. « Le numéro 489 de notre édition du 13 mars a été l’objet d’une saisie camouflée par les autorités qui ont fait pression sur le distributeur pour qu’il n’en livre pas plus de deux copies par kiosque », a indiqué la rédaction dans un communiqué transmis à l’AFP. Selon son rédacteur en chef Rachid Khéchana, la mesure aurait été provoquée par un article à la Une intitulé « des juges rompent le silence », dans lequel quatre magistrates se disent victimes de sanctions arbitraires suite à leur prise de position collective en faveur de l’indépendance de la profession. Al-Mawkif, qui tire à 10.000 exemplaires, publiait vendredi des photos et une déclaration signée par ces femmes juges, à l’occasion de la journée internationale des femmes. La rédaction dénonce « une atteinte à la liberté de la presse » visant, selon elle, à « étouffer le journal qui ne vit que de ses ventes, sans accès aux subventions, ni à la publicité ». Elle décrit une « situation dramatique pour les médias » et estime que « l’année électorale en cours aurait dû permettre une plus grande liberté d’expression ». Fondé en 1984, Al-Mawkif (Opinion) fait depuis un an l’objet de poursuites judiciaires, dont une plainte déposée par des sociétés privées lui réclamant des dédommagements pour sa publication d’allégations sur la commercialisation d’une huile frelatée. Ses dirigeants dénoncent souvent des saisies camouflées, démenties à chaque fois par les autorités. Vendredi, une source gouvernementale a assuré à l’AFP que Al-Mawkif a été distribué normalement. « Contrairement aux fausses allégations du PDP, ce journal parait régulièrement et est distribué sans restrictions aucunes comme tous les autres organes de l’opposition », a-t-on indiqué. « Tous les partis de l’opposition exercent leurs activités politiques et médiatiques en toute liberté » a ajouté la même source, accusant le PDP de vouloir « détourner l’attention » sur « ses divisions internes » et son « incapacité de se doter d’une base de soutien réelle ».


Tunisie: le PDP se rebelle contre le « harcèlement » du pouvoir

AP | 17.03.2009 | 20:13 Face à ce qu’ils considèrent comme des mesures de « harcèlement » du pouvoir, les dirigeants du journal « Al Mawkef », organe du parti démocratique progressiste (PDP), principale formation de l’opposition en Tunisie, ont décidé mardi de boycotter le procès qui leur est intenté depuis mai dernier par cinq sociétés privées. Les sociétés plaignantes leur réclament 300.000 euros de dédommagements pour des pertes présumées causées par la publication d’un article sur la distribution d’une huile frelatée. Lors d’une conférence de presse, le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire, Me Néjib Chebbi et le rédacteur en chef, Rachid Khéchana, ont dénoncé « une affaire politique sous couvert juridique » qui vise, selon eux, à « asphyxier » leur journal. Pour M. Chebbi, chef du PDP, dont la candidature annoncée à l’élection présidentielle d’octobre prochain a été remise en cause par un amendement constitutionnel, il s’agit d' »une confrontation politique autour de la liberté de presse ». Les autorités démentent catégoriquement être partie prenante dans cette affaire et accusent les dirigeants du journal de vouloir « se dérober à leurs responsabilités légales ». AP
 

 

Obama souhaite « développer les relations tuniso-américaines »

 
Associated Press, le 19 mars 2009 à 19h53 TUNIS (AP)– Le président américain Barack Obama a exprimé jeudi son « plaisir de travailler » avec son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali « pour renforcer et développer les relations tuniso-américaines », dans un message de félicitations adressé à l’occasion du 53ème anniversaire de l’indépendance de la Tunisie. Selon l’agence officielle TAP, le président américain estime que « la date du 20 mars marque un événement historique pour le peuple tunisien ». Dans son message, le premier qu’il adresse au président tunisien depuis son arrivée à la Maison Blanche, M. Obama se félicite de « la solidité des relations établies entre les deux pays et qui remontent à plus de 200 années ». AP Associated Press

Tunisia attaches great importance to Pakistan : Ambassador

ISLAMABAD, Mar 19 (APP): The Ambassador of Tunisia to Pakistan H.E Mourad Bourehla said on Thursday that Tunisia attaches great importance to its relations with Islamic countries including Pakistan , in order to promote cooperation in all fields on the basis of closely knit partnership and interdependence of interests. In a message on the eve of the 53rd National day of Tunisia falling on March 20 (Friday), the Ambassador said that Tunisia and Pakistan enjoy traditional brotherly relations deep rooted in the hearts of the two peoples; even before the establishment of bilateral diplomatic relations in 1957, Pakistan gave huge support to the Tunisian independence movement. The relations between the leaderships of the two countries are characterized by close affinity, mutual respect and solidarity, besides a long tradition of cooperation and coordination that exist between the two countries in international foras particularly the United Nations, the organization of Islamic conference and the non aligned movement, he remarked. Ambassador Mourad Bourehla further said that the exchange of high level visits reflected the close ties between the two countries, in this regards, the sixth joint ministerial commission was held in Islamabad in 2007 and was crowned by signing several agreements in industrial, cultural, scientific and touristic fields which confirm the determination of both sides to comprehensively upgrade and diversify their partnership and further reinforce bilateral cooperation and exchanges and take them to new heights. He said that Tunisia will celebrate its the 53rd anniversary of independence on March 20, gained in 1956, which was the crowning point of national movement led by a long line of patriots and reformers who often risked their lives to reconcile the values of authenticity and modernism in a free and sovereign country. This, he said can be seen in the first decisions of the new  Tunisian state: unification of justice on the basis of statute law, the proclamation  of individual liberties and the promulgation of a code of personal status that enshrined women’s rights. The Ambassador further said that since the change of November 7,  1987 and under the leadership of president Zine AI Abidine Ben Ali, Tunisia has laid the foundations for revival of democracy, freedom and respect of human rights, within a global and comprehensive approach taking into consideration political, economic, social and cultural rights, this approach permitted to prevent the scourge of extremism and   all aspects  of radicalism. President Ben Ali made the solidarity one of the state’s essential  values and a foundation of Tunisia ’s republican system, one of the most important achievements in this field was certainly the creation of the national fund solidarity provided with voluntary contributions in order  to promote the impoverished areas by providing necessary infrastructure and essential equipment. The structural economic reforms undertaken to rehabilitate economic profitability and putting in place market mechanisms enabled Tunisia to achieve a sustained economic growth rate and to improve macroeconomic data’s, he remarked. The Ambassador said that the country’s modern infrastructure, favorable laws and climate of stability and growth, allowed it to be the first country of the southern shore of the Mediterranean to sign an association Agreement with the European Union, an agreement designed to enhance Tunisia’s integration within the world market. In the field of international relations, Tunisia pursues a policy of openness and moderation, its foreign policy is based on number of principles that illustrate Tunisia’s attachment to international legality, so as to enhance conditions of understanding tolerance and solidarity between states and peoples, to provide more justice, democracy and balance on international relations and promote security, stability, well being and progress for the benefit of humanity. In this way, Tunisia attaches great importance to its relations with Islamic countries in order to promote cooperation in all fields on the basis of closely knit partnership and interdependence of interests.  
 


Merci monsieur le Juge Cher(e) s ami(e)s, C’est avec une grande douleur et une immense tristesse que je viens d’apprendre la mort tragique de notre ami le juge Gaston Labrèche dans un accident en Argentine. Je garde de précieux souvenirs de l’immense générosité et de l’appui du juge Labrèche. Au début de l’année 2004, j’ai demandé à un avocat de Montréal s’il connaissait un avocat qui accepterait d’agir comme observateur en Tunisie durant le procès d’un Canado-tunisien, détenu d’opinion. J’ai reçu cinq résumés de personnes intéressées. Les deux pages de celui du juge Labrèche m’ont impressionné non seulement par sa riche expérience mais aussi par son désir d’appuyer des causes humanitaires. J’ai rencontré Mr Labrèche.  J’ai été en même temps intimidé et impressionné par son expérience et j’ai tenu à lui expliquer que l’Association des Droits de la Personne au Maghreb (ADPM) n’avait aucune ressource pour prendre en charge le voyage et le séjour de la personne qui allait participer à cette initiative et que, de plus, la famille du détenu n’avait de disponible qu’une somme de $2000.00, ce  qui couvrait à peine les frais d’un billet d’avion Montréal-Tunis. Tout de suite et sans hésitation le juge Labrèche a accepté de participer à cette noble mission, témoignant ainsi de sa générosité et de sa sensibilité face à des causes humaines. Après son retour au Canada, le juge Labrèche a rédigé son témoignage. Il a donné de son temps pour participer à la campagne de sensibilisation de l’opinion publique canadienne, à Montréal et à Ottawa, à la cause du détenu d’opinion canado-tunisien, à ses propres frais. A chaque fois que je le remerciais pour son appui,  Mr Labrèche me répondait : `J’espère que nos actions servent à faire la différence dans la vie des gens’ ! En 2005, notre ami le juge Labrèche est retourné en Tunisie dans les mêmes conditions comme observateur au procès d’un autre détenu d’opinion canado-tunisien et a rencontré les représentants de la société civile et les défenseur des droits humains en Tunisie. Il a participé à l’animation de débats et de conférences sur les droits et libertés en Tunisie. Il m’a toujours exprimé son respect et sa confiance chaque fois que je lui exposais une nouvelle initiative pour la défense des droits humains en Tunisie. Il m’appelait souvent pour demander des nouvelles des militants des droits et libertés qu’il avait rencontrés en Tunisie. En Tunisie, les défenseurs des droits humains et tous les démocrates se souviendront toujours de ce grand homme. C’est avec une immense tristesse que je présente mes condoléances à sa famille et à ses amis.                                                          Jamel Jani L’Association des Droits de la Personne au Maghreb (ADPM)

Invitation     Vous êtes cordialement invité(e) à assister à la réunion organisée dans le cadre de « l’Initiative Nationale pour la Démocratie et le Progrès» sur le thème:  «les prochaines échéances politique et la question de la participation aux élections présidentielles» et ce Dimanche 22 mars 2009 à 10h au théâtre el Hamra (rue El Jazira, Tunis)

 


 

Obama tend la main à l’Iran, qui accueille son message « favorablement »

 

AFP, le 20 mars 2009 à 12h25 WASHINGTON, 20 mars 2009 (AFP) – , 20 mars 2009 (AFP) Le président américain Barack Obama a pris l’initiative historique de s’adresser directement aux dirigeants iraniens, à qui il a offert de surmonter trente années de relations hostiles dans un message diffusé pour le nouvel an iranien dans la nuit de jeudi à vendredi. L’Iran a accueilli ce message « favorablement » mais avec prudence, soulignant attendre des Etats-Unis des actes concrets pour réparer leurs « erreurs passées ». « Je voudrais parler directement au peuple et aux dirigeants de la République islamique d’Iran », dit M. Obama, dans cette vidéo sous-titrée en farsi (la langue iranienne) et adressée aussi bien au régime islamique qu’au peuple iraniens à l’occasion de la grande fête de Norouz, célébrée vendredi. M. Obama a ainsi rompu avec l’ancienne pratique officielle d’adresser des félicitations uniquement au peuple iranien à l’occasion du nouvel an, associant cette fois le régime islamique aux destinataires de son message pour offrir la perspective d’un « avenir où les anciennes dissensions sont surmontées », alors qu’elles ont souvent fait craindre une guerre. Déterminé à « rechercher un dialogue honnête et fondé sur le respect mutuel », M. Obama rompt avec la politique de son prédécesseur George W. Bush en reconnaissant le régime islamique comme un interlocuteur possible pour le gouvernement américain, après trois décennies de conflit larvé. Le passif entre les deux pays reste lourd: ils n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, l’intervention militaire est une option que les Américains se réservent pour empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire, et les intérêts américains et iraniens se sont heurtés frontalement ces dernières années au Proche-Orient ou au Conseil de sécurité des Nations unies. En promettant une « diplomatie qui traite la totalité des problèmes », M. Obama tient l’une de ses grandes promesses, celle de donner sa chance au dialogue avec les adversaires des Etats-Unis, l’Iran au premier rang d’entre eux, et de rompre avec la diplomatie de George W. Bush, qui avait classé l’Iran parmi les pays de « l’axe du mal ». Le message de M. Obama, qui avait promis peu après son investiture de tendre la main si les dirigeants iraniens voulaient « desserrer le poing », fait écho à distance au message que lui avait adressé le président iranien Mahmoud Ahmadinejad après sa victoire à la présidentielle américaine en novembre. M. Ahmadinejad avait félicité M. Obama, mais lui avait demandé un changement radical de la politique américaine. L’équipe Obama cherchait depuis des mois une ouverture avec l’Iran. Elle a donc saisi l’occasion de Norouz, la grande fête annuelle et familiale en Iran. Admettant les « graves divergences » qui « se sont amplifiées avec le temps » entre les deux pays, M. Obama affirme que « les Etats-Unis veulent que la République islamique d’Iran prenne la place qui lui revient dans la communauté des nations ». Mais « on ne peut obtenir cette place par la terreur ni par les armes, mais par les agissements pacifiques », prévient-il, en insistant sur le fait que « ce processus ne progressera pas par la menace ». « Vous aussi, vous avez un choix à faire », conclut-il à l’adresse des dirigeants iraniens, sans jamais distinguer aucun d’entre eux, l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême, M. Ahmadinejad ou d’autres. La réaction iranienne, très attendue, a été positive mais prudente. « Nous accueillons favorablement la volonté du président américain de mettre de côté les différences passées, mais le moyen d’y arriver n’est pas de demander à l’Iran d’oublier unilatéralement l’attitude agressive des Etats-Unis par le passé », a déclaré à l’AFP Ali Akbar Javanfekr, le conseiller de presse du président Mahmoud Ahmadinejad. En visite à Istanbul, le ministre iranien de l’Energie, Parviz Fattah, a également jugé ce message « clairement positif », tout en soulignant qu' »en plus des paroles », l’Iran avait « besoin d’actes ». M. Fattah a confirmé au passage que la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr entrerait en service d’ici fin 2009 en assurant que le programme nucléaire iranien était « pacifique ». La Russie a elle aussi « salué » l’initiative de Barack Obama, estimant que « le début d’un dialogue substantiel va faciliter la renaissance de la confiance dans la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien », selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. Le diplomate en chef de l’Union européenne Javier Solana a de son côté espéré qu’un « nouveau chapitre » puisse s’ouvrir dans les relations avec l’Iran après le message envoyé par Barack Obama à Téhéran. AFP

Israël: quasi-consensus pour stigmatiser la Conférence de Genève contre le racisme

 

 
ATS, le 20 mars 2009 à 10h17 Jérusalem (ats) La petite phrase du philosophe français Bernard- Henri Lévy « Refusons la mascarade de Durban II » sert apparemment de leitmotiv à Tsipi Livni, ministre israélienne des affaires étrangères pour dénoncer à l’avance la Conférence de l’ONU sur le racisme. La réunion est prévue du 20 au 24 avril à Genève. La conférence de l’ONU qui a pour but de faire le point huit ans après la conférence de Durban (Afrique du Sud) est perçue par Israël comme « antisioniste, antisémite, sous le masque de la lutte contre le racisme ». Même la version édulcorée de la déclaration finale de la Conférence de Genève ne satisfait ni Mme Livni, ni la plupart des dirigeants et intellectuels israéliens, à gauche comme à droite de l’échiquier politique. Ils y voient un « faux-semblant », voire « une tromperie destinée à mieux faire avaler la pilule aux pays occidentaux ». Ce n’est que dans une frange de l’extrême gauche, parmi les Arabes israéliens, dans les groupuscules trotskistes antisionistes, que ce rassemblement international est salué comme « une avancée dans la lutte contre les discriminations politiques et racistes ». Signe de mauvaise conscience L’octogénaire Uri Avnery, encore à la tête du mouvement Goush Shalom (le Bloc de la Paix), en vient à fustiger la classe politique israélienne pour ses critiques, « injustifiées » selon lui. « Cette précipitation à sanctionner serait le signe, toujours d’après lui, d’une mauvaise conscience vis-à-vis de la question palestinienne ». Quant aux grands écrivains israéliens comme Amos Oz ou A.B.Yehoshoua, qui jouent souvent un rôle phare en matière de politique humaniste dans le pays, ils observent le silence. Sans doute qu’à l’approche de la conférence au mois d’avril ils feront connaître leur point de vue. Un point de vue susceptible de s’aligner vraisembablement sur celui de la majorité des Israéliens. Certains commentateurs – plutôt rares – estiment néanmoins que les craintes d’Israêl de se voir clouer au pilori pourraient se révéler « infondées ». Mais ce n’est qu’au soir du 24 avril, quand le rideau tombera sur la conférence, dit l’un d’eux,que « les Israéliens sauront s’ils peuvent pousser un soupir de soulagement ». (Source : www.tsr.ch (Suisse), le 20 mars 2009)  

Des caricaturistes arabes narguent la censure à Beyrouth (REPORTAGE)

 

 
AFP, le 19 mars 2009 à 15h38 Par Rouba KABBARA BEYROUTH, 19 mars 2009 (AFP) – Un général décapitant un stylo, un leader jetant à la foule le mot « démocratie » par poignées: une dizaine de caricaturistes arabes ont choisi de dénoncer la censure en exposant à Beyrouth des dessins interdits dans leurs pays. A la Fondation Samir Kassir, du nom du journaliste libanais assassiné en 2005, une centaine de caricatures offre au public, jusqu’au 22 mars, une vision sarcastique et amère d’un monde arabe rongé par le totalitarisme, la corruption, le chômage ou encore le conflit avec Israël. Dans une salle de tribunal, des clous font office d’accusés. Devant eux, un énorme marteau, en guise de juge, s’apprête à lire la sentence. Cette caricature, signée du Soudanais Hassan Hakem, n’a jamais été publiée, jugée « inappropriée » par les censeurs. « Plutôt que de condamner la censure simplement à travers des communiqués, ces caricaturistes ont choisi de le faire d’une manière moins traditionnelle », à travers cette exposition, affirme à l’AFP Elias Khoury, président du Centre « SK Eyes » de défense des libertés médiatiques et culturelles affilié à la Fondation et qui a organisé l’événement. Armand Homsi (Liban), Saad Hajo (Syrie), Amr Slim (Egypte), Khaled al-Hachémi (Bahreïn) ou Abdel Rahmane Yasser (Irak) se sont attirés plusieurs fois les foudres de leurs régimes pour leurs dessins. « Nous avons étudié les moyens de contourner la censure et nous nous sommes engagés à tenter de faire publier dans un autre pays une caricature censurée dans son pays d’origine », indique M. Slim. Il a rappelé que la censure dans le monde arabe n’était pas seulement le fait des autorités politiques. « Il est impossible de publier des caricatures touchant à la religion en Egypte en raison des pressions exercées par les Frères musulmans », a-t-il dit, en référence à la confrérie islamique qui constitue le principal groupe d’opposition dans ce pays. En 2006, des caricatures de Mahomet publiés par un journal¨danois et repris par des journaux européens avaient provoqué une vague de colère dans le monde arabo-musulman, où la religion demeure un sujet tabou. Aucune caricature raillant ce sujet n’était d’ailleurs affichée dans l’exposition de Beyrouth. Mais le défi majeur reste de pouvoir caricaturer les régimes totalitaires de la région et leurs méthodes peu orthodoxes, comme a pu en témoigner Saad Hajo. Un homme cagoulé, qu’on devine être membre des services de renseignements, demande à son complice, dont la tête a la forme d’une bombe: « pourquoi tu l’assassines pas comme les autres »? en référence à un opposant du régime. Et le complice de répondre: « Chef, il (…) n’a pas de voiture, où voulez-vous que je pose la bombe? dans ses chaussures? ». M. Hajo publie parfois ses dessins dans des quotidiens au Liban, où la censure sévit moins que dans d’autres pays arabes, notamment pour les caricatures visant la classe politique. Un des autres dessins censurés montre la carte de presse d’un journaliste avec une inscription en dessous: « Permis de lui tirer dessus, de tenter de l’assassiner, ou du moins de l’emprisonner ». « L’oppression dans le monde arabe ne menace pas uniquement la culture, mais détruit lentement nos sociétés, d’où la nécessité de telles initiatives », assure M. Khoury. Censuré par Israël, le caricaturiste arabe-israélien Khalil abou Aarfa aurait lui aussi bien aimé se rendre à Beyrouth pour participer à l’exposition. Mai selon M. Khouri, Israël lui a interdit de quitter Jérusalem. AFP  

Une tête de cochon retrouvée sur le site d’une mosquée de Prague

AFP, le 19 mars 2009 à 13h12 PRAGUE, 19 mars 2009 (AFP) – Une tête de cochon a été retrouvée ce jeudi à l’aube pendue à l’extérieur d’un mosquée située dans la banlieue est de Prague, dont l’entrée a été profanée par des inscriptions anti-islam, a annoncé la police locale. La profanation de l’établissement a été découverte par un fidèle, a indiqué le porte-parole de la police, Jan Mikulovsky. « Une tête de cochon sans yeux était pendue à l’extérieur de la mosquée », a déclaré M. Mikulovsky, en précisant que la police n’avait aucune piste pour l’instant. Une autre tête de cochon a été dessinée pendant la nuit par un inconnu sur un mur du bâtiment, à côté d’un slogan de 2×1 mètres « Stop à l’islam » , selon le porte-parole. « Nous percevons cela comme une manifestation d’extrémisme et de haine. Nous ne prenons pas la chose à la légère », a réagi le président de la Fondation islamique de Prague, Vladimir Sanka. Les photos de cette profanation sont aussitôt apparues sur le site du Parti National, petite formation d’extrême droite qui avait dans le passé appelé à l’interdiction de l’islam. Forte de 10,4 millions d’habitants, la République tchèque compte quelque 400 musulmans d’origine tchèque et près de 20.000 étrangers qui travaillent et vivent dans le pays. Outre la mosquée située dans la capitale, le pays compte aussi celle de Brno, deuxième ville du pays. AFP

 

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