19 mai 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3648 du 19.05.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Liberté et Equité: Les jeunes Zyed Labidi et Rafik Ali déférés pour l’instruction Liberté et Equité: La police politique assiège le domicile de madame Zeineb Chebli Après la libération de son fils, le jeune Khaled Arfaoui

Manifestation réelle pour une liberté virtuelle TUNISNEWS a commis une faute. Elle présente ses excuses! Ahmed Kedidi: De la chute “malheureuse”de Ben Brik Abdelbaki Fathi: Bas les masques, BEN BRIK s’est dévoilé et a montré son vrai bas niveau L’opposition sérieuse doit le dénoncer avec fermeté Ahmed Bennour répond à la cabale de désinformation orchestrée contre lui par Ben Ali Washington Media Group: Government of Tunisia Hires Boutique Washington D.C. Firm for Global Promotional Campaign AFP: La Tunisie et la Chine veulent développer leurs échanges AFP: France: un débat sur le voile intégral dégénère en violences AFP: La France fait un pas de plus vers l’interdiction du port du voile intégral AFP: La législation sur le voile intégral: état des lieux en Europe AFP: Espagne: une ville de Catalogne va débattre de l’interdiction du voile intégral AFP: Le Pakistan bloque l’accès à Facebook pour un concours de dessins de Mahomet AFP: « Des hommes et des dieux »: beau portrait d’hommes de foi emportés par la violence


Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation indépendante de droits humains 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860 liberte.equite@gmail.com Tunis, le 18 mai 2010

Nouvelles des libertés en Tunisie


 

1) Les jeunes Zyed Labidi et Rafik Ali déférés pour l’instruction Lundi 17 mai 2010, les jeunes accusés Zyed Labidi et Rafik Ali, actuellement à la prison de Mornaguia, ont été présentés au juge d’instruction du sixième bureau du Tribunal de Première Instance de Tunis, afin d’examiner le rapport d’expertise de l’ordinateur saisi. Le jeune Rafik Ali, qui a suspendu sa grève de la faim, présentait des signes d’affaiblissement. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits humains indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel/fax : 71 340 860   Tunis, le 18 mai 2010

Liberté et Equité La police politique assiège le domicile de madame Zeineb Chebli Après la libération de son fils, le jeune Khaled Arfaoui


Des agents de la police politique relevant du district de Menzel Bourguiba, assiègent depuis samedi 15 mai 2010 le domicile de la militante des droits de l’homme, madame Zaïneb Chebli, membre du bureau exécutif de l’Organisation Liberté et Equité, mère de l’ex prisonnier d’opinion, libéré dernièrement, le jeune Khaled Arfaoui. Les agents Hatem Ben Chayyat et Mouaddh visent la famille de la militante et les personnes qui lui rendent visite, par leur présence à proximité du domicile depuis la libération de Khaled Arfaoui, le 15 mai 2010. […] Pour le bureau exécutif de l’Organisation Le président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Tunisie…www.tunisie-censure.com…  Manifestation réelle pour une liberté virtuelle

Le Samedi 22 mai 2010 à 15h00 Rassemblement Consulat Général de Tunisie croisement de la rue Lubeck et de la rue Hamelin  Métro : Iéna  


 

 
Depuis quelques semaines, les sites Internet sont bloqués les uns après les autres : d’abord des blogs, puis des sites d’actualité, des médias nationaux et étrangers, et enfin des plateformes de partage de photos ou de vidéos ont été censurés en Tunisie. La censure n’est pas un phénomène nouveau dans notre pays, mais cette fois-ci, cette vague de fermeture de sites, de blogs (presque 200 en 15jours) a suscité la colère des jeunes et des moins jeunes. Alors que You Tube et Daily motion étaient déjà bloqués en Tunisie depuis plus de deux ans, Blip.tv, Metacafe et Vidoemo ont toutes trois été bannies au cours de la même semaine. Wat.tv a rapidement suivi, des plateformes vidéo le site de partage de photos Flickr et plusieurs sites d’information français tels que ReadWriteWeb, Le Nouvel Observateur,  Rue89, 20 minutes… Pour quelques autres médias, dont le Monde, les articles traitant de la politique ou de la liberté d’expression en Tunisie sont rendus inaccessibles. Cette censure  opérée d’une manière insidieuse et sélective, est à l’image du système virtuellement démocratique : facebook n’est pas interdit mais certains profils de militants sont rendus inaccessibles depuis la Tunisie, l’accès à internet est officiellement une priorité du gouvernement  mais la censure fonctionne  à plein régime et frappe des sites et blogs  au grès des  circonstances.  Les tunisiens ont surnommé le censeur d’Internet de « Ammar les ciseaux » ou « Ammar 404 » en référence aux erreurs « 404 non found » qui ornent les pages des sites disparus. Face à cette systématisation de la censure une protestation pacifique a commencé à s’organiser chez les internautes révoltés et les défenseurs de la liberté d’expression. L’opération a un nom de code, « Sayeb Salah » (lâche-moi), et un slogan, « Free404 ». Cette censure nous concerne aussi en France car elle rompt certains liens et porte atteinte aux échanges que nous avons avec nos familles, nos amis et la société civile en Tunisie dans son ensemble. Nous tunisiens résidant en France et signataires de cet appel, sommes solidaires de cette protestation : –     Demandons l’arrêt immédiat et définitif de la censure sur Internet et la réouverture de tous les sites censurés. –     Condamnons cette pratique contraire à la constitution Tunisienne et infantilisante de la population par laquelle l’ATI se substitue aux citoyens pour décider de ce qui leur convient. –     Exigeons des autorités tunisiennes le respect du droit de tous les citoyens à choisir librement leurs médias et les moyens d’accès à l’information –   Rappelons que la liberté d’expression est l’un des droits fondamentaux  non négociables que garantissent la constitution et les conventions internationales signées par la Tunisie. –    Appelons toutes les tunisiennes et tous les tunisiens à se mobiliser pour dénoncer la censure en Tunisie et exiger le respect de la liberté d’expression et d’information. Premiers signataires : Moez ben Ali (médecin), Nadia Chaabane (enseignante), Rania Majdoub (étudiante), Mohamed Smida (juriste), Gharbi Bechir (retraité), Fathia Chaari, Adel Thabet, Khaled Falah, Tarek Ben Hiba (fonctionnaire), Mohamed-Lakhdar Ellala, Lumumba el Mohsni, Mohamed Bhar (artiste), Nadia Elfani (cinéaste), Raja Chamekh, Mohieddine Cherbib, Hamida Khaled (médecin), Rabeh Arfaoui, Slim Benhassen (étudiant), Ayed Ahram (enseignant), Oumaya Seddik, Ramzi Ouesleti, Nourreddine Najjar, Kamel Jandoubi, Karim Mejri (ingénieur), Adnene Ben Youssef, Iyed Dahmani… Soutenu par : Association des tunisiens en France(ATF), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Association Arts&Cultures des deux Rives (ACDR) Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), Association des marocains en France(AMF), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDOHM), Parti du Travail Patriotique et Démocratique de Tunisie) , Parti Ouvrier communiste Tunisien (POCT),  Ettajdid-France,  Pas de frontières pour se donner la main !!


TUNISNEWS a commis une faute. Elle présente ses excuses!


Chers lecteurs et amis Nous sommes vraiment désolés et attristés. Une malencontreuse et malheureuse faute humaine d’inattention a permis l’insertion d’un texte reçu par la rédaction de la part des responsables de certains sites web tunisiens. La personne qui devait le lire avant publication et diffusion n’a pas bien fait son travail et certaines expressions crues, impolies et/ou déplacées ont été publiées dans la newsletter et sur le site. Après coup, on a pu se rendre compte de la faute. Nous avons effacé tout de suite le texte en question du site www.tunisnews.net . A cette occasion, nous tenons à présenter nos excuses à tous nos lecteurs, abonnés et amis. Nous espérons que des fautes pareilles ne se répéteront plus à l’avenir. Merci pour votre compréhension. La rédaction de TUNISNEWS 19 mai 2010

De la chute “malheureuse”de Ben Brik


 Par Ahmed Kedidi Que les responsables de Tunisnews me permettent de leur reprocher ce manquement (très rare) aux valeurs du journalisme et à sa nécessaire déontologie longtemps défendus par Tunisnews. Pour leur dire que l’interview de Ben Brik (réelle ou supposée !) parue le 17 Mai m’a profondément choqué. Les tunisiens ne sont pas habitués a de telles ignominies, véhiculées par de tels propos de caniveaux. Ben Brik s’est lui-même disqualifié, en usant d’un langage ordurier, qui blesse, a mon avis, tout tunisien et pas seulement l’élite. De mémoire de lecteur de Tunisnews, depuis sa naissance, jamais je n’ai lu de pareilles bassesses, proférées contre quiconque, sur ses colonnes. Il est du devoir de chaque moyen d’expression de refuser la vindicte (mal argumentée) et l’insulte (mal élevée…) venant d’un Homme qui se présente (ou que ses manipulateurs présentent comme un journaliste persécuté). Que de mots de trop dans cette interview, qui s’ajoutent déjà à une abondante littérature de la calomnie et de l’insulte contre tous : Etat, opposition, religion, ordre, femmes, hommes, enfants, morale et en fin de compte la Tunisie toute entière. C’est dommage ! Ce qui va laisser des plumes c’est une certaine idée du débat politique en Tunisie, rabaissé par Ben Brik au niveau le plus sordide et le moins attendu sur Tunisnews.

Bas les masques,

BEN BRIK s’est dévoilé et a montré son vrai bas niveau

L’opposition sérieuse doit le dénoncer avec fermeté


 

                      Je ne connais pas cet homme malgré le fait que nous venions de la même région, j’étais solidaire à sa cause quand il était privé de son passeport. 

 

Je n’arrivais pas à en croire mes yeux quand j’ai lu l’interview publiée par Tunisews et supprimée après, pour le dénommé peudo-journaliste Taoufik BEN BRIK, (interview reprise d’autres sites). Certainement c’est une erreur d’inattention de la part des responsables de Tunisnews, vue la charge de travail qu’ils ont.

 

Je ne doute pas une seconde  de la bonne foi, de l’impartialité  de l’équipe de Tunisnews.  J’imagine quils n’avaient  lu que le titre de l’interview et que la charge du travail et le manque de moyens  les avaient empêchés de la lire avant de la publier.

 

Revenant au contenu, que je n’ose pas re-citer son contenu , par respect à la mère de Ben Brik, à ma mère et à toutes les mères.

 

Honnêtement je n’ai jamais entendu un homme politique Tunisien opposant ou pas, un journaliste, un intellectuel, un homme ou femme éduqué(e) prononcer des mots aussi bas, aussi « clochardèsque »  touchant à l’intimité de la femme.

 

La déontologie journalistique ne permet à quiconque d’insulter et d’utiliser un langage vomissant qui touche aux intimités de n’importe  quelle mère vivante ou décédée.

 

Je crois qu’il y a une volonté du pseudo-journaliste BB de clochardiser le vocabulaire tunisien sans que personne ne lui dise « MA ATHA ALLAH » Il se croit immunisé par le soutien de Kouchner et compagnie, et personne n’ose le pointer du doigt.

 

Au contraire, il croit que par le discours de la haine à son identité, à sa culture et à ses concitoyens : (Il y en a marre des barbus, des voilées et autre sainte-Nitouche)(1) , et le discours de la lèche botte des touristes occidentales :(Venez en masse ! Vite ! On a soif ! On a faim ! Venez égailler notre paysage. Venez avec vos cuisses, vos seins et vos nombrils) (2) , il pourra se vendre et se trouver un pseudo-poste dans un magazine français ou autre.

 

L’opposition tunisienne, comme elle avait défendu Ben Brik et organisé des grèves de la faim en sa faveur, Elle doit le dénoncer avec fermeté et dénoncer ce discours de vagabondage, insultant et indigne. Comme elle l’avait dénoncé de l’autre coté.

 

Je vois le même en son discours le même opportunisme utilisé par d’autres avant lui, quand ils avaient cherché à créer des fonds de commerce en méprisant et dénigrant l’identité  de leur peuple.

 

Maintenant, je comprend bien pourquoi mon ami l’avocat Néjib Hosni,  quand il avait été contacté par Mohamed ABBOU au mois de novembre dernier pour joindre son nom au comité de soutien de Ben Brik, il ait refusé catégoriquement à voix haute.

 

Ben Brik, ou tout autre citoyen, a le droit absolu de s’exprimer en toute liberté. Mais toute liberté a une limite quand elle touche à l’honneur commun du peuple.

 

 Pour tout ceux qui veulent connaître le vrai visage de Ben Brik, il peuvent le lire sur le lien http://www.reveiltunisien.org/spip.php?article3268 

   

(1), (2) : deux extraits de l’interview de BB, le reste vous pouvez le lire vous-même sur le lien ci-dessus.

 

 

ABDELBAKI FETHI

 

PARIS le 18/05/2010


Ahmed Bennour répond à la cabale de désinformation orchestrée contre lui par Ben Ali


Paris le 07 Mai 2010 A Monsieur Thierry Meyssan Site www.voltaire.org Objet: Droit de réponse Monsieur, En date du 12 avril 2010, vous avez publié sur votre site un article ayant pour titre: « La France coopérerait aux assassinats politiques perpétrés par le Mossad ». Prétendant vous référer à « une enquête du journal tunisien « Dounia El Watan », vous utilisez me concernant des propos diffamatoires, portant atteinte à mon honneur et surtout dénués de tout fondement ou même d’une once de vérité. La recherche effrénée du sensationnel n’autorise pas la publication de contre-vérités; elle n’est pas un gage de sérieux, mais elle s’avère le plus souvent nuisible du fait de la gravité des faits allégués ou colportés. Dans le cas précis de votre article, quelles sont vos preuves d’une quelconque implication de ma part dans l’assassinat de dirigeants palestiniens? Où sont les comptes-rendus de l’enquête de police menée à Dubaï après l’assassinat de M. Mahmoud MABHOUH? Quelle est cette société d’installation d’ascenseurs que je dirigerais? Quelle est « cette affaire d’espionnage pendante devant la cour criminelle du Liban »? Son numéro? Ses tenants et ses aboutissants? Au mieux désinformés et dilettantes, au pire manifestant une volonté de nuire, vous avez en fait retranscrit les propos de mercenaires de la plume à la solde du régime de M. Ben Ali. Cette cabale qui me vise et dure depuis près de 25 ans est véhiculée par une presse aux ordres, financée par les deniers publics, dans laquelle un régime mis à l’index par toutes les ONG crédibles et contesté par les démocraties occidentales, instrumentalise l’affaire palestinienne pour régler ses comptes avec ses adversaires politiques. Car, si vous aviez pris le soin d’enquêter sérieusement, vous auriez remarqué que: 1/ Lors du raid contre le quartier général palestinien le 1er octobre 1985 à Hammam Chatt, je n’étais pas responsable de la Sécurité en Tunisie, mais ambassadeur à Rome depuis septembre 1984, soit 13 mois avant cette agression. Et je n’ai quitté ce poste d’ambassadeur qu’en juillet 1986. Lorsque j’exerçais les fonctions de Secrétaire d’Etat à la Sûreté tunisienne, aucun Palestinien n’avait été inquiété, encore moins assassiné. Et les plus hauts responsables palestiniens, morts ou encore vivants, savent mieux que quiconque mon attachement à leur cause. Ils connaissent l’ampleur de ma contribution à leur juste et noble cause. Le responsable de la sécurité, à l’époque de l’agression, était M. Ben Ali. Et cela est un fait incontestable. 2/ Je n’ai jamais fui la Tunisie. A la fin de ma mission d’ambassadeur à Rome en 1986, je me suis installé en France, où je vis en exil volontaire et ce, depuis le coup d’Etat du 7 novembre 1987 et où, quoi que prétendent les désinformateurs et les manipulateurs,  je n’ai jamais eu aucune société. L’assassinat de Abou Jihad le 16 avril 1988 à moins de 1000 mètres du Palais présidentiel de Carthage a sûrement bénéficié de complicités tunisiennes (Voir l’article du journal israélien « Maariv » du 4 juillet 1997). Mais les questions qui doivent être posées concernent les personnes ou les parties qui ont livré au Mossad les plans de la villa d’Abou Jihad, qui ont coupé les lignes téléphoniques à proximité du Palais présidentiel, qui ont coupé l’électricité jetant le village dans le noir absolu une très grande partie de la nuit, qui ont procédé à faire vider le quartier de Sidi Bou Saïd  le soir de son assassinat, suite à de vastes rafles policières. Tous ces éléments réunis ont permis au commando du Mossad de perpétrer son lâche assassinat du dirigeant Abou Jihad en toute quiétude. Là aussi, ce sont des faits incontestables qui contredisent les thèses les plus farfelues et les commentaires les plus lâches distillés par une dictature corrompue et à bout de souffle pour se laver les mains de ses propres crimes. Selon l’enquête publiée par le journal « Maariv » précité, le commando du Mossad avait bénéficié de la complicité de certains hauts fonctionnaires tunisiens de l’époque. M.Ben Ali a promis de diligenter une enquête sur cet assassinat. A ce jour, le régime tunisien actuel a refusé de livrer et de communiquer aussi bien aux dirigeants palestiniens qu’à l’opinion publique tunisienne, palestinienne, arabe et internationale le moindre élément sur les résultats de cette « fameuse enquête ». Comment donc aurais-je pu aider le Mossad alors que je n’étais plus résident en Tunisie depuis septembre 1984 et en exil volontaire en France depuis 1987? Enfin, s’il y a coopération entre le régime tunisien et les services secrets israéliens, elle ne peut être que depuis ce qu’on appelle honteusement « l’ère nouvelle » , soit depuis le coup d’Etat du 7 novembre 1987. A compter de cette période, un bureau d’intérêt israélien a été installé à Tunis. Depuis, les rapports politiques, sécuritaires, économiques, commerciaux et financiers n’ont fait qu’évoluer et se renforcer dans le plus grand secret et à l’abri des regards de l’opinion publique aussi bien tunisienne qu’arabe. D’autre part, le fait de m’impliquer dans l’assassinat du dirigeant palestinien Mahmoud MABHOUH à Dubaï est la preuve irréfutable du degré de haine que me voue M. Ben Ali, lequel ne peut accepter que son supérieur hiérarchique aussi bien au ministère de la Défense nationale qu’à la direction de la Sûreté nationale tunisienne ne puisse à ce jour lui prêter un serment d’allégeance. M. Ben Ali ne peut se suffire à tyranniser 11 millions de ses concitoyens il a maladivement besoin de la soumission de tous ses anciens supérieurs. La cabale haineuse entreprise depuis un quart de siècle contre moi a, de plus, franchi une nouvelle étape depuis mon intervention récente sur une chaîne arabe basée à Londres, Al Hiwar. Ne pouvant empêcher sa diffusion et en dépit des menaces ouvertes adressées au journaliste-animateur, Ben Ali est entré en transe car il ne supporte pas que ses adversaires existent. Tout observateur attentif et objectif constatera de lui-même que la presse tunisienne, dont la réputation de soumission absolue aux directives du régime de Ben Ali n’est plus à démontrer, ne cesse de traîner quotidiennement dans la boue et d’accuser sans preuve toute personne qui ose contredire, contester ou critiquer le régime policier et corrompu de M. Ben Ali, d’être soit à la solde du Mossad, soit un agent du néo-colonialisme français. A toutes fins utiles, voici d’ailleurs une liste non-exhaustive des personnalités tunisiennes accusées d’être des agents du Mossad ou à la solde puissances étrangères: – M. Mohamed Mzali, ministre depuis et 1960 et Premier ministre entre 1980 et 1986; – M. Mohamed Sayah, ancien ministre d’Etat jusqu’en 1987; – M. Mohamed Salah Mahjoubi, ancien secrétaire d’Etat à l’Intérieur jusqu’en 1990; – M. Khemais Chammari, ancien député et ancien vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme; – M. Ahmed Nejib Chebbi, avocat et fondateur du PDP; – M. Moncef Marzouki, professeur de médecine et ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme – Me Mokhtar Trifi, avocat et actuel président de la LTDH; – Mme Sana Ben Achour, professeur de droit et actuelle présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates; – Mme Sihem Bensedrine, journaliste et présidente du Conseil national pour les libertés; – M. Kamel Laâbidi, journaliste; – M. Slim Bagga, journaliste et fondateur du journal d’opposition « L’Audace »; – M. Kamel Jendoubi, président du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme; – Me Radhia Nasraoui, avocate et présidente de l’association tunisienne de lutte contre la torture; – M. Hamma Hammami, professeur et président du Parti ouvrier comuniste tunisien; – Me Michel Tubiana, avocat et ancien président de la Ligue française des droits de l’homme. Ahmed BENNOUR Ancien gouverneur de Sousse (1972-1974)Ancien secrétaire d’Etat à la Défense nationale  (1974-1977) Ancien secrétaire d’Etat à l’intérieur (1980-1984) Ancien Ambassadeur à Rome (1984-1986) Réponse parue sur www.voltaire.org et d’autres sites le 15/05/2010


Government of Tunisia Hires Boutique Washington D.C. Firm for Global Promotional Campaign


 

Washington Media Group, Inc. will provide ongoing strategic communications guidance.

 

Washington, DC, May 17, 2010 –(PR.com)– Since winning independence 50 years ago, the country ofTunisia has emerged as an international business success story — albeit one of the lesser known successes in the developing world. Tunisia has quadrupled its gross domestic product (GDP) while raising life expectancies in the country on par with the developed world. In the 1990s, the small North African country of 10 million smartly partnered with the European Union and locked in private sector development and trade reforms. The last decade has witnessed a doubling of Tunisian exports abroad and an unprecedented rebuilding of the local economy. « Tunisia is a peaceful, Islamic country and an important ally of the United States in combating global terrorism. It has a terrific story to share with the world,” saidJohn Leary, Washington Media Group partner and executive vice president. “Tunisia is also a stable democracy where American and European businesses can thrive. This is an important message for the international community and WMG has developed a number of innovative strategies to help ensure that message resonates with the appropriate audiences. » The Government of Tunisia hired Washington Media Group because of WMG’s winning track record of providing smart strategic and creative counsel including: messaging, innovative web site development, leveraging social media (such as Facebook and Twitter), and designing and placing advertising that delivers a return on its clients’ investment. WMG will now be the Agency of Record in the United States for the Government of Tunisia. « We are delighted with this project, » saidGregory Vistica, founder and president of Washington Media Group. « It involves strategic and global communication planning, as well as a comprehensive education campaign about the country, its culture, its government and its commitment to businesses competing in the global marketplace. » The Tunisian Government’s selection of Washington Media Group highlights the firm’s demonstrated successes on behalf of clients small and large. With a client roster that includes financial services companies like Citigroup, to respected educational institutions such as Columbia University, among others, the firm’s specialty is combining traditional communication approaches with the most innovative uses of online advocacy and advertising. About Washington Media Group: Washington Media Group blends the best traditional communication strategies with the most innovative online advocacy and advertising practices. Whether it’s solving a crisis, enhancing reputations, preserving clients’ financial health, or winning in Washington, WMG bridges the “old media” and the surging capabilities of “new media” – with results clients can count on. For more information, visit www.WashingtonMedia.com. Washington Media Group, Inc. | 525 9th Street, NW | Suite 800 | Washington, DC 20004 | 202.628.1280 | www.WashingtonMedia.com Press Contact: Mimi Carter 571-218-0951

 


La Tunisie et la Chine veulent développer leurs échanges


AFP, le 18 mai 2010 à 21h52 TUNIS, 18 mai 2010 (AFP) -La Tunisie et la Chine ont affirmé leur désir de renforcer leurs échanges économiques et coopération bilatérale, à l’occasion de la visite à Tunis du ministre chinois des affaires étrangères Yang Jiechi. M. Jiechi était reçu par le président Zine El Abidine Ben Ali mardi peu avant la fin d’une visite de 24 heures, au cours de laquelle il a eu des entretiens avec son homologue tunisien Kamel Morjane. Outre les relations bilatérales, ces entretiens ont porté sur les questions internationales, notamment le Proche-orient et la coopération entre la Chine et le monde arabe. M. Jiechi, cité par l’agence tunisienne TAP, a fait état d’une « similitude des points de vue » sur les sujets évoqués et exprimé son soutien au désir de la Tunisie d’abriter la 5è réunion ministérielle du forum de coopération sino-arabe. M. Morjane avait conduit les 13 et 14 mai à Tianjin, en Chine, la délégation de son pays à la 4ème réunion ministèrielle de ce forum qui vise l’instauration d’un partenariat entre les pays arabes et la Chine. Les deux ministres ont signé un accord de coopération économique et technique portant notamment un don de 2,6 millions de dollars, ainsi qu’un protocole d’accord pour le recrutement de médecins chinois en Tunisie. Les deux pays devraient poursuivre les discussions sur les moyens de dynamiser les échanges, lors d’une réunion de leur commission mixte en juillet prochain à Pékin. Les constructeurs d’automobiles chinois sont intéressés par la Tunisie, seul du pays du Maghreb à n’avoir pas encore autorisé la vente de véhicules chinois sur son marché.  


France: un débat sur le voile intégral dégénère en violences


AFP, le 18 mai 2010 à 22h22 MONTREUIL (France), 18 mai 2010 (AFP) – Un débat sur le voile intégral, organisé par l’association Ni Putes Ni Soumises, a dégénéré en violences mardi soir à Montreuil, dans la banlieue est de Paris, entraînant l’intervention de la police, a constaté un journaliste de l’AFP. Ce débat, qui a rassemblé une centaine de personnes dans une école primaire, a commencé en début de soirée dans un climat houleux, perturbé par des membres du mouvement pro-palestinien Cheikh Yassine. Après des insultes, des coups ont été échangés entre des participants qui n’ont pu être identifiés, a constaté le journaliste de l’AFP. Les organisateurs ont décidé d’arrêter le débat et fait appel aux forces de l’ordre. La police est arrivée peu après, bloquant les sorties, et demandant aux victimes de coups d’identifier leurs agresseurs et de déposer plainte. «Je sors de cette réunion avec une conviction redoublée pour une loi à cause de ces comportements», a déclaré le député Manuel Valls (PS), partisan d’une loi d’interdiction générale du voile intégral, présent à ce débat comme le sénateur Pierre Brard (app PCF). Organisé à la veille de la présentation du projet de loi d’interdiction du voile intégral en conseil des ministres, ce débat, programmé à l’initiative de Ni Putes Ni Soumises favorable à une telle mesure, avait rassemblé des femmes, dont des militantes féministes, d’autres portant le voile simple ou intégral, ainsi que des islamistes. Un projet de loi de sept articles prévoyant l’interdiction du port du voile intégral dans l’espace public doit être présenté mercredi en conseil des ministres. Le Conseil d’Etat s’est prononcé par deux fois contre une interdiction généralisée. Le texte doit être débattu par les députés en juillet puis les sénateurs début septembre pour une promulgation dans la foulée. Contrairement à ce qu’espérait le gouvernement, il ne devrait pas faire consensus, socialistes et centristes étant très partagés. AFP

La France fait un pas de plus vers l’interdiction du port du voile intégral


AFP, le 19 mai 2010 à 14h06 Par Fabrice RANDOUX PARIS, 19 mai 2010 (AFP) -Après un an de controverse, le gouvernement français a adopté mercredi un projet de loi sur l’interdiction du voile islamique intégral dans l’espace public, en dépit des réserves des juristes et du malaise des musulmans sur ce texte qui passera au Parlement en juillet. « Dans cette affaire, le gouvernement emprunte, en conscience, un chemin exigeant mais un chemin juste », a déclaré le président Nicolas Sarkozy lors de l’examen du texte en Conseil des ministres. « Nous sommes une vieille nation rassemblée autour d’une certaine idée de la dignité de la personne, en particulier de la dignité de la femme, autour d’une certaine idée de la vie en commun. Le voile intégral qui dissimule totalement le visage porte atteinte à ces valeurs, pour nous si fondamentales », a-t-il ajouté. La France serait alors le deuxième pays européen après la Belgique à bannir de la rue le port du voile intégral, une pratique ultra-minoritaire qui concerne moins de 2 000 femmes en France. Le projet de loi stipule que « nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ». Les contrevenantes s’exposeront à une amende de 150 euros et/ou un « stage de citoyenneté » visant à rappeler les valeurs républicaines. Maris ou concubins obligeant leurs compagnes à se voiler seront aussitôt sanctionnables d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. Le gouvernement a passé outre l’avis du Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative du pays, qui recommandait de limiter cette interdiction dans certains lieux publics (administrations, transports, etc) et jugeait une interdiction dans la rue « sans fondement juridique incontestable ». Selon les juristes, la loi s’expose à une censure du Conseil constitutionnel et à une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme pour qui chacun peut mener sa vie selon ses convictions dès lors que cela ne porte pas atteinte à autrui. Mais pour Nicolas Sarkozy, « la dignité ne se divise pas (…) la citoyenneté doit se vivre à visage découvert. Dès lors, il ne peut y avoir, en définitive, d’autre solution que l’interdiction dans tout l’espace public ». Le texte sera à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale en juillet avec un vote final attendu en septembre. Le consensus au Parlement sera sans doute difficile. Si les députés ont voté récemment à l’unanimité une résolution symbolique proclamant le port du voile intégral « contraire aux valeurs de la République », l’opposition socialiste juge le texte du gouvernement « inefficace car inapplicable » et a déposé sa propre proposition, qui s’en tient à l’avis du Conseil d’État. De même, les représentants de la communauté musulmane en France ont regretté une loi « stigmatisante » pour les 5 à 6 millions de musulmans vivant dans le pays. Plus généralement, de nombreux musulmans se disent exaspérés par la surmédiatisation de pratiques marginales mises à la une du débat public par le gouvernement ces derniers mois. Outre la polémique sur la burqa, une controverse s’est récemment développée autour d’un islamiste accusé de polygamie et menacé d’être déchu de sa nationalité française par le ministre de l’Intérieur. Ces crispations font écho à celles déjà suscitées lors d’un long débat sur l’identité nationale lancé fin 2009 par le gouvernement et qui a donné lieu à plusieurs dérapages racistes. « Des gens qui n’ont pas beaucoup de rapport avec la pratique du culte musulman se sentent pointés du doigt et vivent très très mal ces débats sur l’islam », regrettait récemment Azzedine Gaci, recteur d’une mosquée dans le centre de la France. AFP  

La législation sur le voile intégral: état des lieux en Europe


 

AFP, le 19 mai 2010 à 15h25 PARIS, 19 mai 2010 (AFP) – Voici l’état des lieux de la législation sur le voile islamique intégral dans plusieurs pays européens : – En FRANCE, après presque un an de débats, le Conseil des ministres a donné son feu vert à un projet de loi qui interdit aux femmes le port du voile intégral dans tout l’espace public. Le texte doit maintenant être soumis au parlement où le débat s’annonce animé. Le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française, a émis à deux reprises un avis défavorable sur une interdiction généralisée, pointant de « fortes incertitudes constitutionnelles ». – La BELGIQUE est devenue le 29 avril dernier le premier pays occidental à interdire le port du voile islamique intégral dans tout l’espace public. Les députés ont voté à la quasi-unanimité un texte interdisant le port du voile, non seulement dans les services publics mais aussi dans la rue. – Au DANEMARK, le gouvernement a décidé en janvier 2010 de limiter le port de la burqa et du niqab dans l’espace public, mais sans interdire le voile intégral, laissant le soin aux écoles, à l’administration et aux entreprises de fixer des règles à ce sujet. – Aux PAYS-BAS, plusieurs projets de loi concernant l’interdiction du port du voile intégral sont en préparation, notamment dans l’enseignement et la fonction publique. – En ITALIE, une loi de 1975, faisant partie des « dispositions de protection de l’ordre public », interdit de se couvrir complètement le visage dans les lieux publics (voile, casque de moto). C’est à cette loi que font référence les quelques maires de la Ligue du Nord qui ont interdit par arrêté, localement, la burqa, le niqab ou la tenue de bain islamique (burkini). Le gouvernement est divisé sur l’opportunité d’une interdiction générale, et le dossier n’est pas jugé actuellement prioritaire. – Au ROYAUME-UNI, aucune loi n’interdit le port du voile intégral dans le pays réputé très attaché à la liberté d’expression des convictions religieuses. Un parti anti-européen fait cependant campagne pour son bannissement et le ministère de l’Education a publié en 2007 des directives permettant aux directeurs d’établissements publics et écoles confessionnelles d’interdire le niqab. – En AUTRICHE, le débat a été ouvert récemment par les autorités qui réfléchissent à l’interdiction du voile intégral dans les lieux publics si le nombre des femmes voilées de la tête aux pieds devait augmenter sensiblement. – En SUISSE, le ministère de la Justice qui voudrait interdire au niveau cantonal de se cacher le visage dans les lieux publics, a évoqué récemment la mise en place d’un système d’exceptions pour les touristes musulmanes. AFP

Espagne: une ville de Catalogne va débattre de l’interdiction du voile intégral


AFP, le 18 mai 2010 à 18h35 MADRID, 18 mai 2010 (AFP) – MADRID (AFP) – Le conseil municipal de Lerida en Catalogne (nord-est de l’Espagne), va débattre fin mai de l’interdiction du voile intégral islamique dans les espaces publics, a-t-on appris mardi auprès du groupe municipal, minoritaire, ayant formulé la proposition, et de la municipalité. Les nationalistes catalans modérés de CiU ont présenté la motion lundi, a déclaré mardi à l’AFP un porte-parole du groupe municipal de cette ville d’environ 140.000 habitants. Un porte-parole de la municipalité socialiste a déclaré que le maire s’était exprimé par le passé pour l’interdiction du voile intégral si cela était possible sur le plan légal, au nom des « droits fondamentaux » des femmes. Les services juridiques de la ville sont en train d’étudier la possibilité d’interdiction au niveau local, mais le maire préférerait une interdiction au niveau régional ou national, a-t-elle précisé. La proposition de CiU devrait être débattue le 28 mai, et l’interdiction pourrait soumise au vote si les services juridiques l’ont estimée possible. L’équipe municipale cherchera à obtenir le plus grand consensus possible sur cette mesure, selon elle. « Nous ne sommes pas une ville où ils (les voiles intégraux) sont nombreux, mais il y en a », a déclaré la porte-parole CiU. Selon le porte-parole de la municipalité, Lerida compte environ 20% d’immigrés, latinos-américains, roumains et maghrébins, à parts égales. CiU considère que « la présence à Lerida de représentants salafistes (une doctrine rigoriste de l’islam, ndlr) a facilité la diffusion de pratiques incompatibles avec les principes de l’égalité des sexes et du respect de la femme », selon un communiqué. CiU considère que les voiles intégraux « sont un obstacle à l’intégration de la femme dans notre société et qu’ils sont une atteinte à sa dignité ». D’une manière générale, ils ne sont pas très répandus dans l’espace public en Espagne. Le ministre du Travail du gouvernement socialiste espagnol, Celestino Corbacho, a déclaré lundi qu’il était partisan d’une interdiction du voile intégral sur les lieux de travail et dans les locaux de l’administration. « Cacher complètement la femme au moyen d’un vêtement, quel que soit le symbolisme, heurte violemment notre société et empêche les progrès visant à l’égalité entre les hommes et les femmes », une valeur « qui ne doit pas régresser », a-t-il déclaré. L’Espagne est un pays où l’immigration a explosé depuis les années 1990 et où la population issue de pays de tradition musulmane, notamment du Maroc, a fortement augmenté. Au 1er janvier, il y avait 5,7 millions d’étrangers sur une population totale de 46,9 millions de personnes, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique, dont 746.760 Marocains, un chiffre en hausse de 4% sur un an. Une interdiction de ces vêtements islamiques est débattue dans plusieurs pays européens, comme la France et le Belgique.  

Le Pakistan bloque l’accès à Facebook pour un concours de dessins de Mahomet


AFP, le 19 mai 2010 à 15h15 LAHORE (Pakistan), 19 mai 2010 (AFP) – Le Pakistan a bloqué mercredi temporairement, sur injonction d’un tribunal, l’accès au réseau de socialisation sur internet Facebook en raison d’un concours, lancé par un usager occidental, de dessins représentant le prophète de l’islam Mahomet. Représenter ou dépeindre Mahomet est strictement interdit par l’islam. Les violentes protestations déclenchées dans nombre de pays musulmans dès 2006 par la publication de caricatures du prophète dans des journaux danois puis d’autres pays d’Europe avaient culminé le 2 juin 2008, avec un attentat suicide contre l’ambassade du Danemark à Islamabad, qui avait fait six morts dont un Danois. La nouvelle controverse est née il y a un mois quand un usager de Facebook a organisé un concours intitulé « La journée des dessins de Mahomet » (« Draw Muhammad Day ») dans lequel il invitait à poster sur le site le 20 mai des dessins représentant le prophète. Depuis, des milliers de Pakistanais, mais aussi de musulmans d’autres pays, ont protesté sur le site de Facebook et le gouvernement du Pakistan avait déjà fait bloquer mardi la page de Facebook incriminée. Mais des avocats ont demandé mercredi en référé à la Haute Cour de Lahore (est) de prononcer l’interdiction totale de Facebook au Pakistan. Le juge Ejaz Chaudhry a ordonné à l’Autorité des Télécommunications du Pakistan (PTA), qui dépend du gouvernement, de bloquer l’accès à Facebook jusqu’au 31 mai, date de l’audience qui jugera l’affaire au fond. Le jugement a déclenché des cris de joie parmi une vingtaine de personnes devant la Haute Cour, qui manifestaient en brandissant des banderoles condamnant Facebook. « La PTA a ordonné à tous les opérateurs au Pakistan de bloquer le site internet www.facebook.com jusqu’à nouvel ordre (…) en vertu du jugement de la Haute Cour de Lahore », a annoncé en fin de journée mercredi le porte-parole de la PTA, Khurram Mehran, dans un communiqué.  

« Des hommes et des dieux »: beau portrait d’hommes de foi emportés par la violence


AFP, le 18 mai 2010 à 16h30 Par Rébecca FRASQUET CANNES (France), 18 mai 2010 (AFP) – Fort et épuré, le film du Français Xavier Beauvois « Des hommes et des dieux » en compétition mardi à Cannes, s’inspire de l’assassinat des moines de Tibéhirine en 1996 en Algérie, pour placer le spectateur face au dilemme moral d’hommes de foi emportés par la violence. Tourné au Maroc dans de magnifiques paysages montagneux de la région de Meknès, « Des hommes et des dieux » porte à l’écran le destin tragique de sept moines français enlevés fin mars 1996 dans leur monastère isolé situé près de Medea, à 90 km au sud d’Alger, une région où les tueries étaient alors fréquentes. Le GIA de Djamel Zitouni avait revendiqué l’enlèvement et l’assassinat et leurs têtes retrouvées le 30 mai au bord d’une route de montagne. Depuis, la déclassification de documents a laissé ouverte la piste d’une « bavure » de l’armée algérienne, révélée aux juges chargés de l’enquête par l’ancien attaché de défense français à Alger, le général François Buchwalter. Sans entrer dans la responsabilité de ces assassinats, le film fait partager au spectateur la vie de ces hommes et le place au coeur de leur choix éthique. En guise de prologue apparaît un texte de la Bible, le psaume 81 : « Vous êtes des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous ! Pourtant, vous mourrez comme des hommes, comme les princes, tous, vous tomberez » Xavier Beauvois s’attache à dépeindre la vie rude et austère de cette petite communauté cistercienne dévouée à la population locale, dans un monastère isolé qui sert aussi de dispensaire médical. Rythmée par la prière et les tâches quotidiennes, cette existence paisible est menacée par l’irruption de la violence, avec les assassinats imputés à des groupes islamistes d’une part et les représailles de l’armée de l’autre. Lorsque le supérieur, Christian (Lambert Wilson) refuse la protection de l’armée malgré l’imminence du danger, le doute et la peur assaillent les moines. Faut-il partir, abandonner le village à son sort ou résister à la terreur ? Si le plus âgé, Amédée (Jacques Herlin) doute, Christophe (Olivier Rabourdin) sent sa foi ébranlée et Paul (Jean-Marie Frin) s’aperçoit que sa vie est en Algérie. Le médecin, Luc (Michael Lonsdale, remarquable) médite une pensée de Pascal: « Les hommes ne font jamais le mal si complètement et joyeusement que lorsqu’ils le font par conviction religieuse ». Sobre et épuré, « Des hommes et des dieux » bouleverse le spectateur en lui faisant vivre avec intensité le choix moral de ces hommes et leur sacrifice motivé par l’amour de Dieu, mais aussi de leurs frères musulmans. Dans un texte-testament repris en voix off dans le film, Christian dira : « Cette vie était déjà donnée à Dieu et à ce pays ». « Ces hommes étaient des aventuriers, des artistes de l’amour, des gens qui vont jusqu’au bout des choses, de leur pensée, avec une foi, une rigueur… c’est très rare aujourd’hui, de faire don de soi, de s’intéresser aux autres », affirme Xavier Beauvois dans un entretien à l’AFP. « Christian disait : +Ensemble, nous sommes comme des fleurs des champs, ni très beaux ni très originaux. Mais tous ensemble, on forme un bouquet magnifique », poursuit le cinéaste qui en 1995 avait remporté le Prix du jury pour « N’oublie pas que tu vas mourir ». « Mon travail avec mes acteurs a été de faire un bouquet de gens qui soit beau. Si la société avait, ne serait-ce que 5% de gens comme eux, cela irait mieux », dit-il.

 

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