20 mai 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3649 du 20.05.2010
 archives : www.tunisnews.net 


Conseil de l’Europe: Italie : les extraditions à répétition (vers la Tunisie, NDLR) suscitent de vives préoccupations AFP: Extraditions vers la Tunisie : l’Italie fâche le Conseil de l’Europe AFP: CFDT – CGT – FSU – Solidaires: Gafsa-Redeyef : une solidarité toujours d’actualité Khémaïs CHAMMARI: « Statut avancé » Tunisie-Union européenne – Vers un accouchement « au forceps »… Biju: MANIFESTATION DU 22 MAI CONTRE LA CENSURE A TUNIS AP: Un émigrant marocain condamné aux Etats-Unis pour avoir financé Al-Qaïda AFP: Dessins de Mahomet: après Facebook, le Pakistan bloque l’accès à YouTube AFP: Dessins de Mahomet: le Pakistan « condamne » et bloque Facebook et YouTube AFP: Tournée de Bernard Kouchner en Turquie, Syrie, Liban et Egypte

ATS: La police au Nigeria tue, viole et torture des suspects


Communiqué de presse du Conseil de l’Europe – 403(2010)
Italie : les extraditions à répétition (vers la Tunisie, NDLR) suscitent de vives préoccupations
Déclaration de Thorbjørn Jagland, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe

Strasbourg, 19.05.2010 – Je déplore vivement la décision des autorités italiennes d’extrader vers la Tunisie, le 1er mai, M. Mannai, ressortissant tunisien, en dépit de la demande de la Cour européenne des droits de l’homme de ne pas procéder à cette extradition. La Cour a estimé qu’il y avait de sérieuses raisons de craindre que M. Mannai subisse de mauvais traitements en Tunisie.

L’expulsion de M. Mannai est intervenue après un récent jugement dans l’affaire Trabelsi, dans laquelle la Cour a constaté que l’Italie avait violé la Convention en expulsant le requérant. De la même façon, M. Ben Khemais, dont l’affaire était également pendante devant la Cour, a été expulsé vers la Tunisie en juin 2008 malgré une mesure provisoire et en violation de la Convention.

En tant que Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, je regrette profondément ces agissements répétés de la part des autorités italiennes. Il est indispensable que les mesures prises par la Cour, dont l’ensemble des Parties à la Convention européenne des droits de l’homme reconnaissent le caractère juridiquement contraignant, soient respectées par tous les Etats membres. Toute atteinte à cet égard risque de compromettre le système des droits de l’homme qui est fondamental pour la protection de tous les citoyens européens.

***

M. Mannai, ressortissant tunisien, a été arrêté en Autriche le 20 mai 2005 sur la base d’un mandat d’arrêt émis par les autorités italiennes dans le cadre d’une enquête en relation avec des actes de terrorisme international. Il a été extradé vers l’Italie le 20 juillet 2005 et condamné à cinq ans de prison à la suite d’un jugement prononcé le 5 octobre 2006. Ledit jugement prévoyait l’expulsion de M. Mannai une fois sa peine purgée. Le 19 février 2010, la Cour européenne des droits de l’homme a demandé aux autorités italiennes de ne pas expulser le requérant vers la Tunisie jusqu’à nouvel ordre (mesure provisoire prise en vertu de l’article 39 du Règlement de la Cour).

Direction de la Communication du Conseil de l’Europe

Tel: +33 (0)3 88 41 25 60

Fax:+33 (0)3 88 41 39 11

pressunit@coe.int

www.coe.int

(Source : le site officiel du Conseil de l’Europe (strasbourg), le 19 mai 2010)

Lien : https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?Ref=PR403%282010%29&Language=lanFrench&Ver=original&Site=DC&BackColorInternet=F5CA75&BackColorIntranet=F5CA75&BackColorLogged=A9BACE


Extraditions vers la Tunisie : l’Italie fâche le Conseil de l’Europe


AFP, le 20 mai 2010 à 11h21 STRASBOURG (Conseil Europe), 20 mai 2010 (AFP) – – Le Conseil de l’Europe a déploré jeudi l’extradition par l’Italie d’un ressortissant tunisien malgré un avis de la Cour européenne des droits de l’homme estimant qu’il risquait des mauvais traitements en Tunisie. Le secrétaire général de l’organisation, Thorbjorn Jagland, « déplore vivement », dans un communiqué publié à Strasbourg, la décision italienne d’extrader début mai, Mohamed Mannai, en dépit de la demande de la Cedh. Le numéro un du Conseil de l’Europe s’exprimait pour la première fois après une série d’expulsions dans lesquelles l’Italie a violé la Convention européenne des droits de l’homme en ignorant l’avis de la Cedh. L’expulsion de M. Mannai intervient après l’expulsion récente de Mourad Trabelsi, un islamiste intégriste tunisien et celle de Essid Sami Ben Khemais en juin 2008, malgré les demandes des juges de Strasbourg de surseoir à leur renvoi. Le sécretaire général « regrette profondément ces agissements répétés » et demande que « les mesures contraignantes » de la Cour soient respectées par chacun des 47 Etats membres de l’organisation. Mohamed Mannai avait été arrêté en Autriche en 2005 dans le cadre d’une enquête en relation avec des actes de terrorisme international. Il avait été extradé vers l’Italie en juillet 2005 et condamné à cinq ans de prison. Le jugement prévoyait son expulsion une fois sa peine purgée. Le 19 février 2010, la Cedh avait demandé à Rome de ne pas l’expulser jusqu’à nouvel ordre.

« Statut avancé » Tunisie-Union européenne
Vers un accouchement « au forceps »…


  par Khémaïs CHAMMARI

Après la tenue de la 8ème session (2009-2010) du Conseil de l’association Tunisie-UE, le 11 Mai 2010, il semble acquis que l’on s’achemine vers un accord sur le statut avancé, mais pas avant quelques mois, et sous des conditions qui nécessitent encore un effort, du côté tunisien, sur les questions qui fâchent : celles des droits de l’homme et des libertés.

Dans le cadre du feuilleton sur l’accès de la Tunisie au «statut avancé» dans ses relations avec l’Union Européenne (cf. les articles dans «Attariq Al Jadid» depuis décembre 2009), les autorités tunisiennes, qui ont déployé un intense effort diplomatique en direction des Etats nombreux de l’U.E, tablaient sur une avancée décisive à l’occasion de la tenue, le 11 mai, de la 8ème session (2009-2010) du Conseil d’Association Tunisie – U.E.

A en juger par les commentaires officiels, à l’issue du Conseil d’Association, du Secrétaire d’Etat espagnol aux affaires européennes, M. Diego Lopez Garrido, dont le pays préside l’UE jusqu’au 30 Juin, du Commissaire Européen en charge de la politique Européenne de voisinage (PEV), Mr Stephan Füle  et de M. Kamel Morjane, ministre tunisien des affaires étrangères, l’accouchement aura certes, lieu mais…  «au forceps» : pas avant quelques mois, et à condition de consentir encore quelques efforts sur «la question sensible du respect des droits de l’homme ».

                                                                                                      Un «forcing» insistant

Les autorités tunisiennes espéraient obtenir, sinon une «feuille de route» en bonne et due forme, du moins une «déclaration solennelle» sur ce «rehaussement» tant convoité, à cette ultime occasion, avant la fin de l’actuelle présidence espagnole (30 juin 2010) et, pourquoi pas, avec une «confirmation» à l’occasion de la tenue (toutefois toujours hypothétique) du sommet de l’incertaine Union pour la méditerranée (UPM), prévu pour le 7 juin prochain.[1]

En réalité, le véritable débat n’est pas d’être pour ou contre ce «rehaussement», dont l’enjeu principal procède surtout de l’image et du prestige politiques ainsi que de l’espoir d’une grande attractivité des investissements étrangers.

Le ferme soutien à la demande gouvernementale tunisienne de trois des Etats membres européens les plus influents (France, Italie, Espagne) est, en effet, déterminant.

Toute la question est, en fait, de savoir si ce renforcement du statut sera obtenu rapidement, au terme de quelques semaines de «forcing» et, surtout, s’il se fera, comme le voudraient les autorités tunisiennes, «au moindre coût» sur le plan des engagements pour des réformes politiques effectives.

Et de ce point de vue, les tractations qui ont précédé et accompagné la réunion du 11 mai dernier ont confirmé les éléments suivants :

– Il s’agit d’un processus de négociations en vue du renforcement des relations Tunisie-UE, entamé il  y a trois semaines et «officiellement  lancé le 11 mai».

– Ces négociations doivent être menées «sans tabous, y compris sur la question sensible du respect des droits de l’homme» (dépêche AFP-Bruxelles du 11 mai).

– Elles se dérouleront dans le cadre d’un «groupe de travail dans le perspective d’un statut avancé». D’alleurs,le groupe de Travail « MAMA » (Maghreb/ Machrek) des Etats membres a déjà entamé l’examen du «document officiel» tunisien remis à la mi mars.

– Les deux parties espèrent parvenir à un résultat cette année, et M. Kamel Morjane s’est engagé à ce que «le gouvernement tunisien continue à travailler pour plus de liberté et pour plus de démocratie, de façon réfléchie»[2].

 De nombreuses pressions se sont exercées ces derniers temps sur Bruxelles afin que les questions des Droits de l’Homme bénéficient de toute l’attention qu’elle mérite. Ainsi, dans une lettre ouverte adressée le 29 avril aux ministres des affaires étrangères des Etats membres de l’UE et à la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires Etrangères et la Politique de sécurité, Mme Catherine Ashton, la FIDH (Fédération Internationale Ligues des Droits de l’homme), le REMDH (Réseau Euro-Med des Droits de l’homme) et l’OMCT (Organisation Mondiale Contre la Torture) ont rappelé l’importance des questions des droits de l’homme .[3] A ces interventions, se sont ajoutées celles de trois des principaux groupes politiques de Parlement Européen (Parti des Socialistes Européens, «Gauche Unie» et «Verts»), rappelant que «le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques doit être la condition de l’amélioration des relations U.E- Tunisie».  K.C.

 

 

 

(Source: AT-TARIQ ALJADID  N° 180 DU 15 MAI 2010)

 


 


 

[1].L’entêtement du ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, à vouloir assister à ce sommet et l’attitude délibérément provocatrice adoptée par son premier ministre, Benyamin Netanyahou, sur la politique de colonisation, sur Jérusalem et sur le  « mur », risquent bien de plomber cette réunion. 

[2].Dépêche AFP-Bruxelles

 

CFDT – CGT – FSU – Solidaires

Gafsa-Redeyef : une solidarité toujours d’actualité


Trois ans après le début du mouvement social pacifique de Redeyef près de Gafsa en Tunisie, rien n’est réglé. A la répression violente entraînant trois décès se sont ajoutés un déchaînement judiciaire et les condamnations de plusieurs dizaines de personnes à des peines allant jusqu’à plusieurs années de prison, transformant l’action militante en délit. Comme lors des différentes étapes de la procédure judiciaire, une délégation intersyndicale française (1) s’est rendue en Tunisie du 17 au 20 mai. Elle a rencontré à Redeyef les familles des tués ainsi que les condamnés ayant bénéficié d’une libération conditionnelle en novembre 2009. Les syndicalistes français ont été reçus à Redeyef par l’Union locale de l’UGTT. Ils ont rencontré les syndicats de l’enseignement, les avocats et des organisations de la société civile. Après plus de 18 mois de prison où les condamnés ont subi mauvais traitements et tortures, cette libération est insuffisante. Elle ne lève pas les condamnations, y compris par contumace, et les anciens détenus peuvent retourner en prison à tout moment. Deux d’entre eux sont actuellement incarcérés. Un nouveau procès est prévu le 22 juin. Le régime poursuit son acharnement. Aucun des ex-prisonniers n‘a retrouvé un emploi. Ils font l’objet ainsi que leurs familles d’une surveillance constante et de harcèlements quotidiens. Le mouvement social de Redeyef est né d’un refus de la pauvreté, du chômage et de la corruption dans cette région d’exploitation de phosphate où le taux de chômage des jeunes dépasse les 60% (beaucoup sont diplômés de l’enseignement supérieur). Il est de la mission du mouvement syndical international de défendre le respect des droits sociaux fondamentaux, dont celui d’un emploi décent. C’est pourquoi le collectif des syndicats français, soutient le combat de l’UGTT et de la société civile pour une amnistie générale qui permettra aux condamnés la réintégration dans leurs droits et leur emploi. Elle soutient également les propositions visant à un développement de la région permettant de fournir des emplois décents et pérennes. Tunis, le 20 mai 2010 Contacts des membres de la délégation : CFDT : Philippe Réau preau@cfdt.fr + 33 6 48 36 03 93 SGEN-CFDT : Michel Debon mdebon@free.fr + 33 6 85 91 83 75 CGT : Jean-François Courbe jf.courbe@cgt.fr + 33 6 76 49 00 17 FSU : Corinne Vialle corinne.vialle@snuipp.fr + 33 6 09 80 46 04 Solidaires : Alain Baron baron@rezisti.org + 33 6 78 78 82 28

MANIFESTATION DU 22 MAI CONTRE LA CENSURE A TUNIS


Par Biju Le droit de manifester est un droit fondamental en démocratie, c’est un combat radical et une exigence éthique et morale contre la dictature, c’est quand même elle, bon sang, qui torture, exclu, censure et truande à vomir touts les espaces de vie de la société tunisienne, la dictature en ce jour et jusqu’à aujourd’hui, c’est l’ennemi principal et mortel des tunisiens. Manifester est un droit, ce n’est pas une aumône donnée par un pouvoir illégitime, c’est même, une des clefs de voûte , une des plus importantes, voire la plus importante pour mobiliser les opinions et organiser la masse afin de se libérer de tout arbitraire ou despotisme, dire, pour les organisateurs de la manifestation du 22 mai, contre la censure, à Tunis , qu’elle est une manifestation apolitique, tient de la démagogie et de l’hérésie, c’est de la pure langue de bois, autant ne pas l’organiser, pacifique cela va de soi, les démocrates sont pacifiques, c’est pour cela que Zinétron , est d’une violence inouïe, c’est pour cela que cette maffia de mes deux se permet tout, si on n’étaient pas pacifiques d’éducation et de nature, ces criminels serreraient un peu plus les fesses et seront dans un autre état d’esprit.Insister sur le slogan apolitique de cette manifestation, c’est encore se perdre dans la futilité du penser correct et du mensonge comme moyen de communication, qui tient plus du leurre que de la vérité et du travail de fond, la cause de la liberté et la question tunisienne n’a vraiment pas besoin de cette burqua, c’est aussi, prendre la dictature de Zinétron pour un ramassis de débiles et d’enfants de chœur, c’est leur reconnaître une quelconque légitimité, c’est prendre les tunisiens pour des demeurés et des ignares.Manifester avec ou sans l’autorisation de cette dictature et ce pouvoir illégitime est un acte obstinément politique, et il faut le revendiquer en tant que tel, avec des slogans clairs et qui ne laissent aucun doute, ni possibilité à l’instrumentalisation et à la récupération; on ne vient pas à cette manifestation pour un pique nique, mais pour exiger un DROIT à un pouvoir de non-droit, toute forme d’opacité vis à vis de cette objectif dé crédibilise l’action. Cette manifestation a but d’exprimer une conviction collective qui rassemble toutes les singularités tunisiennes, civiques , sociétales et politiques, cela doit être clair et et assumé pleinement, ni plus ni moins. La manifestation doit, si elle prend véritablement forme, dans notre absolu culturel, constituer un moyen de pression à l’égard du pouvoir politique actuel et à venir, c’est la moindre des choses, et toute forme de contre-pouvoir est une conquête démocratique avec ou sans fellaguas . Dire droit de l’homme, cela veut dire aussi exercer son droit de manifester et de s’exprimer, ce combat là, pour l’opposition tunisienne est la mère de toutes les batailles, après cette manifestation, si par miracle, elle aura lieu, plus jamais les choses ne seront comme avant. N’oublions jamais que la résistance des tunisiens, des étudiants, des intellectuels, des travailleurs, et des militants politiques de tout bord n’a jamais cessé, ceux qui chipotent et disent le contraire ont beaucoup de choses à se faire pardonner, à mon avis; depuis la fausse indépendance, l’histoire moderne de la TUNISIE est jonchée de suppliciés et de morts au propre comme au figuré, nous devons respecter cela, ou alors, se soumettre aux délires de BEN ALI. Cet engagement, ces militants l’ont très cher payé, mais ces efforts et ces sacrifices ne doivent pas être vains, et ils ne le sont pas pour beaucoup de tunisiens, j’en suis plus que convaincu ; depuis des années, et les élections truquées , la TUNISIE est en ébullition, des centaines des milliers de tunisiens de tout âge et de toutes les origines sociales, se mobilisent à la moindre occasion, et défient la dictature malgré une répression de plus en plus dure qui a commencé avec des arrestations massives, des tortures à grande échelle, des viols et passages à tabac systématique, même en pleine rue, qui a culminé avec les « exécutions » des prisonniers politiques accusés d’être « ennemis de la paix et de la liberté », ou comment le bourreau fait payer à ses victimes sa folie et ses crimes.Le droit d’exister est un droit exprimé et garanti par la Convention internationale des droits de l’homme et par la constitution tunisienne, ceux qui la bafouent , sont les mêmes qui censurent les tunisiens et dégénèrent toute notre nation. Le droit d’exister est un droit large donnant à chaque être dans le monde le droit d’être lui-même, un être unique, sans discrimination d’aucune sorte, aujourd’hui les tunisiens n’ont absolument pas le droit d’exister, ce ne sont que des serfs. IL FAUT ÊTRE CLAIR ET EXIGER : -Le droit d’exister en tant que citoyen libre


Un émigrant marocain condamné aux Etats-Unis pour avoir financé Al-Qaïda


 

Associated Press, le 19 mai 2010 à 03h11 KANSAS CITY, Missouri (AP) — Un négociant en pièces automobiles qui avait juré allégeance à la nébuleuse terroriste Al-Qaïda a reconnu avoir conspiré pour financer l’organisation terroriste.  Khalid Ouazzani, un immigrant d’origine marocaine de 32 ans, naturalisé en 2006, a admis avoir donné 23.500 dollars à l’organisation entre août 2007 et mi-2008.  Il a fait du prosélytisme pour expliquer à d’autres croyants comment financer le groupe, et présenté leurs objectifs en Afghanistan, en Irak ou en Somalie, d’après l’avocat représentant l’Etat, Beth Phillips. Il ne constituait toutefois pas une menace pour la région de Kansas City où il a tenu un magasin d’automobiles.  Ouazzani a été arrêté sous 33 chefs d’inculpation, allant de la fraude bancaire au blanchiment, et comprenant la fausse déclaration. Il a reconnu les deux premiers, ainsi que la conspiration terroriste, ajoutée ultérieurement à son dossier.  Il avait donné de faux renseignements pour emprunter 175.000 dollars à titre commercial, en 2007, puis viré 112.830 dollars provenant de ce prêt en Arabie saoudite, pour un achat immobilier. A la revente, en juin ou juillet 2008, il avait dégagé une plus-value de 17.000 dollars, envoyée par un complice à l’organisation. Il avait déjà contribué de 6.500 dollars au financement du groupe terroriste en août 2007, en effectuant un virement vers les Emirats arabes unis. Associated Press

Dessins de Mahomet: après Facebook, le Pakistan bloque l’accès à YouTube


 

AFP / 20 mai 2010 11h49 ISLAMABAD – Le Pakistan a annoncé avoir bloqué jeudi l’accès au site internet de partage de vidéos YouTube pour des contenus « sacrilèges », après Facebook la veille en raison d’un concours, lancé par un usager occidental, de dessins représentant le prophète de l’islam Mahomet. Représenter ou dépeindre Mahomet est strictement interdit par l’islam. Les violentes protestations déclenchées dans nombre de pays musulmans dès 2006 par la publication de caricatures du prophète dans des journaux danois, puis d’autres pays d’Europe, avaient culminé le 2 juin 2008, avec un attentat suicide contre l’ambassade du Danemark à Islamabad, qui avait fait huit morts dont un Danois. « L’Autorité des Télécommunications du Pakistan (PTA, organe du gouvernement) a ordonné à tous les fournisseurs d’accès de fermer le site internet www.youtube.com en raison de la multiplication de contenus sacrilèges », lit-on dans un communiqué de la PTA, qui ne détaille pas ces contenus. Mercredi, la PTA avait déjà fait bloquer l’accès au réseau de socialisation sur internet Facebook après qu’un tribunal le lui eut ordonné sur saisine en référé d’un groupe d’avocats se plaignant d’un concours visant à y poster des dessins du prophète de l’islam. « Pour éviter l’apparition de contenus irrespectueux sur leurs sites internet –qui se sont multipliés au fil du temps, la PTA a décidé de bloquer complètement l’accès à ces sites au Pakistan », lit-on encore dans le communiqué se référant à Facebook et YouTube. La nouvelle controverse est née il y a un mois quand un usager a lancé un concours intitulé « La journée des dessins de Mahomet » (« Draw Muhammad Day ») dans lequel il invitait à poster sur le site le 20 mai des dessins représentant le prophète. Depuis, des milliers de Pakistanais et de musulmans d’autres pays, ont protesté sur le site de Facebook et le gouvernement du Pakistan avait déjà fait bloquer mardi la page de Facebook incriminée. Mais des avocats avaient demandé en référé à la Haute Cour de Lahore (est) de prononcer l’interdiction totale de Facebook au Pakistan. La cour a ordonné mercredi à la PTA de bloquer l’accès à Facebook jusqu’au 31 mai, date de l’audience qui jugera l’affaire sur le fond. Et mercredi soir, la PTA avait ordonné à tous les fournisseurs d’accès à l’internet de « bloquer l’accès au site internet www.facebook.com jusqu’à nouvel ordre (…) en vertu du jugement de la Haute Cour de Lahore ». « La PTA serait reconnaissante aux autorités de Facebook et YouTube de la contacter afin de résoudre ce problème au plus vite dans un esprit de respect et d’harmonie religieuse ». Aux Etats-Unis, Facebook s’est dit mercredi soir dans un communiqué « très déçu par le jugement de la cour (de Lahore) de bloquer » son site « sans avertissement ». « Nous analysons la situation et les implications judiciaires et nous prendrons les mesures appropriées, qui pourraient inclure l’impossibilité pour les usagers au Pakistan d’accéder » aux pages incriminées, a cependant promis Facebook depuis son siège de Palo Alto, en Californie. « Nous voulons que Facebook soit un lieu où les gens peuvent discuter ouvertement de problèmes et exprimer leurs vues, tout en respectant les droits et les sentiments des autres », poursuit le communiqué.


Dessins de Mahomet: le Pakistan « condamne » et bloque Facebook et YouTube


 
AFP, le 20 mai 2010 à 14h11 Par Sami ZUBEIRI ISLAMABAD, 20 mai 2010 (AFP) – Un concours de dessins du prophète de l’islam Mahomet lancé par un usager occidental sur Facebook a provoqué une  controverse au Pakistan qui a bloqué l’accès à ce réseau de socialisation sur internet ainsi qu’à YouTube et « fermement condamné » ce qu’il considère comme des « caricatures ». L’islam interdit strictement de représenter ou de dépeindre d’une quelconque manière Mahomet. Les violentes protestations déclenchées dans nombre de pays musulmans dès 2006 par la publication de caricatures du prophète dans des journaux danois, puis d’autres pays d’Europe, avaient culminé le 2 juin 2008 au Pakistan: un attentat suicide contre l’ambassade du Danemark à Islamabad avait fait huit morts, dont un Danois. L’attaque avait été revendiquée par Al-Qaïda en représailles à la publication des caricatures. Les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, fief des talibans, sont les principaux sanctuaires du réseau d’Oussama ben Laden. La nouvelle controverse est née il y a un mois quand un usager occidental a lancé un concours intitulé « La journée des dessins de Mahomet » (« Draw Muhammad Day ») dans lequel il invitait à poster sur le site, le 20 mai, des dessins représentant le prophète. Depuis, des milliers de Pakistanais et de musulmans d’autres pays, ont protesté sur Facebook. Dès jeudi, des manifestations hostiles à Facebook se sont déroulées sans violence dans plusieurs villes du Pakistan, qui a été le théâtre des mouvements de rues les plus violents par le passé à propos des caricatures danoises. A Islamabad, à l’appel d’un parti islamiste, une centaine d’étudiants ont manifesté en faveur d’un boycott de Facebook et YouTube, scandant des slogans anti-occidentaux et demandant aux musulmans de « sacrifier leurs vies pour la gloire de l’islam et du prophète Mahomet », a rapporté un journaliste de l’AFP sur place. A Lahore, des étudiants et des religieux scandaient « à bas l’Amérique » et exigeaient du Pakistan qu’il rompe ses relations diplomatiques avec le Danemark, la Suède et la Norvège, selon un autre journaliste de l’AFP. Mercredi, sur une requête en référé d’un groupe d’avocats, la Haute Cour de Lahore (est) avait ordonné aux autorités de bloquer l’accès à Facebook jusqu’au 31 mai, date de l’audience qui jugera l’affaire sur le fond. Aussitôt, le gouvernement avait ordonné à tous les fournisseurs d’accès à l’internet de « bloquer l’accès au site www.facebook.com jusqu’à nouvel ordre (…) en vertu du jugement ». Puis jeudi, c’était au tour de YouTube, le site internet de partage de vidéos. Les autorités ont ordonné à tous les fournisseurs d’accès de « fermer le site internet www.youtube.com en raison de la multiplication de contenus sacrilèges », en se référant également à des dessins du prophète. « Nous condamnons fermement la publication de caricatures blasphématoires de notre saint prophète sur Facebook, ces attaques malveillantes et insultantes blessent les musulmans dans le monde entier », déclarait un peu plus tard à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdul Basit. Aux Etats-Unis, Facebook s’est dit mercredi soir dans un communiqué « très déçu par le jugement de la cour (de Lahore) de bloquer » son site « sans avertissement ». « Nous analysons la situation et les implications judiciaires et nous prendrons les mesures appropriées, qui pourraient inclure l’impossibilité pour les usagers au Pakistan d’accéder » aux pages incriminées, a cependant promis Facebook depuis son siège de Palo Alto, en Californie.

 


Tournée de Bernard Kouchner en Turquie, Syrie, Liban et Egypte


PARIS – Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner effectuera ce week-end une visite en Turquie, Syrie, Liban et Egypte, dans un contexte de tensions régionales autour de l’armement du Hezbollah à la frontière sud du Liban. « Je vais d’abord à Istanbul pour une conférence de l’ONU sur la Somalie, ensuite à Damas où je rencontrerai mon collègue (Walid) Mouallem et le président Bachar Al-Assad, et puis au Liban où je verrai le président (Michel) Sleimane et le Premier ministre (Saad) Hariri », a déclaré jeudi à quelques journalistes Bernard Kouchner. « Et puis je vais au Caire, c’est une tournée d’amitié régulière. La situation était un peu tendue, il faut absolument que ces tensions s’apaisent », a-t-il dit. Entre Israéliens et Palestiniens, « il y a ces pourparlers indirects qui ont pris il y a quelques jours une tournure assez sérieuse, et nous espérons tous qu’il y aura ensuite des pourparlers directs comme il y en a déjà eu », a ajouté le ministre. A Istanbul, Bernard Kouchner participera à une conférence de l’ONU sur la reconstruction de la Somalie, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. En marge de cette réunion, le ministre aura un entretien avec son homologue turc Ahmet Davutoglu, au cours duquel seront abordés les dossiers bilatéraux ainsi que les questions régionales d’actualité. Ankara et Brasilia s’opposent aux sanctions préparées dans le cadre du Conseil de sécurité contre l’Iran en raison de son programme nucléaire controversé. Ces deux pays ont signé lundi avec ce pays un accord prévoyant un stockage en Turquie d’uranium enrichi par Téhéran. Au Liban, le chef de la diplomatie française devrait plaider pour le plein respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui prévoit un embargo sur les armes à destination du Liban qui ne seraient pas autorisées par le gouvernement libanais ou la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). La France a déployé près de 1.500 hommes dans le cadre de cette force de l’ONU. Israël a accusé la Syrie de livrer des missiles à moyenne portée et même des missiles Scud à la milice chiite libanaise. La livraison de Scud n’a jamais été confirmée mais le réarmement du Hezbollah avec l’aide de son allié syrien fait craindre un risque de nouvel embrasement, après la guerre de l’été 2006. Le Hezbollah fait partie du gouvernement d’unité nationale libanais, où il est représenté par deux ministres. (©AFP / 20 mai 2010 15h13)  

La police au Nigeria tue, viole et torture des suspects


ats / 20 mai 2010 01:00 La police au Nigeria viole et commet régulièrement des exécutions extrajudiciaires de suspects en détention, selon un rapport publié par deux organisations de défense des droits de l’Homme. Elles affirment que la torture est la principale méthode d’interrogatoire. « Des centaines de Nigérians sont assassinés chaque année », affirme le rapport intitulé « Force criminelle: torture, abus et exécutions extrajudiciaires par la police nigériane ». Il a été rédigé par les ONG américaine Open Society Justice Initiative et nigériane Network of Police Reform in Nigeria. Les suspects de vol à main armée sont particulièrement exposés au risque d’exécution. « C’est presque comme si les personnes soupçonnées d’être des voleurs armés au Nigeria étaient exemptées des droits à la vie et à une procédure judiciaire garantis par la Constitution », note le rapport. La torture est la principale méthode d’interrogatoire et de nombreux commissariats comptent une « salle de torture » dans laquelle les détenus sont passés à tabac, brûlés au fer ou se font arracher les ongles. Les viols de prostituées arrêtées sont courants, perçus comme des « avantages » liés aux patrouilles de nuit, selon les ONG. Le rapport souligne que la police du pays le plus peuplé d’Afrique (150 millions d’habitants) est « trop centralisée, manque de ressources, est mal équipée et souffre d’interférences politiques ». Des organisations internationales de défense des droits de l’Homme comme Amnesty International et Humans Rights Watch ont déjà dénoncé l’impunité dans laquelle la police nigériane commet des exactions. Ces accusations sont régulièrement rejetées par les responsables de la police.  
 

 

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