19 août 2011

فيكليوم،نساهم بجهدنا فيتقديمإعلام أفضل وأرقى عنبلدنا،تونس Un effort quotidien pour une information de qualité sur notre pays, la Tunisie. Everyday, we contribute to a better information about our country, Tunisia

TUNISNEWS
11 ème année, N°4068 du 19.08.2011

 


Maghreb Intelligence: Tunisie : la contre-révolution est en marche

AP: Le Premier ministre tunisien met en garde contre un échec de l’élection du 23 octobre

Reuters: Tunis promet plus de fermeté envers les ex-alliés de Ben Ali

Espace Manager: Tunisie: Caïd Essebsi reçoit 12 représentants de partis politiques

webdo: Indépendance de la Justice: Béji Caïd Essebsi donne le « la »

Luiza Toscane: Les familles de Menzel Bourguiba exigent la libération des jeunes emprisonnés

Jeune Afrique: Tunisie : ambitions haut débit pour Naceur Hidoussi

Leaders: Bientôt un livre blanc sur l’état des médias sous le régime déchu

Kapitalis: Tunisie. Le non-dit dans la relation Mourou-Ennahdha

lemainelibre.fr: « En Tunisie, maintenant, on peut parler de politique sans avoir peur »

Paris Match: Libye: Les hommes de l’ombre


Tunisie : la contre-révolution est en marche


Posté le : 18 août, 2011
 
C’est un véritable vent de révolte qui traverse aujourd’hui toute la Tunisie. Alors que l’élite bourguibienne alliée au système judiciaire et à des forces de sécurité où les hommes de Zine El Abbidine Ben Ali continuent à être présents en force, la gronde se fait de plus en plus entendre dans les rues des villes tunisiennes. Ainsi, l’acquittement du général Ali Seriati ou la promotion du présumé tortionnaire Yassine Tayeb à la tête de la direction générale de la sécurité publique (DGSN) font craindre à de nombreux tunisiens une « résurrection » des réflexes prérévolutionnaires. Plus grave encore : l’actuel ministre de l’Intérieur, Habib Essid serait soupçonné d’autoritarisme et de cultiver certains réseaux Benalistes. D’après des sources diplomatiques occidentales à Tunis, les choses seraient en train d’empirer. Le président par intérim, Fouad Mbazaâ, semble totalement dépassé par la machine mise en place par le premier ministre Béji Caïd Essebssi et les caciques de l’ancien régime. En effet, selon un ancien cadre de l’administration de l’ancien dictateur, «ce n’est plus une révolution, mais un simple règlement de compte entre clans rivaux. Essebssi et Mbazaâ garantissent les intérêts des beldis –la bourgeoisie tunisoise-, alors que les sahéliens très présent dans le système judiciaire et sécuritaire ont pu sauvegarder leurs avantages acquis sous le régime de ben Ali, au prix d’un léger assainissement dans leurs rangs ». Il faut dire que les Tunisiens, en colère, se détournent de plus en plus de l’actuelle classe dirigeante. « Même l’armée ne jouit plus du même prestige qu’elle avait acquise au lendemain de la réussite de la révolution », estime un journaliste de la télévision publique. Certaines voix s’élèvent déjà pour dénoncer un « coup d’Etat contre les aspirations légitimes du peuple tunisien ». En attendant, les rapports qui remontent des chancelleries occidentales sont très alarmistes. Ils font craindre une explosion de violence qui menacerait de faire imploser toute la Tunisie, d’autant plus qu’à l’intérieur du pays, les armes provenant de Libye ont fait leur apparition chez plusieurs jeunes déshérités de la région de Kasserine et de Sidi Bouzid.
 
(Source: “Maghreb Intelligence” le 18 aout 2011)
Lien: http://www.maghreb-intelligence.com/tunisie/1540-tunisie-la-contre-revolution-est-en-marche.html

Le Premier ministre tunisien met en garde contre un échec de l’élection du 23 octobre


 
Publié le 18-08-11 à 18:50 Modifié à 18:41
 
TUNIS (AP) — Le Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi a mis en garde jeudi contre un échec de l’élection du 23 octobre, appelée à être la première consultation « libre, démocratique et transparente » de l’histoire de la Tunisie.
 
A cette date, les Tunisiennes et les Tunisiens doivent élire une assemblée constituante dont la tâche essentielle sera d’élaborer une nouvelle constitution en remplacement de celle amendée « sur mesure » par l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali. Le dictateur déchu, chassé par un soulèvement populaire après un règne sans partage de 23 ans, a fui en janvier dernier pour l’Arabie saoudite.
 
« Un échec de cette échéance serait un échec non seulement du gouvernement transitoire, mais aussi de la révolution », a averti le Premier ministre au cours d’un meeting réunissant à Tunis les représentants de la plupart des partis politiques, dont le nombre a dépassé la centaine, et de la société civile.
 
Selon M. Caïd Essebsi, « le pays traverse un tournant dangereux qui exige coopération et solidarité entre toutes les parties, loin des discours suspicieux et des accusations gratuites ».
 
Le Premier ministre, qui réagissait aux voix contestant l’efficacité de l’action gouvernementale, a dressé un bilan « globalement positif » de son cabinet. Il a néanmoins admis des carences notamment au niveau de la justice, s’agissant de la lenteur, décriée par la rue, pour ce qui est du jugement des « symboles de la corruption dans l’ancien régime ».
 
Le discours de M. Caïd Essebsi a été favorablement accueilli par la plupart des acteurs de la scène politique présents au meeting.
 
Maya Jribi, cheffe du parti démocratique progressiste (PDP), l’une des principales formations politiques du pays, y a vu « un message clair et positif qui vise à mettre la Tunisie à l’abri des dérives ». « Les partis doivent s’impliquer pour faire réussir la transition démocratique et non pas affaiblir le gouvernement », a-t-elle suggéré.
 
Le secrétaire général du Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDLT), le Dr Mustapha Ben Jaâfar, a, lui, salué la volonté affichée par le chef du gouvernement à « prendre des mesures urgentes pour apaiser l’opinion publique, dissiper les inquiétudes de la rue et faire en sorte que le rendez-vous du 23 octobre soit une réussite ».
 
Le jour même, l’agence officielle TAP annonçait le lancement de poursuites contre l’ancien ministre des affaires religieuses Boubaker Lakhzouri, Imed Trabelsi, neveu de Leïla Ben Ali et Mahmoud Bellalouna, ex-PDG d’une société chargée de l’organisation des voyages vers La Mecque pour le pèlerinage, créneau particulièrement juteux.
 
Selon l’agence, ils doivent être jugés pour leur implication dans des affaires de corruption et de mauvaise gestion dans l’organisation de ces voyages. AP

Tunis promet plus de fermeté envers les ex-alliés de Ben Ali


Reuters: 18/08 | 17:49
Le Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi a promis jeudi d’adopter une position plus ferme à l’égard des alliés de l’ancien président Zine Ben Ali.
Des milliers de personnes ont manifesté lundi dans la capitale et dans plusieurs villes de province contre ce qu’ils considèrent comme l’incapacité des autorités intérimaires à rompre avec l’ancien régime.
La libération de l’ancien ministre de la Justice Béchir Tekkari et l’annonce de la fuite à Paris de Saïda Agrebi, ex-meilleure amie de la femme de Zine Ben Ali, ont été à l’origine de ces manifestations.
« Nous reconnaissons que ces affaires sont traitées avec plus de lenteur. La justice doit prendre en compte l’expression (de la volonté du peuple) et aller plus vite », a dit le Premier ministre lors d’un discours télévisé.
Béji Caïd Essebsi a démenti les accusations et déclaré que son gouvernement « cherchait à protéger la révolution ».
Beaucoup de partisans de la révolution, qui a provoqué le départ de Zine ben Ali le 14 janvier, soupçonnent les alliés de ce dernier d’essayer de revenir au pouvoir en s’appuyant sur leurs alliés au sein du gouvernement intérimaire.

Tunisie: Caïd Essebsi reçoit 12 représentants de partis politiques


 
 
 
A la veille de son discours au peuple tunisien, Le Premier ministre du Gouvernement de transition, Béji Caïd Essebsi a reçu, mercredi matin, au palais du Gouvernement à la Kasbah, douze responsables de partis politiques représentés à la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique. Cette rencontre a porté sur l’évolution de la situation politique, économique, sociale et sécuritaire qui prévaut dans le pays ainsi que sur la réforme des systèmes judiciaire et de l’information. Les Partis invités sont les suivants: – Le Mouvement des démocrates socialistes (MDS) – Le Mouvement « Ettajdid » – Le Parti Démocrate Progressiste (PDP) – Le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FTDL) – Le Mouvement « Ennahda » – Le Parti Socialiste de Gauche (PSG) – Le Parti du Travail patriotique et démocratique de Tunisie (PTPD) – Le Parti Tunisie Verte – Le Parti de la Réforme et du Développement (PRD) – Le Mouvement des Patriotes Démocrates (MDP) – Le Congrès pour la République (CPR) – Le Parti d’Avant-Garde Arabe Démocratique (PAAD)  

(Source: Espace Manager le 18 aout 2011)

Les familles de Menzel Bourguiba exigent la libération des jeunes emprisonnés


 
Le couvre feu a été levé à Menzel Bourguiba : un mois jour pour jour après les descentes de police particulièrement violentes aux domiciles d’habitants de la région (1) et l’arrestation des leurs, les familles des prisonniers de Menzel Bourguiba ont manifesté aujourd’hui à Tunis. Depuis un mois, quatre jeunes gens de Menzel Bourguiba (2), Walid Boujbali, Anis Krifi, Haïthem Mejri et Aymen Ghrib sont écroués et l’instruction de leur affaire devant une juridiction militaire, initialement prévue le 2 août, a été reportée sine die.
 
Inculpés de création et/ou de direction de groupes armés, d’incitation à la violence et d’« attentat ayant pour but de changer la forme du gouvernement », ils encourent jusqu’à la peine de mort. Huit autres personnes seront déférées en état de fuite devant le tribunal militaire de Tunis dans cette affaire, liée aux événements du 16 juillet,à Menzel Bourguiba, survenus dans la foulée du rassemblement de Kasbah 3 à Tunis.
 
C’est devant le ministère de la Justice et le tribunal militaire que les familles ont plaidé l’innocence des leurs car aucune preuve de la présence de ces derniers sur les lieux des manifestations n’aurait à ce jour été produite, exigé leur libération et dénoncé les conditions dans lesquelles avaient eu lieu les raids de la police. De dix heures à midi, soit pendant environ deux heures les manifestants ont scandé des slogans dénonçant les descentes de police nocturnes, le recours à une juridiction militaire, les reliquats du système Ben Ali, la police politique et exigé la libération des prisonniers dont ils arboraient les photos. A ce rassemblement que la police a laissé faire, se sont joints des proches des jeunes arrêtés à Tunis lors du rassemblement de Kasbah 3.
 
Luiza Toscane
 
 
1) se reporter aux témoignages et aux sévices corporels laissés par la violence sur le corps des membres de leurs familles :
 
Le témoignage de Fadhila Ghrib, la mère d’Aymen Ghrib:
 
http://www.youtube.com/watch?v=8TJKBs5HLNc
 
le témoignage de Zaïneb Chebli, la mère de Khaled Arfaoui :
 
http://www.youtube.com/watch?v=Uqhaz6iHUE4&feature=related
 
Le témoignage de Lotfi Mejri, père de Sabri Mejri :
 
http://www.youtube.com/watch?v=6Wa2HOv4sfA&feature=related
 
 
 

 

Indépendance de la Justice: Béji Caïd Essebsi donne le « la »


Publié par Youssef le 18 août 2011 à 15:29
Le Premier ministre Béji Caïd Essebsi a accordé, ce matin, une conférence de presse afin de faire le point sur la situation actuelle de notre pays. Les Tunisiens ont eu droit à un discours « classique » de Caïd Essebsi qui a souligné (encore une fois) les exigences de cette étape, que traverse le pays, et les préparatifs à engager en prévision des élections de la Constituante, prévues le 23 octobre prochain.
En guise d’introduction, le Premier ministre s’est d’abord excusé d’avoir eu à convoquer les journalistes, et autres représentants politiques, un jour de Ramadan. Une manière implicite de signifier à l’assistance que la situation n’est pas comme elle devrait l’être à deux mois des élections…
Une situation dont découle l’atmosphère électrique qui prévaut actuellement. Et c’est d’abord au niveau de la Justice que ça coince apparemment. Au vu des derniers événements, et notamment ceux de lundi dernier dans la capitale, Béji Caïd Essebsi a tenu à réagir… A sa manière, comme d’habitude.
Le passage le plus important de cette conférence a, bien entendu, concerné la Justice et son indépendance. En ce sens, Béji Caïd Essebsi a insisté sur le fait que la justice était vraiment devenue indépendante soulignant que son gouvernement n’a jamais interféré dans le travail des magistrats.
«Ce gouvernement de transition succède à d’autres gouvernements qui avaient pris des mesures et adopté une idée directrice. Ils ont créé trois commissions – la commission supérieure de Réforme politique, la commission nationale d’établissement des faits sur les affaires de malversation et de corruption, et la commission nationale d’établissement des faits sur les abus durant la période gouvernée par Ben Ali – qui ont une responsabilité bien déterminée. Ces commissions traitent des dossiers, puis les transmettent à la Justice. Pour la commission d’établissement des faits sur les abus, on a, à titre d’exemple, recensé près de 9000 dossiers dont seulement 3900 ont été traitées et transmises à la Justice. Il y a une certaine lenteur mais l’appareil judiciaire a son mode de fonctionnement propre à lui», a-t-il notamment déclaré, ajoutant que «changer ce mode de fonctionnement à seulement quelques semaines des élections, était inadapté».
Ceci n’empêche que le Premier ministre a émis des solutions. Ce sont des mesures d’urgences qui seront prises en considération par rapport aux différentes propositions et à la pression populaire, qui ne cesse de crier sa soif de justice et l’indépendance de l’appareil judiciaire.
Dans ce cadre, Béji Caïd Essebsi a insisté sur cette indépendance permettant, selon lui de rompre définitivement avec le passé.
Mais il a également insisté sur le rôle de l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT) et du Syndicat des magistrats tunisiens, qui sont désormais plus à même de « nettoyer » la Justice de ses éléments corrompus. Ils ont d’ailleurs eu pour mission d’établir une liste contiennant les noms des magistrats corrompus. De cette liste, qui sera remise au gouvernement, démarrera une vaste campagne de « nettoyage » et les magistrats impliqués seront « écartés ».
Quoi qu’il en soit, le travail de la Justice, dominé par sa légendaire lenteur devrait recevoir un coup de boost durant ces deux mois, comme l’exige le Premier ministre.
Par ailleurs, et en coordination avec la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, qui doit établir une liste des caciques du RCD (dissous) toujours en liberté, le gouvernement s’apprêterait à les poursuivre en toute légalité.
Tout au long de son discours, Béji Caïd Essebsi a énuméré les réussites de ce gouvernement comme l’arrivée à terme de l’année scolaire (Baccalauréat) et universitaire, chose dont beaucoup avaient mis en doute. Il a aussi rappelé l’arrivée de 900.000 réfugiés à Ras Jedir, un problème que beaucoup ont tendance à oublier.
(Source: webdo.tn le 19 aout 2011)

Tunisie : ambitions haut débit pour Naceur Hidoussi


Le quatrième fournisseur d’accès à internet de Tunisie entre en Bourse. Objectif pour Naceur Hidoussi, le fondateur de HexaByte : enrichir son offre avec des services 3G.
 
Après l’accord donné par la Bourse de Tunis, HexaByte, quatrième fournisseur d’accès à internet (FAI) tunisien, peut envisager sereinement son entrée sur le marché. Reste encore quelques détails à régler, comme le prix de chaque action : entre 5 et 6 dinars (2,50 et 3 euros). À l’issue de l’opération, son PDG, Naceur Hidoussi, 37 ans, aura cédé 40 % du capital : 24 % ont déjà été attribués à des fonds d’investissement pour un montant de 3 millions de dinars, tandis que 16 % seront proposés aux particuliers, pas avant le mois de septembre.
 
 
Pour Naceur Hidoussi, qui a fondé HexaByte en 2001 à son retour des États-Unis, l’introduction en Bourse répond à un double objectif. À court terme, le jeune patron entend profiter de l’augmentation de capital pour financer le développement de ses magasins. Douze HexaByte Stores sont déjà ouverts, et deux autres le seront en août. Dans ces espaces de vente, les clients peuvent acheter un abonnement à internet, mais aussi des tablettes numériques, des caméras… Des tentations d’autant plus grandes que HexaByte propose aussi des crédits à la consommation, grâce à des partenariats avec Amen Bank, Attijari Bank et Banque Zitouna. Le but de cette diversification : limiter la dépendance de la société à l’opérateur historique Tunisie Télécom, le seul qui soit pour l’heure habilité à vendre à HexaByte l’accès à internet destiné à ses 40 000 abonnés (8 % du marché des FAI).
 
Publicité
 
La révolution a aussi décuplé les ambitions de Naceur Hidoussi : « Avant, le secteur était contrôlé par le pouvoir. Désormais on peut voir les choses en grand. » L’entrée en Bourse de HexaByte et la publicité qui l’accompagne peut ainsi se lire comme le moyen d’attirer l’attention de nouveaux investisseurs… avant d’initier une opération d’une tout autre ampleur. « Mon idée est de faire de HexaByte un opérateur internet, de téléphonie fixe et mobile, explique Naceur Hidoussi. Si possible en possédant une licence nous donnant directement accès au réseau fixe et en nouant en parallèle un partenariat avec un opérateur mobile pour fournir des services 3G [haut débit mobile, NDLR]. » Un projet qui pourrait séduire Tunisiana, seul opérateur mobile à ne pas encore posséder de FAI.
 
(Source: “Jeune Afrique” le 18 aout 2011)
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2639p068-069.xml2/tunisie-internet-bourse-pdgtunisie-ambitions-haut-debit-pour-naceur-hidoussi.html

Bientôt un livre blanc sur l’état des médias sous le régime déchu


 
2011-08-17
 
Poursuivant ses auditions, la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution a reçu mercredi une délégation de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (INRIC), conduite par son président, Kamel Labidi. Dans son intervention, celui-ci a attiré l’attention sur les agissements de certains promoteurs d’établissement médiatiques privés qui exploitent leur position pour des visées politiques.
 
 
Le président de l’INRIC a ajouté que le dossier de l’information contient, jusqu’à présent, de nombreux points d’interrogation qui nécessitent des éclaircissements de la part du gouvernement actuel.
 
Il a cité, à ce sujet, le dossier de l’Agence tunisienne de communication extérieure (ATCE), ainsi que les interrogations autour des critères de désignation de nouveaux directeurs à la tête des établissements de presse publics et le jugement des symboles de l’ancien régime, dans le secteur.
 
D’autre part, M. Labidi a passé en revue les principales responsabilités et missions dévolues à l’ISRIC, ainsi que les résultats réalisés, notamment la participation à la préparation de projets de décrets-lois relatifs à la création de l’Instance indépendante pour la communication audiovisuelle, le projet du Code de la presse, de l’édition et de la diffusion et le projet du guide du journaliste dans la campagne électorale d’octobre 2011.
 
Répondant aux interventions des membres de la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, M. Hichem Snoussi, membre de l’INRIC a indiqué que la publicité politique est « proscrite moralement et professionnellement » et qu’elle n’est pas adoptée dans les pays occidentaux à l’exception des Etats Unis d’Amérique.
 
En réponse à la demande de plusieurs membres de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution concernant la publication « d’une liste noire » des journalistes ayant servi l’ancien régime ou ayant participé à redorer son image, M. Kamel Laabidi a rappelé que le Syndicat National des Journalistes Tunisiens est sur le point de publier « un livre blanc » pour jeter la lumière sur les dépassements enregistrés dans le secteur de l’information au cours des deux dernières décennies.
 
Il a affirmé que la formation est l’une des clés de la réforme du secteur, soulignant que l’instance pour la réforme de l’information a établi des contacts avec les médias publics afin d’organiser des sessions de formation au profit de leurs journalistes et de profiter des expériences réussies à l’étranger.
 
Il est à rappeler que la prochaine séance du conseil de la haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution qui se tiendra le vendredi 19 août sera consacrée à la poursuite du débat sur le projet de décret-loi relatif aux associations et entamera la discussion sur le projet de décret-loi relatif à la communication audio-visuelle.
 
(Source: “Leaders” le 18 aout 2011)
http://www.leaders.com.tn/article/bientot-un-livre-blanc-sur-l-etat-des-medias-sous-le-regime-dechu?id=6084

Tunisie. Le non-dit dans la relation Mourou-Ennahdha


 
Mésentente cordiale ou entente à minima : les relations entre le mouvement Ennahdha et son co-fondateur Abdelfattah Mourou jouent sur l’ambiguïté. Par Nasreddine Montasser
 
La révolution du jasmin s’est distinguée dès son déclenchement par ses émanations atypiques. Mais certains faits paraissent encore plus invraisemblables que d’autres et méritent une attention particulière. Dans cet, article qui ne se veut ni critique envers Ennahdha, un parti «politique» à l’assise populaire conséquente, ni envers son géniteur Me Abdelfattah Mourou. Je me permets de jeter un éclairage différent sur la relation particulière qui lie les deux.
 
Le visage avenant de l’islamisme citadin
Tout d’abord, la relation entre M. Mourou et Ennahdha est faite de discours, de grands discours. M. Mourou ne rate pas une occasion pour défendre Ennahdha, de lui faire de la propagande, de justifier ses choix et de se transformer, parfois, en son porte-parole. Il la critique quelques fois, lui fait des reproches de temps en temps. Mais sans forcer le trait.
M. Mourou à fait des apparitions spectaculaires sur les médias à la fois mémorables et sujets de polémiques. Sur les télés, les radios, les journaux, il a tout fait, même chanter (et c’est tout en son honneur), pour présenter Ennahdha sous ses meilleurs angles.
Ennahdha, lui, ménage son co-fondateur et se prête à son jeu. Son président veut même lui attribuer le rôle de directeur de campagne, voir de son candidat à la présidence. Il le réconforte, lors de ses coups de blues et présente un profil bas lors de ses rares critiques à son encontre.
A côté des discours, nous trouvons cependant les faits. M. Mourou n’a aucune fonction au sein de la structure d’Ennahdha. Il a été ignoré et presque exclu du bureau politique du mouvement islamiste tunisien. Il n’en est même pas membre. Il n’a aucun rôle, même pas périphérique, dans son processus de prise de décision. J’ai visité les sites de ce parti et sur les photos publiées, il n’apparait presque pas et c’est ce qui m’a incité à vouloir comprendre la relation bizarre entre M. Mourou et Ennahdha.
Cette relation atypique m’a poussé à chercher la teneur du non-dit qui la caractérise et je suis sorti avec plusieurs interrogations.
D’abord, cette relation de type «je t’aime, moi non plus», je l’ai trouvée assez surprenante. C’est qu’on entend dire que M. Mourou, outré par le comportement de la nouvelle garde d’Ennahdha, qui l’a volontairement mis à l’écart, va créer son propre parti. Puis, on apprend qu’il va intégrer officiellement Ennahdha. Puis rien du tout. Et ce jeu dure depuis des mois, à un tel point qu’on croit que les deux parties jouent à qui perd gagne et la question est pourquoi?
Ensuite, il ne faut pas oublier que M. Mourou est le géniteur de ce qui fut le Mouvement de la tendance islamique (avec Rached Ghannouchi). Le Mti s’est transformé par la suite en le mouvement Ennahdha. Donc M. Mourou se considère à juste titre le géniteur, le père naturel, de se mouvement. Son éviction en douce laisse supposer l’existence de sérieuses divergences non exprimées publiquement. La question est encore pourquoi?
 
Une unité de façade
La réponse, je crois l’avoir trouvé dans le non-dit. C’est que réellement rien ne va plus entre l’homme et le mouvement qu’il a créé. Les deux parties essaient de sauver la face en présentant une unité de façade.
En effet, M. Mourou porte un nom très commun en Italie, en France et en Espagne sous différentes formes (Moro, Maurice, Mauro, Mauresca, etc.) qui réfère à ses origines andalouses. Le vocable Maure à pris sa signification actuelle après la Reconquista et le pogrom contre la population hispanique arabisée qui a été poussée à l’exil. Donc M. Mourou, le descendant des Andalous, le Tunisois, le citadin, celui qui est sortie du collège Sadiki, porte en lui une variante conciliante de l’islam, un islam de la ville.
Sa façon de voir l’islam est très aérée. Il croit, à juste titre, que la religion de la majorité des Tunisiens est un moyen de rassemblement, de prêche par la bonne parole. Un lieu d’«ijtihad» éclairé et une voie de guidance vers la lumière de dieu. Cette vision se conforme à deux exigences. D’une part, celle de la société qui a beaucoup évolué sur tous les plans et qui n’est pas prête à céder ses acquis civilisationnels même par la force; et d’autre part à son ambition personnelle de faire partie de la vie politique et de lui apporter des correctifs par le haut.
En plus, M. Mourou paraît ne pas accepter la dérive d’Ennahdha vers un islam politique radical sur la demande d’une base de plus en plus fondamentaliste. Cette vision semble se heurter de front à la vision du mouvement Ennahdha. Ce dernier semble avoir un autre programme pour notre pays. Un programme, confronté au refus de M. Mourou d’y adhérer, parait sournois voire dangereux.
 
Une divergence de fond
Sous cet angle on comprend mieux l’attitude des deux parties. Celle de Mourou qui se trouve dans la position d’un père qui, naturellement, est porté par l’amour qu’il voue à sa progéniture, la protège et la défend contre vents et marées. Qui se croit responsable de ses actes quels qu’ils soient. Qui se montre patient et espère son retour à la rectitude. Mais d’un autre côté, il ne peut pas supporter de voir son enfant dévier du droit chemin et devenir un être méconnaissable et dangereux. M. Mourou ne peut pas aussi renier son premier fils et enfanter un autre. Il sait que les deux vont certainement entrer en conflit.
L’attitude d’Ennahdha est celle de l’enfant qui a grandi, qui s’est émancipé de la tutelle de son père et qui pense avoir le droit de prendre le chemin qu’il veut, que cela plaise ou non à son géniteur.
Nous pouvons donc conclure que l’islam tolérant et conciliant prôné par M. Mourou n’est pas partagé par Ennahdha. Cet islam qualifié par la partie radicale de la base d’Ennahdha «d’islam mou» n’est pas conforme à son désir d’adopter un islam conquérant, déferlant et combatif. Mais les deux protagonistes ne peuvent pas aller jusqu’à la rupture. Celle-ci risque de leur être dommageable. Ainsi le non-dit dans la relation Ennahdha-Mourou nous renseigne sur l’ampleur et la signification de leur désaccord de fond, plus que les discours publiques folkloriques des deux parties.  
(Source: Kapitalis le 18 aout 2011)
Lien: http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/5451-tunisie-le-non-dit-dans-la-relation-mourou-ennahdha.html

 

« En Tunisie, maintenant, on peut parler de politique sans avoir peur »


TwitterFacebookMySpaceDelicousStumbleDigg
Plus…
 
Le Mans
.
 
Sept mois après la révolution de jasmin en Tunisie, beaucoup de Tunisiens sarthois sont retournés pour les vacances d’été dans leur pays natal. Quelques-uns d’entre eux, comme Faycal, Mounira, Slim, et Saber nous confient leurs espoirs et leurs craintes sur la situation actuelle et l’avenir du pays. « Je suis allé à Mahrès deux semaines en vacances cette année, et tout va bien, les gens vivent normalement », raconte Faycal, 47 ans.
 
Même son de cloche chez Mounira, originaire de Tunis. « Au début, on hésitait à aller en Tunisie, avec ce qu’on voyait dans les médias. Mais on s’est dit qu’on devait vivre ce que les Tunisiens vivaient. Et au final, tout s’est très bien passé, on ne sentait pas du tout en insécurité, on pouvait sortir, de jour comme de nuit », explique l’assistante maternelle de 40 ans.
 
« Il y a moins de harcèlement policier »
 
Tous les Tunisiens du Mans qui sont rentrés au pays sont unanimes : tout est normal, rien n’a changé. « On se sent même plus libre qu’avant », appuie le chef d’entreprise Faycal. Plus libres, car moins de harcèlement policier. « On passe tranquillement à la douane, nous ne sommes plus fouillés de la tête aux pieds et embêtés tout le temps », explique Slim, 40 ans, qui travaille à Sablé.
 
Vu que les policiers ont déserté les rues au lendemain de la révolution, les habitants se sont organisés eux-mêmes pour surveiller leurs quartiers. « C’est extraordinaire ce qui s’est passé, directement la nuit du 14 au 15 janvier. Les jeunes ont mis en place des comités de surveillance dans les quartiers, pour protéger les habitants des minorités qui profitaient du chaos de la révolution. Il fallait connaître quelqu’un pour pouvoir passer. Les femmes préparaient à manger pour que les surveillants tiennent le coup la nuit », félicite Saber, tunisien de 30 ans, peintre en bâtiment.
 
Car même si l’insécurité ne règne pas sur la Tunisie, une minorité a profité de la situation. « Ce sont des gens qui n’ont rien compris à la révolution ou pour qui la révolution n’a rien d’intéressant. Avant, la mafia était dans l’État et pour changer tout ça, il faut du temps », explique Faycal.
 
« On ne parle plus seulement de foot »
 
La peur omniprésente sous la dictature de Ben Ali s’évacue peu à peu. « Pour une fois, on n’a pas parlé que de foot, mais chaque café avait son débat politique. On est passé d’un parti unique à 103 partis politique donc ça favorise la discussion. Je me suis beaucoup plus tourné vers les autres », confie Faycal.
 
Et pour l’avenir, tous restent confiants et plein d’espoir. « Nous n’avons pas peur de l’intégrisme, je fais confiance au peuple tunisien. Ils n’ont pas fait tout ça pour rien, pour retrouver une dictature. Environ 55 % des gens se sont inscrits pour les élections d’octobre, c’est déjà un succès », confie t-il.
 
« Je fais confiance au peuple tunisien »
 
Une révolution sur la durée qui part de ses ressortissants, mais aussi qui attend un geste de l’extérieur. « Je compte beaucoup sur les gouvernements européens pour faire bouger les choses », avoue le jeune Saber. Mounira, elle, mise ses espoirs sur le nouveau président. « J’espère que ce sera quelqu’un qui s’intéressera aux problèmes du peuple. Je fais confiance au peuple tunisien qui a fait ce pas vers la démocratie. Tant qu’il y aura de la lutte, on récoltera beaucoup de choses positives. »
 
(Source: “LeMaineLibre.fr” le 18 aout 2011)

 

Libye: Les hommes de l’ombre


 
 
Tunisie, terre de négociations. Dominique de Villepin a confirmé participer à des pourparlers sur l’avenir de la Libye dans ce pays initiateur du «Printemps arabe». «J’étais effectivement là-bas, mais je ne peux faire aucun commentaire, car ce serait compromettre les chances de succès et d’efficacité de ces discussions», a-t-il simplement déclaré au «Parisien» de jeudi. Seules précisions concédées par le président-fondateur de République solidaire: La situation est «totalement confuse» et les négociations «extrêmement difficiles». L’ancien ministre des Affaires étrangères a par ailleurs affirmé n’avoir été mandaté par personne pour jouer les médiateurs dans le conflit qui oppose le colonel Mouammar Kadhafi aux rebelles du Conseil national de transition (CNT). D’ailleurs, le Quai d’Orsay s’est refusé à tout commentaire, tout comme le siège de son parti.
 
C’est le site tunisien Businessnews.com qui a le premier annoncé la nouvelle. Ce dernier faisait état de la présence lundi de l’ancien Premier ministre français dans un «grand palace» de l’île touristique de Djerba (Sud-Est, non loin de la frontière tuniso-libyenne), où «étaient également présents le ministre libyen du pétrole, Omrane Ghanem (qui l’aurait quitté ce même jour en direction de Malte), et des représentants de l’opposition libyenne». L’information a été corroborée par l’Agence Tunis Afrique Press (TAP), qui précise, de source sécuritaire, que ces derniers sont arrivés «à bord de deux avions militaires qataris».
 
Un secret de polichinelle
 
Cela fait en réalité plusieurs jours que la rumeur court sur d’éventuelles tractations secrètes qui auraient lieu dans l’ex-pays de Ben Ali. Les négociations se seraient en effet intensifiées depuis le week-end dernier à Djerba, où un va-et-vient d’officiels a été constaté. Lundi, l’émissaire des Nations unies en Libye, le Jordanien Abdel Elah al-Khatib, a surpris tout le monde en débarquant en Tunisie, ce qu’il n’avait plus fait depuis que les insurgés ont privé Tripoli de sa principale voie de communication terrestre avec la Tunisie. Il n’y est resté que vingt-quatre heures. Avant de repartir pour Amman, il a indiqué à la TAP avoir rencontré «des représentants du CNT et du gouvernement libyen, sans que ce soit dans le cadre de négociations officielles», et a précisé «ne pas être informé de négociations en cours» entre pro et anti-Kadhafi. Il s’est notamment entretenu avec le ministre des Affaires étrangères Mohamed Mouldi Kefi, sur les répercussions de la crise libyenne de l’autre côté de la frontière, a-t-il dit. Comme on lui demandait s’il comptait bientôt se rendre à Benghazi (fief des rebelles) ou Tripoli (fief de «Guide de la révolution»), le responsable onusien a rétorqué que s’il existait « une perspective pour stopper l’effusion de sang et réaliser les revendications légitimes du peuple libyen avec l’appui de la communauté internationale», il était prêt à se rendre «dans ces deux villes».
 
La discrétion semble donc être de rigueur. Mardi le CNT a une nouvelle fois démenti négocier avec quelle que partie que ce soit. «Le CNT tient à assurer qu’il n’y a pas de négociations, directes ou indirectes, ni avec le régime de Kadhafi ni avec l’émissaire spécial des Nations unies», a affirmé son président Moustafa Abdeldjalil, qui répète à l’envie que le préalable est le départ du dirigeant controversé. Wahid Borchène, président l’Association nationale libyenne et membre du CNT, a toutefois confirmé au site spécialisé Kapitalis qu’il y avait des discussions informelles. «Après le retrait de plusieurs proches de Kadhafi et les exploits des rebelles, des personnalités cherchent à se rassurer quant à leur avenir», a-t-il expliqué. «Nous avons dit à ces personnalités, si elles veulent vraiment se détacher de Kadhafi, c’est le moment. Si ce n’est pas maintenant, on ne leur garantira rien. Et ça va être trop tard pour eux», a-t-il poursuivi. Selon lui, ces personnes auraient essayé de convaincre le roi autoproclamé d’Afrique, «mais ils n’ont jamais pu le convaincre. Kadhafi ne partira pas de Libye. Il est obstiné et il y restera jusqu’au bout», estime-t-il. Wahid Borchène conclut, sûr de lui: «Une chose est sûre, Tripoli sera libéré dans les jours qui viennent et nous sommes en train de préparer l’après-Kadhafi».
 
(Source: “Paris Match” le 18 aout 2011)
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Libye-Tractations-secretes-en-Tunisie-avec-Dominique-de-Villepin-323555/

Lire aussi ces articles

16 août 2009

Home – Accueil TUNISNEWS 9 ème année, N° 3372 du 16.08.2009  archives : www.tunisnews.net   Reuters: Tunisie-Un proche du pouvoir dirige

En savoir plus +

Langue / لغة

Sélectionnez la langue dans laquelle vous souhaitez lire les articles du site.

حدد اللغة التي تريد قراءة المنشورات بها على موقع الويب.