18 septembre 2008

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TUNISNEWS

8 ème année,N° 3040 du 18.09.2008

 archives : www.tunisnews.net  


FIDH et l’OMCT:  Tunisie: Inculpation de 38 personnes en raison de leurs activités de solidarité avec les habitants du bassin minier de Gafsa Le MRAP solidaire de Mouhieddine CHERBIB AMF: Halte à la répression en Tunisie  -Solidarité avec Mouhieddine CHERBIB Liberté – Equité: La fille d’un militant des Droits de l’Homme ainsi que son épouse  déchues de leur Droit Constitutionnel à un passeport ! Mohamed Ettaieb:  Les Trabelsi en Tunisie : – Entre réalité et fiction Le Temps: Habib Mougou nous quitte Le Temps: « Tunisiens avant d’être Arabes : Le débat continue… » & réactions des lecteurs AFP: Les Palestiniens paient le prix de la culpabilité pour l’Holocauste (Desmond Tutu) AFP: Maroc: un tribunal annule une peine de prison contre un blogueur Reuters: Turkish army detains officers, media says plot link Reuters: Airbus – Fin du blocage de l’aéroport de Toulouse-Blagnac


    

                                                                                             APPEL URGENT – L’OBSERVATOIRE                                                                                                                                                                     Nouvelles informations                                                                                                                                                                            TUN 004 / 0408 / OBS 049.2                                                                                                                                                                            Harcèlement judiciaire                                                                                                                                                                                    Tunisie                                                                                                                                                                                        18 septembre 2008   

                                                                      

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a reçu de nouvelles informations et vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie. Nouvelles  informations : L’Observatoire a été informé par la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) de l’inculpation de 38 personnes en raison de leurs activités de solidarité avec les habitants du bassin minier de Gafsa, dont M. Mohiedine Cherbib, président de la Fédération tunisienne des citoyens des deux rives (FTCR), une association d’immigrés tunisiens en France, et membre du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT). Selon les informations reçues, le 15 septembre 2008, le juge d’instruction du 3ème cabinet du tribunal de Gafsa a officiellement clos l’instruction de l’une des affaires liées au mouvement de protestation du bassin minier de Gafsa. Trente huit personnes ont été inculpées, dont MM. Adnane Haji, secrétaire général du Syndicat de l’enseignement de base de Redeyef, Bechir Labidi, syndicaliste, Taeïb Ben Othmane, membre du Syndicat de l’enseignement de base de Redeyef, et Boujomâa Chraïti, secrétaire général du Syndicat de la santé de Redeyef. M. Mohiedine Cherbib a également été ajouté à l’acte d’inculpation pour “appartenance à une bande, participation à une entente établie dans le but de préparer ou de commettre un attentat contre des personnes ou des biens” et “distribution, mise en vente, exposition au regard du public, détention en vue de la distribution, de la vente, de l’exposition dans un but de propagande de tracts et de bulletins de nature à nuire à l’ordre public”[1]. M. Cherbib, qui coordonne un comité de soutien des habitants de Gafsa en France, est poursuivi en raison de sa mobilisation, en France, en faveur de la population du bassin de Gafsa. Treize personnes initialement inculpées, dont M. Foued Khenaissi, membre de l’Union locale du travail de Redeyef, ont bénéficié d’un non-lieu le 18 septembre. L’Observatoire dénonce vigoureusement ces inculpations qui témoignent d’une intensification de la répression envers les mouvements de protestation sociale, y compris les personnes actives au sein des comités de soutien en France. En effet, depuis avril 2008, le mouvement de protestation des habitants du bassin minier de Gafsa, qui est né au début du mois de janvier 2008, ainsi que les mouvements de solidarité qui les ont accompagnés ont été durement réprimés. Des dizaines de syndicalistes, étudiants et chômeurs ont été arrêtés. Les 4, 5 et 6 juin 2008, les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles sur les participants à des manifestations pacifiques menées en solidarité avec les revendications des habitants du bassin minier de Gafsa, occasionnant trois morts. Depuis cette date, les arrestations et inculpations se sont multipliées. Plus de 160 personnes seraient actuellement poursuivies dans une vingtaine d’affaires judiciaires. L’Observatoire déplore plus généralement la violence croissante avec laquelle les autorités tunisiennes répriment toute personne qui promeut et défend les droits de l’Homme, et rappelle que conformément à l’article 1 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”. Rappel des faits : L’Observatoire avait été informé de l’arrestation violente le 7 avril 2008 de MM. Adnane Haji, Foued Khenaissi, Taeïb Ben Othmane, Bechir Labidi, et Boujomâa Chraïti, en raison de leurs activités de solidarité avec les travailleurs du bassin minier de Gafsa, dans le sud-ouest de la Tunisie. MM. Foued Khenaissi et Boujomâa Chraïti avaient été mis en liberté provisoire peu après. MM. Adnane Haji et Bechir Labidi sont toujours détenus à la prison de Kasserine et M. Taeïb Ben Othmane, à la prison de Sidi Bouzid. Les autres personnes arrêtées à la même occasion sont détenus à la prison de Gafsa. Actions demandées : L’Observatoire vous prie d’écrire aux autorités tunisiennes et de leur demander de : i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de MM. Mohiedine Cherbib, Adnane Haji, Taeïb Ben Othmane, Boujomâa Chraïti, et Bechir Labidi  et de toutes les personnes poursuivies; ii. Procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de MM. Adnane Haji, Taeïb Ben Othmane et Bechir Labidi et de toutes les personnes détenues dans le cadre de cette affaire dans la mesure où leur détention est arbitraire puisqu’elle vise à sanctionner leurs activités de défense des droits de l’Homme ; iii.Mettre un terme immédiat à toute forme de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre des personnes soutenant les revendications des habitants de Gafsa, y compris MM. Mohiedine Cherbib, Adnane Haji, Foued Khenaissi, Taeïb Ben Othmane, Boujomâa Chraïti et Bechir Labidi, ainsi qu’à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens ; iv.Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, et plus particulièrement à son article 1 susmentionné, ainsi que son article 12.2, qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration”; v. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie. Adresses: ·       M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009 ·       M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378 ·       M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email : mint@ministeres.tn ·       M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804 ·       M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn ·       Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : mission.tunisia@ties.itu.int ·       Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ; Email : amb.detenusie@brutele.be *** Paris – Genève, le 18 septembre 2008 Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel. L’Observatoire, programme de la 2, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française. Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence : E-mail : Appeals@fidh-omct.org Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80 Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29 [1] Les charges retenues contre les trente sept autres personnes, dont de MM. Adnane Haji, Taeïb Ben Othmane, Bechir Labidi, et Boujomâa Chraïti visées par l’acte d’accusation comprennent, entre autres, “l’appartenance à une bande, participation à une entente établie dans le but de préparer ou de commettre un attentat contre des personnes ou des biens”, “la distribution, mise en vente, exposition au regard du public, détention en vue de la distribution, de la vente, de l’exposition dans un but de propagande de tracts et de bulletins de nature à nuire à l’ordre public”, “la participation à une rébellion armée commise par plus de dix personnes au cours de laquelle des voies de fait ont été exercées sur un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions”, “l’obstruction à la circulation sur les voies publiques”, “la participation à une rébellion provoquée par des discours tenus dans des lieux et des réunions publiques, des placards et des écrits imprimés”, “les dommages causés à la propriété d’autrui”,“la fabrication sans autorisation d’engins incendiaires”, “les jets de corps et d’immondices sur les propriétés d’autrui”, “les tapages et bruits dans un lieu public”, “la collecte de fonds sans autorisation”, et “la fourniture d’un lieu de réunion et la contribution pécuniaire aux membres d’une bande de malfaiteurs”.


 

Halte à la répression en Tunisie Solidarité avec Mouhieddine CHERBIB

L’AMF a appris avec stupéfaction l’inculpation en Tunisie, de notre camarade Mouhieddine CHERBIB Président de la FTCR, pour le soutien actif apporté par cette dernière au mouvement social du bassin minier de Gafsa. Après la répression sanglante des manifestations des populations du bassin de Gafsa, le régime tunisien continue dans sa logique répressive en condamnant et inculpant à tour de bras les militants et les habitants engagés dans les luttes sociales des populations du Sud-est tunisien pour la dignité et le droit a une vie décente. Le régime tunisien, à l’instar du régime marocain à Sidi Ifni et à Sefrou cherche à briser les luttes sociales par la répression sauvage contre les populations démunies et par le recours à la criminalisation des militants des organisations politiques syndicales et associatives qui les soutiennent. L’AMF s’élève contre les procès iniques et les peines infligés aux militants tunisiens et leur manifeste sa solidarité entière. L’AMF dénonce les accusations  fallacieuses lancées contre notre camarade Mouhieddine CHERBIB et plusieurs dizaines de militants du mouvement social tunisien et exige la levée des poursuites engagées à leur encontre. L’AMF exige la libération des prisonniers politiques, syndicaux et des droits de l’homme injustement jetés en prison. L’AMF renouvelle son entière solidarité aux luttes des populations du bassin de Gafsa pour leurs revendications légitimes pour des conditions de vie décentes.                                                Soad CHAOUIH Présidente de l’AMF Le 18 Septembre 2008


Le MRAP solidaire de Mouhieddine CHERBIB,

Président de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives – FTCR :

Non à la criminalisation de la solidarité !

Le MRAP tient à exprimer son indignation après l’inculpation, par la justice tunisienne, de 51 personnes, dont Mouhieddine Cherbib, Président de la FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des Deux Rives), suite au mouvement social qui se déroule depuis janvier dernier dans le bassin minier de Gafsa en Tunisie. Le président de la FTCR est inculpé, entre autre «d’appartenance à une bande, participation à une entente établie dans le but de préparer ou de commettre un attentat contre les personnes ou les biens».

Cette inculpation scandaleuse – après l’arrestation en Tunisie à quelques jours de son mariage et la détention, pendant plus d’un mois, de M. Essghaier Belkhiri, ressortissant tunisien résidant à Nantes, accusé de « financer une association de malfaiteurs » – démontre la volonté du gouvernement tunisien de criminaliser la solidarité avec le mouvement social de la région de Gafsa. La poursuite par la justice tunisienne de personnes pour des actions menées en France, dans le cadre de la légalité française, constitue une violation grave du droit – en particulier de l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme  et de l’article 19 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques – et ne saurait en aucun cas être acceptée par les défenseurs des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Le MRAP :

§    exprime son entière solidarité avec Mouhieddine CHERBIB et les adhérents et militants de la FTCR,

§    réaffirme son soutien à la population de Gafsa dans sa lutte légitime pour l’emploi et la dignité ainsi qu’aux inculpés  et à leur famille,

§    demande la libération des personnes incarcérées et la fin des procès politiques en Tunisie.

Paris le 18/09/2008

 


FSU

Fédération Syndicate Unitaire

 Motion Droits et Libertés – CDFN sept. 2008

TUNISIE

La FSU apporte son soutien aux représentants syndicaux poursuivis en justice ou menacer de sanction pour leur action.

Elle apporte son soutien aux syndicalistes tunisiens engagés dans les luttes des populations du bassin minier de Gafsa et durement réprimés par le pouvoir tunisien.

Au moment où la cour d’appel de Gafsa maintient la militante Zakia Dhifaoui et ses camarades en prison pour cause de solidarité avec la lutte des populations du bassin minier,

le gouvernement tunisien vient d’inculper 51 personnes dont Mouhieddine Cherbib président de la FTCR ainsi qu’ Adnane El Haji, Bechir Abidi, Adel Jayar, dirigeants du mouvement du bassin minier déjà en état d’arrestation.

La justice tunisienne essaie de transformer leur lutte syndicale en ‘association de malfaiteurs’ tentant ainsi de criminaliser le mouvement de solidarité autour des luttes exemplaires

 et inédites des habitants du bassin minier de Gafsa pour le droit au travail et à une vie meilleure

textes fédéraux / mercredi 17 septembre 2008
 
Fédération Syndicate Unitaire
 

104 rue Romain Rolland – 93260 Les lilas tél : 01 41 63 27 30 – fax : 01 41 63 15 48


Sauvez la vie de l’ex-détenu politique :  l’ingénieur El Boukadi Ridha

 

 

« Liberté – Equité »

Association indépendante des Droits de l’homme

33 Rue Mokhtar Attia

Tel-Fax : 71.340.860

Email :liberte.equite@gmail.com

Tunis le 11/09/2008 correspondant au 11 du mois de Ramadan 1429

 

La fille d’un militant des Droits de l’Homme ainsi que son épouse sont  arbitrairement déchues de leur Droit Constitutionnel à un passeport !

Tasnim Hamza est la fille d’un militant des Droits de l’Homme, Sieur Hamza Hamza ,  membre à la fois du bureau exécutif de l’Organisation Liberté et Equité et du Comité Central du Parti démocratique progressiste (P.D.P).

Tasnim est étudiante inscrite en deuxième année de l ‘Institut préparatoire aux études scientifiques et techniques de la Marsa (IPEST).

Elle est en outre, en instance de participer à un concours d’admission à une école supérieure des Ingénieurs en France, dont les matières écrites se déroulent à Tunis et sont complétées par un examen oral en France ; l’Administration de l’institution en question suggéra alors à Tasnim d’acquérir un passeport dans l’attente de la fixation de la date de l’examen oral !

Sur ce, Tasnim procéda au  dépôt d’une demande référenciée sous le n° 1047 afin d’obtenir un passeport auprès du poste de police de N’Khilet lequel dépend du District sécuritaire de l’Ariana du Nord, et cela depuis le 24 juillet 2008.

Face à l’ajournement sans fin et à l’atermoiement inconsidéré du poste en question Tasnim finit par saisir les autorités compétentes au sein du Ministère de l’intérieur sans grand bonheur, puis le Ministre lui-même sans plus de chance !

De même, son épouse Madame Mongia Ben Arfa , enseignante en mathématique, a déposé en date du 26 Mai 2008 , et enregistrée sous le numéro 708 une demande en vue d’obtenir un passeport auprès du poste en question dépendant du même district .

Et malgré les rappels incessants aux services concernés, Madame Arfa continue de se voir opposer, jusqu’ à l’instant un ajournement occulte et cynique.

Egalement, les nombreuses suppliques adressées aux services compétents au sein du Ministère de l’Intérieur ainsi qu’au Ministre en personne n’ont toujours pas d’écho !

De ce fait Monsieur Hamza Hamza considère que la privation de sa fille ainsi que son épouse du droit de voyager constitue un châtiment infligé aux membres de sa famille pour son militantisme en faveur des Droits de l’Homme.

Eu égard à tout cela :

     L’Organisation Liberté et Equité :

1-) Exprime son extrême réprobation à l’encontre de ces pratiques tout à la fois illégales et inhumaines à l’endroit de citoyens dont le seul péché se trouve être leur appartenance à la famille d’un militant des Droits de l’Homme !

 

2-)  Accuse que ces pratiques relèvent du châtiment collectif, réprouvé par le Droit Divin, la Constitution du pays et les conventions internationales.

 

3-)  Invoque les services concernés à octroyer leur passeport à Madame Mongia Ben Arfa et Mademoiselle Tasnim Hamza sachant que la détention d’un passeport est un droit garanti par la Constitution !

 

4-) Revendique le respect du Droit de l’Etudiante Tasnim Hamza à poursuivre ses études universitaires dans des conditions normales et sereines et dans le cadre de l’égalité des chances vis-à-vis de ses collègues parmi les étudiants !

 

5-) Revendique aussi l’octroi de leur passeport à tous ceux et celles qui en ont fait une demande tout en s’abstenant de les priver ainsi que les membres de leur famille de ce droit pour des raisons politiques.

 

Pour le Bureau Exécutif de l’Organisation

Le Président

Maitre Mohamed Ennouri.

 

 


   

Les Trabelsi en Tunisie :

Entre réalité et fiction

18 septembre à 10h48 À quelques variations près, l’histoire qui suit peut vous être racontée par bon nombre de Tunisiens. Votre interlocuteur sera tellement convaincu de la véracité de ce qu’il avance que la tâche de démêler le vrai du faux deviendra pratiquement accessoire. C’est donc l’histoire d’un mec (coucou Coluche) d’origine tunisienne qui fait fortune aux États-Unis. Il rentre au bled pour y lancer une entreprise et reçoit illico la visite intempestive d’un des frères de la Première dame, la redoutable Leïla Trabelsi. Lequel frangin demande à notre homme d’affaires de devenir « partenaire » dans son business. Naïf, le quidam décline poliment l’offre. Comme par miracle, un redressement fiscal lui est imposé, tout juste 48 heures après ce rendez-vous. Du jour au lendemain, ses fournisseurs ne répondent plus à ses appels et ses clients se donnent le mot pour ne plus payer leurs factures. Comble de malchance, la grosse voiture de l’infortuné se fait vandaliser par des « inconnus » et la police refuse d’enregistrer sa plainte. De guerre lasse, le prospère homme d’affaires quitte le pays précipitamment en y laissant un peu plus que sa veste. Il finit par comprendre – tardivement – qu’il a été fort mal inspiré de refuser l’oukase des Trabelsi. Mais où, diable, les Tunisiens vont-ils chercher tout ça ? Mohamed Ettaieb
 

(Source : le blog « CHAKCHOUKA TUNISIENNE, UN BLOG PARFUMÉ AU JASMIN » hébergé par  « Bakchich » (Hebdomadaire satirique – France), le 18 septembre 2008)

Lien :http://www.bakchich.info/article5069.html


Habib Mougou nous quitte

L’ancienne gloire de l’Etoile des années 1940 à 60 Habib Mougou vient de quitter à jamais les siens et la grande famille étoilée hier dans la matinée.  Celui que l’on surnommait avec fierté ‘la tête d’or’ était né le 1/1/1927. Si Habib Mougou dont la carrière de footballeur est des plus longues (près de 20 ans) a disputé son denier match avec l’Etoile contre l’Avenir Sportif de La Marsa chez lui à la toute dernière journée du championnat 1962-1963.

Feu Mougou avait inscrit ce jour là le but de l’égalisation (2-2) et avait permis à l’Etoile de terminer l’exercice invaincue, tout en remportant bien entendu le doublé (coupe et championnat). Feu Habib Mougou était connu par sa droiture, sa passion pour le foot et son grand amour pour les couleurs de l’Etoile.

A sa famille nous présentons nos sincères condoléances et que Dieu ait son âme et l’accueille dans son paradis éternel. Il sera inhumé cet après-midi après la prière d’Al Asr.

M.E.G  

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 18 septembre 2008)

 

L’article « Tunisiens avant d’être Arabes», publié le 12 septembre 2008 dans le le journal « Le Temps » continue à susciter le débat sur le Forum des lecteurs du quotidien tunisien

 

1- L’ARTICLE

 

« Tunisiens avant d’être Arabes »

Fadi Ayech

Tunisien, citoyen du monde

Professeur universitaire

« Je suis un très fidèle lecteur de votre journal que je considère indispensable dans un environnement où le débat est presque inexistant.

Je désire m’exprimer sur un sujet qui me tient à cœur : l’identité et la culture tunisienne.

Je pense que nos médias ainsi que la société civile et nos institutions éducatives ne font presque rien pour combattre la haine et l’agressivité envers « l’autre » et surtout envers l’occident. L’approche manichéenne du « nous » contre « eux » me paraît très dangereuse. Je fais partie de cette minorité qui se définit comme « citoyens du monde » et je rejette toute forme de racisme et de haine.

Je pense que la Tunisie a toujours été un pays unique et exceptionnel qui a sa propre culture qui n’a rien à voir avec la culture arabe, et ceci pour plusieurs raisons historiques et socioculturelles :

-les Arabes qui sont arrivés ici au 8e siècle n’étaient que des envahisseurs parmi d’autres. Avant eux il y avait les Phéniciens, les Romains, les Vandales et les Byzantins et après les Arabes on a reçu les Espagnols, les Turcs, les Français ainsi que les immigrés Italiens. Toutes ces races et ces cultures se sont mélangées à celles des berbères pour nous offrir la riche et complexe culture tunisienne d’aujourd’hui. D’ailleurs le Tunisien moderne parle plutôt le tunisien qui est un mélange d’Arabe, de Berbère, de Turc, d’Espagnol, d’Italien, et de Français plutôt que l’Arabe.

-Avec la naissance de la Tunisie moderne en 1957, l’élite politique, sous le leadership du grand et unique Bourguiba, a insisté sur la « tunisienneté » du pays et a clairement rejeté « l’arabisation » du pays.

-Etant un pays touristique depuis les années 1960, notre culture a ouvert ses bras à la culture de nos visiteurs pour gagner en ouverture et en richesse.

Malheureusement depuis la prolifération des chaînes satellitaires, on n’arrête plus cette vague d’arabisation du pays. Ici j’ai deux observations très sérieuses : La culture dite arabe est plutôt, au moins de nos jours, une culture de haine de l’autre, d’hypocrisie, de chaos, de corruption, de frustration, de paresse, de désordre, d’extrême religiosité… (Personnellement je regrette la période où la majorité des jeunes et moins jeunes regardait France 2 et Rai 1 ce qui nous exposait à une culture de débat démocratique et à un monde de vrai civisme).

On n’arrête pas de critiquer les jeunes d’aujourd’hui, mais le comportement de nos enfants (violence verbale, impolitesse, manque de civisme, abus, paresse, frustration, immaturité, manque de valeurs morales, manque de patriotisme et de fierté…) ne sont que le produit naturel des différentes composantes de notre société (famille, école, médias, société civile).

Alors sauvons notre identité et notre culture  avant que ce ne soit trop tard. Apprenons à nos enfants les vraies valeurs universelles de tolérance, d’amour de travail, de civisme, de patriotisme, d’ouverture, de respect… »

2- Les réactions des internautes sur le site du journal « Le Temps »

ADN

2008-09-12 15:32:32

Je tiens cher monsieur à confirmer vos idées, en fait je me demande comment la Tunisie peut être arabe , je pense que nous faisons un amalgame entre religion et nationalisme alors que d’autre nations islamiques tel que le Pakistan, l’Iran, l’Indonésie et la Malaisie ne se prétendent jamais arabes mais au contraire ils tiennent à leur propre culture et identité nationale. Je crois que l’idée du culture arabe en Tunisie, est une illusion qu’on reçu depuis notre enfance alimentée par des medias tunisiens influencés par les grands courants politiques de l’époque et actuellement par les chaînes TV arabes. Mais il suffit de partir dans un vrai pays arabes pour comprendre qu’on n’est que Tunisiens et qu’on est fière de l’être, en effet je vie depuis quelque mois dans un pays arabe et je travaille avec des collègues de plusieurs pays arabes, je suis le seul à me sentir dépayser. Je me retrouve dans une culture qui m’est très étrange, une culture de fermeture, de haine , d’hypocrisie, de sexisme, d’ignorance, et de malhonnêteté cachée derrière une hystérie religieuse. Alors que j’appartiens à une culture d’ouverture, d’amour, de connaissance, de respect, d’égalité entre homme et femme et avec une religion de tolérance et de modération.

 

tufik

Tunisien

2008-09-12 17:13:30

Merci Mr Ayech, vous avez eu le courage de dire en clair ce que beaucoup chuchotent en cachette. Je me considère aussi citoyen du monde de part mon expérience internationale diversifiée et longue et de part mes convictions, mais je ne partage pas totalement votre point de vue car je suis ce berbère, je le resterai moi et mes descendants sauf que je suis un Berbaro-Arabe bon gré mal gré puisque les arabes en colonisant la Tunisie, ils ont modifie même nos codes génétiques ce qui explique cette agressivité camouflée en nous et cette haine de l’autre. Moi, j’appellerai nos « cultivés » qui fabriquent 1000 théories par jours et se les enterrent dans les bars de l’Avenue ou les mosquées du coin, de s’impliquer objectivement et que le pouvoir public s’ouvre les yeux et lance une étude sociologique basée sur des questions scientifiques qui aboutira par étudier le gène Tunisien en le rapprochant avec les autres, étude qui s’intéressera aussi au comportement de l’individu et du groupe pour en déterminer les frontières et les remèdes.

dr Sobhy Houissa

Yerham Oualdik

2008-09-12 13:25:23

Mile milliards de merci pour ce que vous avez écrit!

NBR

Tunisiens et Arabes

2008-09-13 04:35:47

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt mais aussi d’étonnement le courrier de monsieur Fedi Ayech sur l’identité et la culture tunisienne. Les propos de l’auteur sont très choquants venant de la part d’un tunisien qui plus est un universitaire. Choquants non tant par leur contenu très contestable d’ailleurs mais parce qu’il émane d’un tunisien. Que des modèles occidentaux de tolérance (sic) comme Houelbecque, Bernard Lewis, Oriana Fallacci (aujourd’hui décédée), Salman Rushdie, pour ne citer que quelques unes des plumes haineuses, déversent ou déversaient leur venin envers le monde arabo-musulman, cela ne me choque plus. Mais qu’un tunisien joue à ce petit jeu dans un journal tunisien respectable, cela me choque et m’attriste plus que tout et ce pour diverses raisons. Cela me rappelle une arabo-américaine Wafa Sultan qui est devenue experte dans l’auto- flagellation au grand bonheur de think tanks et médias très suspects qui n’ont pas manqué de récupérer ses propos. Mettre sur le même pied d’égalité des envahisseurs qui méprisaient la population locale avec les conquérants arabes qui ont diffusé le message de l’islam et qui ont propagé la langue du Coran est un grand mensonge. L’auteur oublie que ces conquérants qu’il a qualifiés d’envahisseurs ont créé plusieurs civilisations en Tunisie (à Kairouan, Mahdia Tunis, etc.), en Afrique du Nord (Maroc et Andalousie) ou ailleurs (en Irak, etc.) où le plus souvent ils ont répandu un esprit de justice et d’égalité parmi les populations locales. Et ce contrairement, par exemple, aux derniers envahisseurs (sous le protectorat français) qui ont institué, parmi tant d’autres mesures, le tiers colonial, faveur salariale au profit des français résidents en Tunisie ou des tunisiens naturalisés français. Inutile de remonter jusqu’aux romains pour relater les exactions qui ont été commises sur cette terre tunisienne par ces envahisseurs. Si la culture arabe a perduré en Tunisie, c’est parce que ces conquérants ont été les seuls à propager un message de justice et à s’être mélangés dés leur arrivée à la population locale. La motivation de leur venue n’était pas liée à un quelconque intérêt économique ou d’asservissement des indigènes. Ils sont venus pour propager leur religion dont la langue véhiculaire est l’arabe. Si le président Bourguiba (que l’auteur qualifie à juste titre de grand personnage) a insisté à l’aube de l’indépendance sur la « tunisienneté » du pays, ce n’était point en contradiction avec le caractère arabe de la Tunisie. Bourguiba a fait inscrire dans la constitution de 1959 que l’islam était la religion du pays et que l’arabe est sa langue officielle. S’il avait prononcé son célèbre « Balach ourouba » (Pas d’Arabité) devant le premier président algérien Ahmed Ben Bella, c’était pour contrer les projets unionistes mal ficelés des pro-Nasser. D’ailleurs, Bourguiba était très impliqué dans les affaires arabes, à commencer par le dossier palestinien, comme en témoigne son discours d’Ariha (Jéricho) en mars 1965. Par ailleurs, l’auteur fait fausse route en imputant nos problèmes quotidiens à cette culture arabe. Les arabes ne constituent pas un peuple homogène. Il y’a des disparités certaines entre les pays arabes du Golfe, ceux du Moyen Orient et ceux du Maghreb. Il est facile d’imputer tous les maux de la société tunisienne aux chaînes satellitaires. Certaines de ces chaînes présentent des débats démocratiques où la contradiction est aussi présente que sur CNN ou France 2. L’auteur regrette l’époque où les jeunes tunisiens regardaient plus Rai Uno ou France 2. Sans remettre en question la valeur de ces grandes chaînes européennes, je constate que certaines chaînes arabes répondent aux standards internationaux les plus exigeants en matière de contenu (informations, débats, documentaires, etc.). Souvent, ces chaînes contestées emploient des compétences occidentales de grande valeur. Je n’ai jamais vu ces chaînes encourager la corruption, le chaos ou l’hypocrisie, pour reprendre quelques maux cités par l’auteur. Et puis, beaucoup de ces maux sont présents dans les sociétés occidentales tant admirées par l’auteur. Le fait de regarder Rai Uno ou France 2 n’a pas mis fin à la corruption, à la violence verbale ou aux abus en Italie ou en France ! Les vraies raisons des maux de la société tunisienne sont à rechercher ailleurs : démission de la famille, laxisme dans l’application des lois (sur la route, dans les stades, dans les affaires de construction anarchique, etc.), dans le rôle à jouer par le système éducatif qui n’éduque plus, dans nos médias tunisiens (et non satellitaires arabes ou occidentaux), etc. Monsieur Ayech se dit citoyen du monde. Quand on l’est, et avant d’accepter l’ « Autre », il faudrait commencer par s’accepter. Et on ne peut revendiquer cette qualité si on déverse sa haine envers une partie du monde (en l’occurrence le monde arabe dans ce cas). Ce monde n’est pas parfait et souffre de beaucoup de maux. Néanmoins, la situation n’est pas fatale. Il suffit de faire un check up des vraies raisons. C’est déjà la moitié du chemin ! On peut être à la fois tunisien, arabe, méditerranéen, africain et citoyen du monde sans chercher des boucs émissaires ici et là.

Naoufel Ben Rayana

Fondateur du site financier Tustex

Enseignant universitaire

nbenrayana@topnet.tn

 

3- Les réactions publiées sur le Forum des lecteurs du journal  « Le Temps »

14 septembre 2008

« Choquant »

Naoufel Ben Rayana

Enseignant universitaire

« J’ai lu avec beaucoup d’intérêt mais aussi d’étonnement le courrier de monsieur Fedi Ayech sur l’identité et la culture tunisienne. Les propos de l’auteur sont très choquants venant de la part d’un Tunisien qui plus est un universitaire.

Choquants non tant par leur contenu très contestable d’ailleurs mais parce qu’il émane d’un Tunisien. Que des modèles occidentaux de tolérance (sic) comme Houelbecque, Bernard Lewis, Oriana Fallacci (aujourd’hui décédée), Salman Rushdie, pour ne citer que quelques unes des plumes haineuses, déversent ou déversaient leur venin envers le monde arabo-musulman, cela ne me choque plus. Mais qu’un Tunisien joue à ce petit jeu dans un journal tunisien respectable, cela me choque et m’attriste plus que tout et ce pour diverses raisons. Cela me rappelle une arabo-américaine Wafa Sultan qui est devenue experte dans l’auto- flagellation au grand bonheur de think tanks et médias très suspects qui n’ont pas manqué de récupérer ses propos. Mettre sur le même pied d’égalité des envahisseurs qui méprisaient la population locale avec les conquérants arabes qui ont diffusé le message de l’islam et qui ont propagé la langue du Coran est un grand mensonge. L’auteur oublie que ces conquérants qu’il a qualifiés d’envahisseurs ont créé plusieurs civilisations en Tunisie (à Kairouan, Mahdia Tunis, etc.), en Afrique du Nord (Maroc et Andalousie) ou ailleurs (en Irak, etc.) où le plus souvent ils ont répandu un esprit de justice et d’égalité parmi les populations locales. Et ce contrairement, par exemple, aux derniers envahisseurs (sous le protectorat français) qui ont institué, parmi tant d’autres mesures, le tiers colonial, faveur salariale au profit des français résidents en Tunisie ou des Tunisiens naturalisés français. Inutile de remonter jusqu’aux romains pour relater les exactions qui ont été commises sur cette terre tunisienne par ces envahisseurs. Si la culture arabe a perduré en Tunisie, c’est parce que ces conquérants ont été les seuls à propager un message de justice et à s’être mélangés dés leur arrivée à la population locale. La motivation de leur venue n’était pas liée à un quelconque intérêt économique ou d’asservissement des indigènes. Ils sont venus pour propager leur religion dont la langue véhiculaire est l’arabe. Si le président Bourguiba (que l’auteur qualifie à juste titre de grand personnage) a insisté à l’aube de l’indépendance sur la « tunisienneté » du pays, ce n’était point en contradiction avec le caractère arabe de la Tunisie. Bourguiba a fait inscrire dans la constitution de 1959 que l’islam était la religion du pays et que l’arabe est sa langue officielle. S’il avait prononcé son célèbre « Balach ourouba » (Pas d’Arabité) devant le premier président algérien Ahmed Ben Bella, c’était pour contrer les projets unionistes mal ficelés des pro-Nasser. D’ailleurs, Bourguiba était très impliqué dans les affaires arabes, à commencer par le dossier palestinien, comme en témoigne son discours d’Ariha (Jéricho) en mars 1965. Par ailleurs, l’auteur fait fausse route en imputant nos problèmes quotidiens à cette culture arabe. Les Arabes ne constituent pas un peuple homogène. Il y’a des disparités certaines entre les pays arabes du Golfe, ceux du Moyen Orient et ceux du Maghreb. Il est facile d’imputer tous les maux de la société tunisienne aux chaînes satellitaires. Certaines de ces chaînes présentent des débats démocratiques où la contradiction est aussi présente que sur CNN ou France 2. L’auteur regrette l’époque où les jeunes tunisiens regardaient plus Rai Uno ou France 2. Sans remettre en question la valeur de ces grandes chaînes européennes, je constate que certaines chaînes arabes répondent aux standards internationaux les plus exigeants en matière de contenu (informations, débats, documentaires, etc.). Souvent, ces chaînes contestées emploient des compétences occidentales de grande valeur. Je n’ai jamais vu ces chaînes encourager la corruption, le chaos ou l’hypocrisie, pour reprendre quelques maux cités par l’auteur. Et puis, beaucoup de ces maux sont présents dans les sociétés occidentales tant admirées par l’auteur. Le fait de regarder Rai Uno ou France 2 n’a pas mis fin à la corruption, à la violence verbale ou aux abus en Italie ou en France ! Les vraies raisons des maux de la société tunisienne sont à rechercher ailleurs : démission de la famille, laxisme dans l’application des lois (sur la route, dans les stades, dans les affaires de construction anarchique, etc.), dans le rôle à jouer par le système éducatif qui n’éduque plus, dans nos médias tunisiens (et non satellitaires arabes ou occidentaux), etc. Monsieur Ayech se dit citoyen du monde. Quand on l’est, et avant d’accepter l’« Autre », il faudrait commencer par s’accepter. Et on ne peut revendiquer cette qualité si on déverse sa haine envers une partie du monde (en l’occurrence le monde arabe dans ce cas). Ce monde n’est pas parfait et souffre de beaucoup de maux. Néanmoins, la situation n’est pas fatale. Il suffit de faire un check up des vraies raisons. C’est déjà la moitié du chemin ! On peut être à la fois tunisien, arabe, méditerranéen, africain et citoyen du monde sans chercher des boucs émissaires ici et là ».

« Amalgame entre religion et nationalisme »

Adnen Hidoussi

« Je tiens cher Monsieur à confirmer vos idées, en fait je me demande comment la Tunisie peut être arabe, je pense que nous faisons un amalgame entre religion et nationalisme alors que d’autres nations islamiques tel que le Pakistan, l’Iran, l’Indonésie et la Malaisie ne se prétendent jamais arabes mais au contraire ils tiennent à leur propre culture et identité nationale. Je crois que l’idée de culture arabe en Tunisie, est une illusion qu’on a reçue depuis notre enfance alimentée par des médias tunisiens influencés par les grands courants politiques de l’époque et actuellement par les chaînes TV arabes.

Mais il suffit de partir dans un vrai pays arabe pour comprendre qu’on n’est que Tunisiens et qu’on est fiers de l’être.

En effet je vis depuis quelques mois dans un pays arabe et je travaille avec des collègues de plusieurs pays arabes, je suis le seul à me sentir dépaysé. Je me retrouve dans une culture qui m’est très étrange, une culture de fermeture, de haine, d’hypocrisie, de sexisme, d’ignorance, et de malhonnêteté cachée derrière une hystérie religieuse. Alors que j’appartiens à une culture d’ouverture, d’amour, de connaissance, de respect, d’égalité entre homme et femme et avec une religion de tolérance et de modération ».

« Merci »

Dr Sobhy Houissa

« Mille milliards de merci pour ce que vous avez écrit! »

16 septembre 2008

« Tunisiens avant d’être Arabes : Le débat continue… »

Dr. Fedi Ayech

« Je remercie vivement « Le Temps » de m’avoir offert l’opportunité de débattre en public un sujet aussi sensible qui concerne notre identité et l’avenir de notre société. « Le Temps », ainsi que le magazine « l’Expression », devraient être perçues comme des modèles d’ouverture et d’honnêteté intellectuelle.

Je voudrais réagir au courrier de M. Naoufel Ben Rayana qui n’a fait que reproduire des arguments populistes et un peu trop simplistes, à mon humble avis. Je suis moi-même docteur en Sciences Politiques et je ne peux qu’accepter toute forme de critique. Je demande juste à M. Rayana et à tout autre intellectuel qui désire prendre part à un débat élitiste d’exprimer son désaccord en évitant les concepts irrespectueux et choquants (« venin », « mensonge »…). En plus, comparer un intellectuel tunisien modéré à des intellectuels occidentaux défenseurs de la théorie du « Clash des Civilisations » (Houelbecque, Bernard Lewis, Oriana Fallacci) me paraît trop agressif. En fait, ce genre d’analyse agressive et simpliste confirme l’environnement de haine et de rejet de l’autre caractérisant l’arène internationale actuelle.

Je suis d’accord avec M. Rayana quand il dit que « Les vraies raisons des maux de la société tunisienne sont à rechercher ailleurs : démission de la famille, laxisme dans l’application des lois (sur la route, dans les stades, dans les affaires de construction anarchique, etc.), dans le rôle à jouer par le système éducatif qui n’éduque plus, dans nos médias tunisiens ». D’ailleurs dire que « [je] fais fausse route en imputant notre problème quotidien à cette culture arabe » me paraît le produit d’une lecture volontairement fausse de mon analyse.

L’idée que j’essaye, ainsi que des milliers d’intellectuels tunisiens, de défendre est tout simplement la suivante : protégeons notre identité, notre culture, notre société, notre avenir, notre « exceptionnalité » avant que ça ne soit trop tard. Soyons, nous Tunisiens,  vigilants face à cette vaste campagne de haine, d’extrême religiosité, de nationalisme agressif, de tabous, de médiocrité, de conservatisme, de traditionalisme, et d’hypocrisie qui domine l’environnement arabe actuel. Soyons fidèles à nos traditionnelles valeurs de pragmatisme, de tolérance, d’ouverture, de laïcité, de modernité… Trouvons notre place dans cette Mondialisation qui bouge un peu trop vite. Occupons nous des débats de l’avenir et non des règles du 6ème et 7ème siècle…

Le débat continue … dans le respect mutuel.

 « Je ne suis pas d’accord avec un mot de ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour votre droit de le dire. » Voltaire »

17 septembre 2008

« Que dire de plus…Merci »

Olfa BEN ARFA

 « Que dire ou ajouter de plus à ce que vous avez dit, c’est une noble initiative de mettre ce problème de l’identité arabo-tunisienne sous les projecteurs.

On peut être ou plutôt on est des Arabes, des Musulmans et des Tunisiens et on est fiers de l’être, l’une de ces identités ne rejette pas l’autre et c’est exactement ce qui a forgé nos qualités ; nous sommes tunisiens par notre ouverture sur les autres, par notre modernisme, par nos principes d’égalité et de liberté et arabo-musulmans par nos valeurs de tolérance et de respect. Alors cet alliage de religion et nationalisme est un faux problème pour camoufler les vrais raisons de nos différences nous pays arabes.

Mille merci à Mr.Naoufel Ben Rayen »

« Une étude sociologique »

tmnasri@gmail.com

 « Merci M. Ayech, vous avez eu le courage de dire en clair ce que beaucoup chuchotent en cachette. Je me considère aussi citoyen du monde de par mon expérience internationale diversifiée et longue et de par mes convictions, mais je ne partage pas totalement votre point de vue car je suis ce berbère, je le resterai moi et mes descendants sauf que je suis un Berbaro-Arabe bon gré mal gré puisque les Arabes en colonisant la Tunisie, ils ont modifié même nos codes génétiques ce qui explique cette agressivité camouflée en nous et cette haine de l’autre. Moi, j’appellerai nos « cultivés » qui fabriquent 1000 théories par jour et se les enterrent dans les bars de l’Avenue ou les mosquées du coin, de s’impliquer objectivement et que le pouvoir public s’ouvre les yeux et lance une étude sociologique basée sur des questions scientifiques qui aboutira par étudier le gène Tunisien en le rapprochant avec les autres, étude qui s’intéressera aussi au comportement de l’individu et du groupe pour en déterminer les frontières et les remèdes ».

18 septembre 2008

Personnalité et non identité

Dr Moncef Guiga– Chirurgien

Fidèle lecteur de votre journal, j’ai eu mon attention attirée par un échange d’opinons opposées assez vif sur le thème récurrent de l’identité tunisienne.

Je souhaite apporter quelques considérations personnelles sur ces questions.

1/Il me semble que deux approches radicales s’affrontent : une première considère que la composante arabo-islamique de notre identité est un obstacle à tout développement futur de notre pays, la seconde dit que notre enracinement dans l’identité arabo-musulmane est la solution pour un avenir radieux.

2/Pour ma part je pense qu’il faut introduire dans ce débat quelques clarifications.

A/Je propose d’abord qu’on évite de parler du concept ‘identité’, à cause de son caractère abstrait, et idéologique ; il faudrait manipuler ce mot avec prudence, car il a un caractère rigide, définitif et il suscite la polémique. Je préfère, personnellementparler de ‘personnalité’ (comme l’a bien fait M. Hichem Djaïet dans son livre la personnalité arabo-islamique et son devenir), en effet la personnalité c’est l’ensemble des caractéristiques qui donne à un peuple, une nation, ou même un individu, une originalité, une singularité, une existence propre, l’identité est donc figée, et statique, la personnalité est évolutive et dynamique.

B/Ceci dit, je conviens que dans la formation de la personnalité tunisienne au cours de l’histoire, l’apport arabe, et islamique a été intense, et a marqué profondément la culture de notre peuple, c’est pour cela qu’une majorité de Tunisiens ressentent leur appartenance à l’arabité et à l’islam comme une donnée incontournable. C’est vrai, mais pas immuable, car il y a eu dans la formation de notre personnalité, les apports de la grande histoire de Carthage, la humanité antique, il y a eu aussi l’apport de la ‘modernité ancienne‘.

Celle de Khereddine, et celle aussi de la confrontation coloniale, qui nous a appris au moins une chose: encaisser le choc de la civilisation occidentale, utiliser les ressources de cette civilisation,  s’enrichir de cette confrontation, pour renforcer notre propre personnalité. La Tunisie, les réactions au choc civilisationnel n’ont pas été un rejet pur et simple ils ont été un apprentissage supplémentaire.

Et c’est dans cette personnalité singulière, originale, complexe du Tunisien, que l’on retrouve la grande tentative de modernisation menée par Bourguiba ce courant moderniste a certes provoqué une distanciation par rapport au concept d’arabité, et les réformes structurelles. (code du statut personnel, libération de la femme) introduites dans la société n’allèrent pas sans froisser les croyances et contrarier certaines traditions, mais on peut dire que globalement ce saut qualitatif dans l’évolution de la Tunisie vers la modernité n’a pas été rejeté par le peuple tunisien.

La société tunisienne aujourd’hui est à l’avant-garde, à cause de ces changements qualitatifs dans les structures mentales.

3/Survint, alors un phénomène nouveau ! la montée en énergie et en puissance d’un sentiment fort, d’appartenance symbolique à un monde de l’arabité. Ce sentiment d’appartenance de nature culturelle est de plus en plus accompagné par un retour exhibitionniste aux pratiques religieuses ou prétendues telles.

certains, bien sûr, craignent que ce comme back identitaire ne soit un obstacle réel à la marche du pays vers la modernité et l’avenir, et, ils n’ont pas tout à fait tort.

4/Il appartient dès lors à nous tous, Tunisiens conscients de cette problématique de  démontrer par le dialogue et par la pratique que la priorité dans le débat social doit être accordé au développement de notre pays et à la solution de ses problèmes réels (éducation, santé, emploi..). Et que le sentiment ‘d’appartenance historique’ a cessé depuis les révolutions scientifiques, technologiques et communicationnelles du XXe siècle. Rien ne sert, dans ce combat difficile de jeter des regards nostalgiques vers le passé. Voyez le Japon, la Corée, et la Chine, qui était très en retard au début du siècle se propulser au leadership mondial sans se préoccuper de savoir si cela dérange le tourisme, le confucianisme, ou le bouddhisme.

L’important, en fait pour notre pays est de faire face aux défis du 21ème siècle avec les techniques du 21e siècle et avec les hommes du 21ème siècle car dans le monde difficile qui se prépare, si on ne fait rien, on n’est rien ! ».

 ***

« Merci Monsieur le Président de nous avoir épargné de glisser dans la mouvance islamique »

« Lecteur du journal Le Temps depuis sa parution (les années 70), je lui souhaite longue vie et le félicite d’avoir ouvert ses colonnes au « courriers des lecteurs ».

  Je remercie également M. Fedi Ayech pour son courageux courrier intitulé « Tunisiens avant d’être Arabes ».

Toutefois, j’aime bien faire des précisions à l’auteur du courrier qui avait pour titre « choquant » publié le 14/09/2008 en page 3.

 M. l’universitaire semble ignorer l’histoire de mon pays ; la Tunisie.

Contrairement à ce que vous dites, les Arabes ont fait des conquêtes à des fins économiques sous couvert de la religion. Ils se sont d’abord intéressés au croissant fertile, puis aux riches plaines des pays du Maghreb et de l’Andalousie. En plus, ils ont imposé aux populations indigènes l’impôt « El jezia ». En outre M. l’universitaire, les Arabes n’ont jamais été des constructeurs, mais plutôt des destructeurs. Deux exemples suffisent pour justifier cela

Primo, Hassen Ibn Noôman a détruit Carthage la roumaine en 697, comme les Romains l’ont fait pour Carthage la punique. Mais eux au moins, ils ont rebâti la ville un siècle après sa destruction.

Secundo, les tribus arabes qui ont envahi notre pays au XIème     siècle (envoyés par d’autres Arabes qui ont gouverné l’Ifrikya à   partir de Mahdia, j’entends les Fatimides) ont tout ravagé.

M. l’universitaire, lisez Ibn Khadoun et Ibn Abi Diaf pour en savoir plus sur la mentalité des Arabes.

M. vous parlez de la colonisation française. Certes, les colons ont exploité les richesses mais la France n’a rien détruit ; au contraire elle a bâti. Il n’est pas dans mon intention de faire l’apologie de la colonisation, mais la vérité est là ; et à ma connaissance, les Arabes n’ont rien bâti à part les mosquées et les palais.

Par contre, la France a laissé des hôpitaux, des instituts, des lycées, des ministères, une infrastructure ferroviaire et ses fameuses gares ; elle a même encouragé l’enseignement en dispensant du régime militaire tout élève tunisien titulaire du certificat d’études primaires.  

 Enfin, M. l’universitaire, vous évoquez la Constitution tunisienne de 1958. Soyons clairs ; elle ne dit pas la Tunisie est un pays arabe ; elle informe que le pays a choisi l’arabe comme langue officielle ; comme l’Inde a choisi l’anglais et le Sénégal le français

Elle ne dit pas non plus que la Tunisie est un pays musulman mais elle a pris l’Islam comme religion, un islam moderne, sans préjugés, sans haine, sans fanatisme, sans oublier que notre pays a donné beaucoup à l’Eglise grâce entre autres à Saint Augustin.

  Pour terminer, M, Bourguiba a fait adhérer le pays à l’ONU dès 1956, mais il a hésité longtemps avant de le faire rejoindre à la ligue arabe (1958). Le gouvernement actuel, fier de ces acquis a non seulement respecté, mais encore consolidé le legs transmis par son prédécesseur. Merci Monsieur le président de nous avoir épargné de glisser dans la mouvance islamique ».

  (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 18 septembre 2008)


 
 

 

Les Palestiniens paient le prix de la culpabilité pour l’Holocauste (Desmond Tutu)

AFP, le 18 septembre 2008 à 15h47

GENÈVE, 18 sept 2008 (AFP) -GENÈVE – Les Palestiniens paient le prix du sentiment de culpabilité pour l’Holocauste des Occidentaux, qui renoncent pour cela à faire pression sur Israël en faveur d’une paix juste et durable, a jugé jeudi à Genève le Prix Nobel de la Paix Desmond Tutu.

‘Je pense que l’Occident, assez justement, se sent coupable pour son horrible connivence avec l’Holocauste’ commis par les Nazis, a déclaré à la presse l’archevêque sud-africain après avoir présenté au Conseil des droits de l’homme de l’ONU son rapport d’enquête sur le bombardement par les forces israéliennes du village de Beit Hanoun, dans la bande de Gaza, en 2006.

‘Maintenant quand vous vous sentez coupable (…), vous êtes prêts à faire pénitence et vous demandez à être punis. L’Occident fait pénitence et ce sont les Palestiniens qui sont punis’, a ajouté le prélat.

‘J’espère seulement que les citoyens ordinaires se réveilleront en Occident et diront: +nous ne voulons pas cela+’, a déclaré Desmond Tutu.

Le prélat sud-africain, chargé d’enquête par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, a conclu que le bombardement de Beit Hanoun en novembre 2006, qui a tué 19 civils, pouvait ‘constituer un crime de guerre’.

‘En l’absence d’explications circonstanciées de l’armée israélienne (…), la mission doit conclure qu’il y a une possibilité que le bombardement de Beit Hanoun constitue un crime de guerre’, estime son rapport.

‘C’est le silence de la communauté internationale en face de ce qui se passe qui est le plus grave. Ce silence est mère de complicité’, a-t-il déclaré jeudi devant le Conseil des droits de l’homme.

Le Prix Nobel s’était vu refuser l’accès à la bande de Gaza par Israël mais avait pu cependant se rendre sur place en mai 2008 en passant par l’Egypte.

A l’issue d’une enquête interne, les autorités israéliennes avaient conclu que le bombardement de cibles civiles était dû à ‘une rare et grave erreur technique du système radar de l’artillerie’.

Israël avait décidé ensuite, en février, de n’engager aucune poursuite contre les unités militaires impliquées.

Selon le rapport de Desmond Tutu, qui demande à Israël d’indemniser les victimes, le secret militaire invoqué par les autorités israéliennes ‘est absolument inacceptable d’un point de vue tant légal que moral’.


 

Maroc: un tribunal annule une peine de prison contre un blogueur

AFP, le 18 septembre 2008 à 14h58

RABAT, 18 sept 2008 (AFP) – La Cour d’appel d’Agadir, dans le sud du Maroc, a annulé jeudi une peine de deux ans de prison prononcée en première instance contre le blogueur marocain Mohamed Erraji pour ‘avoir manqué de respect au roi’, a-t-il indiqué à l’AFP.

‘Je suis très satisfait de la décision de la cour d’appel d’Agadir qui a été équitable’, a déclaré à l’AFP Mohamed Erraji, joint par téléphone.

‘Dans tous mes écrits, je n’ai jamais cherché à porter atteinte à la personne du roi, ce qui explique le choc que j’avais ressenti en apprenant que que j’étais poursuivi pour manquement de respect au roi’, a-t-il ajouté.

‘Maintenant, la cour d’appel a réparé l’erreur du tribunal de première instance qui m’avait condamné à deux ans de prison’, a-t-il dit.

Mohamed Erraji avait bénéficié il y a une semaine de la liberté provisoire. La Cour d’appel avait estimé que certaines dispositions procédurales de fond prévues par le code de la presse, n’avaient pas été respectées.

Le 8 septembre, le tribunal de première instance d’Agadir avait condamné Mohamed Erraji à deux ans de prison ferme et à 5.000 dirhams (444 euros) d’amende pour avoir diffusé sur le blog ‘hespress.com’ un article où, selon l’accusation, il critiquait le roi Mohammed VI.

Dans ce texte rédigé en arabe, le blogueur avait affirmé que ‘le roi encourage son peuple à +al-ittikal+’ (attentisme, assistanat ou paresse). Il faisait allusion, en citant des informations de presse, à la distribution de faveurs royales, comme des licences de transport, aux citoyens qui arrivent à approcher le monarque.


 

Turkish army detains officers, media says plot link

Reuters, le 18 septembre 2008 à17h16

ISTANBUL, Sept 18 (Reuters) – Turkey’s military said on Thursday it has detained five lieutenants and a cadet in what

Turkish media said was part of a probe into a shadowy right-wing group accused of plotting to overthrow the government.

The investigation into the ultra-nationalist group known as Ergenekon rattled markets and increased political tensions in

Turkey earlier this year.

The military’s chief of General Staff said in a statement the detentions were made on the orders of the Istanbul prosecutor. Those detained were taken to the central Istanbul command headquarters for questioning.

No further information was immediately available.

Turkish broadcasters CNN Turk and NTV said the detentions were made in connection with the investigation into Ergenekon.

It is the first time that active officers have been detained in the widening probe, which has already led to the arrests of

around 90 people, including two senior retired generals.

 


Airbus – Fin du blocage de l’aéroport de Toulouse-Blagnac

Reuters, le 18 septembre 2008 à15h20

TOULOUSE, 18 septembre (Reuters) –

Près de 400 employés en grève d’Airbus ont bloqué jeudi pendant près de deux heures les pistes de l’aéroport international de Toulouse-Blagnac, apprend-on de source syndicale.

Ils manifestaient à l’appel de la CGT et de la CFDT afin de dénoncer les projets de création d’une filiale d’aérostructures baptisée Aérolia, dans laquelle ils voient une délocalisation.

L’aéroport a rouvert vers 13h15 (11H15 GMT).

D’autres manifestations se déroulaient au même moment sur les trois autres sites de production d’Airbus en France, Saint-Nazaire, Nantes, en Loire-Atlantique, et Méaulte, dans la Somme.

‘Nous ne voulons pas d’Aérolia et nous ferons tout pour le faire savoir. L’action de ce matin n’est qu’un début’, a déclaré Christian Méloni, délégué central CGT d’Airbus France.

L’opération s’est déroulée au moment ou se réunissait un comité central d’entreprise extraordinaire consacré aux conditions de mise en place d’Aérolia.

Cette filiale d’Airbus France devrait voir le jour le 1er janvier 2009 et concernera environ 2600 salariés d’Airbus. Une usine Airbus devrait être implantée en Tunisie.

 

 

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