18 novembre 2009

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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3466 du 18.11.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Comite tunisien pour la protection Tunisien des journalistes:  Communique constitutif Comité de Soutien aux Militants de L’UGET: Pour une campagne internationale de solidarité avec les militants de l’UGET l’Observatoire: Tunisie – Arrestations, harcèlement et violences physiques : black out total sur les défenseurs des droits de l’Homme Luiza Toscane: Faisons tomber les murs invisibles – Le long combat de Salem Zirda Hend Harouni: Jour et nuit Abdelkarim Harouni est poursuivi ! AFP: Possible présence européenne à une comparution jeudi du Tunisien Ben Brik AFP: Droits de l’homme: Tunis accuse la Belgique de « néocolonialisme primaire » AFP: Des enseignants marocains pour apprendre la Shoah, une première à Yad Vashem AFP: Arabie: les pèlerins à La Mecque sereins face au risque d’une pandémie H1N1 AFP: L’organisme de gestion de la CPI salue un changement de politique des USA AFP: L’Australie présente des excuses solennelles à ses enfants « oubliés » AP: L’Australie présente des excuses pour le drame des enfants migrants maltraités Reuters: UK to apologise for sending children to Australia

AFP: Guinée: l’équipe nationale de football a été « dissoute »


Comite tunisien pour la protection Tunisien des journalistes

Communique constitutif *

 16 novembre 2009    

Les agressions dont sont victimes les journalistes tunisiens se sont multipliées de manière très inquiétante, le but était de les décourager de tout attachement a l’exercice indépendant de leur profession.    Ces agressions ont pris la forme d’arrestation, de kidnapping ou d’agressions physiques.   Nous déplorons la grave évolution de la situation de la liberté de la presse en Tunisie, et nous dénonçons le refus obstine des autorités des tunisiennes de tenir leurs engagements concernant le respect de l intégrité physique du journaliste et de son droit a l’expression que lui assure la constitution du pays et les chartes internationales signées par l’état tunisien.   En conséquence nous annonçons la constitution du comite tunisien pour la protection des journalistes qui s’engage a n épargner aucun effort pour défendre les journalistes et rendre public les abus dont ils serait victimes et les dangers qui les guetteraient.   Ce comite sectoriel demeure ouvert aux journalistes tunisiens a l’intérieur du pays et a l étranger .   Nous lançons un appel a toutes les organisations nationales et internationales et a toutes les consciences vives de soutenir les journalistes en Tunisie et de défendre leurs droits .Nous appelons également le gouvernement tunisien a privilégier la logique du dialogue et du respect de la loi.   Comite tunisien pour la protection Tunisien des journalistes *


 

Comité de Soutien aux Militants de L’UGET

uget.solidarite@gmail.com

 

APPEL

 

 Pour une campagne internationale de solidarité avec les militants de l’UGET

 

Paris le 18 novembre 2009

 

La répression des autorités tunisiennes à l’égard de la Centrale syndicale estudiantine (UGET) ne cesse de s’intensifier. Les militants de l’UGET sont quotidiennement victimes de harcèlement, d’intimidations et de violations de toutes formes.

Les Conseils de disciplines, n’hésitant pas à exclure des Universités tout étudiant désirant jouir de la liberté de l’action syndicale, sont d’ores et déjà des structures répressives ayant pour but de dissuader les étudiants de toute activité syndicale et revendicative.

 

Les étudiants militants de l’UGET sont souvent déférés devant la justice. Les procès montés de toutes pièces sont une des réponses que les autorités formulent face aux revendications légitimes des étudiants. Les prisons tunisiennes n’ont jamais désempli d’étudiants enfermés à cause de leurs opinions et de leurs activités politiques ou syndicales.

A maintes reprises, des militants de l’UGET étaient obligés d’observer, au péril de leurs vies, des grèves de la faim si longue et si interminables, juste pour pouvoir réintégrer leurs universités et poursuivre leurs études.

 

L’Union Générale des Etudiants de Tunisie est toujours empêchée de tenir son congrès. La dernière tentative de le tenir a été mise en échec par une forte vague de violence policière.

Plusieurs militants de l’UGET purgent des peines dans les prisons tunisiennes. D’autres, y compris le Secrétaire Général, ont des procès en cours. Les gardes à vues, les arrestations arbitraires et même les kidnappings sont fréquents.

 

–          Le 22 octobre, Mohamed Soudani, étudiant exclu à cause de ses activités et ayant déjà observé une grève de la faim de 58 jours pour sa réintégration, est kidnappé pour avoir eu l’intention d’accorder une interview à 2 journalistes françaises. Durant presque deux semaines, les autorités tunisiennes ont nié son arrestation pour ne la reconnaître qu’une semaine après avoir été jugé à 4 mois de prison ferme sans avoir eu son légitime droit de désigner un avocat.

–          Le 01 novembre, Anis Ben Fraj, Dhamir ben Alaya, Rfaik Zghidi, Sahbi Brahim, Abdelwaheb Arfaoui, Abdelkader Hechmi, Ridha ben Mansour, Nabil Balti, Achref Mbarki, Mondher Toumi, Nazih Kahri, Mohsen Bannani et Omar Ilahi en tout 13 étudiants, sont arrêtés pour avoir organisé et participé à un set-tin pour réclamer le droit au logement des étudiants.

–       Le 04 novembre le tribunal de Tunis a ajourné la sentence qu’il devait prononcer à l’encontre du Secrétaire général de l’UGET et un ancien membre du bureau exécutif. 

–          Issam Sallami, Rabii Ouarghi et Zouhayr Zouidi croupissent encore en prison pour délit d’opinion.

 

 

La liste des militants de l’UGET réprimés par la police tunisienne et la justice aux ordres est encore longue.

 

Cette répression n’est que l’un des moyens pour restreindre l’indépendance de la centrale syndicale et de l’asservir au pouvoir afin de l’empêcher d’accomplir son rôle.

L’UGET, tout comme l’ensemble des organisations libres et démocratiques en Tunisie, ne cesse de subir les foudres des autorités tunisiennes pour délit d’indépendance. Il est urgent d’entamer une campagne internationale de solidarité avec les militants de l’UGET pour

 

–          La libération de tous les militants emprisonnés.

–          L’arrêt de toutes les poursuites judiciaires engagées contre les militants de l’UGET.

–          La réintégration dans leurs universités de tous les étudiants exclus.

–          La satisfaction des revendications syndicales et pédagogiques des étudiants.

–          L’arrêt de toute forme de répression contre l’UGET et lui permettre de tenir son congrès en toute liberté et de fonctionner en toute indépendance. 

 

Interpellés par la gravité de cette situation nous, signataires de cet appel, nous décidons de nous organiser en Comité de Soutien aux Militants de l’UGET et

nous appelons, sur la base des revendications mentionnées, tous les démocrates et les esprits avides de liberté à rejoindre cette initiative en envoyant vos signatures à uget.solidarite@gmail.com

nous appelons toutes les organisations estudiantines, démocratiques, nationales et internationales, à créer un Collectif international de Solidarité avec les Militants de l’UGET.

 

Comité de Soutien aux Militants de l’UGET, premiers signataires : Samir Hammouda, Anis Mansouri, Lotfi Hammami, Rania Majdoub, Raja Chamekh, Anouar Kanzari


 

Tunisie – Arrestations, harcèlement et violences physiques : black out total sur les défenseurs des droits de l’Homme

mardi 17 novembre 2009 Paris-Copenhague-Genève, le 17 novembre 2009. Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme –un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) – sont extrêmement inquiets suite à l’aggravation des violences physiques et les récentes arrestations de défenseurs tunisiens des droits de l’Homme après une série de rencontres avec leurs homologues européens. Selon les informations reçues, le 16 novembre, M. Abdelkrim Harouni et M. Hamza Hamza, respectivement secrétaire général et responsable des relations extérieures de l’association de défense des droits de l’Homme « Liberté et Equité », ont été interpelés par les autorités tunisiennes devant leurs domiciles vers 7h du matin. Rapidement, une délégation d’avocats s’est présentée successivement aux bureaux de la police des districts de Kram Ouest et Aryana où résident MM. Harouni et Hamza, sans pouvoir obtenir d’informations sur les raisons motivant ces arrestations ou sur le lieu de détention de ces deux personnes. Ce n’est que vers 19h que MM Hamza et Harouni ont finalement été relâchés, avec une convocation au bureau de police le lendemain pour un nouvel interrogatoire. Vers midi le même jour, M. Omar Mestiri, directeur de la rédaction du journal en ligne Kalima, membre du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT) et membre du groupe de travail du REMDH sur la liberté d’association a été agressé par une dizaine de policiers en civil, présents devant le cabinet de l’avocat Me Abdelraouf Ayadi, également membre du CNLT. M. Mestiri a été frappé et trainé sur plusieurs centaines de mètres puis poussé dans un fourgon par ses agresseurs qui l’ont violemment insulté et molesté, déchirant ses vêtements, lui portant une série de coups à la tête et dans le dos avant de lui confisquer son téléphone portable. Il a ensuite été conduit et abandonné dans un lieu totalement isolé à une quinzaine de kilomètres de Tunis. Ces représailles font suite à la venue en Tunisie d’une délégation du REMDH qui comprenait des représentants d’organisations de la société civile européenne (France, Italie, Espagne, Royaume Uni, Danemark). La délégation a pu s’entretenir avec plusieurs organisations tunisiennes indépendantes de défense des droits de l’Homme dans des lieux privés – dans la mesure où le droit tunisien n’exige pas l’obtention d’une autorisation pour se réunir dans de tels lieux. A la suite de ces réunions, l’ensemble des locaux associatifs des organisations de la société civile indépendante ainsi que les domiciles d’un grand nombre de défenseurs et de défenseuses des droits de l’Homme, y compris des personnes n’ayant pas été en contact avec la délégation du REMDH ont été soumis à une surveillance accrue et ostentatoire de la part de policiers en civil, qui empêchent désormais tout contact entre les défenseurs des droits de l’Homme. L’Observatoire et le REMDH dénoncent l’arrestation et la détention arbitraires de MM. Hamza et Harouni, les actes de violence à l’encontre de M. Omar Mestiri et l’ensemble des mesures répressives à l’encontre des organisations indépendantes de la société civile tunisienne, en ce qu’ils visent uniquement à sanctionner le libre exercice de libertés fondamentales. Nos organisations appellent la Délégation de la Commission européenne à Tunis ainsi que les ambassades des Etats-membres de l’Union européenne (UE) en Tunisie, et en particulier la future présidence espagnole de l’UE, à entreprendre immédiatement toute action de protection à l’égard des défenseurs et militants des droits de l’Homme, sanctionnés arbitrairement pour l’exercice pacifique de leurs libertés fondamentales. Les organisations signataires réitèrent leur appel aux organes décisionnels de l’UE pour qu’ils exigent que la Tunisie respecte ses engagements internationaux, et notamment l’article 2 de l’Accord d’Association qui fait du respect des droits de l’Homme une « condition essentielle » de la relation entre l’Union Européenne et la Tunisie. L’Observatoire et le REMDH demandent par ailleurs aux autorités tunisiennes de : · Faire connaitre sans délai le lieu de détention de M. Hamza Hamza et M. Harouni et de préciser les charges retenues à leur encontre, et à défaut, de procéder à leur libération immédiate et inconditionnelle ; · Garantir en toutes circonstances leur intégrité physique et psychologique, ainsi que celle de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme tunisiens ; · Diligenter une enquête indépendante, impartiale et transparente sur les allégations de violences mentionnées ci-dessus, et en rendre les résultats publics, afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal garantissant un procès équitable conformément aux principes de droit international · Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement – y compris les mesures de surveillance illégales – à l’encontre de M. Omar Mestiri et de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme tunisiens Plus généralement, nos organisations appellent de nouveau la Tunisie à se conformer à l’esprit et à la lettre de la Déclaration universelle des droits de l’Homme ainsi qu’aux dispositions des instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme, et en particulier, l’article 1er de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, selon lequel “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”. Pour plus d’informations, merci de contacter : · REMDH : Marc Degli : +45 32 64 17 00 · OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39 · FIDH : Gaël Grilhot / Karine Appy : + 33 1 43 55 25 18 par :REMDH – OMCT – FIDH

 


 

Faisons tomber les murs invisibles Le long combat de Salem Zirda

 

Salem Zirda a été libéré en fin de peine il y a un peu plus de deux mois maintenant. Sa nouvelle vie est celle … d’un prisonnier, incarcéré dans un pénitencier aux murs invisibles, mais bien réels. Il vit dans la région de Mahdia. Il vit ? Comment vivrait-il ? Il n’a pas le droit de travailler. Il doit chaque jour parcourir quarante kilomètres pour se présenter au poste de police, ce qui lui coûte l’équivalent de cinq euros qu’il n’a pas. Il est malade et ne peut se déplacer sans autorisation de la police. Cette dernière débarque chez lui à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Il n’a pas encore de passeport, et pourtant : L’histoire de Salem Zirda est presque unique 1), puisque avant d’être incarcéré en Tunisie, il était réfugié, en principe à l’abri d’un renvoi dangereux dans son pays d’origine, ce que prévoit la convention de Genève. C’est pourtant ce qui s’est passé. Condamné par contumace par le tribunal de Première Instance de Mehdia à quatre ans d’emprisonnement, il demande l’asile en Allemagne en 1994 et se voit accorder le statut de réfugié en 1996. En 2000 il se rend au Mexique, et veut passer aux Etats-Unis pour rendre visite à son amie américaine. Mais il est repéré, arrêté et emprisonné. La France et l’Allemagne refusent de récupérer ce réfugié en principe sous protection de ce dernier pays. Il tente alors de demander l’asile en 2002, en vain. Le 13 mai 2002 il est renvoyé en Tunisie, via les Pays-Bas. A son arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, il a été arrêté, conduit au ministère de l’Intérieur où il a été torturé, puis déféré devant un juge militaire. Sur la base d’un procès verbal falsifié, il a été condamné en 2004 par le tribunal militaire à sept ans d’emprisonnement qu’il vient d’achever.2) Luiza Toscane 1) Presque, car depuis lors un autre réfugié, Mahmoud Tounakti, a été renvoyé par la Bulgarie et a été emprisonné à son arrivée en Tunisie. 2) Se reporter à « Terres d’écueils, le droit d’asile BEN ALIéné », chapître 5, p.133 : « Salem Zirda : Quatre Etats et un réfugié »


COMMUNIQUE URGENT Hend Harouni Tél.     : 216-71.971.180 Port.    : 216-93.43.97.70

JOUR ET NUIT ABDELKARIM HAROUNI EST POURSUIVI !

 

 
Tunis le, 18 novembre 2009 En réalité, la surveillance très stricte de la police politique ne lâche plus mon frère Abdelkarim Harouni, Secrétaire Général de l’ONG « Liberté et Equité » et donc toute notre famille est gênée elle aussi par cette surveillance policière. Ce matin la voiture « Citroen ZX » de la police du district de Carthage l’a poursuivie derrière le bus en allant à son travail en suite 2 voitures ont demeuré depuis la première heure devant son lieu de travail soit : « La Ford grise » immatriculée sous No 2960 TU 56 relevant de la police du district des Berges du Lac et une nouvelle voiture « Fiat » immatriculée sous No. 5123 TU 99./. Comment pouvons-nous vivre tranquillement alors que  mon frère Abdelkarim Harouni n’est pas en sécurité ?!.. Je fais appel à toutes les parties responsables concernées et à toutes les bonnes consciences solidaires pour qu’une fin soit mise à ce siège policier insupportable./


Possible présence européenne à une comparution jeudi du Tunisien Ben Brik
 
AFP, le 18 novembre 2009 à 13h21  
PARIS – La France discute avec l’Union européenne de l’éventuelle présence d’un observateur européen à une comparution jeudi en Tunisie du journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik, incarcéré pour agression sur une automobiliste, a-t-on appris mercredi au Quai d’Orsay. « La concertation européenne se poursuit y compris sur la présence européenne à l’audience », a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, en réponse à une question pour savoir si la France allait envoyer un observateur assister à cette comparution. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s’était dit récemment « déçu » par les arrestations de journalistes en Tunisie, les jugeant « inutiles » alors que le président Zine el Abidine Ben Ali vient d’être largement réélu. Tunis avait répliqué en rejetant toute « ingérence » extérieure et en saisissant l’Union du Maghreb arabe et l’Union africaine contre une « ingérence dans ses affaires intérieures » et des « atteintes à sa souveraineté ». Ecroué depuis le 29 octobre, Taoufik Ben Brik est accusé de « faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dégradation volontaire des biens d’autrui ». Pour ses avocats et des organisations de défense des droits de l’Homme, l’incarcération du journaliste est directement liée à des articles virulents dans la presse française contre le régime du président Zine el Abidine Ben Ali, publiés avant la dernière élection présidentielle d’octobre. Le président tunisien, élu avec 89,62% des voix, a entamé son cinquième mandat successif. Mercredi, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées place de l’Opéra à Paris et devant l’office du tourisme de Tunisie, pour demander la libération de Taoufik Ben Brik et de Zouhair Makhlouf, collaborateur d’un hebdomadaire d’opposition et d’un site internet basé en Allemagne, poursuivi pour avoir tourné illégalement des images. Des militants de Reporters sans frontières (RSF) avaient mis en place des grilles de prisons factices avec les photos des deux journalistes. « Tunisie: presse muselée, journalistes emprisonnés », était-il inscrit sur une banderole. Des associations tunisiennes avaient aussi déployé une banderole appelant à leur libération. « En Tunisie aujourd’hui, c’est très très difficile, voire impossible pour un journaliste indépendant de pouvoir s’exprimer par quelque moyen que ce soit, par écrit, sur internet, c’est impossible », a déclaré à l’AFP-TV Soazig Dollet, responsable du bureau Afrique du nord à RSF. AFP

Droits de l’homme: Tunis accuse la Belgique de « néocolonialisme primaire »

 

 
AFP, Le 18 novembre 2009 à 13h32     BRUXELLES, 18 nov 2009 (AFP) – Les autorités tunisiennes ont accusé mercredi la Belgique de « néocolonialisme primaire » après de vertes critiques du régime tunisien en matière de droits de l’homme exprimées la semaine dernière par le chef de la diplomatie belge, Yves Leterme.     Répondant le 10 novembre à une interpellation au Sénat, M. Leterme avait pointé du doigt un « condensé de mauvaises pratiques » lors des élections présidentielle et législatives tunisiennes du 25 octobre.     Absent de Bruxelles ce jour-là, l’ancien Premier ministre, qui a pris les rênes des Affaires étrangères en juillet, avait fait lire sa réponse par le secrétaire d’Etat aux Transports, Etienne Schouppe.     Des propos jugés « peu diplomatiques » par la presse belge. Le ministre déclarait notamment qu’il existait « un fossé réel entre les pétitions de principe » en matière de respect des droits de l’homme du gouvernement tunisien et sa « pratique ».     « Le déroulement des élections a une nouvelle fois mis en lumière certains manquements démocratiques dans le système politique tunisien (…): omniprésence du président Ben Ali et de son parti, musellement de l’opposition, accentuation de la répression des voix indépendantes, allégeance des institutions supposées garantir le caractère neutre des élections », énumérait le ministre.     Yves Leterme avait aussi indiqué que les diplomates belges en poste en Tunisie avaient entretenu des contacts avec l’opposition, tant « vassale » que « réelle » et qu’ils « suivaient de près le cas de personnes malmenées par le pouvoir à cause de leur prises de position » durant les élections.     « Nous rejetons énergiquement ces allégations sans aucun lien avec la réalité », écrit l’ambassade tunisienne en Belgique dans une lettre rendue publique mercredi.     « Nous dénonçons une telle attitude inamicale, qui relève franchement d’un néo-colonialisme primaire qui constitue une ingérence flagrante et inadmissible dans les affaires intérieures d’un pays souverain », poursuit la lettre, publiée en intégralité par le journal belge Le Soir sur son site internet.     Une porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères a indiqué mercredi à l’AFP que l’ambassadeur de Tunisie serait « reçu au ministère dans l’après-midi », se refusant à tout autre commentaire.

Des enseignants marocains pour apprendre la Shoah, une première à Yad Vashem

AFP, Le 18 novembre 2009 à 08h43 JERUSALEM, 18 nov 2009 (AFP) -Une vingtaine d’enseignants venus du Maroc ont participé la semaine dernière à un séminaire à Jérusalem sur l’enseignement de la Shoah, une première pour l’institut Yad Vashem, organisatrice du séminaire, a-t-on appris mercredi auprès de l’institut. « Nous sommes berbères et nous avons une histoire commune avec le peuple juif que nous voulons mieux connaître », a expliqué l’organisateur marocain de la visite, Boubaker Ouaatadit, un enseignant de 33 ans, professeur d’allemand à Casablanca, avant son retour au Maroc. Arrivé via la Turquie, pays qui a des relations diplomatiques avec Israël, ce groupe de Marocains a suivi un séminaire d’une semaine dans le cadre de l’école internationale d’enseignement de la Shoah au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem. C’est la première fois qu’un groupe de cette taille en provenance d’un pays arabe participait à ce séminaire. Pour Dorit Nowak, la directrice de l’école de Yad Vashem, la visite d’une délégation d’un pays arabe était « capitale ». « Nous avons reçu des groupes de plus de 50 pays dans le monde mais cette fois, nous comprenons l’importance de notre mission, c’est-à-dire de favoriser le souvenir de la Shoah dans le monde entier », a-t-elle commenté. En dehors du programme sur l’histoire de la Shoah et de rencontres avec des parlementaires israéliens d’origine marocaine, les participants à ce voyage ont assisté à des conférences sur la situation des juifs au Maroc pendant la Seconde Guerre mondiale et sur la communauté juive d’Albanie, où des musulmans ont sauvé des juifs pendant la Shoah. « Nous organisons plus de soixante séminaires de ce type chaque année mais enseigner la Shoah à des habitants d’un pays musulman est un événement important pour notre école », a affirmé Mme Novak.

Arabie: les pèlerins à La Mecque sereins face au risque d’une pandémie H1N1

 

 
AFP, Le 18 novembre 2009 à 11h22 Par Adel ZAANOUN LA MECQUE (Arabie Saoudite) – A quelques jours du pèlerinage de la Mecque, redouté pour le risque d’une pandémie de la grippe H1N1, les centaines de milliers de fidèles qui affluent vers la première ville sainte de l’islam ne semblent pas s’inquiéter du virus. Aucun décès dû à la grippe H1N1 n’a été jusque-là enregistré parmi les pèlerins, indiquent les autorités saoudiennes. Dans les rues, sur les façades des hôtels et des foyers des pèlerins à La Mecque, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, sont accrochées de multiples banderoles et affiches prodiguant aux fidèles divers conseils médicaux, notamment en cas de contamination par le virus. « Les gens ne prêtent pas beaucoup d’attention à toutes ces affiches. Personnellement, je ne m’inquiète pas du tout », déclare Achraf Abou Nimr, un pèlerin de 26 ans à sa sortie de la grande mosquée. Cet Algérien installé en France, la barbe fournie, s’est fait vacciner contre la maladie, une mesure exigée par le royaume saoudien de tous les fidèles se rendant en pèlerinage à La Mecque et Médine, la deuxième ville sainte de l’islam. « C’est une mesure préventive », dit-il. A l’approche du pèlerinage, dont le moment fort est le stationnement des pèlerins le 26 novembre sur le Mont Arafat près La Mecque, les autorités se veulent sereines. « Aucun décès par la grippe H1N1 n’a été enregistré jusqu’à présent parmi les pèlerins », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Khaled Al-Merghalani. « Les quelques pèlerins atteints par la maladie ont reçu les soins nécessaires et se sont tous rétablis », a-t-il ajouté. « La situation est sous contrôle et, avec la volonté de Dieu, elle est très rassurante ». « Les gens ne parlent pas de la grippe H1N1. Ils font leurs dévotions, et parlent beaucoup plus de football », assure Ibrahim Kanaan, un pèlerin palestinien. Et pour preuve, « peu de pèlerins mettent des masques » pour se protéger du virus. Khaled, un Egyptien résidant à La Mecque, affirme accueillir « sans crainte de contamination » les pèlerins dans son salon de coiffure. Mais les autorités du royaume, où 70 personnes sont décédées et 7.000 contaminées par le virus en dehors des contingents des pèlerins, ont multiplié les mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Outre une campagne de vaccination, des caméras thermiques ont été installées dans les aéroports et le port de Jeddah sur la mer Rouge, empruntés par les pèlerins. Quelque 15.000 médecins, agents paramédicaux et techniciens ont été mobilisés pour servir les pèlerins dans les lieux saints dotés de sept hôpitaux. En outre, l’Arabie saoudite a « quatre laboratoires d’analyses pour dépister le virus H1N1 par la technique PCR » et a déployé des unités mobiles pour détecter d’éventuelles maladies contagieuses ou infectieuses, selon le porte-parole du ministère de la Santé. « Les pèlerins se portent bien. Nous n’avons pas besoin de tous ces équipements », lance, avec assurance, Oum Saïd, une Mauritanienne. Et d’ajouter: « nous sommes plus d’un million à prier en même temps dans l’enceinte de la Grande mosquée de La Mecque, et il n’y a rien de ce qu’on appelle la grippe H1N1 ». Pour elle, la pandémie redoutée « est un mensonge de l’Amérique qui se moque des gens pour leur vendre des vaccins et les plonger dans la hantise » de la maladie. Saleh, un Bahreïni, est de son avis même s’il admet « avoir peur en se mêlant à la foule. Dès que quelqu’un éternue, je m’en détourne ».

 

L’organisme de gestion de la CPI salue un changement de politique des USA

 
AFP, le 17 novembre 2009 à 15h24 LA HAYE, 18 nov 2009 (AFP) – La présence, pour la première fois, d’observateurs américains à l’assemblée annuelle des Etats parties de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye a été saluée mercredi par l’organisme de gestion de la CPI, qui l’a qualifiée de « geste très important ». « Ceci est l’expression la plus concrète à ce jour du fait que les politiques en vigueur sous l’administration (américaine) précédente sont en train de changer », a déclaré le président de l’Assemblée des Etats parties (ASP), Christian Wenaweser, au cours d’une conférence de presse à La Haye. « C’est un geste très important de la part de l’administration américaine », a-t-il ajouté. Les Etats-Unis, qui ont envoyé huit observateurs à La Haye, n’ont pas signé le Statut de Rome, texte fondateur de la CPI, et avaient exprimé ouvertement leur hostilité à la Cour sous la présidence de George W. Bush. « Symboliquement, politiquement, la présence de la délégation américaine est très, très importante », a insisté M. Wenaweser. L’ASP est l’organisme de gestion, de surveillance et législatif de la CPI. Il est composé de représentants des 110 Etats ayant ratifié le Statut de Rome, réunis mercredi en assemblée annuelle, jusqu’au 26 novembre. Ils devraient adopter un budget de 102 millions d’euros pour 2010. La CPI, qui a ouvert ses portes en juillet 2002, est le premier tribunal international permanent compétent pour juger les auteurs de génocides, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

A L’INSTAR DE L’AUSTRALIE ET DE LA GRANDE BRETAGNE, L’ETAT TUNISIEN PRESENTERA-T-IL DES EXCUSES UN JOUR A SA « STOLEN GENERATION » ET A SES “ENFANTS” STIGMATISES, DISCRIMINES ET TORTURES ??  
 

L’Australie présente des excuses solennelles à ses enfants « oubliés »

 

 
AFP, le 17 novembre 2009 à 06h32 CANBERRA, 16 nov 2009 (AFP) – Le Premier ministre australien Kevin Rudd a présenté lundi des excuses solennelles au demi-million d' »Australiens oubliés », victimes pendant des décennies de maltraitance dans des institutions publiques du pays. L’Australie est « désolée pour cette tragédie, cette tragédie absolue, des enfances perdues », a lancé M. Rudd devant un millier de « Forgotten Australians » (« Australiens oubliés ») survivants réunis au Parlement, déclenchant un tonnerre d’applaudissements. Des centaines de milliers d’enfants ont été victimes de violences dans des orphelinats ou des foyers d’accueil publics australiens entre 1930 et 1970. En 2004, un rapport du Sénat avait recommandé cette démarche de repentance envers ces enfants victimes d’abus en tous genres, sexuels notamment. « Nous sommes ensemble aujourd’hui pour vous présenter les excuses de la Nation. Pour vous dire, vous les Australiens oubliés et ceux qui ont été envoyés enfant vers nos rivages sans leur consentement, que nous sommes désolés », a-t-il ajouté. « Nous sommes désolés que, enfants, vous ayez été pris à vos familles et placés dans des institutions où souvent vous avez été maltraités. Désolés pour les souffrances physiques, les privations affectives et la froide absence d’amour, de tendresse, de soins ». Environ 7.000 d’entre eux étaient des Britanniques déplacés en Australie dans le cadre d’un programme en place entre 1920 et 1967 par les autorités de Londres. Celles-ci avaient envoyé près de 130.000 enfants pauvres, âgés de 3 à 14 ans, vers l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud et ce qui était alors le Zimbabwe, avec la promesse que leur vie y serait meilleure. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, doit prochainement s’excuser au nom du Royayme-Uni pour l’envoi au 20ème siècle de ces dizaines de milliers d’enfants vers ses anciennes colonies, où beaucoup ont été placés dans des institutions publiques et victimes d’abus. Le ministre à l’Enfance Ed Balls a estimé dimanche sur la chaîne Sky News que c’était un « motif de honte » que cette « politique terrible » ait continué aussi longtemps. « L’excuse est symboliquement très importante », a-t-il dit. L’association britannique Child Migrants Trust, qui oeuvre à réunir les enfants déplacés avec leurs familles, assure que certains d’entre eux avaient été enlevés à leur foyer sans que leurs parents en soient informés ou aient donné leur consentement. Nombre de ces enfants avaient été envoyés à l’étranger par des agences spécialisées qui souhaitaient peupler les anciennes colonies avec des gens de « bonne souche britannique blanche », selon l’association. La plupart ont fini dans des institutions publiques ou des établissements agricoles. Le Premier ministre australien avait présenté des excuses historiques en février 2008 à la « Génération volée » (stolen generation), ces milliers d’enfants autochtones retirés de force à leurs familles jusque dans les années 1970 à des fins d’assimilation dans des institutions blanches.

L’Australie présente des excuses pour le drame des enfants migrants maltraités

Associated Press, le 17 novembre 2009 à 19h08 par Rod McGuirk et Jill Lawless CANBERRA (AP) –Le Premier ministre australien Kevin Rudd a présenté lundi des excuses solennelles pour le drame vécu par des milliers d’enfants britanniques déplacés en Australie et victimes de mauvais traitements et de négligence dans leur pays d’accueil durant les siècles précédents. Lire la suite l’article Lors d’une cérémonie à Canberra à laquelle ont assisté d’anciens enfants migrants, M. Rudd s’est excusé pour le rôle de son pays dans cette tragédie, et a présenté des condoléances aux 7.000 survivants du programme de migration qui vivent encore en Australie. « Nous sommes désolés », a-t-il déclaré. « Désolés qu’enfants, vous ayez été retirés à vos familles et placés dans des institutions où vous avez été si souvent victimes de mauvais traitements. Désolés pour la souffrance physique (…) la froide absence d’amour, de tendresse et d’attention. « Désolés pour la tragédie » de ces « enfances perdues. » Ces excuses surviennent après que Londres eut annoncé dimanche que le Premier ministre britannique Gordon Brown s’excuserait pour les programmes de migration qui ont déporté jusqu’à 150.000 enfants pauvres britanniques vers l’Australie, le Canada et d’autres anciennes colonies pendant trois siècles et demi. Ces programmes, qui ont pris fin il y a 40 ans, visaient officiellement à donner à ces enfants, dont les plus jeunes avaient trois ans, un nouveau départ dans la vie et à fournir à l’empire britannique une main d’oeuvre blanche robuste. Mais nombre de ces enfants se sont retrouvés dans des institutions où ils ont été victimes d’abus physiques et sexuels, ou ont été envoyés dans des fermes pour travailler. M. Rudd s’est également excusé pour les « Australiens oubliés », des enfants qui ont souffert alors qu’ils étaient sous la garde de l’Etat australien au XXe siècle. Selon un rapport officiel de 2004, plus de 500.000 enfants ont été placés dans des familles d’accueil, orphelinats et d’autres institutions publiques du pays au siècle dernier. Beaucoup ont été victimes d’abus physiques et sexuels et de souffrances psychologiques dans des établissements sous la tutelle de l’Etat australien. « J’ai attendu cela pendant des années », a déclaré, à propos des excuses de M. Rudd, Dorothy Chernikov, arrivée en Australie à l’âge de 11 ans en provenance de Grande-Bretagne. Elle dit avoir découvert 41 membres de sa famille au cours des vingt dernières années. « J’ai une identité maintenant. Pendant 52 ans je n’en ai pas eu. Je pensais que je n’étais personne. » Sandra Anker, qui avait six ans lorsqu’elle est arrivée en Australie en 1950, estime de son côté que le gouvernement britannique a « beaucoup de comptes à rendre ». Le gouvernement britannique estime que 150.000 enfants auraient été déplacés hors de Grande-Bretagne entre 1618 et 1967, l’essentiel de cette migration s’étant déroulée à partir de la fin du XIXe siècle. Après 1920, la plupart des enfants ont été envoyés en Australie par l’intermédiaire de programmes gérés par le gouvernement, des organisations religieuses et des oeuvres caritatives. Selon un rapport australien de 2001, entre 6.000 et 30.000 enfants de Grande-Bretagne et de Malte, souvent enlevés à des mères non mariées ou à des familles pauvres, ont été envoyés en Australie au XXe siècle. On a raconté à beaucoup de ces enfants qu’ils étaient orphelins alors que la plupart avaient été abandonnés ou retirés à leur famille. Et des fratries étaient souvent séparées à leur arrivée en Australie. Les autorités estimaient agir pour le bien de ces enfants, mais cette migration visait aussi à décharger l’Etat britannique de la responsabilité de s’en occuper tout en fournissant des travailleurs potentiels aux pays d’accueil. Une enquête parlementaire britannique de 1998 a également pointé du doigt une autre motivation, à caractère raciste: « l’importation d’une ‘bonne souche blanche’ était vue comme un objectif politique désirable dans les colonies britanniques en développement », a-t-elle relevé. La Grande-Bretagne a tenté de se racheter depuis la fin des années 1990 en finançant des voyages pour réunir les migrants et leurs familles en Grande-Bretagne. Le bureau de M. Brown a précisé que les autorités britanniques consulteraient les représentants des ex-enfants migrants survivants avant de présenter des excuses officielles l’an prochain. AP

 

 UK to apologise for sending children to Australia

Reuters, le 17 novembre 2009 à 14h18 * Thousands of poor children sent abroad « for better life » * Many suffered abuse, told parents were dead * British, Australian govts to issue apologies By Stefano Ambrogi LONDON (Reuters) – Britain will apologise for shipping thousands of poor children, often without the knowledge of their parents, to its former colonies during the 20th century, the government said on Sunday. Under the Child Migrants Programme, a policy which ended 40 years ago, many poor children were sent to Commonwealth countries, mainly Australia and Canada, with promises of a better life. But according to the charity the Child Migrants Trust, many of the 7,000 migrants sent to Australia ended up being abused, dumped in institutions or used as labourers on farms against their wishes. During the enforced resettlement policy, which ran from 1930 to 1970, some migrant children were wrongly told their parents were dead. Many parents did not know their children, some of whom were as young as three, had been sent to Australia. The chairman of a parliamentary committee on health which looked into what happened said Prime Minister Gordon Brown wrote to him to confirm he would issue an apology in the new year. According to the letter, extracts of which were published by the BBC, Brown told him: « the time is now right » to apologise for the actions of previous governments. « It is important that we take the time to listen to the voices of the survivors and victims of these misguided policies, » Brown said. Schools Secretary Ed Balls told Sky News: « I think it is important that we say to the children who are now adults and older people and also to their offspring that this is something we look back on with shame. « These are children who were shipped out of the country, often without their parents even knowing, who went on to be labourers thousands and thousands of miles away, who suffered physical and sometimes sexual abuse. « It was something that was sanctioned by governments and that is no way to treat children, » he said. Brown’s office said Australia’s Prime Minister Kevin Rudd intended on Monday to issue an apology for mistreating British migrants still living there. He will say sorry as part of a national apology to the « Forgotten Australians », British media reported. Britain’s health department said the government was discussing the issue with Australia, charities and the families involved. « We will undertake a period of dialogue with those affected, prior to a formal apology. We plan to make a more detailed announcement early in the new year, » a spokesman said.


 

Guinée: l’équipe nationale de football a été « dissoute »

 
AFP, le 17 novembre 2009 à 19h13 DAKAR, 17 nov 2009 (AFP) – L’équipe nationale de football de Guinée, le « Syli national », a été « dissoute » mardi par le ministre des Sports à la suite de son élimination de la Coupe d’Afrique des nations et du Mondial, a-t-on appris auprès du ministère. Selon une source jointe par l’AFP depuis Dakar citant une décision officielle, le ministre Fodéba Isto Kéira a annoncé que l' »équipe nationale de football de Guinée est dissoute pour insuffisance de résultats et indiscipline caractérisée ». Cette décision du ministre Kéira, nommé en juillet, intervient deux jours après la défaite (3-0) du « Syli national » à Abidjan face aux « Eléphants » de Côte d’Ivoire, éliminant la Guinée de la prochaine Coupe d’Afrique des nations en Angola en janvier et de la Coupe du monde en Afrique du Sud l’été prochain. Il a également annoncé le limogeage du collège des entraîneurs composé de Mamadi Souaré, Fodé Laye Camara et Mandjou Diallo, nommé pour remplacer le Français Robert Nouzzaret lui-même démis de ses fonctions en juillet 2009 par le président de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara. La Guinée se trouvait dans le groupe E avec le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Malawi. Elle a terminée dernière de son groupe avec 3 points, 7 buts marqués contre 14 encaissés. Lors des trois dernières CAN de football (Tunisie 2004, Egypte 2006 et Ghana 2008), la Guinée avait réussi à se qualifier mais avait toujours été éliminée au stade des quarts de finales. Le pays n’a jamais participé à un Mondial.  

 

 

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