18 juillet 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2612 du 18.07.2007

 archives : www.tunisnews.net


C.R.L.D.H. Tunisie : Rendre justice au défenseur tunisien des droits humains, Maître Raouf AYADI AP: Tunisian authorities deny allegations man was mistreated after Guantanamo Yahyaoui Mokhtar: Le maintien en détention sans fondement légal et dans des conditions d’isolement est la pire forme de mauvais traitement que peut subir un citoyen innocent !! Moncef ZID: Le droit de rêver Le Temps : Lancement hier du pôle de compétitivité Monastir-El Fejja:Une synergie pour l’excellence du textile tunisien 24 Heures: Depuis 2003, Tripoli a changé de visage, mais le régime veille 24 Heures: Les bonnes affaires de Kadhafi AFP: Erdogan en campagne électorale se détourne du projet européen Reuters: La chaîne Borders confine « Tintin au Congo » aux rayons adultes AFP: « Tintin au Congo » jugé « raciste » : le Studio Hergé veut dédramatiser AFP: Grande-Bretagne: les librairies Borders retirent « Tintin au Congo » des rayons pour enfants pour cause de racisme Reuters: GB – Offensive contre « Tintin au Congo », accusé d’être raciste


C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org  

Rendre justice au défenseur tunisien des droits humains, Maître Raouf AYADI

 

Maître Raouf Ayadi  est de nouveau victime d’une machination juridico-policière.  Une information judiciaire pour agression sur la personne du chef de poste de Bâb Bnet (dont dépend le Palais de justice) vient d’être ouverte contre lui, peu après une audition, le 12 juillet 2007, de Me Abdelfattah Mourou, entendu par le procureur de la République comme témoin de l’agression du 14 avril. L’affaire remonte au samedi 14 avril au matin, quand Me Ayadi a été lâchement agressé alors qu’il plaidait dans une affaire  politique, en faveur d’un groupe de jeunes accusés, victimes de la loi antiterroriste qui comparait  devant la 4e chambre du Tribunal de première instance de Tunis. Me Ayadi a été frappé à coups de pieds par des agents de police en civil qui l’ont empêché d’accéder  à la salle d’audience et  d’assurer par là la défense de ses clients (Voir Communiqué du CRLDHT du 17 avril 2007).                                Ancien membre du Conseil de l’ordre des avocats, ancien secrétaire général du CNLT et vice-président du Congrès pour la République, Maître Raouf Ayadi  est un défenseur acharné des droits humains et l’un des avocats les plus mobilisés en faveur des victimes de la loi antiterroriste. Il  a participé à un grand nombre d’affaires dans lesquelles  des centaines de jeunes Tunisiens sont poursuivis en raison de leurs convictions religieuses et la pratique de leur culte. En même temps, une nouvelle campagne abjecte visant son honneur et celui de sa famille  vient d’être lancée par les officines du pouvoir qui agissent impunément dans l’ombre : un DVD a été diffusé, contenant un photomontage mettant en scène son épouse…. Rappelons que  Maître AYADI, qui subit un harcèlement policier permanent depuis de longues années, a fait l’objet d’une procédure d’expulsion de ses locaux professionnels suite à un contrôle fiscal arbitraire et punitif, après avoir été longtemps  assiégé en permanence  par un grand nombre  de policiers en civil dont le rôle est de créer le vide autour du cabinet en terrorisant  les clients afin de les contraindre à renoncer à faire appel aux services de Me Ayadi. Le CRLDHT s’élève contre ces méthodes honteuses  qui traduisent une politique de  grande turpitude et d’ignominie visant à salir et à déshonorer les défenseurs des droits humains. Appelle à mettre un terme immédiat à cette ignoble machination qui ne trompe personne et qui n’avilit que ses auteurs et demande l’ouverture d’une enquête indépendante sur les faits décrits afin que leurs auteurs soient identifiés et jugés.  Exige l’arrêt de cet acharnement sans fin à l’encontre de Maître Raouf Ayadi ainsi que tous les défenseurs des droits de l’Homme qui font l’objet d’un harcèlement permanent dans leur vie quotidienne, visant leur intégrité et leur honneur.                                                                                          Paris, Le : 18 juillet 2007

Tunisian authorities deny allegations man was mistreated after Guantanamo

Associated Press, le 17 juillet 2007 à 19h22
TUNIS, Tunisia (AP) _ Tunisian authorities denied Tuesday allegations that a Tunisian man was mistreated after being sent home from the U.S. prison at Guantanamo Bay, Cuba. A lawyer for Abdullah bin Omar said last week the 49-year-old had been struck and threatened while in Tunisian custody. Lawyer Samir ben Amor said Tunisian authorities also threatened to rape bin Omar and his wife and also to arrest his wife and daughters and have him tortured in front of them. In a statement, Tunisia’s Justice Ministry dismissed the allegations as « baseless. » Bin Omar « was not subjected to any mistreatment in Tunisia, » nor has any « threat ever been made against him or his family, » the statement said. « No inhumane or degrading treatment of detainees is tolerated » in Tunisia, it said. The statement said bin Omar is being detained under « normal conditions » and has met regularly with his lawyer and family since he was taken into Tunisian custody. Bin Omar was one of six Guantanamo Bay prisoners transferred back to their home countries in June. British human rights group Reprieve said it tried without success to persuade the United States to halt or delay bin Omar’s transfer after his family said he had been convicted in absentia and sentenced to prison for his involvement with a banned political group. He was sentenced to 10 years in prison, ben Amor said. Bin Omar, who is married and has eight children, fled Tunisia to avoid political persecution, according to Reprieve, and unsuccessfully sought political asylum in Pakistan, where he was living when he was captured by the United States. He was held without charge at Guantanamo from August 2002 until June 18. Bin Omar is fighting his conviction. He is being held in Tunisia’s Mornaghia prison awaiting trial in September.


Le maintien en détention sans fondement légal et dans des conditions d’isolement est la pire forme de mauvais traitement que peut subir un citoyen innocent !!
 
En réaction au démenti du ministère de la justice concernant l’état de détention de M. Abdallah Ben Amor Hajji, précédemment détenu par les autorités américaines à Guantanamo et remis le 18 juin 2007 aux autorités judiciaires tunisiennes, je tiens à préciser au nom de l’Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques (AISPP) que le maintien en détention même de Mr Hajji après l’effroyable épreuve qu’il vient de subir et l’abandon des autorités judiciaires américaines de toute charge contre lui constitue le plus mauvais traitement qu’un citoyen tunisien peut avoir à en faire l’objet à savoir être privé de sa liberté sans justification.
Cette situation n’aurait jamais pu se produire sans la connivence des autorités américaines malgré toutes les mises en garde sur les persécutions qui peuvent attendre M. Hajji et son compagnon après leur livraison si leur sauf conduit n’a pas été préalablement garanti.
Les autorités judiciaires tunisiennes retiennent contre Mr Hajji Une condamnation par contumace pour des faits datant d’avant 1995 et dont il n’a jamais été entendu à leur sujet. Ces accusation – indépendamment de leur véracité- et cette peine – indépendamment de son fondement – se sont prescrits aujourd’hui en vertu de la loi et ne nécessitent plus qu’un simple procès verbal de constat pour le classement du dossier.
Aucune raison ne justifie aujourd’hui le maintient de M. Hajji en détention, il ne peut plus constituer aucune menace pour le pays. En attendant la tenue du procès que les autorités judiciaires semblent déterminées à lui intenter sans être pressées autant de le tenir pour qu’il soit définitivement acquitté.
Il faut noter que M. Abdallah Ben Amor Hajji qui a été livré aux autorités tunisiennes le matin du 18 juin n’a été présenté au tribunal que le 20 juin comme l’indique son dossier, les interrogatoires qu’il a subi dans cet intervalle de temps ont été effectués en dehors de toute légalité comme le précise le communiqué du ministère de la justice qui reconnait qu’il “n’a pas, à ce jour, encore été interrogé ni par la police judiciaire ni par le juge chargé de l’affaire”.
Il demeure maintenu en détention dans des conditions d’isolement total semblables à celles qu’il a endurés à Guantanamo comme il l’a lui même déclaré à son avocat au cours de ses entrevues. Cette forme de détention est considérée comme une sanction sévèrement réglementée et limitée dans le temps par le droit tunisien et une forme de torture par le droit international.
La situation de Mr Hajji démontre une fois de plus que la Tunisie n’est pas un Etat de droit et que la législation interne comme les conventions internationales à laquelles notre pays a adhéré ne sont pas respectées.
Le cas de M. Abdallah Ben Amor Hajji ne doit pas nous faire oublier celui de son codétenu Lotfi Lagha libéré de Guantanamo et livré lui aussi aux autorités en même temps que Mr Hajji et dont on ne dispose – après un mois de cette livraison- d’aucune information sur sa situation.
 
Yahyaoui Mokhtar
Coordinateur de l’AISPP  


 

 

Le droit de rêver

 

 

Le travail le plus important d’un médecin , qui veut se respecter soit mémé  et se regarder dans un mémoire sans avoir honte ni avoir peur , le travail le plus important c’est de garder un espoir dans l’avenir pour apporter la guérison  à ses patients  et donner espoir pour les Hommes , les femmes  et  les enfants les plus faibles et les plus démunis.

Le travail des grands Hommes de l’Histoire , des grands Hommes qui changent l’Histoire , des grands Hommes qui laissent des traces dans la memoire des générations , le travail de ces Hommes c’est de donner  espoir aux  citoyens de premier , de deuxième ou 3 ème degré , leurs donner espoir que dans notre pays que les Hommes ne peuvent pas tuer les Hommes par la torture , ne peuvent pas  laisser des êtres Humains crevés dans des prisons car ils sont  «  anormaux » et différents.

Ces Hommes qui changent l’Histoire peuvent être des Hommes du pouvoir ou de l’opposition.

Est ce que nous avons le droit de prendre le train des rêves et de fuire  les filtres de de contrôle qui sont posés devant toutes les portes et dans tous les coins ?

Est ce que on peut rêver que la politique et pour faire peut être bénéfique pour tous ceux qui sont différent ?

Est ce que nous avons le droit de rêver que nous nous  pouvons se réveillé  demain sur des décisions courageuses et pleines de regret et d’amour , des decisions  pour  détruire les maisons de hontes et  les barrières de la haine et libérer  des prisonniers qui  souffrent et qui luttent pour survivre  depuis des  dizaines d’années ?

Est ce que nous avons le droit de rever que nos responsables vont nous cédés avec amour et sans regret nos espoirs  dans le droit d’expression , dans la liberté et dans le respect ?

Est ce que nous avons le droit de rever de nous voir , nous le peuple du bas , le plus des cités , le peuple des quartiers , le peuple des villages , le peuple des champs de blé et des champs des  oliviers , nous voir de nouveau le centre des discours , le centre des discussions , le centre des offres et des demandes ?

Est ce que nous avons le droit de rever d’avoir des medias justes et honnettes et qui disent la verité , des journalistes audacieux qui montrent les failles et qui   evitent de porter des masques lorque les fautes viennent des responsables et des dirigeants ?

Est ce que nous avons le droit de rever d’assister au lever du jour , aux rayons du petit matin , de marcher avec serenité vers sa petite mosquée sans étre soupsonné de « terrorisme » de  « l’extremise » , sans étre montré du doigt comme étant un « inconnu » , un « bizard » qui fait peur et qui met en danger la paix et la satbilité ?

Est ce qou nous avons le droit de rever de vivre dans un pays qui nous aime et qui nous rend hommage et nous applaudit lorsqu’on reussit et qui pardonne et qui  nous ouvre ses portes et ses bras lorsqu’on crit trés haut et lorsqu’on le rappelle avec colére pour qu’il nous n’oublit  pas et qu’il soit  juste , trés juste entre tous les citoyens ,  lorsqu’il ya des conflits et qu’on lui demande de jouer le role sans haine et sans mépris ?

 

                                    Moncef ZID

                                    Juillet 2007

 


 

Lancement hier du pôle de compétitivité Monastir-El Fejja

Une synergie pour l’excellence du textile tunisien

 
La ville de Monastir a abritée hier le lancement officiel du Pôle de compétitivité Monastir-El Fejja dédié au secteur du textile-habillement. La consolidation de la compétitivité du secteur, la concrétisation du partenariat public/privé, l’amélioration de la productivité et l’impulsion de la créativité sont les principales missions assignés au Pôle. En associant les clés du succès dont la production, la veille technologique, la création, la formation, la recherche et développement et le marketing,  le pôle de compétitivité Monastir-El Fejja promet d’être  une locomotive du secteur du textile-habillement et de soutenir les industriels au cours de la phase de transition. Le pôle comprend trois composantes essentielles à savoir : le technopôle Textile de Monastir, le réseau In’tex et le parc d’activités industrielles d’El Fejja. La société de gestion du pôle baptisée : « mfcpole » constituée en octobre 2006 en tant qu’entreprise privée du pôle technologique et présidée par Mme Neïla Gongi, a pour principale mission de conduire à terme et à bon escient le projet et ce, en collaboration avec ses partenaires régionaux, nationaux et internationaux.  A juste titre et outre l’accord de jumelage signé au cours du mois de janvier de l’année en cours entre le pôle de compétitivité Monastir-El Fejja et le pôle français UP-TEX de Lille-Nord Pas de Calais, de  nouvelles conventions de partenariat ont été signées hier entre le pôle et leurs homologues français et italiens, sans omettre les accords de partenariat avec les universités et les institutions d’appui tunisiennes. Une journée d’information sur le secteur du textile-habillement a été par ailleurs organisée à l’occasion. Y .G (Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 18 juillet 2007)
 


Depuis 2003, Tripoli a changé de visage, mais le régime veille LIBYE – Quel est donc ce pays qui menace d’exécuter des infirmières européennes? Une dictature en plein boom économique.

 
NATHALIE GILLET Il est 19 h 30 sur l’avenue Omar-Mokhtar, au centre de Tripoli. Malgré la tombée de la nuit, de petits groupes de jeunes Libyennes flânent le long des grandes arcades illuminées, d’autres commentent en pouffant de rire les vitrines des magasins, ouverts jusqu’à 1 h du matin. L’ambiance est détendue et si ces dames portent le voile dans leur majorité, elles veillent à l’assortir à la tunique ou à la minijupe qui coiffe un jean à la mode. Les jeunes gens aussi soignent désormais leur apparence malgré les sarcasmes des aînés: «Regardez ces cheveux pleins de gel», s’exclame un vieux commerçant, «on dirait des femmes!» Plus loin, derrière le comptoir d’une pharmacie, deux employées en blouse blanche bavardent en regardant sur un écran de télévision les clips d’une chaîne câblée. On zappe jusqu’au fond du désert… L’ouverture économique initiée en 2003, essentiellement la libéralisation du commerce et du secteur privé, a transformé le visage des grandes villes. Partout, les propriétaires cassent les murs de leur maison pour faire comme le voisin. Partout des étages se rajoutent, profitant des crédits accordés depuis plus d’un an à taux bonifiés. La construction est en plein boom. Coupée du monde durant plus de dix ans, la Libye – 1,76 million de km² – renouvelle ses infrastructures au moment même où ses recettes pétrolières records lui en donnent les moyens. Entre les appels d’offres pétroliers, l’extension des réseaux de GSM, la construction de quatre nouveaux aéroports, de centrales électriques et d’usines de dessalement, les entreprises étrangères se bousculent au portillon. Un cabinet de conseil américain, Monitor, installé dans l’une des cinq tours du quartier d’affaires Dhat-el-Imad, participe même à la formulation de réformes dans la Libye révolutionnaire… L’époque des files d’attente dans les magasins étatiques est donc révolue. Les produits du monde entier sont disponibles: vêtements de marque, nouvelles technologies, électroménager, automobiles. L’apparition de restaurants et cafétérias branchés dans les quartiers chics de Gargaresh ou Ben Achour, les terrasses en bord de mer, offrent en outre de nouveaux lieux de socialisation. Où va l’argent du pétrole? Mais, parallèlement à l’optimisme ambiant, les critiques se font un brin plus audacieuses. Avec la généralisation du téléphone portable, des voyages, des cybercafés et le retour des langues étrangères dans les écoles, les Libyens situent plus justement leur pays dans le monde. «Où va l’argent du pétrole? Pourquoi n’avons-nous pas atteint le développement de Dubaï?», confient certains en privé. Les produits d’importation ont eu en outre pour effet de diminuer le pouvoir d’achat. Ouvrir sa propre affaire est devenu une nécessité, car le système redistributif traditionnel fatigue: les produits alimentaires subventionnés le sont de moins en moins, la médecine gratuite n’est pas à niveau et les Libyens qui en ont les moyens vont se soigner en Europe ou dans les cliniques tunisiennes[100]. Enfin, malgré l’ouverture économique et le règlement des contentieux internationaux, le régime demeure le même, gardant pour référence le Livre vert. «Le tableau a changé, mais c’est le même peintre qui tient le pinceau; il a mis un peu plus de couleurs, c’est tout», note avec poésie un homme d’affaires.

Editorial

Les bonnes affaires de Kadhafi

 
Andrés Allemand Il est redoutable, Mouammar Kadhafi. On le croyait prêt à tout pour racheter une virginité internationale à la Libye. Et attirer, bien entendu, les investisseurs occidentaux dans cet ancien «Etat voyou». N’a-t-il pas accepté en 2003 d’indemniser les familles des 270 victimes de l’attentat perpétré en 1988 contre un Boeing de la Pan Am au-dessus de Lockerbie, en Ecosse? N’a-t-il pas fait de même en 2004 pour les proches des 170 passagers du DC-10 français abattu en 1989 au-dessus du Niger? Et n’a-t-il pas entre-temps renoncé à l’arme nucléaire, «lâché» ses fournisseurs ainsi que divers groupes terroristes qu’il avait jadis ardemment soutenus? Voilà pourtant que l’indétrônable «Guide» libyen marchande sans fin la vie sauve de six Bulgares: cinq infirmières et un médecin, accusés d’avoir inoculé le sida à plus de 400 enfants. Ce n’est certainement pas un homme à genoux qui réclame – et obtient – des millions de francs pour indemniser les petites victimes libyennes (qui en réalité avaient commencé à être infectées bien avant l’arrivée des soignants bulgares). On l’aura compris: le colonel Kadhafi ne cède pas. Il investit. C’est un homme d’affaires. Depuis qu’il a racheté la respectabilité de son pays, tout le monde se bouscule à Tripoli pour arracher des contrats, si possible pétroliers. Américains, Britanniques, Français, Allemands, Italiens… Que de monde! Et tout ça au nez et à la barbe des comités révolutionnaires, franchement désorientés. Ils ont de quoi être un brin ébranlés. Aussi, le leader malade et vieillissant devait-il se montrer ferme. Le message est clair: il reste maître à bord. Seul aux commandes. Si Tripoli, en pleine «ouverture» économique, change rapidement de visage, c’est sous une main de fer. Qu’on se le dise. (Source : « « 24 Heures » (Quotidien – Suisse), le 18 juillet 2007)

Erdogan en campagne électorale se détourne du projet européen

 
AFP, le 18 juillet 2007 à 06h15 Par Sibel Utku Bila ANKARA, 18 juil 2007 (AFP) – Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a marqué un point majeur quand son gouvernement a lancé des négociations d’adhésion à l’UE mais, deux ans après, cet important projet de modernisation de la Turquie est absent de ses discours électoraux. M. Erdogan et son parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) sont confrontés aux critiques de l’opposition qui l’accuse d’avoir « cédé » aux exigences de l’Union européenne dans un pays où la population est excédée par les hésitations européennes. Ankara a perdu son enthousiasme pour les réformes et le soutien de l’opinion publique pour l’adhésion à l’UE est en déclin. Des pays de l’Union, en particulier la France, proposent des alternatives qui s’éloignent d’une intégration à part entière pour la Turquie, dont la candidature a rajouté aux tensions sur les indécisions qui persistent au sein du bloc européen à propos de son propre avenir. Aux yeux d’Ankara, Bruxelles « est déterminé à mettre de côté sa demande (d’adhésion) pour l’éternité », a récemment écrit Andrew Finkel, un journaliste américain résidant depuis plusieurs années en Turquie. « Pour cette raison, aucun parti au gouvernement ne peut se vanter d’avoir rempli le formulaire pour entrer dans un club qui lui rit dans le dos », dit-il. Les relations euro-turques ont été mises à l’épreuve en juin lorsque le nouveau président français Nicolas Sarkozy a bloqué l’ouverture du chapitre sur la politique monétaire, malgré un avis favorable de la Commission européenne. « Le gouvernement n’a rien à gagner à faire du projet européen une question électorale », explique Mehmet Özcan de l’Institut des recherches stratégiques (Usak). Les réformes démocratiques mises en œuvre par l’AKP pour obtenir un feu vert aux discussions d’adhésion en 2005 « ont permis une transformation significative en Turquie, mais cela est complètement ignoré » à la veille des élections législatives qui auront lieu dimanche, souligne l’expert. Des facteurs internes ont aussi réduit le charme du processus européen. La recrudescence des violences provoquées par les séparatistes kurdes dans le sud-est du pays a renforcé la main de l’opposition nationaliste qui affirme que les demandes européennes en faveur de davantage de droits pour la minorité kurde attisent la rébellion armée. Les formations d’opposition profitent de cette situation pour engranger des voix mettant en cause le patriotisme de l’AKP, qui est peu disposé à suivre les appels de l’armée turque pour attaquer les rebelles kurdes réfugiés dans le nord de l’Irak. Parmi eux, le principal parti d’opposition (CHP), qui a montré très peu d’engouement pour le projet européen même s’il est officiellement pro-européen. En avril, le parti a conduit une campagne, soutenue par l’armée, pour empêcher l’élection au Parlement du ministre des Affaires étrangères, Abdullah Gül, arguant qu’un chef de l’Etat issu de l’AKP endommagerait les fondements laïcs du pays. Le CHP s’est en outre opposé à une révision d’un article controversé du code pénal sur la base duquel des intellectuels, dont le prix Nobel de littérature 2006 Orhan Pamuk, ont été poursuivis. Le parti de l’action nationaliste (MHP, nationaliste) qui devrait revenir au Parlement, est hostile à l’UE. Dans son programme électoral, il appelle à une pause du processus, le temps d’une « reflexion stratégique ». Malgré une certaine usure du pouvoir, l’AKP est toujours le premier parti du pays et devrait pouvoir former le prochain gouvernement, selon les sondages. Mais de l’avis des analystes, l’engagement pro-européen de l’AKP ne suffira pas à raviver la candidature turque tant que les 27 ne parviendront pas à surmonter leurs divergences. « L’AKP dit qu’il est toujours engagé dans la voie européenne, mais il faut être deux pour faire le tango et L’UE n’est plus là », commente Cengiz Aktar, un expert du dossier européen.  


La chaîne Borders confine « Tintin au Congo » aux rayons adultes

 
Reuters, le 18 juillet 2007 à 03h30 NEW YORK, 18 juillet (Reuters) – La chaîne Borders a retiré « Tintin au Congo » de ses rayons de littérature pour enfants dans tous ses magasins aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne en raison d’accusations de racisme. La Commission britannique pour l’égalité des races (CRE) a recommandé le 11 juillet aux libraires de retirer cette bande dessinée de la vente. Elle avait été saisie par un client d’un magasin Borders et avait jugé cet ouvrage « délibérément raciste ». La chaîne américaine Borders a déclaré mardi dans un communiqué qu’elle respectait la liberté de choix des lecteurs, mais qu’elle souhaitait également agir de manière responsable et avec respect envers toutes les communautés. « C’est pourquoi, en ce qui concerne précisément le titre « Tintin au Congo », qui pourrait être jugé offensant par certains de nos clients, nous avons décidé de placer ce titre dans une partie de nos magasins principalement destinée aux adultes – la partie des romans illustrés », déclare Borders. « Nous pensons que les adultes ont la capacité de juger cet ouvrage dans son contexte historique et de décider par eux-mêmes de le lire ou non. Les autres titres de « Tintin » restent dans la partie littérature pour enfants », ajoute la chaîne. « Tintin au Congo » est le deuxième d’une série de 23 bandes dessinées contant les aventures d’un jeune journaliste à travers le monde. Plus de 200 millions d’exemplaires des ouvrages de « Tintin », du dessinateur belge Georges Rémi, alias Hergé, ont été vendus dans le monde depuis 1929.  

« Tintin au Congo » jugé « raciste » : le Studio Hergé veut dédramatiser

 
AFP, le 13 juillet 2007 à 13h32 BRUXELLES, 13 juil 2007 (AFP) – Le Studio Hergé, qui défend l’oeuvre du grand auteur belge de BD du même nom, a pris vendredi avec philosophie la relégation de l’album controversé « Tintin au Congo » au rayon « adultes » d’une chaîne de librairies en Grande-Bretagne. Le groupe américain Borders a annoncé cette décision jeudi après la dénonciation par la commission britannique pour l’égalité raciale (CRE) du caractère « raciste » de cet album, créé en 1930 à l’époque où la Belgique colonisait le Congo. « Nous avons été surpris car nous pensions la controverse terminée. Mais nous pouvons comprendre les sensibilités », a déclaré à l’AFP Marcel Wilmet, porte-parole du Studio dirigé par la veuve de Hergé, Fanny Rodwell. « Hergé lui-même qualifiait de +péché de jeunesse+ Tintin au Congo, son deuxième album. Il l’avait un peu remanié, mais pas trop, car pour lui, cela témoignait de l’esprit d’une époque », a ajouté M. Wilmet. Selon la commission britannique, alertée par un client de Borders, les Congolais y sont dépeints comme des « +indigènes sauvages+ ressemblant à des singes et parlant comme des imbéciles ». En République démocratique du Congo, l’album est en vente libre sans créer d’incident, a observé M. Wilmet, à qui des lecteurs congolais auraient confié « leur ravissement que des Blancs y soient montrés si bêtes ». Selon lui, « il est vrai qu’Egmont, l’éditeur britannique de Tintin, a longtemps refusé d’éditer cet album, en raison justement de son caractère colonial, des violences infligées à des animaux et même de la présence de missionnaires catholiques ». Mais « il avait fini par céder à la pression des amateurs qui se plaignaient que les 24 aventures du petit reporter ne soient pas toutes éditées en anglais et il l’avait publié il y a deux ans, avec un bandeau d’avertissement scellant l’album ». Sur ce bandeau, Egmont spécifiait qu’il s’agissait d’un ouvrage pour collectionneurs dont le contenu pouvait choquer. Ce qui ne l’a pas empêché de bien se vendre, puisque 30.000 exemplaires ont déjà été écoulés. AFP

Grande-Bretagne: les librairies Borders retirent « Tintin au Congo » des rayons pour enfants pour cause de racisme

 
AFP, le 13 juillet 2007 à 04h00 –par Raphael G. Satter– LONDRES (AP) — La chaîne de librairies Borders a annoncé jeudi qu’elle allait retirer l’album de bande dessinée « Tintin au Congo » des rayons de littérature de jeunesse de ses boutiques britanniques, après qu’un client s’est plaint de son caractère raciste. L’avocat des droits de l’homme londonien, David Enright, faisait des emplettes chez Borders avec sa famille lorsqu’il est tombé sur le livre, publié pour la première fois en 1931, et l’a ouvert. C’est là qu’il a découvert ce qu’il a qualifié d’abus à caractère raciste. « Les séquences suggèrent (aux enfants) que les Africains sont des sous-hommes, qu’ils sont bêtes, qu’ils sont à moitié sauvages », a dénoncé David Enright lors d’une interview téléphoniqe. « Mon épouse noire, originaire d’Afrique, est assise là avec mes fils et je suis sur le point de leur tendre ce livre… Quel message suis-je en train de leur délivrer? Que ma femme est un singe, qu’ils sont des singes? », a-t-il observé. L’album est le deuxième d’une série de 23 qui retracent les aventures de Tintin, le reporter intrépide, et de son célèbre petit chien blanc Milou. Tous numéros confondus, il s’en est vendus 220 millions d’exemplaires dans le monde, traduits en 77 langues. Mais « Tintin au Congo » a été sévèrement critiqué pour ses relents racistes tant par les fans que par les critiques. Dans cet album, le dessinateur belge Hergé -George Rémi de son vrai nom- met en images les aventures du héros blanc au Congo, en prise avec une population locale idiote, assimilée à des chimpanzés qui en viennent finalement à adorer Tintin et son chien comme de véritables dieux. Hergé avait par la suite admis son embarras par rapport à l’album et certaines éditions avaient été purgées des passages les plus contestables. En 2005, une version intégrale de la BD est sortie en Grande-Bretagne, accompagnée d’un avertissement et d’un préambule explicatif sur le contexte colonial de la genèse de l’oeuvre. Associated Press  

GB – Offensive contre « Tintin au Congo », accusé d’être raciste

 
Reuters, le 11 juillet 2007 à 21h36 LONDRES, 11 juillet (Reuters) – La Commission britannique pour l’égalité des races (CRE), organisme officiel chargé de lutter contre le racisme, a exhorté mercredi les librairies du pays à retirer de leurs rayons l’album « Tintin au Congo », une des aventures du célèbre reporter né de l’imagination d’Hergé. La CRE a formulé cette recommandation après une plainte déposée par un client contre l’enseigne Borders, une chaîne de librairies en Grande-Bretagne. « Sous n’importe quel angle, cet ouvrage est délibérément raciste », estime la CRE dans un communiqué. « Toutes les librairies britanniques  devraient réfléchir consciencieusement avant de mettre en vente cette bande dessinée. » « Tintin au Congo » est le second d’une série de 23 bandes dessinées contant les aventures d’un jeune reporter et de son chien Milou à travers le monde. Le dessinateur belge Hergé, de son vrai nom Georges Remi, est notamment accusé de faire preuve de racisme à travers cet ouvrage et de faire la promotion de scènes violentes à l’égard des animaux. Les inconditionnels du journaliste à la houpette ont de leur côté toujours fait valoir que Tintin était plutôt un anti-colonialiste de la première heure. Les aventures de Tintin ont commencé à garnir les rayons des librairies en 1929 et depuis cette date plus de 200 millions d’albums ont été vendus. REUTERS

 


 

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