17 novembre 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2370 du 17.11.2006

 archives : www.tunisnews.net

50ème anniversaire du CS – Pour l’élimination sans réserves de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ! Yahyaoui Mokhtar: Retour du syndrome beylical en Tunisie – Un plébiscite d’allégeance en guise d’élection Le Temps: Novembre 1882 – La visite à Tunis du Cheikh Mohamed Abdou

 
Un reportage sur

les droits de l’homme en Tunisie

sera diffusé le mercredi 22 novembre sur RTBF SAT à 20h10 et rediffusé le vendredi à 13h55 La RTBF SAT; est émise en clair et en numérique 24h/24 sur le satellite  Astra  1KR 19,2°E (10832,25 MHz).

20:15 Mercredi 22/11/2006 Actualités Questions à la Une
Sujet 1 – Tunisie : la dictature est-elle plus belle au soleil ? La Tunisie, un maître achat des destinations au soleil. Plus de 120.000 Belges s’y rendent chaque années pour y chercher soleil, dépaysement et repos. Mais derrière l’oasis de douceur, se cache, en réalité, une des dictatures les plus sombres, un régime qui persécute, emprisonne et torture systématiquement les opposants. Dans ce pays où les journalistes étrangers ne sont pas les bienvenus, l’équipe de « Questions à la Une » a mené l’enquête et révèle ce soir la face cachée de la Tunisie. Ses investigations l’amènent aussi à s’interroger sur l’indulgence de l’Europe qui tolère, à trois heures d’avion de Bruxelles, un régime qui viole systématiquement les droits de l’homme. Une enquête de Sylvie Duquenoy et Alain Van Belleghem.
Sujet 2 -Yahoo : un outil contre les droits de l’homme ? Yahoo, l’une des grandes stars américaines de l’internet, travaille main dans la main avec la police chinoise. C’est le prix payé pour s’implanter en Chine. Sur simple requête, l’entreprise fournit toutes les coordonnées de ses clients. Tout leur historique sur internet. Une famille chinoise touchée par la dénonciation de Yahoo a décidé de briser le silence. C’est le début de cette enquête qui nous emmène en Chine, à Hong Kong, aux Etats-Unis et en France et qui nous révèle que des dizaines de Chinois ont été envoyés en prison par l’entreprise américaine. Un géant de l’internet, autrefois champion de la liberté, est aujourd’hui le complice d’une dictature. Une enquête de Michel Lemaure et Roger Moulas


 

50ème anniversaire du Code du statut personnel tunisien (CSP).

Pour l’élimination sans réserves de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes !

 

Paris –le samedi 18 novembre 2006- 21ter, rue Voltaire 75011

Métro : Rue des Boulets de Montreuil

Rencontre organisée par

Citoyennes des deux rives,(CDR)

Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)

Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives (FCTR)

Avec le soutien de L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

 

Programme

09H00 Accueil des participant(e) s

 

Première partie :

Droits des femmes et démocratie, le «modèle tunisien».

Modératrice : Monique CRINON

 

09H30           Kamel Jendoubi, (Réseau Euro-Méditerranéen des droits de l’Homme ; Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie)

«L’égalité du genre : le changement est possible et nécessaire»

09H45           Héla ABDEJAOUAD (Association tunisienne des femmes démocrates).

Le Code du  statut personnel: un acquis à préserver et à renforcer.

10H00                    Saïda Akrimi (Association Internationale de soutien aux Prisonniers Politiques) (sous réserve)

                   Safoua AISSA (association Vérité Action) (sous réserve)

10H30                    Raoudha GHARBI (Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme).

Le Code du statut personnel:histoire d’une législation contreversée.  

10H45           Rabea Naciri (Association Démocratique des Femmes du Maroc):

Les droits des femmes en Algérie et au Maroc, essai de comparaison avec la situation en Tunisie.

11H00          débat avec la salle

12H00          Fin de la première partie

 

Deuxième  partie:

Quand les discriminations raciales et les inégalités sociales conjuguent leurs effets.

Modératrice : Sophie BESSIS

 

13H30           Khédidja Bourcart, adjointe au Maire de Paris

14H00           Projection de courts-métrages (CDR)

Walid Mattar et Hela YOUSFI, Meriam RIVEILL et Leyla BOUZID

14H30          Mohamed SMIDA (Association des Tunisiens en France) 

CSP et convention franco-tunisienne

14H45          Saïda Kada (Femmes Françaises et Musulmanes Engagées)

                   Femmes françaises «dhorigine»

15H00          Aicha BEN ABDELMOUMENE, militante féministe algérienne

                   Femmes algériennes : code de la famille et mouvement féministe éclaté

15H15          Alima Boumediene-Thiery, sénatrice

Les conventions bilatérales au regard de la convention européenne des droits de l’homme

15H30          débat avec la salle

 

16H00             Chorale (ACDR)

 

17H00          Fin de la deuxième partie

17H00           pot de l’amitié et de la parité

_________________________________________________ C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS – Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org  / www.crldht.org

 


A Propos D’une Campagne De Spam Dont Est Actuellement Victime Nawaat.org

Une campagne de spam comme nous en avons rarement vue est actuellement en cours. Les spammers (des ordures … pour appeler un chat un chat ) usurpent fréquemment des adresses mail « respectables » pour les utiliser en tant qu’adresses de l’expéditeur. Nawaat est actuellement victime de ces spammeurs qui utilisent notre Email : contact@nawaat.org  pour inonder les internautes de spam ignoble. Si vous recevez de tels spams et en particulier du courrier dont l’objet commence ainsi « [Nawaat] [forum]…  » ne cliquez même pas dessus, envoyez-le à la poubelle. L’équipe de Nawaat.org (Source : www.nawaat.org, le 16 novembre 2006 à 03h08)  

Retour du syndrome beylical en Tunisie

Un plébiscite d’allégeance en guise d’élection

L’annonce faite dans la foulé des festivités du 19ème anniversaire de la prise du pouvoir par le président Ben Ali de la sollicitation que lui aurait adressé des parlementaire pour se représenter pour un cinquième mandat en 2009 vient nous rappeler par son caractère hors contexte et prématuré une vieille tradition d’allégeance qui n’a pas besoin  de motif pour être exprimée et renouvelée. Ce procédé, signe de survivance des pratiques monarchiques du régime beylical déchu depuis 50 ans vient heurter frontalement le principe même du régime républicain, ou ce qui en restait. Les échéances constitutionnelles des élections présidentielles sont ainsi réduites en simple constat de bilan d’un plébiscite continu d’allégeance au monarque régnant tant qu’il est en fonction. En réalité la question de renouvellement de mandat d’un président au dessus de la loi et absolu de toute responsabilité en vertu de la constitution, qui détient tout les pouvoirs absolus et qui contrôle toutes les institutions même l’opération de sa propre élection dans tous ses détails jusqu’à sa proclamation ne se pose même pas car elle ne dépend que de sa propre volonté. Serait-il hésitant cette fois ou la razzia pratiqué dans le pays depuis un an pour couper la voie à l’apparition de tout concurrent potentiel à elle échoué? Aujourd’hui, dans la situation ou nous sommes, plus personne n’est dupe en Tunisie au point de penser que des élections peuvent porter quelconque changement. Dans la misère de ce qui semble encore politique dans notre pays, la question qui doit être posé est de savoir s’il y a de précédent dans le monde entier ou un parlement désigne son propre candidat président ? À quoi sert alors les partis, à quoi sert d’organiser des élections et qui cherche-t-on à tromper alors qu’ils sont devenu la risée du monde entier ? N’aurait-il pas été plus simple de leurs part de se réunir et de le voter président à vie par acclamation comme il l’ont déjà fait avec son précèdent. Fallait-il argumenter à force de principes juridique et constitutionnel face à la dérive d’un parlement taxé depuis ses débuts de «-beni-oui-oui » et qui s’est transformé en une cours présidentielle présageant de la gravité de la résurgence du syndrome beylical dans la conception du pouvoir pratiqué aujourd’hui en Tunisie. La division du pays Par un communiqué reçu dernièrement et qui a été publié par Tunisnews un comité se déclarant représentative des tribus tunisiennes appelle à la constitution d’un mouvement de salut national en réponse au pillage et à la persécution de tout le peuple tunisien par un seul clan. Ce communiqué indépendamment du jugement ou du crédit qu’on peut lui accorder stigmatise une triste réalité qui à réduit le pouvoir en Tunisie aux mains d’une minorité infime qui n’a pas changé depuis cinquante ans de lieu d’implantation consacrant dans les faits le tribalisme et le régionalisme dénoncé à coups de tambour dans leur discours face à un peuple médusé. Indigènes face Baldis (citadins), parvenus face aux nantis, l’Etat indépendant, de ce point de vue, n’a pas beaucoup différé dans la représentation de son mode de fonctionnement des anciens cours beylicales fondés sur l’alliance et la subordination. La règle suprême qui a toujours prévalue n’a pas laissé aux tunisiens un troisième choix autre que l’obéissance ou la soumission. Il suffit de s’arrêter sur les CV des dignitaires du pouvoir aujourd’hui et depuis l’indépendance pour se rendre compte que cette caractéristique commune d’origine ne peut pas être un fait fortuit et qu’en tout cas l’accès au pouvoir n’a pas été équitablement répartie entre tous les tunisiens. Face aux sahéliens ou plutôt une partie de ces derniers les tunisiens du reste du pays n’ont tenu jusqu’à présent dans le pouvoir qu’un rôle de figurants. Ce phénomène ne s’est malheureusement pas limité au pouvoir et au parti, les syndicalistes savent que leur centrale est dominée par la logique de clan « العشيرة »  depuis longtemps. C’est la même logique qui a prévalue au cours des dernières élections de l’ordre national des avocats. Il ne suffit pas d’occulter un phénomène pour préjuger de sa disparition quand il demeure à la base du système de pouvoir et tend à se propager dans tous les secteurs. Le régionalisme est là comme fait palpable et concret, il n’est dénoncé que pour exclure le reste du pays d’avoir sa part du pouvoir et à être équitablement représenté. On prête à Ben Dhia d’avoir dit à son retour à la direction du parti après Chadli Naffati « je suis revenu couper les racines que mon prédécesseur a fait pousser ». De ce point de vue le renversement de Bourguiba en 1987 n’été qu’une révolution de palais contre des prétendants du même clan. La subsistance de cet aspect archaïque de pouvoir doit nous interpeller aujourd’hui non seulement pour ses effets constatés consacrant une politique d’injustice sociale, un flagrant déséquilibre régional et l’apparition d’une caste de profiteurs intouchables qui agissent en véritable pilleurs mais principalement pour le blocage institutionnel qui protége cette situation et qui soumet le pays entier à une politique de terreur et d’oppression et transforme tous nos institutions en appareil de contrôle et de manipulations. Une situation qui nous interpelle par son aspect détestable et hautain marquée par le retour du syndrome beylical en Tunisie dans la projection du pouvoir de l’image qu’il se fait de lui. Une république dissolue Si le règne de Bourguiba peut porter à controverse quant à sa classification en régime républicain, le régime de Ben Ali sera certainement rattaché par l’histoire à l’ère beylicale précédant l’indépendance du pays. Le fétichisme d’une ère archaïque de pouvoir absolu sont là présents par multi signaux qui ne prêtent à aucun doute quant à leur interprétation. Le coup d’état est fêté comme une intronisation les détenteurs du pouvoir savent que leur statut l’ont gagné par le succès de leur complot et non par l’investiture en vertu du vote des tunisiens. Leur protocole est ordonné selon le rang des dignitaire et fait fit de toute considération à l’ordre des institutions. Leur couleur annoncé dés le début est le violet se différenciant ainsi des couleurs nationaux du drapeau de la république dominés par le rouge rappelant le sacrifice des martyr pour la dignité des citoyens de ce pays. Instituant leur propre enseigne de décoration « du 7 novembre » signe de retour aux anciens « Nichen El Ahd » que chaque nouveau bey en fait son signe de distinction au détriment de l’ordre de l’indépendance et de la république déclassés en infériorité. Ainsi le pays est partagé la république n’existe plus qu’en théorie. Entre ceux qui crois qu’ils l’ont possédé par le pouvoir dont ils sont investi et ceux qui luttent aujourd’hui pour les plus fondamentaux de leur droits il n’y a plus de point commun, la politique n’existe plus ceux qui y croient encore sont les derniers Tortopian de la cité.  Yahyaoui Mokhtar – 15 11 2006 (Source : le blog de Mokhtar Yahyaoui, le 16 novembre 2006 à 16h40) Lien : http://yahyaoui.rsfblog.org/archive/2006/11/16/retour-du-syndrome-beylical-en-tunisie.html

 
14ème Congrès de l’UTICA

2057 congressistes et 59 candidats pour le Bureau Exécutif

** Moncef Khemakhem réclame l’étude de son dossier par le congrès   Le prochain congrès de l’Union Tunisienne de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat ‘UTICA’ réunira les 21 et 22 novembre 2057 congressistes. Il sera placé sous le slogan « Pour une entreprise plus compétitive » et verra l’introduction de la procédure des commissions ainsi que l’amendement de certains articles du règlement intérieur.   Le principal changement concernera la composition du bureau exécutif ‘BE’ qui se limitera à 18 membres au lieu de 33 auparavant. Le cumul de responsabilité sera désormais abrogé entre les structures, nationale (BE) et sectorielle (fédération professionnelle). La répartition des 18 membres du BE se fera sur la base de 6 industriels, 4 commerçants, 4 opérateurs dans les services, 2 opérateurs dans les petits métiers et 2 opérateurs dans l’artisanat. Quant aux commissions, elles tourneront autour de trois thèmes : l’entreprise et le coût de transaction, l’internationalisation des entreprises ainsi que la législation sociale et la compétitivité de l’entreprise.    Le dossier Khemakhem   L’union régionale de Sfax risque, encore une fois, d’attirer l’attention. Moncef Khemakhem, so ex-secrétaire général, dont les activités ont été gelées par la centrale patronale en juillet dernier avant la tenue du congrès de la région, vient d’adresser une lettre recommandée à la direction de l’UTICA dans laquelle il réclame de soumettre son dossier au congrès national, la plus haute autorité de l’organisation.   Mourad SELLAMI   (Source :  « Le Temps » du 17 novembre 2006)  

  Novembre 1882

La visite à Tunis du Cheikh Mohamed Abdou

La fin du dix-neuvième siècle avait été marquée, par l’éveil des idées dans le monde arabo-musulman, face à la révolution culturelle et industrielle qui eut lieu notamment en Europe, et la prise de conscience de certains Ulémas et savants musulmans, ayant appelé à une interprétation rationnelle de la religion musulmane afin de s’éloigner le plus possible d’un dogmatisme aveugle, et obscurantiste.   Parmi ces Ulémas, Il y avait le Cheikh Jamaleddine Al Afghani et son élève et disciple, le Cheikh Mohamed Abdou. Celui-Ci, continuant dans le chemin tracé par son maître, appela à une conception de l’Islam basée sur la foi et le savoir. Celle-ci ne se contredit point avec celui-là, bien au contraire.  C’est le saint Coran , dit-il qui appelle au savoir, basé sur la raison. car il ne s’agit pas d’accumuler les connaissances sans en saisir le sens ni la finalité.    » L’islam, dit-il, a affranchi la raison des vaines traditions et de l’asservissement et l’a fait maître d’un royaume qui était le sien, tout en lui assignant de faire preuve d’un dévouement total envers Dieu Tout Puissant  »   A cette époque, la Tunisie,au bord de la catastrophe, tant sur les plans, économique que politique et social, venait d’être occupée par la France, le souverain Sadok Bey ayant été acculé, voir forcé à signer le fameux traité du Bardo, accord de protectorat dans son apparence, mais qui avait ouvert le droit à la France, à occuper le pays, soixante quinze-ans durant.   La mosquée Ezzeïtouna, l’université islamique, la plus réputée au Maghreb, avec celle de Fès au Maroc, avait formé des savants et théologiens tels que le Cheikh Ibn Arafa, et le grand érudit,Ibn Khaldoun,réputé pour son esprit d’analyse des faits historiques et ses essais en sociologie du monde arabo-musulman. Ses dissensions avec le cheikh Arafa,s’étaient manifestées à cause de l’esprit rigide de celui-ci et de son interprétation restrictive de la chariâa.   A l’avènement du colonialisme, la conjoncture politique dans laquelle se trouvait le pays favorisait un certain obscurantisme religieux qui profitait à certains, mais ne faisait qu’aggraver l’état d’ignorance  dans lequel se trouvaient les autochtones, avec des fausses croyances,acquises de père en fils et qui étaient basées plutôt sur des préjugés, que sur des fondements logiques, et faisant appel à l’heuristique plutôt qu’à la raison.   La notion de soumission aux hommes du pouvoir, par exemple, qui était fondée sur les préceptes de l’Islam, était , comme le notait Ibn Abi Dhiaf,l’historien tunisien et non moins ministre à  l’époque, mal interprétée par ceux qui évitaient de faire intervenir la raison dans l’application de ces préceptes et se contentaient de les appliquer au premier degré. En effet,le verset dans lequel il est recommandé d’obéir, à Dieu et au Prophète en premier, puis à ceux « sous les ordres desquels on se trouve » ne doit pas être dit-il interprété, sans faire appel à un certain bon sens , pour  écarter de ce cas ceux qui incitent par leurs  ordres à tout ce qui contrevient aux fondements de l’Islam.   Le grand Uléma égyptien,enseignant à l’université Al Azhar, Ali Abderrazak, s’était vainement évertué à exposer ce point de vue , qui contrevenait aux intérêts des khalifats ottoman de l’époque, et fut pour cette raison, déchu de ses titres universitaires et sévèrement réprimandé.   Mohamed Abdou, avait donc mené une campagne , à travers tout le monde arabo-musulman, dans le dessein de combattre cette mentalité qui y sévissait, appelant à faire appel à la raison qui ne se contredit nullement avec la foi , et qui bien au contraire, ne fait que la raffermir.   En novembre 1882, Mohamed Abdou visita pour la première fois la Tunisie, pour expliciter son approche , dans une série de conférences qu’il donna à la mosquée Ezzeïtouna, où il émerveilla l’assistance, par son esprit éveillé et progressiste, appelant aux enseignants de dépasser l’esprit figé dans lequel se cantonnaient certains et de dépasser les préjugés et les a priori, qui  n’ont aucun fondement logique ni scientifique.   L’histoire dit-il démontra que l’Islam n’impose pas de limites à la raison. Cela est corroboré aussi bien par le Coran,à travers plusieurs  versets, que par le Hadith, faits et paroles du Prophète Mohamed. Nombreux furent ceux qui ont adopté ses idées, parmi les Ulémas de la mosquée Ezzeïtouna, pour être par la suite ses disciples, donnant ainsi un souffle nouveau à cette université de grande renommée, tant à l’échelle du Maghreb, qu’à celle de tout le monde arabe.   Le cheikh Tahar Ben achour,fut de ceux-là.Il oeuvra sa vie durant à instaurer une vision logique des préceptes de l’Islam , faisant appel à la raison,sans pour autant s’écarter de la foi.   Ceci est reflété dans son ouvrage de l’exégèse du Coran « Attahrir wattanwir » dont le titre même, qui signifie littéralement :libération et lumières, est bien révélateur.   Ahmed YOUNES   (Source :  « Le Temps » du 17 novembre 2006)


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