16 novembre 2010

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TUNISNEWS

 

10 ème année, N° 3829 du 16.11.2010
 
archives : www.tunisnews.net
 


ANHRI/IFEX: Disinformation campaign by Tunisia’s government in Egyptian newspapers
Liberté et Equité: Farid Bazaoui : abandon de l’appel et remise en liberté
Afef Bennaceur: Carte de visite
Reporters sans frontières: Fahem Boukadous met un terme à sa grève de la faim
AFP: Tunisie: le journaliste Boukadous cesse sa grève de la faim
Kalima: Une délégation de la société civile tunisienne en mission de plaidoyer à Rome
Kalima: La célébration du 7 novembre à Rome tourne au vinaigre
Kalima:Les étudiants redoublants perdent leur droit à la bourse
Dr Mustapha Benjaâfar: Dialogue ?


 

Invitation  

Le CRLDHT, vous invite a une rencontre avec Dr. Mustapha Ben Jaafar

Secrétaire général du Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL)

autour du thème « Situation politique en Tunisie et état de l’ opposition« 

Le jeudi 18 novembre 2010 à 18h30

au CICP 21 ter rue Voltaire 75019 Paris

Métro : Ligne 9 rue des Boulets.


Disinformation campaign by Tunisia’s government in Egyptian newspapers
 

 


Alert – Egypt/Tunisia
16 November 2010 
SOURCE: Arabic Network for Human Rights Information 

(ANHRI/IFEX) – Cairo, 11 November 2010 – The Arabic Network for Human Rights Information (ANHRI) strongly condemned the continuous media deception that is practiced by some Egyptian newspapers. These papers published a number of ads praising the Tunisian President, Zine El Abidine Ben Ali, on the 23rd anniversary of his assumption of power. The advertisements were in the form of news articles and did not clearly state that they were written in Tunisia by the Tunisian media. 

A number of Egyptian newspapers published at least nine ads each namely, « Al-Ahram », « Al Arabi », « Al-Wafd », « Almojaz », « Rosa Al-Youssef », while « El-Akhbar » newspaper published three ads. The ads were published between 4 and 9 November. 

ANHRI believes that despite the right of every newspaper to publish advertisements in accordance with their policies, publishing misleading advertisements in the form of articles and standard news is a professional error that defies the press charter and deliberately mixes media reports with advertising. The citizen loses confidence in these newspapers, and this significantly threatens the independence of the press. 

ANHRI is disappointed as it did not expect that « Al-Wafd » specifically would fall in this type of non-professional practice, especially because there is no financial or other justification for a newspaper that is supposed to be tracking an opposition party to misinform its readers and promote the image of a president known for his hostility against press freedom and the freedom of Tunisian citizens. 

ANHRI is also saddened by the continued dissemination of the misleading advertisements in « Al Arabi » newspaper, especially because the editor, Abdullah Sinawi, is an important defender of press freedom in Egypt. 

As for the state newspapers that published these ads, there is nothing new but the increase in frequency, especially « Al-Akhbar », which published three ads in less than a week. « Rosa Al-Youssef », « Al-Ahram and « al-Akhbar » used to defend the repressive Arab governments of Libya, Saudi Arabia and Tunisia. 

Gamal Eid, director of ANHRI, said: « it has become natural to match serious and professional journalism with independent newspapers, including ‘Al Masry Al Youm’, ‘AlShrook’ and ‘AlDostoor’ during Ibrahim Eissa’s presidency so it is natural for citizens to turn to these papers instead of the state press and the supposed independent papers, such as ‘AlMogaez’ newspaper. » 

Eid added, « we will not stop our monitoring of these practices as part of our support for press freedom, because supporting freedom of the press entails criticism and the exposure of practices incompatible with the press charter. » 

For more information:
Arabic Network for Human Rights Information
10 Elwy Street 
Apartment 5 
Behind the Central Bank 
Downtown Cairo, 
Egypt 
info (@) anhri.net 
Phone: +20 239 64058
Fax: +20 239 64058
http://www.anhri.net


Fahem Boukadous met un terme à sa grève de la faim


 

Publié le 16 novembre 2010

Suite à des promesses du directeur de la prison de Gafsa quant à l’amélioration de ses conditions de détention, le journaliste de la chaîne tunisienne El Hiwar Ettounissi, Fahem Boukadous, a décidé de mettre un terme à sa grève de la faim, le 15 novembre 2010.

Reporters sans frontières est soulagée par l’arrêt de la grève de la faim de Fahem Boukadous, parce qu’il était dangereux pour lui de mettre ainsi sa santé en péril. L’annonce de l’amélioration de ses conditions de détention est certes un geste de la part des autorités pénitentiaires, mais ne saurait nous satisfaire pleinement. Encore une fois l’organisation réitère son appel en faveur de la remise en liberté du journaliste.

Fahem Boukadous avait entamé une grève de la faim le 8 octobre dernier pour protester contre ses conditions de détention et exiger sa libération. Gravement asthmatique, il a refusé de prendre ses médicaments. Très vite, son état de santé s’est dégradé (pour information :http://fr.rsf.org/tunisie-100eme-jour-de-detention-pour-22-10-2010,38645.html).

Condamné le 13 janvier 2010 à quatre ans de prison ferme par le tribunal de Gafsa pour avoir filmé les émeutes du bassin minier de Gafsa au printemps 2008, Fahem Boukadous a été arrêté le 15 juillet 2010, à l’hôpital de Sousse, où il était venu récupérer son dossier médical (pour information : http://fr.rsf.org/tunisie-quand-le-monde-tourne-a-l-envers-15-07-2010,37957.html).
Par ailleurs, Reporters sans frontières fait part de son inquiétude face à la permanence des pressions et violences dont les journalistes sont l’objet. Le journaliste de l’hebdomadaire Attariq Al-Jadid, Tawfik Ayachi, a été agressé, à 22h30 le 10 novembre 2010, par quatre hommes, à sa descente du bus n° 19, alors qu’il se rendait à son domicile à Mégrine. Plaqué au sol, puis violemment battu, il a été laissé inconscient par ses agresseurs. Une fois revenu à lui, il est parvenu à se rendre au domicile de son beau-frère qui l’a emmené au commissariat de police le plus proche.

A l’hôpital, les médecins ont pu constater des contusions graves au visage et aux côtes ; sa main est cassée au niveau du poignet droit. L’agression de Tawfik Ayachi intervient après la publication du numéro 204 d’Attariq Al-Jadid, qui abordait plusieurs sujets jugés sensibles par les autorités, comme les cas de disparitions forcées et de violations des droits de l’homme.


Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisation Indépendante de Droits Humains
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tunis, le 15 novembre 2010

Farid Bazaoui : abandon de l’appel et remise en liberté


Ce matin vers onze heures Farid Bazaoui a été remis en liberté par Cour d’Appel de Sousse après que cette dernière ait décidé d’abandonner l’appel pour prescription ; il avait été arrêté à l’aéroport de Tunis-Carthage samedi 13 novembre 2010 à neuf heures du matin et transféré au siège de la Sûreté de l’Etat où il a avait été interrogé pendant deux heures puis gardé à vue dans un cachot jusqu’à dimanche matin. Puis il a été conduit au district de police du Lac ou il a été interrogé pendant quatre heures avant d’être conduit à la brigade des recherches relevant de la Garde Nationale de Kairouan afin de terminer la procédure de défèrement devant le Tribunal de Première Instance de Kairouan. Il a passé la nuit du lundi 15 novembre dans un cachot dépourvu des conditions d’hygiène basiques et finalement il a été déféré devant la cour d’appel de Sousse.

Les interrogatoires de Monsieur Farid Bazaoui se sont déroulés dans un climat de respect. Son passeport allemand lui a été restitué et il a reçu la promesse d’avoir son passeport tunisien.
[…]
Pour le Bureau Exécutif
La Chargée du dossier des émigrés et des exilés
Maître Najet Laabidi
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Carte de visite


 

15 novembre 2010
Fahem Boukaddous a annoncé aujourd’hui la fin de la grève de la faim illimitée qu’il avait commencée le 8 octobre dernier pour protester contre ses conditions carcérales et exiger sa libération. La grève a duré 38 jours et a entraîné des dommages corporels divers et une perte de poids de 8 kg. Cette annonce fait suite à des appels émanant de personnalités, de comités nationaux et internationaux visant à éviter des lésions graves. Si Fahem a fait part de toute sa gratitude à tous ceux qui l’ont soutenu pendant cette épreuve et ont fait preuve de solidarité, il affirme qu’il ne renoncera pas à défendre jusqu’au bout sa liberté.
Boukaddous déclare que « s’il est devenu honteux dans tous les pays du monde de juger un journaliste qui a fait son travail ou qui a exprimé une position contraire ou un avis critique, notre pays, quant à lui, continue  en sens inverse. Toute sa propagande politique ne peut réussir à corriger son image tant que les attaques sur la liberté de la presse, d’expression et de pensée se suivent jour après jour d’une manière grossière et préméditée » et il a ajouté que sa situation n’est qu’un aspect d’un état de choses compliqué et pourri.
Liberté pour Fahem Boukaddous
Gloire à ses sacrifices
Afef Bennaceur
(traduction ni revue ni corrigée par l’auteure de la version en arabe, LT)
 


Tunisie: le journaliste Boukadous cesse sa grève de la faim


(AFP) – le 16 novembre 2010
TUNIS — Le journaliste et opposant tunisien emprisonné Fahem Boukadous a cessé une grève de la faim entamée depuis le 8 octobre pour exiger sa libération et protester contre les conditions de sa détention, a indiqué mardi son épouse.


« Fahem a cessé lundi à 10H00 de matin (locales) une grève de la faim de 39 jours », a précisé à l’AFP Afef Bennaceur, qui venait de rencontrer son mari à la prison de Gafsa (350 km au sud-ouest de Tunis).

le prisonnier a cessé cette grève de la faim « en réponse à des appels des ONG nationales et internationales et après avoir reçu des promesses de la direction de la prison d’améliorer les conditions de sa détention », a-t-elle ajouté.
« Amaigri de huit kilos, l’état de santé de mon mari s’est beaucoup aggravé au point de trouver une grande difficulté à marcher seul », a déploré Mme Bennaceur.
Fahem Boukadous, 40 ans, purge une peine de quatre ans de prison à laquelle il avait été condamné le 6 juillet après avoir été reconnu coupable de « diffusion d’information susceptible de porter atteinte aux personnes et à leurs biens » et de « constitution d?une entente criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et aux biens ».
Selon ses défenseurs, il a été puni pour la couverture des manifestations sociales survenues en 2008 dans la région minière de Gafsa pour le compte d’une chaîne satellitaire de la dissidence.
Les autorités tunisiennes dénient la qualité de journaliste à M. Boukadous et considèrent qu’il a été impliqué dans les troubles et donc jugé pour « des infractions de droit commun sans rapport avec ses activités journalistiques ».

Une délégation de la société civile tunisienne en mission de plaidoyer à Rome


Proposé par redaction le Lundi 15 novembre 2010
Réuni en Italie entre le 6 et le 10 novembre 2010, le groupe Solidarité Tunisie (GST) du REMDH a appelé l’Italie à inclure de manière systématique la question du respect des droits humains dans ses relations avec la Tunisie.

Ces rencontres, auxquelles participaient de nombreuses associations et représentants de la société civile indépendante tunisienne (LTDH, ATFD, CNLT, CRLDHT, OLPEC, FTCR) ont été suivies par une série d’entretiens de haut niveau. Ainsi, malgré un activisme de l’ambassade de Tunisie à Rome visant à faire pression sur les autorités italiennes en vue d’annuler les RV de la délégation de la société civile et l’envoi d’éléments chargés de perturber les réunions publiques (comme ce fut le cas à l’Université Roma TRE), la délégation du GST-REMDH a réussi à remplir sa mission et a été reçue notamment à:
• La Présidence de la République, par le Conseiller Diplomatique adjoint du Président de la République italienne, M. Grimaldi. 
 
• Au Parlement par des représentants du Parlement et notamment messieurs Aldo Di Biagio, Groupe Futuro e Libertà per l’Italia ainsi que Piero Fassino, du Groupe Parti Démocrate qui ont tous les deux publié des communiqués sur cette rencontre et leur inquiétude au sujet de l’article 61bis.
 • Au sénat par le Président de la Commission des Droits Humains du Sénat, M. Pietro Marcenaro ainsi que par la Vice Présidente du Sénat et membre de la Commission Affaires étrangères du Sénat, Emma Bonino. Par ailleurs, une rencontre avec des deputés ainsi que des représentants de la société civile italienne a eu lieu au Sénat.
• Au Ministère des Affaires étrangères, une rencontre avec des responsables de la Direction Générale pour la Méditerranée de de l’Unité Droits de l’Homme et de la Direction Intégration européenne. 

• Enfin la delegation a eu une séance de travail fructueuse avec les magistrats italiens, représentants le MEDEL et l’Association des juristes democrates sur la situation des juges tunisiens du bureau légitime de l’AMT.
 Par ailleurs une réunion regroupant les ONG internationales travaillant sur la Tunisie en vue d’élaborer une stratégie commune a eu lieu à Rome en marge du programme officiel et a été très fructueuse ; elle a vu la participation notamment de Amnesty International, FIDH, TMG-Ifex, Human Rights Watch, OMCT, REMDH, ARCI. 

Les membres du GST ont exprimé à cette occasion leur extrême préoccupation face à la dégradation continue de la situation des droits de l’Homme et des libertés en Tunisie à l’heure où l’UE négocie avec la Tunisie les termes d’un accord de partenariat de « statut avancé » et se sont rendus compte que l’Italie, ce n’est pas Berlusconi et les forces politiques sont à l’écoute de ces préoccupations et se sont engagées à réagir. 

(Source: le ste de « Radio Kalima » le 15 novembre 2010)
Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=310


La célébration du 7 novembre à Rome tourne au vinaigre


Proposé par redaction le Lundi 15 novembre 2010
Une fête organisée par l’embrassade de Tunisie à Rome à l’occasion des célébrations du 7 novembre, date de l’arrivée au pouvoir de Ben Ali, a été interrompue, suite à une bagarre, à peine une demi-heure après son démarrage.
La fête qui a eu lieu, en présence de l’ambassadeur tunisien, dans une église de la ville éternelle, était animée par plusieurs artistes tunisiens tels que Sonia Abdelwahab , Kamel Nagati et Mohammed Jebali, a été gâchée par un jeune tunisien qui a fait irruption dans la salle et a commencé à vitupérer contre le président tunisien, sa politique et les organisateurs de la fête.
 La situation a vite tourné au vinaigre après l’intervention des organisateurs qui ont tenté de maitriser le jeune, visiblement éméché et qui rencontrerait des difficultés à régulariser son séjour. 

D’autres mécontents se sont joints à la bagarre. 

(Source: le ste de « Radio Kalima » le 15 novembre 2010)
Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=308

 


Les étudiants redoublants perdent leur droit à la bourse


Proposé par redaction le Lundi 15 novembre 2010
Des étudiants nous ont confirmé que les étudiants redoublants perdraient, à compter de l’année 2011 , 80% du montant de la bourse.
Des étudiants touchés par cette nouvelle disposition ont déclaré à radio Kalima que la règle en cours depuis 14 ans impliquait une amputation de la bourse en fonction des années doublées, mais pas sa suspension définitive.
 Ils nous ont confié aussi n’avoir été informés que tardivement du nouveau dispositif, bien après le dépôt de leur dossier, entravant la recherche de financements alternatifs de leurs études et de leur hébergement.

(Source: le ste de « Radio Kalima » le 15 novembre 2010)
Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=309
 


Edito
Dialogue ?


Par Dr Mustapha Benjaâfar

 A force d’être utilisé, le terme finit par être galvaudé. Et pourtant il reste,pour la majorité de l’opposition une revendication d’une actualité brûlante au vu des multiples blocages qui empêchent notre société de vivre  sereinement, dignement et sans discrimination d’aucune sorte, son pluralisme et sa liberté. Tel qu’il est conçu aujourd’hui par nos gouvernants, il s’apparente plus au monologue qui réunit dans des consultations coûteuses et orchestrées ceux qui ont déjà tout décidé, et ceux qui sont sélectivement invités pour acquiescer. Beaucoup de bruit pour des résultats connus d’avance. Un semblant de débats et,
 
finalement une série de mystifications en total anachronisme avec le potentiel de compétence, d’intelligence et d’ingéniosité de notre peuple et de ses élites.
  Le dialogue n’a de sens que s’il concerne ceux qui pensent autrement et qu’il embrasse le champ des désaccords. A force d’être discriminatoire et exclusif, il devient inutile et suscite la dérision. Les subterfuges utilisés pour écarter ceux qui dérangent ne sont ni justes ni convaincants. Même avec un habillage pseudo juridique, il est inadmissible d’ignorer, dans des consultations pourtant formelles et sans réel impact, des partis légalisés sous le prétexte qu’ils ne sont pas représentés au parlement. Privés, pour la même raison, de financement public, ces partis sont victimes d’une double sanction. La sanction est multiple si on tient compte de l’interdiction qui les frappe pour accéder aux médias audio visuels et aux espaces publics. Elle est anticonstitutionnelle si l’on considère la mission conférée par la constitution aux « partis » sans distinction aucune. Mais,
 
au fait, qui les empêche d’être représentés au parlement ? Leur manque de rayonnement ? N’est ce pas plutôt le gouvernement et son administration partisane qui éliminent leurs listes tuant dans l’œuf toute velléité de participation ?
  Le dialogue a besoin d’un cadre stable, fiable, crédible et institutionnalisé. Dans une démocratie confirmée, le parlement est ce qui répond au mieux à ces exigences. Au vu des conditions de déroulement des élections d’octobre 2009 et de leurs résultats officiels, notre parlement perpétue sa tradition de structure figée et de simple caisse de résonance répercutant à l’ennui les injonctions de l’exécutif. La frilosité excessive des tenants du pouvoir a privé cette institution de l’apport des voix d’une vraie opposition indépendante qui lui aurait donné crédibilité et efficacité. Le mal étant fait, le seul remède consiste à mettre en place une nouvelle structure rassemblant tous les partis sans distinction, avec pour mission la recherche d’un accord sur les conditions pratiques et les mesures concrètes nécessaires à une transition démocratique. L’objectif à court terme est de décrisper la vie politique en la débarrassant de tout ce qui entrave l’exercice des libertés fondamentales. Un pays apaisé et des citoyens qui s’intéressent de nouveau à la chose publique et retrouvent le chemin de la confiance dans les acteurs politiques, y compris leurs gouvernants, voila le préalable incontournable à la préparation des élections de 2014 dans des conditions dignes de la Tunisie d’aujourd’hui.   

  Le dialogue n’est pas une fin en soi. Il a besoin de suivi et d’évaluation périodique pour juger de son efficience. C’est dire que la mise en place d’un cadre de dialogue et même l’élaboration d’un code de conduite consensuel ne peuvent, à eux seuls, garantir la réalisation du projet. Les auteurs et les signataires du « Pacte national », un certain 7 novembre 1988, ne me démentiront pas. Ils y ont cru pourtant. La suite des événements a démontré que, faute de volonté d’un coté et de vigilance de l’autre, le texte le mieux élaboré peut rester lettre morte. La Tunisie vit aujourd’hui un moment aussi crucial. Les partisans du statu quo sont toujours là pour barrer la route à tout changement qui pourrait déranger leurs desseins. Mais l’intérêt national nous commande, où que nous soyons, de mettre notre pays sur la voie de la réforme, garante de la vraie stabilité, celle qui a pour socle la participation citoyenne sans discrimination ni exclusion, celle qui donne à notre jeunesse de nouvelles raisons d’espérer pour bâtir ensemble une société libre, juste et solidaire. C’est cela la finalité du dialogue auquel nous appelons. 
  De tels propos peuvent paraître illusoires ou, pour le moins, excessivement optimistes au regard d’une actualité dominée par l’hégémonie du parti au pouvoir, la coercition et la limitation des libertés, et de certains comportements faits d’autosatisfaction arrogante. L’avenir nous donnera la mesure des dispositions du pouvoir à engager un vrai dialogue avec les forces vives du pays. En tout état de cause, nos forces rassemblées, notre détermination et notre confiance dans le génie de notre peuple constituent le meilleur atout pour gagner le pari de la réforme. Qu’on se rappelle ce que disait Jaurès « Lorsque l’espace du rêve se rétrécit, il faut rechercher l’inespéré ».
 
(Source: « Mouwatinoun »  organe du FDTL – Nr 138 novembre 2010)


 

 

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