16 mars 2006

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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2124 du 16.03.2006

 archives : www.tunisnews.net


LTDH: Communiqués

AISPP: Libération du prisonnier politique Héchmi Mekki

Comité international de soutien aux internautes de Zarzis: Abdelghaffar Guiza convoqué et maltraité au poste de police

Human Rights Watch  interpelle le Président Tunisien sur le cas du prisonnier d’opinion  Ali Ramzi Bettibi

AP: Washington exhorte Tunis à s’engager plus résolument sur la voie démocratique

AFP: Les Etats-Unis veulent soutenir plus de démocratie et de liberté en Tunisie

La Presse : « Notre partenariat avec la Tunisie restera très fort » 

Le Temps:  David Welch: « Depuis 50 ans, les Etats-Unis sont partenaires de la Tunisie. Et nous la soutenons toujours dans l’approfondissement de ses réformes »

AP: Les relations Paris-Tunis: « un modèle » selon Chirac

AFP: Vers un mémorandum d’entente mondial de lutte contre la criminalité en ligne

Libération: Des étudiants ont perturbé une cérémonie dédiée à un historien juif tunisien.

Rached: A propos de l’ « Incident antisémite en Tunisie »

Reuters: France Telecom tops Tunisie auction – source

Le Temps:  Ados « paumés », qui en est le coupable ??

Bassam Bounenni: North Africa: Islamist Prisoner Releases and Reconciliation

Houcine Ghali: les princes du golfe brassent des milliards tandis que des millions d’arabes croupissent dans la misère

APPEL AU RASSEMBLEMENT DU 17 MARS 2006

Le « Comité du 18 Octobre pour les Droits et les Libertés des tunisiens et tunisiennes »

Demande à tous les tunisiens et tunisiennes d êtres présents au Rassemblement ce

vendredi 17 mars à 13 H à Bab Souika

. Pour revendiquer en la circonstance : – La fin de cinquante ans (50) d’un régime dictatorial; – Nos libertés de réunion, de manifestation et d’_expression; – Nos droits à la constitution de partis et d’associations ;   La défense de nos libertés et de nos droits est trop importante pour la laisser s’étouffer par une police aux ordres de la dictature et de la mafia. Les actions de défense de nos Libertés et de nos Droits doivent dépasser nos différences et nos contradictions.

Rassemblons nous pour nos Droits et nos Libertés. Rejoignez-nous à 13h ce vendredi 17 mars
 

 

 

Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme

  

Tunis, le 16 mars 2006

 

 

Communiqué

(Traduit de l’arabe)

 

 

             Le Comité Directeur de la Ligue tunisienne de Défense des droits de l’Homme a appris avec une grande consternation que des évènements inadmissibles se sont déroulés le Vendredi 10 Mars 2006 à la Faculté des Lettres de la Manouba à l’occasion d’une cérémonie organisée en hommage au regretté Paul SEBAG.

             La Ligue dénonce avec la plus grande vigueur les agissements et les pratiques auxquels ont eu recours à cette occasion un certain nombre d’étudiants de cette Faculté qui ont agressé des enseignants , tenté d’entraver la cérémonie d’hommage et surtout n’ont pas hésité à proférer des attaques à caractère raciste à l’encontre du regretté Paul SEBAG .La Ligue dénonce ces agissements qui déshonorent  nos étudiants et notre université, constituent une atteinte aux valeurs humanistes qui représentent une référence pour l’Université et qui refusent avec vigueur toute dérive raciste .Elle rappelle que l’inadmissible amalgame  entre  judaïté  et  sionisme  dessert fondamentalement la cause du peuple palestinien  et constitue même et précisément le fondement essentiel de la pensée sioniste .

             Par ailleurs, la Ligue tient à rappeler  la participation du regretté Paul SEBAG à la lutte du peuple tunisien pour sa libération nationale et qui lui a valu une condamnation à perpétuité par les  tribunaux coloniaux. La Ligue souligne également le rôle de pionnier  du regretté dans la mise sur pied de l’Université tunisienne ( à laquelle  le défunt a fait don de sa Bibliothèque riche  en ouvrages et  documents  précieux ) et la constitution  des  premiers  noyaux  de l’enseignement et de la recherche  en Sociologie.

             Le Comité Directeur de la Ligue lance un appel  aux étudiants afin qu’ils rejettent résolument les orientations et les agissements racistes, contraires aux droits de l’Homme et aux valeurs universelles qui constituent la plate – forme / référence pour toutes les forces attachées  à la liberté, à la démocratie, au progrès  et qui rejettent fermement tout ce qui exprime et alimente la haine entre les races et les religions.

       Pour le Comité Directeur

   Le Président

         Mokhtar TRIFI

 

 

Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme

 

 

Tunis, le 16 mars 2006

 

Communiqué

(Traduit de l’arabe)

 

Les forces de l’ordre israéliennes ont commis un crime odieux en envahissant la prison de Jéricho, après l’avoir encerclé pendant plusieurs heures et arrêté le secrétaire général du FPLP M. Ahmed SAADET et cinq de ses compagnons.

Cette opération s’est traduite aussi par l’assassinat d’un certain nombre de prisonniers palestiniens  en blessant d’autres et par l’emprisonnement de 300 d’entre-eux.

 

Cette invasion israélienne est survenue à la suite d’un retrait subi des gardes  américains et britanniques chargés de la sécurité de M. Saadat et ses compagnons en vertu d’un accord conclu avec l’autorité palestinienne depuis leur arrestation en 2002 à la suite de l’assassinat du Ministre Israélien du Tourisme.

 

La LTDH dénonce avec vigueur ce crime odieux commis par les forces d’occupation israéliennes de connivence avec l’Etat-Unis et la Grande Bretagne et le considère comme un crime contre l’humanité.

 

La LTDH exige la libération immédiate de M. Ahmed Saadat et tous ceux qui ont été  emprisonnés, d’autant que la cour suprême palestinienne les avait innocenté des charges retenues contre eux et avait ordonné leur libération immédiate.

 

La LTDH demande à ce qu’une enquête sérieuse soit menée à propos de ce crime et que soient condamnés ceux qui l’ont perpétré ainsi que leur complices.

 

La LTDH appelle la communauté internationale à garantir la sécurité des détenus  palestiniens, à exécuter les décisions internationales recommandant la fin de l’occupation israélienne des territoires palestiniens, la libération des prisonniers, le retour des réfugiés et la garantie au peuple palestinien  de son droit à l’autodétermination et à l’établissement de son état indépendant ayant Jérusalem pour capitale.

Pour le Comité Directeur

   Le Président

         Mokhtar TRIFI


 

 Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme

 L’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme

 

Publication du rapport annuel 2005 de l’Observatoire pour la protection

des défenseurs des droits de l’Homme

(FIDH / OMCT)

INVITATION

 

A l’occasion de la publication du rapport annuel 2005 de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) vous convient à une :

 

Conférence de presse

 

« L’Obstination du témoignage»

 

Mercredi 22 mars 2006 à 11 heures

au siège de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH)

 

Intervenants

 

          Mokthar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH)

          Mabassa Fall, représentant de la FIDH auprès de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples

          Anne-Laurence Lacroix, directrice adjointe de l’OMCT

          Radhia Nasraoui, présidente de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT) et membre de l’Assemblée des délégués de l’OMCT

 

 

Le rapport annuel 2005 présente les cas de 1172 défenseurs des droits de l’Homme ainsi que les entraves à la liberté d’association dans près de 90 pays. « L’Obstination du témoignage », selon la formule d’Albert Camus, illustre de façon exemplaire l’attitude de ces hommes et de ces femmes, qui, malgré les risques qu’ils encourent, persistent à dénoncer les violations dont ils sont témoins, dans l’espoir d’un monde plus juste et respectueux des libertés fondamentales.

 

Les Etats du Maghreb et du Moyen-Orient ne sont pas épargnés. Les libertés de réunion et de rassemblement pacifique y restent bafouées dans plusieurs pays, notamment au Bahreïn et en Tunisie, où les défenseurs ont fait l’objet de mauvais traitements. Certains Etats continuent par ailleurs d’empêcher la création d’ONG indépendantes de défense des droits de l’Homme (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Libye, Oman, Qatar), alors que d’autres continuent de poser de graves entraves à leur reconnaissance légale et à leur fonctionnement, notamment par le blocage de fonds venant de l’étranger, à l’instar de la Syrie ou de la Tunisie. Sur l’ensemble du continent, l’Observatoire a comptabilisé 47 arrestations arbitraires et 42 poursuites judiciaires intentées contre des défenseurs, visant pour la plupart à sanctionner leur liberté d’expression.

 

Contacts : LTDH : Tél : 216 71.280.596 – Fax : 216 71.892.866 – E-mail : ltdhcongres6@yahoo.fr

 

 

Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme

17, Passage de la Main d’Or

75 011 Paris, France

 

Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme

21, Rue Baudelaire – 1005 El Omrane – Tunis

Organisation Mondiale Contre la Torture

Case postale 21 – 8 rue du Vieux-Billard

1211 Genève 8, Suisse

 

 
 

 
Sauvez la vie de Mohammed Abbou Sauvez la vie de tous les prisonniers politiques   Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Tel : 71 340 860 fax : 71 351 831   Tunis, le 14 mars 2006  

Libération du prisonnier politique Héchmi Mekki

 

L’AISPP informe que le prisonnier politique Héchmi Mekki, incarcéré à la prison du 9 avril à Tunis, a été informé qu’il avait bénéficié d’une libération conditionnelle le mardi 15 * mars. Monsieur Héchmi Mekki avait été transporté le 3 février 2006 à l’hôpital des maladies thoraciques de l’Ariana afin d’y être traité pour un cancer de la plèvre pulmonaire. Il était resté sous contrôle médical jusqu’au 9 mars, il a alors été ramené en prison à la demande de l’administration pénitentiaire, et contre l’avis des médecins. Son état n’a fait qu’empirer, ce qui a nécessité son hospitalisation à nouveau le 13 mars 2006. Après l’avoir informé de la décision, les agents pénitentiaires ont enlevé les chaînes qui l’attachaient au lit et ont levé la garde. L’AISPP félicite monsieur Héchmi Mekki et sa famille pour cette libération. Elle lui souhaite un prompt rétablissement et exige des autorités qu’elles prennent entièrement en charge son traitement. L’AISPP appelle à la libération du reste des prisonniers politiques qui ont passé plus de quinze années en prison et dont la plupart souffrent de maladies chroniques mettant leur vie en danger. Le Président de l’Association Maître Mohammed Nouri   *sic, LT   (Traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Fethi Ouerghi, encore

 

La sirène d’alerte sonne pour la millième fois, et la tragédie du militant fier qu’est Fethi Ben Alala Ouerghi revient aux oreilles de l’opinion publique nationale et internationale (…) ce jeune Tunisien qui (…) n’avait eu d’autre solution que de s’exiler en Algérie et d’y résider jusqu’à ce qu’il soit livré un jour de 1993 ; à la suite de quoi, il avait été soumis à une torture féroce entraînant des lésions corporelles, puis écroué, ce qui n’avait fait qu’aggraver son état de santé. Les appels à sa libération se sont multipliés (…). Il a passé près d’une décennie et demie soit 5500 jours dans des conditions inhumaines. Ces derniers mois, son état s’est aggravé, et il se pourrait qu’il compte prochainement parmi les martyres (…). Je m’adresse à toutes les consciences libres (…) dans le pays et à l’étranger pour qu’il soit libéré et soigné immédiatement. Avant qu’il ne soit trop tard.   Salah Ben Abdallah De Kalaat Snan   (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT)

 

Comité international de soutien aux internautes de Zarzis

Présidente : Hélène Flautre, Parlementaire européen

Porte Parole : Térésa Chopin, mère d’Omar Chlendi

 

Communiqué

 

Abdelghaffar Guiza convoqué et maltraité au poste de police

 

Nous avons appris ce matin, par le père de Abdelghaffar Guiza joint par téléphone, que ce dernier avait été convoqué, hier mercredi 15 mars, au poste de police où on lui a rappelé qu’il était en libération conditionnelle. A ce titre on lui a demandé de signer un papier l’informant qu’il était assigné à résidence jusqu’à la date prévue pour la fin de sa peine. Devant son refus de signer, ils ont tenté de le frapper et l’ont violement bousculé.

 

Suite à ce passage dans les locaux de la police, il a du être hospitalisé en urgence dans la nuit.

 

Rappelons que Abdelghaffar Guiza est l’un des jeunes internautes de Zarzis condamné à 13 ans de prison et libéré le 27 février dernier. Atteint d’une tuberculose aggravée par ses conditions de détention, son état de santé est très préoccupant (cf. communiqué 11 février 2006). A l’heure où nous publions ce communiqué A. Guiza est rentré chez lui mais dans un état de santé très mauvais.

 

 

Paris, le 16 mars 2006, à 10h00.

 

Dabbour Mounir

www.tunisieinfo.net

dmounir@gmail.com

+41 79 711 20 89


L’ONG AMéRICAINE « Human Rights Watch » interpelle le Président Tunisien sur le cas du prisonnier d’opinion Ali Ramzi Bettibi  

  March 15, 2006   President Zine el-Abidine Ben Ali Presidential Palace Carthage, Tunisia   Dear Mr. President,   Human Rights Watch welcomes your decision announced February 25 to free 1,298 prisoners and to grant conditional parole to 359 others, including many whom we considered to be political prisoners. We hope that this move will be followed by further measures to release all those who remain in prison because of their nonviolent speech or political activities.   On this occasion, we are writing to urge the release of one such prisoner who is marking today the first anniversary of his arrest. The prisoner, Ali Ramzi Bettibi, has exhausted his legal remedies, after the Court of Appeals confirmed his conviction and the Court of Cassation declined on December 15 to quash it.   The Constitution of Tunisia states that court judgments are executed in the name of the president of the republic (Art. 64). The Constitution also gives the president the power to issue pardons (Art. 48).   We urge you to release Mr. Bettibi unconditionally because, for the reasons outlined below, we believe he was imprisoned for exercising his right to freedom of _expression. We also note that the court based its determination of Mr. Bettibi’s criminal intent on a confession that the defendant alleged was procured by torture, an allegation that the court refused to investigate.   We are concerned also because the case against Mr. Bettibi stems from his having copied and re-posted online material in a discussion forum. As such, his prosecution sends the message to Tunisians that they risk prison if they view and exchange information from the Internet that the government deems to be extremist, even in the absence of compelling evidence that the person had any intention to threaten or commit acts of violence, or that the person’s online activities were likely to incite others to commit criminal acts.   The police arrested Bettibi and searched his home in Kram, near Tunis, on March 15, 2005, reportedly confiscating personal papers, books, and compact disks. They accused him of having copied from one website a statement threatening Tunisia with terrorist attacks and re-posting it in a discussion forum that he co-moderates elsewhere on the World Wide Web. The activity in question took place on the evening of March 13, 2005, when Mr. Bettibi was using a computer at an Internet café (a “Publinet”) in Kram where he worked part-time.   Two weeks later, on March 28, the Tunis Court of First Instance sentenced Mr. Bettibi (case file 12751) to five years in prison and fined him 1,000 dinars (about U.S. $750). The court found Mr. Bettibi guilty under Article 222 of the Penal Code, which provides terms of up to five years for “threatening others, by any means, with an attack that would be punishable by criminal penalties.” The Tunis Court of Appeals on June 17 upheld his conviction while reducing his prison term to four years (case file 7309). Mr. Bettibi, who was born in 1976 and has no previous criminal record, is serving his term in Bourj er-Roumi prison in Bizerte.   The statement that Mr. Bettibi was convicted of re-posting in its entirety is signed by a group calling itself “The Group of the Islamic Jihadist Fighters – Ouqba ben Nafi’ Branch” (Jama’at Jund al-Islam al-Jihadia, Liwa’ ‘Ouqba ben Nafi’). It threatens Tunisia with car bombings and with “bloodbaths” at foreign embassies should Israeli Prime Minister Ariel Sharon visit the country. (The statement was issued in response to news reports in February 2005 that Sharon was among the heads of states and governments invited to attend the United Nations-sponsored World Summit on the Information Society, which was eventually held in Tunis in November 2005.)   As reprehensible as the statement may be, the court did not accuse Mr. Bettibi of authoring it. The court found that he had copied it from one site, known as al-Qal3ah (the Citadel), and re-posted it on another site, Mountada al-Ikhlas (the Faithfulness Forum). This act, the court found, “constitutes a clear threat to the Tunisian government, forming the crime defined by Article 222,” because Mr. Bettibi’s purpose was “to bring it to the attention of other Internet surfers in order to incite protests against the visit of Sharon to Tunisia.” Mountada al-Ikhlas is primarily a discussion site where participants post items and opinions in Arabic, some of them virulent, relating to world politics and to Islamist and jihadist movements.   The Bettibi “confession” that is cited in the court ruling is police statement (procès verbal) 1/267, dated March 15, 2005 and bearing the letterhead of the General Directorate for Public Security, Criminal Affairs Branch. In it, Mr. Bettibi is said to admit that his purpose was to incite protests. The court ruling does not mention that at his trial, Mr. Bettibi repudiated this statement and said he had signed without reading it because police had beaten and threatened him while in their custody.   Family members told Human Rights Watch that Mr. Bettibi said the police transported him after his arrest to a cell in the Ministry of Interior in downtown Tunis, where agents beat him with batons all over his body, notably on the soles of his feet (a form of torture known as falaqa). They allegedly threatened to apply electric current to his body if he did not sign a confession. According to a relative, the family did not know Mr. Bettibi’s whereabouts until a week after his arrest, when a released prisoner telephoned to inform them that he had seen Mr. Bettibi in the April 9 Prison in Tunis. (He had been transferred there after his period of garde à vue detention.)   Human Rights Watch is alarmed by the failure of the court of first instance, presided by Judge Mehrez Hammami, to investigate whether the defendant’s statement to police was improperly coerced. Mr. Abdelfattah Mourou, Mr. Bettibi’s lawyer, asked the judge to order a medical examination of him in order to determine whether there was evidence of abuse. Mr. Mourou also told Human Rights Watch that he had petitioned the trial judge to order the defendant to remove his shoes in court so that the court could examine possible evidence of torture.   Judge Hammami rejected these requests, even though the one-day trial took place only thirteen days after police took Mr. Bettibi into custody, and thus traces of any abuse might well have been detectable. He also failed to note in his ruling that Mr. Bettibi had made such a request.   We are grateful that officials of your government responded in writing to Human Rights Watch about the case, but are distressed by the substance of their statement. We refer here to a communication dated December 14 and entitled, “Clarifications from a judicial source in Tunis concerning the Ali Ramzi Bettibi case.” This document, sent in reply to a letter we had addressed to Minister of Justice Béchir Tekkari on November 23, states:   The court’s rejection of [Mr. Bettibi’s] request to have a medical examination is explained by the fact that, as a general matter, the court does not grant such requests if it does not have an intimate conviction that there are objective reasons to believe in the credibility of such an allegation. (« Le rejet, par le tribunal de sa demande d’être soumis à des examens médicaux, s’explique par le fait que le tribunal n’accepte pas, en général, une telle requête s’il n’a pas dans son intime conviction des raisons objectives de croire à la crédibilité d’une telle allégation. »)   We would be grateful to learn how this explanation can be reconciled with Tunisia’s own Code of Penal Procedure, which in Article 13bis grants defendants the right to request a medical examination. We also wish to know how this discretionary power to refuse medical examinations can be reconciled with the highest duty of the judge, which is to search diligently for the truth, including by scrutinizing all evidence that is presented to the court. We also note that Tunisia has ratified the Convention against Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment, which requires States parties to “ensure that any individual who alleges he has been subjected to torture in any territory under its jurisdiction has the right to complain to, and to have his case promptly and impartially examined by, its competent authorities.”   We find it particularly problematic that judges enjoy wide discretion to reject motions for medical examinations in Tunisia, a country where credible allegations of torture during pre-arraignment detention are commonplace. The medical examination is that much more important when – as in the case of Mr. Bettibi and in many other cases of Tunisians convicted in “security” cases –police statements contested by the defendant constitutes the only evidence cited by the court to support the guilty verdict.   The case file contains no credible basis for convicting Mr. Bettibi of having issued a criminal threat. Among the few items in the file is a police statement signed by Mohamed Achour, the owner of the Internet café where Mr. Bettibi carried out the activities in question. Mr. Achour’s statement, dated March 17, 2005, contains no incriminating evidence against Mr. Bettibi. Mr. Achour testified he did not know what Mr. Bettibi was doing while online on March 13, since he is not in a position to monitor the activities of persons using the terminals in his café.   Human Rights Watch has no objection to laws that punish persons who threaten violent attacks against others. However, the robust nature of the right to freedom of _expression under the International Covenant on Civil and Political Rights and other rights treaties requires that prosecutions for “threats” be limited to cases where there is a clear showing that the speaker had the specific intent to convey to another his serious purpose to imminently carry out a criminal act.   Similarly, Human Rights Watch does not object to laws that punish incitement to violence. However, to comport with international norms protecting freedom of _expression, such laws should define incitement narrowly to refer to situations where the inciting behavior creates an imminent danger that violent or recognizably illegal acts will follow.   The court concluded in its ruling that Mr. Bettibi was guilty of making criminal threats because, according to his disputed police statement, he said that in re-posting the communiqué he sought to “incite protests against a visit by Sharon to Tunis.” The ruling did not show that Bettibi’s re-posting of the communiqué had created, or contributed to, an imminent danger that violent acts would be carried out; indeed, there was no evidence presented that anyone had read and reacted to his re-posting. Moreover, the court did not suggest anywhere in its ruling that the “protests” that Mr. Bettibi allegedly hoped to “incite’ would be violent or otherwise recognizably criminal in character.   There are a variety of non-criminal explanations why a person would re-post a reprehensible text such as this one without associating himself with its threats: for example, to caution others of a threat that had already been made, to share it with scholars, journalists or others who follow the activities of extremist groups, or to invite others to debate the contents of the statement. In Mr. Bettibi’s case, his motive apparently was to show the hostile response in some quarters to your government’s decision to invite Prime Minister Sharon, while expressing his own opposition to the invitation. Mr. Bettibi wrote to us recently claiming that this was the gist of comments that he had added when re-posting the communiqué. (Bettibi wrote that; being in prison, he could not send us the exact text he posted a year ago, and we have been unable to retrieve it from online archives in order to verify its content.) The case file contains no evidence that Mr. Bettibi appended to the communiqué comments that could be construed as a threat or as incitement to imminent violence. For these reasons, while condemning the contents of the communiqué itself, we consider it a violation of the right to free _expression to imprison a person on charges of “issuing threats” merely because he re-posted such a communiqué in a discussion forum.   We therefore urge you to exercise your authority to release Mr. Bettibi and to order an investigation into his allegations that police tortured him while interrogating him.   We thank you for your consideration and look forward to your response.   Sincerely yours, Sarah Leah Whitson Executive Director of the Middle East and North Africa division


 

Washington exhorte Tunis à s’engager plus résolument sur la voie démocratique

                     

Associated Press, le 15.03.2006 à 22h48

TUNIS (AP) — Le gouvernement américain a invité instamment mercredi, par la voix du sous-secrétaire d’Etat chargé du Proche-Orient, David Welsh, les autorités tunisiennes à s’engager

plus résolument sur la voie de la réforme démocratique.

 

Lors d’une conférence de presse tenue au terme d’une visite de deux jours en Tunisie, le responsable américain a mis l’accent sur « l’impératif de renforcer les droits de l’Homme, la démocratie et

la libre initiative ».

 

Selon lui, de telles réformes viendraient « compléter naturellement les importantes réalisations accomplies par la Tunisie dans les domaines économiques et sociaux et rehausseraient son prestige dans le monde ».

 

« Nous exhortons la Tunisie et les pays de la région à s’engager dans la réforme démocratique, en garantissant le droit de réunion libre et pacifique et la liberté de navigation sur Internet et en élargissant le champ de la société civile à travers la reconnaissance de nouvelles organisations non-gouvernementales et les médias », a-t-il déclaré.

 

David Welsh a assuré que les Etats-Unis étaient disposés à « soutenir et encourager les réformes démocratiques et une liberté accrue en Tunisie », tout en admettant que chaque pays est en droit

d’entreprendre de telles réformes « selon son rythme et le contexte dans lequel il évolue ».

 

Au cours de son séjour, le sous-secrétaire d’Etat américain a été reçu en audience par le président Zine El Abidine Ben Ali et s’est longuement entretenu avec le chef de la diplomatie Abdelwahab Abdallah.

 


 

Les Etats-Unis veulent soutenir plus de démocratie et de liberté en Tunisie

 

AFP, le 15 mars 2006

TUNIS – Les Etats-Unis souhaitent plus de coopération avec la Tunisie pour approfondir les réformes politiques et promouvoir les droits de l’homme, a déclaré mercredi à Tunis un responsable américain.

 

« Les Etats-Unis souhaitent renforcer la coopération avec la Tunisie dans de nouveaux domaines pour promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et l’initiative privée », a déclaré le secrétaire d’Etat adjoint américain David Welch. « Nous sommes prêts à soutenir de nouvelles institutions démocratiques et plus de libertés pour le développement économique en Tunisie », a déclaré M. Welch lors d’une conférence de presse.

 

« Il faut aller de l’avant, surtout avec les évolutions en cours dans les pays voisins », a ajouté le responsable américain chargé des affaires du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord à l’issue d’une brève visite à Tunis. M. Welch a indiqué que Washington continuait à « encourager la Tunisie et les pays de la région à s’engager dans des réformes démocratiques », citant le droit de réunion, « l’élargissement du domaine de la société civile avec la reconnaissance de nouvelles composantes », la liberté de presse et le libre accès à l’internet. Il s’est félicité d’autre part de la « solidité du partenariat » entre les deux pays notamment dans les domaines économique et des technologies, de la coopération militaire et sécuritaire et dans la lutte anti-terroriste.

 

M. Welch a été reçu par le président Zine El Abidine Ben Ali et s’est entretenu avec les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdelwahab Abdallah et Mohamed Nouri Jouini. Il devait aussi rencontrer des représentants de la société civile.

 

Cette visite est intervenue un mois après celle du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld qui s’étaita ussi rendu en Algérie et au Maroc, trois pays alliés des Etats-Unis en Afrique du Nord, avec lesquels ils veulent resserrer ses relations militaires.

 

M. Rumsfeld avait souligné l’importance des réalisations socio-économiques en Tunisie, mais en l’invitant à faire des progrès politiques en matière de libertés.

 

AFP

 


David Welch en Tunisie  

 

Les Etats-Unis souhaitent plus de coopération avec la Tunisie pour approfondir les réformes politiques et promouvoir les droits de l’homme, a déclaré le 15 mars à Tunis, le secrétaire d’Etat adjoint américain David Welch.

 

« Il faut aller de l’avant, surtout avec les évolutions en cours dans les pays voisins », a ajouté le responsable américain chargé des affaires du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord à l’issue d’une brève visite à Tunis.

 

Welch a été reçu par le président Zine El Abidine Ben Ali et s’est entretenu avec les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdelwahab Abdallah et Mohamed Nouri Jouini. Il devait aussi rencontrer des représentants de la société civile.

 

(Source : l’agence marocaine officielle MAP, le Jeudi 16 mars à 12h40)


Conférence de presse de M. David Welch, secrétaire d’Etat adjoint américain

 « Notre partenariat avec la Tunisie restera très fort » 

 

La Presse – M. David Welch secrétaire d’Etat adjoint américain chargé des Affaires du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, a donné, hier soir, au terme de sa visite officielle en Tunisie, une conférence de presse qui a été consacrée aux relations tuniso-américaines et à des sujets d’actualité internationale.

 

 «C’est avec un grand plaisir que je visite de nouveau la Tunisie où je rencontre des amis et des homologues. J’ai eu, aujourd’hui, des entretiens d’abord avec le Président Ben Ali. J’ai eu l’honneur et la grande chance d’écouter les points de vue et les conseils du Président Ben Ali.

 

Je sais que le Président Bush accorde une grande importance aux conseils et points de vue du Président Ben Ali concernant plusieurs questions.»

 

De même, il s’est félicité du long entretien qu’il a eu avec le ministre des Affaires étrangères, M. Abdelwaheb Abdallah, avec qui «nous avons passé en revue l’ensemble des questions d’intérêt commun.»

 

Evoquant les relations tuniso-américaines, il a affirmé : «Notre partenariat avec la Tunisie restera très fort et nous demeurons engagés pour travailler ensemble au service de la paix, de la sécurité, de la prospérité et des progrès démocratiques dans la région.»

 

«La Tunisie se prépare actuellement à fêter le cinquantenaire de son indépendance. Je réaffirme que le soutien des USA et du peuple américain, ainsi que leur amitié pour la Tunisie, sont toujours aussi forts que lorsque la Tunisie venait d’accéder à son indépendance».

 

Pour le secrétaire d’Etat adjoint américain, «Nous avons eu l’honneur d’avoir engagé, depuis 50 ans, notre partenariat avec la Tunisie qui a réalisé des progrès immenses. La Tunisie a de quoi être fière.

 

Les réalisations accomplies se reflètent à travers les grands progrès sociaux, économiques, éducatifs et de développement.

 

Depuis l’indépendance, les USA ont toujours nourri à l’endroit de la Tunisie de l’amitié et de la coopération qui a embrassé divers domaines.

 

Aujourd’hui, notre coopération englobe d’autres volets en vue de renforcer davantage les droits de l’homme, la démocratie, l’initiative privée qui vont d’ailleurs de pair avec le développement économique et social dans nos pays».

 

Il admet cependant que chaque pays peut développer une approche de réformes qui va de pair avec sa propre identité et son contexte sociologique.

 

Interrogé sur la position de son pays à l’égard de l’attaque israélienne contre la prison d’Ariha, M. Welch a précisé qu’il a été convenu entre l’Autorité palestinienne et Israël que la détention soit observée par les USA et le Royaume-Uni. Toujours est-il que des irrégularités ont été signalées non seulement en ce qui concerne «les conditions de détention mais aussi pour la sécurité des observateurs. Les USA et la Grande-Bretagne ont signifié à l’Autorité palestinienne que ces conditions étaient inacceptables et qu’elles ne pouvaient être maintenues. Il n’y a eu aucun changement à cet égard. C’est pourquoi nos observateurs se sont retirés, une action qui n’a été coordonnée avec aucune partie. Nous n’avons d’autres préoccupations que celles de la sécurité de nos observateurs».

 

Concernant la position américaine vis-à-vis du Hamas, il a réaffirmé que les USA ont soutenu les élections palestiniennes qui se sont déroulées démocratiquement et en toute sécurité. Toutefois, il a rappelé que son pays exige du Hamas de reconnaître Israël, d’abandonner la violonce et le terrorisme et de reconnaître les conventions signées par les Palestiniens, y compris la feuille de route.

 

Mouldi M’BAREK

 

(Source : « La Presse » du 16 mars 2006)


 

Conférence de presse de David Welch

« Depuis 50 ans, les Etats-Unis sont partenaires de la Tunisie. Et nous la soutenons toujours dans l’approfondissement de ses réformes »

 

Les affaire d’intérêt commun et les relations bilatérales entre la Tunisie et les Etats-Unis ont été au centre des rencontres de M. David Welch, Secrétaire d’Etat-adjoint chargé des Affaires du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, en visite hier, à Tunis.

 

Des relations fortes et anciennes   lient les deux pays depuis 50 ans. Elles se diversifient  entre alliés et amis   et iront encore plus loin,  dans tous les domaines,  avec l’assurance  que Ç les Américains sont prêts à  soutenir la Tunisie  dans ses réformes  vers davantage   de libertés È dans  le respect mutuel.  Tel est, entre  autres, le message  de David  Welch exprimé, hier,   devant les nombreux journalistes venus à sa  conférence.

 

Juste  avant d’enchaîner avec une rencontre avec des représentants   de la société civile et à peine, a-t-il  achevé   son long entretien avec le ministre des Affaires étrangères, M. David Welch affirmait, hier, devant les représentants   des médias,  qu’il a  eu une audience très riche  avec le Président Ben Ali.

 

« Notre partenariat avec la  Tunisie demeure dense  et nous restons engagés  pour travailler davantage  pour la paix, le bien-être et l’évolution démocratique È, a-t-il indiqué, tout en rappelant que Ç les entretiens  ont concerné  les questions régionales, tout en étant une bonne occasion pour écouter les avis   et les  conseils des responsables  tunisiens ».

 

Les points  de vues du gouvernement américain ont été explicités par le hôte de la  Tunisie.

Il qualifie les relations entre les deux pays   d’historiques. Maintenant que la Tunisie fête le cinquantième anniversaire de son indépendance, « les USA sont fiers d’avoir été un  partenaire  de la Tunisie durant cinquante ans. Elles ont été parmi les premiers à reconnaître l’indépendance  de la Tunisie »,  dira non  sans fierté l’invité américain.

 

Multiforme et multisectorielles

 

Les relations  tuniso-américaines s’approfondissent continuellement. Elles touchent des secteurs  et  des centres d’intérêts très  variés allant du développement économique et de  la technologie, jusqu’à la coopération militaire, et la lutte internationale contre le terrorisme.

 

Aujourd’hui, l’amitié et la coopération entre les deux pays embrassent de nouveaux domaines comme l’approfondissement des réformes. « Les Etats-Unis sont disposés à soutenir la Tunisie dans l’approfondissement des réformes, pour davantage  de liberté. A chaque pays de décider de ses mesures  de réformes à son rythme. Ceux qui n’avancent pas régressent ».

 

Les Américains, rappelle l’hôte de la Tunisie, sont favorables aux réformes démocratiques réalisées  de façon  pacifique avec la garantie  du droit de réunion  libre et pacifique, plus d’ONG, davantage   de canaux d’information et un libre accès à l’internet « .

 

En Irak, la situation s’améliore

 

A la question  du « Temps » concernant la crédibilité des réformes démocratiques proposées  par les Américains au moment où la situation en Irak est encore  instable, David Welch a répondu, en substance,  qu’il ne voit dans aucun pays arabe, une situation comme celle qui avait prévalu en Irak avant mars 2003.

 

Le peuple irakien a voté dernièrement pour la troisième fois et c’est là une amélioration  qui n’occulte  pas les défis  économiques  et les dossiers  sont difficiles.

 

Concernant la montée  de Hamas au pouvoir, les Etats-Unis  préfèrent fournir de l’aide  directe au peuple palestinien en attendant que le Hamas clarifie  sa position concernant la reconnaissance d’Israël, le rejet du terrorisme et la reconnaissance des engagements  pris par le gouvernement   palestinien avant les dernières élections.

 

Celles-ci se sont  déroulées  de manière démocratique.

 

Le Hamas a eu 44% des voix   du peuple palestinien. Il faut qu’il tienne compte de l’avis des 56% et du fait que  Abbès a été porté au pouvoir   par la voie électorale.

Hamas changera-t-il de positions ?

Attendons  voir.

 

Hassine BOUAZRA

 

(Source : « Le Temps » du 16 mars 2006)


 

Les relations Paris-Tunis: « un modèle » selon Chirac

 

Associated Press, le 15.03.2006 à 17h22

TUNIS (AP) — Le président Jacques Chirac qualifie les relations entre la France et la Tunisie de « modèle de ce que peuvent réaliser ensemble deux pays situés de part et d’autre de la Méditerranée »,´dans un message adressé à son homologue Zine El Abidine Ben Ali à l’occasion de la fête de l’indépendance tunisienne. Intervenant cinq jours avant la célébration de cet anniversaire lundi prochain marquant un demi-siècle d’une indépendance proclamée le 20 mars 1956, ce message est le premier adressé par un chef´d’Etat étranger.

Il illustre « les relations anciennes et étroites » qui lient les deux pays. Selon le message de M. Chirac rendu public par l’agence de presse tunisienne TAP, ces relations « se traduisent par une grande proximité de vues sur les dossiers internationaux et une coopération bilatérale riche et intense ».

Le président français y exprime le souhait que ces rapports « confirment, dans un proche avenir, leurs orientations ambitieuses et leur dynamique », en se réjouissant de constater que le dialogue entre Paris et Tunis « connaît un prolongement au sein du processus euro-méditerranéen ».

« J’estime que la richesse de notre relation bilatérale et la réactivité de notre coopération, s’agissant de la réalisation des grands objectifs que se sont assignés les 35 pays concernés, doivent apparaître, aux yeux de nos partenaires, comme le modèle de ce que peuvent réaliser ensemble deux pays situés de part et d’autre de la Méditerranée », écrit encore le président Chirac.

Outre les liens historiques -la Tunisie est un ancien protectorat français – et les affinités culturelles fréquemment soulignées par les responsables des deux pays, Paris est le premier partenaire économique de Tunis. La France est en effet le premier investisseur étranger en Tunisie avec plus d’un millier d’entreprises françaises ou à participation française qui y sont installées et son premier pourvoyeur de touristes.

 

 


 

Tunisie-Telecom: France Telecom présente la meilleure offre à 1,885 md USD

AF, jeudi 16 mars 2006 TUNIS – France Telecom a présenté la meilleure offre financière pour l’achat de 35% du capital de Tunisie-Telecom, proposant une somme de 1,885 milliard de dollars, suivie par le Français Vivendi Universal (1,8 milliard), a-t-on appris jeudi de source boursière. La troisième offre retenue est celle de TeCom (Emirats arabes unis) et s’élève à 1,76 milliard de dollars, a-t-on affirmé de même source. Seuls ces trois opérateurs ont été retenus en vue d’une sélection définitive, après le dépouillement des « plis financiers » déposés par six prétendants. Le consortium italo-saoudien (Telecom Italia et Saudi Oger), le Sud-africain Mobil Telephone Networks et l’Emirati Etisalet ont été exclus de la course avec des offres entre 1,4 et 1,5 milliard de dollars. Le gouvernement tunisien espérait récolter plus de 1,6 milliard de dollars dans cette opération qui devrait doper l’économie nationale. Cette pré-selection n’a pu être confirmée officiellement auprès de Tunisie-Telecom. Créé en 1995, l’opérateur public tunisien compte 1,2 million d’abonnés au réseau fixe et plus de 2,5 millions à son réseau mobile. Il partage le marché tunisien avec un seul opérateur GSM privé (Tunisiana, 2 millions d’abonnés) et a affiché en 2004 un bénéfice net de 161 millions d’euros pour un CA de 710 millions d’euros.


France Telecom tops Tunisie auction – source

By Sonia Ounissi

 

REUTERS, le 16 mars 2006

TUNIS, March 15 (Reuters) – France Telecom <FTE.PA> is the top bidder in the partial privatisation of Tunisia’s top telecoms carrier Tunisie Telecom with an offer of around $2.5 billion, a source close to the auction said on Wednesday.

 

Financial bids for a 35 percent stake in Tunisia‘s most valuable company were opened earlier on Wednesday, but the government has yet to formally announce a winner. Technical bids were opened last week.

 

« France Telecom is the winner. It has offered $2.5 billion, » the source told Reuters, without giving any more details.

 

Another source close to the process said Europe‘s second biggest integrated telecoms operator had been led to believe that it was well positioned to win the auction.

 

Five other bidders — France’s Vivendi <EAUG.PA>, South Africa’s MTN <MTNJ.J>, Emirati operator Etisalat <ETEL.AD>, Dubai’s TECOM and a consortium comprising Telecom Italia <TLIT.MI> and Saudi Oger, had been vying for a slice of the state-owned company.

 

The partial privatisation had been originally expected to raise about $1.7 billion.

 

Tunisian government officials were not immediately available for comment. France Telecom declined to comment.

 

Both sources said France Telecom would have the option to buy another 17 percent stake in the company, Tunisia‘s biggest revenue and profit earner, in two years time.

 

French firms were said to be particularly keen on expanding in Tunisia, which shares their language.

 

Tunisie Telecom has about 4.2 million mobile and fixed-line customers in a country of 10 million and controls 72 percent of the mobile market — the kind of growth opportunity long gone in Europe‘s mature and competitive markets.

 

The firm, a fixed-line monopoly in Tunisia, made a net profit of 258 million Tunisian dinars ($191 million) on sales of 1.136 billion dinars last year.

 

It competes against Tunisiana — a joint venture of Kuwait‘s National Mobile Telecom (Wataniya) <NMTC.KW> and Egypt‘s Orascom Telecom <ORTE.CA> — for mobile phone customers. It also owns a 51 percent stake in Mauritanian mobile operator Mattel.

 

The sell-off, which has seen several delays, was kicked off in August last year and initially attracted the interest of as many as 13 players.

 

Groups that dropped out of the race include Spain‘s Telefonica <TEF.MC>, France Bouygues Telecom and Saudi Telecom.

 

(Additional reporting by Astrid Wendlandt in Paris and Santosh Menon in London)

 

REUTERS


 

Vers un mémorandum d’entente mondial de lutte contre la criminalité en ligne

Par Taïeb MAHJOUB et Fayçal BAATOUT

 

AFP, le 15.03.2006 à 17h07

DOHA, 15 mars 2006 (AFP) –  Les participants à la conférence  mondiale sur le développement des télécommunications (CMDT-06) ont  retenu le principe d’un mémorandum d’entente de lutte contre la  criminalité sur internet, au terme de leurs travaux mercredi à  Doha.

 

La conférence, qui a réuni du 7 au 15 mars un millier de  responsables et d’experts des pays membres de l’Union internationale  des télécommunications (UIT), a convenu de « la possibilité de mettre  en place un mémorandum d’entente entre les Etats membres sur la  cybersécurité », a déclaré à l’AFP un haut responsable de l’UIT,  Hamadoun Touré.

 

Selon lui, cette initiative fera l’objet de concertations avec  les Etats membres, prévues prochainement à Genève pour la  concrétiser et en faire un cadre de coordination « juridique, légale  et politique » de la lutte contre la cybercriminalité, dont le  cyberterrorisme, un phénomène qui menace le monde au fur et à mesure  du développement des technologies de l’information.

 

Dans leur déclaration finale, les participants ont d’ailleurs  affirmé avoir « atteint (…) certains objectifs » que les pays de  l’UIT se sont fixés depuis 1994 « pour assurer l’accès universel » aux  télécommunications, soulignant que l’évolution des technologies de  l’information et de la communication (TIC) « offre la possibilité de  combler le fossé » numérique entre le Nord et le Sud.

 

Malgré les progrès, un profond clivage subsiste. Environ 800.000  villages – soit un milliard d’habitants de la planète – sont  toujours dépourvus de toute connexion aux TIC, et plus de la moitié  de ces villages se trouvent en Afrique, selon des statistiques de  l’UIT de 2004.

 

« La société mondiale de l’information évolue et devrait répondre  aux intérêts de toutes les nations, tout particulièrement à ceux des  pays en développement », par une exploitation des TIC orientée vers  « un développement durable et un transfert de technologies  compatibles avec les législations nationales », notent les  participants dans leur document final.

 

Présentant l’accès universel aux TIC comme « l’une des clés de la  prospérité socio-économique », ils ont exhorté les gouvernements à  « offrir à tous un accès équitable et abordable », définir « un cadre  stable et transparent » et « faciliter une concurrence équitable tout  en protégeant l’intégrité des réseaux et les droits des  utilisateurs, des opérateurs et des investisseurs ».

 

L’UIT est en outre appelée à « continuer à jouer un rôle de  premier plan dans la conception et la mise en oeuvre de technologies  à faible coût (…) et dans l’élaboration de stratégies susceptibles  de faciliter l’utilisation des TIC en cas de catastrophes » et  d’apporter une assistance « aux handicapés », selon le texte.

 

Un Fonds de solidarité numérique, opérationnel depuis un an et  qui a recueilli quelque six millions d’euros, « devrait être utilisé  pour financer des projets de développement des TIC », selon le  document final.

 

Le plan d’action de Doha constitue « une feuille de route » pour  la mise en oeuvre d’un programme en six points, conçus comme des  « éléments catalyseurs du développement » des TIC dans le monde, selon  les organisateurs.

 

Ce programme couvre aussi bien la réforme de la réglementation  que le développement des infrastructures et les questions des coûts  et des tarifs des télécommunications, a expliqué M. Touré lors d’une  conférence de presse.

 

L’ouverture du secteur des TIC « à la concurrence favorise une  réduction des coûts », comme en témoigne le développement planétaire  rapide de la téléphonie mobile, a ajouté M. Touré.

 

La conférence de Doha constitue le suivi du sommet mondial de la  société de l’information (SMSI), qui s’est tenu en deux phase, en  décembre 2003 à Genève et en novembre 2005 à Tunis.

 

AFP

 

Un article de « libé » et un commentaire de Rached (de Tunis)

 

Incident antisémite en Tunisie

Des étudiants ont perturbé une cérémonie dédiée à un historien juif tunisien.

 

par José GARÇON

 

L »affaire aurait dû être une cérémonie hautement symbolique : la donation à l’université de la Manouba, près de Tunis, d’une partie de la bibliothèque d’un historien et sociologue juif tunisien décédé en 2004, Paul Sebag. Ayant vécu en Tunisie jusqu’aux années 70, où il a formé les premiers sociologues tunisiens, Paul Sebag est notamment l’auteur de deux ouvrages de référence Tunis, histoire d’une ville et Tunis au XVIIe siècle. La célébration de son geste est devenue au contraire un nouvel exemple de la très forte radicalisation existant dans le monde arabo-musulman et s’est transformée en incident suintant la haine.

 

Le 10 mars donc, la faculté de lettres de la Manouba a prévu un petit colloque scientifique pour célébrer cette donation. La fille de Paul Sebag et l’historien Claude Nataf, président de la société d’histoire des juifs de Tunisie, venus de France, ainsi que l’attaché culturel français, des professeurs tunisiens et des représentants des autorités doivent y participer. Alors que tous sont reçus par le doyen de la Manouba, des cris fusent à l’extérieur. «Revendications étudiantes», affirment les Tunisiens, qui sont toutefois nerveux et retardent le début du colloque.

 

Les choses se corsent quand le groupe veut rejoindre un amphi dont l’entrée est bloquée par 100 à 150 personnes qui crient des slogans en arabe. «A bas Israël», «Vive la Palestine», «Vive le Hamas», «Pas de normalisation (avec Israël, ndlr)», «les juifs à la mer», «Nous ne voulons pas de la bibliothèque d’un communiste juif stalinien» et autres amabilités du même genre. Quelques coups partent. Les professeurs font la chaîne pour séparer les manifestants des invités qui peuvent enfin entrer dans l’amphi et tenir leur colloque.

 

Les autorités universitaires, qui, selon Claude Nataf, ont «tout fait pour empêcher les choses de dégénérer», se sont confondues en excuses. Absente, la police n’a pu intervenir. Officiellement car elle «n’entre pas sur les campus», mais la raison laisse songeur dans un pays aussi quadrillé. Dans une lettre à l’ambassadeur de Tunisie en France, le Crif demande des sanctions contre les auteurs de cet «incident antisémite». Un peu moins de 2000 juifs vivent encore en Tunisie.

 

(Source : « Libération » du 16 mars 2006)

URL: http://www.liberation.fr/page.php?Article=367501


 

Commentaire à l’article d e Libération (reçu de Tunis le 16 mars 2006 de la part de «Rached »):

A propos de l’ « Incident antisémite en Tunisie »

 

J’ai lu cet article de José garçon ; j’ai le sentiment que ce journaliste au-delà de son professionnalisme n’était pas présent sur les lieux , ou avait écrit son article par des rumeurs , par ouïe dire et par des sources « bien informés » de la Propagandista officielle.

 

Dire et affirmer qu’à la faculté de lettres de Manouba les flics du régime ne peuvent pas pénétrer dans le campus , ou qu’elles ne sont pas omniprésentes , aidés par des miliciens du RCD et les habituels délateurs alimentaires , ce n’est pas seulement un euphémisme , c’est un mensonge grave et dans cette affaire la main des services spéciaux de ben Ali avait sans aucun doute était l’inspiratrice essentielle du communiqué de l’administration de la faculté de lettres de la Manouba, dont cet article reprend presque mot à mot les termes employés pour diaboliser encore un peu plus les forces d’opposition , très présentes dans le secteur universitaire , et il ne s’agit pas seulement d’islamistes.

 

A signaler que les islamistes tunisiens ,de plus en plus agissent avec autonomie et sans aucune coordination avec ce qui reste de l’ancienne ENNAHDA squelettique , j’en sais quelque Chose, j’ai eu des réunions avec eux , je suis enseignant sympathisant et militant d’un parti de centre gauche non autorisé ,et à ce titre la vie politique , la vie universitaire tout court de mon milieu fait partie des choses vitales et essentielles de mon engagement , et nous sommes des centaines dans ce cas , de tous les courants et de toutes les conditions.

 

Cette affaire est effectivement partie de bonnes intentions de la donation des archives du tunisien SEBAG, l’adjectif juif , musulman , chrétien n’intéresse que certains, SEBAG était un agnostique communiste ,des fois même stalinien et anti sioniste primaire ,et bien sûr un anti religieux plus que militant , un bouffeur de soutane encarté , pour ceux qui ne le connaissent pas.

 

En lisant l’article de JOSE GARCON et de la manipulation de son œuvre et de son nom par les sionistes et les services de la dictature tunisienne , il doit se retourner dans sa tombe le pauvre , c’est comme si demain la mondialisation et les néocons au nom d’un universalisme arrogant et mortifère commencent à manipuler la symbolique du CHE , les fascistes WAHABITES et SALAFITES depuis longtemps manipulent celle du prophète MUHAMMED SAW.

 

Ben Ali , SHLOMO et toute cette racaille haineuse qui justement ne loupent aucune occasion pour essayer de nous faire avaler des couleuvres , par le biais de ce genre de cérémonie et à grand renfort de publicité veulent nous faire avaler, par tous les moyens , la normalisation avec l’ennemi sioniste.

 

Il est vrai que la grande majorité des présents à cette cérémonie l’étaient pour protester contre les éventuels tentatives de l’administration, des « officiels » bradeurs de notre pays et des invités , de nous mettre devant le fait accompli de cette normalisation , de nous vendre l’entité sioniste et de diaboliser par tous les moyens le HAMAS qui est , que l’on accepte ou pas , le représentant légitime du peuple palestinien martyr , les « officiels » tunisiens de cette mascarade ne sont légitimes que d’une bande d’assassins et de spéculateurs .

 

On était des dizaines de personnes présentes à cette opération de communication et de propagande des philo sionistes , nous avons bien sûr entendu des slogans antisionistes , et pour la démocratisation de la Tunisie , cela venait de toutes les tendances politiques tunisiennes confondues , pour l’anecdote , j’ai même reconnu quelques uns de mes élèves boursiers du RCD qui ne se gênaient pas pour crier ce qu’ils avaient sur le cœur , c’était sincère ou pas de leur part , ou c’était pour la provocation? je n’en sais trop rien , ce que je sais , c’est qu’il n’y avait aucun slogan ou injure antisémites comme cet article et les services commandés de ben Ali l’affirment .

 

Par contre de la part des « invités » et des officiels, l’apologie de l’entité sioniste, de la civilisation judéo-chrétienne , la diabolisation du HAMAS et de l’irresponsabilité des palestiniens qui l’ont plébiscité était l’essentiel du discours de cette cérémonie , et de cette combine qui ne veut pas dire son nom.

 

Nataf est un sioniste primaire , ainsi que le CRIF qui est la voix de SHARON , pour eux , il n’existe pas de juifs tunisiens , il n’existe que des points de chute pour la gloire du sionisme , alors , même les morts peuvent servir à leur opération de séduction , et quand ça ne marche pas , comme pour l’opération de la faculté de lettres de la Manouba , ils hurlent avec parfaite synchronisation, une totale solidarité d’intérêts avec les services de ben Ali , à l’antisémitisme ,la suprême abjuration , alors que les véritables racistes et antisémites ce sont bien eux et leurs chiens de garde, les cercles des dictatures arabes.

 

RACHED

16 mars 2006

 

Ados « paumés », qui en est le coupable ??

Par Hajer AJROUDI

 

Les adolescents d’aujourd’hui sont de plus en plus difficiles à gérer et beaucoup plus précoces de ceux des générations précédentes.

 

On leur reproche de perdre de la pudeur, de devenir plus agressifs, plus « bornés » et de devancer leur âge.

 

On leur reproche aussi d’être superficiels, trop portés sur le divertissement et insouciants. Entre être « cools » ou sévères, les parents ne savent plus à quel saint se vouer.

 

Les professeurs vous diront que leurs élèves sont de plus en plus irrespectueux et de moins en moins studieux. En décrivant ceux qu’ils enseignent, ils diront aussi que la plupart ont du mal à se concentrer et qu’ils sont turbulents.

 

Les cabinets de psy connaissent une vogue de « consultation ado » qui n’existait pas il y a dix ans ou quinze ans. En effet, certains adolescents vivent très mal cette période et connaissent beaucoup de troubles. Anorexie, boulimies, troubles obsessionnels ou impulsifs du comportement, crise d’hystérie, dépression et mal d’être

 

Seulement, nul ne peut affirmer que ces maux viennent de naître ou que c’est la progression de la psychiatrie qui a fait que l’on peut enfin les déterminer.

 

Cela dit, une tournée autour des lycées de la capitale nous fera remarquer des tenues et des coiffures bizarres et nous ferait subir des comportements qui sont parfois humiliants ou exaspérants.

 

Quelques adolescents commencent à adhérer ou à croire à des semblants de sectes. Du hard rock, ils passent au gothique et au satanisme. Ils s’intéressent à la magie et au surnaturel. Néanmoins, cela reste plus un « intérêt audio visuel » qu’une réalité. Les séries américaines qui prennent cette orientation trouvent un public large parmi nos adolescents, mais ces derniers n’ont pas vraiment les occasions de passer à la pratique.

 

Seulement, la réalité est que nos adolescents font des fugues et passent parfois aux tentatives de suicides. Les moins hardis se renferment dans leurs chambres en mettant la sono à fond et en passant des heures à des activités que les parents ne connaissent pas car ils sont interdits d’accès.

 

La réalité est aussi que les adolescentes qui tombent amoureuses de leurs professeurs de jadis, et qui gardent cet amour en elles, ont laissé place à des véritables harceleuses. Des coups de fils aux lettres enflammées, des déclarations « yeux dans les yeux » ou invitation à dîner, les adolescentes d’aujourd’hui font tout pour concrétiser cet amour. Ce dernier n’est en fait qu’un besoin d’identification et qu’un idéal.

 

Et les adolescents d’aujourd’hui crient de plus en plus fort et s’évanouissent dans les concerts. Ils traitent leurs parents presque d’égal à égal et leur mal de vivre, ils le leur font subir.

 

Tout cela est de plus en plus en vogue et pas un jour, un parent ou un professeur ne se plaint d’un adolescent. Seulement, les ados, sont-ils les seuls à blâmer ?

 

Il faudrait, peut-être, réfléchir à deux reprises avant de condamner une génération livrée à elle-même depuis le plus jeune âge. Une génération qui dès qu’elle commençait à crier, à l’âge de l’enfance, on courait satisfaire son désir, rien que pour qu’elle se taise.

 

Et puis où sont les repères d’une génération qui vit avec des parents conservateurs ou mi-conservateur, mais qui passe son temps à absorber un modèle de vie à l’américaine parvenu par les clips, films et séries ? Et même si les parents sont « cools » et qui sont à l’exemple occidental, leurs enfants, perdent leurs repères dès qu’ils sortent dans la rue. Comment ces adolescents peuvent-ils se retrouver dans une société qui ne se retrouve pas et qui ne sait pas où elle va et ce qu’elle veut.

 

Nos adolescents, comme notre société, sont déchirés. Mais si les adultes, absorbés par les nécessités de la vie, n’ont pas le temps de se chercher, les ados, en ont assez. Mais ils se ne retrouvent pas. Si les adultes ont construit tant mieux que mal leur identité, les adolescents sont en train de le faire. Et ils se perdent dans les différents modèles qui s’offrent à eux.

 

La solution est-elle dans le fait d’instaurer un régime militaire pour pouvoir gérer ces adolescents difficiles ? Est-elle dans le fait d’être « copain-copain » avec ses enfants et de tout leur permettre ?

 

Peut-être, est-ce dans la modération qu’il faut chercher le remède. Mais surtout, il faudrait savoir rester compréhensif et proche d’eux. Et surtout, il faudrait de la patience, beaucoup de patience, car ce n’est pas facile de convaincre un adolescent qui croit savoir pratiquement tout sur la vie grâce à Internet à et à la télé, mais qui ne l’a pas encore réellement vécu, de faire tel ou tel choix.

 

Cet ado est en fait décidé à faire ses choix tout seul et tant pis « s’il se casse la gueule » car papa et maman seront là pour ramasser le pot cassé, ou alors, « car de toutes les façons, papa et maman ne sont jamais là ». Pensez-y avant de blâmer la génération ado d’aujourd’hui

 

(Source: “Le Temps” du 16 mars 2006)


 

North Africa: Islamist Prisoner Releases and Reconciliation

Bassam Bounenni (*)

 

Just a week after the Tunisian authorities announced a presidential amnesty for over 1200 political prisoners (including 70 members of the outlawed Islamist Nahda Party) on February 27, Libya released 130 political prisoners including all 85 Muslim Brotherhood prisoners. In Algeria authorities released Ali Belhadj, number two in the Islamic Salvation Front, on March 6. In Egypt, there is a new initiative to press the government to release the thousands of Islamists held without charge in administrative detention. Do these developments signal a trend toward reconciliation with Islamists in North Africa?

 

There is not much similarity among the processes that led to the various releases. While Belhadj was released within the framework of the Pact for Peace and National Reconciliation adopted last September in a national referendum, the Tunisian authorities refuse to acknowledge the existence of any Islamist political prisoners and say they were merely releasing common criminals who were involved in violence.

 

As for Libya, the government considers the Muslim Brotherhood an Islamist organization that has not practiced violence and stresses that they are adopting a reform program. The Egyptian initiative to release Islamist detainees is being driven by political forces motivated by the desire to build consensus and calm after the upset victory of the Muslim Brotherhood in 2005 elections. Imprisoned members of more extreme Egyptian groups, such as Tanzim Al Jihad, also have abandoned much of their earlier ideology—for example, declaring society and the president as apostates and therefore fair game for attacks—in recent years and have apologized for their violent acts.

 

Despite the recent developments, it remains the case that while many Islamist groups have adapted cleverly to the changing political environment, regimes in general have not changed the way they deal with Islamists. Regimes are postponing dealing with the issue, even though experience has demonstrated that every time the Islamists are given the opportunity to participate in elections that are the least bit fair, they will garner a large number of seats and achieve successes for which they will be envied. Regimes are able to avoid the issue partly due to mixed signals from the West. While influential think tanks stress the need for regimes to do what they have long avoided and incorporate the Islamists into the political arena, all paradoxically insist that Arab regimes cooperate in the U.S.-sponsored war on terrorism.

 

The return of Islamist moderates, such as Egypt‘s Muslim Brotherhood, to the political arena is a promising development but foreign actors should also affirm the importance of creating a peaceful climate that provides all political forces the right to exist and practice. Secular parties have ironically suffered the most from the many restrictions on political activity, to which Islamists have shown themselves more capable of adapting.

 

In any case the last word remains with the governing regimes, which hold the reins of power. Reconciliation proceeds, inevitably, according to the will of the decision makers; Islamists and thousands of their sympathizers have already paid the price of admission.

 

Although some consider talk about the return of Islamists premature in countries like Tunisia and Algeria, all indications are that these countries are not isolated from the profound changes that the Arab east is witnessing. Many taboos have fallen and new protest groups have begun to combine secularists and Islamists, for example the Kifaya movement in Egypt and the Tunisian “October 18 Movement for Rights and Freedoms.” The latter has returned light to the Tunisian political arena. After years of slumber the Tunisian street awoke to a hunger strike by prisoners whose slogan was “Hunger, but not submission,” and whose core was a coalition of communists, nationalists, and Islamists.

 

Reconciliation between regimes and Islamists remains far from a reality despite popular demands. The obstinacy of the governing regimes in the region and their continued refusal cannot conceal the essence of the matter: there can be no reform without reconciliation. In other words, there can be no new beginning without due regard for those whose rights have been violated, whether Islamist or secularist.

 

(*) Bassam Bounenni is a Tunisian journalist and researcher residing in Doha. This article was translated from Arabic by Kevin Burnham.

 

URL : http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&id=18128&prog=zru#north

 

LES PRINCES DU GOLFE BRASSENT DES MILLIARDS TANDIS QUE DES MILLIONS D’ARABES CROUPISSENT DANS LA MISERE

 

Cette semaine, le président des Palestiniens, Mahmoud Abbas, s’est rendu en Europe pour implorer le maintien de l’aide à ses compatriotes de Gaza et de Cisjordanie. En effet, après la prise du pouvoir législatif par le Hamas, l’Occident a commencé par conditionner ses contributions financières ( des centaines de millions de dollars par année) à un assouplissemnt politique de la part des dirigeants islamistes du Hamas. Les réserves palestiniennes suffisent à peine à payer les fonctionnaires durant un mois et à faire tourner difficlement les rouages de l’Etat. La misère touche près de 70% de la population, l ‘Etat sioniste ressert l’étau en fermant les frontières aux milliers de travailleurs palestiniens et la situation se trouve au bord de l’explosion tellement les infrastructures des territoires s’écroulent et les conditions de vie deviennent intenables. L’Etat palestinien est au bord du gouffre au moment où les pays du Golfe ont amassé seulement durant l’année 2005, pas moins de 300 milliards de dollars en tant que revenu d’un pétrôle dont le prix du baril a pris un bond vertigineux ( selon une étude de la HSBC, private Bank, Suisse SA).
Où va toute cette montagne d’argent? En grande partie entre les mains d’émirs et de princes des pays du Golfe qui l’investissent en leurs noms dans leur propre économie nationale ( sociétés de tous genres, chaines hotelières, import/export, banques, assurances, grandes surfaces,etc…), dans des acquisitions à l’étrangers ( palaces 5 étoiles en Suisse et dans les pays touristiques, infrastructures maritimes, participations dans les plus grandes sociétés européennes, consortiums industriels… ) et en placement dans les plus prestigieuses banques du monde occidental.
 
La misère des Palestiniens, la pauvreté qui touchent des millions d’Arabes même en Arabie Saoudite, ce n’est point l’affaire de l’oligarchie régante aux pays du Golfe qui a fait main basse sur le pétrôle de cette région. A eux tous, les Emirats arabes unis, le Koweit et l’Arabie Saoudite n’ont consenti qu’à peine 200 millions de dollars aux Palestiniens durant l’année 2005. Les investissements des princes et émirs  du Golfe dans les autres pays arabes en quête de capitaux ne constituent même pas 15% de ceux octroyés par la Banque mondiale, le FMI et les autres institutions financières occidentales.
Même les aides strictement humanitaires proviennent en grande partie du monde occidental et notamment de l’Europe car il n’est pas dans les traditions arabes de s’entraider en dehors des frontières nationales. De riches Saoudiens de Genève, tel Cheikh Yamani, ancien ministre du pétrole de son pays, se sont illustrés par des aides de quelques dizaines de millions de dollars à des institutions suisses, comme la constructions de luxueux foyers pour handicapés mentaux et physiques, mais n’ont jamais lâché un sous pour des millions d’Arabes croupissant dans la misère avec tous ses aspects.
 
Les Arabes se sont caractérisés par un manque flagrant de solidarité. Leurs dirigeants s’enrichissent au détriment de leurs peuples et règnent grâce à la constance d’une répression et d’un absolutisme uniques au monde. Les 16 millions de Juifs à travers le monde ont adopté une stratégie inverse. C’est pourquoi ils nous dominent et nous écrasent de tout leur poids bien qu’ils ne possèdent que l’infime de nos richesses pétrolière, financière et humaine.
 
Houcine Ghali, Genève


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17 juillet 2007

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