16 janvier 2006

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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2065 du 16.01.2006

 archives : www.tunisnews.net


Le Comité de Soutien aux Ouvrières et Ouvriers de Jannet à Haffouz : Enfin un accord ! Le Quotidien: UGTT : Un projet de sauvegarde de la mémoire syndicale AP: Décès de l’émir du Koweït : drapeaux en berne pendant trois jours en Tunisie Une lettre d’Omar Chlendi à sa famille Neila Charchour Hachicha: «Les élections en Tunisie étaient antidémocratiques à tous les niveaux» Houcine Ghali: Le 7novembre 1987 et le 18 octobre 2005 Mercure : Aucun mot Biju: LTDH L´economiste: Intégration économique au Maghreb : sur le chemin de la prospérité AFP: Les directeurs de trois compagnies pétrolières américaines reçus à Tripoli Bluewin: Commission des droits de l’homme :Le Pérou élu à la présidence Reuters: Michelle Bachelet, première présidente élue au Chili AFP:   Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue à la tête d’un pays africain AFP: Les femmes au pouvoir dans le monde

 
Le Comité de Soutien aux Ouvrières et Ouvriers de Jannet à Haffouz
 

Enfin un accord !

 

Le comité de soutien au sit-in des ouvrières et ouvriers de l’usine Jannet à Haffouz tient à informer l’opinion régionale et nationale que :   –                      le sit-in qui a été entamé depuis le 02-01-2006, –                      la mobilisation des structures syndicales aux niveaux local, régional et national, –                      le soutien manifesté par les militants de la société civile   ont aboutit à une séance de négociation, aujourd’hui 15-01-2006, entre les parties du conflit , laquelle s’est concrétisée par un accord qui satisfait , dans l’ensemble , les revendications ouvrières .   Le comité tient, enfin, à souligner l’importance de la résistance des ouvriers, seul à même de faire face à la détérioration des conditions de travail, à la précarité et au licenciement abusif.   Pour le comité Massaoud Romdhani

 

UGTT : Un projet de sauvegarde de la mémoire syndicale

Un projet de sauvegarde de la mémoire syndicale menacée de déperdition sera réalisé prochainement par l’UGTT.   Tunis-Le Quotidien   La section des études et de la documentation relevant de la centrale syndicale, cheville ouvrière du projet, a adressé tout récemment une lettre aux services des archives nationales pour qu’ils lui fournissent les documents nécessaires à la «réhabilitation» de la mémoire syndicale.   Un inventaire des figures marquantes de l’UGTT sera également effectué à travers une série de livres documentaires (Le Métron) consacrée à l’histoire du mouvement syndical au Maghreb.   L’UGTT envisage aussi de recueillir les témoignages des vieux routiers du mouvement syndical.   De nombreux appels pour sauver la mémoire syndicale de l’oubli et de l’instrumentalisation ont été lancés par les syndicalistes à la veille de la célébration, le 20 janvier, du 60ème anniversaire de l’UGTT.   Certains syndicalistes tirent depuis plusieurs années la sonnette d’alarme afin de pousser l’organisation ouvrière à réhabiliter la mémoire syndicale avant qu’il ne soit trop tard, étant donné que les témoignages de certaines figures emblématiques du mouvement syndical toujours en vie seront d’un apport précieux et incontournable.   La sauvegarde de la mémoire syndicale est devenue également une nécessité impérieuse à la lumière des divergences profondes apparues récemment au grand jour entre les syndicalistes sur des événements importants.   W.K.   (Source : Le Quotidien, le 15 janvier 2006)

 

Décès de l’émir du Koweït : drapeaux en berne pendant trois jours en Tunisie

 Associated Press, le 15.01.2006 à 20h24 TUNIS (AP) — Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a décidé la mise en berne pendant trois jours du drapeau sur l’ensemble des édifices publics et les ambassades de Tunisie à l’étranger en signe de deuil à la suite du décès de l’émir du Koweït, Cheikh Jaber Al-Ahmed Al-Sabah, a annoncé dimanche l’agence de presse officielle TAP.   Dans un message de condoléances adressé au prince héritier Cheikh Saâd Al-Abdallah Al-Salem Al-Sabah, le chef de l’Etat tunisien a exprimé sa « profonde tristesse » pour la disparition de celui qu’il a qualifié d' »éminent homme d’Etat ».   Il a salué « les hautes qualités » du disparu « pour les efforts qu’il a déployés sa vie durant au service du Koweït (…) et la ferme volonté de soutenir les causes de justice, de paix et de développement dans la région arabe et islamique et dans le monde entier ».   Associated Press

 

Une lettre d’Omar Chlendi à sa famille

Voici de larges extraits d’une lettre d’Omar à sa famille, qui nous a été communiquée par Teresa, sa maman.
Nous publions ici la retranscription écrite de ces extraits ainsi que le scan (en un seul morceau rassemblé) de ceux-ci.
Aujourd’hui j’ai franchi la paroi de la paresse pour vous écrire ce mot. (…) J’espère que vous accepterez ces quelques mots d’une personne qui brûle d’impatience à vous voir tous inchallah en bonne santé.
Allant toujours dans mes lettres par la théorie qui dit qu’un sujet apporte un autre.
Lorsque je ne trouve pas par où commencer, car la plus dure des choses c’est le début mais c’est pas grave je vais me lancer.
J’ai reçu votre lettre avec des petits dessins ça m’a fait planer un peu hors de ce pénitencier en me disant comment était la famille en France (…) Mais le destin était tracé (…) J’espère que vous me comprendrez car durant ces 3 ans de galère la joie commence à disparaître ; sauf par les rayons de lumière et d’espoir que je reçois de vous. J’ai remarqué que toute la famille m’envoit des lettres pleines de dessins hors que moi je suis assoiffé à connaître de vos nouvelles.
Voir vos écritures, savoir plus de ceux qui m’aiment et que j’aime, plus clairement une lettre comme la mienne même si vos lettres sont plus optimistes que les miennes. Parlons un peu de moi, je suis comme vous le savez, j’attends toujours l’heure de vérité pour sortir de ce trou, rien de nouveau et les jours se répètent.
J’espère vous voir prochainement inchallah et avoir plus l’occasion de vous voir vous embrasser tous et comme dit le proverbe « après l’orage il y a le beau temps »
Je n’ai pas trouvé les mots justes pour vous d’écrire ce que je ressens, car pour moi les jours ce ressemblent et sans la foi ; je ne sais pas si la pointe de mon stylo aurait pu franchir le seuil de cette lettre.
Mais je vais tenter dans cette lettre de profiter de la fenêtre de dialogue pour faire parvenir mes salutations à toute la famille, un par un, petits et grands, gros et maigrichons. Alors je compte sur vous pour le faire et merci d’avance
J’en profite aussi pour essayer de remercier tous ceux qui me soutiennent dans ce mauvais cas là où je suis
Les mots ne pourront peut-être pas tout dire, même si l’_expression d’un crayon peut faire des miracles, mais je veux qu’ils sachent que mon cœur est bien reconnaissant pour chaque mot et geste et même pensées qu’ils ont envers moi et mes amis.
J’attends vos lettres pour mieux enrichir mes nouvelles et savoir parler de ce qui ce passe actuellement, car on dirait que je viens du jurassic avec mes histoires. Alors comme promis 1000000……………..bisous pour vous et pour toute la famille
De la part d’Omar qui vous aime beaucoup Bisous Le Comité de Soutien (France) (Source: Alerte electronique de MMe Luiza Toscane le 16-01-2006)

 

Neila Charchour Hachicha:

«Les élections en Tunisie étaient antidémocratiques à tous les niveaux»

 

Original English Item: Neila Charchour Hachicha: « Tunisia’s Election Was Undemocratic at All Levels. »

Neila Charchour Hachicha est la fondatrice du parti tunisien le Parti Libéral Méditerranéen [1]. Architecte, née à Tunis en 1955, Hachicha est la fille du défunt Mahmoud Charchour, éminent diplomate et figure clé du parti au pouvoir le Rassemblement Constitutionnel Démocratique, longtemps dirigé par l’homme fort et modernisateur, Habib Bourguiba. Après la prise du pouvoir par Zine El Abidine Ben Ali en 1987, Hachicha devient de plus en plus active dans l’opposition et est devenue l’une des chefs de files des voix dissidentes en Tunisie. A travers la plateforme de son Parti Libéral Méditerranéen elle appelle à mettre fin au pouvoir de l’Etat-Parti et l’instauration démocratique d’un système libéral fondé sur le multipartisme. Todd Orenstein, un assistant chercheur au Washington Institute for Near East Policy, a interviewé Hachicha par e-mail le 24 Février 2005.

Réformes en Tunisie

 

Middle East Quarterly : Qu’est-ce que le Parti Libéral Méditerranéen cherche à établir en Tunisie ? Quels sont ses objectifs ?

Hachicha : Le Parti Libéral Méditerranéen ou PLM croit que la démocratie peut consolider la cohésion nationale plutôt que de créer des divisions et de l’animosité au sein d’un même peuple. Plus spécifiquement, le PLM vise à consolider les visions du libéralisme politique et économique. Pendant trop longtemps nous avons enduré un système économique socialiste qui a facilité la dictature. Nous cherchons donc à éduquer autant le peuple que le régime sur la nécessité d’évoluer vers le libéralisme. Nous voulons aussi construire un support populaire autour de l’Union du Maghreb Arabe qui nous aidera à intégrer une région plus grande encore qui est la région méditerranéenne. En tant que femme Musulmane et Tunisienne, je me sens bien plus proche de la culture méditerranéenne que du monde Arabo-musulman. Mais, nous ne pourrons rien faire de tout cela sans la légalisation du PLM. En Tunisie, cette légalisation n’est pas un droit que l’on exerce mais plutôt une faveur que l’Etat peut choisir d’accorder ou de refuser.

MEQ : Ben Ali a gagné un quatrième mandat présidentiel en Octobre 2004 avec 94,49 pour cent des votes contre deux opposants. Ces élections étaient-elles légitimes ?

Hachicha : On ne peut pas dire que les élections étaient illégitimes. Le Rassemblement Constitutionnel Démocratique est au pouvoir depuis l’indépendance. Avec deux millions d’adhérents sa légitimité ne fait aucun doute. De plus, la communauté internationale soutien Ben Ali. Il a à son service exclusif le soutien de toute la machine étatique. Par conséquent Ben Ali détient une légitimité surtout parce qu’il est le chef d’un parti mais ceci est très différent d’une légitimité démocratique détenue à travers tous les Tunisiens. Les élections ont pu être légitimes techniquement, mais dans ces conditions elles ressemblaient bien plus à une course entre une voiture de sport et une chaise roulante. Elles étaient inéquitables et antidémocratiques à tous les niveaux.

MEQ : Comment est-ce que Ben Ali utilise les mécanismes de l’Etat pour marginaliser l’opposition ?

Hachicha : Le régime use de toutes sortes de procédures et moyens inéquitables et même illégaux pour réprimer l’opposition. L’accès aux médias et le soutien financier sont restreints au strict minimum même pour les candidats et partis légalement reconnus. Il en résulte que l’opposition demeure injustement méconnue. Il n’y avait aucune comparaison possible entre le temps accordé par la télévision au Président ben Ali et son épouse durant la campagne présidentielle, et le temps accordé aux autres candidats. Il n’y a eu aucun débat. Malgré l’illégalité la répression était importante. Alors que la démocratie requiert la responsabilité du leadership, le fait est que, seul le citoyen est tenu d’être responsable. Grâce à la complaisance citoyenne, il est plus qu’aisé pour Ben Ali de gagner plus de 90 pour cent des votes.

MEQ : Est-ce que la pression intérieure peut forcer Ben Ali à accepter les réformes démocratiques.

Hachicha : La pression intérieure est trop faible. Malgré sa nécessité, elle est loin d’être suffisante. Du fait que nous n’ayons aucune liberté d’_expression et d’association et que l’intimidation est répandue, les Tunisiens se sentent inconfortables vis-à-vis de toute activité politique. La peur contrôle leur raisonnement. Par conséquent, aucun mouvement politique n’arrive à acquérir suffisamment de soutien populaire transparent apte à créer une pression sur Ben Ali. Nous sommes encore au stade où chaque mouvement politique essaye seulement de se construire une crédibilité afin de pouvoir acquérir une légitimité.

MEQ : Est-ce que les partis d’opposition détiennent un poids significatif dans le champ politique ?

Hachicha : Absolument pas ! Le régime ne montre aucune volonté de partager le champ politique. Il n’y a aucune ouverture pour un débat national. La situation est aggravée par le silence de la communauté internationale face aux abus du pouvoir. Lorsque le Président Bush a reçu le Président Ben Ali à la Maison Blanche [2], Bush a insisté sur la nécessité de la liberté d’_expression et des libertés politiques. Presque en même temps, le Président français Jacques Chirac a parlé du miracle tunisien et a dit que le premier des droits de l’Homme était de boire et de manger. Récemment aussi le Ministre de la Défense italienne a cité la Tunisie comme un exemple de démocratie dans la région. Espérons que la tournée du Président Bush en Europe [3] consolidera les relations trans-atlantiques et permettra aux Etats Unis et à l’Europe de coordonner leurs visions, déclarations et actions afin de nous aider à être plus confiants en nous-mêmes pour résoudre nos problèmes internes.

MEQ : Alors il y aurait un rôle pour la pression extérieure ?

Hachicha : La communauté internationale a bon nombre d’outils pour mettre la pression sur de tels régimes sans interférer dans les problèmes internes puisque nous pensons tous que la souveraineté nationale est très importante. Malheureusement, la communauté internationale n’a jamais mis de pressions sérieuses sur les dictatures jusqu’au 11 septembre lorsqu’un tel objectif a fait partie de l’agenda du gouvernement américain. Malgré cela, il y a encore des pays comme la France qui soutiennent les dictatures. De part l’Histoire et la position géographique l’impact politique européen reste plus important sur un pays comme la Tunisie que l’impact politique des Etats-Unis avec lesquels nous n’avons pas d’intérêts vitaux.

MEQ : Est-ce que l’Initiative de Partenariat de l’Administration Bush avec le Moyen Orient ou MEPI [4] peut rendre la pression américaine plus effective ?

Hachicha : Alors que Washington fait beaucoup d’efforts, je ne suis pas sûre que l’Administration Américaine soit entrain de résoudre les problèmes de la meilleure manière. Je vous donne deux exemples. Le MEPI est une excellente initiative qui offre beaucoup de moyens financiers pour renforcer la société civile dans le Monde Arabe. Mais dans un pays comme la Tunisie qui n’a pas de société civile indépendante, avec qui le MEPI va-t-il travailler ? Serait-ce avec la société civile légalement reconnue qui n’est qu’une extension du régime ? Ou va-t-il travailler clandestinement avec des associations ou des mouvements politiques non reconnus ? Je pense qu’avant de mettre à disposition des moyens financiers, l’Administration Américaine devrait favoriser un meilleur contexte politique qui permettrait aux sociétés civiles de se développer librement et équitablement. Ce n’est qu’à ce moment là que le MEPI sera efficient. C’est ironique, mais lorsque j’ai publié un résumé d’une conversation que j’ai eu avec Scott Carpenter, assistant député du Secrétaire d’Etat chargé du MEPI, dans lequel j’ai suggéré que l’Administration Américaine mette la pression sur les présidents élus à plus de 90 pour cent des votes, pour démissionner des partis au pouvoir afin de permettre l’émergence de nouvelles personnalités politiques, le gouvernement tunisien a censuré le site du PLM et le Département d’Etat Américain n’a montré aucun soutien. Alors quel genre de démocratie et de liberté d’_expression sommes nous en droit d’attendre ? Les Etats-Unis ne devraient pas mettre moins de pression sur la Tunisie sous prétexte que nous sommes plus développés que le reste du Monde Arabe. D’autre part, beaucoup d’ONG Américaines ne sont pas autorisées en Tunisie alors qu’elles pourraient être d’excellents espaces de libertés, de coopération et de formation. Il est bien plus facile à l’Administration Américaine d’obtenir l’autorisation d’implanter ses ONG en Tunisie que pour les Tunisiens de former de telles organisations dans leur propre pays. Au moins les membres d’une ONG américaine ne seront pas persécutés.

MEQ : Qu’en est-il de l’Europe ? En 1998 la Tunisie a signé un accord de partenariat [5] avec l’Union Européenne qui oblige le gouvernement tunisien à promouvoir les Droits de l’Homme et le pluralisme politique. Cet accord a-t-il été effectif ? Est-ce que l’Union Européenne a représenté une force pour les réformes démocratiques ?

Hachicha : Oui, la Tunisie a signé un accord avec l’UE mais l’accord est bien plus économique qu’autre chose. Pour les droits de l’Homme et le pluralisme politique l’UE a mis très peu de pression du fait que le régime se défendait en avançant que des réformes politiques pouvaient mener à une débâcle du style algérien, et que celles-ci devaient être précédées par la résolution du problème Palestinien. Par ailleurs, alors que l’UE sait parfaitement que la démocratie commence par le respect des droits des minorités, sa priorité a continué à être la stabilité à tout prix. Seul un pluralisme superficiel sous le contrôle total de l’Etat a pu émerger.

 

Islamisme

 

MEQ : Le gouvernement Tunisien a interdit Al-Nahdha, le principal parti Islamiste. Est-ce que les Islamistes pourraient dominer une Tunisie démocratique ?

Hachicha : Si la Tunisie était une démocratie, Al- Nahdha ne dominerait point. Dans une dictature les Islamistes semblent être la seule opposition effective puisqu’ils ont accès au peuple à travers les mosquées et ne dépendent ni de la liberté de presse ni d’aucune autorisation d’association. En réalité, autant le régime que les Islamistes ont besoin l’un de l’autre. Le régime avance l’Islamisme pour justifier les restrictions démocratiques et les Islamistes s’appuient sur ces mêmes restrictions pour s’octroyer une légitimité.

MEQ : Mais est-ce que des réformes démocratiques ne mèneraient pas à une débâcle sanguinaire comme celle de l’Algérie en 1992 ?

Hachicha : Un parti Islamiste légal en Tunisie ne peut pas mener au scénario Algérien. N’importe quel parti que le gouvernement tunisien autoriserait, serait difficilement plus restrictif que le régime actuel. Par ailleurs, la Tunisie est immunisée contre le scénario Algérien pour deux raisons. La première tient de l’éducation des femmes et du code du statut personnel que le Président Bourguiba a imposé au début de l’indépendance. Ceux sont aujourd’hui, deux acquis irréversibles. Les femmes représentant la moitié de l’électorat, les Islamistes n’auront d’autre choix que de respecter leur voix. Deuxièmement, notre économie est basée sur le tourisme. Les Islamistes ne peuvent interdire le tourisme puisque contrairement à nos voisins, Algériens et Libyens, nous n’avons ni gaz ni pétrole. N’importe quel parti Islamiste sera donc tenu d’être modéré pour obtenir des votes et survivre dans l’arène politique. De plus, les différences post-indépendance entre l’évolution de l’Algérie et de la Tunisie limiteraient les atteintes Islamistes puisque la Tunisie a toujours été ouverte vers l’Occident alors que l’Algérie penchait surtout vers le nationalisme arabe. Par ailleurs, l’armée algérienne a joué un rôle politique important alors que l’armée tunisienne ne l’a jamais fait. Enfin, l’existence du pétrole est aussi très importante puisque la prospérité qu’il permet est une motivation de taille pour le peuple qui devient prêt à se sacrifier à la poursuite du pouvoir et du contrôle.

MEQ : Qui soutient les Islamistes Tunisiens ?

Hachicha : Officiellement personne ne les soutient. Officieusement nous pensons tous que les régimes islamiques les ont financés au moins jusqu’au 11 Septembre. Mais il reste utile de souligner qu’être un bon Musulman ne veut nullement dire être un Islamiste ou soutenir un mouvement politique Islamiste comme souvent Al-Nahdha s’en prévaut. Les Tunisiens sont des Musulmans modérés laïques dans leur mentalité même si la laïcité n’a jamais été inscrite dans notre constitution. Bien sûr depuis le 11 Septembre, les Tunisiens se sentent le devoir de protéger leur religion, mais ils ne soutiendraient pas massivement un parti Islamiste surtout après toutes les violences qu’ils ont pu voir en Irak venant des Islamistes sunnites. Les Tunisiens ne sont pas un peuple violent et ne permettraient jamais à des Islamistes étrangers d’importer leur violence. Quant aux chefs de file radicaux de l’Islamisme tunisien, ils sont depuis longtemps en exil en Occident. Le fait qu’ils ne rentrent pas chez eux indique qu’ils ne voient pas d’avenir prometteur ici. Au moins à l’étranger ils bénéficient d’un accès à la presse pour continuer leur démagogie.

Le Futur

 

MEQ : Les élections irakiennes auront-elles un impact sur la Tunisie ?

Hachicha : Bien sûr, il n’y a aucun doute à cela. Elles n’auront pas un impact seulement sur la Tunisie mais sur toute la région. Comme le Président Bush l’a dit [6]: « Les graines de la liberté ne poussent pas seulement là où elles sont semées ; emportées par des vents puissants, elles traversent les frontières, les océans et les continents pour prendre racine dans d’autres terres lointaines. » Les élections irakiennes n’affecteront pas immédiatement ceux qui sont déjà au pouvoir et peuvent obtenir 90 pour cent des votes, mais elles auront un impact certain sur la maturité politique de tous les peuples oppressés. Le processus de la liberté même s’il est lent et souvent violent, est irréversible maintenant. On peut le constater clairement en Irak, au Liban, en Egypte et même en Arabie Saoudite. L’effet domino fonctionne. Quant à la Tunisie, il y a seulement une année, je n’aurai pas osé exprimer mes opinions comme je le fait actuellement. Aujourd’hui, la politique du silence est autrement plus dangereuse sur le court terme que d’exprimer des opinions constructives. Espérons que Ben Ali écoutera attentivement pour éviter à la Tunisie une profonde crise politique.

MEQ : Vous avez écrit sur une initiative de réconciliation nationale[7]. Pourquoi une réconciliation nationale serait nécessaire dans un système politique apparemment stable ?

Hachicha : Vous le dites vous-même « Un système politique apparemment stable ». En effet, le Tunisie semble stable, mais il s’agit d’une stabilité imposée à travers la répression, une stabilité à un prix excessif en dignité et en droits humains. Or, nous avons besoin d’une stabilité construite autour des libertés individuelles, de la démocratie et d’un Etat de droit pour assurer une stabilité authentique et durable. Maintenant pourquoi la réconciliation ? L’Islamisme n’est pas une fatalité. L’Islamisme est la résultante de la dictature conjuguée à la pauvreté et au désespoir. L’Islamisme est la preuve que notre système politique a échoué à établir un Etat de Droit. Autant le régime que les Islamistes sont responsables de la dictature puisque tout deux de manières différentes ne respectent pas la constitution. Le cercle des condamnations étant contreproductif, nous avons besoin d’une réconciliation nationale. Sinon, quelle serait la crédibilité de n’importe quel mouvement démocratique d’autant que le régime renie l’existence de prisonniers politiques ? Comment pouvons-nous exclure même une minorité de citoyens du champ politique et prétendre en même temps être démocrate ? La réconciliation est la condition d’une vraie démocratisation. Si nous voulons être un exemple de démocratie dans la région, la première étape serait la démission du Président Ben Ali du parti au pouvoir. Nous avons besoin d’un gouvernement ouvert et non violent durant une évolution démocratique authentique et inclusive.

 

[1] Parti Libéral Méditerranéen at http://www.plmonline.org [2] White House news conference, Feb. 18, 2004. [3] Feb. 21-24, 2005. [4] « Middle East Partnership Initiative, » U.S. Department of State, accessed Apr. 27, 2005. [5] « The EU’s Relations with Tunisia, » EU External Relations, Europa website, accessed Apr. 27, 2005. [6] White House news release, Bratislava, Slovakia, Feb. 24, 2005. [7] Neila Charchour Hachicha, « Appel à la Réconciliation Nationale, » Parti Libéral Méditerranéen, Feb. 13, 2003

 

(Source : The middle east Forum Quarterly, Summer 2005, volume XII, N° 3)

URL: http://www.meforum.org/article/882

 

 

LE 7 NOVEMBRE 1987 ET LE 18 OCTOBRE 2005

Houcine Ghali, Genève

   

A 6h 30 du matin de ce fameux 7 novembre 1987, le peuple tunisien s’est réveillé avec la certitude d’avoir balayé 30 ans de pouvoir destourien autocratique et de règne bourguibien schizophrène. Enfant du sérail et destourien sans conviction, général et plusieurs fois ministre et dirigeant de la police et des services secrets du pays, Ben Ali s’est tout d’un coup transformé en sauveur du peuple tunisien de la sénilité du « combattant suprême » et de la médiocrité qui caractérise les responsables de l’Etat.

 

Nous sommes en janvier 2006, c’est à dire 18 ans après, et toutes les promesses du général-président se sont avérées vœux pieux et mensonges pour s’installer au pouvoir et livrer la Tunisie à une mafia sans vergogne, à une répression féroce et à une bureaucratie tentaculaire qui n’en finit pas de sucer le sang des démunis du peuple tunisien.

 

Ce n’est pas la peine de démontrer toutes les vicissitudes de ce long règne puis qu’il suffit de revisiter les sites de tunisnews et autres blocs de l’opposition tunisienne pour comprendre que non seulement rien n’a changé mais que la situation politique, économique et sociale n’a fait qu’empirer.

 

Alors, qu’attendaient les Tunisiens de l’opposition pour s’en sortir?

Personne n’attend rien de la … opposition appelée légitime puisqu’elle a démontré, plus qu’il en faut, qu’elle a pactisé avec le diable et qu’elle ne représente nullement la grande masse des mécontents et des opposionnels.

Quant à l’opposition dite de gauche, ou radicale, elle s’est illustrée par sa division au nom d’un hermétisme idéologique castrateur qui a fait les beaux jours du pouvoir et retardé toute option pour une quelconque alternative.

 

La grève du 18 octobre 2005 a donné un nouvel espoir pour la totalité des opposants tunisiens appartenant à divers courants politiques. La mobilisation était grandiose aussi bien à l’intérieur du pays que dans les lieux de l’immigration. A relire les interventions sur les sites internet, on dirait qu’une véritable révolution allait bientôt accoucher en Tunisie. L’espoir était immense et la mobilisation enthousiaste.

 

Mais le résultat est à la mesure de la médiocrité de l’ensemble de l’opposition tunisienne : impossibilité de s’accorder sur un programme minimum pour une alternative au pouvoir; rebondissement des querelles idéologiques; résurgence du débat sur la participation des islamistes à un front de lutte contre le pouvoir en place et querelles de personnes pour une bonne place sur l’échiquier du 7 pouvoir à conquérir.

 

Résultat : comme d’habitude, le pouvoir jubile et s’en sort avec les moindres frais et l’ensemble des militants de l’opposition et des membres des classes défavorisées se sentent, pour la énième fois, frustrés, trahis et démobilisés.

 

Houcine Ghali, Genève

15 janvier 2006


Aucun mot

Mercure  

 

Traverser la Tunisie de haut en bas et de long en large, chanter Moudhaffer Annouwab en bande enivrée par la Celtia à l’Avenue Bourguiba. S’arrêter sur la route de Silyana et courir derrière le zarzour parmi les oliviers.

 

Se lever le jour de l’Aïd et échanger les chaudes accolades et les vœux avec les proches.

 

Se sentir triste de voir des filles pré-adolescentes habillées d’un tchador tout noir dans les rues de Sousse.

 

Sentir cette fébrilité et cette excitation à l’arrivée et une tristesse immense au départ.

 

Sentir le temps vous échapper et ne pas avoir le temps de faire tout ce que vous aviez envisagé, visiter et rencontrer tout ceux que vous comptiez visiter.

 

Constater que le pays est debout malgré tout et se demander pour combien de temps encore. Tout est tellement cher pour le tunisien d’en bas. Cirse économique ?

 

Assister à un débat entre un jeune marxiste et un musulman pratiquant et faire le modérateur.

 

Voir que les langues se délient, âges, régions et toutes classes sociales confondues, plus personne n’a peur de parler que plus personne n’est fière d’avoir la carte du RCD. S’agacer de ce retard au démarrage puis se dire vaut mieux tard que jamais. Crise politique ?

 

Chercher sans trouver et peut-être période de vacances oblige de bons livres en arabe et constater que la seule littérature vendues au super marché est une littérature religieuse débile. Constater aussi que les paraboles sont orientées vers des chaînes de télévision qui débitent les mêmes conneries. Mort à la raison ! Regretter de ne pas voir une seule personne lire quelque chose qui titille la raison (*) ou même lire tout court mis à part les journaux locaux et j’ai pensé à Decepticus. Cirse culturelle, spirituelle, existentielle ?

 

Prier avec les vieux de la montagne et se réjouir de voir cet Islam séculaire résister. Voir qu’ils se portent bien, que les pommes et l’huile d’olive sont désormais plus côtés que les hôtels de Hammamet. Regrettez avec eux le délitement des valeurs d’en temps, de l’accroissement du nombre de divorce de couple avec enfants. Crise sociale. ?

 

Parler avec les jeunes diplômés chômeurs et avoir mal au cœur, essayer de les convaincre sans succès que l’Europe ce n’est pas la panacée.

 

Revenir et voir que qu’ici les gens ont peur de rentrer chez eux, mesurer le décalage entre l’élite, la cyber dissidence et le pays. Se rendre compte qu’Internet est loin d’être démocratisé au pays du SMSI.

 

S’entendre dire « Ben alors tu n’es pas bronzé ? » et avoir la confirmation que pour les gens du Nord la Tunisie n’est qu’une vaste plage à U.V

 

Il fait froid, tellement froid dans les hautes steppes de Tunisie, se lever le matin, mettre un burnous et s’asseoir à côté de sa mère avec pour seul chauffage un « kanoun » et la vapeur du thé qui s’en dégage.

 

Constater que le nom de Zouhaier Yahyaoui est sur toutes les lèvres de la jeunesse tunisienne « mais je le connais, je recevais sa mailing-liste ».

 

Regretter tant de choses et avoir l’envie pressante d’y retourner. S’étonner de se sentir en totale sécurité et apprendre que vous êtes né la nuit du destin.

 

Voir les choses suivre le cour et se demander que faire ?

 

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(*) Je n’ai pas m’empêcher de repenser à la description faite par Decepticus concernant la jeunesse tunisienne. Je suis juste un peu plus optimiste que lui.

 

« 1- Une jeunesse telle que vous pouvez la voir dans l’émission de dimanche de Hela Rokbi : ne vous en privez pas, ça vaut le détour…

 

2- Une jeunesse universitaire déconnectée du monde réel, championne de Final Fantasy IX ou de Age of Empire, qui ne sait pas ce que les lettres AG veulent dire ni n’a jamais senti l’odeur âcre et piquante des bombes lacrymogènes. Récemment, j’étais dans mon ancienne fac ; je discutais du bon vieux temps avec le Secrétaire Général (que ma génération d’il y a quinze ans avait fait baver par les grèves, les AG, les manifs) quand un étudiant est venu nous interrompre en pleurant presque : »Monsieur, untel m’a piqué ma montre !» Le SG s’est retourné vers moi et m’a dit : »Vois-tu ce que j’endure ? » La jeunesse non universitaire n’est pas en reste mais elle est championne de Belote et de Promosport et détient le record mondial de la station assise dans les cafés.

 

3- Une jeunesse qui revient à la religion par un phénomène de mode, de recherche identitaire, de suivisme, d’influence satellitaire (une sorte de nouvelle révélation venue d’en haut ?) et bien rarement de conviction faisant suite à une étude approfondie et à des lectures diversifiées. Je voudrais juste ouvrir une parenthèse au sujet des lectures islamiques disponibles au pays : vous trouverez certainement le Coran dans toutes les langues, toutes les exégèses anciennes et modernes (sauf celle de Sayyed Qotb, bien entendu), tous les livres de Hadith (sauf ceux des chiites). Mais aussi les livres « jaunes » que nous connaissons tous et qui sont imprimés désormais sur du beau papier et dans lesquels l’on apprend que la terre est en équilibre passager sur une corne d’un taureau. Mais aussi des livres sur la sorcellerie. Mais pas un seul Soroush, pas un seul Ramadan, pas (plus) un seul Shariaati… J’ai été agréablement surpris d’y retrouver un Talbi imprimé en Tunisie ! Bref, presque rien qui puisse titiller la matière grise, tout pour l’emprisonner dans la glu de la béatitude de l’autosuffisance : nous sommes le peuple élu de Dieu, nous irons au paradis, les autres iront en enfer.

 

4- Une jeunesse perdue, en chômage ou ayant un travail ridiculement rémunéré et qui veut vivre. S’il y a du travail, c’est un contrat résiliable et renouvelable selon le bon vouloir du patron (généralement un étranger de la loi 72) : la titularisation est très rare et la législation est facilement contournée pour priver l’employé de ses droits. Les chanceux qui ont un travail dans « l’étatique » n’arrivent pas à joindre les deux bouts… Cette jeunesse exploitée à fond est essentiellement représentée par les jeunes filles qui laissent mère et père dans le « rif » des gouvernorats de « l’intérieur », par contraste avec ceux « des côtes », plus riches, pour venir travailler dans les entreprises de prêt-à-porter de la loi 72 implantées à plus de 200 Km de chez elles, moyennant, dans le meilleur des cas, le SMIC. Et elles doivent se débrouiller pour, avec cette somme, payer le loyer, manger, s’habiller, se soigner et en laisser un peu pour aider leurs parents restés au bled.

 

5- Une jeunesse désabusée, qui se demande comment il se fait qu’il y ait autant de voitures de luxe en Tunisie et comment faire pour accéder au plus vite à ces signes extérieurs de richesse…

 

6- Une jeunesse désespérée, souvent diplôme supérieur en main, qui ne voit aucune lueur d’espoir de changement dans sa situation en Tunisie et qui préfère risquer sa peau en « brûlant » avec une chance infime de réussite plutôt que de rester à attendre « la grâce de Dieu » avec une chance nulle qu’elle arrive à court terme…

 

7- Une jeunesse impatiente, qui veut profiter immédiatement de tous les plaisirs de la vie, exactement comme un malade condamné à mourir à court terme, qui n’a pas d’espoir en une vie après la mort et qui veut profiter à fond de ce qui lui reste à vivre…

 

Allez ! Je m’arrête à 7 pour la baraka et parce que ça me fait mal au cœur (que j’ai, d’ailleurs, sur la main) de poursuivre.

 

Comment voulez-vous que cette jeunesse ait le temps ou l’envie de s’occuper d’autre chose que survivre ou profiter de la vie et y croquer à pleines dents ?

 

Je n’ai pas besoin de poser les questions proposées par AJ. La jeunesse est non informée de ce qui se passe dans son propre pays. Non informée et pas mal informée. Elle ne recherche même pas l’information. Un exemple : dans une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants, trois ou quatre librairies exposent chaque semaine et bien en vue environ une trentaine de numéros d’Al Mawqif (à elles trois). Une semaine plus tard, il y en a encore une bonne dizaine d’invendus !!! Qui regardait Al Hiwar et qui s’est aperçu de son « éclipse » ? Ce n’est pas une négation absolue que j’entends, c’est plutôt une recherche sélective de l’information que la jeunesse fait, une information non dérangeante… Tout ce qui se rapporte à la famille royale est connu et on se le raconte dans les cafés. Mais parlez de prisonniers politiques ou de ce qu’on appelle véritables partis de l’opposition (je n’en connais pas un seul, désolé) : vous serez priés de changer de sujet parce que … vous n’intéressez pas.

 

Bref, un changement radical est en train de s’opérer sous nos yeux et nous ne pouvons rien y faire : le processus a été lancé depuis plusieurs années et ne peut plus être enrayé. Je ne fais que constater le triomphe de l’ère de la médiocrité. J’ai fait une croix sur un espoir pouvant émerger de la génération actuelle de jeunes. Je regarde mes enfants grandir et je me dis : »p… ! Dans quel état vont-ils trouver leur pays ? Que puis-je faire pour les » convaincre de ne pas le quitter ? Qu’aurais-je pu faire pour limiter les dégâts ? »

 

Aujourd’hui, je suis désabusé et l’horizon de mes espérance s ‘est terriblement rétréci : ainsi, je ne risque plus d’être déçu. La libération des prisonniers politiques en fait toujours partie. Le sourire, le battement de cœur ivre de joie d’un enfant qui n’a pas connu son père, d’une épouse qui a supporté toutes les brimades durant d’interminables années, d’une mère qui ne vit plus depuis l’arrestation de son fils … Ces grands moments de bonheur, même destinés à rester ponctuels et éphémères, suffiraient à mon bonheur.

 

Rien n’est plus urgent que de libérer les prisonniers de l’injustice, de déterrer ces morts-vivants coupables d’avoir dit « NON ! » Le reste viendra après …

 

(Source : Forum Tunezine, le 16 janvier 2006 à 14h01)

 

 
OPINION   LTDH
Par Biju.   Une ligue des droits de l’homme qui se respecte, qui est vraiment représentative, n’est certainement pas un parti politique avec une idéologie et une stratégie partisane, c’est normalement et surtout sous une dictature comme la dictature tunisienne, une organisation non gouvernementale qui doit donner l’exemple de ce qu’est la pratique démocratique par opposition au régime de ben Ali ,elle doit être solidariste , volontaire et servir de refuge moral , intellectuel à TOUTES personnes opprimées pour ses idées , et même pour les activistes de tous les courants politiques qui remettent en cause la dictature , sans aucune exception , avec une éthique inébranlable .C’est et surtout dans une tyrannie , un contre pouvoir assumé , certains nocifs prétendent que la LTDH est là surtout pour discuter avec le régime des libertés publiques , soit , mais si elle même dans son fonctionnement elle n’est pas démocratique , si sa direction , à l’instar du pouvoir et certains partis politiques, n’a aucune légitimité , comment logiquement peut-elle le faire ?   Le devoir et la mission de la LTDH c’est :   -De promouvoir les principes d’égalité, de liberté, de solidarité et d’humanisme, ainsi que les droits fondamentaux des hommes et des femmes, en Tunisie, et cela suppose un engagement total sur ces questions et des responsables représentatifs et qui assument leurs tâches en toutes circonstance .C’est le cas en Tunisie ?   -De combattre l’injustice et les discriminations sous toutes ses formes , et cela suppose de la transparence en tout , et une légitimité aux niveaux des statuts , des dirigeants et des militants , sans aucune forme de corruption et d’usurpation , qu’elle soit morale , intellectuelle ou matérielle , c’est le cas en Tunisie ??   -De veiller au respect des droits humains de TOUS, sans distinction aucune, sans aucun esprit partisan, sans aucun cloisonnement qu’il soit idéologique, régional, religieux ou philosophique .Au respect de la vie privée et à l’accès à une justice équitable et non expéditive pour TOUS, et donner les moyens à chacun(e) de devenir des citoyen(ne) s critiques et responsables. C’est le cas en Tunisie ??   – Permettre au citoyen de passer du statut d’objet de droit à celui de sujet de droit et enfin à celui d’acteur de ses droits. Et cela demande l’absence et le refus de toute forme d’opacité et d’autoritarisme qui s’apparente souvent à l’usurpation et la prise d’otage en Tunisie , la LTDH est une sorte de coquille vide , avec une direction obsolète et parasitée , une direction coupée de ce qui reste de sa base militante , à la merci des nervis du RCD dans les compromissions et les parties de poker menteur. Quant à ceux qui nous surinent et nous chantent depuis toujours la même ballade d’une piteuse concupiscence , comme quoi la ligue ne fait pas de politique , je regrette , toutes les déclarations de son boss , TRIFI , sont des déclarations politiques , toujours plus ou moins timides contre la dictature , du moins assez frileuses pour désespérer tout forme de militantisme et de mobilisation ,et toujours hargneuses , enflammés et haineuses contre les islamistes tunisiens , dans l’archaïque et vieille tradition de cette gauche misérable qui a depuis toujours servie d’alibi à la dictature , il serait plus que jamais temps , que certains honorables dirigeants et militants de province redonnent à la ligue ses lettres de noblesse , celles qu’elle avait du temps de M.M . Et cela passe absolument par la mise sur la touche de tous les parasites qui l’ont mise au clou.   16 janvier 2006

 

ECHANGES SUR LE FORUM DE TUNEZINE SUITE à LA PUBLICATION DU DERNIER COMMUNIQUE DE LA LTDH

   

Titre:  Zakaria Ben Mustpha, ou comment noyer le poisson dans l’eau Date:  15-01-2006 15:28 Auteur: TIZ   ca y est, la grande operation de seduction et d’occupation du terrain mediatique est lance par la dictature. Et il y a encore des bouffons qui pensent qu’ils sont sinceres. Tout le monde discute et sollicite ce Zakaria dans l’espoir de recuperer des miettes. Ils n’ont toujours rien appris du passe. Pourtant ils ont plus de 18 ans de pratique Ben Alienne dans le retroviseur.   Pauvre Tunisie.     Titre:  Ils nous fatiguent trop par leurs communiques. On n’a rien vu de concret. Date:  15-01-2006 17:04 Auteur: La Colombe   C devenu trop. Les tunisiens veulent plus que defendre des associations, des personnages et des partis. Ils veulent un etat de droit. Se lamenter tout le temps sans presenter une alternative prometteuse et toujours avec les memes figures, ca degoute…C trop!!!!1     Titre:  Pas d’accord, TIZ Date:  15-01-2006 18:55 Auteur: Lecteur Assidu   La LTDH est une association de défense des droits de l’Homme qui a toujours dit (depuis 1977) que son but est d’avoir un dialogue avec les autorités pour régler les dossiers liés aux atteintes auxdits droits.   Si le pouvoir veut discuter, la LTDH n’est pas en position de boycotter. N’oubliez jamais que la Ligue n’est pas un parti d’opposition !   Titre:  Oui d’accord mon cher LA Date:  15-01-2006 19:29 Auteur: TIZ   Mais depuis 1977, est-ce qu’ils ont eu ce dialogue avec les autorités pour régler les dossiers liés aux atteintes aux dits droits ? NON. Alors ?   Une autre question : le pouvoir veut discuter de quoi ? Tu crois a ca, toi ?   Titre:  Re: Oui d’accord mon cher LA Date:  15-01-2006 19:42 Auteur: Lecteur Assidu   1- Ils ont eu beaucoup de choses. Ils ont pu libérer des prisonniers, obtenir des passeports, limiter des mesures illégales….C’est peut-être pas beaucoup, mais les gens qui ont eu l’aide de la LTDH ont dû l’apprécier   2- Je ne crois aucunement que le pouvoir veut réellement discuter ou se démocratiser. La question n’est pas là. Le vrai enjeu, c’est de se demander si la LTDH peut se permettre de refuser l’offre de dialogue. Et la réponse logique et politique est : NON   Titre:  Attention mon ami Date:  15-01-2006 20:47 Auteur: TIZ   Ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit. Alors pour qu’il n’y ait pas de malentendu je precise ma pensee. Je n’ai pas dit que la LTDH n’a rien fait ou n’a rien obtenu, mais je me suis juste interogge sur la porte de ce dialogue. Si la LTDH a reussi a obtenir des liberations ou des avances pour nos concitoyens elle le doit a sa mobilisation, a la tenacite de ses membres et leur implication dans la mobilisation d’autres acteurs nationaux et internationaux. Et je ne pense que les resultats qu’ils ont obtenu resulte d’un quelconque dialogue avec la dictature.   Donc c’est cette perte de temps que je denonce. C’est acharnement de croire qu’un jour on peut inflechir le systeme a notre avantage. On ferait mieux de se concentrer sur la mobilisation de la base.   Et contrairement a ta reponse a al question d’accepter ou de refuser le dialogue, je crois dur comme fer qu’une reponse politque peut etre un REFUS aujourd’hui. On doit acculer le systeme et le mettre face a ces contradictions. Cette mediation de Zakaria a ete acquise cherement apres une greve de la faim et sous la pression internationale. Donc je pense tres sinceremnet que partant de cet acquis on peut oser aller plus dans les revendications sans passer par par le dialogue avec les autorites gouvernementales. Avec cet acquis on a l’oreille du monde, donc nos associations et nos partis d’oppostion gagneraient a ce touner vers la base, communiquer, sensibilser, mobiliser… Faire un vrai travail de fond puisqu’il y a beaucoup de gens qui nous regardent maintenant et qui veillent sur ces acquis.   Accepter de dialoguer encore c’est rentrer dans le jeu de la dictature qui veut gagner du temps, faire tomber le soufflet des acquis de la greve de la faim. Avec du temps, l’oeil exterieur va s’estamper et les vielles habitudes renprendront. Donc je persiste et signe, al LTDH, comme d’autres perdent leur temps, se trompe de strategie et font le jeu de la dictature sans voir venir le piege.   Titre:  Alors c ce que cherche la dictature (que tu nommes de pouvoir) des outils et Date:  15-01-2006 20:56 Auteur: La Colombe   la LTDH se presente en tant que tel. Son anciennete ne nous importe tant…. Accepter le dialogue d’une facon separee avec un regime qui a toujours refuse toute forme de dialogue sincere et arbitre ne veut rien dire pour la societe civile… L’enjeu reel est l’ABSENCE D’UN ETAT DE DROIT… Ces actes ne font que perdurer la dictature…..   Titre:  Re: Communiqué LTDH :Précision à TIZ Date:  16-01-2006 05:55 Auteur: Aziz   L.A voulait te mentionner en fait que dans la situation actuelle il est inconcevable de refuser de dialoguer avec le régime en place … C’est une stratégie politique et de communication de la part du régime qui semble vouloir montrer aux alliés traditionnels du régime mais surtout à l’opinion internationale que le dialogue et la concertation des revendications de la Société Civile sont entendues en Tunisie mais surtout montert que le régime est à l’écoute des aspirations peuple tunisien…   La tactique utilisée par le régime durant le mouvement -celle de dénigrer les aspirations mais surtout la portée du mouvement- est un total échec!!   Ouvrir le dialogue prouve que le régime a céder aux pressions étrangéres est veut prouver sa « bonne foi »….   Si l’opposition civile refuse cette « main tendue » cela va donc prouver que l’opposition n’aspire pas à l’amélioration de la situation mais juste à remettre en question les bases mêmes de la République Tunisienne sans apporter de Solution viable ou plutôt d’Alternatives politiques viables et que dans le fond ce n’est qu’une bande de extrémistes qui agissent par interêt personnel…   Refuser le dialogue est une erreur Astronomique que l’on ne peut pas se permettre!!!!   La democratie,c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.   Titre:  Je comprends ce que tu dis aziz Date:  16-01-2006 11:06 Auteur: TIZ   Mias il s’agit de ne pas perdre son temps avec ce que tu appelles toi meme « une stratégie politique et de communication de la part du régime « .   Je suis d’accord avec toi que le fait que la dictature a ouvert le dialogue prouve qu’elle a cede aux pressions etrangeres et que c’est un succes a mettre a l’actif du mouvement du 18 Octobre et l’erreur de strategie de la dictature.   Mais d’un etre cote je ne peux pas m’empecher de penser que c’est un epete de temps ce qui entrain de se passer car deja eprouver par le passe. Refuser la main tendu peut paraitre une erreur astronomique peut etre, mais s’il y a reellement un diaogue avec des solutions viables et des alternatives politiques politiques. Sous cet angle oui je suis d’accord avec toi. Mais j’ai beau lire et relire le communique, je ne vois ni solutions ni alternatives, pire je ne vois meme pas l’esquisse d’un debat ou d’un echange sur une quelconque avance. ca sera une erreur de refuser le dialogue s’il y a une volonte de la dictature de resoudre certains problemes inherents a la situation actuelle de la LTDH en particulier et a la societe civile en general. Or il n’y a rien. A part un echange d’amabilites et le rituel protocolaire et diplomatique qui incombe a cette situation, NADA. Je dis bien NADA. A quoi bon le dialogue.   Et dialoguer pourquoi en fait ? On voit bien les revendications de la LTDH mais qu’en dit Zakaria. CAr il recoit tout le monde mais ne dit rien ce bougre 😉   Donc la fenetre de tir est etroite, je te l’accorde. L’opinion international est a l’ecoute et connait bien le probleme en Tunisie et je ne crois pas qu’ils sont dupes ou pas de changer de point de vue du jour au lendemain pour penser que la dictature a change au point de devenir le gentil qui veut resoudre tous les problemes et que la societe civile s’est transforme en le mauvais extremiste qui ne veut rien entendre. C’est un equilibre fragile entre faire aboutir ses revendications et s’engagger d’un dialogue constructif.   Attention, je ne suis pas entrain de blamer la LTDH ou qui que ce soit. Je conseille tout juste, si je peux me permettre bien entendu, de mieux axer sa strategie sur ses propres revendications et l’information de l’opinion national de l’interieur, plutot que galoper derreire un dialogue qui n’aura pas lieu. Maintenant que la LTDH a dit bonjour a Si Zakaria, ils doivent passer a autre chose. C’est a Zakaria maintenant de montrer ses bonnes intentions et que le dialogue qu’il propose n’est pas un dialogue de sourds. le rigime doit donner des gages de ses bonnes intentions avec des gestes symboliques mais significatifs, qui pourrait etre la liberation de prisonniers d’opinion : Mr. Abbou par exemple.   Titre:  Re: Je comprends ce que tu dis aziz Date:  16-01-2006 12:35 Auteur: Tunisieamie   Je prefere que la LTDH garde son statut et se limite aux prerogatives d’une Ligue pour la Défense des Droits de l’Homme Citoyen en Tunisie, soit ses Droits fondamentaux et ne se transforme pas en Parti politique avec une Ideologie quelconque, Marxiste, Islamiste ou Laïque, dans un pays à 99% de Musulmans, Arabisants, en perte d’Identité.   La Liberté est trop chere pour la laisser aux mains de Dictateurs, et leurs Cerfs qui tordent le Cou de la religion de millions de Muslmans, pour leur imposer une lecture étrangére à leur identité, C’est l’abus de pouvoir de l’Etat qui veut imposer une tenue vestimentaire aux femmes et aux hommes, Cest le Goulag, ou quoi?   Avant c’etait le Minitre de l’Education Nationale, et maintenant, c’est le Ministre des affaires Anti-Religieuses qui prend la relève. Trop, c’est trop   (Source : Forum Tunezine, le 15 janvier 2006) URL : http://www.tunezine.com/forum/read.php?f=1&i=185230&t=185230#reply_185230

 

Intégration économique au Maghreb : sur le chemin de la prospérité

Editorial par Rodrigo de Rato Directeur Général du Fonds monétaire international   Lors de mon premier voyage au Maghreb en tant que Directeur général du FMI, j’ai pu constater de première main les problèmes auxquels la région fait face, son énorme potentiel et la contribution que le FMI peut apporter. La création d’emplois et l’accélération de la croissance économique figurent parmi les priorités des programmes des pays que j’ai visités (Algérie, Maroc et Tunisie). Il est évident que chaque pays peut prendre lui-même des mesures importantes, mais je pense qu’il est essentiel d’adopter une nouvelle approche, axée sur une intégration régionale plus poussée, pour accroître rapidement la prospérité dans l’ensemble de la région.   Les pays du Maghreb ont accompli des progrès importants au cours des 20 dernières années. La stabilité financière et économique a été établie dans les années 80 et 90 grâce à des réformes appuyées par le FMI. La stabilité macroéconomique a été maintenue ces dernières années, avec pour conséquences, une croissance économique et des progrès dans la lutte contre la pauvreté.   Mais, dans l’ensemble de la région, la croissance économique reste inférieure à son potentiel, le chômage bien trop élevé et la pauvreté répandue. Il semble donc qu’il existe des obstacles importants au développement économique qui doivent être éliminés. Quels sont ces obstacles et que peut-on faire?   Les économies de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie partagent de nombreuses caractéristiques. Dans ces trois pays, l’agriculture est importante, l’État domine l’économie à des degrés divers et le régime du commerce extérieur est en général assez restrictif, en dépit d’une plus grande ouverture sur l’Union européenne. La différence structurelle la plus importante est que l’Algérie est avant tout un pays exportateur de pétrole, tandis que le Maroc et la Tunisie ont une économie plus diversifiée.   Le FMI est d’avis que la lenteur de l’ouverture des économies du Maghreb aux échanges et aux investissements internationaux constitue un obstacle important à l’accélération de la croissance et à la réduction du chômage. Les pays du Maghreb représentent des marchés relativement petits et fragmentés, dont la meilleure chance de développement se situe dans l’ouverture et l’intégration. Dans la pratique, leur régime de commerce restrictif et leur lourde réglementation de l’investissement découragent l’investissement privé intérieur et limitent l’investissement direct étranger, en dehors du secteur des hydrocarbures.   Les pays de la région sont conscients des avantages que procurerait une plus grande ouverture de leur économie. Ils ont conclu des accords d’association avec l’Union européenne et des accords commerciaux entre eux. Mais, à l’heure actuelle, ces accords ne sont pas pleinement exploités. Les échanges bilatéraux entre les trois pays ne représentent qu’une fraction minime (moins de 2 %) des échanges totaux de chaque pays et restent bien en deçà de leur potentiel. Par ailleurs, leurs marchés fragmentés encouragent les investisseurs européens et les autres investisseurs étrangers à opérer en Europe pour profiter d’économies d’échelle et exporter vers chaque pays en profitant des accords bilatéraux séparés avec l’Europe.   Une intégration économique régionale plus poussée présenterait des avantages importants. Elle créerait un marché régional de plus de 75 millions de consommateurs, similaire par la taille de sa population à bon nombre de grands pays commerciaux. Elle entraînerait des gains d’efficience et rendrait la région plus attrayante pour les investisseurs étrangers. Et, surtout, les structures économies complémentaires des pays du Maghreb créeraient des possibilités d’échanges qui bénéficieraient à tous les pays de la région.   Pour tirer plus grand parti du potentiel des accords d’association avec l’Union européenne et du Nouveau voisinage de l’Europe élargie, il est dans l’intérêt des pays du Maghreb de faciliter les échanges entre eux ainsi qu’avec l’Union européenne. Ces pays devraient mettre en place les institutions qui sont nécessaires pour atteindre des objectifs communs et partager les meilleures pratiques, notamment dans la réforme bancaire, la réforme fiscale et la libéralisation des mouvements de capitaux. À cet effet, il est nécessaire de redoubler d’efforts pour coordonner les réformes économiques, institutionnelles et juridiques au sein de la région, par exemple en renforçant le secrétariat de l’Union du Maghreb arabe et ses mécanismes de coopération régionale. Par ailleurs, le Nouveau voisinage de l’Europe élargie offre un moyen d’harmoniser les institutions et les cadres juridiques des pays du Maghreb avec les normes européennes.   Le FMI peut apporter son aide de diverses manières. Il peut jouer un rôle de catalyseur dans le dialogue entre les pays du Maghreb pour les aider à tirer parti de leurs expériences mutuelles. Par ses conseils, il peut aider ces pays à faire avancer les réformes économiques qui sont importantes pour la région et les aider à appliquer l’initiative du Nouveau voisinage de l’Europe élargie. Les consultations annuelles du FMI au titre de l’article IV constituent le principal moyen par lequel l’institution offre ses conseils et ces consultations sont complétées par une assistance technique à la demande des autorités.   Le FMI intègre de plus en plus une perspective régionale dans ses activités et il examine fréquemment les questions régionales. Afin de promouvoir l’examen de l’intégration au sein de la région, j’ai proposé lors de mon séjour aux autorités de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie que le FMI organise un séminaire régional sur la facilitation des échanges dans les pays du Maghreb à Alger en novembre 2005.   Le Maghreb a l’occasion d’être un pionnier pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, ainsi que les autres pays en développement. Peu de pays ont connu la réussite sans s’ouvrir à l’extérieur et ils sont encore moins nombreux à avoir réalisé une croissance soutenue sans établir des relations solides avec leurs voisins en matière de commerce et d’investissement.   (Source : L’Economiste (Maroc), www.leconomiste.com, le 15 juin 2005)

Les directeurs de trois compagnies pétrolières américaines reçus à Tripoli

 AFP, le 16.01.2006 à 10h09 TRIPOLI, 16 jan 2006 (AFP) –  Trois directeurs de compagnies  pétrolières américaines ont été reçus à Tripoli par le Premier  ministre libyen Choukri Ghanem, qui a discuté avec eux les modalités  d’application de l’accord concernant la reprise de leurs activités  en Libye, a-t-on appris lundi de source officielle. L’entrevue a eu lieu dimanche, selon la même source. Il s’agit des directeurs de Amerada Hess, ConocoPhillips et  Marathon Oil, qui doivent reprendre leurs opérations en Libye après  19 ans d’interruption. « L’entretien a porté sur la mise en application de l’accord »  signé en décembre entre les trois sociétés, regroupées sous le nom  d’Oasis Group, et l’Etat libyen, selon la source. L’accord prévoir la création d’une entreprise commune avec la  Société nationale de pétrole de Libye (Lybian National Oil  Corporation) et la reprise de l’exploitation des sites pétroliers et  gaziers de ces compagnies dans les concessions de Waha. La Société nationale libyenne détiendra 59,16% de la  coentreprise, ConocoPhillips et Marathon Oil possèderont chacune  16,33%, tandis que Amerada Hess prendra une part de 8,16%, selon un  communiqué publié en décembre par Amerada Hess. L’accord prévoit que les trois compagnies payeront 1,3 milliard  de dollars à la société libyenne pour exploiter les concessions  pendant 25 ans. Les compagnies américaines payeront également 530  millions de dollars au titre des investissements, qui n’ont pas été  amortis pendant la période d’interruption. Les trois compagnies avaient arrêté leurs activités sur ces  sites en 1986 après que les relations américano-libyennes se furent  envenimées. Tripoli et Washington ont décidé de reprendre leurs  relations diplomatiques en juin 2004. Les sites concernés se trouvent dans « l’une des régions les plus  riches en pétrole et en gaz du pays et offrent des possibilités  importantes de développement », selon Amerada Hess.   AFP

Commission des droits de l’homme

Le Pérou élu à la présidence

 ATS, le 16.01.2006 à 11h47 Genève (ats) L’ambassadeur du Pérou Manuel Rodriguez Cuadros a  été élu lundi par acclamation président de la 62e session de la  Commission des droits de l’homme. La Commission ouvrira sa session  annuelle le 13 mars à Genève.   L’ambassadeur Rodriguez Cuadros, ministre péruvien des Affaires  étrangères jusqu’en août dernier avant d’être nommé à Genève, a  souligné qu’il accède à la présidence de la Commission «à un moment  décisif de son existence depuis sa création en 1948». La Commission  doit en effet être remplacée par un nouvel organe, le Conseil des  droits de l’homme.   Les négociations ont repris la semaine dernière à New York sur  les modalités de fonctionnement de ce nouvel organe, dont la  création a été décidée au sommet des chefs d’Etat et de  gouvernement à New York en septembre.   Dernière session   Selon la porte-parole de l’ONU à Genève, les négociations  avancent de manière «encourageante» et la prochaine session de la  Commission, à partir du 13 mars, devrait être la dernière de cet  organe de l’ONU avant la mise en place du Conseil.   «Nous devons renforcer et légitimer le système, pas  l’affaiblir», a averti l’ambassadeur Rodriguez Cuadros. Selon lui,  le nouveau Conseil devra être plus efficace et plus proche des  victimes et «éviter toute instrumentalisation politique».   La Commission des droits de l’homme a été critiquée en raison de  sa politisation et de la présence parmi ses 53 Etats membres de  pays qui violent massivement les droits de l’homme. Kofi Annan  avait proposé l’an dernier de la remplacer par un Conseil plus  restreint et siégeant plus régulièrement.   Questions en suspens   La Haut Commissaire des droits de l’homme Louise Arbour a  affirmé «attendre avec impatience le résultat» des négociations sur  les modalités du nouveau Conseil. Elle a espéré qu’il «préservera  les acquis de la Commission tout en comblant ses défaillances».   Mme Arbour a insisté sur le développement de liens étroits avec  la société civile et les ONG, le traitement des violations des  droits de l’homme «où qu’elles se produisent» et la mise en place  d’un «mécanisme d’examen universel» du respect par tous les Etats  des normes internationales, pour éviter la sélectivité.   Les diplomates doivent encore s’entendre sur le nombre de pays  qui feront partie du nouvel organe, d’un rang plus élevé que la  Commission, puisqu’il dépendra directement de l’Assemblée générale  de l’ONU et non du Conseil économique et social. Les modalités de  leur élection, à la majorité des deux tiers ou à la majorité simple  par les groupes régionaux, ne sont pas encore décidées.   L’ambassadeur du Pérou succède à l’ambassadeur d’Indonésie  Makarim Wisibono. La présidence de la Commission est assurée pour  un an à tour de rôle par les groupes régionaux. L’Australie avait  présidé les travaux en 2004 et la Libye en 2003.   (Source : www.bluewin.ch , le 16 janvier 2006)

Michelle Bachelet, première présidente élue au Chili

par Fiona Ortiz  Reuters, le 16.01.2006 à 03h47 SANTIAGO, 15 janvier (Reuters) – La socialiste Michelle Bachelet a été élue dimanche présidente du Chili qui, en confiant pour la première fois ce poste à une femme, confirme par ailleurs le basculement vers la gauche déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique latine. Bachelet, candidate de la coalition de centre gauche « Concertacion », au pouvoir depuis la fin de la dictature de Pinochet en 1990, remporte 53% des suffrages, contre 47% pour son rival, le candidat de l’opposition Sebastian Pinera, a annoncé le Service électoral après dépouillement des bulletins dans la quasi totalité des bureaux de vote. « Qui aurait pensé il y a 20 ans, dix ans, cinq ans même, que le Chili élirait une femme président ? (…) Merci de m’avoir invitée à vous mener dans ce voyage », a déclaré Bachelet à plusieurs milliers de partisans en liesse rassemblés devant son QG de campagne, dans le centre de Santiago. Pinera, l’un des hommes les plus riches du Chili, candidat d’une alliance de partis de droite dans l’opposition depuis 16 ans, a félicité Bachelet dans un discours diffusé en direct à la télévision. Bachelet partait favorite du scrutin après être arrivée largement en tête du premier tour, le 11 décembre, avec 46% des voix. Elle sera le quatrième président consécutif issu de la Concertacion. Cette ancienne ministre de la Défense n’est que la deuxième femme élue à la tête d’un pays d’Amérique latine, et la première qui ne soit pas la veuve d’un ancien président.   ROLE CRUCIAL DE L’ELECTORAT FEMININ
Fille d’un militant socialiste ayant péri sous les tortures de la junte, Bachelet, médecin de formation, avait axé sa campagne sur la réforme du système de retraite. De son côté, Pinera n’a eu de cesse de répéter que la gauche chilienne était dépassée. Mais son discours n’a pas convaincu les Chiliens de se débarrasser d’une majorité créditée d’excellents résultats économiques. Depuis la chute du régime Pinochet, la pauvreté a en effet été divisée par deux pour être ramenée à 18%, un des taux les plus bas de la région, et le Chili s’est approché des standards d’un pays développé. Après l’annonce des résultats à la télévision, les partisans de Bachelet ont envahi la principale artère de Santiago avant de se rassembler devant son QG de campagne. « Nous sommes venus fêter le fait que, pour la première fois dans notre histoire, les femmes aient gagné. On va être dirigés de manière différente, d’une manière plus sensible et plus à l’écoute de la réalité », s’est réjouie Paula Chacon, une femme au foyer de 35 ans qui a pris ses deux enfants avec elle pour se joindre, dans la rue, à des milliers de personnes en liesse. Dans la foule, hétéroclite, on pouvait apercevoir tant des jeunes gens criblés de piercings que des couples âgés. Selon le politologue Patricio Navia, l’électorat féminin a joué un rôle crucial dans la victoire de Bachelet, puisque c’est la première fois dans l’histoire de la démocratie chilienne qu’une majorité des deux sexes vote pour un candidat de gauche. Auparavant, les femmes avaient toujours eu un vote plus conservateur que les hommes.   ESPOIRS DE PARITE
« Elle doit en tenir compte, et honorer ses promesses en matière de parité. Je pense que c’est la promesse électorale qui comptera le plus pendant son mandat », dit-il. Elle va entamer le 11 mars un mandat de quatre ans, comme le prévoit la Constitution récemment amendée par le Congrès. Jusqu’à présent, le chef de l’Etat restait en poste six ans. A 54 ans, Bachelet confirme par sa victoire une tendance observée en Amérique du Sud, où la Bolivie, après l’élection d’Evo Morales en décembre, l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Venezuela sont dirigés par des personnalités de gauche. Un homme de gauche est donné favori en outre de l’élection présidentielle prévue au Mexique en juillet. Le président vénézuélien Hugo Chavez, mal vu à Washington, s’est présenté dimanche lors de son allocution radiodiffusée hebdomadaire comme un « bon ami » de Bachelet. Mais elle devrait s’inscrire dans le sillage du président sortant Ricardo Lagos, qui jouit d’une forte popularité. Les investisseurs pensent qu’elle va poursuivre la politique fiscale prudente mise en place par Lagos, qui a permis à ce pays producteur de cuivre de 16 millions d’habitants de se doter de l’économie la plus stable de la région. Si elle a fait campagne sur le thème de la continuité, Bachelet a cependant promis de réformer en profondeur le système de retraites privées, salué à l’étranger mais considéré comme coûteux et inadapté au Chili. Ses détracteurs jugent le programme de Bachelet trop vague et estiment qu’elle a principalement bénéficié de la popularité de Lagos – plus de 60% d’opinions favorables – et du boom économique que connaît le pays du fait, notamment, de la hausse des prix du cuivre.   REUTERS

Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue à la tête d’un pays africain

 

 AFP, le 16.01.2006 à14h00                       MONROVIA, 16 jan (AFP) –  Après une longue carrière politique,  aussi bien dans l’opposition qu’au gouvernement, Ellen Johnson  Sirleaf, 67 ans, a prêté serment lundi lors d’une cérémonie  d’investiture à Monrovia où étaient présents des dirigeants  africains et des hauts représentants d’une dizaine de pays.                       Le 8 novembre, elle a remporté le second tour de l’élection  présidentielle libérienne avec 59,4% des voix devant George Weah  (40,6%), l’ancienne gloire du football africain, devenant ainsi la  première femme élue à la tête d’un pays africain.                       Ellen Johnson-Sirleaf succède au président de transition Gyude  Bryant, qui dirigeait le pays depuis octobre 2003 avec l’aide de la  communauté internationale.                       Elle est surnommée la « dame de fer » par ses compatriotes depuis  les élections de 1985. Elle avait à l’époque renoncé à un fauteuil  de sénateur pour protester contre des fraudes électorales sous le  régime du président Samuel K. Doe (1980-1989). Une opposition qui  lui avait valu d’être emprisonnée.                       Economiste formée à Harvard, cette mère de quatre enfants et  grand mère de huit petits enfants a travaillé pour les Nations  unies, la Banque mondiale et brièvement pour la CitiBank.                       Elle s’est alternativement opposée ou associée à plusieurs  gouvernements sous la présidence de William Tubman (1943-1971) puis  de William Tolbert (1971-1980), et a été emprisonnée à deux reprises  après avoir été accusée de trahison pour des discours contre le  président Samuel K. Doe (1980-1989).                       Le règne du président Doe a été interrompu par une rébellion  dirigée par Charles Taylor, que Mme Sirleaf avait, à l’époque,  soutenu avec enthousiasme. Elle prit ensuite ses distances, un peu  tard selon ses détracteurs.                       Peu après le scrutin, Mme Sirleaf déclarait à l’AFP « ne pas  croire que le pays soit prêt au retour de Taylor, » en exil au  Nigeria et recherché par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone  pour crimes de guerre et contre l’humanité pendant la guerre civile  (1991-2001) dans ce pays voisin du Liberia.                       Les autorités nigérianes résistent aux pressions exigeant son  extradition en répétant qu’elles ne le remettront qu’à un président  libérien élu.                       Mme Sirleaf, deuxième derrière George Weah au premier tour le 11  octobre, a bénéficié au second tour du soutien de l’électorat  féminin et de la minuscule classe éduquée qui l’estime capable  d’attirer les investissements étrangers, de maintenir la stabilité  du pays et de contrôler la corruption.                       « C’est une forte femme et elle s’est fait beaucoup d’ennemis.  C’est en quelque sorte une Hillary Clinton (épouse de l’ancien  président américain Bill Clinton), ses sympathisants l’adorent  autant que ses ennemis la détestent », commente un responsable  ouest-africain.                       « J’ai beaucoup d’expérience politique et un passé professionnel  reconnu en dehors du Liberia. Je sais que je peux mettre cette  expérience au service du pays, et j’espère avoir la chance de  pouvoir le faire », déclarait-elle à la veille du premier tour.                       Les défis qui attendent Mme Sirleaf sont d’envergure dans un  pays aux faibles infrastructures et qui ne dispose ni d’eau courante  ni d’électricité. Elle doit également tendre à résoudre les  profondes divisions au sein de la société libérienne après des  années de guerres civiles (1989-2003).                       Des observateurs estiment qu’environ 100.000 anciens soldats  doivent être réintégrés au système. D’autre part, le taux  d’analphabétisme est très élevé et 80% de la population en âge de  travailler est sans emploi.                       « Nous devons changer l’image du Liberia, inverser la perception  d’un Etat posant des problèmes et se trouvant en situation d’échec,  grâce à nos performances, afin de regagner notre place de leader sur  le continent », a-t-elle déclaré il y a quelques mois.   AFP

Les femmes au pouvoir dans le monde

    AFP, le 16.01.2006 à 09h00                       PARIS, 16 jan 2006 (AFP) –  La candidate du centre-gauche  Michelle Bachelet, qui a remporté l’élection présidentielle dimanche  au Chili, est la première femme élue à la tête de l’Etat au suffrage  universel, dans son pays et en Amérique du Sud.                       En Finlande, la présidente (sortante) Tarja Halonen a recueilli  46,3% des suffrages lors du premier tour de la présidentielle et  affrontera au second tour le 29 janvier le candidat conservateur  Sauli Niinistö.                       Au Liberia, la nouvelle présidente Ellen Johnson Sirleaf doit  prêter serment lundi, devenant la première femme chef d’Etat élue en  Afrique.                                              Voici la liste des femmes actuellement au pouvoir dans le monde  :                                              Les femmes chefs d’Etat :                         – FINLANDE: Tarja Halonen a été élue en février 2000 présidente  de la République, devenant la première femme chef de l’Etat  finlandais.                       – PHILIPPINES: en janvier 2001, la vice-présidente Gloria Arroyo  a été  nommée chef de l’Etat à la place du président Joseph Estrada,  destitué pour corruption.                       – IRLANDE: Mary McAleese a été élue en octobre 1997 présidente  de la République d’Irlande. Elle a été réélue le 1er octobre 2004.                       – LETTONIE: Vaira Vike-Freiberga, première femme élue chef  d’Etat en Europe de l’Est, a été investie dans ses fonctions en  juillet 1999.                                              Les femmes chefs de gouvernement:                         – ALLEMAGNE: Angela Merkel, élue en novembre 2005 chancelière,  est la première femme à accéder à cette fonction dans l’histoire du  pays.                       – NOUVELLE ZELANDE: Helen Clark a succédé en décembre 1999 à la  tête du gouvernement à Jenny Shipley, première femme Premier  ministre de ce pays.                       – BANGLADESH: Begum Khaleda Zia, première femme chef de  gouvernement de 1991 à 1996, dirige à nouveau ce pays à majorité  musulmane depuis octobre 2001.                       – SAO TOME ET PRINCIPE: Maria do Carmo Silveira a été nommée en  juin 2005 Premier ministre.                       – MOZAMBIQUE: Luisa Diogo est depuis février 2004 Premier  ministre.                                              Voici par ailleurs une liste de femmes qui ont exercé dans le  passé les fonctions de chef de l’Etat ou de Premiers ministres:                                              Chefs de l’Etat:                                              – ARGENTINE: Isabelle Peron, veuve du président Juan Domingo  Peron, lui a succédé au lendemain de sa mort en 1974. Elle a été  renversée en 1976.                       – ISLANDE: Vigdis Finnbogadottir, élue en juin 1980 à la  présidence, a été reconduite à ce poste jusqu’en 1992.                       – IRLANDE: Mary Robinson a dirigé la république de 1988 à 1997.                       – SRI LANKA: Chandrika Kumaratunga a dirigé le pays pendant onze  ans, de novembre 1994 à novembre 2005.                       – PANAMA: Mireya Moscoso, veuve du caudillo populiste Arnulfo  Arias, a été présidente de 1999 à 2004.                       – INDONESIE: Megawati Soekarnoputri a dirigé ce pays musulman à  90 %, de juillet 2001 à octobre 2004.                                              Premiers ministres:                                              – SRI-LANKA: Sirimavo Bandaranaike a été la première femme  Premier Ministre au monde: de 1960 à 1965, de 1970 à 1977 et de 1994  à 2000. A l’âge de 84 ans elle a quitté le pouvoir deux mois avant  le terme prévu à la demande de sa fille, la présidente Chandrika  Kumaratunga.                       – INDE: Indira Gandhi, Premier ministre, a gouverné l’Inde  pendant onze ans et deux mois, de 1967 jusqu’à son assassinat en  1984.                       – ISRAEL: Golda Meir a dirigé l’Etat hébreu comme Premier  ministre de 1969 à 1974.                       – GRANDE-BRETAGNE: Margaret Thatcher, la « dame de fer », la seule  femme Premier ministre de l’histoire du pays, a été le chef de  gouvernement britannique le plus longtemps en fonction au XXe  siècle: 11 ans et 209 jours (de mai 1979 à novembre 1990).                       – NORVEGE: Gro Harlem Brundtland est devenue en 1981 la première  femme Premier ministre du pays. Son mandat a été renouvelé deux  fois, en 1986 jusqu’en 1989, puis en 1990 jusqu’en 1996.                       – PAKISTAN: Benazir Bhutto devient en 1988 la première femme de  l’histoire moderne à prendre la tête d’un pays musulman. Démise de  ses fonction en 1990, elle redevient Premier ministre de 1993 à  1996.                       – FRANCE: Edith Cresson a occupé le fauteuil de Premier ministre  pour une courte durée: 323 jours (de mai 1991 à avril 1992).                       – TURQUIE: Tansu Ciller a été chef de gouvernement de 1993 à  1996, une première dans l’histoire de la république turque.                       – BANGLADESH: Hasina Wajed a été Premier ministre de 1996 à  2001.                       – SENEGAL: Mame Madior Boye a été Premier ministre de mars 2001  à novembre 2002.                        AFP

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