TUNISNEWS
8 ème année, N° 3007 du 16.08.2008
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Liberté et Equité: Nouvelles des libertés AISPP & Vérité-Action: Campagne pour sauver la vie des prisonniers des deux décennies – 16- Mounir Hannachi AISPP & Vérité-Action: Campagne pour sauver la vie des prisonniers des deux décennies – 17- Kamel Ghodhbani AFP: Tunisie: une opposante condamnée après une manifestation à Redeyef AP: Tunisie: une opposante condamnée à huit mois de prison Le Jeune Indépendant: Les frontières passoires de l’Algérie avec le Maroc et la Tunisie Yahyaoui Mokhtar: Mouvement des démocrates socialistes : La peur des urnes
Sauvez la vie du prisonnier politique et ingénieur Ridha Boukadi Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis Tel/fax: 71 340 860 Adresse électronique: liberte.equite@gmail.com Tunis, le 15 août 2008
Nouvelles des libertés
* Le jeune Abdelhakim Tounakti, originaire de Ben Arous, et qui travaille à la SAGEM, a été arrêté par la police politique mardi 12 août 2008 et conduit dans un lieu inconnu. A l’heure où nous écrivons ces lignes, sa famille ne sait toujours rien de lui. * un grand nombre de jeunes pratiquants sont en grève de la faim depuis quatre jours à la prison de Mornaguia pour protester contre les mauvaises conditions d’incarcération et la longueur de cette dernière. Maher Abdelhamid, un des prisonniers, a refusé vendredi 15 août de parler devant le juge pour protester contre son incarcération injustifiée, ce qui a contraint le tribunal à reporter son affaire pour l’entendre. Pour le bureau exécutif de l’organisation Le secrétaire général Zouhaïer Makhlouf (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
Association internationale de soutien aux prisonniers politiques
43, Rue Al-Jazeera
Tunis
Email: aispptunisie@yahoo.fr Vérité-Action
Case postale 1569 CH – 1701 Fribourg, Suisse Tél: ++41 79 703 26 11 Fax: ++41 21 625 77 20 Email. info@verite-action.org Campagne pour sauver la vie des prisonniers des deux décennies: Pour mettre fin à la politique de la mort lente:
16- Mounir Hannachi
Prison à vie à l’issue d’un procès inéquitable ! Nom et Prénom : Mounir Hannachi Date d’emprisonnement : 1991 Niveau scolaire : universitaire Profession : technicien en construction métallique Etat civil : célibataire Peine : A perpétuité Etat de santé : maux de dos, atteinte à la 4ème vertèbre dorsale Lieu d’emprisonnement actuel : Borj Elamri Coordonnées de la famille : Ariana, Tunis Pour écrire à Mounir Hannachi : prison civile de Borj Elamri, Borj Elamri, République Tunisienne Appel à tous ceux qui sont touchés par la souffrance des « prisonniers des deux décennies »: Faites connaitre la souffrance de ces prisonniers … Envoyez des lettres, des mots, publiez des articles … Ecrivez aux autorités tunisiennes … Appelez les familles des prisonniers pour les soutenir … Aidez leurs femmes et enfants … Pour qu’on ne dise pas qu’on ne le savait pas.
Association internationale de soutien aux prisonniers politiques
43, Rue Al-JazeeraTunis
Email: aispptunisie@yahoo.fr Vérité-Action
Case postale 1569 CH – 1701 Fribourg, Suisse Tél: ++41 79 703 26 11 Fax: ++41 21 625 77 20 Email. info@verite-action.org Campagne pour sauver la vie des prisonniers des deux décennies: Pour mettre fin à la politique de la mort lente:
17- Kamel Ghodhbani
30 ans de prison…et une souffrance continue depuis 14 ans ! Nom et Prénom : Kamel Ghodhbani Date de naissance : 1957 Date d’emprisonnement : septembre 1994 Niveau scolaire : secondaire Profession : commerçant Etat civil : divorcé sans enfants Peine : 30 ans Etat de santé : rhumatisme, ulcère Lieu d’emprisonnement actuel : Bellarijia Coordonnées de la famille : Bousalem, Jendouba Pour écrire à Kamel Ghodhbani : prison civile de Bellarijia, Jendouba, République Tunisienne Appel à tous ceux qui sont touchés par la souffrance des « prisonniers des deux décennies »: Faites connaitre la souffrance de ces prisonniers … Envoyez des lettres, des mots, publiez des articles … Ecrivez aux autorités tunisiennes … Appelez les familles des prisonniers pour les soutenir … Aidez leurs femmes et enfants … Pour qu’on ne dise pas qu’on ne le savait pas.
Tunisie: une opposante condamnée après une manifestation à Redeyef
16/08/2008-[16:51] – AFP TUNIS, 16 août 2008 (AFP) – Une opposante tunisienne, Zakia Dhifaoui, a été condamnée à huit mois de prison ferme pour avoir participé à Redeyef à une marche de soutien au mouvement de protestation sociale dans la région minière de Gafsa, à 350 km au sud de Tunis, a-t-on appris samedi auprès de son parti. Mme Dhifaoui a été condamnée jeudi par le tribunal de première instance de Gafsa pour “insubordination, troubles de l’ordre public, entraves à un fonctionnaire dans l’excercice de ses fonctions et atteinte aux bonnes moeurs”, a déclaré à l’AFP le chef du Forum démocratique du travail et des libertés (FDTL, légal) Mustapha Ben Jaafar. Arrêtée le 29 juillet à Redeyef au lendemain de la marche, Zakia Dhifaoui, responsable locale du FDTL à Kairouan (centre), perdra sa fonction d’enseignante du fait de sa condamnation à une peine de prison, a ajouté M. Ben Jaafar, dénonçant une “mascarade de procès”. Mme Dhifaoui a été jugée en même temps que six autres manifestants, dont quatre enseignants et un fonctionnaire condamnés chacun à six mois de prison. Ils ont été jugés après leur participation à une marche féminine de “soutien aux victimes” de la répression du mouvement de protestation de juin dans le bassin minier de Gafsa, une région en proie à l’agitation sur fond de chômage et de revendications sociales. Les autorités tunisiennes avaient fait état de l’arrestation de Mme Dhifaoui et le FDTL avait exigé sa libération “immédiate”, demandant que soit mis “fin à la série d’arrestations parmi les militants politiques et défenseurs des droits de l’Homme”. Mme Dhifaoui avait été arrêtée chez Jomaa Hajji, épouse de Adnane Hajji, leader du mouvement de protestation emprisonné et initiatrice d’une marche de femmes réclamant la libération de proches détenus ou poursuivis dans le cadre de ce mouvement. L’agitation avait été déclenchée en janvier par le détournement, au profit de notables proches du pouvoir, d’un concours de recrutement à la Compagnie des phosphates de Gafsa, principal employeur dans la région au taux de chômage élevé. Des manifestations sporadiques avaient fini par tourner à l’affrontement avec les forces de sécurité, faisant plusieurs blessés et un mort le 6 juin à Redeyef.
Tunisie: une opposante condamnée à huit mois de prison
TUNIS – L’opposante tunisienne et militante des droits de l’Homme, Zakia Dhifaoui, a été condamnée vendredi à huit mois de prison ferme à la suite d’une manifestation de “soutien aux victimes du bassin minier” de Gafsa, une région du centre-ouest tunisien en proie à une agitation sociale depuis janvier dernier pour cause de chômage et de cherté de la vie, a-t-on appris samedi de source associative. Membre du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDLT), un parti de l’opposition légale, et de la section régionale de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) de Kairouan (centre), Mme Dhifaoui était accusée notamment de “troubles à l’ordre public, dégradation de biens d’autrui, de désobéissance civile, offense à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions et atteinte aux bonnes moeurs”. Le tribunal de première instance de Gafsa a, en outre, condamné six autres co-inculpés, dont quatre enseignants, à six mois d’emprisonnement. Mme Dhifaoui avait été arrêtée fin juillet dernier au domicile de Jomaâ Hajji, épouse du leader du mouvement de protestation du bassin minier, Adnane Hajji, en état d’arrestation. Ce mouvement a été déclenché à la suite des résultats contestés d’un concours de recrutement à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), principal employeur de cette région où le taux de chômage dépasse la moyenne nationale de 14%, selon les syndicats. Les manifestations ont conduit à des affrontements avec les forces de l’ordre, faisant un mort et de nombreux blessés. Il a fallu le déploiement de l’armée pour rétablir le calme. Après avoir limogé le PDG de la CPG, le président Zine El Abidine Ben Ali a annoncé d’importantes mesures destinées à créer des emplois et à promouvoir les conditions de vie dans cette région riche en phosphates. AP
Les frontières passoires de l’Algérie avec le Maroc et la Tunisie
Les frontières de l’Algérie avec la Tunisie et le Maroc sont devenues des repères des trafiquants de drogues et de carburants. Le carburant et le cheptel sont les produits les plus prisés par les trafiquants qui opèrent au niveau des frontières de l’Algérie avec la Tunisie et le Maroc. Drogue et les effets vestimentaires affluent, tout aussi frauduleusement sur notre territoire. Les produits alimentaires font, quant à eux, l’objet d’un « troc de dupes » entre les contrebandiers. Les nôtres « exportent » plutôt les produits de première nécessité (semoule et pâtes alimentaires…), et ceux de nos voisins de l’est et de l’ouest nous flanquent les produits comme les boissons alcoolisées, frelatées par-dessus le marché les biscuits ou encore les boîtes de conserve. Dans le registre de « l’exportation frauduleuse », 79 477 litres de carburants ont été saisis durant le mois passé. 84,54% de cette quantité a été saisie à travers la frontière entre l’Algérie et le Maroc, 12,64 % à l’est et 2,81 % à travers la frontière sud du pays. A titre indicatif, « le gasoil, acheté 13,70 DA le litre en Algérie, est écoulé au Maroc à 3 dirhams (l’équivalent de 30 DA), soit un gain de 16 DA par litre », explique le document. Pour les produits alimentaires, les GGF ont récupéré durant la même période un total de 2 246 kg, essentiellement de la semoule (880 kg) et des pâtes alimentaires (1 116 kg). S’agissant du cheptel, le même corps de sécurité a récupéré « 43 tête, que les contrebandiers tentaient d’acheminer vers la Tunisie », précise-t-on de même source qui mentionne que des quantités considérables de produits cosmétiques, d’effets vestimentaires, de tapis et d’ustensiles de cuisine ont été également récupérés durant cette même période. Au cours des différentes opérations, les gendarmes ont saisi les moyens de transports des trafiquants (16 véhicules légers, 2 motocyclettes et 73 bêtes de somme). 25 interpellés dont 4 femmes. Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
(Source: le site www.algerie-dz.com le 16 aout 2008 D’après le Jeune Indépendant)
Mouvement des démocrates socialistes : La peur des urnes
Yahyaoui Mokhtar – 15 août 2008
Jamais nos politiques n’ont donné un exemple révélateur des véritables appréhensions qui les terrorisait comme il a été fait ces derniers jours au cours du congrès du Mouvement des démocrates socialistes (MDS). La peur des urnes fut la toile de fond de tout le micmac, les manigances et les subterfuges de tout genre, inventés à l’occasion pour les éviter. Des chefs de clans, des hommes de mains et des macros de la prostitution politique de tout acabit se disputaient le cadavre d’un parti mort depuis longtemps qu’on veut à tout prix le garder sous perfusion pour servir de caution jusqu’à l’intronisation d’un dictateur au nom de la démocratie. On aurait tout vu de cette culture politique de compromission qui s’est instauré dans notre pays. Des partis et des organisations sont pris en otages par quelques parrains qui n’en finissent pas de nous surprendre par leur ingéniosité à tromper leurs adhérents. Mais à ce point de médiocrité, jamais… Les 170 congressistes du Mouvement des démocrates socialistes se sont tout simplement trouver dans la posture des accessoires à servir de décors pour une réunion dont les décisions auquel il doit aboutir sont prises ailleurs. Les délégués au congrès délaissés dans la fureur de négociation dans les chambres fermés, sentant leur inutilité ont tout simplement quittés les lieux pour rentrer chez eux. Ce boycott spontané à tout simplement annulé le congrès « dans une salle accueillant 400 délégués ont peut juste compter au plus une vingtaine lors de la présentation des six motions censés être débattue et voter par le congrès », rapporte le journaliste d’Essabah, sans oublier de préciser que les quelques délégués restants ne font que hué au fond de la salle pour exprimer leur mécontentements. Si l’opposition ne rapporte plus en Tunisie comme on aime à le répéter souvent pourquoi cette âpreté avec laquelle le partage du gâteau est disputée comme l’a révélé cette funeste comédie de congrès. « Les quatre grands du mouvement ont soumis la sale du congrès à des tactiques « extrêmement terribles » les amenant en douceur à la voie de compromission.. » note le journaliste d’Echourouk de son coté. Ismail Boulahia secrétaire général, Mouhammed Mouada coordinateur général, Taieb El Mouhsni sécrétaire général adjoint et Sahbi bouderbala secrétaire général adjoint. Retenez bien ces noms. Ce n’est pas le congrès qui les a choisis à la tète du mouvement mais plutôt le compromis secret de la chambre 241 comme tout le monde le savait déjà. ils ne seront jamais ceux par qui la démocratie risque de s’instaurer un jour dans notre pays. Leur seul point commun est le terme « général » associé à leur nouveau statut. Comme si un seul général ne suffit plus le MDS s’est doté de quatre Généraux pour la diriger, quel mauvais augure pour le pays. On à l’impression que le temple patiemment construit pour travestir une dictature en démocratie depuis plus de vingt ans est comme un château de carte qui s’écroulait laissant à découvert tout ces acteurs singer leur rôle sans plus attirer de spectateurs.
(Source: “Tunisia Watch” le 15 aout 2008)