14 mars 2009

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TUNISNEWS

8 Úme année, N° 3217 du 14.03.2009

 archives : www.tunisnews.net  


AFP: Tunisie: procĂšs en appel pour un dirigeant islamiste emprisonnĂ© DPA: Former Tunisian opposition leader to appeal sentence AP: Tunisie: “saisie dĂ©guisĂ©e” d’un journal de l’opposition, les autoritĂ©s dĂ©mentent AFP: BEI: 700 M EU de prĂȘts Ă  des projets privĂ©s en Tunisie et en AlgĂ©rie Mohamed Abbou: Souriez vous ĂȘtes en Tunisie
Mohamed Abbou: Terrorisme, sĂ©curitĂ© et droits de l’homme, perspective globale Mizaanoun: IsraĂ«l: le Mal absolu /4 The Washington Post: Democracy’s Appeal –  Will President Obama listen to liberal activists in the Muslim world?


Liste actualisĂ©e des signataires de l’initiative du Droit de Retour : http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invitĂ©s Ă  envoyer leur: Nom, Pays de rĂ©sidence et AnnĂ©e de sortie de la Tunisie sur le mĂ©l de l’initiative : manfiyoun@gmail.com

Tunisie: procÚs en appel pour un dirigeant islamiste emprisonné

TUNIS, 14 mars 2009 (AFP) – L’ex-prĂ©sident du mouvement islamiste tunisien interdit Ennahdha (Renaissance), Sadok Chourou, condamnĂ© pour “maintien d’une association illĂ©gale” a comparu samedi en Ă©tat d’arrestation Ă  l’ouverture de son procĂšs en appel, a-t-on indiquĂ© de source judicaire. Lors d’une courte audience, la Cour d’appel de Tunis a rejetĂ© une demande prĂ©liminaire pour la libĂ©ration provisoire du prĂ©venu et renvoyĂ© les audiences au 28 mars Ă  la demande de la dĂ©fense. Sadok Chourou, 61 ans, avait Ă©tĂ© condamnĂ© le 13 dĂ©cembre Ă  un an de prison ferme pour “maintien d’une association illĂ©gale”, en l’occurrence Ennahdha. Il est accusĂ© d’avoir “repris des activitĂ©s, renouĂ© le contact avec ses partisans et parlĂ© au nom du mouvement interdit” durant la pĂ©riode qui a suivi sa libĂ©ration conditionnelle, en novembre 2008, aprĂšs 18 ans de rĂ©clusion. Samedi, la dĂ©fense a tentĂ© d’obtenir sa libĂ©ration provisoire et affirmĂ© le caractĂšre “politique” et “non fondĂ©” de l’accusation, selon un des ses avocats. En premiĂšre instance, cet opposant avait niĂ© vouloir une restructuration de son parti mais revendiquĂ© le droit de s’exprimer sur “ses relations avec le pouvoir” et ses dix-huit annĂ©es de dĂ©tention. Il avait Ă©tĂ© interrogĂ© alors sur le contenu de dĂ©clarations faites aprĂšs sa sortie de prison au site “islamonline” notamment, dans lesquelles il rĂ©clamait la levĂ©e de l’interdiction sur son mouvement. A la veille de son procĂšs en appel, l’organisation amĂ©ricaine Human Rights Watch a appelĂ© les autoritĂ©s Ă  annuler les poursuites contre l’ancien prĂ©sident d’Ennahdha. Sadok Chourou a dirigĂ© Ennahdha aprĂšs l’exil volontaire de son chef Rached Ghannouchi en 1988, avant d’ĂȘtre condamnĂ© Ă  la rĂ©clusion Ă  perpĂ©tuitĂ© en 1991 lors des procĂšs consĂ©cutifs au dĂ©mantĂšlement du mouvement. En novembre, il a Ă©tĂ© l’un des derniers opposants islamistes libĂ©rĂ©s parmi les partisans d’Ennahdha, parti accusĂ© de complot contre le rĂ©gime et qualifiĂ© d'”organisation extrĂ©miste interdite qui prĂŽne l’atteinte aux biens et aux personnes pour rĂ©aliser ses objectifs”.
 


Former Tunisian opposition leader to appeal sentence

Submitted by Mohit Joshi on Fri, 03/13/2009 – 14:13. Tunis – The former leader of a Tunisian Islamist party banned in the 1990s is expected to, on Saturday, appeal a judge’s decision to jail him just weeks after his release from prison, his lawyer told Deutsche Presse-Agentur dpa on Friday. Lawyer Sami Ben Omar told dpa that Sadok Chourou, 62, would appeal a one-year prison sentence passed against him on December 13, little more than a month after he was conditionally released after serving 17 years in prison. Chourou was the leader of Tunisia’s Islamist al-Nahda, or “Renaissance,” Party when Tunisian authorities banned it in 1991. Military courts sentenced him and hundreds of other members to prison on charges of seeking to establish an Islamic state in Tunisia in the early 1990s. In November, to mark the 21st anniversary of his coming to office, Tunisian President Zine al-Abidine Ben Ali ordered the release of the last remaining prisoners from the party, including Chourou. But police rearrested the former opposition leader on December 3, after he gave interviews to journalists in which he described his imprisonment and said that he hoped the government would allow al- Nahda “to act politically, in a legal framework.” On December 13, Tunis’ Court of First Instance sentenced him to a year in prison on charges of “maintaining an unrecognized organization.” In a statement published Friday, Tunisia’s unlicensed International Association for the Support of Political Prisoners condemned Chourou’s imprisonment. The human rights group said that prosecutors initially charged him with “spreading false news” for alleging, in a December interview with London’s al-Hiwar satellite television station, that Tunisian opposition members had been tortured in custody. The group said prosecutors later amended the charges to “maintaining an unrecognized organization.” Tunisian authorities banned the Nahda Party in 1991, saying it was “an extremist organization that advocates attacks on goods and people to realize its objectives.” Its leaders were convicted of trying to launch a coup against Ben Ali in 1992. Al-Nahda’s leaders in exile have repeatedly denied trying to topple the government by force, saying they seek an Islamic democracy through democratic means. (dpa)

Tunisie: “saisie dĂ©guisĂ©e” d’un journal de l’opposition, les autoritĂ©s dĂ©mentent

 
AP | 14.03.2009 | 00:16 Le rĂ©dacteur en chef de l’hebdomadaire “Al Mawkef”, Rachid KhĂ©chana, a accusĂ© vendredi les autoritĂ©s tunisiennes d’avoir procĂ©dĂ© Ă  une “saisie dĂ©guisĂ©e” du dernier numĂ©ro de son journal, organe du parti dĂ©mocratique progressiste (PDP), une formation de l’opposition lĂ©gale. Les autoritĂ©s ont aussitĂŽt dĂ©menti cette accusation qu’elles qualifient de “fausses allĂ©gations”. Selon M. KhĂ©chana, des pressions auraient Ă©tĂ© exercĂ©es sur la sociĂ©tĂ© privĂ©e de distribution pour qu’elle ne livre aux kiosques que deux exemplaires Ă  chacun. Dans un communiquĂ© transmis Ă  l’Associated Press, il considĂšre cette “mesure rĂ©pressive” comme “une atteinte Ă  la libertĂ© de la presse et une sanction contre tout journal qui s’attache Ă  sa ligne indĂ©pendante”. Les autoritĂ©s soutiennent cependant que ce journal “parait rĂ©guliĂšrement et est distribuĂ© Ă  travers le pays sans restrictions aucunes, Ă  l’instar de tous les autres organes de presse”. “Tous les partis de l’opposition en Tunisie exercent leurs activitĂ©s politiques et mĂ©diatiques en toute libertĂ©”, affirme une source gouvernementale. AP


BEI: 700 M EU de prĂȘts Ă  des projets privĂ©s en Tunisie et en AlgĂ©rie

AFP / 13 mars 2009 20h09
TUNIS – La Banque europĂ©enne d’investissement (BEI), instrument financier de l’Union europĂ©enne, a annoncĂ© vendredi des prĂȘts d’un montant global de 700 millions d’euros Ă  trois grands projets privĂ©s en AlgĂ©rie et en Tunisie, dans un communiquĂ© transmis Ă  l’AFP. La BEI a signĂ© vendredi une lettre d’intention pour un prĂȘt de 500 millions d’euros au projet Medgaz, un gazoduc qui reliera directement pour la premiĂšre fois l’AlgĂ©rie Ă  l’Europe. Cet ouvrage acheminera sous la MĂ©diterranĂ©e du gaz naturel de Beni Saf, en AlgĂ©rie, vers l’Espagne, avec des “retombĂ©es financiĂšres importantes” pour l’AlgĂ©rie et un approvisionnement Ă©nergĂ©tique diversifiĂ© pour l’UE. Le document relatif Ă  ce financement a Ă©tĂ© signĂ© vendredi Ă  Barcelone par le vice-prĂ©sident de la BEI, Philippe de Fontaine Vive et Pedro Miro, prĂ©sident de Medgaz SA, un consortium constituĂ© d’entreprises algĂ©riennes et europĂ©ennes. La BEI a aussi annoncĂ© un crĂ©dit de 130 millions d’euros Ă  “Tunisian Indian Fertilizers”, une co-entreprise privĂ©e chargĂ©e de construire une usine d’acide phosphorique Ă  Skhira, dans le sud de la Tunisie. Associant pour trente ans deux entreprises Ă©tatiques et deux partenaires indiens, cette sociĂ©tĂ© supervisera l’extraction et la transformation du phosphate en engrais destinĂ©s au marchĂ© indien. Le crĂ©dit de la BEI complĂ©tera une opĂ©ration de crĂ©dit-bail conclue par la Banque islamique de dĂ©veloppement pour le montage du projet qui devrait gĂ©nĂ©rer d’importantes recettes et crĂ©er des emplois. La Banque a contribuĂ© en outre avec 70 millions d’euros Ă  la construction d’un nouvel aĂ©roport international Ă  Enfidha exploitĂ© dans le centre tunisien par l’opĂ©rateur privĂ© turc, TAV Holding CO, dans le cadre d’une concession de l’Etat. Ce crĂ©dit complĂštera les fonds levĂ©s auprĂšs d’institutions internationales pour cet aĂ©roport au coĂ»t estimĂ© Ă  560 millions d’euros et qui devrait ĂȘtre opĂ©rationnel en octobre prochain avec une capacitĂ© initiale de 5 millions de voyageurs par an. Il s’agit du premier aĂ©roport exploitĂ© par un privĂ© en Afrique du nord. Par ces financements, la BEI souhaite “donner la preuve que le Maghreb est une terre d’opportunitĂ©s pour les investisseurs privĂ©s locaux et europĂ©ens”.  

 

La Tunisie maintient l’heure lĂ©gale tout au long de l’annĂ©e

 

2009-03-14 07:44:10       Tunis, 13 mars (Xinhua) — La Tunisie a dĂ©cidĂ© de maintenir  l’heure lĂ©gale tout au long de l’annĂ©e, a annoncĂ© vendredi le  Premier ministĂšre dans un communiquĂ©.       Le Premier ministĂšre tunisien, Mohamed Ghannou a fait savoir  dans son communiquĂ©, qu’en vertu d’un dĂ©cret publiĂ©, il a Ă©té  procĂ©dĂ© Ă  l’annulation de l’ajout d’une heure Ă  partir du dernier  dimanche du mois de mars au dernier dimanche du mois d’octobre.       Cette mesure, prĂ©cise le communiquĂ©, intervient en raison du  fait que le mois du Ramadan coĂŻncide avec la pĂ©riode concernĂ©e par l’heure d’Ă©tĂ©.       L’heure lĂ©gale sera, ainsi, maintenue sans changement tout au  long de l’annĂ©e.

Souriez vous ĂȘtes en Tunisie

Publié par Mohamed Abbou dansCitoyennete, Mars 13, 2009

 

L’Ordre des avocats a publiĂ© un communiquĂ© dĂ©nonçant le mandat d’arrĂȘt Ă©mis contre le dictateur Omar Al BĂ©chir et invitant  les «hommes libres du monde » Ă  s’opposer Ă  cette dĂ©cision.

Le Conseil de l’ordre a rĂ©agi trĂšs vite au mandat alors que sa « sagesse » excessive lui a gĂ©nĂ©ralement commandĂ© plus de « retenue » vis-Ă -vis des agressions contre les avocats ou de l’instrumentalisation de la justice. Il ne reste plus aux hommes en robe noire que de nous dire comment rendre justice aux victimes de Al BĂ©chir par les recours internes.

 

 Un avocat est interdit de voyager pour la septiĂšme fois consĂ©cutive. Au dĂ©but c’était l’argument officiel de la libĂ©ration conditionnelle. AprĂšs la fin de la soi disant pĂ©riode de surveillance, l’argument officieux est que « la personne n’est pas un dĂ©fenseur des droits de l’homme et qu’il est agressif ». Il faut peut ĂȘtre crĂ©er une loi interdisant Ă  ceux qui ne  sont pas  des dĂ©fenseurs  des droits de l’homme autorisĂ©s par les ennemis de ces droits ainsi qu’aux « agressifs » de voyager Ă  l’extĂ©rieur et mĂȘme de se dĂ©placer Ă  l’intĂ©rieur du pays . Mais dans ce cas l’autoritĂ© compĂ©tente doit prendre l’avis de l’époux des enfants et des amis de la personne concernĂ©e et surtout prouver qu’elle est bien placĂ©e pour parler de modĂ©ration et de non violence. Il y’a des gens qui persistent Ă  rater l’occasion de se taire. Qu’ils se taisent jusqu’au jour de leur procĂšs. Ils auront bien intĂ©rĂȘt Ă  parler ce jour lĂ . Le client de l’avocat est lui mĂȘme interdit de voyager. Il a osĂ© charger son avocat de dĂ©poser une plainte contre un certain Mourad Trabelsi pour escroquerie. Son cas est encore plus critique que celui de son avocat. Il a perdu tous ses fonds dans l’arnaque, il est rĂ©sident Ă  l’étranger et mourra de faim avec sa famille s’il reste dans sa chĂšre patrie. Les mesures prises contre lui visent Ă  prĂ©server l’image du pays, stopper les rumeurs et encourager nos citoyens Ă  l’étranger Ă  rentrer pour investir chez eux. !   Le local de radio kalima est encore sous scellĂ©s sur ordre de la justice pour infraction au code des tĂ©lĂ©communications. La transmission de la radio se fait Ă  partir de l’Italie, avec une autorisation Italienne et le local de kalima servait seulement Ă  prĂ©parer la matiĂšre pour l’envoyer via internet lĂ  ou elle sera diffusĂ©e. Aucune disposition du code sus- citĂ© ou de n’importe quel autre texte n’incrimine une telle activitĂ©. L’intervention de la justice sert-elle Ă  blanchir ces actes ignobles ?

(Source: Le site de Kalima le 13 mars 2009)


Terrorisme, sĂ©curitĂ© et droits de l’homme, perspective globale

PubliĂ© par Mohamed Abbou dans Citoyennete, Mars 14, 2009    Terrorisme, sĂ©curitĂ© et droits de l’homme, un sujet pointu et d’actualitĂ©. Comment concilier la sĂ©curitĂ© et les droits de l’homme ? Comment concilier la libertĂ© d’expression et la sĂ©curitĂ© de l’Etat et des citoyens ? Entre l’intĂ©gritĂ© de l’individu, le respect de sa vie privĂ©e,  de la prĂ©somption d’innocence et du secret de ses correspondances et l’impĂ©ratif de lutte contre le terrorisme ? La rĂ©ponse n’est pas toujours aisĂ©e. Il faut bien reconnaĂźtre que la solution miracle n’est pas Ă  notre portĂ©e. Le conflit d’intĂ©rĂȘts est omniprĂ©sent. En effet,  l’utilisation excessive de la libertĂ© et des droits peut entraĂźner Ă  son tour le l’atteinte Ă  d’autres droits comme le droit Ă  la sĂ©curitĂ© et le droit Ă  la vie. A mon avis la solution recherchĂ©e doit prendre en considĂ©ration le fait que que les droits et libertĂ©s de l’homme doivent avoir le statut de principe gĂ©nĂ©ral, tout en reconnaissant que ce principe peut avoir des exceptions qui ne doivent jamais dĂ©passer celles nĂ©cessaires dans une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique. 1)    les droits de l’homme sont le principe : Les droits de l’homme sont garantis dans le monde libre par les constitutions et les lois. Ces  textes au long des annĂ©es se sont transformĂ©s en une pratique, une culture et des traditions. Tandis que, dans certains pays arabes comme le mien, la Tunisie, ils sont garantis seulement dans les textes mais non dans la pratique. Avide du soutien de l’Occident, notre Etat a ratifiĂ© un grand nombre de conventions internationales tout en veillant soigneusement Ă  Ă©viter leur application. rĂ©sultat : la transgression des droits de l’homme chez nous n’a pas permis, comme le soutiennent nos gouvernants, Ă  prĂ©server la sĂ©curitĂ© .Ca n’a servi qu’a maintenir la dictature en place et permettre au dictateur de profiter de la corruption et d’en faire gouter Ă  ses proches et collaborateurs. D’un autre cĂŽtĂ© cette politique _ qui est bien une politique d’Etat et non de simples bavures policiĂšres _ a non seulement fait perdre Ă  notre pays l’occasion d’accĂ©der au rang des pays dĂ©veloppĂ©s, mais pire encore, elle a engendrĂ© la propagation de l’idĂ©e selon laquelle la violence est la seule voie du changement . Je cite un exemple : un jeune, Ă  l’origine, apolitique est impliquĂ© dans une affaire terroriste ; en perquisitionnant sa maison, on a trouvĂ© deux pistolets. Au procĂšs, le juge lui demanda ce qu’il voulait faire avec ces armes. La rĂ©ponse Ă©tait qu’il voulait dĂ©fendre sa femme. Selon lui la police l’a menacĂ© de la violer et de lui enlever le voile qu’elle portait. En le dĂ©fendant devant le tribunal, j’ ai demandĂ© l’attĂ©nuation de la peine, vu les circonstances et le fait que la situation du pays ne lui permettait effectivement aucun recours contre les menaces et les agressions dont il faisait objet. Le juge m’interpella :  « maĂźtre, un homme de loi ne peut justifier la violence !». J’ai du lui rappeler que je plaidais  les circonstances attĂ©nuantes de la peine et non la justification  de l’acte. En effet on tremble devant l’idĂ©e de justifier la violence mĂȘme lorsqu’elle peut ĂȘtre justifiĂ©e du point de vue de la constitution et de l’esprit de la loi, surtout qu’en Tunisie , des rĂ©formes -dans l’attente du changement radical trĂšs attendu- sont possibles. Subir les humiliations , la torture  et  la prison et les dĂ©noncer Ă  l’opinion publique nationale et surtout internationale peut ĂȘtre plus efficace et surtout plus moral que de tuer pour faire sa justice privĂ©e digne de la jungle. Mais comment convaincre les jeunes victimes de la rĂ©pression sauvage, de suivre la voie du Mahatma Gandhi ? C’est notre tĂąche Ă  nous, tunisiens et Citoyens du monde libre, croyant en les droits de l’homme pour tous les ĂȘtres humains et en la valeur de la solidaritĂ©, de faire sentir Ă  ces gens qu’ils ne sont pas seuls et dĂ©laissĂ©s et d’agir pour que l’impunitĂ© cesse et que les droits de l’homme soient respectĂ©s en Tunisie et  partout dans le monde . Ces droits, qui, il faut le rappeler, peuvent lĂ©gitimement ĂȘtre limitĂ©s.   2. La limitation lĂ©gitime des droits de l’homme : Il est une limite Ă  chaque libertĂ© ; que ce soit dans les sociĂ©tĂ©s dĂ©mocratiques ou non dĂ©mocratiques. Le problĂšme est de dĂ©finir ces limites et de veiller Ă  ce qu’ils ne vident pas le principe de son contenu. Prenons comme exemple la libertĂ© de l’information et un exemple plus prĂ©cis : une Ă©mission de la chaĂźne Arabe Al Jazeera oĂč un fanatique  vivant en Angleterre dĂ©clare qu’il peut accepter le meurtre de touristes Anglais au YĂ©men . La question qui se pose : doit on tolĂ©rer ce discours par respect de la libertĂ© d’expression ou bien l’incriminer pour protĂ©ger les vies humaines contre ces idĂ©es qui peuvent ĂȘtre suivies par le passage Ă  l’acte ? A mon avis la chaĂźne Al Jazeera a bien fait de prĂ©senter cette personne tant qu’elle garantit la libre expression de tous les courants de pensĂ©es et qu’elle permet aux islamistes modĂ©rĂ©s et extrĂ©mistes, aux libĂ©raux aux gauchistes et aux autres de s’exprimer. Il faut faire confiance au bon sens de la majoritĂ© qui a certainement compris dans le cas citĂ© que la personne en question est un ingrat condamnable sur le plan de la moralitĂ©, Ă©tant donnĂ© qu’il encourage le meurtre des individus de la sociĂ©tĂ© qui l’a abritĂ© et protĂ©gĂ© des siens qui le cherchaient pour le torturer et l’emprisonner.  Contrairement Ă  la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision,  la personne intervenante peut ĂȘtre Ă©quitablement condamnĂ©e pĂ©nalement et voir sa libertĂ© limitĂ©e, vu que l’apologie du meurtre ou du terrorisme est une incitation  indirecte au crime qui pourra influer sur une minoritĂ© de sujets fragiles ou dĂ©sĂ©quilibrĂ©s. Certes faire la distinction entre la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision et la personne intervenante se heurte Ă  des obstacles juridiques qu’il faut surmonter pour prĂ©server le droit du public Ă  ĂȘtre informĂ© .Aussi faut-il distinguer entre les mass media qui garantissent le pluralisme et ceux qui cĂšdent l’antenne exclusivement  ou la plupart du temps aux  extrĂ©mistes passant des messages de haine ou de meurtre.
 
(Source: Le site de Kalima le 14 mars 2009)
 

Israël: le Mal absolu /4

Le MéphistophélÚs du Sionisme

 

Mizaanoun

Au mois d’aoĂ»t dernier (2007) un mĂ©morandum d’Entente, entre les Etats-Unis et IsraĂ«l, a Ă©tĂ© signĂ© et par lequel l’Administration usamĂ©ricaine s’engage formellement Ă  donner, dans le cadre de l’assistance militaire seulement, 30.000.000.000$ (30 milliards dollars) Ă  IsraĂ«l durant la prochaine dĂ©cennie. Ces subsides sont versĂ©s en espĂšces au dĂ©but de chaque annĂ©e fiscale. L’unique clause contenue dans cet accord oblige les israĂ©liens Ă  dĂ©penser les 74% de ce montant dans l’achat du matĂ©riel et des services militaires aux Etats-Unis.

La premiĂšre tranche de cette donation a Ă©tĂ© dĂ©jĂ  versĂ©e en octobre 2008 pour l’annĂ©e fiscale 2009. Elle Ă©tait de 2.550.000.000 $ (2,55 milliards dollars). Et afin d’élever, dans les dix ans, Ă  30.000.000.000$ (30 milliards de dollars), les quantitĂ©s augmenteront graduellement chaque annĂ©e jusqu’à atteindre 3.100.000.000$ (3,1milliads de dollars) Ă  partir de l’annĂ©e fiscale 2013 pour se stabiliser Ă  ce niveau-lĂ  jusqu’à l’annĂ©e fiscale 2018. Ce ne sont que les toutes derniĂšres nouvelles Ă  ce sujet, mais l’origine et les dĂ©tails les plus hallucinants de ces relations entre les Etats-Unis et l’état sioniste sont d’une nature rĂ©ellement mĂ©phistophĂ©lique comme on va le voir tout au long de cette partie de l’article.

Donc depuis 1949 et pour commencer, et, toujours dans ce mĂȘme cadre d’assistance militaire, les Etats-Unis ont fourni Ă  IsraĂ«l 101.000.000.000 $[1] (101milliards de dollars). En effet de 1949 jusqu’à 1965, IsraĂ«l recevait une moyenne de 63.000.000 $ (63 millions de dollars). De 1966 jusqu’à 1970 la moyenne s’est Ă©levĂ©e Ă  102.000.000 $ (102 millions de dollars). En 1971 le chiffre a grimpĂ© d’un seul coup Ă  634.500.000 $ (634,5 millions de dollars). Il se multipliera par cinq aprĂšs la guerre du Yom Kippour en 1973. Et c’est Ă  partir de 1976 qu’IsraĂ«l va devenir le premier bĂ©nĂ©ficiaire de l’assistance militaire UsamĂ©ricaine au monde. Une position qu’il maintient jusqu’à nos jours. «L’assistance militaire Ă  IsraĂ«l[2] va se transformer de prĂȘts en aides Ă©conomiques directes pour financer, dans leur grande partie, les achats du matĂ©riel militaire. (La petite nuance entre aide et prĂȘt n’est pas une petite et simple formalitĂ© sans importance.)

Selon Clyde Mark, du Service d’EnquĂȘte du CongrĂšs (CRS dans ses sigles en anglais), le bras officiel de toutes sortes d’enquĂȘtes du CongrĂšs des Etats-Unis. « IsraĂ«l avait prĂ©fĂ©rĂ© que l’aide puisse adopter la forme de prĂȘts et non de donations Ă©conomiques, dans le but d’éviter de voir un contingent de militaires usamĂ©ricains stationnĂ© en permanence sur les lieux de destination pour superviser directement le programme des donations, comme il est stipulĂ© par la loi usamĂ©ricaine avec tous les pays qui reçoivent ce genre d’aide. C’est-Ă -dire une prĂ©sence militaire usamĂ©ricaine qu’IsraĂ«l ne souhaite pas voir. Au moins dans ce cadre-lĂ . Et c’était le premier pas. À partir de 1974, la grande partie ou la totalitĂ© de l’aide va ĂȘtre accordĂ©e sous forme de prĂȘts, mais qui seront par la suite pardonnĂ©s. Techniquement l’assistance militaire se fait sous forme de prĂȘts mais en rĂ©alitĂ© il s’agit d’une donation non remboursable.» (C’est rĂ©ellement infernal, au dessus de toutes les capacitĂ©s les plus sinistres du diable en personne. Il m’est difficile en cet instant de trouver une autre expression pour qualifier une telle attitude qui va au-delĂ  du machiavĂ©lisme courant.)

D’autre part les deux auteurs, du livre dĂ©jĂ  citĂ©, Ă©crivent Ă  sujet encore[3] : « Les presque 3.000.000.000 $ (3 milliards de dollars) que reçoit actuellement IsraĂ«l en assistance militaire est une quantitĂ© qui reprĂ©sente la sixiĂšme partie de toute l’assistance militaire extĂ©rieure des Etats-Unis
En termes « per capita », ce niveau d’assistance Ă©quivaut Ă  des subsides de l’ordre de 500 dollars par an pour chaque israĂ©lien.»

Toutes les occasions, parmi les plus insolites et les plus perverses, sont mises Ă  profit par les sionistes. Car Ă  part le montant destinĂ© Ă  l’assistance militaire, il y a beaucoup d’autres quantitĂ©s aussi considĂ©rables les unes que les autres qui fluent vers l’état sioniste. Par exemple « lors des fameux accords de Wye de 1998 (par lesquels IsraĂ«l daigne accĂ©der Ă  retirer ses forces militaires d’occupation d’une partie de la Cisjordanie, le CongrĂšs usamĂ©ricain a votĂ© un paquet, d’aide supplĂ©mentaire, parmi tant d’autres, de l’ordre 1.200.000.000 $ (1,2milliards de dollars) pour financer l’implantation de nouvelles colonies. (Le plus terrifiant, le plus immoral, et, on dirait mĂȘme, le plus irrespectueux envers ceux qui sont considĂ©rĂ©s ĂȘtre leurs protecteurs, leurs alliĂ©s et leurs gĂ©nĂ©reux mĂ©cĂšnes, ils se retirent pour retourner quelques temps aprĂšs. Autrement dit, ils reculent pour mieux avancer. Ce qui confirme finalement la collusion totale des Etats-Unis qui savent d’avance qu’au fond ils ne rĂ©compensent pas IsraĂ«l pour son bon comportement, mais ils payent les frais des mouvements de ses troupes quand elles se retirent une fois et quand elles attaquent et avancent par la suite).

En 2003, 1.000.000.000 $ supplĂ©mentaire (un milliard de dollars) est donnĂ© par l’organisme Financement Militaire Étranger (Foreign Military Financing o FMF) afin de permettre Ă  IsraĂ«l de se prĂ©parer pour la guerre contre l’Irak. Avec toutes ces gĂ©nĂ©reuses quantitĂ©s, nĂ©anmoins les choses ne s’arrĂȘtent pas lĂ . Le chiffre canonique de 3 milliards de dollars omet un numĂ©ro substantiel d’autres bĂ©nĂ©fices, et, par consĂ©quent l’aide apportĂ©e par les Etats-Unis Ă  IsraĂ«l reste largement sous-estimĂ©e, trĂšs en-dessous de la rĂ©alité 

Contrairement Ă  tous les autres pays rĂ©cepteurs de l’aide extĂ©rieure usamĂ©ricaine qui reçoivent l’argent en Ă©chĂ©ances trimestrielles, depuis 1982, les projets de lois sur les aides extĂ©rieures ont introduit une clause spĂ©ciale qui stipule qu’IsraĂ«l, et, seulement IsraĂ«l a le droit de recevoir ce qu’il lui est assignĂ© intĂ©gralement durant les 30 premiers jours de l’annĂ©e fiscale. Cela Ă©quivaut exactement Ă  ce qu’on vous verse d’un seul coup tout votre salaire annuel. Ce qui vous permet de le fructifier en gagnant des intĂ©rĂȘts sur la proportion non dĂ©pensĂ©e jusqu’à l’épuisement de tout le capital.

(LĂ  il y a de l’embarras Ă  souligner les aptitudes hautement machiavĂ©liques des sionistes dans ce genre gestion financiĂšre. Mais laissons les auteurs eux-mĂȘmes expliquer jusqu’oĂč peut aller cet esprit dĂ©moniaque).

Et comme le budget est dĂ©ficitaire, transfĂ©rer d’un seul coup toute l’aide Ă  IsraĂ«l, oblige l’Administration UsamĂ©raine Ă  recourir Ă  des prĂȘts auprĂšs des banques moyennant, comme il se doit, des intĂ©rĂȘts Ă  payer Ă  ces banques. Des intĂ©rĂȘts que le CRS estime Ă  « entre 50 et 60 millions de dollars » prĂ©levĂ©s sur le compte des contribuables. Et ce n’est pas encore fini. Car ainsi, d’une certaine maniĂšre, le gouvernement usamĂ©ricain permet Ă  IsraĂ«l d’accumuler des intĂ©rĂȘts additionnels en Ă©changeant la partie de cet argent, qui n’a pas Ă©tĂ© dĂ©pensĂ©e, contre des bons du trĂ©sor usamĂ©ricain mĂȘme.

Car selon les calculs de l’ambassade des Etats-Unis Ă  Tel Aviv le transfert bancaire anticipĂ© de ces fonds de Financement Militaire Étranger permet aux israĂ©liens de gagner chaque annĂ©e encore des millions de dollars. Par exemple en 2004, ils ont fait un bĂ©nĂ©fice de 660.000.000 $ (660 millions de dollars) en intĂ©rĂȘts[4] !!!

En outre IsraĂ«l reçoit des « du matĂ©riel de la dĂ©fense usamĂ©ricaine en surplus. » C’est-Ă -dire tous les excĂ©dents des Ă©quipements militaires qu’on livre gratuitement ou Ă  prix de solde aux nations amies. IsraĂ«l reçoit donc de ce surplus toujours des quantitĂ©s au-dessus des limites normales imposĂ©es par la Loi du ContrĂŽle sur l’Exportation d’Armes de 1976. Ces limites sont Ă©tablies Ă  250.000.000$ (250 millions de dollars). Ce qui fait qu’un projet de loi du 5 novembre 1990 a autorisĂ© la livraison Ă  IsraĂ«l « d’un seul coup » des excĂ©dents Ă©valuĂ©s Ă  700.000.000 $(700 millions de dollars) en 1991.

Non seulement, mais le CongrĂšs octroie exceptionnellement Ă  IsraĂ«l la possibilitĂ© d’utiliser le quart des fonds accordĂ©s Ă  subventionner sa propre industrie militaire. À aucun autre pays rĂ©cepteur d’aide usamĂ©ricaine on lui concĂšde un tel avantage, signale dans un rapport le CRS qui ajoute, que grĂące Ă  ces avantages financiers usamĂ©ricains, l’industrie militaire israĂ©lienne a rĂ©ussi Ă  accumuler des capitaux de grandes dimensions qui lui ont permis des progrĂšs considĂ©rables dans ce domaine. En effet Ă  partir de 2004, IsraĂ«l, un pays relativement petit, est devenu le 8iĂšme pays exportateur d’armes du monde


Aussi incroyable que cela puisse paraĂźtre, IsraĂ«l est le seul pays bĂ©nĂ©ficiaire de l’aide Ă©conomique usamĂ©ricaine qui n’a pas Ă  rendre compte de son utilisation
 Ce genre d’exemption rend pratiquement impossible que les Etats-Unis puissent empĂȘcher les israĂ©liens d’utiliser ces fonds pour, par exemple, construire de plus en plus des colonies en Cisjordanie. Selon Clyde Mark du CRS, il n’y a aucune maniĂšre de savoir de quelle maniĂšre IsraĂ«l dĂ©pense l’aide usamĂ©ricaine


Une autre forme de soutien que les États-Unis offrent Ă  IsraĂ«l, sont les garanties de crĂ©dits qui permettent aux israĂ©liens de faire accorder des prĂȘts auprĂšs des banques commerciales usamĂ©ricaines Ă  un type d’intĂ©rĂȘt trĂšs bas, chose qui lui permet d’épargner encore des millions de dollars en intĂ©rĂȘts. IsraĂ«l avait demandĂ© et reçu, de cette forme, presque 10.000.000.000 $ (dix milliards de dollars) dans la dĂ©cennie de 1990 afin de financer la construction des colonies pour les juifs (sionistes) russes qui avaient Ă©migrĂ© Ă  IsraĂ«l.

Une petite explication serait nĂ©cessaire pour comprendre la signification de ces garanties de crĂ©dits par l’Administration usamĂ©ricaine : « En prenant en charge ces garanties, le gouvernement ne verse pas directement des fonds en garantie, mais se compromet uniquement Ă  rembourser ces crĂ©dits dans le cas d’impayĂ©es sur la part de la partie dĂ©bitrice. Et par consĂ©quent, les lobbys sionistes qui dĂ©fendent ces mesures affirment que ça ne reprĂ©sente aucune dĂ©pense rĂ©elle pour le contribuable. NĂ©anmoins les garanties de crĂ©dits, si qu’elles ont des rĂ©percussions budgĂ©taires, parce que le CongrĂšs doit consigner des fonds susceptibles de couvrir les Ă©valuations, sur ce qui pourrait ĂȘtre perdu durant la vie du prĂȘt, basĂ©es sur la valeur nette actuelle. Les calculs sur le coĂ»t de la garantie de crĂ©dit en 1992 sont allĂ©s de 100 Ă  800.000.000 $ (de 100 Ă  800 millions de dollars)…

On est loin de terminer avec ces considĂ©rables transferts d’argent, Ă  sens unique, des Etats-Unis vers IsraĂ«l. Car Ă  part ces aides subventionnĂ©es par le gouvernement usamĂ©ricain et les garanties de crĂ©dits, on estime que cet Ă©tat reçoit plus de 2.000.000.000 $(deux milliards de dollars) annuellement en donations privĂ©es de citoyens usamĂ©ricains dont la moitiĂ© en versement direct en espĂšces et l’autre moitiĂ© en bons du trĂ©sor. Les intĂ©rĂȘts que procurent ces bons achetĂ©s par IsraĂ«l sont aussi exemptĂ©s de tout impĂŽt en vertu de la Loi de RĂ©duction du DĂ©ficit de 1984


Ce flux incessant d’argent vers IsraĂ«l a Ă©tĂ© d’une valeur cruciale dans la construction de « son Ă©conomie » en gĂ©nĂ©ral, mais les contributions privĂ©es des usamĂ©ricains ont jouĂ© un rĂŽle stratĂ©gique qui remonte Ă  l’ùre antĂ©rieure Ă  la crĂ©ation de l’état sioniste.

L’ex ministre des affaires Ă©trangĂšres (actuellement le prĂ©sident de l’état sioniste) Shimon Perez, a rĂ©vĂ©lĂ©, dans « ses mĂ©moires » que les contributions privĂ©es des riches juifs sionistes dans le monde, y inclus ceux des Etats-Unis, avaient financĂ©, dans la dĂ©cennie de 1950 Ă  1960, le programme nuclĂ©aire secret d’IsraĂ«l. Le journaliste israĂ©lien, Michel Karpin, affirme que l’homme d’affaires et philanthrope usamĂ©ricain, Abraham Feinberg, trĂšs bien introduit dans les milieux des nantis aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde, Ă©tait chargĂ© de la campagne de collecte de ces fonds. Parmi les grands qui ont contribuĂ© gĂ©nĂ©reusement, on cite le nom du magnat canadien des boissons, Samuel Bronfman et divers membres de la famille Rothschild (En effet les Rothschild se trouvent des deux bords de l’Atlantique, aux Etats-Unis, en Angleterre et en France) bien que Feinberg n’ait jamais officiellement divulguĂ© les noms de tous ces mĂ©cĂšnes sionistes. Aujourd’hui on trouve partout aux Etats-Unis et en Europe particuliĂšrement, des groupes, baptisĂ©s « les Amis des Forces de la DĂ©fense IsraĂ©liennes », qui se dĂ©dient Ă  faire des collectes de fonds pour financer les programmes d’installations sociales, Ă©ducationnelle et rĂ©crĂ©atives pour les jeunes soldats d’IsraĂ«l qui dĂ©fendent la patrie sioniste. Au cours d’un seul dĂźner Ă  New York on a rĂ©ussi Ă  rĂ©unir 18.000.000 $ (18 millions de dollars) exempts, en vertu de la loi spĂ©ciale, de tout impĂŽt
Ces groupes et d’autres du genre que le professeur et penseur usamĂ©ricain, Norman Finkelstein signale comme les promoteurs de « l’Industrie de l’Holocauste.»

Toutes ces gĂ©nĂ©rositĂ©s – on cite toujours les deux auteurs du livre signalĂ© – sont quand mĂȘme assez surprenantes quant on se rend compte qu’IsraĂ«l n’est pas un Ă©tat pauvre ou dĂ©vastĂ© comme l’Afghanistan, le Niger, Myanmar ou Sierra LĂ©one. Tout Ă  fait le contraire, IsraĂ«l est une puissance industrielle moderne. Le revenu per capita en 2006 l’a classĂ©, selon le Fonds MonĂ©taire International Ă  la 29iĂšme place dans le classement mondial. Ce revenu est le double de pays comme la Hongrie ou la RĂ©publique TchĂšque et significativement plus Ă©levĂ© que celui du Portugal, de la CorĂ©e du Sud ou de TaĂŻwan et surpasse de loin tous les pays d’AmĂ©rique Latine et d’Afrique. Dans un autre rapport de l’ONU sur le DĂ©veloppement Humain, il est classĂ© 23iĂšme et finalement dans un rapport de l’Economist Intelligence Unit, il est classĂ© 38iĂšme en « qualitĂ© de vie».

(On ne sait pas si les assassinats Ă  sang froid des enfants palestiniens et des arabes en gĂ©nĂ©ral, ou les massacres collectifs cycliques font partie, selon ces institutions « bien respectables » des indices nĂ©cessaires pour leurs Ă©tudes et leurs conclusions. Comme on ignore aussi si, ces immenses gĂ©nĂ©rositĂ©s qui pleuvent d’une maniĂšre torrentielle et d’une maniĂšre permanente sur l’état sioniste, sont considĂ©rĂ©es comme des Ă©lĂ©ments scientifiques et prises par consĂ©quent en considĂ©ration dans toutes ces analyses. Dans le cas affirmatif, il sera le seul groupe humain Ă  qui sont appliquĂ©es ces rĂšgles exceptionnelles dans de telles Ă©tudes. Ce qui implique, pour des raisons « d’infaillibilitĂ© scientifique » un perpĂ©tuel flux de toutes ces donations et leurs augmentations en fonction de l’élĂ©vation inĂ©vitable du niveau de la vie en gĂ©nĂ©ral. Faute de quoi l’infaillibilitĂ© scientifique risque de s’effondrer. C’est ahurissant et ce n’est pas tout encore).

D’autre part, ajoutent les auteurs, les États-Unis assument d’autres charges Ă©conomiques qui bĂ©nĂ©ficient toujours au mĂȘme Ă©tat sioniste, car souvent, afin de persuader IsraĂ«l d’accepter ou d’agrĂ©er les accords de paix avec ses voisins (C’est-Ă -dire les rĂ©gimes des tyrans) comme par exemple, dans le cadre de l’accord de retrait des troupes en 1975 entre IsraĂ«l et l’Égypte, le SecrĂ©taire d’État Henry Kissinger avait signĂ© un MĂ©morandum d’Entente (MOU, ses sigles en anglais) par lequel les Etats-Unis s’engagent, Ă  titre de rĂ©compense, Ă  garantir toutes les nĂ©cessitĂ©s en pĂ©trole d’IsraĂ«l en cas de crise et Ă  financer le stockage de « rĂ©serves stratĂ©giques supplĂ©mentaires pour IsraĂ«l. Le coĂ»t de cet accord Ă©tait estimĂ© Ă  plusieurs centaines de millions de dollars. La garantie pĂ©troliĂšre a Ă©tĂ© rĂ©affirmĂ©e durant les nĂ©gociations finales de paix avec l’Égypte en 1979 et l’accord a Ă©tĂ© tacitement reconduit depuis lors.

Finalement, l’aide que les Etats-Unis offrent Ă  divers pays voisins d’IsraĂ«l est elle-mĂȘme destinĂ©e, au moins partiellement, Ă  bĂ©nĂ©ficier Ă  l’état sioniste. L’Égypte et la Jordanie sont les bĂ©nĂ©ficiaires numĂ©ros deux et trois de l’aide Ă©trangĂšre usamĂ©ricaine, mais la grande partie de cet argent doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une rĂ©compense Ă  IsraĂ«l pour son bon comportement – concrĂštement pour les bonnes dispositions de ces deux pays Ă  accepter de signer les traitĂ©s de paix avec IsraĂ«l. En effet l’Égypte avait reçu 71.700.000$ millions (71,7 millions de dollars) des Etats-Unis en 1974. Par la suite elle a obtenu 1.127.000.000 $ (1,127 milliards de dollars) en 1975 et 1.320.000.000 $(1,320 milliards de dollars) en 1976 (en dollars de 1975) aprĂšs les accords du SinaĂŻ II, sur le retrait des troupes. L’aide usamĂ©ricaine versĂ©e Ă  l’Égypte avait atteint 2.300.000.000 $ (2,300 milliards de dollars) en 1978 et s’est Ă©levĂ©e brusquement Ă  5.900.000.000 $ (5,900 milliards de dollars) en 1979, l’annĂ©e de la signature du traitĂ© de paix israĂ©lo-Ă©gyptien. Le Caire obtient Ă  l’actualitĂ© 2.000.000.000 $(2 milliards de dollars) par an. (Il n’est rien dit sur toutes les quantitĂ©s d’argent versĂ©es Ă  l’Égypte jusque lĂ . Si elles sont des donations, dans les conditions signalĂ©es plus haut pour IsraĂ«l, mais en ce qui concerne les 2.000.000.000 $ (2milliards de dollars) il s’agit d’un prĂȘt totalement remboursable. Donc si la fĂȘte continue pour IsraĂ«l, sans arrĂȘt, elle bien est finie pour l’Égypte.) De maniĂšre identique Ă  l’Égypte, la Jordanie a reçu Ă  titre d’aide directe 76.000.000 $ (76millions de dollars) en 1994 et seulement 57.000.000 (57millions de dollars) en 1995. Le CongrĂšs usamĂ©ricain a quand mĂȘme rĂ©compensĂ© la dĂ©cision du roi Hussein pour avoir signĂ© le traitĂ© de paix avec IsraĂ«l en lui pardonnant le remboursement des 700.000.000 $ (700 millions de dollars) que la Jordanie devait aux Etats-Unis Ă  l’époque. Depuis 1997 l’aide accordĂ©e Ă  la Jordanie est de 505.000.000 $ (505 millions de dollars) par an. Donc la bonne disposition des Etats-Unis de rĂ©compenser l’Égypte et la Jordanie d’une telle maniĂšre est une manifestation supplĂ©mentaire de la gĂ©nĂ©rositĂ© de Washington envers l’État sioniste.

Toutes ces diverses formes d’assistance Ă©conomique ont Ă©tĂ© et sont toujours importantes pour IsraĂ«l mais, en l’état actuel, le gros de l’aide usamĂ©ricaine officielle est destinĂ© Ă  consolider la suprĂ©matie militaire israĂ©lienne sur toute la rĂ©gion du Proche Orient. Donc non seulement IsraĂ«l a accĂšs Ă  tous les armements usamĂ©ricains de toute derniĂšre gĂ©nĂ©ration (avions F-15 et F-16, hĂ©licoptĂšres Blackhawk, munitions comme les bombes Ă  fragmentations (Clusterbombs), les « bombes intelligentes», les bombes au phosphore blanc etc.) mais il est intĂ©grĂ© dans les institutions de dĂ©fense et des renseignements des Etats-Unis Ă  travers une sĂ©rie d’accords explicites et implicites. Selon le Service d’EnquĂȘte du CongrĂšs (CRS), « l’assistance militaire usamĂ©ricaine a contribuĂ© d’une maniĂšre dĂ©cisive dans la transformation des forces armĂ©s israĂ©liennes en forces armĂ©es technologiquement, parmi les plus sophistiquĂ©es du monde


En plus de tout ce qui a Ă©tĂ© dĂ©crit jusque lĂ , dans le cadre de cette assistance militaire et Ă©conomique, les Etats-Unis ont fourni Ă  IsraĂ«l presque 3.000.000.000 $de dollars (3 milliards de dollars) pour lui permettre de produire l’avion Lavi, les chars Merkava et les missiles Arrow. Tous ces projets ont Ă©tĂ© financĂ©s Ă  travers le DĂ©partement de la DĂ©fense des Etats-Unis et souvent dĂ©crits comme des efforts conjoints de recherche et de dĂ©veloppement d’armement, bien que les Etats-Unis n’ont jamais eu besoin de ces armes ni pensĂ© les acheter pour leur propre usage. Le projet Lavi a Ă©tĂ© finalement annulĂ© pour raisons de rentabilitĂ© (la grande partie des frais d’annulation ont Ă©tĂ© endossĂ©s sur le compte des Etats-Unis) mais les autres armes sont passĂ©es dans l’arsenal d’IsraĂ«l sur le compte de l’oncle Sam…

Pour ce qui est du stockage d’armements en IsraĂ«l, thĂ©oriquement Ă  disposition des forces armĂ©es usamĂ©ricaines, Ă©crivent encore les auteurs, la vraie raison de ces rĂ©serves de matĂ©riels de guerre en IsraĂ«l, il est peu surprenant que Ynetnews, un web d’informations, filial du quotidien israĂ©lien Yediot Ahranot, ait rapportĂ©, en dĂ©cembre 2006, qu’une grande partie de ces Ă©quipements militaires usamĂ©ricains stockĂ©s en IsraĂ«l a Ă©tĂ© utilisĂ©e dans la guerre de l’étĂ© [2006]contre le Liban


La prolifĂ©ration des ADM et l’assassinat de Kennedy

En contraste avec la longue trajectoire de Washington dans son opposition Ă  la prolifĂ©ration des armes de destruction massive (ADM), les Etats-Unis ont fini quand mĂȘme, aprĂšs l’assassinat du prĂ©sident Kennedy, le 22 novembre 1963 Ă  Dallas au Texas, par appuyer d’une maniĂšre tacite les efforts de guerre d’IsraĂ«l afin de maintenir sa suprĂ©matie totale et ont regardĂ© de l’autre cĂŽtĂ©, laissant le champ libre Ă  IsraĂ«l pour poursuivre tous ses programmes clandestins d’armements ADM y inclus la possession de plus de deux cents armes nuclĂ©aires. (Ce point en particulier est bien confirmĂ© dans les « MĂ©moires de Shimon Perez » dont il a Ă©tĂ© question plus haut et aussi par l’ex prĂ©sident Jimmy Carter qui a affirmĂ© lors d’une confĂ©rence au Pays de Galles le 27 mai 2005 « qu’IsraĂ«l possĂšde 150 armes nuclĂ©aires ou plus ».

En effet de 1961 Ă  1963 et devant les dĂ©mentis rĂ©pĂ©titifs du gouvernement israĂ©lien quant Ă  son programme nuclĂ©aire, le dĂ©funt prĂ©sident John Kennedy, qui tenait absolument Ă  faire respecter la non prolifĂ©ration des armes atomiques, avait dĂ©pĂȘchĂ© Ă  plusieurs reprises des experts pour s’en assurer. À chaque fois les scientifiques usamĂ©ricains ont Ă©tĂ© bernĂ©s et abusĂ©s par les israĂ©liens. Ils n’ont jamais pu rĂ©ellement arriver Ă  une conclusion claire et dĂ©finitive. Aujourd’hui on a appris certains dĂ©tails non moins lucifĂ©riens, grĂące aux rĂ©vĂ©lations faites, au Sunday Times de Londres le 5 octobre 1986, par Mordechai Vanunu, un technicien nuclĂ©aire israĂ©lien, qui a travaillĂ© durant des longues annĂ©es dans la centrale de Dimona et les affirmations du vĂ©tĂ©ran journaliste et Ă©crivain Ă©gyptien, Mohammed H. Haykal, dans sa confĂ©rence sur Aljazeera du 19 et 26 fĂ©vrier dernier.

Certains de ces dĂ©tails qui portent sur la maniĂšre diabolique utilisĂ©e par les sionistes pour dissimuler leurs terrifiants projets sont incroyables. En effet comme le raconte Haykal, lors de l’une de ces visites qui va ĂȘtre la derniĂšre Ă  ces lieux prĂ©cis, les envoyĂ©s du prĂ©sident Kennedy ont Ă©tĂ© finalement autorisĂ©s Ă  pĂ©nĂ©trer dans le sous-sol de la centrale nuclĂ©aire de Dimona, mais en tant que centre de recherche normal. Tout ce qu’ont pu voir les experts en la matiĂšre n’avait aucune signification particuliĂšrement compromettante. Ils ont vu une espĂšce de laboratoire oĂč pourraient se dĂ©rouler des expĂ©riences chimiques presque courantes, comme par exemple, des recherches sur des fertilisants.

Hors les israĂ©liens, aprĂšs avoir tergiversĂ© et gagnĂ© suffisamment de temps pour trouver la solution idĂ©ale pour camoufler leurs intentions infernales, ils ont permis cette inspection sur les lieux que voulait Kennedy. Mais avant ils ont donc pris soin de bien murer l’entrĂ©e qui conduit aux six Ă©tages infĂ©rieurs oĂč se dĂ©roulaient toutes les opĂ©rations vĂ©ritables et effacer toute trace qui pourrait laisser penser Ă  l’existence d’espace encore plus profondĂ©ment sous terre.

Une fois Kennedy mort, son vice-prĂ©sident, Lyndon Johnson, lui a succĂ©dĂ©. Tout le monde a respirĂ© profondĂ©ment. Johnson n’était plus disposĂ© Ă  prendre le risque de voir Ă©clater une crise entre les Etats-Unis et IsraĂ«l. Ou a-t-il pensĂ© Ă  autre chose . On ne le saura jamais. Il se conforma d’une visite rapide, plus ou moins, une fois par an. Mais quand en 1968, le directeur de la CIA, Richard Helms, a Ă©tĂ© le voir Ă  la Maison Blanche pour l’informer qu’IsraĂ«l avait bel et bien acquis toute les capacitĂ©s nuclĂ©aires, le prĂ©sident Johnson pris de panique, lui demanda de ne jamais montrer ces documents ultra secrets Ă  personne, mĂȘme pas au SecrĂ©taire de la DĂ©fense Robert Mc Namara. Selon le journaliste usamĂ©ricain Seymour Hersh « la raison de Johnson de repousser Helms – et ces documents secrets sur l’affaire du nuclĂ©aire sioniste – Ă©tait claire : Il ne voulait pas donner la moindre impression de savoir ce que la CIA Ă©tait en train de lui communiquer. Il voulait tout ignorer parce que sinon il aurait Ă©tĂ© tenu, de par ses prĂ©rogatives et responsabilitĂ©s suprĂȘmes, d’agir en consĂ©quence. En 1968, le prĂ©sident Johnson avait abandonnĂ© toute intention de faire quoi que ce soit pour empĂȘcher IsraĂ«l d’avoir sa bombe atomique.

Pour ce qui est de l’assassinat du prĂ©sident usamĂ©ricain John Kennedy, du ou des tueurs et les noms des vĂ©ritables commanditaires, le mystĂšre, demeure total, plus quarante cinq ans aprĂšs.

Tout ce qui a prĂ©cĂ©dĂ© ne reprĂ©sente en rĂ©alitĂ© que quelques exemples sur la nature des relations qui ont fini par enchaĂźner la premiĂšre puissance mondiale aux intĂ©rĂȘts d’un groupe de personnages qui ont fondĂ© l’idĂ©ologie la plus sanguinaire et la plus infernale de l’histoire.

L’extorsion permanente de l’Allemagne.

L’état sioniste ne reçoit pas seulement des Etats-Unis des fonds considĂ©rables grĂące au travail mĂ©ticuleux des 51 organisations sionistes implantĂ©es dans « l’empire » et dont la principale, celle et qu’on connaĂźt sous les sigles AIPAC (The American Israel Public Affairs Committee) qui dicte sans faille la politique extĂ©rieure des Etats-Unis avec la prioritĂ© absolue « Israel First » ou « IsraĂ«l avant tout ». Et comme l’ont expliquĂ© plus d’une source, «l’IsraĂ«l avant tout » se concrĂ©tise aux dĂ©pends des intĂ©rĂȘts des populations usamĂ©ricaines qui comptent aujourd’hui des dizaines de millions de personnes pratiquement jetĂ©es dans la rue. Aux derniĂšres nouvelles rapportĂ©es par plusieurs mĂ©dias, dont Al Jazeera du 12 mars, l’effondrement actuel de l’économie a vu des familles entiĂšres s’installer, comme dans n’importe quel pays du monde dominĂ© (ou le tiers-monde) sous des tentes. Le phĂ©nomĂšne a apparu pour le moment en Californie et est appelĂ©, sans le moindre doute de prendre de l’extension dans un futur proche.

Les sionistes ont constituĂ© un rĂ©seau mondial d’une efficacitĂ© terrifiante qui leur permet de ramasser autant d’argent qu’ils le dĂ©sirent de n’importe quel pays du monde. Bien que rien ne les empĂȘche, non plus, de prĂ©senter Ă  diffĂ©rents pays du monde des revendications de compensations pour des motifs les plus divers. Pourtant aucun des peuples en Afrique ou en AmĂ©rique du Sud, ou en Asie n’a jamais dĂ©posĂ© la demande ni reçu, la moindre compensation des pays occidentaux qui les ont spoliĂ©s, massacrĂ©s et continuent Ă  le faire aujourd’hui sous les formes de colonisations les plus variĂ©es. Des crimes, que le prĂ©sident français, dont on aura certainement l’occasion d’en parler dans les prochaines parties, considĂšre des simples fautes commises par une toute petite minoritĂ© de colons. Parce que dans leur majoritĂ©, les colons Ă©taient des personnes qui Ă©taient animĂ©es du Bien pour les autochtones, selon lui.[5]

Que tous les pays, qui Ă  un moment ou un autre de l’histoire, ont comptĂ© parmi leurs populations des citoyens de confession juive, doivent s’attendre, d’une maniĂšre ou d’une autre, Ă  payer des compensations. Le dernier en date, dans le monde arabe, est la Libye qui est sommĂ©e de payer des compensations pour les biens des citoyens libyens de cette confession qui ont prĂ©fĂ©rĂ© aller s’installer en terre de Palestine ou ailleurs dans les pays occidentaux. Dans la liste prĂ©parĂ©e, il n’y a aucun pays arabe qui serait exempt de payer des compensations un jour ou l’autre. Mais en tout cas ce qui concerne les pays arabes, Ă  moins qu’ils soient les rĂ©gimes qui disposent rĂ©ellement de « richesses financiĂšres » significatives comme les «émirats du Golfe » qui payent dĂ©jĂ  des compensations d’une maniĂšre indirecte, pour les autres les compensations exigĂ©es seraient plutĂŽt d’ordre politique


Pour ce qui concerne l’Europe la Suisse, par exemple, ne cesse de voir des dossiers de compensations se succĂ©der. On paye sans broncher. Pour ce qui du mĂ©canisme juridique qui permet toutes ces « extorsions lĂ©gales», le rĂ©seau n’est pas Ă  court de loi. Il les fabrique ipso facto sur les lieux mĂȘmes. Elles passent par le lĂ©gislatif sans tarder, sont votĂ©es et mises en application par l’exĂ©cutif avant que le jour suivant ne se lĂšve.

Le cas de l’Allemagne des compensations et des rĂ©parations, les choses ont pris des allures de main mise sur tout le pays et sur tous les plans. Mais on ne parlera dans cette partie que des compensations en espĂšces. « À part les « maigres » compensations individuelles(qui sont souvent des millions d’euros),Ă©crit Axel Brot,[6](c’est le pseudonyme d’un analyste de la dĂ©fense allemand et ex haut responsable des services secrets de l’Allemagne) gĂ©rĂ©es par la ConfĂ©rence Juive des Revendications (Jewish Claims Conference –JCC . Un de ces acteurs dans l’Industrie de l’Holocauste de N. Finkelstein) ou l’état sioniste, les transferts vers IsraĂ«l ont atteint jusqu’à l’heure(L’article date 06/05/2008) le montant de plus de 140.000.000.000 € (140 milliards d’euros) ou 193.200.000.000 $ (193,2 milliards de dollars) en espĂšces, en biens divers, en armements et en patentes. En outre d’autres sommes de l’importance d’entre 20.000.0000.000 et 30.000.000.000 € (entre 20 et 30 milliards d’euros) Ă  travers des accords entre des entreprises privĂ©es et des milliards concĂ©dĂ©s par les mĂ©canismes de l’Union EuropĂ©enne.

Conclusion.

Tel est un autre aspect de la nature de l’idĂ©ologie sioniste qui n’est pas simplement criminelle. Elle a produit le monstre qu’on appelle FDI ou IDF (Forces de DĂ©fense IsraĂ©lienne) la Machine de mort la plus fĂ©roce et la plus agressive qui a engagĂ© le processus d’un gĂ©nocide qui dure depuis plus de 60 ans. Les sionistes eux-mĂȘmes d’abord, leurs protecteurs occidentaux et tous les observateurs du monde, reconnaissent qu’il s’agit d’une machine de guerre qui n’est pas faite pour dĂ©fendre mais pour attaquer. Ses victimes ne sont pas uniquement les arabes palestiniens, les habitants et propriĂ©taires lĂ©gitimes de la terre de Palestine.

Personne n’est dupe pour croire qu’une telle machine de mort soit destinĂ©e Ă  faire face au danger que reprĂ©sente une population dĂ©pouillĂ©e de moyens minimums de l’existence, encerclĂ©e, par terre, mer et air, ne disposant pour se dĂ©fendre des bombardements massifs et continus que de cailloux et quelques autres moyens presque aussi insignifiants et inoffensifs. C’est une machine de mort en action contre l’ensemble des populations de la rĂ©gion. Avec cette machine les sionistes ont frappĂ© pratiquement toutes les rĂ©gions qui leur sont proches et Ă  plusieurs reprises. Ils ont frappĂ© dĂ©jĂ  l’Irak, en 1981, quand leur puissance meurtriĂšre Ă©tait encore beaucoup moins technologiquement sophistiquĂ©e. Ils ont frappĂ© Tunis Ă  plus de 2400 km de la Palestine et ils ne cessent de menacer l’Iran, qu’ils vont, sans le moindre tenter de frapper. Par consĂ©quent la question de la Palestine, n’est pas, comme l’hypocrisie, les calculs stratĂ©giques et la propagande des occidentaux et certains tyrans arabes veulent le faire croire, un problĂšme qui ne concerne exclusivement que les arabes de palestiniens. Le problĂšme concerne tous les arabes et les musulmans oĂč qu’ils puissent se trouver. Tous sont visĂ©s par le gĂ©nocide en cours.

En effet les tyrans arabes, du Golfe Ă  l’Atlantique, ont comme Ă  chaque fois, adoptĂ© l’attitude de lĂąchetĂ© absolue lors du dernier massacre de Gaza. Accuser le tyran d’Égypte d’ĂȘtre le complice numĂ©ro 1 des sionistes n’est pas une Ă©quation mathĂ©matique compliquĂ©e qui nĂ©cessite une intelligence gĂ©niale pour la rĂ©soudre. Elle est d’une simplicitĂ© Ă©lĂ©mentaire Ă  la portĂ©e de n’importe quel adolescent. Le complice numĂ©ro deux est le tyran de la PĂ©ninsule Arabe (Je m’interdis d’accepter la falsification monstrueuse de l’histoire et appeler cette rĂ©gion, de la plus haute importance, non seulement pour les arabes, mais pour tous les musulmans pour les raisons spirituelles Ă©videntes, « Arabie Saoudite », tout comme s’il ne s’agissait que de la propriĂ©tĂ© privĂ©e de cette sinistre famille).

Ce tyran et ses pairs du Golfe n’ont jamais cessĂ© de financer, par des contrats milliardaires d’achats d’armes, toutes les industries d’armements occidentales sans exception aucune. En vertu des sommes considĂ©rables versĂ©es Ă  toutes ces industries d’armements, on aurait eu une puissance de feu largement supĂ©rieure Ă  la machine de mort sioniste. Mais les rĂ©alitĂ©s sont tout Ă  fait autres. Car si jamais c’était effectivement le cas, les sionistes auraient tout fait pour les en empĂȘcher d’arriver lĂ  et sinon tout simplement anĂ©antie. Tous les autres dictateurs et despotes, leur classement n’a aucune importance, leur attitude pusillanime est du mĂȘme abjecte calibre, ils exposent tous, les populations qu’ils dĂ©tiennent dans des cages hermĂ©tiquement fermĂ©es, dans le sens propres comme dans le figurĂ©, celui des misĂšres de toutes sortes, Ă  l’anĂ©antissement de la machine de mort sionistes.

Comment est-il possible d’admettre que ces vils personnages arabes aient dormi paisiblement dans leurs palais respectifs, alors que les pluies diluviennes de bombes de phosphore, de bombes Ă  fragmentations et les obus des chars tombaient nuit et jour dĂ©truisant sans pitiĂ©, les ĂȘtres, les arbres, les animaux et tout ce qui se trouvait sur la face de la terra Ă  Gaza en 2008/2009 durant 22 jours et au Liban en 2006 durant 33 jours ?

La question n’est pas une question de solidaritĂ©, il y va de l’existence tout court du peuple arabe et musulman. Toute autre interprĂ©tation relĂšve, dans le meilleur des cas du mensonge Ă  soi-mĂȘme et sinon de la pure trahison.

(À suivre)

 

[1] Tous les chiffres sont tirĂ©s de l’article de Kathleen et Bill Christison du site internet : http://www.counterpunch.org/christison030552009 et du livre « The Israel Lobby and U.S Foreign Policy de John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt. 2007

[2] Selon les auteurs du livre « The Israel Lobby and US Foreign Policy » cité plus haut.

[3] En page 53-54-55.

[4] Idem page 55.

[5] Voir le livre de Jean Ziegler « La Haine de l’Occident »

[6] http://www.informationclearinghouse.info/article19492.htm, Asia Times etwww.rebelion.org

 

Democracy’s Appeal

Will President Obama listen to liberal activists in the Muslim world?

Saturday, March 14, 2009; Page A14 IT IS SOMETIMES supposed that the Bush administration’s push for democracy in the Middle East was invented in Washington and imposed, sometimes with force, on a resistant or indifferent region. In fact, the groundswell for democratic change in Arab states and the broader Islamic world began before the turn of the century and continued growing even after President George W. Bush’s second-term State Department mostly abandoned the cause. That’s been demonstrated recently in a couple of extraordinary appeals to the Obama administration. One occurred two weeks ago, when senior Afghan officials were invited to Washington to participate in a strategy review. The government of Hamid Karzai is well aware of suggestions by senior administration officials and Democrats in Congress that the United States should set aside the goal of democracy in Afghanistan . So when Foreign Minister Rangin Dadfar Spanta met Secretary of State Hillary Clinton, he delivered what one official told us was an impassioned appeal for continued U.S. support for an elected government. Outside the State Department, Mr. Spanta publicly told Ms. Clinton that ” Afghanistan is committed . . . to work together closely on democratization of Afghanistan and its stability.” Ms. Clinton didn’t publicly respond, but we’re told she reacted positively to the minister’s plea. We hope that’s reflected in the strategy for Afghanistan when it is unveiled in the coming weeks. Another remarkable appeal was issued this week by a group of more than 140 politicians, scholars and democracy activists from the United States and the Muslim world, who told President Obama: “In order to rebuild relations of mutual respect, it is critical that the United States be on the right side of history regarding the human, civil and political rights of the peoples of the Middle East.” The group reiterated a point that the new administration, with its focus on “direct diplomacy” with state leaders, has appeared slow to grasp: ” U.S. support for Arab autocrats was supposed to serve U.S. national interests and regional stability. In reality, it produced a region increasingly tormented by rampant corruption, extremism and instability.” What democracy movements need from the United States , the letter said, “is a commitment to encourage political reform . . . through peaceful policies that reward governments that take active and measurable steps towards genuine democratic reforms. Moreover, the [ United States ] should not hesitate to speak out in condemnation when opposition activists are unjustly imprisoned in Egypt , Jordan , Saudi Arabia , Tunisia, or elsewhere.” The list of signatories includes activists not only from those countries, but also from Lebanon , Syria , Libya , Morocco , Iraq , Iran , the United Arab Emirates , Kuwait , Bahrain , Malaysia , the Philippines , Turkey , Nigeria , Somalia and the Palestinian Authority. Its depth and breadth vividly shows that the Obama administration could find many allies for progressive change in the Middle East — if only it looks beyond the rulers’ palaces. (Source : “The Washington Post” Saturday, March 14, 2009; Page A14 )

 

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