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C.R.L.D.H. Tunisie: SolidaritĂ© avec MaĂźtre Mohamed Ennouri et M. Slim Boukdhir pour leurs droits Ă la libre circulation C.R.L.D.H. Tunisie: Flash-Infos Observatoire lyonnais pour la dĂ©fense des libertĂ©s fondamentales en Tunisie: InquiĂ©tudes sur l’aggravation des violations des droits de l’homme en Tunisie AP: Ban Ki-moon participera Ă Tunis Ă une confĂ©rence internationale sur le terrorisme AFP: Une traduction en arabe des passeports indispensable pour entrer en Libye Le Monde: Critique – “Tendresse du loup” : viol et vengeance pour une fable douce-amĂšre
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ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de lâHomme en Tunisie
Membre du RĂ©seau Euro mĂ©diterranĂ©en des Droits de lâHomme
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21ter rue Voltaire â FR-75011 PARISÂ – Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org
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Solidarité avec Maßtre Mohamed Ennouri et M. Slim Boukdhir pour leurs droits à la libre circulation
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           20 ans aprĂšs la prise de pouvoir de Ben Ali le 07 novembre 1987, les Tunisiens, opposants politiques, dĂ©fenseurs des droits humains se livrent Ă des durs combats pour des droits fondamentaux Ă lâintĂ©gritĂ© physique, Ă la rĂ©union, Ă lâexpression ou Ă la circulation, mettant en pĂ©ril leur santĂ© et leur sĂ©curitĂ©.
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Câest le cas aujourdâhui de MaĂźtre Mohamed Ennouri, PrĂ©sident de lâAssociation LibertĂ© et EquitĂ©, et membre actif du Collectif du 18 octobre pour les droits et les libertĂ©s et M. Slim Boukdhir, journaliste engagĂ© pour la cause de lâindĂ©pendance de la presse et du droit Ă la libertĂ© dâexpression, en grĂšve de la faim depuis le 1er novembre 2007 pour  protester contre le refus des autoritĂ©s de leur dĂ©livrer un passeport et pour rĂ©clamer leur rĂ©tablissement dans leurs droits Ă la circulation (Voir communiquĂ© du CRLDHT du 02 novembre 2007).
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Douze jours aprĂšs le dĂ©clenchement de cette grĂšve, le CRLDHT est particuliĂšrement prĂ©occupĂ© par lâĂ©tat de santĂ© des deux militants jugĂ©e inquiĂ©tante par leur comitĂ© mĂ©dical, surtout que tous deux ont fait auparavant des grĂšves de la faim de plusieurs semaines qui ont affectĂ© leur Ă©tat et laissĂ© indĂ©niablement des traces. Tous deux se sont Ă©vanouis Ă plusieurs reprises et passent la plupart du temps allongĂ©s.
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          Contre toute attente, le pouvoir policier tunisien a procĂ©dĂ© Ă lâarrestation le samedi 10 novembre 2007 de Anis Boukdhir, frĂšre de Slim, par un groupe de policiers en civil qui se sont dĂ©placĂ©s Ă son domicile Ă Sfax et lâont arrĂȘtĂ© aux environs aprĂšs lâavoir tabassĂ© et insultĂ©. Anis sera prochainement jugĂ©, en attendant, sa famille sâinquiĂšte du sort rĂ©servĂ© Ă son fils. Le lendemain 11 novembre 2007, M. LassĂąad Jouhri et Mourad Ennouri, fils de  MaĂźtre Mohamed Ennouri ont Ă©tĂ© violemment agressĂ©s en pleine rue, Ă proximitĂ© du lieu de la grĂšve et interdits dâaccĂšs au cabinet de MaĂźtre Ennouri.
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Toutefois, le CRLDHT se fĂ©licite du mouvement de solidaritĂ© qui sâest manifestĂ© dĂšs le premier jour de la grĂšve et nâa cessĂ© de sâĂ©largir et de sâamplifier car cette action dĂ©passe de loin  la personne des deux grĂ©vistes de la faim pour mettre en valeur une grave violation des droits qui touche des centaines, voire des milliers de tunisiens, parmi eux des opposants, des ex prisonniers politiques, des dĂ©fenseurs des droits humains et des familles de prisonniers  qui sont empĂȘchĂ©s de circuler Ă lâintĂ©rieur du pays et de se dĂ©placer hors de leurs villages, serait-ce pour se soigner, pour travailler ou pour Ă©tudier. Les cas sont nombreux : Le journaliste M. Abdallah Zouari, qui, aprĂšs avoir passĂ© 11 ans dâemprisonnement pour un dĂ©lit dâopinion, se trouve depuis sa sortie de prison le 06 juin 2002 en exil dans son propre pays, Ă quelques 600 Km des siens, une situation rocambolesque de non droit qui dĂ©fie toute loi. Un autre journaliste et dĂ©fenseur des droits humains se trouve, quant Ă lui privĂ© de retour Ă sa terre natale, câest M. Kamel Labidi qui a dĂ©posĂ© une demande de renouvellement de passeport depuis juillet 2007, une demande restĂ©e morte jusquâĂ prĂ©sent.
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Deux autres dĂ©fenseurs des droits humains ont Ă©tĂ© empĂȘchĂ©s ces derniers jours de quitter le pays pour pouvoir participer Ă une semaine de plaidoyer pour la sociĂ©tĂ© civile tunisienne Ă Washington, organisĂ©e par des ONG internationales et amĂ©ricaines dont Human Rights watch, la FIDH, Human Rights First et Amnesty International. Il sâagit Du juge M. Ahmed Rahmouni, prĂ©sident de lâAssociation lĂ©gitime des Magistrats Tunisiens (AMT), victime dâun putsch depuis dĂ©cembre 2005, une mesure arbitraire qui a touchĂ© tous les dirigeants de lâassociation sans exception. MaĂźtre Mohamed Abbou se trouve Ă©galement privĂ© de rejoindre Washington ; câest la 3Ăšme fois depuis sa sortie de prison le 25 juillet 2007 que MaĂźtre Abbou se trouve interdit de quitter le territoireâŠ.
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         Human Rights watch, Human Rights First et Amnesty International ont dĂ©noncĂ© dans un communiquĂ© publiĂ© le 10 novembre 2007 la dĂ©cision des autoritĂ©s tunisiennes dâinterdire Ă ces deux dĂ©fenseurs des droits humains la participation  aux rencontres et manifestations de Washington, prĂ©vues cette semaine et les ont appelĂ© Ă lever dans lâimmĂ©diat cette dĂ©cision jugĂ©e illĂ©gale et inadmissible.
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         Le CRLDHT exprime son soutien total aux deux grĂ©vistes de la faim dans leur lutte lĂ©gitime pour leurs droits et leur dignitĂ© ainsi quâĂ toutes les victimes de cet arbitraire qui continuent de vivre lâinsupportable.
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         Il dénonce cette politique de confiscation des droits et libertés de chacun et de tous, une politique contre productive qui nuit au pays et à son image.
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          Appelle Ă la libĂ©ration immĂ©diate de M. Anis Boukdhir, puni pour son lien de parentĂ© avec le journaliste grĂ©viste et exige de mettre fun terme à cette punition collective qui sâabat sur les familles et proches.
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                                                                                                  Paris, le : 13/11/2007
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ComitĂ© pour le Respect des LibertĂ©s et des Droits de lâHomme en Tunisie
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Flash-Infos
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- Sauvons la vie de Zied FAKRAOUI
- Arrestations illégales et détentions au secret de dizaines de jeunes tunisiens.
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Le calvaire des prisonniers libérés.
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Sauvons la vie de Zied Fakraoui :
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            Le prisonnier politique Ziad Fakraoui, 28 ans, détenu depuis avril 2005 dans le cadre de la loi « anti-terroriste » est en grÚve de la faim depuis le 10 septembre 2007, soit plus de deux mois, pour exiger :
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- une enquĂȘte concernant la  plainte 7021177/2007 dĂ©posĂ©e au parquet Ă Tunis depuis le 13 avril 2007 sur les tortures et les sĂ©vices sexuels que lui ont fait subir Abderrahmane Guesmi, alias Bokassa, et son Ă©quipe de tortionnaires au ministĂšre de lâIntĂ©rieur, au cours de la garde Ă vue au courant du mois dâavril 2005.
-  une expertise médicale pour évaluer les dommages qui lui ont été causés au niveau des parties génitales et pour que les soins médicaux nécessaires lui soient garantis.
- Son transfert dans une autre cellule oĂč il sera loin des dĂ©tenus de droit commun ayant appartenu au corps de la police. Â
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            Le mercredi 31 octobre, lors de son procĂšs devant la cour criminelle de Tunis,                                                                                                                                                                                                                                                                    Zied sâest prĂ©sentĂ© dans un Ă©tat lamentable. TrĂšs affaibli, il Ă©tait incapable de se tenir debout et souffrait de douleurs rĂ©nales.
            A son 64Ăšme jour de grĂšve de la faim et malgrĂ© la grave dĂ©tĂ©rioration de son Ă©tat, aucune de ses revendications nâa Ă©tĂ© satisfaite. Pire, devenu lâombre de lui-mĂȘme, Zied nâarrive plus Ă se tenir debout ni Ă parler.
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           Depuis le 30 octobre 2007, sa mĂšre, Mme Hadhba Jelassi a entamĂ© une grĂšve de la faim pour protester contre les conditions inhumaines de dĂ©tention que vit son fils Ă la prison de Bordj El Amri et appelle Ă se que ces tortionnaires soient punis pour les crimes quâils ont fait subir Ă Zied.
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Arrestations illégales et détentions au secret de dizaines de jeunes tunisiens :
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Le CRLDHT suit avec prĂ©occupation les graves atteintes de droits signalĂ©es au quotidien, touchant des jeunes et des moins jeunes des deux sexes, victimes dâarrestations illĂ©gales, de dĂ©tentions au secret, de torture et de mauvais traitements ainsi que de privation de droits pour un grand nombre dâex prisonniers politiques.
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Depuis aoĂ»t 2007, une nouvelle vague dâarrestations a eu lieu dans diffĂ©rentes rĂ©gions de la Tunisie et notamment Ariana, Sidi Bouzid, Gafsa et lâĂźle de Kerkennah, et ce dans le cadre du dit effort de lutte international contre le terrorisme. Elle a touchĂ© des jeunes de deux sexes connus pour leur attachement Ă leur religion et lâexercice de leur libertĂ© de culte.
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Le 28 octobre 2007, La section de la LTDH de Bizerte a lancĂ© un appel pour connaĂźtre le sort de la jeune Jihane Dali, Ă©tudiante en seconde annĂ©e de sciences maritimes Ă lâInstitut National dâAgriculture. Jihane a Ă©tĂ© enlevĂ©e le 26 octobre 2007 vers 1h du matin par des agents de la SĂ»retĂ© en civil qui ont investi le foyer universitaire pour filles dâEl Omrane supĂ©rieur. Sa famille, qui rĂ©side Ă Bizerte, a toujours ignoré le lieu de sa dĂ©tention. Elle a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e le 31 octobre 2007, vers 20h aprĂšs avoir Ă©tĂ© convoquĂ©e pour une audience devant la huitiĂšme chambre du Tribunal de PremiĂšre Instance de Tunis pour collecte de fonds non autorisĂ©e. Dâautres jeunes femmes ont Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©es avec elle dans la mĂȘme affaire et pour le mĂȘme motif. Ce sont Nidhalat Zayyat, Ă©pouse du prisonnier Nabil Slimani et Ă©tudiante Ă lâInstitut National dâagriculture, Abir Chaouachi, Ă©tudiante en maĂźtrise Ă la facultĂ© des sciences de Tunis et Faten BettaĂŻeb, diplĂŽmĂ©e universitaire.
           En mĂȘme temps, et aprĂšs les nombreuses arrestations quâont connues plusieurs rĂ©gions et gouvernorats en dĂ©but du mois de septembre (Voir Flash-Infos du CRLDHT DU 19/09/2007), lâĂźle de Kerkennah, Ras djebel, Gafsa et Sidi Bouzid ont connu ces derniers jours et semaines des nouvelles arrestations arbitraires provoquant la mĂȘme tension et la mĂȘme terreur. A Kerkennah, les
forces de la SĂ»retĂ© de Sfax se sont dĂ©placĂ©es Ă lâĂźle pour procĂ©der durant plusieurs jours Ă des dizaines dâarrestations dans la rĂ©gion de Lataya. Ces arrestations se sont effectuĂ©es de façon illĂ©gale, sans mandats et dans des heures tardives de la nuit de mercredi 24 et jeudi 25, provoquant la colĂšre et la panique des familles des victimes qui ont vu leurs domiciles investis pendant leur sommeil aprĂšs avoir enfoncer les portes et effrayer petits et grands.
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Ces descentes musclĂ©es se sont poursuivies pendant plusieurs jours, et les fouilles ont ciblĂ© particuliĂšrement tout matĂ©riel informatique. Des familles et parents ont Ă©tĂ© victimes de violences pour avoir oser sâenquĂ©rir du sort de leurs proches.
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Parmi les jeunes arrĂȘtĂ©s : Jihad Elbouni,  HĂ©ni Laabed, Noureddine Mâbarek, Achraf Arous, Adel Khlif, Salem Achour, Mouez Samed, Imed Arous, Chaker Arous, Nabil Souissi, Nabil Dahmane, Slim Ouarda, Nidhal Arous, Selmane Arous, Fethi Dahmane, Samir Bouzida, Moncef Arous, Mehdi Dahmane et Slim Bouri de lâĂźle de Kerkennah ; Anouar Fellah, abdessatar Gort, Chokri Bejaoui et Mohamed Bejaoui de Ras Djebel ; Rafik Hachouche, Salah Zghonda et Faouzi Ben Hamida de Nabeul, Amine Gharbi et Hassen Haj Ahmed de Menzel Bourguiba, Ridha Bargougui et Hassen Jellali de Gafsa ainsi que Karim Ben Salah KalaâĂŻ, de la citĂ©  Tadhamoun Ă TunisâŠ.
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Punitions collectives des prisonniers aprÚs avoir été torturés :
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Plusieurs dĂ©tenus arrĂȘtĂ©s dans le cadre de la loi antiterroriste de dĂ©cembre 2003 et poursuivis  pour participation aux affrontements armĂ©s quâa connu le pays et qui remontent Ă la fin de l’annĂ©e 2006, sont privĂ©s de visite familiale et de panier et ce depuis les crimes de torture et de mauvais traitements quâils ont subis le mardi 16 octobre 2007 pour les contraindre Ă mettre fin Ă une grĂšve de la faim quâils ont dĂ©clenchĂ© le samedi 13 octobre 2007(Voir communiquĂ© du CRLDHT du 22/10/2007)âŠ.Lâadministration de la prison a affirmĂ© aux familles que leurs enfants sont punis et se trouvent au cachot. DâaprĂšs leurs avocats, ces dĂ©cisions de privation de visites sont prises le temps que les blessures et traces de supplices quâils ont subis sâestompent.
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En mĂȘme temps, et Ă Â plusieurs reprises, Mme Ftima Bouraoui, mĂšre de Khaled et Walid Layouni, se trouve privĂ©e par lâadministration pĂ©nitentiaire de visite hedomadaire Ă ses deux fils sous prĂ©texte que le premier a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© Ă la prison dâEl Haouareb, dans la rĂ©gion de Kairouan Ă quelques centaines de kilomĂštres du domicile familial et le second avait Ă©tĂ© sanctionnĂ© et mis au cachotâŠ. Câest le cas Ă©galement de la famille du jeune Houcine khlifi, qui a Ă©tĂ© empĂȘchĂ©e Ă deux reprises de lui rendre visite Ă la prison de Mahdia. Ce prisonnier a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en dĂ©cembre 2005 lors dâune vague dâarrestations au sein de la jeunesse frĂ©quentant les mosquĂ©es. Depuis son incarcĂ©ration, il a fait lâobjet de multiples transferts de prisons et des mises au cachot pour sâĂȘtre battu pour ses droits et sa dignitĂ©âŠ.Ses parents sont inquiets pour leur fils car ils ignorent ses conditions et le nouveau lieu de sa dĂ©tention.Â
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              Sabri Mejri, incarcĂ©rĂ© Ă la prison dâEl Haouareb aux environs de Kairouan, vit le mĂȘme calvaire. Sa famille a Ă©tĂ© empĂȘchĂ©e de voir son fils le jeudi 1er novembre, car il est puni et mis au cachot pour une durĂ©e de quinze jours sans visites. Cette punition a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e Ă la suite de la grĂšve de la faim que Sabri avait entamé pour exiger lâamĂ©lioration de sa situation et son transfert dans une prison plus proche de chez lui dans lâattente de sa libĂ©ration. La rĂ©ponde de lâadministration pĂ©nitentiaire ne sâest pas fait attendre : Il a Ă©tĂ© violemment agressĂ© physiquement et moralement, par le vice directeur de la prison, un dĂ©nommĂ© BĂ©chir, pendant sa grĂšve de la faim.
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Le calvaire des prisonniers libĂ©rĂ©s :Â
            Les ex-prisonniers politiques vivent depuis leur sortie de prison des situations dramatiques de privation des moindres droits Ă la sĂ©curitĂ©, Ă lâemploi, aux soins, aux Ă©tudes, Ă la circulation Ă lâintĂ©rieur et Ă lâextĂ©rieur du paysâŠ. Dans la plupart des cas ces graves violations touchent non seulement les victimes mais Ă©galement leurs proches qui continuent Ă souffrir pendant et aprĂšs lâemprisonnement.
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CondamnĂ© en 1995 Ă Â vingt-six ans dâemprisonnement, lâex prisonnier politique Jalel Kalboussi bĂ©nĂ©ficie le 25 juillet 2007 dâune libĂ©ration conditionnelle au terme de 12 ans dâincarcĂ©ration arbitraire. Et depuis, il vit un harcĂšlement et des brimades policiers continus visant sa sĂ©curitĂ© physique et matĂ©rielle ainsi que sa famille. Sur ordre des autoritĂ©s policiĂšres, M. Kalboussi vient de perdre son emploi, neuf jours aprĂšs avoir rĂ©intĂ©grĂ© la sociĂ©tĂ© de rĂ©paration des bateaux de Menzel Bourguiba, une sociĂ©tĂ© oĂč il a travaillĂ© pendant douze ans avant son incarcĂ©ration.
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             Lâex-prisonnier politique Taoufik ZaĂŻri, libĂ©rĂ© le 25 juillet dernier aprĂšs avoir passĂ© plus de 16 ans dans les diffĂ©rentes prisons tunisiennes se trouve privĂ© de soins et de moindres dĂ©placements puisquâil est soumis Ă un contrĂŽle administratif quotidien qui consiste Ă Ă©marger au poste de la sĂ»retĂ© de la ville de Bou Salem, Ă Â Jendouba oĂč il habite.  Le mardi 30 octobre, ce dernier doit aller Ă Tunis pour faire des examens prescrits par son neurologue Ă lâhĂŽpital Charles Nicolle. Mais les agents de la SĂ»retĂ© lâont menacĂ© de poursuites judiciaires pour non-conformitĂ© aux dispositions du contrĂŽle administratif et jetĂ© de nouveau en prison sâil ose quitter la ville de Bou Salem.
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              Quant Ă lâex-prisonnier politique Frej Jami, il  est toujours privĂ© de son droit Ă une carte dâidentitĂ© depuis sa sortie de prison en juillet 2007 et au terme dâun emprisonnement de prĂšs de dix sept annĂ©es. Sa libertĂ© de mouvement et de circulation se rĂ©sume en un Aller/Retour du domicile familial au poste de la gendarmerie
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               Pour lâex prisonnier politique Fethi Ouerghi, qui avait bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune libĂ©ration conditionnelle le 5 novembre 2006, il a tout fait pour reprendre ses Ă©tudes universitaires en philosophie quâil a interrompues 16 ans plutĂŽt lors de son arrestation. Toutes les administrations universitaires compĂ©tentes lui ont fermĂ© illĂ©galement la porte sous prĂ©texte que la  date dâinscription a Ă©tĂ© dĂ©passĂ©e. InterpellĂ©s, ni le mĂ©diateur administratif ni le prĂ©sident du ComitĂ© des Droits de lâHomme nâont intervenu pour le rĂ©tablir dans ses droits. Pour cette annĂ©e, le prĂ©sident de lâUniversitĂ© a refusĂ© dâenregistrer la demande dâinscription.
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 Le CRLDHT qui a dĂ©jĂ alertĂ© Ă maintes reprises lâopinion publique sur ces graves violations de torture et de mauvais traitements dans les prisons tunisiennes, sâĂ©lĂšve contre cette politique de mort lente exercĂ©e Ă lâencontre des prisonnier politiques et notamment le jeune Zied Fakraoui et affirme sa solidaritĂ© agissante avec toutes les victime et leurs  familles.
            Il rappelle aux autoritĂ©s tunisiennes leurs engagements en matiĂšre de protection des prisonniers et les tient par consĂ©quent pour responsables de toute aggravation de lâĂ©tat de santĂ© de Zied pour leur lĂąche politique dâindiffĂ©rence et de non-assistance Ă personne en danger.
          Il exige de lâadministration pĂ©nitentiaire lâhospitalisation immĂ©diate de la victime Zied Fakraoui afin quâil puisse bĂ©nĂ©ficier des soins mĂ©dicaux que nĂ©cessite son Ă©tat de santĂ© et lâouverture dâune enquĂȘte indĂ©pendante sur les violations de torture et de sĂ©vices quâil a subis et le rĂŽle des tortionnaires impliquĂ©s.
             Il appelle Ă lâouverture du dossier de lâimpunitĂ© qui protĂšge et encourage les tortionnaires Ă poursuivre leurs crimes  en rĂ©pondant Ă la revendication lĂ©gitime des prisonniers de porter plainte et de suivre leurs  tortionnaires.  Â
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          Il revendique du pouvoir politique une attitude responsable envers les prisonniers libĂ©rĂ©s pour mettre un terme Ă cette politique de sourde haine qui empĂȘche ces citoyens de se construire aprĂšs avoir passĂ© prĂšs de deux dĂ©cennies derriĂšre les barreaux
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Paris, le : 13/11/2007        Â
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OBSERVATOIRE LYONNAIS
POUR LA DĂFENSE
DES LIBERTĂS FONDAMENTALES EN TUNISIE Â
c/o LDH 69
5, place Bellecour
69002 Lyon
Le 10 novembre 2007
CommuniquĂ© de Presse –
InquiĂ©tudes sur l’aggravation des violations des droits de l’homme en Tunisie
Le Parlement européen et la Commission européenne doivent assumer leurs responsabilités
La grĂšve de la faim de Maya Jribi et Mohamed NĂ©jib Chabbi, leaders du Parti DĂ©mocrate Progressiste, dĂ©clenchĂ©e en septembre, aujourdâhui interrompue, pour protester contre le harcĂšlement incessant du rĂ©gime tunisien contre l’opposition lĂ©gale illustre la grave dĂ©tĂ©rioration des droits de l’homme en Tunisie au moment du vingtiĂšme anniversaire du coup d’Etat du 7 novembre 1987. 1 – Notre plus grande inquiĂ©tude concerne la continuation de la pratique de la torture Ă grande Ă©chelle dans les locaux de la police Ă travers tout le territoire tunisien, et plus particuliĂšrement dans les bureaux du ministĂšre de l’IntĂ©rieur et dans la prison de Mornaguia. Parmi les victimes citons Ă titre indicatif Ziad Fakraoui, Khaled et Oualid Layouni, Mohammed Souissi, Mejdi Dhakouani, Yassine Jebri, Slim El Hajj Salah, Ali Herzi, Brahim Herzi, Saber Hosni, Anis Bouzidi, Sahl Beldi, Mohammed Amine Aoun, Mahfoudh Ayari, Ghaith Ghazouani et Maher Beziouche, mais le nombre des victimes peut ĂȘtre estimĂ© Ă plusieurs milliers, poussant certains d’entre eux Ă entrer en grĂšve de la faim malgrĂ© les rĂ©pressions sauvages et inhumaines qu’ils encourent. 2 – Outre la torture, les conditions insupportables d’incarcĂ©ration des prisonniers politiques est scandaleuse qui est Ă©quivalente Ă la pratique de la torture, sans parler du harcĂšlement inhumain des familles des prisonniers politiques. 3 – Nous lançons un appel aux autoritĂ©s tunisiennes afin d’enquĂȘter sur Kamel Matmati, dont on est. sans nouvelles depuis son arrestation par la police politique sur son lieu de. travail en octobre 1991 Ă Gabes. Il est urgent que les autoritĂ©s tunisiennes mettent fin au calvaire de sa famille et disent la vĂ©ritĂ© sur son sort. 4 â Toutes ces violences n’ont pu se faire sans une justice totalement infĂ©odĂ©e au pouvoir, transformĂ©e en un organe de rĂ©pression et en alibi pour toutes les injustices. C’est pourquoi nous voulons apporter notre soutien aux voix de plus en plus nombreuses qui se lĂšvent contre cette main mise du pouvoir, comme la voix du Juge Mokhtar Yahyaoui, et plus rĂ©cemment encore de lâAssociation des Magistrats Tunisiens que le rĂ©gime n’a pas tardĂ© Ă rĂ©primer en dislocant ses structures lĂ©gitimes par le biais des mutations abusives Ă Medenine, GabĂšs, Kebili, Tozeur, Gafsa, Kasserine, Sfax, Mahdia, Kairouan, le Kef, Siliana et Jendouba. Nous apportons notre soutien en particulier Ă la direction lĂ©gitime de cette association de magistrats composĂ©e de son prĂ©sident Ahmed Rahmouni, de Kelthoum Kenou, Wassila Kaabi mutĂ©e Ă GabĂšs bien loin de son domicile familial, Raouda Karafi, Leila Bahria, Mohamed Khlifi, Noura Hamdi membres de sa direction, en butte Ă du harcĂ©lement et victimes de mutations abusives visant Ă les Ă©carter du corps judiciaire. 5 â Outre la mise au pas de la justice, le pouvoir tunisien a totalement muselĂ© la libertĂ© de la presse, illustrĂ©e par le mouvement rĂ©cent de la grĂšve de la faim des dirigeants du PDP pour maintenir l’activitĂ© du journal Al Mawkif. 6 â Nous protestons contre la violence physique pratiquĂ©e par la police tunisienne contre les militants des droits de l’homme, et nous apportons notre soutien Ă Me Raouf Ayadi agressĂ© sauvagement le 2 novembre 2007 par la police politique alors quâil sâapprochait du cabinet de MaĂźtre Mohamed Ennouri en grĂšve de la faim avec le journaliste Slim Boukhdhir. Nous lançons un nouvel appel urgent au Parlement europĂ©en afin qu’il prenne ses responsabilitĂ©s devant cette situation dramatique que vit la Tunisie qui aspire Ă la dignitĂ© humaine et qu’il interpelle solennellement la Commission europĂ©enne sur les violations dont elle se fait complice par son silence sur l’Article 2 de l’Accord d’association tuniso-europĂ©en sur le respect des droits de l’homme demeurĂ© Ă ce jour lettre morte.
Rappel :
Depuis plusieurs annĂ©es, lâObservatoire lyonnais pour la dĂ©fense des libertĂ©s fondamentales en Tunisie (collectif dâassociations rassemblĂ©es autour de Tunisie-LibertĂ©, LDH-RhĂŽne, attac-RhĂŽne, RAID attac-Tunisie, Amnesty International ..), avec le soutien dâAgir Ensemble pour les Droits de lâhomme, sâest fixĂ© pour objectif de veiller Ă la situation et Ă lâĂ©volution du respect des droits de lâhomme, de la libertĂ© dâexpression et dâassociation, en Tunisie.                                                                                            Â
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Ban Ki-moon participera à Tunis à une conférence internationale sur le terrorisme
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Associated Press, le 12 novembre 2007 Ă 22h48
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TUNIS (AP) — Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies, Ban Ki-moon, est attendu mercredi Ă Tunis pour participer Ă une confĂ©rence internationale sur le terrorisme, a annoncĂ© lundi la reprĂ©sentante de l’ONU en Tunisie Hiba Khouri.
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InitiĂ©e par l’ONU et l’Organisation islamique pour la culture, l’Ă©ducation et les sciences (ISESCO), en collaboration avec l’Organisation de la confĂ©rence islamique (OCI) et le gouvernement tunisien, cette confĂ©rence non gouvernementale rassemblera de jeudi Ă samedi quelque 120 personnalitĂ©s reprĂ©sentant plus de 40 associations et organisations rĂ©gionales et internationales, a prĂ©cisĂ© le ministre tunisien de la Culture et du Patrimoine,
Mohamed Aziz Ben Achour, lors d’une confĂ©rence de presse. Les participants -des acadĂ©miciens, universitaires, chercheurs et autres historiens- viennent de Tunisie, d’AlgĂ©rie, d’Arabie Saoudite, de Chine, d’Espagne, d’Iran, de France, du Liban, de Libye, de Russie, de Syrie et du SĂ©nĂ©gal.
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Ils se pencheront pendant trois jours sur les dimensions et les menaces du terrorisme et les contre-mesures qu’il convient de prendre face Ă ce “phĂ©nomĂšne planĂ©taire transfrontalier”, a-t-il
précisé.
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Une traduction en arabe des passeports indispensable pour entrer en Libye
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AFP, le 13 novembre 2007 Ă 15h22
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TRIPOLI, 13 nov 2007 (AFP) – Les autoritĂ©s libyennes ont insistĂ© mardi sur la nĂ©cessitĂ© pour les voyageurs Ă©trangers d’ĂȘtre munis d’une traduction en langue arabe de leur passeport pour pouvoir
entrer en Libye, d’oĂč des centaines de voyageurs ont Ă©tĂ© refoulĂ©s rĂ©cemment faute d’un tel document.
“La Libye ne renoncera pas Ă cette exigence et ne fera pas cas des rĂ©actions internationales Ă ce sujet”, a affirmĂ© Ă l’AFP une source officielle libyenne qui a requis l’anonymat.
“L’entrĂ©e des voyageurs avec des passeports en langue Ă©trangĂšre perturbe les fonctionnaires aux postes frontaliers et aux aĂ©roports car ils ne connaissent pas la langue. C’est une mesure normale,
l’Occident nous impose de traduire nos passeports en anglais, et nous faisons de mĂȘme”, a-t-elle ajoutĂ©.
MalgrĂ© des visas libyens en rĂšgle, quelques centaines de voyageurs, dont des Français et des Britanniques, ont Ă©tĂ© refoulĂ©sdimanche et lundi de Libye faute d’ĂȘtre munis d’une traduction arabe de leur passeport, une lĂ©gislation en veilleuse depuis 2005 et dĂ©sormais appliquĂ©e de façon stricte par Tripoli.
La Libye l’aurait remise en application dimanche en rĂ©action Ă l’interdiction faite ces derniers jours Ă des Libyens dĂ©tenteurs de visas Schengen d’entrer dans des pays europĂ©ens, notamment en France et en Grande-Bretagne, selon des sources libyennes.
La diplomatie libyenne affirme avoir informĂ© les compagnies aĂ©riennes des nouvelles mesures “Ă temps”.
Mais le ministĂšre français des Affaires Ă©trangĂšres a indiquĂ© que la nouvelle rĂ©glementation Ă©tait intervenue “sans information prĂ©alable”, ajoutant que la France se concertait avec ses partenaires europĂ©ens pour “obtenir des clarifications” de Tripoli.
“Nous ne dĂ©fendons pas la langue libyenne mais la langue arabe et nous n’accepterons aucun compromis Ă ce sujet”, a encore dit la source libyenne expliquant que la lĂ©gislation imposant la traduction arabe des passeports avait Ă©tĂ© suspendue pendant un certain temps pour “encourager le tourisme”.
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Critique “Tendresse du loup” : viol et vengeance pour une fable douce-amĂšre
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