12 mars 2003

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TUNISNEWS

3ème année, N° 1027 du 12.03.2003


LES TITRES DE CE JOUR:
 

AFP: Le Parlement tunisien hostile à une « guerre dévastatrice » contre l’Irak AP: Tunisie: réactions hostiles à la guerre en Irak La Presse: Enseignement de base – Accord entre le ministère et le syndicat general L’intelligent : Les autorités planchent sur les moyens de faire face à l’évolution de la conjoncture mondiale au cours des prochains mois. La Presse:  Tunisie — Union européenne – Une nouvelle vision du partenariat privilégié Reuters: L’UE veut réunir Russie, Israël, pays arabes dans une seule zone L’intelligent : Les autorités planchent sur les moyens de faire face à l’évolution de la conjoncture mondiale au cours des prochains mois.

TNA: TUNeZINE attribue les oscars

Reuters: L’UE veut réunir Russie, Israël, pays arabes dans une seule zone ATS: Auteurs de crimes contre les droits humains – Une association poursuivra ceux qui séjourneront en Suisse Weser-Kurier: Paradis touristique entaché par la torture  – La journaliste Bensedrine critique le régime tunisien Chamseddine: Le duel Khlif / Charfi ne nous concerne pas. Obs: Réaction au dossier Charfi – Khlif Mohamed Talbi: « Delenda est Bagdado ! » Tahar Fazaâ: De la francofolie

Le Monde: Laïcité en islam  : mortel dilemme


الهيئة الوطنية للمحامين: بيان للرأي العام

الإتحاد الإماراتية : تونس: تسهيلات خاصة للسياح من دول الخليج

بن عيسى الدمني : إشكالية الإسلام والديمقراطية

رفيق عبد السلام : الفكر السياسي الواقعي ومعضلة الشر السياسي

عبدالجليل: عفواً، لن تكون حرب باسمي أبداً

 Ligue tunisienne pour la défense des droits de l´homme

Correction

Le tribunal de 1ere instance de Gabès examinera le procès intenté contre la LTDH et la section Gabès par un adhérent appartenant au parti au pouvoir RCD (M Sghaeir Gafrache /affaire n 6605) le 17 mars 2003 (et non pas le 12 mars2003 ).

 تصويب تنظر المحكمة الابتدائية بقابس يوم 17 مارس 2003(لايوم 12مارس 2002 كما تسرب خطأ في أخبار سريعة ليوم11مارس) في الدّعوى التي رفعها ضد الرّابطة و فرع قابس أحد المنخرطين ينتمي للتجمع الدستوري الديمقراطي (الحزب الحاكم)وهو السيد الصغير قفراش (القضية عدد 6605)

 


Rectification
 

salam, J’aimerais réctifier pour la liste que vous avez affiché des victimes de la dictature que :

Imed Meghirbi, condamné à mort est aussi en fuite

Bon travail

 
Citoyenne tunisiènne


 

Crise des Avocats / La situation

Suite a la résolution concernant les action à prendre en application des décisions de la dernière assemblée générale extraordinaire des avocats prise par le conseil de l’ordre des avocats le 10 mars 2003 le doyen Béchir Essid à reçu hier après midi une convocation à une réunion urgeante du conseil de l’ordre avec le ministre de la justice pour aujourd’hui 11h après que ce dernier s’est entretenu avec le président de la république dans la même journée. La réunion qui s’est se terminée a consister selon certaines sources à demander aux avocats d’ajourner l’appel aux actions prévues dans leur dernier communiqué en vu de continuer le dialogue. Le conseil de l’ordre qui tien une réunion en ce moment suite a cette rencontre ne parait pas se diriger vers un sursis a ses actions devant le manque de manifestation de repenses concrètes a ses revendications. Le Texte du communiqué :
 
 
الهيئة الوطنية للمحامين قصر العدالة – تونس تونس في 10/ 03/ 2003

بيان للرأي العام

يعلم عميد الهيئة الوطنية للمحامين بتونس الرأي العام و كافة النضمات و الهيآت الحقوقية و المهنية و الأحزاب السياسية أن أوضاع المحامين قد تردت بشكل خطير نتيجة سياسة تشريعية امتدت على أكثر من عشرية كاملة عملت على تقليص عمل المحامي و مجال عمله و بقعل محاولات السلطة المتكررة في النيل من استقلالية المهنة و الطعن في تمثيلية عميدها المنتخب ديموقراطيا و افتعال القضايا التي ترمي إلى النيل من صلاحيات مجلس الهيئة و التصدي لنشاطه بواسطة أعضاء الشعبة المهنية التي عرقت بالخلية و التي بعثتها السلطة داخل القطاع. و قد سعى مجلس الهيئة و عميدها منذ انتخابهما في جوان 2001 إلى إقامة حوار مع السلطة و إقناعها بضرورة المعالجة العاجلة لأوضاع المحامين باعتبار انتمائهم لمؤسسة دستورية لها دور هام و متميز في إقامة العدل و إيصال الحقوق إلى أصحابها. إلا أن سعيهما لم يلقى التجاوب المطلوب من وزارة العدل التي بعد أن نضمت لقاء عمل ضم العميد و كافة أعضاء مجلس الهيئة بتاريخ 19 / 01 / 2002 تم خلاله عرض مشاكل المحامين و تسليمها مشروع متكامل لمعالجتها، قطعت الوزارة أي اتصال بالهيئة و العميد و استمرت على هذا الموقف السلبي حتى بعد إعلان رئيس الدولة بخطابه يوم 07/11 /2002 عن إدخال الإصلاحات عن أوضاع مهنة المحاماة. و قد حدى هذا الوضع بالهيئة الوطنية للمحامين للدعوة إلى تنظيم جلسة عامة استثنائية انعقدت بتاريخ 16/02/2003 للتداول في شأن الإعتداءات التي استهدفت المحامين و مكاتبهم و مطالب المحامين المشروعة تمخضت عنها لائحة مطالب تم تبليغها إلى وزارة العدل التي لم تحرك ساكنا. و تنفيذا لمقررات الجلسة العامة اجتمع مجلس الهيئة الوطنية للمحامين بتاريخ 7 مارس 2003 و ضبط الرزنامة التالية لأشكال النضال النفابي: 1 – الخميس 13 مارس 2003 رفع الشارة الحمراء لمدة أسبوعين 2 – الثلاثاء 18 مارس 2003 تجمعات أمام محاكم الإستئناف 3 – الجمعة 28 مارس 2003 إضراب بساعتين 4 – الإثنين 21 أفريل 2003 تجمع وطني بالزي أمام وزارة العدل 5 – الجمعة 9 ماي 2003 إضراب بيوم 6 – الجمعة 16 ماي 2003 الإمتناع عن النيابة في قضايا التساخير و الإعانة العدلية لمدة أسبوع. العميد البشير الصيد

 

(Source: message publié par le jugee Yahyaoui sur le forum de TUNeZINE le 12-03-2003 16:41)


 

Le Parlement tunisien hostile à une « guerre dévastatrice » contre l’Irak

 

    AFP, le 11.03.2003 à 18h49             TUNIS, 12 mars (AFP) – La Chambre tunisienne des députés  (parlement unicaméral) a appelé mardi à un surcroît d’efforts pour  éviter le déclenchement d’une « guerre dévastatrice » contre l’Irak,  aux « conséquences imprévisibles pour la région et la paix  mondiale ».             Dans une déclaration publiée à l’issue d’une séance plénière, le  Parlement s’est « préoccupé du danger encouru par le peuple irakien »,  évoquant « les menaces qui pèsent sur l’unité et l’intégrité  territoriale » de l’Irak en cas de guerre.             Les députés ont exprimé leur appui à la position du président  Zine El Abidine Ben Ali en faveur d’un « réglement pacifique de la  crise irakienne, dans le cadre du dialogue avec l’Onu, Bagdad ayant  fait preuve de coopération positive » avec l’Onu, indique leur  déclaration.             Evoquant le risque de « graves développements que pourrait  entraîner une guerre au Proche-orient et dans d’autres régions du  monde », le parlement tunisien a appelé les unions parlementaires  internationales et régionales à redoubler d’efforts pour éviter  l’intervention militaire.             Les partis représentés au parlement, avec à leur tête, le  Rassemblement constitutionnel démocratique (au pouvoir) ont  participé à une marche de solidarité avec l’Irak ayant réuni quelque  5.000 personnes le 20 février à Tunis.             Une pétition circulant dans les milieux intellectuels et des  défenseurs des droits de l’Homme a récolté mardi quelque 350  signatures contre « la guerre américaine ».   AFP  

        

Tunisie: réactions hostiles à la guerre en Irak

           

 
Associated Press, le 11.03.2003 à 19h58
            TUNIS (AP) — La chambre des députés de Tunisie (Parlement) a fait état mardi de sa « préoccupation » face à la situation qui prévaut dans la région du Golfe, faisant valoir que le déclenchement d’une guerre fait peser « un danger » au peuple irakien et menace son unité et son intégrité territoriale.             Dans une déclaration publiée à l’issue d’une séance plénière, le Parlement tunisien salue la position du président Zine El Abidine Ben Ali et les efforts qu’il déploie dans le sens d’un règlement pacifique de la crise irakienne, dans le cadre du dialogue entre les Nations Unies et l’Irak, d’autant, estime l’institution parlementaire, que les autorités irakiennes ont manifesté « une coopération positive avec l’organisation onusienne ».             Les députés tunisiens mettent en garde contre « les graves développements » que pourrait entraîner l’éclatement de la guerre en Irak qui, selon eux, « est de nature à ébranler la sécurité et la stabilité dans cette région et dans d’autres régions du monde ».             Ils appellent les unions parlementaires de par le monde et la communauté internationale à conjuguer les efforts pour éviter une telle guerre « dévastatrice (…) aux conséquences imprévisibles ».             Par ailleurs, des intellectuels tunisiens ont exprimé leur hostilité à la menace de guerre en Irak et appelé les gouvernements américain et britannique à arrêter leurs « projets guerriers ».             Dans une pétition portant quelque 350 signatures, notamment d’universitaires, de juristes et de défenseurs de droits humains, ses auteurs qualifient cette guerre d' »injuste », notant que c’est le peuple irakien qui « endure déjà souffrances et privations depuis de très longues années qui, le premier, en ferait dramatiquement les frais ».             Ces dernières semaines de nombreuses manifestations contre la guerre en Irak ont eu lieu, sans incident, à Tunis et dans les principales villes du pays, avec la participation de la plupart des formations politiques, des associations et autres organisations de masse.             En revanche, d’autres, non autorisées, ont été dispersées brutalement par les forces de l’ordre, faisant une vingtaine de blesses, selon des sources syndicales.   Associated Press

 


 

 

FLASH INFOS
 
 

 

إنا لله وإنا إليه راجعون

 

Nos amis de Tunisie viennent de nous apprendre le décès de Madame Fatma Maoua, fille de Cheikh Mohammed Maoua – célèbre prédicateur du Tabligh à Msaken et ancien prisonnier politique – et épouse de Cheikh Abderrazzak Loghmari – ex-imam de la grande mosquée de Msaken et ancien prisonnier politique, et ce le lundi 10 mars 2003. Son décès est survenu peu après son retour du pélérinage des suites d’une maladie qui l’avait frappée là-bas. Sincères condoléances à tous les membres de sa famille et que Dieu lui accorde Sa miséricorde et Son paradis éternel.

 

(Info diffusée par « Attristé » sur le forum TUNeZINE le 12 mars 2003 à 9h22)

 

إنا لله وإنا إليه راجعون

 

 

Salam à tous, Nous venons d’apprendre, le coeur attristé, que notre frère Ridha Zaabouti a décédé suite à un accident de la route ces derniers jours: Ridha est menbre du mouvement Ennahdha et est né en 1971 à Mdhilla – Gafsa, il a passé 3 ans de prisons entre 91 et 93. تغمده الله برحمته و ادخله فراديس جنانه و رزق اهله و اخوته في الاسلام جميل الصبر

 

(Info diffusée par  « Sissi »  sur le forum TUNeZINE le 12 mars 2003 à 8h39)

 

 

Chedli Zouiten reprend du service au NACT

M. Chedli Zouïten, figure connue et ex-Président du NACT (automobile club de Tunisie) vient de revenir à ses premières amours en retrouvant le NACT où il assure désormais la fonction de secrétaire général.   (Source : Le Temps du 12 mars 2003, d’après le portail Babelweb)  

Vient de paraître : Le Bâtonnier de Chedly Okby

Ched Ok est un personnage qui nous est désormais familier : souvenez-vous, c’est ce petit détective privé sympathique et audacieux, un peu triste, un peu paumé, un peu minable, cette espèce de Colombo à la tunisienne à qui il arrive les pires maux de la terre, et qui arrive toujours à s’en sortir avec les honneurs de la guerre. Le voilà qui réapparaît avec un livre paru aux éditions Cérès cette semaine : Le bâtonnier. Mais il est arrivé quelque chose d’étrange à Ched Ok : il ne se raconte plus à la première personne. Le narrateur qui se cache derrière lui, Chédly Okby, de son nom entier, a décidé de le pousser un peu à l’écart, de se donner du champ et plus de liberté. Peut-être parce que ce livre est différent des autres. Et que l’intrigue policière n’est pas son seul justificatif.   (Source : La Presse du 11 mars 2003, d’après le portail Babelweb)

 

 

French Groupama sells off stake in Tunisian insurer

 

TUNIS, March 12 (Reuters) – French mutual insurer Groupama has sold its 20.66 percent stake in Tunisia’s leading insurer firm Groupe des Assurances de Tunisie (GAT), local officials and brokers said on Wednesday.

« Groupama International ceded the whole stake it owned in GAT through the sale of its 206,666 shares it had and which constituted 20.66 percent stake, » said a local official.

« The sale was made recently on the Tunis bourse and the buyer of the French stake was the local close-ended fund SIGMA-SICAF, » said a leading broker. Officials were not able to give details on the price.

Groupama in Paris was not immediately available for comment.

GAT is one of 16 insurance companies in Tunisia, nine of which are privately owned and account for 44 percent of the market. Three others are state-owned and four more are mutual societies.

Tunisia’s leading privately-owned bank Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) owns shares in GAT.

((Reporting by Lamine Ghanmi, editing by Jo Winterbottom; Tunis newsroom, +216-71 787538 fax +216-71 787454, tunis.newsroom@reuters.com))

 

REUTERS

 

Tunisia industrial output rose 6.1 pct m/m in Jan

TUNIS, March 12 (Reuters) – Tunisia’s industrial production bounced up 6.13 percent on the month in January but still stood 1.95 percent lower than a year ago, government data showed on Wednesday.

The crucial manufacturing sector, which was instrumental to gross domestic product growth last year, jumped 7.4 percent on the month but declined 1.01 percent year-on-year.

Tunisia’s GDP grew an estimated 1.7 percent in 2002 — its lowest pace in 16 years — and the government has said growth would have been even slower if not for a rebound in manufacturing and services in the second half of last year.

The government envisages a sharp recovery for this year to 5.5 percent growth for the economy as a whole on the back of projected strong exports and expanded agriculture output.

The agro-business sector jumped 10.25 percent in January over the same month in 2002, in line with the government expectations that the sector is heading for a strong recovery following abundant rainfall.

The textile industry shrank 5.3 percent in January compared to the same month in 2002 but soared 6.6 percent over December.

The textile industry is a crucial sector for Tunisia’s economy, accounting for almost half of total exports in 2002 and 18 percent of gross domestic product.

The value of exports of textiles, clothing and leather rose 16.9 percent to 430.6 million dinars ($334.8 million) in January from December, pushing total exports 8.4 percent higher on the month to 873.3 million dinars.

Economists said textile exports benefited from the weakness of the local dinar currency versus the euro, making Tunisian textile goods more competitive in the European Union which is the country’s main market.

((Reporting by Lamine Ghanmi, Editing by Will Hardie; Tunis newsroom, +216-71 787538 fax +216-71 787454, tunis.newsroom@reuters.com))

 

($1=1.286 dinar)

REUTERS

 

Eurogas Drills Dry Hole in Tunisia

Eurogas has reported that its Jorf-1 well in Tunisia reached total depth of 2,164 meters and was plugged and abandoned. Although the targeted Triassic sands were found on prognosis, no significant hydrocarbons were encountered.

Jorf-1 is the fourth well drilled in Eurogas’ exploration program in south Tunisia. Work is ongoing to finalize drilling targets in the corporation’s 50 percent El Hamra permit, which is located some 50 kilometers south of Jorf-1. Eurogas remains optimistic in its outlook for its oil and gas exploration programs in Tunisia.

Eurogas plans to spend $9.4 million in capital expenditures for 2003, which includes the drilling of 17 wells in Canada, continued geological and geophysical and drilling programs in Tunisia and starting the front end engineering work on the corporation’s castor underground natural gas storage project in Spain.

Eurogas has a 20 percent working interest in the Jorf permit and was carried for the majority of well costs.

(Source : http://www.rigzone.com/news/article.asp?a_id=5885 )

 

Tunisia’s January M2 money supply up 4.3 pct yr/yr

TUNIS, March 11 (Reuters) – Tunisia’s M2 money supply agregate rose 4.3 percent year-on-year in January to 16.586 billion dinars, latest Central Bank figures show.

    M2 inched down 0.8 percent in January this year compared to the previous month of December when the agregate reached 16.721 billion dinars.

    It had risen 4.16 percent in December last year from the same month in 2001 when M2 was at 16.052 billion dinars, according to the Bank data.

    The Central Bank set an M2 target of 8.0 percent for 2003 in the light of a projected inflation rate of 3.0 percent for this year.

    Economists say the Bank has been using the M2 aggregate as one of its main reference indicators for its money and price stability steering policy.

      

Latest available figures on money supply:

                                                     Jan 03  Jan 02  Dec 02  Dec 01

  M1 (narrow money)                      6.521   6.744    .648     6.745

  M2                                              16.586   15.896  16.721  16.052

  M3 (broad money)                      18.209  17.277  18.340   17.402

 

(Note: Figures are in billion dinars)

 (

(Reporting by Lamine Ghanmi, Tunis newsroom, +216-71 787538

 fax +216-71 787454, tunis.newsroom@reuters.com))

 

($1=1.287 dinar)

 

REUTERS

 

 


 

Enseignement de base

Accord entre le ministère et le syndicat general

 

Dans le cadre du dialogue continu entre le ministère de l’Education et de la Formation, d’une part, et le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) et le syndicat général de l’enseignement de base, d’autre part, une cérémonie s’est déroulée, hier matin, au siège du ministère, au cours de laquelle M. Moncer Rouissi, ministre de l’Education et de la Formation, a procédé avec MM. Néji Messaoud, secrétaire général adjoint de l’Ugtt, chargé de la fonction publique, et Mohamed Moncef Ezzahi, secrétaire général du syndicat général de l’enseignement de base, à la signature d’un accord portant sur l’amélioration des conditions matérielles et morales des institutrices et instituteurs. La cérémonie s’est tenue en présence de M. Moncef Ben Said, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education et de la Formation, chargé de la Formation professionnelle, de plusieurs cadres du ministère et des membres du syndicat général de l’enseignement de base. Cet accord concerne notamment la révision des dispositions du statut relatif à la promotion des instituteurs, à leur classification par catégories et aux conditions d’accès au rang de professeur des écoles primaires, outre d’autres questions professionnelles ayant trait à la retraite du maître principal d’application. M. Rouissi s’est félicité de la signature de cet accord relatif à l’enseignement de base, faisant l’éloge des acquis importants contenus dans ce texte en faveur du secteur. Il a salué le grand intérêt que le Président Zine El Abidine Ben Ali porte à cette question depuis le démarrage des négociations y afférentes, mettant l’accent sur la place de choix qu’occupe l’enseignement de base dans le système éducatif national. Le ministre a également loué le militantisme des instituteurs et le sens de la responsabilité dont ils font preuve dans l’accomplissement de leur mission avec loyauté et abnégation, mettant en exergue leur contribution à la diffusion du savoir auprès des jeunes. Il a souligné que cet accord atteste le bien-fondé du dialogue entre une société civile structurée et une administration organisée, et incite à la poursuite des efforts pour développer davantage le système éducatif tunisien. De leur côté, MM. Néji Messaoud et Mohamed Moncef Ezzahi se sont félicités de la conclusion de cet accord et ont salué les acquis qu’il apporte aux instituteurs de l’enseignement de base.   (Source: La Presse du 12 mars 2003)

 

Tunisie — Union européenne

Une nouvelle vision du partenariat privilégié

• M. Prodi prochainement à Tunis pour une visite de travail   BRUXELLES (TAP) — Dans le cadre de sa visite de travail à Bruxelles, M. Habib Ben Yahia, ministre des Affaires étrangères, a été reçu par M. Romano Prodi, président de la Commission européenne. L’entretien, auquel a pris part l’ambassadeur de Tunisie en Belgique et auprès des Communautés européennes, a porté sur l’évolution des relations de partenariat entre la Tunisie et l’UE et les moyens de les renforcer davantage. M. Ben Yahia a transmis à M. Prodi un message d’estime et de considération du Président Zine El Abidine Ben Ali, ainsi que son appréciation des efforts qu’il ne cesse de déployer en faveur de la consolidation des liens de coopération entre la Tunisie et l’UE d’une part, et de la création d’un espace euro-méditerranéen solidaire, d’autre part. M. Romano Prodi s’est, pour sa part, félicité de la qualité des relations de partenariat avec la Tunisie et des perspectives encourageantes pour leur développement. Il a qualifié la Tunisie de pays modèle, estimé par les instances européennes, notamment pour les réformes qu’elle a engagées sur les plans politique, économique et social et les réalisations qu’elle a accomplies pour assurer le bien-être et le progrès du peuple tunisien. M. Prodi a souligné le rôle constructif joué par la Tunisie dans le processus euro-méditerranéen et pour la dynamisation de l’Union du Maghreb Arabe, ainsi que sa contribution positive en faveur de la paix et de la stabilité dans la région. Le président de la Commission européenne a prié le ministre de transmettre au Président Zine El Abidine Ben Ali l’_expression de ses amitiés et de sa haute considération et s’est dit réjoui à la perspective de se rendre prochainement en Tunisie dans le but de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales dans le cadre d’une nouvelle vision d’un partenariat privilégié avec les pays partenaires méditerranéens, et ce, compte tenu de l’élargissement de l’Union. Par ailleurs, et au cours de son entretien avec M. Christopher Patten, commissaire chargé des relations extérieures à la Commission européenne, le ministre des Affaires étrangères a passé en revue l’état de la coopération tuniso-européenne ainsi que les perspectives de leur renforcement. Outre l’examen des questions d’intérêt commun relatives au partenariat tuniso-européen, l’entretien a permis d’examiner les voies et moyens de consolider les acquis socioéconomiques de la Tunisie et de renforcer l’appui des partenaires européens au programme de mise à niveau de l’économie tunisienne. Les questions d’actualité internationale ont été également abordées au cours de ces entretiens. D’autre part, M. Ben Yahia s’est entretenu, à Bruxelles, avec M. Pascal Lamy, commissaire européen chargé du commerce. L’entretien a permis de procéder à un échange de vues sur la mise en œuvre des dispositions de l’accord d’association dans le cadre d’un partenariat équilibré et solidaire. Les deux parties ont également évoqué les prochaines étapes de la coopération tuniso-communautaire, notamment pour ce qui a trait aux possibilités d’un plus grand accès des produits et des services d’origine tunisienne sur le marché communautaire, ainsi qu’à la promotion des investissements européens en Tunisie. De son côté, M. Lamy a exprimé l’appréciation de la Commission européenne de la concrétisation par la Tunisie de ses engagements dans le cadre du processus de Barcelone pour le renforcement du partenariat euroméditerranéen et de sa contribution agissante au sein de l’OMC. Il a réitéré l’appui multiforme de la Commission européenne en faveur de la réussite du programme de mise à niveau de l’industrie en Tunisie et de la diversification de son économie.
(Source: La Presse du 12 mars 2003)

 

Le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère Les efforts diplomatiques de la Tunisie sont constructifs

BRUXELLES (TAP) — M. Habib Ben Yahia, ministre des Affaires étrangères, a été reçu par M. Javier Solana, haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune. Au cours de l’entretien, le haut représentant de l’Union européenne a mis l’accent sur l’importance du partenariat entre la Tunisie et l’Europe et s’est félicité des efforts diplomatiques constructifs de la Tunisie qui assumera la prochaine présidence de la Ligue arabe. L’entretien a également porté sur les efforts entrepris actuellement en vue de promouvoir la coopération intermaghrébine, efforts qui bénéficient du soutien de l’Union européenne. Les deux parties ont aussi évoqué la situation préoccupante au Moyen-Orient. M. Habib Ben Yahia, en sa qualité de membre du groupe de contact arabe chargé du suivi du Sommet de la Ligue arabe de Charm El Cheikh, a souligné les efforts diplomatiques déployés par la Ligue pour parvenir à un règlement pacifique de la crise irakienne.   (Source: La Presse du 12 mars 2003)  
 

 

Prévenir les effets de la guerre Les autorités planchent sur les moyens de faire face à l’évolution de la conjoncture mondiale au cours des prochains mois.

 

 

Ridha Kéfi

Malgré la persistance de la sécheresse pour la troisième année consécutive, la baisse des recettes touristiques après l’attentat de Djerba, le 11 avril 2002, et le ralentissement de l’activité mondiale, les résultats économiques et financiers de la Tunisie, au cours de l’exercice écoulé, n’ont pas été aussi catastrophiques qu’on aurait pu le craindre. Ainsi, le taux de croissance du PIB a atteint 1,7 % (beaucoup moins, certes, que la moyenne de 5 % enregistrée au cours des dix dernières années, mais pouvait-on espérer mieux ?). Ce résultat a été rendu possible par la relance, au cours du second semestre 2002, des activités manufacturières et des services. Les exportations ont progressé, quant à elles, de 2,6 % (très en deçà des 7 % et 8 % des années précédentes).

 

En revanche, le déficit budgétaire a été contenu dans la limite de 2,5 % du PIB, contre 4,3 % en 2001, en dépit des augmentations de salaires dans la fonction publique. Par ailleurs, les réserves en devises ont atteint 3 milliards de dinars à la fin de l’année, soit l’équivalent de quatre-vingts jours d’importations (contre soixante-quatorze jours fin 2001), l’inflation n’a pas dépassé 2,8 % et la stabilité relative du dinar, la monnaie nationale, a préservé la capacité concurrentielle de l’économie.

 

Ces « bonnes mauvaises » nouvelles ont été annoncées, le 28 février dernier, par Mohamed Ali Daouas, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), au cours d’une réunion avec les premiers responsables des banques. Le gouverneur de la BCT a profité de l’occasion pour appeler ces derniers à oeuvrer en vue d’atténuer les effets négatifs de la conjoncture mondiale, qui risque d’être durement affectée par la guerre en Irak. Il les a exhortés à poursuivre leurs efforts dans le financement de l’investissement, l’appui aux exportations, le soutien à l’agriculture et aux petites et moyennes entreprises (PME), qui assurent un pan important de l’économie.

 

Le 5 mars, le président Zine el-Abidine Ben Ali a consacré une grande partie de la réunion périodique du Conseil des ministres à l’examen de la situation économique et financière et aux moyens de faire face à l’évolution de la conjoncture mondiale au cours des prochains mois. Dans les trois secteurs qui ont retenu l’attention du Conseil, à savoir l’agriculture, l’industrie et le commerce, les perspectives semblent moins alarmantes que ne le laisse prévoir la conjoncture morose actuelle.

 

L’agriculture a ainsi été dopée par la bonne pluviosité enregistrée au cours des derniers mois et le maintien du rythme des exportations des produits manufacturés témoigne de la vivacité du secteur industriel. Reste les activités hôtelières et le transport aérien, qui devraient enregistrer, comme en 2002, une baisse importante. Ce recul, difficile à estimer (car il dépendra de l’issue et de la durée de la guerre), ne manquera pas d’affecter le comportement général de l’économie tunisienne, dont le manque à gagner pourrait dépasser, selon certaines prévisions, 1 milliard de dollars.

 

(Source : L’intelligent N°2200 du 9 au 15 mars 2003)


 

TUNeZINE ATTRIBUE LES OSCARS

TUNIS-(TNA)- Le comité spécial de TUNeZINE pour la sélection des meilleurs artistes de la saison cinématographique 2002-2003 vient de communiquer les noms des séléctionnés : 1- Meilleur metteur en scène : Haj Zaba pour son film « Dernier voyage à la Mecque ». 2- Meilleur acteur : Haj Zaba pour sa prestation magistrale dans le même film. 3- Meilleure actrice : Hajja Leila pour son rôle dans le film « A la recherche du foulard perdu ». 4- Meilleur scénariste : l’écrivain anonyme du minsitère de l’intérieur qui a écrit le scénario du film « Mort mystérieuse à Gafsa ». 5- Meilleur décorateur : Mezri Haddad pour les décors du film « Non dalenda Carthage ». 6- Meilleur scénariste humoriste : Moncef Goujat pour son scénario du film d’humour noir « Mariages derrière les barreaux ». 7- Meilleur acteur porno : Moncef Chelli pour son rôle principal dans le film « Le bras d’honneur ». Pour le comité, O.K.   (Dépêche diffusée par Omar Khayyam sur le forum Tunezine le 12 mars 2003 à 6h46)


 

L’UE veut réunir Russie, Israël, pays arabes dans une seule zone

 
REUTERS, le 11.03.2003 à 21h50       BRUXELLES, 11 mars (Reuters) – La Commission européenne a évoqué mardi la perspective d’unir à l’Union européenne des pays allant de la Russie au Maroc en passant par l’Ukraine et Israël dans une zone de libre échange au sein de laquelle tous les citoyens pourraient se déplacer librement.             La Commission a approuvé un projet visant à approfondir les liens économiques et politiques avec un certain nombre de pays d’Afrique du Nord, du Proche-Orient et l’ex-Union soviétique, tous voisins de l’Union européenne dans sa version élargie.             « Notre ambition est de développer une politique en direction de pays qui ont besoin de relations particulières avec l’Union, mais qui ne peuvent espérer la rejoindre dans un proche avenir », a déclaré le président de la Commission Romano Prodi lors d’une séance du parlement européen à Strasbourg.             Une « Europe élargie » telle qu’envisagée par la Commission permettrait la libre circulation des personnes, des biens et des services entre l’Union européenne et ses voisins. Cette idée coïncide avec l’entrée de dix nouveaux membres au sein de l’Union, dont la plupart se trouvent en Europe de l’Est.             En proposant de resserrer les liens avec les régions proches de l’Europe, l’Union espère favoriser la stabilité, la prospérité et la démocratie.             La Commission invite les pays voisins à ouvrir leurs marchés à l’Union européenne, à adopter des règlements similiaires et à coopérer avec elle sur des sujets comme l’immigration, la prévention des conflits, le transport, l’énergie et l’investissement.             Parmi les « voisins » en question figurent la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, l’Autorité palestinienne, la Syrie et la Tunisie.             Prodi a précisé que les pays des Balkans n’étaient pas concernés par cette stratégie, car ils ont des chances d’adhérer à l’Union à moyen terme. La Bulgarie et la Roumanie espèrent rejoindre l’Union en 2007. La Turquie, la Croatie et d’autres anciennes républiques yougoslaves ont entamé des démarches en ce sens.   REUTERS  

EU sees Russia, Israel, Arabs inside single market

 
  Reuters, le 11.03.2003 à 19h13
    BRUSSELS, March 11 (Reuters) – The European Commission raised the prospect on Tuesday of countries stretching from Russia and Ukraine to Israel and Morocco joining a free trade area with the EU in which all their citizens could move freely.             The Commission, the EU’s executive arm, endorsed plans for deepening economic and political ties with an array of countries in North Africa, the Middle East and the former Soviet Union which are set to border an enlarged European Union.             « Our ambition is to develop a policy to those countries that need a special relationship with the Union but which cannot expect to join in the near future, » Commission President Romano Prodi told a session of the European Parliament in Strasbourg.             The neighbours targeted include the former Soviet republics of Russia, Ukraine, Belarus and Moldova. Belarus under authoritarian President Alexander Lukashenko has minimal contact with the EU but the others are keen for closer ties.             The Mediterranean neighbours include Algeria, Egypt, Israel, Jordan, Lebanon, Libya, Morocco, the Palestinian Authority, Syria and Tunisia.             In a statement, the Commission said: « Over the coming decade…in return for concrete progress (on political and economic reforms)…all neighbouring countries should be offered the prospect of a stake in the EU’s internal market. »             This could lead to full freedom of movement for people, services, goods and capital between the EU and its neighbours.                         HAVES AND HAVE-NOTS             The so-called « Wider Europe » initiative coincides with the EU’s preparations to admit eight new members from ex-communist central Europe including Poland and the Czech Republic plus the small Mediterranean islands of Cyprus and Malta on May 1, 2004.             The 10 candidates have had to adopt EU laws and regulations, including in the field of visas and border controls, prompting fears among Russians and Ukrainians of a Cold War-style division of the continent, this time into haves and have-nots.             « The whole point of our strategy is to prevent accusations that we are just moving the old iron curtain eastwards, » Prodi told the Parliament.             He said the Commission had not ruled out eventual membership for any country with its new strategy. He has in the past spoken against admitting Ukraine, Russia or countries in the Middle East and North Africa.             By offering a closer relationship, the EU hopes to cement stability, prosperity and democracy within its neighbours.             The Commission urged its neighbours to open up their markets to the EU, to adopt EU-compatible regulations and to cooperate on a raft of issues including migration, conflict prevention, transport, energy and foreign investment.             Prodi said Balkan countries were excluded from the strategy as they are seen joining the EU in the medium-term. Bulgaria and Romania aim to join in 2007, and Turkey, Croatia and other ex-Yugoslav states are also waiting in the wings.    

 

French officials detain a fourth person in connection with deadly Tunisian synagogue attack

 
Associated press, le 11.03.2003 à 17h57   By SANDRINE BOUCHER, Associated Press Writer               LYON, France (AP) _ French intelligence agents detained a man Tuesday in connection with a deadly synagogue attack in Tunisia last year that could be linked to the al-Qaida network, judicial officials said.             The man is suspected of having furnished false identification papers to the Tunisian suspect thought to have carried out the attack that killed 21 people, said the officials, who asked not to be identified by name.             Agents of the DST, as the intelligence agency is known, detained him on orders from French anti-terrorism judges who are investigating the attack on the Tunisian resort island of Djerba.             The suspect, Slah Saadaoui, a 25-year-old packer from the Lyon suburbs, had never before had problems with the police, his family said, confirming the arrest.             Saadaoui can be held for questioning for up to four days to determine whether he should be placed under investigation, a step short of formal charges.             Tourists _ 14 Germans and two French _ were the main victims of the April 11, 2002 attack that tore apart sections of a historic synagogue when a truck loaded with natural gas exploded nearby. Five Tunisians, including the driver of the truck, Nizar Naouar, also were reported killed.             French officials have already placed three people under investigation in connection with the attack on the Ghriba synagogue.             Walid Naouar, the brother of Nizar Naouar, allegedly bought a satellite telephone in Paris and sent it to his brother. The phone, found in Nizar Naouar’s Tunisia home, was reportedly used hours before the attack to call people in Pakistan and Germany with suspected links to al-Qaida.             The other two people under investigation are an uncle, Mohamed Sethi Naouar, and a family friend, identified as 20-year-old Tarek Hdia. The suspects, who live outside Lyon, are believed to have provided logistical support.             French judicial officials suspect that a senior operative in Osama bin Laden’s al-Qaida network, Khalid Shaikh Mohammed, who was recently captured in Pakistan, may have given the order by satellite telephone to attack the synagogue.             Last week, France issued its own arrest warrant for Mohammed, who is being held in a secret location by the United States, in an attempt to gain access to him to discuss the Tunisia attack.             The French are working with authorities in Tunisia and Germany, where investigations also are under way. France opened its own investigation into the attack after the son of one of the victims filed a complaint.   Associated Press

 

 


 

Auteurs de crimes contre les droits humains

Une association poursuivra ceux qui séjourneront en Suisse

 

 

 

   Genève (ats) Pas d’impunité pour les responsables de crimes  contre les droits humains de passage en Suisse: une association  soutenue par l’ancien procureur Bernard Bertossa veut s’y engager.  Elle publie un manuel sur les voies offertes par le droit suisse  pour les traquer.

 

   «La Suisse doit faire plus contre les criminels internationaux», a plaidé Philip Grant, président de Trial (Track Impunity Always).  Cette association née en juin 2002 regroupe pour l’heure une  vingtaine d’avocats dans plusieurs cantons. Son objectif est de  pouvoir actionner la justice contre les criminels dès leur arrivée  en Suisse et où qu’ils séjournent dans le pays.

 

   Des juristes membres de Trial ont résumé dans un ouvrage les  moyens offerts par le droit suisse pour lutter contre l’impunité en  matière de crimes de guerre ou contre l’humanité. L’ancien  procureur genevois Bernard Bertossa a participé à la rédaction du  manuel, destiné aux autorités de poursuite fédérales et cantonales,  aux avocats et aux organisations de défense des droits de l’homme.

 

«Déplacer l’insécurité»

 

   Présent lors de la présentation à la presse, l’ancien magistrat  connu pour sa lutte contre la criminalité internationale a affirmé  qu’il continuerait à soutenir l’association en la faisant  bénéficier de conseils.

 

   «Il ne s’agit pas de faire du don-quichottisme en voulant  poursuivre tous les délinquants à travers le monde», a souligné  M. Bertossa. «Mais poursuivre ceux qui seront de passage en Suisse  relève du devoir. Il faut déplacer l’insécurité du camp des  victimes à celui des bourreaux», a-t-il ajouté.

 

   L’association entend aussi agir contre des responsables de  crimes en dehors de Suisse. Elle servira de relais entre des  victimes et la justice suisse. Quand une plainte ne peut être reçue  dans le pays concerné, le droit suisse autorise à la traiter en  Suisse, a indiqué M. Grant, en donnant l’exemple d’une personne qui  s’est adressée à Trial pour avoir été torturée en Tunisie.

 

Immunité

 

   La toute récente inauguration de la Cour pénale internationale  (CPI) ne retranche rien au rôle que doit jouer la Suisse. Car  contrairement aux tribunaux internationaux spécialisés par exemple  pour le Rwanda ou l’ex-Yougoslavie, la CPI n’est habilitée à agir  que dans le cas où aucun pays ne se saisirait au préalable des  accusations de crimes.

 

   Les responsables de l’association ont annoncé qu’ils préparent  «plusieurs actions» contre de présumés criminels tout en se  refusant à mentionner des noms. Ils ont rappelé qu’ils ne peuvent  entamer de poursuites contre des dirigeants étrangers en exercice  ou contre tout autre personne bénéficiant de l’immunité.

 

 NOTE: Le manuel «La lutte contre l’impunité en droit suisse», sous la direction de Philip Grant, peut être commandé sous  www.trial-ch.org

 

(Source : www.edicom.ch, le 12 mars 2003)

 


 

 

 

رصدت 40 مليون دولار للترويج السياحي تونس: تسهيلات خاصة للسياح من دول الخليج

 تونس – عبدالله فضة:

 

أشاد معالي منذر الزنايدي وزير السياحة والتجارة والصناعات التقليدية التونسي بحجم التعاون المشترك بين دولة الإمارات العربية المتحدة والجمهورية التونسية في مجالات الاستثمار السياحي، لافتاً الى تنامي المشاريع المشتركة في هذا القطاع الذي تعتبره تونس توجهاً استراتيجياً ثابتاً· وقال الزنايدي في تصريحات صحافية لوفد إعلامي إماراتي زار تونس مؤخراً تلبية لدعوة من ديوان السياحة التونسي للتعرف على الإنجازات التي حققتها تونس في السياحة ان تونس تتطلع الى المزيد من الاستثمارات العربية في قطاع السياحة التونسي الذي حقق قفزات كبيرة خلال السنوات القليلة الماضية، مشيراً الى أن تونس استقبلت خلال العام الماضي خمسة ملايين و 90 ألف سائح من أوروبا والبلدان العربية الشقيقة، 40 في المئة من هؤلاء السياح من الجماهيرية الليبية وجمهورية الجزائر الديمقراطية، لافتاً الى أن عدد السياح من دول الخليج في ازدياد مطرد، خصوصاً بعد التسهيلات التي قررتها تونس لدخول السياح من دول الخليج، وقال الزنايدي ان مواطني دول مجلس التعاون يدخلون تونس بدون تأشيرة مسبقة، ويمكنهم الحصول على تأشيرات الدخول مباشرة من المطارات التونسية، وينطبق هذا الإجراء على المواطنين العرب المقيمين في دول مجلس التعاون ولديهم إقامة سارية المفعول في هذه البلدان، وأوضح الزنايدي ان هذا الإجراء يأتي في إطار توجه تونس نحو جذب السياح من دول الخليج العربي والتمتع بالمميزات السياحية التي يتمتع بها السائح الغربي من الدول الأوروبية· ونفى الزنايدي أن تكون السياحة في تونس قد تأثرت بشكل كبير بأحداث الحادي عشر من سبتمبر، لافتاً الى أن 40 في المئة من حجم سوق السياحة التونسي عربي·· ليبي وجزائري، والباقي من فرنسا وألمانيا وبقية الدول الأوروبية، مشيراً الى أن أحداث الحادي عشر من سبتمبر كان لها تأثيرات على جميع الوجهات السياحية في العالم، ولكن تأثيرها على تونس كان أقل، وقد زادت نسبة السياح في صيف عام ·2001 أما في عام 2002 انخفضت مداخيل العملة الصعبة وكان النقص بنسبة 6 في المئة فقط، لافتاً الى أن ألمانيا تعتبر مصدراً أساسياً للسياحة في تونس· وفي عام 2003 عاد مستوى السياحة الى معدلاته الطبيعية، وهناك توجهاً تونسياً لتنشيط السياحة المحلية وتطبيق أسعار خاصة للسياحة الداخلية في تونس سواء من حيث أسعار الإقامة في الفنادق أو المواصلات والخدمات الأخرى· ورداً على سؤال لـ الاتحاد عن نسبة مساهمة السياحة في الدخل القومي التونسي، ونظرة تونس الى الاستثمارات الخليجية في هذا القطاع الحيوي، قال وزير السياحة التونسي إن السياحة تؤمن 20 بالمئة من العملة الصعبة لتونس وتسهم بنسبة سبعة بالمئة في الدخل القومي، مؤكداً الحرص على توجه تونس الى الشرق العربي خصوصاً الدول الشقيقة، لافتاً الى وجود استثمارات عربية خليجية وإماراتية في هذا القطاع، وقال: إننا نطمح الى ما هو أهم وأكثر من ذلك، وقد بدأت تونس في تحرك شامل وفقاً لخطة مدروسة لجذب المزيد من الاستثمارات في قطاع السياحة خصوصاً وان هذا القطاع قد تم تخصيص نسبة 100 في المئة· ورحب الزنايدي بالاستثمارات العربية وتمتعها بكافة التسهيلات والمميزات التي يحظى بها هذا القطاع، مشيراً الى المحطات السياحية التي أقامتها تونس في كل من المملكة العربية السعودية والجمهورية العربية السورية والتخطيط لفتح محطات سياحية في عدد من الدول العربية· وشدد الزنايدي على تصميم تونس على جذب السائح العربي خصوصاً من دول الخليج من خلال تبسيط الإجراءات ومنح السائح الخليجي المزيد من الامتيازات، لافتاً الى تخصيص ميزانية بقيمة 40 مليون دولار للدعاية والترويج السياحي عن تونس، وذلك في إطار خطة متكاملة لتأهيل الوحدات الفندقية القديمة وبرنامج تأهيل جودة الخدمات خصوصاً وان شعار السياحة في تونس الجودة حتى يعود إلينا السائح، بالإضافة الى تدشين موقع سياحي على شبكة الإنترنت باللغة العربية وهذا المشروع سينجز خلال العام الحالي ليضاف الى الموقعين الموجودين حالياً باللغات الفرنسية والانجليزية والألمانية· امتيازات، لافتاً الى تخصيص ميزانية بقيمة 40 مليون دولار للدعاية والترويج السياحي عن تونس.

 

(المصدر: صحيفة الإتحاد الإماراتية الصادرة يوم 12 مارس 2003)

 


 

 

Paradis touristique entaché par la torture

La journaliste Bensedrine critique le régime tunisien
Par notre rédacteur Rainer Kabbert,
WESER KURIER © 2003 weser-kurier online Brême. L’image idyllique du paradis touristique était entachée depuis longtemps, avant même l’attentat meurtrier de Djerba. La situation des droits civils dans ce pays ensoleillé laisse à désirer. La journaliste tunisienne Sihem Bensedrine n’a pas des griefs uniquement contre le régime du président Ben Ali. Aussi bien l’Allemagne que l’Union européenne semblent mener un jeu ambivalent en Tunisie. Pendant que les touristes s’adonnent aux plaisirs de la plage et du soleil, plusieurs Tunisiens vivent dans la peur, pense Sihem Bensedrine. Elle sait déjà ce que ça veut dire être prisonnier, victime des violences policières, et avoir des contusions ou des côtes brisées. La plainte contre ses agresseurs est restée sans résultat. Elle est depuis longtemps un paria aux yeux du régime tunisien. En poursuivant ses études à Toulouse, elle fonda le Parti des Socialistes Progressistes et appela l’ancien président Habib Ben Ali Bourguiba à démocratiser son régime. Il fit arrêter la dissidente pour la première fois 1985. La situation ne s’améliora guère deux ans plus tard, lorsque Ben Ali déclara le vieux président inapte à assumer ses fonctions et l’envoya à la retraite pour prendre sa place au Palais de Carthage. Aussi bien les méthodes expéditives des forces de l’ordre que le harcèlement des opposants restèrent inchangés. Sihem Bensedrine n’obtint pas l’autorisation nécessaire pour publier son propre journal, c’est pourquoi elle lança un magazine en ligne. Mais la cyber-police du Ministère des communications était toujours sur ses talons: le transfert de fichier fut bloqué et l’accès à internet censuré. Big Brother ne pardonne pas. Même ses collaborateurs n’échappèrent pas à l’arrestation, aux interrogatoires et aux menaces. Ses espoirs de diffuser des informations critiques, dans un pays où il n’existe aucune télé, radio ou presse libre, sont brisés. Entre-temps, Sihem Bensedrine irrita le gouvernement tunisien à tel point qu’une nouvelle loi, qui interdit à quiconque d’exercer simultanément des fonctions dans un parti politique et dans une organisation des droits humains, fut adoptée. Bensedrine décida de quitter la direction de la Ligue des Droits de l’Homme. Elle reçut plusieurs prix pour son courageux engagement: Le prix Johann-Philipp-Palm pour les droits humains et une distinction d’Amnesty International. Après la dernière confrontation avec la police en juillet 2002, cette femme âgée de 52 ans, décida d’accepter une invitation provenant d’Allemagne. Elle est, pendant un an, l’invitée de la Fondation Hambourgeoise pour les Persécutés politiques. De sa résidence en Allemagne, elle continue ses activités, poste sur Internet des informations conce rnant la situation dans son pays et continue d’exercer ses fonctions de porte-parole du Conseil National pour les Libertés en Tunisie. Elle cherche des contacts avec les médias et les personnalités politiques. Elle est invitée à Brême par le Centre d’Information sur les Droits Humains et le Développement et par d’autres organisations de la même ville. Elle considère son activité comme un travail de lobbying en matière de droits humains. Elle fit la connaissance de plusieurs personnes attachantes et sincères. Plusieurs se sont portés volontaires pour l’aider. Elle dut réviser son préjugé sur la « froideur des Allemands ». Mais dès qu’il s’agit de diplomates et de politiciens, elle change d’opinion. L’ambassade d’Allemagne en Tunisie mène, d’après les expériences personnelles de Madame Bensedrine, une politique d’apaisement et est tombée dans le piège de la „complicité avec le régime tunisien“. Les autres ambassades, par exemple celles des USA, de Grande-Bretagne ou des pays scandinaves appellent la torture par son vrai nom: Torture. « Pourquoi les hommes politiques allemands ont-ils accepté de former des tortionnaires tunisiens dans une école de police à Munich? », s’interroge la journaliste. Elle pose aussi des questions critiques à l’Union européenne. Dans l’accord d’association avec Tunis – Objectif: zone de libre échange d’ici 2009 – l’article 2 exige le respect de la démocratie et des droits humains. „Mais ces droits ne sont pas respectés en Tunisie. L’UE le sait, mais elle s’abstient de critiquer le régime. A quand la fin de la complicité de l’Union européenne avec le régime tunisien?“ Elle rejette les arguments selon lesquels il ne s’agit, en fin de compte, que de lutter contre le terrorisme: „C’est le contraire qui est vrai, Ben Ali produit de nouveaux terroristes, en coupant toutes les voies de la libre _expression. Pour beaucoup de Tunisiens il n’existe que trois choix possibles: la prison, l’exil ou la violence. Je suis terrorisée par l’idée que mes enfants pourraient devenir un jour des terroristes.“ C’est surtout chez les jeunes que le désespoir est à son comble, car ils sont privés de la liberté de communication et vivent sous la menace d’emprisonnement. Tunisie, pays de vacances – une histoire d’humour noir? Non, elle est contre le boycott du tourisme. Beaucoup de Tunisiens vivent de l’exotisme des Européens. En outre, Ben Ali a d’autres sources de financement. « Les gens doivent continuer à venir nous visiter, mais ils doivent voyager les yeux grands ouverts et voir les barreaux visibles et invisibles!

traduit de l’allemand par Omar Khayyâm

 
(Source: le nr 109 de TUNeZINE)

 

 


 

 

إشكالية الإسلام والديمقراطية

 
 

بقلم بن عيسى الدمني (*)

تمهيـــــد

إذا كانت كتابات المسلمين القدامى في المسألة السياسية، على قلتها بالقياس إلى ما كتب في مسائل الكلام والفقه والتصرف وغيرها – قد انسلك أغلبها في مهادنة الواقع التاريخي للحكم الوراثي السائد آنذاك، فقصرت تلك الكتابات بالتالي عن صياغة صورة نظرية لمنهج حكم مستنبط من المرجعية المبدئية للفكر الإسلامي بجرأة واستقلال ( 1)، فإن ما أنتجه المفكرون المعاصرون حول ذات المسألة السياسية قد تلافى هذا القصور وتناول بالدرس جميع الموضوعات التي تهم أصول الحكم في ضوء الإسلام بدون استثناء بيد أن استقراء متأنيا لهذا الفكر المعاصر يسمح بملاحظة مدى المغايرة فيما بين الرؤى والنظريات التي تبلورت صلبه فيما يختص بنظام الحكم. فعلى حين يذهب بعض هذه النظريات الى تحريم الديمقراطية مثلا واعتبارها حكما بغير ما أنزل اليه (2) ويعتبر البعض الآخر في ذات السياق أن نظام الحكم الإسلامي هو نظام ثيوقراطي ( 3)، تنزع نظريات أخرى، في مقابل ذلك، الى تبني النظام الديمقراطي في الحكم على اعتبار أنه أقل النظم السياسية سوءا وأكثرها تلاؤما مع مبادئ الإسلام (4). ولست آتي بجديد إذا قلت إن هذا التناقض في الرؤى التي ينقض بعضها بعضا، لا يسهل معه إثبات وجود نظام أو « نظرية » ليست محل اختلاف. ومن ثمة يمكن الخلوص الى أن الفكر السياسي الإسلامي يشهد أزمة حقيقية (5) نقدر أنها ذات أصول منهجية، لا تقف عند حدود المجال السياسي، بل تتعداها الى طريقة فهم النص والتاريخ والواقع، وطريقة التعامل معها منهجيا. وإنا لنرجو أن يتمكن هذا البحث في العلاقة بين الإسلام والديمقراطية من الإسهام في تجاوز هذه الأزمة تحديدا للمفاهيم، وتوضيحا للمنهج، وإثارة للحوار على أية حال.

الإسلام مفهوما ومنهجا

من اللازم أن نوضح بادئ ذي بدء أن المقصود بالإسلام في هذا البحث ليس تطبيقه في التاريخ فيما يسمى بالحضارة الإسلامية – فتلك الحضارة هي نتاج فهم بشري للإسلام، وتعامل معه محكومين بإحداثيات الزمان والمكان. ومن ثم لا يمكن بحال أن يكون حجة عليه أو مرجعا للتعريف به، خصوصا وأن تجربة المسلمين التاريخية في مجال الحكم تحديدا قد انحرفت وظللت على ذلك، الانحراف، مع تفاقم متزايد فيه إلى يومنا هذا. فكيف يمكن اعتبار تلك التجربة تسهم من قريب أو من بعيد في التعريف بنهج الإسلام في الحكم وهي لا تعدو أن تكون الصورة المشوهة لمثالها النقي!

إن الإسلام المقصود إذن هو ذلك المثال المتضمن في النص القرآني أصل الدين الأول ومبعث الأمة، القائم بذاته بتفسير المفسرين ومدونات الفقهاء، لأنه إلهي المصدر بينما هي جميعا تراث بشري.

و أنى للبشري أن يتحكم في الإلهي فضلا عن أن يقوم مقامه؟ فالحق لا يعرف بالرجال بل الرجال هم الذين يعرفون بالحق. إن فهم الإسلام ينبغي أن يتم انطلاقا من النظر في القرآن رأسا وبدون وسائط عدا ما يرجع اليه من التراث على وجه الاستئناس والتوضيح، إذ لا كهنوت في الإسلام يخص بفهم الدين وتفسيره لأن القدرة على الفهم هي أكثر الأشياء توزعا بعدالة بين المسلمين شريطة التزود بالوسائل المعرفية اللازمة لذلك.

و تشكل السنة النبوية قطعية الثبوت(6)، في جانبها التبليغي(7)، الأصل الثاني للدين الإسلامي. وهي لازمة لفهم النص القرآني لأن من وظائفها تفسيره. وكلاهما يشكلان مجمل الوحي الذي هو مصدر الدين الوحيد.

إن الإسلام معتبرا بهذا المعنى هو دين يهدي الإنسان الى تصور للوجود وإلى نهج في السلوك الفردي والجماعي. وفي هذا القسم الأخير بالذات من الهدي الإسلامي نظفر بالتعاليم المتعلقة بمسألة الحكم. وباستقراء النص نلحظ أن هذه التعاليم لم ترد تفصيلية على نحو ما وردت أغلب أحكام الاعتقاد والتعبد مفصلة ومقيدة في آيات القرآن ولا سيما في الأحاديث النبوية، وذلك نظرا الى كون العقائد والعبادات توقيفية المعنى (أو لنقل إنها غير معقولة المعني بتعبير علماء أصول الفقه) (8). أما مجال المعاملات بما يشمل من اجتماع وسياسة، فقد وردت التعاليم الإسلامية بشأنه كلية غير جزئية مطلقة غير مقيدة، نظرا الى كونه مجالا معقول المعنى. يقول الشاطبي في ذلك: » كل دليل شرعي ثبت في الكتاب مطلقا غير مقيد، ولم يجعل له قانون ولا ضابط مخصوص فهو راجع الى معنى معقول وكل الى نظر المكلف » (9).

            ولقد جاءت التعاليم الإسلامية في المجال السياسي موافقة لهذا الوصف، إذ كانت في شكل مبادئ مطلقة يهدي اليها النص، ليس هنا مجال تفصيل الحديث فيها ونكتفي  بإجمالها فيما يلي:

1/ نصب الإمامة (أو مبدأ إقامة الدولة) 2/ الشوري 3/ البيعة 4/ إقامة العدل 5/ ضمان الحرية 6/ كفالة حقوق الفرد 7/ المساواة أمام القانون ( الشرع) 8/ المسؤولية 9/ الوفاء بالعهود 10/ الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر

وهذه مبادئ دستورية محدودة العدد، شأنها كشأن ما يسمى بآيات الأحكام، التي لا يتعدى عددها عشر عدد آيات القرآن في رأي بعض العلماء(10) ونصف العشر في رأي البعض آخر(11). وفي هذا دليل على أن القرآن الكريم ليس البتة مدونة فقهية أو دستورا سياسيا، وإنما هو في المقام الأول كتاب هداية تحتل فيه الأغراض التربوية مكان الصدارة. أما هديه في مجال السياسة، فلم يرد في صيغة نسق نظري مغلق ولا في شكل نظام حكم ديمقراطي أو ثيوقراطي(13)، بل جاء في شكل أصول مبدئية عامة أوكل الى العقل البشري أمر الاجتهاد على أساسها من أجل وضع اصلح أساليب الحكم التي تقتضيها متطلبات الحياة تحقيقا لمقصد الدين العام ألا وهو: « حفظ نظام الأمة، واستدامة صلاحها بصلاح المهيمن عليه، وهو نوع الإنسان »(14).

منهاج الاقتباس

وإذن فإن النص الاسلامي المتعلق بالشأن السياسي يقدم للإنسان منهجا مفتوحا على صيغ نظرية وتطبيقية في الحكم، تتعدد بتعدد إحداثيات الزمان والمكان التي اقتضتها، وتتطور بتطورها، لكنها، في كل الأحوال، لا تتنكب عن المبادئ الدستورية العامة التي جاء بها النص، ولا تخرج عن غرض تحقيق المصلحة للعباد ولا ضير، في هذا السياق الاجتهادي، أن ينظر المسلمون في مختلف المذاهب والنظريات السياسية، بقطع النظر عن البيئات الحضارية التي نشأت فيها، فيقتبسوا منها ما يتفق مع القواعد الدستورية التي هداهم اليها الوحي، وما ينصلح به أمرهم، فيغدو ذلك المقتبس متضمنا في الشرع الحنيف، إذ حيثما وجدت المصلحة فثم شرع الله، أما إذا ما ثبت التعارض كليا أو جزئيا بين المراد اقتباسه وبين قواعد الشرع فلا يباح الاقتباس.

وهو ما يتعارض مع نظام الحكم الإلهي (أو الثيوقراطي) الذي عرفته أوروبا في القرون الوسطى بشكل خاص، والذي يعتبر الحاكم ممثلا لإرادة اليه على الأرض مستمدا شرعيته منه مباشرة، ويضع سلطته بالتالي فوق سلطة شعبه بإطلاق، وفق الترتيب الموالي: (الله – فالحاكم – فالشعب) . وهذا متعارض تعارضا مؤكدا مع مبدإ الشورى الاسلامي الذي يقضي مشاركة هذا الأخير في مراقبة حاكمه وتسديده وترشيده، بل ويمكنه من عزله إذا اقتضى الأمر ذلك أي إذا خرج عن الوظيفة التي وكلت له أو تعسف في استعمال السلطة.

أي الديمقراطية نختار؟

إذا كان النظام الثيوقراطي مرفوضا وفق الموازين الاسلامية، فهل  تتواءم تلك الموازين في المقابل مع قواعد النظام الديمقراطي؟

تجدر الإشارة ابتداء إلى أن تلك القواعد قد تبلورت في مناخ حضاري غربي عبر قرون متطاولة، لا نروم الوقوف عندها بالعرض والتحليل في هذا المقام. وحسبنا أن نشير الى أن ذلك قد تم في خضم صراعات ثقافية واجتماعية وثورات سياسية لم تخل من العنف والدماء خصوصا في العصر الحديث فالديمقراطية باعتبارها نظام حكم كانت مسبوقة بجهد طويل من الانعتاق الروحي الذي انبثق عنه الإقرار بحرية الإنسان الجوهرية » (15). كما كانت مسبوقة بجهد طويل من الكفاح الميداني ضد السلطات الكنسية والسياسية والاقتصادية، أفضي الى تجسيد تلك الحرية سياسيا وتشريك الشعب في تقرير مصيره وحكم ذاته.

و لئن تعددت المقاربات النظرية والتجارب التطبيقية الحديثة للديمقراطية بدافع السعي الى توسيع مشاركة الشعب في شؤون الحكم، كما هو شأن الديمقراطية المباشرة التي نادى بها ج ج. روسو والتي لا تزال معتمدة الى اليوم في سويسرا، أو بدافع السعي الى تمكين الشعب من حقوقه المادية كما هو شأن الديمقراطية الاجتماعية في التصور الماركسي، فإن « الديمقراطية التمثيلية  (…) هي وحدها الموجودة والقابلة للوجود في دولة حديثة » (16) لأن الديمقراطية الماركسية لا تحتفظ من مفهوم الديمقراطية الا بالاسم إذ هي لا تقر بأهم أساس لهذا المفهوم ألا وهو الحرية، خصوصا في وجهها السياسي. في تضحي بها لفائدة الحقوق الاقتصادية، وذلك هو السبب الرئيس لتهاوي أنظمة الحكم الماركسية في العالم واحدا بعد آخر.

أما الديمقراطية المباشرة فهي تنزع نزعا طوبويا لأنها تخول لجميع أفراد الشعب ان يصادقوا بواسطة الانتخاب على جميع مشاريع القوانين. وإن ذلك من شأنه أن يؤدي بالمواطن الى السأم من تكرر العملية الانتخابية كل أيام الأحد تقريبا ليدلي بصوته في جليل الأمور وحقيرها، فيعزف بالتالي عن هذه الممارسة المرهقة ويركن الى اللامبالاة المريحة. ولا غرابة إذا أن لا نجد للديمقراطية المباشرة أثرا سوى في بعض الكنتونات السويسرية الصغيرة.

وإذا فإن أفضل مفهوم للديمقراطية ليس ذلك المتضمن في التعريف الشهير المنسوب الى أبراهام لينكولن: « الديمقراطية هي حكم الشعب بالشعب وللشعب » لأنه يؤدي بدوره إلى صيغة الديمقراطية المباشرة المفتقرة للواقعية، على اعتبار أن الشعب ليس بامكانه عمليا أن يحكم نفسه بنفسه بل بواسطة نخبة يوكل اليها ذلك عن طريق الانتخاب. لذا يكون من الأقصد أن نعرف الديمقراطية بأنها « شكل من أشكال حكم الشعب عن طريق ممثليه المنتخبين ويكون هذا الحكم قدر الإمكان للشعب. وهي تكفل موافقة عمل الحكام لرغبات المحكومين بدون عنف، وتسمح لأكبر عدد من الأشخاص بأن يشاركوا في الحكم عن طريق انتخاب ممثليهم وعن طريق التأثير الذي يمكنهم أن يمارسوه على الحكام. وهي، من جهة أخرى، أقدر من أي شكل للحكم عداها، على أن تأخذ أكبر قدر ممكن من المصالح الفردية والفئوية بعين الاعتبار وتكفل حقوق الإنسان، يستوي في ذلك الأضعف والأقوى » (17) .

إن هذا التعريف يحدد الديمقراطية باعتبارها منهجا في الحكم يرمي الى وضع حد لثنائية الحاكم والمحكوم التي سادت تاريخ أوروبا القديم والوسيط واقترنت بانتشار الحكم الفردي وسيطرة الكنيسة وغياب القانون. ويهدف هذا المنهج الى استبدال هذا الوضع القديم بآخر جديد هو وضع الدولة الحديثة التي يحكمها القانون باعتباره معبرا عن إرادة الشعب وملزما للرئيس والمرؤوس معا ولبلوغ هذا الهدف يعتمد المنهج الديمقراطي على جملة من المبادئ الأساسية التي تتولد عنها آليات وأجهزة دستورية تختلف صيغتها التفصيلية من نظام الى آخر، ويمكن إجمالها فيما يلــي:

1/ الشعب صاحب السيادة ومصدر السلطات والشرعية 2/ انبثاق السلطات بواسطة الانتخاب 3/ الاقرار للأغلبية بأن تحكم وللأقلية بأن تعارض 4/ التعددية الحزبية 5/ التداول السلمي على السلطة 6/ مراقبة الحكام وممارسة التأثير عليهم 7/ فصل السلطات 8/ ضمان حريات المعتقد والتعبير والعمل النقابي 9/ حفظ مصالح الضعفاء والأقليات 10/ احترام حقوق الإنسان

تنظيم  الدستور ديمقراطيا

إن قياس منظومة هذه المبادئ التي تقوم عليها الديمقراطية الغربية الحديثة إلى تلك التي تضمنها الهدي الإسلامي لا يؤدي من الناحية المبدئية إلى تسجيل تعارض بين المنظومتين. فالمنظومة الغربية، منظورا  إليها من الناحية النظرية المحض – في حدود كونها منهجا دستوريا – يمكن أن تكون صيغة مقبولة لتنظيم مبدأ الشورى في عصرنا وأن تحرر هذا المبدأ من الصفة « الأخبارية » التي أضافها اليه الفقهاء القدامى فميعوه وحصروا ممارسته في أطر استشارية منصبة، مسخرة للإشارة على أصحاب السلطة، بينما كان ينبغي أن ينظر الى الشورى بوصفها تعبيرا عن إدارة الأمة الملزمة والمنتجة لشرعية السلطة السياسية، فتكون بذلك أساسا لتكريس مدى احترام الاسلام للإنسان، وتنفتح أمام كثير من المفاهيم الاسلامية الأخرى سبل ارحب للفهم والتنزيل في الواقع: كأن تنعقد البيعة بالانتخاب، ويحصل الاجماع بالأغلبية، « يمارس المسلم الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر – وهو قرآني – ببطاقة الانتخاب، فيختار من بين البرامج المعروضة عليه أفضلها وأقربها لعقيدته وقناعاته » (18)

ولكن للمرء أن يتساءل الا نخشى عندئذ من الوقوع في الاستيراد الساذج لنظام سياسي تشكل في مناخ حضاري لا علاقة له بالمناخ العربي الاسلامي؟

للإجابة على هذا التساؤل لعله من اللازم أن نوضح ان الإقرار بصلاحية الديمقراطية مبدئيا للتوافق مع قواعد الإسلام الدستورية، ما ينبغي أن تؤدي بنا الى نهج الاستنساخ الآلي للحالة الديمقراطية في الغرب « بحلوها ومرّها على طريقة طه حسين التي وضحها في كتاب (مستقبل الثقافة في مصر) فالفرق بيّن بين اقتباس منهج في الحكم، وهو عمل فكري يتم وفق آليات الاجتهاد المشروع، من أجل صياغة نظرية سياسية توافق مبادئ الإسلام ومقاصده، وتستفيد بنتائج العلوم الإنسانية التي يتوصل اليها العقل البشري في العصر الحديث، وبين الاستيراد الساذج للديمقراطية الغربية، بجميع  ما اقترن بها من هنات تطبيقية ومضامين ايديولوجية،  كانت هي السبب الرئيسي في توجيه أسهم النقد نحو الديمقراطية من قبل أكثر من طرف: فلقد وصفها أنصار المذهب الماركسي بالشكلانية لقصورها عن الوفاء لمبادئها عند التطبيق، وأضاف إليها أنصار الإسلام وصمة العلمانية.

هنات الديمقراطية الغربية

لا يجوز للمرء أن يسقط من حسبانه هذا النقد، أو أن يتوخى أسلوب الإبهام المقصود للتعتيم على ما يكتنف الديمقراطية من نقائص وما يقترن بها من خصائص في بلاد الغرب. فذاك من شروط النزاهة المحمودة التي تعين على الفهم المنهجي وتجنب الوقوع في الزلات النظرية.

فلقد تزامن التطبيق الديمقراطي الحديث في البيئة الغربية مع سيطرة النزعة القومية في تلك البيئة فتمكن أنصارها من توحيد أقطارهم وتجاوز ذلك الى التوسع الخارجي، محفوزين بدافع الحاجة الاقتصادية الى ذلك، فتم لهم استعمال الجهاز الديمقراطي لتركيز الاستعمار ورعايته بواسطة القوة المدعومة بالتشريعات والوسائل الإدارية التي تعمل على إخضاع الشعوب الأفريقية والآسيوية وغيرها ونهب ثرواتها وطمس ثقافاتها.

أما داخليا فالجميع يعلم أن إسناد بطاقة الانتخاب الى المواطن لم يكن وحده كفيلا بأن يمنحه حريته ويمكنه من الاضطلاع بدوره كاملا في اختيار من يحكمه في ظل واقع التفاوت والفقر، وفي ظل ما نعلمه من سيطرة رأس المال والتكتلات الاقتصادية على الحياة الحزبية وتحكمها في « اللعبة الانتخابية »  خصوصا في الولايات المتحدة الأمريكية.

كما وفر المناخ الديمقراطي السائد في بلاد الغرب جوا مناسبا لانتشار المجموعات والطوائف المشعوذة، والترويح لشتى الأفكار الغربية، وإشاعة ضروب من السلوك الشاذ باسم الحرية وبحماية من القانون .

 

دفاعا عن المنهج الديمقراطي

ما من شك في أن الديمقراطية لم تنجح في الحيلولة دون وجود ظواهر الاستعمار والفقر والاستلاب والشذوذ وغيرها، بل لعلها لم تسع الى منع ذلك أصلا وتلك هي نقيصتها الكبرى. لكن ذلك لا يعد مبررا كافيا لرفض المنهج الديمقراطي جملة وتفصيلا ، نظرا الى ما يلي من الأسباب:

أولا: إن الممارسة الديمقراطية، بحكم طبيعتها التاريخية، قابلة للتطور ولتجاوز نقائصها نحو حال أفضل ولا أدل على ذلك من جملة الظواهر الجديدة التي عرفتها المجتمعات الغربية في هذا الاتجاه وليس آخرها انتهاء ظاهرة الاستعمار المباشر تقريبا، وتمكن النقابات من التأثير المتزايد في الحياة السياسية، والتقليص من هيمنة رأس المال عليها، وتمكين مرشحين من العمال من الفوز في الانتخابات في أكثر من بلد، مما وفر مزيدا من الضمانات الاقتصادية والاجتماعية للفئات المحرومة خصوصا في بلدان الاتحاد الاوروبي الذي صارت عدة دول تتنافس في الترشح للإنضمام اليه والإفادة من تلك المكاسب. ويضاف الى ذلك، إذ شئنا، ما يوضع من تشريعات بغاية التصدي لما يتنافى مع القيم الانسانية السامية كمثل المراودة الجنسية، واستغلال الأطفال جنسيا والاستنساخ البيولوجي إلخ … مما يدل على أن قابلية التطور نحو الأفضل يمكن أن يحصل حتى في الشأن الأخلاقي.

ثانيا: إن الهنات التي تخللت الممارسة الديمقراطية ليست منجرة عن الديمقراطية ذاتها حتى تكون لازمة من لوازم طبيعتها. وإنما هي منجرة عن تطبيق هذه الديمقراطية في بيئة حضارية بعينها هي البيئة الأوربية الحديثة التي تراكمت فيها آثار الإصلاح الديني في مجال التحرر الروحي ( لوثير، كالفين)، وآثار النهضة على صعيد تحرير الذوق والعقل فضلا عن آثار فلسفة قرن الأنوار (ولا سيما فلسفة ديديرو الالحادية)، والمذاهب المادية (ماركس، أنجلز)، وتلك التي تمجد فكرة القوة والبقاء للأصلح ( نيتشه هيغل، داروين). وقد تدعمت هذه المذاهب جميعا بثورات متعاقبة لم تقتصر على المجال السياسي، بل شملت مجال القيم والسلوك. ولا غرو أن يكون هذا الزخم الفكري الحركي قد شكل المضمون الايديولوجي لديمقراطية الغرب، وأدى الى إيجاد إنسان أحادي البعد، مشدود الى الأرض مقطوع عن السماء لأن « الله قد مات » فيه كما قال نيتشه ( 19). ولئن ساهم المنهج الديمقراطي في التيسير لسيادة هذا الاتجاه حتى غدا وجها من وجوهه العالقة، فإنه لا يلزم عن ذلك أن اقتباس المنهج الديمقراطي في بيئة مغايرة سيؤدي الى استقدام المضمون الايديولوجي الذي اقترن به في الغرب الى تلك البيئة ضرورة لأن ذلك المضمون لم يكن نتاج المنهاج الديمقراطي باستقلال بل كان وليد تفاعل هذا المنهاج مع السياق الفكري والاجتماعي والأخلاقي المميز لحضارة الغرب.

ثالثا: إذا ما توفق المسلمون الى تجديد فكرهم السياسي في ضوء تعاليم شرعهم الحنيف، الخالص من التأويلات التراثية المخلة التي أنتجتها ظروف الاستبداد الماضية وإذا ما اقتبسوا انجازات التقدم الانساني المتساوقة مع مقاصد الاسلام وروحه في هذا المجال، فإنهم لن يكونوا مجرد مقلدين سذج لنظم غيرهم، بل سيكونون مجددين لتلك النظم ذاتها. وإن تطبيق الديمقراطية في بيئة إسلامية لهو كفيل بأن يشحنها بمضمون حضاري جديد يعتقها من ربقة تلك النقائص التي خالطتها في البيئة الغربية.

الديمقراطية والعلمنة

ولعل أهم إشكالية ستجد لها سبيلا الى الحل في هذا السياق هي إشكالية اقتران الديمقراطية بالعلمنة، التي مثلت العقبة الكأداء في طريق مصالحة كثير من المسلمين مع الديمقراطية إذ يعتبر جانب لا يستهان به من المفكرين الجامعيين أن العلمنة هي من طبيعة الديمقراطية ومن لوازمها التي لا تنفك عنها بمقتضى مبدأ السيادة الذي تقوم عليه والذي يخول للشعب حق التشريع (20) وهو ما من شأنه أن يثير في ذهن المسلم – وحديثنا عن المؤمن تحديدا – اشكالا متولدا عن مظنة أن يكون الأخذ بالديمقراطية مؤيدا الى إنكار سيادة المشرع وعلوية تعاليمه.

            و لقد كان لتواصل تأثير تراث الفكر السياسي الاسلامي القديم الذي أقام « وحدة بين السياسي والديني (…) ترمز اليها مؤسسة الخلافة » ( 21) من جهة، ولتأثير تراث الفكر السياسي الغربي الحديث، الذي فصل بين الزمني والروحي من جهة أخرى، دور متظافر في انشاء هذا الإشكال فتفرع عن ذلك في أوساط المسلمين ثلاثة اتجاهات رئيسية هي:

            أولا: اتجاه علماني أنكر أن يكون الإسلام قد تضمن أصولا للحكم واعتبر أن الشأن السياسي هو من متعلقات الدنيا وليس من مقتضيات الدين. وذهب أكثر أصحاب هذا الاتجاه شططا الى رفض الاحتكام الى التتشريع الاسلامي في اقضية الأموال والأعراض والدماء. ويعد الشيخ علي عبد الرازق ( 22) رائد هذا الاتجاه في الحقبة المعاصرة. على أن مقولاته بقيت منحصرة في دوائر النخبة المتعلمة وما لبثت أن تراجع رواجها حتى في أوساط تلك النخبة وذلك في خضم الحركية الفكرية والاجتماعية والسياسية التي شهدتها المجتمعات الاسلامية المعاصرة، ولا تزال، والتي اتضح في ظلها أن ما قام به علي عبد الرازق لا يعدو أن يكـون « نوعا من التبرير البعدي، تماما كما سبق وفعل الماوردي، وذلك بإعطاء الشرعية لوضع موجود بحكم الواقع ودافع التطور، وهو في ذلك لم يشذ عن سلوك صميم في الإنسان يتمثل في اختلاق الشرعية لأشياء ليست لها شرعية » (23)

            ثانيا: اتجاه يرفض الديمقراطية بدعوى اقترانها بالعلمانية وقد سبقت الإشارة الى بعض رموزه في مطلع البحث لكن تجدر الإشارة الى أن النتيجة المنطقية لهذا الاتجاه تصب في ممارسة العنف من أجل تغيير الواقع السياسي، ثم الجنوح الى الاستبداد من أجل حمل الكافة على الانقياد لأوامر الحكومة الاسلامية بعد ذلك التغيير. وهذا، في رأينا، نهج لا يتوافق مع مبادئ الاسلام المتشوفة الى الحرية والعادلة ومع مقاصده المتشوفة الى المصلحة والتيسير.

            ثالثا: أما الاتجاه الغالب فهو ذلك الذي ظل أنصاره يتساءلون عن كيفية إقامة نظام حكم يكون فيه الشعب صاحب السيادة ومصدر الشرعية، لكنه لا يقوم على مبدإ الفصل بين الدين والدولة، ولا ينكر قيومية تعاليم الشرع على الناس. ونشأت عن هذه الحيرة تنظيرات عديدة اشتركت في تبني الفكرة الديمقراطية مع إدخال تحويرات على بعض المفاهيم فيها من ذلك أن وقع التمييز بين مفهومي السيادة والسلطة، والتأكيد على أن الشعب ينبغي أن يكون صاحب السلطة وحدها، دون السيادة التي يختص بها الله، ضمانا لعلوية إرادته المتضمنة في شرعه المنزل. وقد كان المرحوم عبد القادر عودة من أوائل من دافع عن هذا الرأي (24). وقد ترتب عن هذا التحديد المفهومي تفريق بين نوعين من الشرعية ينبغي أن تحظى بهما الحكومة: شرعية سياسية تنبثق عن اختيار الشعب وشرعية اسلامية تنبع من توافق برنامج الحكومة وسياساتها مع الأحكام الشرعية ويلاحظ الدارس لهذا التفريق مماثلة لما قام به ج ج روسو من تميز بين مفهومي القانونية (Légalité) والشرعية (Légitimité) إذ اعتبر أن الأولى تنبثق عن الإدارة العامة للمجتمع، بينما تتحقق الثانية بالانسجام مع القانون الطبيعي. فقد حلت الشريعة الموحى بها محل القانون الطبيعي في إضفاء الشرعية الأتم على الحكومة.

6 – تقويم منهجي

            وقد تراءى لنا أن بعض الاضطراب المنهجي قد شاب هذا التحديد المفهومي مما جعل التوجهه الديمقراطي الإسلامي مهددا بالانزلاق نحو الثيوقراطية كذلك أن اشتراط أن تكون الحاكمية لله، وأن تكون السيادة للشريعة والعلوية للإرادة الإلهية، هو من مشمولات تربية الناس على الإيمان بالله وبقيوميته وفق قوله تعالى: « وما كان لمؤمن ولا مؤمنة، إذا قضى الله ورسوله أمرا، أن يكون لهم الخيرة من أمرهم »( 25) وقوله تعالى: « فلا وربك لا يؤمنون حتى يحكموك فيما شجر بينهم ثم لا يجدوا في أنفسهم حرجا قضيت ويسلموا تسليما » (26) وما جرى مجرى هاتين الآيتين. ولئن استقام هذا الخطاب في سياق الفكر التربوي الذي يرمي الى تنشئة الضمير على الإسلام، فإنه من غير المجدي منهجيا إيراده في سياق التنظير الدستوري، لأن وظيفة القانون الدستوري لا تتعلق بشؤون الضمير ومستلزمات الوعي الإنساني وإنما هي تتعلق بضبط أسلوب الحكم، وتحديد مؤسسات الدولة التي يقتضيها، وآليات عملها. ومن ثم فإن الحديث عن مبدأ علوية سيادة الوحي على سيادة الشعب يستوجب، في منطق القانون الدستوري، إيجاد هيئة دستورية تكفل هذه العلوية. ولعل هذا هو ما جعل بعض المفكرين ينادون في هذا السياق الاضطراب المنهجي بضرورة أن يكون الاختصاص التشريعي في الدولة الإسلامية « لمجتهدين وأهل الفتيا » (27) مما ينشأ معه محذور إيجاد هيئة تشريعية غير منتخبة تحظى بمنزلة أرقى من منزلة المجلس النيابي الذي نتسائل عندئذ عن جدوى وجوده وفق هذا التصور فيغتصب بذلك حق الأمة في التشريع الذي اكتسبته بمقتضى مبدأ الاستخلاف الاسلامي لمطلق الإنسان …

            وكان يمكن تفادي هذا المنزلق لو تم الاكتفاء بالتأكيد على ضرورة أن يكون من ضمن أجهزة الدولة مجلس دستوري ممثل، يتولى مراقبة دستورية القوانين التي يسنها ممثلو الأمة، وتكون قراراته ملزمة مع العلم أن الدستور الذي يكون هو المرجع في هذه المراقبة، ينبغي أن ينص على أن الإسلام هو دين الدولة حتى يكون محترما لثقافة المجتمع ولهويته الحضارية. ذلك أن مبدأ الفصل بين الدين والدولة، وعلى الطريقة الفرنسية الحاسمة، قد ولدته ظروف تاريخية خاصة بأوروبا التي عرفت وضعية دينية كنسية لا علاقة للإسلام بها، إذ ليس في الإسلام مؤسسة تمثله وتختص بسلطة ما على أتباعه، بل هو مقوم أساسي لوعي الأمة الجمعي. فلا معنى لفصله عن شؤون السياسة من الباب طالما أنه سيقتحم مجالها من النافذة عن طريق رجل السياسة الذي يصطحب وعيه الديني حيثما حلّ. وبذلك نكون قد كفلنا مراعاة تعاليم الشرع الحنيف عند مراقبة دستورية القوانين بالتبعية ونكون في مأمن من أي منزلق يخرجنا عن منطق الديمقراطية وعن قواعدها.

            على أن رفض مبدأ الفصل بين الدين والدولة لا يعني الدعوة الى توحيدهما في شخص خليفة يحظى بمنزلة روحية وزمنية على الطريقة التي ذهب اليها علماء السياسة الشرعية قديما  وعرفها تاريخ المسلمين. فلا مناص، بدل الفصل، من التمييز بين مجال الدين ومجال السياسة بحيث يكون رجل السياسة ذا منزلة زمنية صرف، فيؤدي وظيفته المنتخب لها في حدود مقتضيات السياسة، دون منعه من حقه في أن يعيش حياته الدينية بصورة عادية وفق قناعاته ورؤاه الدينية من خلال منصبه، في حدود احترامه القواعد الديمقراطية المضبوطة دستوريا.

            إن تركيز أغلب المفكرين المنادين بالديمقراطية الإسلامية على المعاني العقائدية المتعلقة بأن تكون الحاكمية لله، ضمن سياق تفصيلهم القول في المسائل الدستورية تفسره على الأرجح أجواء السجال الدائر بين أنصار الإسلام وأنصار العلمانية في الساحة العربية والاسلامية، وما ورّثته هذه الأجواء في أنفس الاسلاميين من خشية الانزلاق ديمقراطيا نحو العلمانية. لكن المنكر لا يغير بمنكر مثله أو أشد منه. والخوف من الانزلاق لا ينبغي أن يؤدي الى انزلاق في اتجاه معاكس .. فضلا عن أنه لا مبرر لهذا الخوف أصلا إذا علمنا أن الإيديوليجية العلمانية لم تلج يوما البلاد الاسلامية بواسطة صناديق الاقتراع وأنى لها ذلك وهي التي لا تنبع من  ثقافة المجتمع بقدر ما تعبر عن ثقافة نخبة نهلت قيمها من مصادر غربية ليبيرالية أو اشتراكية. فلا عجب، والحالة هذه أن كانت العلمانية دائما في التجارب السياسية العربية الحديثة، مقترنة بالاستبداد وانعدام الحرية. وإني لعلى قناعة بأن الديمقراطية، باعتبارها سبيلا الى حفظ مصالح الشعب وتحقيق ذاته في السلطة السياسية ستؤدي الى المصالحة بين السياسة والروح الاسلامية باعتبار أن هذه الروح تبقى مقوما جوهريا للوعي الجمعي الذي ستكون هيئة الدولة وسياستها على صورته بالضرورة.

خاتمـــــة:

            بقي أن نذكر في الأخير بأن إقامة حياة ديمقراطية في مجتمع ما لا تحصل بمجرد قرار يتخذ بنقل السلطة الى الجماهير، والاعلان عن أن الشعب هو بموجب نص دستوري، صاحب السيادة بل إن ذلك قد لا يثمر شيئا ذا بال ما لم تتوافر شروط الديمقراطية في النفس وفي المجتمع أي ما لم تنهض داخل المجتمع جهود تربوية لتنشئة الضمير على قيم الديمقراطية حتى يتأبى هذا الضمير عن الاسترقاق وعن الاستبداد معا ( 28) فيتحصن المجتمع ضد مخاطر التنكب عن تلكم القيم، لأن الديمقراطية لا تكمن في المؤسسات وإنما محلها الإنسان. ألم يقل أحدهم « إنه ليس ثمة ديمقراطية بل هناك ديمقراطيون فحسب ». فهل الى توافرهم من سبيل؟

 
 

(*) كاتب وباحث تونسي

هــوامش

1- يندرج في هذا المسلك بالخصوص أبو الحسن الماوردي (ضمن سياق فقهي) في كتابه الأحكام السلطانية والولايات الدينية، طبعة بيروت 1982، وتقي الدين ابن تيمية ضمن سياق وعظي) في كتابه: السياسة الشرعية في إصلاح الراعي والرعية، دار الكتب العربية، بيروت 1966. إذ يتوخى كلاهما أسلوب تقديم النصح للحاكم ويمسكان عن الموضوعات الحساسية التي تثير سخطه، مثل نقده، فضلا عن إثارة موضوع شرعيته. 2- انظر تقي الدين النبهاني، نظام الإسلام الطبعة 2، منشورات حزب التحرير، القدس، 1372 هـ، 1953م. 3- أبو الأعلى المودودي، نظرية الإسلام السياسية، مطبعة فانزي، تونس، 1977 ص ص 15-16. 4- يندرج ضمن هذا المنحى عدد متزايد من المفكرين والجامعيين فضلا عن حركات وأحزاب سياسية موجودة في أغلب البلاد الاسلامية تتبنى توجها اسلاميا ديمقراطيا وتشارك في الحياة السياسية حكما ومعارضة بالاستناد الى ذلك. 5- كتب في ذلك أكثر من مؤلف، نشير هنا، على سبيل الذكر الى عبد الحميد متولي، أزمة الفكر السياسي الاسلامي في العصر الحديث، الطبعة 2 منشأة المعارف الاسكندرية 1975. 6- تكون السنة النبوية قطعية الثبوت إذا صح سندها وصحت بالتالي نسبتها الى الرسول (ص) وأمكن الوثوق في مصدريتها الإلهية من حيث المعنى، تبعا لذلك. وهذه هي صفة الحديث المتواتر، أي ذلك الذي رواه جمع يستحيل عادة تواطؤهم على الكذب عن مثلهم، من أول السند الى آخره – على خلاف حديث الآحاد الذي يكون رواته دون ذلك، ولهذا السبب فهو ظني الثبوت. 7- تصدر الأحاديث عن الرسول (ص) بحسب أحوال يكون عليها، حددها الشيخ ابن عاشور في 12 حالا ولذلك اثره في حجيتها. يراجع في ذلك: محمد الطاهر بن عاشور، مقاصد الشريعة الإسلامية، الشركة التونسية للتوزيع 1978، ص 30 وما بعدها. 8- يقول الشاطبي: « إن العبادات لا مجال للعقول في أصلها، فضلا عن كيفياتها، وكذلك في العوارض الطارئة عليها، لأنها من جنسها وأكثر ما يوجد في الأمور العبادية » الموافقات في أصول الشريعة ،دار المعارف ، بيروت 1975 ، ج 3، ص 23 9- المرجع السابق ، ج 3، ص 242. 10- أبو بكر عبد الله، المعروف بابن العربي، احكام القرآن دار الفكر 1972 ، ط 3. 11- الشيخ محمد علي السايس، تفسير آيات الأحكام، بدون تاريخ ولا مكان، أورده الصادق بلعيد في كتابه القرآن والتشريع مركز القسم الجامعي تونس 2000. 12- يقول ابو الأعلى المودودي: « لا يصح إطلاق كلمة الديمقراطية على نظام الدولة الاسلامية، بل اصدق منها تعبيرا كلمة الثيوقراطية أو الحكومة الالهية، ولكن الثيوقراطية الاوروبية في القرون الوسطى تختلف تماما عن الثيوقراطية الاسلامية. اما الثيوقراطية التي جاء بها الاسلام فلا تستبد بأمرها طبقة من السدنة أو المشايخ » المودودي، نظرية الاسلام السياسية سبق ذكره ، ص ص 15-16. 13- يعرف محمد الطالبي النيمقراطية البرلمانية بقوله إنه « نظام يسن فيه القوانين البرلمان المنتخب والممثل لسلطة الشعب » وذلك من معاني الديمقراطية – لكن تخف رعاية ومراقبة « الناموس » (Namos) ومن معاينة الشرع وذلك حتى لا يتعارض ما يسنه النواب المنتخبون والممثلون « السلطة الشعب » من قوانين مع « سلطة الله » المتمثلة في الشرع . فهو نظام ازدواجي السلطة، اليد العليا فيه لله » محمد الطالبي، عيال الله » دار سيراس للنشر، تونس طبعة 1992 ص 116. 14- محمد الطاهر بن عاشور، مقاصد الشريعة الاسلامية مرجع سابق ص 63. 15- Goerges Burdeau, la Démocratie, coll points politique, ed, du  sevil Paris , p 18. 16- Ernet Wilhelm von Rintelem, Démocratie et Droit de L’homme, mythe ou réalité, ed la pensée universelle, Paris 1985, P98. 17- المرجع السابق ، ص 97. 18- محمد الطالبي ، عيال الله، مرجع سابق  ص 80. 19- Nietzsche, ainsi parlait zarthoustra ed Gallimard Paris 1966, P 94. 20- يقول محمد الطالبي: « إن الديمقراطية تعني « سلطة الشعب » وتقتضي ذلك، ضمنيا، ومنطقيا، العلمنة اذا ما مارس الشعب نطلاقا من سيادته السلطة بدون تدخلات خارجية عن محض ارادته. فالديمقراطية بطبيعتها متصور علماني للحكم، القوانين فيه وضعية وكثيرا ما يحاط هذا الجانب بالابهام المقصود – محمد الطالببي، عباد الله، مرجع سابق، ص 114. 21- Erwin I.J. Rosenthal, Political thought in medieval Islam, Cambridge at the University press 1968, p 26. 22- علي عبد الرازق، الاسلام وأصول الحكم، مع دراسة ووثائق لمحمد عمارة، ط 1 ، المؤسسة العربية للدراسات والنشر، بيروت 1972. (23) محمد الطالبي، عيال الله، مرجع سابق، ص 22. 24- انظر عبد القادر عودة، الاسلام وأوضاعنا السياسية، دار الكتاب العربي، القاهرة 1963. (25) سورة الأحزاب 22، الآية 36. (26) سورة النساء 4 ، الآية 65. 27- عبد الوهاب خلاف، السياسة الشرعية أو نظام الدولة الاسلامية في الشؤون الدستورية والخارجية والمالية، القاهرة، المطبعة السلفية، 1350 هـ ، ص 44 ما بعدها. 28- مالك بنبي، حول الديمقراطية والاسلام، ترجمة عن الفرنسية راشد الغنوشي والحبيب ريحان، ط 1 ، تونس 1983 ، ص 11 وما بعدها.

المصدر: العدد السابع من مجلة أقلام أون لاين http://www.aqlamonline.com/)

 


 

الفكر السياسي الواقعي ومعضلة الشر السياسي

بقلم: رفيق عبد السلام (*)

 

لعل ما أوقع بعض الجماعات الإسلامية حديثا في مصيدة الاستبداد هو اكتفاؤها بالتشديد على طابع الإخلاص الديني والأخوة الجامعة دونما اهتمام يذكر بآليات الرقابة والضبط لشؤون الحكم والحاكمين، واحدة من الإضافات الأساسية التي قدمها الفكر السياسي الواقعي بدءاً بابن خلدون ومرورا بمكيافيلي وهوبس هي فكرة الشر الملازمة للحياة السياسية والاجتماع الإنساني عامة سواء أكان هذا الشر ناتجا عن النزوعات الاستحواذية المنغرسة في الطبيعة الانسانية أم كان ناتجا عن العلاقات الاجتماعية وتلاقي الناس بعضهم مع بعض . وبما أن السياسة هي موطن الشرور والمنازعات ولعبة الاستئثار والاستحواذ فإن جهود هؤلاء تركزت على كيفية الحد من هذه الشرور والتخفيف من وطأتها، وقد تراوح ذلك بين من رآه في فكرة القانون المقيد ليد الحاكم وفصل السلطات بما يجعل بعضها رقيبا على الآخر كما هو شأن مونتسكيو، ومن رآه في لجم الحاكم وكف يده بسلطان الشريعة العلوية وفي كثرة العصائب من حوله كما هو شأن ابن خلدون، ومن رآه في افتكاك ما بيد الناس من أدوات القوة والمغالبة ومركزتها بيد الدولة لتردع بعضهم عن بعض وتقيم علاقات المسالمة بدل المحاربة بينهم كما هو شأن هوبز (الكونويلث) ثم هيجل (الدولة الكلية الناظمة للمصالح الجزئية). أما أولئك الذين وقفوا عند التأكيد على خيرية الإنسان وشفافية العلاقات الاجتماعية فقد اكتفوا في الغالب بتقديم معالجات أخلاقية مثالية لا تتجاوز أدب النصيحة وتهذيب الأخلاق وتزكية دواخل النفوس بدءاً بأفلاطون ومرورا بالفارابي والماوردي وابن جماعة وأغلب فلاسفة ومتكلمي الإسلام.

ورغم أن فكرة الصراع والمنازعة التي لازمت الفكر السياسي الغربي حديثا قد نحت منحى المبالغة المفرطة إلى الحد الذي ينزع عن السياسي أي طابع أخلاقي وقيمي إلا أن هذه القراءة للكينونة الإنسانية وعلاقات المجتمع وفرت الأرضية المناسبة لمعالجة مشكلة السلطة وما ينشأ حولها من منازعات دامية ومدمرة، ولعله من المفيد بالنسبة لنا نحن المسلمين إعادة الأمور إلى نصابها بحسب مقومات الرؤية الواقعية للإسلام التي ترى في الإنسان مزيجا من الخير والشر، وفي العلاقات الإنسانية ساحة تدافع تتقاطع فيها خطوط الخير مع الشر وأنصبة الحق والباطل. إن النظر إلى السياسي باعتباره مجال تجسد الأخلاق السامية والرفيعة لا يقل خطورة عن اختزالها في فنون الصراع والمخادعات وحشد التكتلات على نحو ما نراه غالبا سواء داخل الأحزاب السياسية أو بعضها مع بعض. الأصوب النظر إلى عالم السياسي باعتباره حقل تنازع وتدافع تخفف من وطأته الموجهات الأخلاقية والروحية التي تعمر قلوب الأفراد مثل خفض الجناح وحب الغير والتواضع والاستقامة ونظافة اليد، ولكن ذلك لا يغني عن الآليات الكابحة والضابطة للأفراد والجماعات ولشؤون الحكم. ولعل هذا ما يعطي مشروعية للقول بأن الآليات الديمقراطية يمكنها أن تشتغل ضمن أرضية أخلاقية روحية أفضل من أرضية علمانية دهرية، خلافا لمقالات العلمانيين.

إن الاكتفاء بتأكيد خيرية الإنسان والمطالبة بتهذيب حسه الأخلاقي لا يقدم عاصما دون نشوء المنازعات العنيفة حول السلطة ودليل ذلك أن الجماعات الزهدية الصوفية ذاتها القائمة على مطلق التنسك والتطهر الروحي ولا علاقة لها بشؤون المعاش الدنيوي كثيرا ما نخرتها الصراعات الداخلية حول الرئاسة والمجد الروحي، ولعل ما أوقع بعض الجماعات الإسلامية حديثا في مصيدة الاستبداد هو اكتفاؤها بالتشديد على طابع الإخلاص الديني والأخوة الجامعة دونما اهتمام يذكر بآليات الرقابة والضبط لشؤون الحكم والحاكمين، فانتهى بهم الأمر إلى إطاحة بعضهم بعضاً واستقواء بعضهم على الآخر بأدوات الدولة القاهرة. ولعل الجواب الكافي نجده عند صاحب المقدمة الذي اكتشف بحسه التاريخي المرهف وبخبرته العملية بعالم السياسة وشؤونها، أن ما يسميه بطلب الرئاسة والمجد حالة مكينة في الإنسان والعلاقات بين البشر، ومن ثم كان منزع الملك نحو الانفراد متأتياً من هذه الغريزة المتأصلة في الإنسان والجماعات والدول.

لعل أهم الخصال التي يتوفر عليها النظام الديمقراطي على سوءاته، هو النجاعة العملية التي أثبتها في قدرته على امتصاص التوترات والصراعات العنيفة والمهلكة حول السلطة من خلال ابتداع آلية التداول السلمي على السلطة، أي قدرة الديمقراطية على تحويل العدو إلى مجرد خصم سياسي يمكن مقارعته بالحجة وحشد الأصوات، إلى جانب قدرته العملية على التخفيف من نزوعات التطرف والعنف بسبب ما يوفره من مساحة واسعة للمناظرة والمقارعة التداولية والحوارية. فالحلول السياسية في النظام الديمقراطي كما نعلم هي وليدة الفاعلية الحوارية والتواصلية بين مختلف القوى الاجتماعية والسياسية كما أنها منتوج توسط وفاقي بين مختلف القوى المتصارعة بحسب ما يتيحه ميزان القوى القائم، أي إن النظام الديمقراطي ومهما كانت هناته إلا أنه أتاح الانتقال من حكم الطبيعة القائمة على المبارزة والمغالبة بقوة العنف إلى نظام الحكم المدني المعقلن القائم على الموادعة والمسالمة رغم عدم خلوه من ضروب كثيرة من التحكم والتوجيه الخفي للأقوياء وأصحاب النفوذ المالي والسياسي والإعلامي.

من الواضح أن النظام الديمقراطي، ومهما كانت نقائصه وثغراته إلا أنه يظل أفضل البدائل والحلول الممكنة لما يتيحه من إمكانية القضاء على معضلة الاستبداد أو في الحد الأدنى التخفيف من وطأته، طبعا هذا لا ينفي إمكانية ابتداع معالجات وحلول أخرى في المستقبل المنظور، ولكن بما أن السياسة ليست مجرد تجريب خيالي للتطلعات والأحلام فإن النظام الديمقراطي ومهما كانت سوءاته يظل أفضل الحلول الممكنة ما لم تثبت معالجات أخرى نجاحها وجدواها واقعاً لا نظراً.

(*) باحث تونسي مقيم بلندن

 

(المصدر: صحيفة الشرق القطرية الصادرة يوم 12 مارس 2003)


 

 

عفواً، لن تكون حرب باسمي أبداً…

أبو ظبي – ماهر عبدالجليل     

 

كم هو قاس أن تخط وصيتك الأخيرة قبل انتصاف عقدك الثالث. كم هو محزن أن ترسم كلمتك الأخيرة في عتمة الغربة، وغرفة فندق شاهق، لا حياة فيه في مدن الضياع. كم هو مريع، أن تستحضر لحظة الوداع لضابط القيد البلدي، وتعلن مماتك بخط اليد وشرايين القلب وفي حضرة الحياة.

في نهاية عام 1990 وسقوط جدار برلين وتفكك امبراطورية الشر، شاهدت بأم عيني أصدقاء وأحباباً، يزحف الموت الى بؤبؤ اعينهم سريعاً. استيقظوا صباح اليوم الموالي وقد حملتهم الفاجعة الى خريف العمر وهم في ريعان الشباب. اشتعل الرأس شيباً، ذبلت الضحكة في محياهم وانطفأ البريق ونور الأمل الذي كانوا يقتاتون منه ويدفع بأشرعتهم غوافق اللانهاية. كنا صغاراً لم نتجاوز بعد عامنا الـ20 ولكنهم كانوا أجمل الشبيبة وأنشطها حباً في الحياة والنضال. ووقعت الواقعة، وسقطت الفكرة وتشرد الرفاق والدول. فرحلت أم الهزائم بأحلام الشبيبة وآمالها في العدل والحرية والكرامة الوطنية الى شواطئ مدن الملح وذاكرة النسيان ومرايا الأيام في فضائيات العهد الجديد. وصارت الكتب الحمر التي كنا نخفيها من أعين العسس والمرشدين في ماصل الكتمان، تباع على الأرصفة وأسواق الغريب والبضائع القديمة. « الإيشارب » الأحمر ولحية تروتسكي وعلامة الانتصار، أصبحت رموز نادي كرة القدم في المدينة ورئيسه العاشق للذهب الأصفر وأغاني الشيخ إمام. صارت مفردات « الرفيق » و »البنى التحتية » و »النضال » في صميم خطاب الأحزاب الرسمية والموضة الجديدة لأحاديث الصالونات والمجتمع المخملي.

لم أكن يوماً شيوعياً ولا ماركسياً، وإن كنت أشهد بأن قلبي يخفق للمسحوقين وأهل اليسار… تماثلاً مع مسيرة « سيزيف » في بحثه الدؤوب من أجل تكافؤ الفرص والاطمئنان الاجتماعي، والأهم من ذلك فقد فتحت عيني وأبجديات القراءة والكتابة على عالم حالم بالتغيير نحو الأفضل وقصص جميلة تعطيك معنى مغايراً للحياة من « أم » غوركي إلى « كريستال » مذكرات جلبار، نقاش في سجون بورقيبة.

سقط الجدار، اندثر الرفاق وانكفأوا الى تفاصيل الحياة الصغيرة، ماتت الفكرة وغاب الحلم في ذاكرة الأرشيف وتلافيف الدماغ، وأصبح الفقراء والضعفاء ومن لا صوت لهم في ملجأ الأيتام وعلى حافة الدنيا.

في منتصف الطريق، اعترف بأن نادي الأصدقاء ومخزون المحبة لدي خال من صور حاكم بغداد ورفاقه ومن قادة التحرير المعلن والمنشود المنتشرين هنا وهناك.

كانت أمسيتي الأخيرة قبيل مغادرتي العاصمة التونسية نحو ضفاف الخليج الساخنة رائقة في مقهى الكواكب بمحلة الجبل الأحمر الساخنة. جمعت أخي الأصغر، صالح، سائق تاكسي وصديق ورفيق دراستي الثانوية والجاهلية عبدالعزيز. كان عبدالعزيز عائداً لتوه من بغداد، حدثنا عن ناس هناك لا هم بالموتى ولا بالأحياء. تساءلنا كثيراً عن رجال ونساء وأطفال لا يعرفون معاني النوم وسبات الليل منذ أكثر من عقد… روى قصصاً عدة عن شباب تركوا المدارس ليلتحقوا بورش الميكانيك والسمكرة والحدادة. فتذكرنا أن كتب الفلسفة لدينا طبعت في بغداد وعلى نفقة « الجمهورية العراقية الشقيقة ». طفق يصف الزوارق المتهادية في جانبي بغداد القديمة. شارع البنات الذي هجرته النساء ليبعن لباسهن وحليهن في شارع العرضات حيث البيع بالدولار. بكى وهو يعيد بناء مشهد أطفال « موميات » تتنفس بصعوبة في مستشفى صدام التعليمي للأطفال. وجوه شاحبة، شعر متساقط وأصابع نحيلة. حدثنا عن تلفزيون « الشباب » وذلك الإعلان الترويجي لبضاعة لم يعرفها أحد، عن « البمبش » الذي فاقت جوائزه الـ5 آلاف دولار، وبقي مجهول الهوية. عن صبايا في حلب في عمر الزهور…

وعادت به الذاكرة الى بغداد القديمة وخلفائها، وشعرائها، وبيوتها، وأساطيرها. عاد الى ألف ليلة وليلة وسندباد والبساط السحري. وفي ثنايا الرواية، أدركت في عيني عبدالعزيز مساحة الحزن الجاثم، وما بين مفردات خطاب الصمود والمقاومة، اكتشفت ذلك الإحساس العميق باختلال موازين القوى والعدد والعدّة. والأهم من ذلك الكابوس المزعج باندثار آخر الأحلام وذبول الأفكار وانحسار عقيدة الوحدة والبعث الجديد… لم يكن عبدالعزيز بعثياً ملتزماً ولكنه قومي الى حد النخاع، وعلى رغم كل الهزائم والنكسات لديه إيمان العجائز في صحوة الأمة وشبابها لعبور جسر الحداثة والتقدم. ولكنه قالها: « إذا سقطت بغداد وحلّ المغول، فعلى العرب السلام وعليه الممات »….

في بداية العقد الماضي، سقطت الفكرة وتشرد الرفاق ومات حلم الفقراء. وفي بداية العام الثالث من الألفية الثالثة، سيعلن جنازة القوم وقطار الوحدة وعقيدة البعث والانبعاث…

سؤال: من سيبقى على المشهد؟ متشددون هنا وهناك، في كهوف الجبال والبيت الأبيض وعش الدبابير الجاثم على الأرض المقدسة. شكراً، للعم الأكبر. ولكن، عفواً، هذه الحرب ليست حربي وقد دفعت أجمل سنوات العمر في محارق الآخرين. لن يكون ذلك باسمي أبداً. فقد كتبت وصيتي. انثروا حبات الياسمين على قبري. أوقدوا الشموع واعتصموا بالدعاء.

 

(المصدر: ملحق شباب بصحيفة الحياة الصادرة يوم 11 مارس 2003)

 


 

Polémique Charfi- Cheikh Khelif.. commentaries et réactions

Une toute-petite-pétition, une toute petite tyrannie. 

Le duel Khlif / Charfi ne nous concerne pas.

Par Chamseddine.

Le régime est un faux rempart contre l’islamisme. Ainsi commence le texte d’une supercherie qui se veut pétition et qui, malheureusement, a rassemblé les signatures de certaines figures de la société civile tunisienne que nous avons longtemps aimées et respectées. Supercherie, puisque les signataires de ladite pétition ont usé à leur tour de ce qu’elles venaient juste de condamner chez le Cheikh Khlif : elles ont déformé et sortis de leurs contextes les propos dudit Cheikh. Imposant aux lecteurs une interprétation fallacieuse, elles ont voulu nous forcer à croire, comme si nous étions incapables de comprendre l’arabe ou de saisir le lexique religieux, qu’il y avait eu un appel de lynchage de la part du Chiekh Khlif. En réalité et comme l’avaient constaté les jeunes au cours de leur débat sur le forum de Tunezine, il n y a eu aucun appel au lynchage comme le prétendent les signataires de la pétition. L’Imam Khlif a simplement dit : « Ô Dieu, cet homme [Charfi] est ton esclave. Nous ne l’insultons pas et nous ne le maudirons pas, nous n’appelons pas à son meurtre comme avait fait Khomeyni avec Salman Rushdie. Toi, Tu as dit et Ton Jugement est véridique : Ô Dieu, Tuteur des croyants ; Ô Dieu, Tu es notre tuteur ; nous nous plaignons de lui auprès de Toi. Si Tu veux, Tu peux accélérer sa punition en ce monde ; si Tu veux, Tu renvoies sa punition au Jour du Jugement Dernier ; et si Tu veux, le punir à la fois ici-bas et dans l’au-delà. »

Lorsque le Cheikh Khlif s’est fié à Dieu à la fin de son deuxième serment, il a fait cela selon une formule d’oraison, tirée du coran et appelée prière coranique ( do’â corânî), que tous ceux qui ont acquis un minimum de savoir religieux islamique connaissent. Cette oraison ( Do’â) est basée sur la vision islamique du châtiment divin selon laquelle Dieu peut ajourner le châtiment au Jour du Jugement, comme Il peut le dépêcher ici-bas ou le partager entre l’ici-bas et l’au-delà et cela selon le principe de la miséricorde divine. Certes, aux yeux du Cheikh, Charfi est condamnable, mais on n’est pas ici dans un débat théologique pour se prononcer sur un tel sujet qui d’ailleurs échappe à la gauche de par sa prétention agnostique. Lyncher, selon la définition que donne Larousse veut dire : exécuter quelqu’un sommairement, sans jugement régulier, en parlant d’une foule, d’un groupe. En aucun cas on ne peut tirer du serment du Cheikh un appel à ce genre d’acte. Prétendre le contraire c’est induire les gens en mensonge et c’est se moquer de leur capacité à saisir le sens des mots.

Ce qui nous intéresse le plus dans cette pétition c’est la logique qui a dicté la date de sa parution ainsi que sa philosophie sous-jacente. Le ton a été donné, et cela depuis le titre : le régime est un faux rempart contre l’islamisme. Donc, le vrai enjeu est d’être un rempart contre l’islamisme, et pas plus. Cela est du super classique, un chwingum mâché à chaque fois que la gauche radicale sent l’opportunité de gagner du terrain et d’attirer l’attention de son très convoité Occident, sensible par nature à de telles « sonnettes d’alarme » anti islamistes. Si le régime de Zaba n’est pas en mesure d’assumer sa tâche de barrer la route à un islamisme, « rampant » selon le texte de la pétion -c’est ce que la pétition suggère-, et, s’il s’avère qu’il est en train de « manipuler l’islamisme » tout « en excluant les démocrates », les signataires et derrières elles les autoproclamé(e)s démocrates, la gauche radicale à sa tête le protégé et le très innocent Charfi seront le vrai rempart avenir contre l’Islamisme. Pourtant, force est de constater que ni l’islamisme ni les islamistes tunisiens n’ont rien à voir dans ce duel. Cette volonté d’entraîner les islamistes dans un spectacle politique de qualité inférieure et qui ne concernent que le régime et deux de ses marionnettes, en l’occurrence la gauche ministrable menée par Charfi et l’Imam Khlif représentant de l’islam du palais (islam al-bilât), n’est qu’un piège de plus dressé par le pouvoir à la « volonté du front uni » qui est en train de véhiculer le discours de certains leaders sincères de « l’attitude oppositionnelle. », comme Moncef Marzouki, Salah Karkar, Ameur Larayed, Mokhtar Yahyaoui et les jeunes acteurs de la cybversion qui forment la nouvelle dynamique menaçant de basculer l’ancienne et la très érodée mascarade politique de cette opposition élitiste et opportuniste. Malheureusement, les yeux fermés tant aveuglée par le sectarisme, une partie de la gauche s’était précipité dans le piège du régime.

Loin de moi l’idée de défendre Cheikh Khlif ni Mohamed Charfi ; je les met tous les deux dos au dos. D’une côté, le Cheikh Khlif est indéfendable parce qu’il il est un ouléma du palais (‘Alim bilât), qui a été certainement instrumentalisé par le pouvoir pour desserrer, de la façon la plus naïve, l’étau qui est entrain de se resserrer sur un régime décrédibilisé quotidiennement par ses procédés mafieux et despotiques. Le prophète ( sur lui la paix) avait prévenu que « le pire des oulémas est celui qui rend visite aux émirs, et le meilleur des émirs est celui qui rend visite aux oulémas. »(1) Dans son interprétation de cette tradition, le mystique Djalâl al-dîn Rûmî notait que « le pire des savants, c’est celui qui obtient une aide de la part des princes ; sa renommée et sa situation dépendent de ces derniers et sont dues à la crainte que ceux-ci inspirent. »(2) Sur cette base, Cheikh Khlif, et sans s’en douter de ses bonnes intentions qui dans le domaine politique se transforment souvent en désastres, est en train de rendre un service précieux à zaba. Non parce qu’il a condamné Charfi, mais parce qu’il a donné chance à d’avantage de fissures entre les différents courants idéologiques censés construire l’indispensable front.

De l’autre côte, le cas Charfi pose un problème puisqu’il ne s’agit pas d’un simple penseur ou d’un « réformateur » comme on a tendance à le présenter, qui évolue dans le domaine intellectuel. Non. Charfi, comme l’avait remarqué Abdou Filali-ansary a « mis la main à la pâte . »(3) Et quelle pâte ! Une pâte faite de sang, de larmes, de prisons, d’exil et d’atrocités jamais enregistrées dans une Tunisie célèbre par la tolérance de ses habitants. Rappelons ici que l’extrémisme violent est le produit du pouvoir Zaba, dont Charfi était l’un des idéologues, et non celui des islamistes majoritairement modérés et pacifistes qui dès le début de leur mouvement ont exclu le recours à la violence comme moyen politique. Dans un souci de faire peur à cette illusoir communauté internationale qui ne vient qu’au secour des gouverneurs, la pétition gonfle la réalité et parle exagérément « des morts » de l’attentat de Bab souika et des « bombes » dans les hôtels oubliant comme s’ils n’existaient pas les morts d’islamistes innocents dans les prisons et les fabriques de tortures sous les ordres d’un régimes auquel appartenait Charfi.

Pourquoi les propos de Mohammed Talbi qui a osé appeler carrément à l’abandon de la charia et qui a dit haut et fort « Seul le Coran m’oblige »(4) écartant ainsi la tradition, passe inaperçus voir ils inspirent du respect alors que ceux de Charfi irritent tout le monde, à l’exception notoire de son camp et de ceux qui ignorent ou minimisent la réalité de l’historique de son soutien à l’oligarchie de Zaba. C’est dans la réponse à cette question que réside la complexité du cas Charfi : il n’est pas politiquement vierge. A l’instar du Cheikh Khlif, il a été lui-même instrumentalisé par le régime pour passer sa stratégie anti-islamiste. Tendancieux, Charfi n’a ni la taille de se présenter comme un penseur réformateur, ni celle d’un opposant politique aux positions principielles. Et cela est l’avis de toutes les victimes de l’oppression. Malheureusement pour lui, personne n’est prêt à oublier ses prises de position et son soutien infâme à la dictature. Personne n’est prêt à oublier comment il s’était acharné « culturellement » sur les islamistes alors que ceux-ci n’avaient pas droit de réponse.

« Quand j’ai accepté d’être son ministre, c’était des années de liberté. J’y ai cru, et j’ai plongé, je le reconnais. Est-ce que j’étais naïf ? Peut-être. Certains me le reprochent encore, c’est leur droit, mais je crois qu’ils sont de moins en moins nombreux »(5) avait répondu Charfi sur un ton optimiste, mais toujours naïf, à une question portant sur son soutien à Ben Ali. Des années ont passé et les blessures politiques sont, comme le veut l’histoire de l’humanité, toujours les plus difficiles à disparaître. Charfi, ce « cadavre qui pue la collaboration [et que] personne n’osait le déterrer »(6) comme disait de lui Taoufik Bern Brik, espérait, peut-être, profiter de cette attention qu’avait portée sur lui le louche serment de Cheikh Khlif et la frivole pétition des autoproclamées démocrates, pour insuffler un nouveau souffle dans sa vie politique en faillite et s’attirer l’attention et la solidarité de l’Occident sur les dangers qu’encourent ce nouveau Khair-eddine tunisien.

« A cet imam, on a donné carte blanche pour donner libre cours à ses outrances. » disait les signataires de la dite pétition. Elles ont oublié l’autre carte blanche, celle qui a été donné auparavant à ce même Charfi pour mener sa politique jugée outrancière par une bonne partie de la population tunisienne alors soumise à la peur et à l’arbitraire. « En 1989, Ben Ali nomme le président de la ligue des droits de l’homme, Mohamed Charfi, ministre de l’éducation. Il lui donne carte blanche pour réviser les manuels scolaires. Une équipe de quatre cents personnes s’est mise au travail et a tout bouleversé. La ligne de conduite a été l’esprit d’objectivité, de modernité et de démocratie. Comme a dit Mohamed Charfi qui, une fois ce travail terminé, a démissionné : « Les élèves tunisiens sont aujourd’hui vaccinées contre toutes les formes d’intégrismes. On leur enseigne le doute scientifique, l’évolutionnisme, Darwin, le Big bang, le respect de la femme, l’histoire de l’islam et du monde arabe où on s’en tient au fait. »(7) Curieusement, ce n’était ni en Algérie, ni au Maroc, mais en terre tunisienne qu’un jeune « vacciné » et formé sous la réforme bénite de Charfi a commis la première opération kamikaze « maghrébine ».

« Le grand malheur, c’est qu’en voulant combattre un islamisme éclairé, tolérant, disposé à se remettre perpétuellement en question, l’état tunisien va être, à terme, responsable de l’éclosion d’un islamisme intolérant, dur, obscurantiste, imbu de lui-même. Les années 1980 ont été le théâtre d’un grand brassage d’idées, surtout au niveau universitaire, grâce à une certaine liberté et malgré d’assez fréquentes et parfois très violentes prises de bec, aussi nécessaires que bénéfiques, entre essentiellement islamistes et gauchisants, sans oublier les nationalistes et autres démocrates. »(8) Malheureusement, ce constat ne fait pas l’unanimité au sein de l’opposition tunisienne. Fidèle à sa tradition, « l’élite tunisienne » condamne en vrac l’islamisme et ne fait aucune différence entre modérés, progressistes, libéraux et démocrates. Certainement qu’il y a des maux au sein de l’islamisme qui doivent être débattus voire combattus, mais aller à combattre et à criminaliser tout une tendance de cette énormité, de cette diversité, de cette emprise sur les populations locales et de cette influence sur les politiques nationales, régionales et internationales revient à fermer les yeux sur une réalité de plus en plus explosive. « Nous constatons simplement l’existence de mouvements puissants, d’essence politique, qui se réclament de la religion musulmane pour revendiquer des valeurs stables, éternelles, intangibles face à des valeurs dont l’Occident lui-même est en train de reconnaître la contingence. »(9) disait l’éminent Mohammed Arkoun, et c’est ce constat que les « élites tunisiennes » peinent à saisir l’importance. Pourtant les spécialistes de l’islam politique et de l’histoire musulmane l’ont compris. Des intellectuels occidentaux sont entrain d’élaborer un travail critique avec des penseurs musulmans(certains sont compter sur l’islamisme) pour sonder ce phénomène loin des surenchères élitistes et autosuffisantes chères à cette gauche de pacotille. Nous avons à l’esprit le travail conjoint de Tariq Ramadan et d’Alain Gresh : L’Islam en questions , de Farhad Khosrokhavar et d’Olivier Roy Iran : Comment sortir d’une révolution religieuse. Au Machrek, les islamistes font, depuis déjà des années, partie intégrante de l’opposition et forment avec les nationalistes, les marxistes et les libéraux un front unie. Les expériences libanaise, palestinienne, jordanienne, égyptienne, et irakienne, peuvent constituer une base de donnée pour l’apprentie opposition tunisienne, pauvre en culture politique. Les élites du Maghreb, trop influencées par la « laïcité à la française » et envenimées par l’autosuffisance n’ont pas encore réussi à dépasser ce clivage qui menacera la cohésion et l’union nationale.

Sommes-nous condamnés à s’affronter pour le reste de notre existence ? Sommes-nous incapables de créer les bases d’un consensus nous permettant d’évoluer vers une étape transitoire de cohabitation intellectuelle et culturelle où chacun exercera avec l’autre son droit à l’existence et à l’__expression ? Il nous faut désormais apprendre, et cela parait nécessaire, le réalisme politique ( à ne pas confondre avec la real politik version américaine) pour admettre que l’islamisme comme toutes autres tendances sont des éléments constituants de notre social. Il n y aura pas de démocratisation du monde arabe sans la participation de l’islamisme. C’est une vérité infranchissable. Mais, est-ce que l’islamisme est capable de s’adapter à la démocratie et de croire que la souveraineté du peuple est peut-être compatible avec celle de Dieu ? Ceux qui ont déjà répondu négativement à cette question et ne sont pas prêts à réviser leur lecture et les outils de leur lecture seront les vrais obstacles à l’ouverture politique. Mais, les vraies réponses à de telles questions ne seront possibles que dans le cadre d’un débats, ou comme l’avait proposé Hasni dans le cadre d’un centre d’Etudes et de Recherches pour l’Union de l’opposition qui aurait le mérite de nous permettre de se libérer des cadres dans lesquelles nous nous sommes emprisonnés. Nos propres cadres de pensée sont les premières des tyrannies dont nous sommes confrontés et que nous sommes tenus de combattre. Au sein de ces cadres, le langage occupe une place centrale.

« La nouvelle tyrannie, à l’instar d’autres tyrannies, dépend dans une large mesure d’un abus systématique du langage. » (10) Ces toutes petites tyrannies, celle du langage forment malheureusement les outils du discours dit-progressistes de la gauche radicale qu’on retrouve dans le texte de cette toute-petite-pétition : « démons obscurantistes », « intégriste », « islamisme », « démocrates », « appel au lynchage », « Une ligne rouge a été franchie », « sonnette d’alarme », « imam réactionnaire de la pire espèce », « rempart contre le fondamentalisme religieux », « bombe à retardement », « manipulation des islamistes pour affaiblir le mouvement démocratique », « fanatisme et anathème » Ce sont les mots-clés de cette toute-petite-pétition. Des mots-clés qui sont pourtant les statuettes de l’idéologie de cette gauche qui battit tout ce qui reste de son « projet politique » sur le fantasme d’être une entité de progressistes au sein d’une société assiégée par un pouvoir despotique et des obscurantistes moyenâgeux. Elle a besoin de ce fantasme pour se retrouver une position, un rôle et une tyrannie de langage.

Que des mots, des formules et des adjectifs qui nous empêchent de penser, de douter et qui nous infligent une vision venant à bout de la vérité. Ces termes font abstraction de la réalité, et c’est ainsi qu’ils deviennent des toutes-petites-tyrannies. Reconquérir le langage, abandonner ces cages sont le premièrs objectifs qu’une nouvelle culture politique tunisienne se doit fixer.


(1) Voire l’Imam Ghazâlî, Ihyâ ‘Ulûm addîn ( la revivification des sciences de la religion) édition du Caire, vol .I, p. 51.

(2) Djalâl al-dîn Rûmî, Fîhî-mâ-fîhî ( Le Livre du Dedans), traduction d’Eva de Vitray-Meyerovitch, éditions Albin Michel, 1997, p.25.

(3) Abdou Filali-ansary, Réformer l’islam ? une introduction aux débats contemporains, éditions La Découverte, Paris, 2003, p. 221.

(4) Seul le Coran oblige, entretien avec Mohamed Talbi, par Catherine Farhi, Le Nouvel Observateur n°1965. 4 juillet 2002.

(5) Entretien avec Mohamed Charfi, tête de file de l’opposition en Tunisie, par Florence Beaugé, Le Monde du 27 mars2001.

(6) Taoufik Ben Brik, Charfi, le faux sauveur de Tunis, Libération du 29 mars 2001.

(7) Tahar Ben Jelloun, Pour sortir de la malédiction, Le Monde, du 3 novembre 2001.

(8) Quel avenir pour la jeunesse tunisienne ? Decepticus mercredi 13 novembre 2002, Reveiltunisien.

(9) Mohammed Arkoun, Islam et Europe : mortelle amnésie, Le monde du 14 décembre 2001.

(10) John Berger, Où sommes-nous ? , Le Monde diplomatique, février 2003.


 

 

Réaction au dossier CHARFI – KHLIF

Par OBS

 

 J´ai lu  le mini dossier publie par TUNISNEWS sur l affaire Charfi. ce dernier donne deja quelques elements de reponses a des questions qui me travaillaient depuis un temps et qui concernait l affaire Charfi-Klif .

j ai trouve assez etrange:

 

1- que perspectives tunisiennes publie en l espace d un mois 8 articles*(voir details plus bas) portant sur l affaire Charfi-Klif.

 

2-que les auteurs de perspectives ne precisent pas (comme par hasard) la date de la Kotba!( dans le mini dossier publie sur Tunisnews, il y a un temoignage qui dit que cette Kotba  date de l ete dernier!!!!!!),

 

3-que Perspectives  ne precise pas que d autres kotab de Klif circulent aussi sur des cassettes videos! donnant l impression que seule la kotba contre CHARFI a ete enregistree!

 

4-enfin que Perspectives s aventure a parler d une fatwa qui n existe aucune part dans le texte ! (a rappeler qu il y a 2 mois Tahir Ben Hessine avait dit clairement  » nous ne laisserons pas les islamistes arriver au pouvoir et nous utiliseront tous les moyens!!! pourquoi ne pas considerer cette phrase aussi comme une fatwa contre les islamistes!)

bref! ca commence a devenir irritant et le jeu des islamistes et des perspectivistes tel (Chammari, Charfi and TBH dont leur passe politique avec BEN ALI ne les honore pas)

a  rappeler  que Driss yazmi d’amnesty qui s est precipite a ecrire a Charfi ne l a fait pour Jbeli quand il etait en greve de la faim que le 30 jour!!

il est regrettable de voir aujourd hui Merzouki commettre la meme erreur! une hypothese plausible concernant MERZOUKI: il ne s agit pas d une erreur inoccente! mais ce dernier engage dans la course au pouvoir contre Chebbi (soutenu par CHARFI and co) fait des declarations destinees a l exportation (les partenaires etrangers) qui le trouve assez complaisant vis a vis des islamistes. En outre, Merzouki veut recuperer la classe politique tunisienne qui se dit « moderniste » et « laique » (tels les femmes demorates, la LTDH ou des personnes independantes telles Sihem ben sedrine et omar mestiri etc par peur qu elles soutiennent Chebbi) c est ce qui explique que signant son texte Merzouki n a pas mis « president du CPR »( ce qui serait percu comme un message politique et changerait toute la donne) et s est contente de signer comme etant ancien president de la LTDH et ancien porte parole du CNLT . TBH et ceux qui sont derrieres ne sont pas dupes et ils ont mis ainsi sous le texte de Merzouki sa photo et la phrase  » president du CPR » ce qui laisse a penser pour un lecteur non averti que Merzouki soutien Charfi (et par la meme est pret pour s effacer politiquement devant lui et Chebbi). choquant non!

sauf que tout se suit et ceci explique pourquoi Merzouki a ecrit au debut de son texte qu il « vient d apprendre sur TUNINEWS etc etc  » pour ne donner aucune importance a son texte , expliquer son silence, facher le moins possible les islamistes qui le soutiennent et eviter toute recuperation de TBH and Co . sauf que Merzouki prouve encore une fois qu il est bon en tout sauf en politique .

 

une derniere remarque concernant un commentaire de KARKAR qui prend cet imam pour un heros! il est libre .mais le soutien politique que l imam a donne a BEN ALI l accuse . sauf si on nous sort le fameux « obeissez a ALLAH, au Prince .. » et « l unite d el umma » et « la peur d el fitna »  et « le moindre mal » qui justifient de tels aberrations! (cher aux islamistes).la tout ce que je dirai a KARKAR est « deguelasse »

 

TBH and co veulent nous dire en reveillant les demons islamistes que le proces que certains sont tentes de faire a Charfi est un proces a un intellectuel (ce qui explique l evoquation du cas Salman ROCHDI). ce n est pas le cas car toute prise de position contre Charfi n est pas d ordre intellectuelle mais sur ce qu il a fait quand il etait l ideologue de BEN ALI. soit POLITIQUE. obs

 

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حول نفس الموضوع كتب السيد سيد فرجاني هذا التذكير التاريخي الى قائمة المراسلة تونس 2003:

 

يتيح الجدل المفتعل حول إحدى خطب الشيخ عبد الرحمان خليف – أمد الله في أنفاسه – مناسبة جيدة للتعريف بهذا العالم التونسي الجليل المغمور الذي ولد في عام 1917 بمدينة القيروان.

 

1-    عندما كان محمد الشرفي يحبو، كان الشيخ عبد الرحمان خليف يتصدى لغطرسة بورقيبة وسياساته المعادية للهوية الوطنية العربية الإسلامية

2-    الحب الكبير والتقدير الشعبي الصادق للشيخ عبد الرحمان خليف دفع سكان مدينة القيروان إلى شن أول – وآخر إضراب عام في مدينة تونسية بعد الإستقلال – في شهر جانفي من عام 1961 احتجاجا للقرار الإعتباطي الذي اتخذه بورقيبة آنذاك بنقله نقلة تعسفية من القيروان إلى إحدى مدن الجنوب الغربي بسبب ما جاء في بعض خطب الجمعة التي كان يلقيها في جامع عقبة بن نافع من احتجاج شديد وانتقاد صارم لبواكير سياسات التغريب والمسخ الثقافي والديني التي انتهجها بورقيبة وحكومته منذ ذلك الحين.

3-    الإضراب العام الذي شل الحركة في المدينة أدى إلى تنظيم مظاهرة انطلقت من أمام الجامع الكبير بالقيروان باتجاه مقر إقامة الوالي عمر شاشية الذي يقع قُـبالة الحي الزيتوني (أصبح فيما معهد ابن رشيق للفتيات). وقد أدى حماس المتظاهرين المحتجين الذين رفعوا شعارا وحيدا لا يزيد عن  » الله أكبر .. ما يـمـشيش! »  (أي أننا نعارض إبعاده إلى الجنوب) إلى اقتحام بيت الوالي الذي فر بجلده إلى بيت المرحوم الحبيب عطاءالله متخفيا في زي امرأة وعلى إثر ذلك أمرر وزير الداخلية الطيب المهيري بإرسال قوات من الحرس والجيش الذين لم يترددوا في فتح النار على المتظاهرين وهو ما أدى إلى سقوط عدد كبير من الضحايا من بينهم طلبة في مقتبل العمر .

4-  إثر ذلك شن النظام حملة اعتقالات واسعة شملت العشرات من الأشخاص وبعد تعذيب رهيب حوكم الكثيرون من أبناء مدينة القيروان وعلى رأسهم الشيخ عبد الرحمان خليف وبعض اقاربه والمرحوم محمد البكلي من طرف محكمة عسكرية شغل فيها المدعو صلاح الدين بالي (!) منصب المدعي العام.

5-  وقد سُـجن على إثرها الشيخ عبد الرحمان خليف صحبة عدد من رفاقه (الذين لم يكونوا في الواقع سوى أقرب تلاميذه المواظبين على حضور الإملاء القرآني بجامع عقبة بن نافع بالقيروان) في سجن غار الملح سيء الذكر لعدة أعوام.

6-   وفي منتصف الستينات أُفرج عن الشيخ وعن معظم المعتقلين معه لكنه ظل منفيا (وممنوعا عن دخول مدينة القيروان) في سوسة ثم في صفاقس. مع الملاحظة أن جامع عقبة بن نافع ظل مغلقا منذ ذلك اليوم وتوقفت فيه الدروس وصلاة الجمعة والإملاءات القرآنية إلى بداية السبعينات بدعوى الترميم والإصلاح…

7-    وفي انتظار أن يلتفت المؤرخون التونسيون إلى تسجيل هذه الأحداث بدقة وأمانة وتوثيقها نسأل الجميع: هل يمكن لرجل قاوم الديكتاتورية منذ أيامها الأولى أن يتحول في خريف عمره إلى مجرد أداة لتنفيذ « تعليمات صادرة عن جهات مشبوهة » للهجوم على محمد الشرفي أو غيره؟

 


 

حول نفس الموضوع نشر موقع آفاق تونسية التصريح التالي للسيد أحمد نجيب الشابي:

 

 

 

تصريح

بعد اطلاعي على خطبة الجمعة التي القاها الشيخ عبد الرحمان خليف يوم 12 جوان 2002 بالجامع الاعظم بالقيروان والتي حمل فيها بشدة على الاستاذ محمد الشرفي بسبب ما تضمنه كتابه « الاسلام والحرية » من نقد لسيرة احد الصحابة الاجلاء اعبر عن استيائي واستنكاري لما ورد فيها من تهجم وتحريض على شخصية فكرية وسياسة مستقلة و  اعتبر ان الافكار التي عبر عنها الكاتب لايمكن ان تكون سببا او مبررا لتأجيج المشاعر الدينية للمصلين وتحريضهم عليه  لما في ذلك من خطر على امن الاشخاص وسلامتهم الجسدية ومن اشاعة لاجواء التوتر الديني كما اعتبر ان الرد على تلك الانتقادات لا يمكن ان يخرج عن اطاره المحصور في الفضاءات العلمية والثقافية والاعلامية وان يتحلى بروح التسامح والاحترام المتبادل ومواجهة الحجة بالحجة بما ينأى بنا عن اجواء التكفير ويحفض حرية الراي والتعبير التي تمثل اصلا في حضارتنا العربيةالاسلامية.

وان ما يزيد من خطورة التهجم الذي تعرض له الاستاذ محمد الشرفي انه يتنزل في اطار حملة اعلامية شنتها عليه الصحافة الموالية للحكومة بسبب مواقفه المعارضة مما يحمل الحكومة مسؤولية كل ما قد يلحق بالاستاذ محمد الشرفي من اذى.

واني اذ اعبر للاستاذ محمد الشرفي عن مشاعر التعاطف والمساندة  اناشد كافة القوى الديمقراطية الوقوف الى جانبه في وجه هذا التهديد الحديد دفاعا عن الحرية و السلم الاهلي.

أحمد نجيب الشابي

أمين عام الحزب الديمقراطي التقدمي

(المصدر: موقع آفاق تونسية بتاريخ 12 مارس 2003 على الساعة 16 و42 دقيقة)


 

« Delenda est Bagdado ! »

Mohamed Talbi

Bagdad, que Washington se prépare à détruire, n’est plus, pour nous, qu’une ville-symbole qui ne constitue plus une menace pour personne. C’était aussi le cas de Carthage lorsqu’elle fut rasée par Rome. En 146 av. J.-C., l’opération fut confiée par le Sénat romain à deux Scipion : le second, fils adoptif du premier, acheva l’entreprise commencée par son père.

 

De même, la destruction de Bagdad a été, en un premier temps, confiée par le Sénat américain à Bush père. Le (vrai) fils de celui-ci se prépare à « finir le boulot ».

 

En 202 av. J.-C., par sa victoire à Zama, Scipion le Père, dit l’Africain, qui s’était assuré le concours des princes numides – psalmodions ici la Prière de l’Absent pour nos princes arabes d’aujourd’hui -, mit fin à la puissance militaire de Carthage, qui fut désarmée : elle livra tous ses éléphants, les blindés de l’époque. De sa puissante flotte, elle ne conserva qu’une dizaine de navires et dut s’engager à payer un vertigineux tribut de 10 000 talents (il n’y avait pas encore de pétrole à partager).

 

En 153 av. J.-C., Rome dépêcha à Carthage une commission d’enquête dont la présidence fut confiée à Caton, sorte d’Hans Blix antique. Le Conseil de sécurité n’existait pas encore, bien sûr, mais, comme Washington, Rome tenait à la légalité. L’Occident, nous dit-on, a des valeurs à défendre, au besoin par la force. Caton constata donc que Carthage n’avait pas respecté les obligations qui lui étaient imposées et était redevenue une menace pour la paix. Il en apporta la preuve, devant le Sénat ahuri, sous la forme d’une figue fraîche et termina la lecture de son rapport par le fameux « Delenda est Carthago » (« Carthage doit être détruite»).

 

Ce jour-là, un dogme est né, que toutes les grandes puissances de l’avenir reprendront, sans le dire, à leur compte : le redressement des autres constitue toujours une menace potentielle qui justifie une guerre préventive. Washington en est convaincu. De là découle sa logique de super et unique puissance, dont Rome avait donné un si probant exemple qui permit à la Pax romana de régner durant des siècles. À coup sûr, la Pax americana y trouve inspiration et justification.

 

Carthage se raccrocha à la paix avec l’illusion du désespoir. Elle dépêcha à Rome un émissaire du nom de Banno. Polybe, l’historien grec (v. 200 av. J.C.-v. 120. av. J.C.), lui prête ce discours : « Il n’est plus temps d’évoquer la question de droit. À cette heure, les Carthaginois ne s’adressent plus qu’à la pitié des Romains. Ils n’en sont pas indignes. Pendant de longues années, ils ont observé le traité de Scipion et viennent de se soumettre à tout ce qu’on avait exigé d’eux. »

 

Devant ce discours pathétique, le Sénat resta de marbre. La figue fraîche était une preuve si flagrante de la mauvaise volonté carthaginoise qu’il ne restait plus d’autre choix que la guerre. C’est aussi ce qu’espérait Colin Powell en présentant, le 5 février, au Conseil de sécurité, des preuves non moins accablantes de la duplicité de Bagdad. Il n’eut pas le même succès, mais faisons-lui confiance : la guerre, il la fera.

 

Charles-André Julien écrit : « Trois ans durant [149-146 av. J.C.], comme une bête forcée, Carthage tint tête aux chasseurs, avec une vigueur que le Sénat n’avait pas prévue. » Les femmes elles-mêmes sacrifièrent leurs cheveux pour en tresser des cordes pour les catapultes. Alors Rome trouva son second Bush. Ce fut Scipion Emilien, fils adoptif de Scipion l’Africain. L’Histoire présente parfois de troublantes similitudes !

 

Les Carthaginois furent exterminés jusqu’au dernier, et la ville livrée aux flammes, dix jours durant. Sophonisbe, femme du chef carthaginois Hasdrubal, qui s’était rendu pour échapper à l’humiliation, se jeta dans les flammes, parée de tous ses bijoux. Labouré et semé de sel, le sol de la ville fut déclaré maudit. Les princes numides disparurent, et les dieux de Rome remplacèrent ceux de Carthage. Un très beau Djihad, vraiment, mais aujourd’hui aussi, pour que triomphent les valeurs occidentales, Delenda est Bagdado !

 

Or Bagdad, la ville des Mille et Une Nuits, nourrit notre imaginaire et alimente notre fierté. C’est à cela que Bush en veut. Car la menace qu’elle représente est encore moins effrayante que la figue de Caton. Elle est le symbole de notre apport à la culture et à la civilisation universelles. Même si elle est loin de sa splendeur passée, elle reste un symbole. Son souverain le plus prestigieux, Haroun el-Rachid (786-809), fut un peu notre Charlemagne, avec lequel il était d’ailleurs en contact. La détruire, c’est s’en prendre sciemment à un symbole, c’est vouloir nous avilir. Cela dénote la volonté préméditée et consciente de briser le ressort de notre relèvement et de notre dignité.

 

Le site de la ville est connu depuis la plus haute Antiquité : le nom de Bagdadu figure dans un document datant de l’an 1800 av. J.-C., à l’époque d’Hammourabi. Mais la capitale des Abbassides fut fondée par el-Mansour. « Les architectes dressèrent les plans de la nouvelle capitale dès 758, mais la construction ne commença qu’en 762. El-Mansour donna à Bagdad le nom de Ville de la Paix (Madînat el-Salam). Tel fut son nom officiel, que l’on retrouve sur des monnaies et dans des documents administratifs. »(1)

 

Au coeur de la nouvelle capitale se trouvait la cité impériale, la « Ville ronde », d’un diamètre de 2,3 km, traversée par deux axes perpendiculaires, avec une porte monumentale de marbre et de dorures : Bâb el-Dhahab. Mais « la gloire de la Ville ronde était le dôme vert, de 48,36 m de haut, qui dominait le palais avec un cavalier au sommet. Il s’écroula en 941 par une nuit de tempête. »(2) Tous nos poètes, dont les vers sont gravés dans nos mémoires, ont exalté sa beauté, avec ses palais ornés de somptueuses décorations, ses maisons bourgeoises d’un luxe inouï, ses milliers de mosquées et de bains publics (mille cinq cents recensés en 993), ses merveilleux jardins qui les faisaient rêver et sa verte campagne : ils la qualifiaient de « paradis terrestre ».

 

À son apogée, sa population comptait 1,5 million d’âmes. On y parlait toutes les langues, on y coudoyait toutes les ethnies, toutes les confessions. Benjamin de Tudèle, qui visita la ville en 1171, y trouva quarante mille juifs qui possédaient dix écoles. Mais Bagdad, ce bel exemple de ce que peuvent produire liberté intellectuelle et métissage culturel, fut surtout un prodigieux creuset de civilisation. Lucien Leclerc écrit : « Le IXe siècle ne s’écoulera pas que les Arabes n’aient en leur possession toute la science de la Grèce, ne comptent parmi eux des savants de premier ordre […] et ne montrent dès lors, pour la culture des sciences exactes, une aptitude que n’eurent pas leurs initiateurs, désormais dépassés. »(3) Et Marc Bergé, de son côté, note : « Les Arabes, par un travail de recherche persévérant et critique, allaient faire gagner quelques siècles au renouveau futur de l’Occident chrétien, et c’est à la splendide ville de Bagdad qu’échut l’honneur d’être le premier creuset d’une science renouvelée. »(4)

 

Frapper Bagdad, c’est frapper notre honneur et notre culture. C’est aussi poursuivre la politique du cynisme, de l’arrogance et de l’hégémonie. Bush père, c’est Scipion l’Africain ; Bush fils, c’est Scipion Emilien. Delenda est Carthago ou Delenda est Bagdado, même combat. Même visée aussi, à plus de deux millénaires de distance : instaurer la Pax romana ou la Pax americana. Comment ne pas saisir la continuité dans le projet et la similitude dans les procédés ?

 

1. Les Arabes, Marc Bergé, éd. Lidis, Paris, 1978, p. 98.

2. Encyclopédie de l’islam, I, 922.

3. Histoire de la médecine arabe, Paris, 1876, I, 92.

4. Op. cit., pp. 323-324.

 

(Source : L’intelligent N°2200 du 9 au 15 mars 2003)

 


 

 

DE LA FRANCOFOLIE

Tahar FAZAÂ   1 – DU VERLAN A L’HEXAGONAL Le ministère de l’Education et de la Formation organisera, en collaboration avec les ambassades des pays francophones accréditées à Tunis, le 19 mars prochain, un concours d’orthographe française auquel participeront tous les collèges tunisiens à raison de trois élèves par collège soit plus de 2100 élèves aussi brillants les uns que les autres en dictée.   Les trois concurrents les plus méritants en orthographe seront récompensés par un séjour à Paris pendant les vacances d’été.   C’est une excellente idée, et une excellente initiative qui deviendra, nous l’espérons, tout comme la dictée de Bernard Pivot, une tradition dans ce pays si bien nommé : Carrefour des civilisations, et qui fort heureusement fait partie des pays francophones.   Fort heureusement car, faut-il le préciser, la langue française est non seulement une langue d’ouverture, une fenêtre sur la France et les pays francophones, mais également sur le monde grâce aux innombrables traductions de la littérature mondiale qui font cruellement défaut dans les pays arabes.   LE FRANÇAIS DE BANLIEUE Ceci dit, nous allons taquiner un peu nos amis français en leur posant cette simple question : La langue française existe-t-elle encore ?   En effet, sous les assauts de la globalisation et du vocabulaire anglais-américain des nouvelles technologies, une autre façon de parler et d’écrire émerge, là où se dissout la langue de Molière et de Voltaire.   A peine les dictionnaires ont-ils accueilli quelques mots de verlan contemporain («meuf» femme, «keum» mec…) qu’un nouveau vocabulaire émerge, un langage «mondialisé» quasi exclusivement influencé par l’anglais-américain.   On pourra ainsi entendre par exemple que «les bobos trouvent trop hype, de customiser leurs jeans neufs pour en faire des vintages Levis 1956». Traduction : Les jeunes qui ne manquent pas d’argent ni de bonnes intentions transforment avec enthousiasme des pantalons neufs pour leur donner une apparence rustique et ancienne.   Nous allons y revenir parce que c’est la toute dernière tendance de la langue française, mais pour l’heure revenons à plus «classique» comme par exemple le langage de banlieue et le fameux verlan (mots à l’envers). Voici quelques formules usuelles et je vous défie de comprendre quoi que ce soit sans la traduction :   SCUSE, TAPA UNE GAROU STEPLÉ ?   Excuse-moi, tu n’aurais pas une cigarette, s’il te plaît.   J’VAIS PÉCHO LE SEBU POUR TRÉRANCHÉ OUAM   Je vais prendre le bus pour rentrer chez moi.   HÉ, TÊTE DE NŒUD, ARRÊTE DE GUEDRA MA REUSS OU J’TE FUME, SPREUKI ?   Arrête de draguer ma sœur ou je te fais ta fête, compris ?   SCUZEMI, LE CERCON OÙ KCÉ ?   Pardon, où est la salle de concert ?   20 KEUSS POUR UN CERCON CÉ MÉGA REUSH !   Deux cents francs pour un concert, c’est hors de prix.   FILE-OUAM TON ZONBLOU LA ! TU TISES UNE HUIT ?   Donne-moi ton blouson que je te débarrasse, tu bois une bière ?   J’SUIS MORT, LA, J’VIRE, COOL MAN, J’TRACE.   Je suis crévé, je vous laisse, ne te dérange pas, je connais le chemin.   COMMENT I ME LE PAR AVEC SA BOUCHE UIL !   Tu peux répéter ce que tu viens de dire ?   Je vous parie que les trois lauréats de la dictée, s’ils se perdent et se retrouvent en banlieue, ils ne vont : y GERPI QUE LLEDA (y piger que dalle, en bon français).   * LE FRANÇAIS DE CYBERCAFÉ Supposons maintenant que l’un de nos lauréats pénètre dans un cybercafé à Paris. Une fois devant l’ordinateur, il demande, un peu perdu, de l’aide à son voisin Dupont, visiblement beaucoup plus à l’aise que lui, ce dernier le bombarde de questions.   — Tu as un ordi chez toi ? un PC, un I-MAC ? une i Book ? T’es connecté ? T’es plus un simple lurker (internaute qui ne fait que lire les messages sans y répondre). T’as un bon browser ? (logociel qui aide à visualiser les pages web). Tu es déjà un peu gamer ? (passionné de jeu vidéo). De toute façon au boulot t’as sûrement un E-mail, alors tu connais déjà un peu la bécane… Est-ce que ton provider peut supporter la vitesse maxi de ton modem ?   — Euh… je ne suis pas allé souvent sur Internet. Je voudrais juste acheter un jeans Levis. On m’a dit que c’était très simple et beaucoup plus rapide que dans une boutique…   — O.K mec, je vais tout t’expliquer. Surfer sur le web, c’est fastoche, ça ne t’oblige pas à devenir un nerd (individu névrosé passant le plus clair de son temps devant son ordinateur) scotché 24 heures sur 24 sur sa bécane, et la vente on line, c’est un vrai gain de temps. Si tu connais un site de fringues, tape directement sur URL (adresse d’une page sur le web), mais sans te planter, sinon tu risques l’erreur 404. Et puis tu peux te retrouver avec un host un Known (adresse E-mail erronée). Tu peux aussi essayer de le trouver dans un moteur, ou mieux, dans un métamoteur de recherche, mais tu risques de te paumer sur la toile mec.   Et n’oublie pas de respecter la Nétiquette ! Sur le web, il y a des tas de gens qui ne demandent qu’à t’aider, pas des otaku (mot japonais signifiant un passionné d’informatique) qui ne pensent qu’à leur pomme (Apple) ! Quand tu as l’adresse, le mieux serait de trouver un site en real ou en quick time pour voir le produit. Là tu pourras tomber sur une bombe sur rollers qui te montrera ton jean, ou plus si affinités…   LE FRANGLAIS ET L’HEXAGONAL Plusieurs courants ont «pollué» la langue française, entre autres le «franglais» et l’«hexagonal». Le Franglais, on connaît assez : Cocktail, management, week-end, auto-stop, snob, express, interview, dancing, parking, building, smoking, business, planning, music-hall, shopping, standing, relax, pop-corn, flirt, listing, lifting, marketing, Tee-shirt, tour-operator, scoop, fast-food… etc.   Tous ces mots sont tellement intégrés à la langue française qu’il ne viendrait jamais à l’idée de personne que c’est de l’anglais.   L’Hexagonal, quant à lui, nous fait pénétrer dans un monde de signes dévoyés qui accusent l’incompréhension au lieu de favoriser la communication.   En hexagonal (rappelons que l’Hexagone c’est la France), celui qui s’adonne à la peinture est un plasticien, un romancier ne fait pas de descriptions, «il fait l’inventaire d’un décor réifié à l’intérieur d’un champ de perception qui confère une perspective à la spécificité de l’objet».   Chaque vague de nouveauté le confirme dans son hermétisme, son snobisme ou son burlesque avec un apport de mots de plus en plus biscornus, de plus en plus savants.   Ainsi «Expliquez-vous» devient «Pourriez-vous expliciter le contenu sémantique de votre discours ?». Au lieu d’accuser quelqu’un d’ignorance, on le situe «Au degré zéro du non encore savoir».   Le proverbe le plus banal comme : «Qui bien se connaît, bien se porte» devient : «s’objectiver est un préalable à toute désaliénation».   Au lieu de dire par exemple, «l’abus de drogues vient d’un sentiment d’insatisfaction», on dit «le recours aux hallucinogènes est consubstantiel à l’incomplétude fondamentale. On peut s’amuser à traduire en hexagonal les formules les plus simples, prenons par exemple un texte typique de carte postale : «Beau pays, temps superbe, bons baisers» donnera «Masse géo-historique irradiante, conjoncture météorologique optimale, stimulations buccales sélectionnées».   LE CID REVU ET CORRIGÉ Le fin du fin de l’hexagonal est de s’attaquer à un texte classique. L’écrivain Robert Beauvais s’est amusé à traduire un passage très célèbre du Cid de Corneille (Acte I, début de la scène V), traduction du français à l’hexagonal bien entendu. C’est réellement tordant.   DON DIÈGUE Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !   N’ai-je donc tant vécu que pour cette infâmie ?   Et ne me suis-je blanchi dans les travaux guerriers   Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?   TRADUCTION Ô stress ! Ô break-down ! Ô sénéscence aliénante !   N’ai-je donc tant vécu que pour cette perturbation culpabilisante ?   Et n’ai-je donc perduré dans une escalade promotionnelle à vocation martiale   Que pour déboucher sur l’instantanéité de ce retour au dernier degré de l’investiture ?   ………………   Prochain article : Un langage mondialisé.   …………   CHRONIQUETTE Voici le texte de la fameuse dictée de Mérimée qui a fait baver des générations de littéraires :   «Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l’amphitryon, fut un vrai guêpier.   Quelles que soient, et quelque exiguës qu’aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu’étaient censés avoir données la douairière et le marguillier à maint et maint fusilier subtil, bien que lui ou elle soit censée les avoir refusées et s’en soit repentie, va-t-en les réclamer pour telle ou telle bru jolie par qui tu les diras redemandées, quoiqu’il ne lui siée pas de dire qu’elle se les est laissé arracher par l’adresse desdits fusiliers et qu’on les leur aurait suppléées pour des motifs de toutes sortes.   Il était infâme d’en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et malbâtis et de leur infliger une raclée, alors qu’ils ne songeaient qu’à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires.   Quoi qu’il en soit, c’est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s’est laissé entraîner à prendre un râteau et qu’elle s’est cru obligée de frapper l’exigeant marguillier sur son omoplate vieillie».   Personnellement j’ai fait dix fautes. Essayez de faire mieux !   (Source : Tunis Hebdo du 10 mars 2003)

 


 

Laïcité en islam  : mortel dilemme

par Malek Chebel
 
Depuis plusieurs décennies déjà, le monde arabe et l’islam, surtout les gouvernants, ont accepté, contre leurs opinions, la fatalité d’être dans une relative dépendance à l’égard de l’Occident. Pour eux, un tel alignement sur les positions des démocraties occidentales préserverait leurs intérêts immédiats.

Mais la rapidité avec laquelle le capitalisme mondial impose ses règles pousse les gouvernants arabes à sortir du bois. Bon gré mal gré, ils amorcent désormais dans la douleur un aggiornamento qui a toujours été présenté comme une idée proprement satanique, une hérésie.

Pour l’heure, cet aggiornamento n’est que psychologique et intellectuel : on veut certes réformer, mais à notre façon, à notre rythme, le mimétisme en matière démocratique n’étant hélas que de surface. Je crains cependant que les gouvernants arabes n’aient plus le choix du moment, ni d’ailleurs de la méthode. Pris en tenaille entre les fondamentalistes, qui visent ni plus ni moins à leur ravir le pouvoir dans chaque pays où ils sont en grâce, et leurs partenaires occidentaux, qui leur demandent toujours plus en matière de démocratisation, ces gouvernants sont aujourd’hui dans une impasse redoutable.

Devant la même expectative, Sophocle a choisi, dans son Œdipe, le plus mauvais chemin, mais c’était le seul qui pouvait conduire son héros à la vérité et au dépassement : tuer son père et épouser sa mère. Un parricide doublé d’un inceste. Or le monde arabe est, à peu de choses près, devant une problématique œdipienne : accepter son alignement sur l’Amérique en sacrifiant l’Irak ou se suicider collectivement, en laissant les intégristes prendre le pouvoir un peu partout et à des vitesses qui seront d’autant plus phénoménales que le désastre irakien aura été patent.

On voit bien que l’armada militaire, avec ses 200 000 hommes, qui ont été imposés – ou désirés, comme c’est en partie le cas au Koweït – à l’Arabie saoudite, aux pays du Golfe et à Oman consiste véritablement à les pousser dans une surenchère insoutenable, une façon peut-être d’aggraver leur isolement dans le monde arabe et par là même leur détestation.

Si l’on en juge par l’histoire récente et par la géopolitique, il est clair qu’une telle perte de souveraineté, hier masquée, aujourd’hui flagrante, n’est pas sans conséquence sur l’équilibre artificiel de la région : d’un côté, les opinions publiques sont contre la guerre, de l’autre, les régimes concernés sont obligés de jouer la carte de leur principal parrain, les Etats-Unis, au lieu de se démettre ou, pis, perdre la face devant les leurs.

D’un côté, leurs structures claniques ne peuvent se réclamer d’un Parlement indépendant, qui pourrait « sauver les meubles » – c’est le cas de la Turquie –, de l’autre, ils assistent impuissants à l’effritement de leur légitimité politique, surtout que celle-ci n’est vraiment inconditionnelle que chez les seuls affidés, famille proche, courtisans et profiteurs du système.

La thèse de Ben Laden qui, au départ, consistait surtout à déstabiliser le régime d’Arabie Saoudite est en passe de porter ses fruits, au-delà même de la péninsule. Pour avoir tardé à mettre en place les dispositifs constitutionnels de leur pouvoir, les régimes arabes, aujourd’hui dirigés par des zaïms (chefs) autoproclamés, par des militaires ou par des policiers ayant pris le pouvoir en catimini, payent une facture extrêmement lourde et font prendre de grands risques à des populations devenues leurs otages.

Le plus grand danger qui guette les populations arabes et musulmanes vient du refus des gouvernants de vouloir moderniser les systèmes politiques, largement éculés et anachroniques, et de l’ajournement systématique des réformes qui fâchent : code civil, représentativité politique et surtout durée des mandats électifs.

A la base de cette paralysie spectaculaire de la gouvernance arabe, les intéressés agitent encore et toujours le spectre de la main étrangère, les vestiges supposés du colonialisme et d’autres épouvantails de ce genre, tout juste bons pour combler l’indigence des journaux télévisés et détourner l’attention des plus crédules.

En réalité, les verrous qui bloquent toute évolution dans les pays arabes, les seuls peut-on dire, se trouvent principalement au sommet des Etats. Et puisque j’ai utilisé le mot « épouvantail », les seuls à lui donner corps, ce ne sont pas les peuples, ce sont au contraire ces mêmes gouvernants dont le visage et le comportement sont si désuets qu’on arrive à oublier les procédés sordides qui les ont menés au sommet. Et, comme un malheur ne vient jamais seul, aucune réforme des Etats actuels n’est possible sans qu’elle soit accompagnée d’une radicalisation de la laïcisation des Constitutions. Or, à force d’attendre, c’est au plus mauvais moment que cette laïcisation va s’imposer à tous les responsables, même à ceux qui la souhaitent ardemment, uniquement parce qu’ils sont très affaiblis par la gestion calamiteuse de la crise actuelle.

Quant à la légitimité de leur autorité, longtemps mise à mal, elle est maintenant réduite à néant. Les « valets de l’impérialisme américain » n’osent plus affronter leurs oppositions internes, que celles-ci soient religieuses ou laïques, corporatistes ou estudiantines, ouvrières ou féministes. Tout va à vau-l’eau, plus aucune terre n’est sacrée, plus d’obéissance du travailleur pour son patron, plus de respect de la femme pour le cadre inflexible qui l’enferme depuis des lustres !

La difficulté est la suivante : pour se maintenir au pouvoir, les pseudo-présidents qui dirigent les pseudo-Parlements sont obligés de laisser aux groupes islamistes, même lorsqu’ils leur paraissent insidieux, une grande partie de la gestion au quotidien du pays réel.

Chacun sait que ces groupes, qui, par ailleurs, servent la soupe à quelques nécessiteux – ce qui, au passage, leur donne une confortable assise populaire et même un respect que les élites, laïques et balkanisées, ne connaissent plus depuis longtemps –, n’en visent pas moins à s’emparer du pouvoir, par tous les moyens.

Aujourd’hui, la seule solution qui reste aux gouvernants en place, hormis ceux qui bénéficient d’une légitimité issue des urnes, même partielle, tel le Liban, est de faire corps avec l’Irak. Car la chute de Saddam Hussein – largement espérée au-delà du cercle des opposants irakiens vivant en exil, peu crédibles, et des deux zones tampons, la kurde au nord, la chiite au sud – risque de provoquer, dans chaque pays arabe, des réactions de plus grande délégitimation des élites en place.

Or, bien qu’imparfaites, ces mêmes structures vermoulues ont réussi à stopper l’imminence de théocraties prétendument pures, lesquelles se révéleront rapidement purificatrices. L’invasion de l’Irak n’est pas de nature à renforcer l’autorité publique, mais au contraire à la fragiliser.

Dans tous les cas de figure, que l’Irak soit conquis ou pas, les régimes actuels sont devant une échéance historique : ou le Parlement de chaque pays grave dans le marbre la nécessaire séparation des deux corps, le religieux d’une part, le politique de l’autre – ce n’est pas une sinécure –, ou l’ensemble du domaine arabe sera théocratique dans moins de dix ans.

Ce qui impose que l’autorité publique s’attelle immédiatement à régler les vrais problèmes des masses laborieuses, à commencer par la misère, l’analphabétisme et l’état d’abandon de la jeunesse. La jeunesse peut, par sa modération, faire front aux visées hégémoniques des fondamentalistes, mais, sans qu’il y ait le moindre paradoxe, elle est suffisamment fragile pour être séduite par l’impératif du changement, qu’il soit vertueux – c’est le miracle qui se produit encore tous les jours – ou totalement contrefait.

L’égoïsme des responsables politiques dans le monde arabe et leur volonté pathologique de rester à tout prix au pouvoir ont favorisé un climat délétère de suspicion et de rabaissement de la chose publique.

De Sophocle, nous voilà certes passés à Corneille, mais la tragédie du monde arabe qui dérive entre un passé trop lourd à porter et un futur plus qu’aléatoire est toujours la même. Est-elle immuable ?

Malek Chebel est anthropologue et psychanalyste.

 (Source: Le Monde du 12.03.03)

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