12 juin 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2576 du 12.06.2007

 archives : www.tunisnews.net


Le Point: Le lycée Louis Pasteur menacé de fermeture en Tunisie Magharebia: Entretien avec le laïciste tunisien Sofiene Ben Hmida Foreign Affairs Committee: Remarks by Assistant Secretary of State for Near Eastern Affairs David Welch AFP: Risque accru de conflits armés pour le pétrole et le gaz (rapport) AFP: Le thon rouge et l’anguille mieux protégés dans l’UE Une interview accordée par Bourguiba à La NEF en Novembre 1958 Le Monde : Hareth Al-Dari: « Al-Qaida a exigé l’allégeance des moudjahidins irakiens. Cela a mené à des combats »


Comité 18 Octobre pour les droits et les libertés en Tunisie

Réunion Publique

 

Le « Comité 18 Octobre pour les droits et les libertés en Tunisie »* vous invite à la réunion publique qu’il organise à l’occasion du cinquantième anniversaire de la déclaration de la république en Tunisie, avec la participation des membres du « comité 18 Octobre en Tunisie »,

Mustapha Ben JAAFAR, secrétaire général du FDTL

Ahmed Nejib Chebbi, délégué aux affaires politiques et internationales  du PDP, .

Lotfi Hajji, journaliste, secrétaire du Syndicat des journalistes tunisiens.  

Ayachi HammamI, avocat, défenseur  des droits de l’homme

Hamma HAMMAMI, porte-parole du PCOT

Le Mercredi 20 Juin 2006 à Partir de 19h A l’AGECA, 177, rue Charonne 75011 Paris Métro Ligne 2, Station Alexandre Dumas

—————————————————————————————————————– * Le « comité 18 octobre à Paris », a été créé suite à la grève de la faim de huit personnalités politiques tunisiennes en octobre 2005. Il est composé de personnalités, d’associations (Comité pur le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie- CRLDHT, Solidarité Tunisienne, Voix libre…)  et de partis politiques (Parti communiste des ouvriers de Tunisie -PCOT – Congrès pour la république- CPR – Parti démocrate progressiste -PDP – EN-NAHDHA – Unionistes – UN – Forum démocratique pour le travail et la liberté- FDTL.)


 

 INVITATION  
   La Section Tunisienne d’Amnesty International en collaboration avec la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme, l’Association  des Journalistes Tunisiens, l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates, l’Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche et le Développement, l’Institut Arabe des Droits de l’Homme, et la Fédération Tunisienne des Ciné-clubs
vous invite à la conférence de presse qui sera organisée pour annoncer la création de la   « Coalition nationale tunisienne contre la peine de mort »   Et ce le jeudi 14 juin  à 11h00 Au siège de la Section Tunisienne d’AI (67, rue. Oum Kalthoum, 3ème Etage, Esc.B – Tunis) Tél. 71 353 417 – Fax : 71  352 671 – E-mail : admin-tn@amnesty.org

Procès
 
Vendredi 15 juin, procès de Sameh Harakati, actuellement détenue à la prison pour femmes de La Mannouba. Se reporter au blog : http://sameh.bloguez.com/


Confidentiels

Le lycée Louis Pasteur menacé de fermeture en Tunisie

 

– © – Rubrique coordonnée par Irène Inchauspé
 
 
Femme d’affaires avisée, Madame Leila Ben Ali, épouse du chef de l’Etat tunisien et son amie Souha Arafat, veuve de Yasser Arafat, qui vit en Tunisie, ont l’intention d’ouvrir prochainement un lycée privé, « l’École internationale de Carthage ». Une initiative louable, si dans le même temps, la première dame de Tunisie et celle qui le fut en Palestine n’avaient pas obtenu que le ministère de l’Éducation tunisien ordonne la fermeture du lycée Louis Pasteur. Cet établissement privé, dont la directrice et propriétaire est française, prépare aux examens d’État français et a le tort d’être fort réputé. L’École internationale de Carthage veut donc capter la clientèle des élèves de Pasteur et les professeurs qui, dans l’immédiat, résistent.
 
 (Source: lepoint.fr le 11/06/2007 )
 


Entretien avec le laïciste tunisien Sofiene Ben Hmida

Une nouvelle organisation a vu le jour le mois dernier en Tunisie, pour lutter contre ce qui est perçu comme un renforcement de la présence du discours religieux dans l’espace public du pays. Sofiene Ben Hmida, l’un des membres fondateurs de l’Association pour la Défense de la Laïcité en Tunisie, s’est entretenu avec Magharebia de la création et de la mission de cette association. Sofiene Ben Hmida, l’un des membres fondateurs de l’Association pour la Défense de la Laïcité en Tunisie, qui a vu le jour récemment, a déclaré lors d’un entretien avec Magharebia que l’objectif de son association est d’affirmer qu’il y a encore en Tunisie des gens qui veulent aller de l’avant et lutter contre les partisans de toute régression. Magharebia: Pouvez-vous nous parler de votre nouveau projet ? Sofiene Ben Hmida: Après avoir ressenti la présence d’un danger imprévisible pour le projet de modernisation de la Tunisie, nous avons décidé d’en discuter et de le combattre en utilisant les moyens démocratiques dont nous disposons. Aujourd’hui en Tunisie, on assiste à un mélange étroit entre les sphères publique et privée, entre le religieux et le laïc, et nous pensons qu’il s’agit-là d’un mélange dangereux qui pourrait, à courte échéance, nuire à la société tunisienne et à son développement. Nous pensons également qu’il est impératif que le rationalisme soit présent au sein de la société et qu’il puisse s’exprimer, et ne cède pas le terrain à d’autres formes d’expressions. De même, nous nous efforçons de rompre avec la perception communément admise selon laquelle nous [la société tunisienne] régressons. Nous voulons affirmer haut et fort qu’il y a encore des gens en Tunisie qui aspirent au changement et souhaitent aller de l’avant. Magharebia: Pourquoi avoir annoncé maintenant cette association ? Ben Hmida: Pourquoi pas maintenant ? Cela fait plus d’un an que nous caressions cette idée, après avoir remarqué qu’une certaine confusion des genres commençait à pervertir la société tunisienne, où les idées, les croyances et les mythes qui menacent la modernisation ont commencé à se propager. Magharebia: Il y a ceux qui lient votre projet à la croissance du courant religieux en Tunisie… Ben Hmida: Nous avons pas agi sur la base d’une réaction. Notre projet est plutôt un projet sociétal et intellectuel, qui refuse de se mêler des affaires politiques. Dans tous les cas, la montée du courant religieux ne date pas d’hier, mais remonte au début des années 1990, et le groupe fondateur de notre projet a pris des positions et exprimé ses opinions sur la question religieuse depuis les années soixante. Magharebia: Pensez-vous que la croyance dans la région arabe liant laïcité et apostasie pourrait nuire à votre projet ? Ben Hmida: Une telle confusion n’existe que dans les esprits de ceux qui veulent enraciner cette erreur et l’amplifier, pour faire craindre aux gens l’idée du développement et de la modernité, car la laïcité n’a aucun lien avec l’apostasie. Cette dernière est une position idéologique concernant la religion, alors que la laïcité appelle à la séparation entre l’idéologique et le mondain, entre la vie publique et la vie privée, [et] entre la religion et l’Etat. Magharebia: Comment comptez-vous défendre cette idée sur le terrain ? Ben Hmida: Nous ne fonctionnons pas comme un groupe politique, mais comme un groupe intellectuel, dont le but est de soulever les problèmes et les idées dans le domaine social, afin que les notions de progrès et de modernité restent visibles en permanence – c’est du moins mon opinion personnelle. Nous comptons soulever les problèmes liés à la religion et insister sur sa séparation d’avec l’Etat, car il n’est pas raisonnable pour un gouvernement d’assumer le contrôle des affaires religieuses. Nous comptons également appeler à la mise en oeuvre de la Loi sur les Partis en Tunisie en des termes non équivoques, car cette Loi sur les Partis affirme clairement que la fondation de partis sur la base de la religion est interdite, et que l’Etat doit faire appliquer cette loi avec la même rigueur que celle avec laquelle il fait appliquer la loi financière. Magharebia: Comment votre projet a-t-il vu le jour ? Ben Hmida: C’est en fait une vieille idée que certains d’entre nous – hommes et femmes confondus – avions depuis un an. Après que cette idée eut mûri, nous l’avons dévoilée le 24 mai, et nous préparons actuellement le dossier légal de cette association, qui sera présenté aux autorités compétentes dans le but d’obtenir la licence nécessaire. (Source : le site Magharebia (Financé par le pentagone américain) , le 10 juin 2007) Lien : http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2007/06/10/feature-01

 

Remarks by Assistant Secretary of State for Near Eastern Affairs David Welch

 
Update on North Africa House Foreign Affairs Committee June 6, 2007 Chairman Lantos, Representative Ros-Lehtinen, and members of the committee, thank you for giving me the opportunity to appear before you today to discuss the status of our relationships with the countries of North Africa.  Over the past few years, our relationship with the four North African countries – Libya, Tunisia, Algeria, and Morocco – has undergone an enormous expansion.  With two of these countries – Tunisia and Morocco – our friendship and cooperation go back centuries.  In Algeria and Libya, however, we are working to build the foundation for relationships that we expect to grow in importance in the coming years as they continue to emerge from war and isolation, respectively.  Altogether, these countries are home to around 80 million people, which is a significant portion of the Arab world’s population.  While North Africa is unquestionably connected in tradition, culture, and religion to the Middle East, it is also unique in its strong ties to Africa, the Mediterranean, and Europe.  This distinctive regional identity offers challenges and opportunities unique unto itself.  The countries of the Maghreb have traditionally been regional leaders in social, economic, and political reform.  That history has been undermined, however, by poor governance, regional tensions, economic difficulties, and instability resulting from internal conflicts and terrorism.  Therefore, the goal of U.S. policy is a secure, moderate, and more unified Maghreb by promoting political and social reform, economic growth, and counterterrorism partnership.  Terrorism is perhaps the most pressing of the issues that the Maghreb faces. The merger in September 2006 between Al-Qaida and Algeria’s primary homegrown terrorist group, the GSPC, marked the beginning of a troubling trend that we have since seen across the Maghreb.  The number of spectacular terrorist attacks in the region has risen, terrorist groups are using tactics and attacking targets that they had previously avoided, and terror cells have been discovered in places where they had not been seen before.  We also are seeing evidence that the region’s terrorist groups are increasingly attempting to build ties with each other and with the global jihadist network.  These groups pose a threat to the governments of the countries in which they are operating, but they also pose a strong threat to foreign – and particularly U.S. – interests.  Since December, we have seen attacks launched at American interests in both Algeria and Morocco, and a plot to attack U.S. interests foiled in Tunisia.  The large diaspora communities from the Maghreb living in Europe provide for the possibility that these groups could launch attacks there as well. The good news is that our counterterrorism cooperation with each of the countries of the Maghreb has been excellent, and, on specific threats, very effective.  The North African security forces all have considerable experience in battling a domestic terrorism threat, and have been able to stop many plots before they could be launched.  Our interlocutors continue to be responsive to our concerns and together we have achieved numerous successes in the fight against extremism.  For example, since 2002 in Tunisia and 2003 in Morocco, there have been no successful mass-casualty attacks.  Though terrorists were able to launch a major attack on the Prime Minister’s office in Algiers on April 11 of this year, the overall situation on the ground is far better than it was ten years ago, when the country was in the midst of a civil war. Nonetheless, the new challenges posed by the recent shifts in terrorist activities in the region require that we confront the threat in new ways.  We are increasingly using technical assistance to help the governments of the Maghreb track and block terror financing streams and are engaging them to enforce UN Security Council resolutions against terrorist financing.  Another tool that has been increasingly effective is the Trans-Sahara Counterterrorism Partnership, through which we are building counterterrorism capacity both in the Maghreb and in sub-Saharan African states affected by the spillover of these terrorist groups.  This partnership also serves a longer-term objective: enhanced regional and sub-regional cooperation and the deepening of integration between the countries of the region.  We believe that this goal is critical, as Al-Qaida’s increasingly regional and local focus in North Africa must be countered by increased cooperation between governments of the region and between the region and the U.S. In this regard, I am pleased to report the first serious movement in the Western Sahara conflict, which has been stalled since James Baker resigned as UN Special Envoy in 2004.  The dispute over the Western Sahara remains an obstacle to increased regional integration and this impedes U.S. policy interests.  Settlement of the crisis would offer real hope in strengthening political, economic, commercial, and counter-terrorism cooperation for the Maghreb and Sahel.  Unresolved, the crisis leaves approximately 90,000 Sahrawi people languishing in refugee camps near Tindouf, Algeria and the territory a potentially attractive safehaven for terrorist planning or activity.  Over the past several months, the United States has engaged in intensive efforts with all parties involved to find a realistic and workable solution in the UN context.  In this regard, we welcomed Morocco’s recent initiative to resolve this dispute, are encouraged that it has spurred discussion, and believe that it has created an opportunity for Morocco and the Polisario to come to an agreement on this long simmering problem.  We consider the Moroccan proposal to provide real autonomy for the Western Sahara serious and credible.  It is the result of months of work and preparation by Morocco.  The United Nations Security Council recently approved a six-month extension of the MINURSO mandate.  The resolution took note of “serious and credible Moroccan efforts to move the process forward towards resolution” and calls on the parties to enter into negotiations without preconditions, and also notes a proposal submitted by the Polisario Front.  A unanimous vote on the mandate reflects international resolve that the dispute is long overdue for settlement.  We have raised with the UN our support for direct negotiations without preconditions, as called for in the resolution, and hope that they will begin in earnest later this month so that Morocco and the Polisario are able to set aside differences and create a better future for the Sahrawi people. Any settlement of the Western Sahara must take into account the concerns of the Sahrawi people and be consistent with their right of self-determination.  Both Morocco and the Polisario have agreed to negotiations, and Morocco has affirmed to United Nations that its proposal would be subject to a vote by the people affected.    I hope that by the next time I speak with this committee, a dialogue led by UN Envoy Van Walsum will have made real progress.  Direct talks between Morocco and the Polisario will not be easy.  The parties will need the support of the international community and Congress to find common ground and look at new ideas.  While we understand that initial disagreement between the Polisario and Morocco is likely, we expect both parties to engage constructively and work through differences.  We also hope that other countries in the Maghreb will encourage the sacrifice needed to reach an agreement that would have positive consequences for the stability of the Maghreb and foster further growth and reform.    Morocco has led the way in commitment and progress towards overall reform, yet remains hindered by a non-diversified economy and rapid population growth.  We seek to build upon the Moroccan reform agenda and make the government more responsive to citizen concerns and to enable Moroccans to benefit from the global economy.  The recently signed U.S. Morocco – Free Trade Agreement and Morocco’s Millennium Challenge Account eligibility will strengthen the country against a dangerous terrorist trend reflected in the increased number of terrorist cells identified and disrupted since the summer of 2006. Our expanding relationship with Libya presents its own set of possibilities.  Very few bilateral relationships in recent memory have changed as quickly as the Libya-U.S. relationship has over the past three years.   Libya’s renunciation of WMD and MTCR-class missile programs was historic and Libya has worked closely with the U.S., UK and international organizations to implement that commitment.  All items of concern have either already been destroyed or are planned for destruction under specific trilateral agreements or Libya’s international obligations.  We have made significant progress in the elimination effort and, to date, the Libyan nuclear program has been completely dismantled; over 3000 chemical munitions have been destroyed; chemical agents are awaiting destruction; and Scud-C missiles have been removed.  In response to Libya’s renunciation of terrorism, we rescinded its designation as a state sponsor of terrorism on June 30, 2006.  In the year since that decision, the State Department and our Embassy in Tripoli have continued to pursue a diplomatic agenda with Libya which is critical to our national interests.  Resolution of the claims pending against Libya remains our most important objective.  In addition to protecting the interests of the American citizens who were victims of Libya’s past terrorist activities, our other pressing activities include assisting in the ongoing dismantlement of Libya’s WMD programs, cooperation on counterterrorism, seeking an end to the crisis in Darfur, and encouraging greater protection of human rights, including by encouraging the release of five Bulgarian nurses and a Palestinian doctor imprisoned on charges of deliberately infecting over 400 Libyan children with HIV. With regard to the pending claims, those such as LaBelle and Pan Am 103 have been at the top of our bilateral agenda both before and since the reestablishment of direct relations.  Although the U.S. Government is not a party to any of the cases pending against Libya, we have played an active role in ensuring Libya lives up to its commitment to act in good faith with regard to their resolution.  Deputy Secretary of State Negroponte recently traveled to Libya to discuss how best to work with the Libyan government to end the crisis in Darfur.  While there, however, he raised the claims in every meeting in which he participated.  Our commitment to our citizens is unwavering and we remain optimistic that resolution of these cases will eventually be reached.  Libya continues to reaffirm its commitment to respect any court judgments against it, even as it pursues out of court settlements for many of the cases.  The U.S. government will continue to pursue its diplomatic agenda with Libya to implement its 2003 terrorism and WMD commitments and to work toward increased respect for international human rights and democratic norms. In closing, I want to mention briefly the importance of the relationships we have in Algeria and Tunisia.  In Algeria, a country still transitioning away from a socialist, one-party past, we are working with the government to help advance its political and economic reform agenda.  We do this in part through a large group of technical assistance programs funded by our Middle East Partnership Initiative.  We retain our focus on helping Algeria fulfill its goal of building a work force for the 21st century through education programs.  While progress has sometimes been uneven, Algeria has clearly come a long way over the past ten years.  It has made significant progress on human rights, though it has more work to do.  It has paid down its debt and registered considerable economic growth.  Trade between our two countries has ballooned, and Algeria is now one of the largest trading partners of the United States in the Arab World.  Our challenge is to continue to build on this progress.  Tunisia has been a regional leader in social and economic reforms with the strongest non-petroleum economy in the Middle East and North Africa, including rates of growth averaging five percent for the last ten years and the highest GNP per capita in the region.  Tunisia also boasts North Africa’s lowest poverty and unemployment rates.  U.S. assistance over the past three decades has helped Tunisia create this ripe environment for economic growth.  Our pressing issues remain the slow pace of political reform and poor performance on human rights.  The Tunisian leadership has shown considerable reluctance to address these issues, but we will continue to press them, including through our Middle East Partnership Initiative and sustained bilateral engagement.  Our bilateral security relationship with Tunisia is strong, with close cooperation in counterterrorism and counter proliferation which we will seek to maintain through robust security assistance programs.   (Source: le site du comité des affaires étrangères du Congrès américain, le 6 juin 2007)  Lien : http://foreignaffairs.house.gov/110/wel060607.htm


Un peu d’histoire tunisienne… Une interview accordée par Bourguiba à La NEF en Novembre 1958 Dans une Interview exclusive a La Nef :Bourguiba fait le point

Peu de temps après avoir rompu les relations diplomatiques avec la république arabe unie et alors que des contacts étaient pris. Par personnes interposées, entre le général De Gaulle et le F.L.N., Le chef de l’état tunisien, Habib Bourguiba, acceptait de donner à la Nef l’interview que nous publions ci-dessous. Q.- La décision que vous avez prise de rompre avec la R.A.U. est elle liée a des considérations de politique générale sur l’attitude de l’Egypte ou a des questions de personnes tenant a l’asile donne par le Caire a Salah Ben Youssef ? R.- L’asile donné par la R.A.U. à Salah Ben Youssef, réfugié politique, n’aurait pas d’importance en soi. Vous avez constaté vous-même que l’homme ne jouit d’aucun crédit en Tunisie. Mais la complicité établie de l’Egypte dans une tentative d’assassinat est révélatrice des intentions impérialistes de Gamal Abdel Nasser à notre endroit. C’est contre cela que je devais mettre en garde mon peuple et aussi les autres peuples arabes, et toute l’opinion mondiale. C’est ce que j’ai fait en décidant de rompre nos relations avec la R.A.U. et en donnant publiquement les raisons. J’ai voulu que tous soient témoins du drame qui étreint les peuples arabes du fait de la volonté d’hégémonie de Nasser. Car c’est la cause de leur faiblesse, de leurs antagonismes et des maux qui les minent. Cet impérialisme peut être aussi dangereux que le colonialisme que j’ai combattu et que je combattrai toujours, parce qu’il se présente sous des dehors trompeurs et essaie d’exploiter des sentiments naturels chez tous les Arabes. « Nasser est lié à l’Est » Q.- Avez-vous voulu marquer par votre geste que le panarabisme, tel que prétend l’exprimer la R.A.U., est désormais totalement lié à l’Est ? R.- C’est un fait – et qui n’et pas tellement récent – que Nasser adopte une attitude en tous points identique à celle de Krouchtchev. Il n’a pas la liberté d’action d’un Tito ou d’un Nehru et ne saurait prétendre adopter une position neutraliste. Il ne peut même pas se permettre des nuances par rapport aux réactions de Moscou. Des exemples ? Lors de l’exécution de Nagy, Nehru et Tito ont réagi, pas Nasser ; lors des livraisons d’armes – symboliques sans doute, mais effectives – faites par les Etats-Unis, alors que nos relations avec la France étant particulièrement difficiles, Moscou voulut y voir une brèche dans l’unité du pacte atlantique ; Nasser reprit aussitôt ce thème, alors que l‘on peut se demander en quoi cela le concernait. Il y aurait maintes autres illustrations de cette dépendance, qui ne pourra aller qu’en s’accentuant. C’est l’aboutissement d’une infiltration communiste qui se fait toujours par étapes, mais toujours sans recul. En coopérant avec l’Occident, je demeure libre ; et même, en supposant le pire, je demeure libre de mettre fin à cette coopération. Nasser ne peut pas ne pas se rendre compte qu’en opérant un choix inverse, il lui est impossible, même si par hypothèse il le voulait un jour, de s’échapper de l’étreinte soviétique. Quand le rideau de fer tombe, il ne se relève pas, Nasser n’a plus que la liberté qu’on lui laisse, c’est-à-dire qu’il aura de moins en moins de liberté. Q.- L’opinion publique a-t-elle compris votre décision ? R.- Je lui ai expliqué clairement la situation. Elle a fait plus que de comprendre mes raisons, elle voulait dépasser mes réactions. Elle constate, en effet, tous les mensonges émis sans cesse – et accrus ces jours-ci – par la propagande de Nasser. La radio du Caire ose prétendre qu’il y aurait eu des manifestations contre moi ; en fait, j’ai dû empêcher des manifestations contre l’ambassade de la R.A.U. Elle affirme que je n’ai pas osé donner connaissance du mémorandum déposé par la R.A.U. à la Ligue arabe ; il était publié la veille dans les journaux tunisiens. Elle soutient que je cacherais à mon peuple les calomnies que l’Egypte multiplie à mon endroit ; vous avez lu les journaux tunisiens : ils en font largement état. Car, loin de me desservir, tout cela me grandit au contraire. Ce que dit la radio de Nasser, ce qu’écrivent les journaux de Nasser se retourne contre ce que veut Nasser. Car le mensonge est trop grossier, trop évident, trop renouvelé. Ne m’accusait-on pas, hier, de complicité dans l’enlèvement de Ben Bella ? « Je ne finirai pas comme Noury Saïd » Q.- Le Caire vous prédit de finir comme Noury Saïd, mis à mort par la foule ; croyez-vous que la situation tunisienne puisse devenir comparable à celle de l’Irak ? R.- Mon peuple me suit, et je demeure indépendant. Il n’y a donc rien de comparable, à aucun degré et à aucun moment. Mais Nasser, lui, connaîtra un jour de graves difficultés. Si elles ne lui viennent pas du peuple égyptien, habitué à la domination personnelle déjà du temps des Pharaons, elles prendront naissance dans l’asservissement de la Syrie, dans les déceptions d l’Irak, et dans la prise de conscience progressive des autres pays arabes qui ont maille à partir avec la R.A.U., qui ont eu l’occasion de sentir le poids de l’ingérence de la R.A.U. et dont certains ont été obligés d’expulser les attachés militaires égyptiens, quand ils n’ont pas complètement rompu les relations diplomatiques. Q.- Le geste du délégué du Maroc auprès de la Ligue Arabe, s’associant aux représentants de la R.A.U. et se refusant à suivre le porte-parole de la Tunisie, vous parait-il de nature à compromettre les perspectives d’une communauté maghrébine ? R.- En interrompant l’exposé du délégué tunisien, lors de la récente conférence de la Ligue arabe, le représentant marocain a pris une initiative personnelle, sans ordre préalable. Des assurances m’ont, depuis lors été données par Rabat. L’amitié réciproque du Maroc et de la Tunisie n’est pas altérée, ainsi qu’en peut le témoigner la réunion du Secrétariat permanent du Maghreb arabe qui vient de s’achever. Mais les perspectives d’une communauté maghrébine sont liées à la fin de la guerre d’Algérie. « En Algérie, le fossé est encore profond » Q.- Quelles perspectives offre, selon vous, la lettre du général de Gaulle au général Salan ? R.- J’ai dit que, pour mettre rapidement fin à la guerre d’Algérie, il faudrait un miracle et que les récentes décisions du général de Gaulle étaient peut-être le commencement du miracle. Elles mettent fin, en effet, à ce spectacle pénible de gouvernements qui cédaient ou louvoyaient devant des groupes irresponsables. Mais ne nous faisons pas trop d’illusions : des forces organisées subsistent – et d’abord l’armée française – qui tenteront d’empêcher l’aboutissement nécessaire des intentions nouvelles qui semblent être celles du gouvernement français. Je crains que nous ne soyons moins près d’une solution que certains l’espèrent ou le croient. On paraît vouloir discuter de procédure, alors que sur le fond le fossé est encore profond. La solution n’est pas mûre. Elle mûrira. Mais à quel prix ? Q.- Selon vous, par quel biais ? R.- Le mûrissement viendra fatalement par la contagion des exemples africains. Assez vite la Communauté, nouvellement créée par la Constitution française, évoluera vers un Commonwealth tel qu’il s’est peu à peu transformé autour de l’Angleterre. Quel lien insupportable a désormais l’Inde avec la Grande-Bretagne ? Des réunions communes, des discussions communes, une zone monétaire commune, cela est parfaitement acceptable. Pourquoi refuser aux Algériens ce qui a été admis pour la Tunisie et pour le Maroc, et même ce qui vient d’être proposé à Madagascar et à l’Afrique noire ? L’amour-propre français réagit sur l’Algérie. Pourtant, les Algériens sont de tous les peuples d’Afrique les plus proches des Français. Non seulement ils comprennent la France, mais ils ont besoin d’elle, Seulement ils ont besoin d’abord de dignité. Pourquoi une grande puissance comme la France brûle-t-elle ses vaisseaux ? Je veux dire, pourquoi prétend-elle mettre son honneur dans une victoire sur la révolution algérienne ? Pourtant, au fond d’elle-même, elle ne doit pas avoir tellement bonne conscience. Et puis, si la guerre ne prend pas fin, pas plus que l’autre, la Ve République n’y résistera pas. Pour la France elle- même, je souhaite le miracle. Mais c’est difficile après quatre ans d’une guerre cruelle, atroce, d’une guerre de guet-apens qui rappelle la guérilla d’Espagne au temps de Napoléon. Désormais, chacun est pris dans une épreuve de force. Les Algériens se sont lancés dans la guerre en en acceptant toutes les conséquences, et ont pour but de « vivre libres ou mourir ». Vous ne les en empêcherez pas. D’autant qu’une nouvelle génération s’y trouve engagée. Un Kabyle disait récemment à Ferhat Abbas cette simple phrase : » Nous avons eu quelques jours pendant lesquels nous avons commandé.» Oui, chacun d’eux a tout connu, la souffrance, la misère, le combat, la prison. Il reste la mort. Elle peut être une délivrance. « Les élections en Algérie devraient être conçues différemment » Q.- Pensez-vous que les élections en Algérie soient susceptibles de faciliter la solution du problème algérien ; estimez-vous souhaitable et probable que des nationalistes algériens, agréés par le F.L.N., se présentent, en tant que tels, aux élections en Algérie ? R.- Les élections, le F.L.N. n’en veut pas. Par ces élections on revient droit à l’intégration. Ce ne sont pas des députés français que désirent avoir les masses algériennes. On pourrait concevoir de laisser faire l’épreuve, souhaitée me dit-on, d’élection de nationalistes, mettons, modérés. Que se passerait- il ? Ils seront vite aussi exigeants. Souvenez- vous de Bao Daï. Et alors, ou bien satisfaction serait donnée à la revendication nationale, et mieux vaut le faire avec des hommes vraiment représentatifs, ou bien un refus serait opposé, et l’échec serait la preuve nouvelle de l’impasse dans laquelle on se trouve. Mais est-ce encore nécessaire ? Et est-ce seulement possible de trouver des candidats ? Si l’on veut faire des élections, il faut les concevoir différemment. Le Général de Gaulle devrait d’abord décider de libérer les détenus politiques algériens, et en particulier Ben Bella. Il pourrait pour cela, soit passer par le truchement de la Commission internationale, réunie à Genève à la suite de l’enlèvement de Ben Bella, soit avoir spontanément ce geste royal à l’égard de Sa Majesté Mohammed v, auquel le lie une amitié personnelle. Alors, on pourrait déjà, entre éléments politiques au sein du Maghreb arabe, faciliter la recherche d’une solution. Pourquoi la France n’offrait-elle pas aux Algériens le même choix qu’elle a donné à l’Afrique noire ? Ne dites pas qu’elle l’a fait par le référendum. Il ne lui était pas proposé. Et la présence de l’armée aurait d’ailleurs tout faussé. Et si vous rétorquez qu’alors ce pourrait être, à l’inverse, l’armée de Libération Nationale qui pèserait sur un tel vote, je propose que les deux armées soient tenues à l’écart de la consultation et qu’une commission de l’O.N.U. soit pendant ce temps responsable de l’ordre public. Ni militaires français, ni A.L.N., personne ne pourra contester la liberté laissée aux Algériens de faire connaître leur opinion. Il est de l’intérêt de tous que la guerre cesse. La France a-t-elle intérêt à voir le F.L.N. de plus en plus lié au Caire, lui-même de plus e plus lié à Moscou, même si le F.L.N. n’en avait pas réellement le désir, mais parce qu’il en ressentirait fatalement la nécessité ? La France a-t-elle intérêt à risquer ainsi une infiltration communiste qui, après l’Algérie, chercherait à s’étendre en Afrique du Nord et dans toute l’Afrique ? Oui, pour la France et pour l’Afrique, je souhaite le miracle de la paix. Q.- Pourquoi ne venez-vous pas à Paris ? R.- Ce n’est pas l’envie qui me manque, malgré le risque d’y trouver des personnes qui, il n’y a pas si longtemps, voulaient venir « coucher bottés dans mon lit ». Mais une rencontre entre deux chefs d’Etat doit être soigneusement préparée. Réunion implique espoir. Il leur faut un objet et un résultat. Un résultat négatif serait désastreux, surtout lorsqu’une guerre continue à opposer un peuple dont nous sommes l’ami, à un autre dont nous nous sentons solidaires. (Source : le site www.bourguiba.com, visité le 11 juin 2007) Lien : http://www.bourguiba.com/uploads/docs/pdf/fr/Bourguiba-fait-lepoint.pdf

Risque accru de conflits armés pour le pétrole et le gaz (rapport)

 
AFP, le 11 juin 2007 à 12h24 Par Pia OHLIN STOCKHOLM, 11 juin 2007 (AFP) – La raréfaction du pétrole et du gaz dans l’avenir pourrait créer de nouveaux conflits à travers le monde, pas seulement au Proche Orient, selon le rapport annuel de l’Institut international de recherche pour la paix à Stockholm (SIPRI), publié lundi. « Bien que la plupart des Etats considèrent aujourd’hui le déclenchement d’un conflit armé comme une mesure extrême, il est probable que des conflits internes surgissent en raison des ressources énergétiques, particulièrement en Afrique », a averti le SIPRI. « L’importance stratégique de régions riches en réserve de pétrole et de gaz va certainement augmenter. Pas seulement le Proche Orient, mais aussi l’Afrique, l’Asie Centrale, l’Amérique du sud, et l’Asie du Sud-Est seront potentiellement des zones de conflit dans les décennies à venir », selon le rapport annuel. Les inquiétudes sur les questions de sécurité liées aux besoins en énergie ne sont pas nouvelles. Elles provenaient de différents facteurs: croissance toujours plus forte de la demande mondiale, hausse des prix du pétrole, dépendance accrue des importations et la perspective de pénurie de pétrole et de gaz. Mais les risques sont accrus, selon le SIPRI, par d’autres facteurs, allant du terrorisme aux phénomènes climatiques. « Les inquiétudes sont aussi accrues par des événements extérieurs comme des attaques terroristes contre des infrastructures énergétiques, des pannes d’alimentation de courant, des ouragans dans le Golfe du Mexique et l’instabilité dans certains pays producteurs », souligne encore le rapport. Au Proche Orient, « le facteur peut-être le plus troublant qui pourrait former les dynamiques à venir sur la sécurité de la région est l’expansion continue de l’influence de l’Iran », indique l’institut de recherche. Selon lui, l’Iran pourrait « à tout moment » tenter de bloquer le détroit d’Ormuz où transitent 17 millions de barils de pétrole par jour, soit environ 20% de l’approvisionnement mondial. Pour le SIPRI, les questions sur la sécurité énergétique doivent être repensées globalement, l’institut estimant que des approches nationalistes, comme on le voit dans certains pays, ne sont « pas une bonne formule ». « Une coopération internationale plus large pourrait créer davantage de confiance et réduire les tensions entre les principaux acteurs, améliorant ainsi la sécurité future des approvisionnements en pétrole et en gaz pour tous », poursuit le rapport. « Seule une percée dans le développement des sources alternatives d’énergie, et notamment de nouveaux types de combustible pour les transports, pourrait réellement modifier en partie ces prévisions », indique encore le SIPRI. Selon l’institut, le développement de l’énergie nucléaire aurait pour conséquence de « créer de nouvelles préoccupations sécuritaires ». AFP

Le thon rouge et l’anguille mieux protégés dans l’UE

 
AFP, le 11 juin 2007 à 17h58 LUXEMBOURG, 11 juin (Reuters) – L’Union européenne a adopté lundi un plan d’urgence pour éviter l’extinction des anguilles et des thons rouges victimes de la mode européenne des sushis et sashimis dictée par des impératifs diététiques. « Je suis heureux que les stocks sévèrement affaiblis d’anguilles et de thons rouges obtiendront sous peu la protection dont ils ont tellement besoin », a déclaré le commissaire européen à la Pêche, Joe Borg. Les ministres de la Pêche des Vingt-Sept ont entériné à Luxembourg un plan d’action d’une durée de 15 ans qui avait déjà été approuvé au Japon en janvier dernier dans le cadre d’un effort mondial pour restaurer les stocks de thon rouge menacés par la surexploitation, notamment en Méditerranée. Les flottes de pêche espagnole, italienne et française, qui sont les plus actives sur ce créneau, seront les plus durement touchées par la réduction de 10% dès 2007 des quotas de capture en Méditerranée et dans l’Atlantique, ainsi que par la limitation des sorties en mer à six mois par an pour les marins. Le poids minimal des prises passera aussi de 10 à 30 kg pour permettre aux « juvéniles » d’échapper aux filets et de se reproduire. Contrairement aux autres espèces de thon, les thons rouges grandissent lentement et sont donc très menacés. Au Japon, leur prix peut atteindre 100.000 dollars en raison de la qualité de leur chair très recherchée en Asie. En novembre dernier, la commission internationale pour la conservation des thons de l’Atlantique a réduit les quotas de pêche de 32.000 tonnes actuellement à 25.500 tonnes en 2010. Mais les scientifiques internationaux jugeaient nécessaires de limiter les captures à 15.000 tonnes par an. Pour 2007, l’Union européenne dispose d’un quota de 16.870 tonnes sur un total de 29.500 tonnes dans ces eaux où les bateaux algériens, marocains, libyens, tunisiens et japonais sont également actifs. La France et l’Italie ont retardé la mise en œuvre de l’accord international pour protéger leurs pêcheurs. Les experts estiment en effet que le principal problème est la pêche illégale, qui atteindrait 50.000 tonnes par an. Les ministres ont également adopté un plan de reconstitution des stocks d’anguille. Chaque pays devra soumettre avant fin 2009 à la Commission un programme pour permettre à 40% des anguilles de quitter les eaux intérieures pour rejoindre la mer. Soixante pour cent des juvéniles capturés devront être dispersées dans les eaux intérieures pour assurer leur reproduction. AFP  

ENTRETIEN AVEC HARETH AL-DARI, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU COMITÉ DES OULÉMAS MUSULMANS « Al-Qaida a exigé l’allégeance des moudjahidins irakiens. Cela a mené à des combats« 

 
AMMAN ENVOYÉE SPÉCIALE Comment décririez-vous la situation des sunnites en Irak, dont vous êtes le principal représentant religieux ? Les sunnites sont marginalisés car le processus politique mis en place par l’occupant (américain) est fondé sur des bases communautaires. Les centres de pouvoir ont été légués à quelques hommes politiques chiites et kurdes, qui ont plongé le pays dans un état tragique. Un mandat d’arrêt a été émis contre vous. Vous êtes réfugié en Jordanie… Ils n’ont pas seulement émis un mandat d’arrêt. (Les autorités irakiennes) ont envoyé une lettre secrète à toutes les ambassades à l’étranger leur demandant de surveiller mes activités. Beaucoup de frères et moi-même avons été menacés physiquement. Cela ne me fait pas peur car notre destin est tracé par Allah. Le pouvoir irakien vous accuse d’inciter à la violence communautaire. Ce sont eux qui ont appelé les Etats-Unis et les Britanniques à envahir l’Irak en inventant des mensonges sur l’existence d’armes de destruction massive. Les Américains ont finalement découvert leurs mensonges et sont en colère d’avoir été entraînés dans ce bourbier. Ce gouvernement dénigre les opposants et tous ceux qui dénoncent sa politique confessionnelle et raciste. Des tribus sunnites ont formé un « Réveil d’Al-Anbar » pour chasser Al-Qaida de cette province. Est-ce un revirement stratégique de la part de l’insurrection sunnite ? La résistance poursuit la tâche qu’elle s’est fixée dès les premiers jours de l’occupation, et ne cesse de prouver sa puissance. Les forces d’occupation déclarent un nombre de pertes plus élevé chaque jour. Le « Réveil d’Al-Anbar », lui, est dirigé par Abdul Sattar Abou Richa, qui ne représente ni les tribus d’Al-Anbar ni aucune tribu irakienne. Il est à la tête d’un ramassis de bandits et de chômeurs soutenus par les Américains et Maliki afin qu’ils accompagnent les forces d’occupation dans ce qu’ils appellent la « guerre contre le terrorisme ». Abou Richa est un parvenu qui a exploité les erreurs d’Al-Qaida. Votre neveu et homonyme, Hareth Al-Dari, considéré comme le commandant des Brigades de la révolution 1920 (un groupe de l’insurrection sunnite), n’a-il pas été assassiné en février à Abou Ghraib par Al-Qaida ? Hareth a en effet été tué par Al-Qaida. Il appartenait aux Brigades de la révolution 1920, mais j’ignore s’il en était le chef. Quand Al-Qaida a annoncé la création d’un « Etat islamique en Irak », cela a provoqué des problèmes avec la résistance. Al-Qaida a exigé des moudjahidins qu’ils lui prêtent allégeance. Les résistants irakiens se sont vus contraints de choisir entre remettre les armes ou être attaqués. Des factions ne l’ont pas accepté. Ce différend a mené à des combats. Mon neveu est mort en martyr. Vous aviez critiqué Abou Moussab Al-Zarqawi (le chef d’Al-Qaida en Irak tué en 2006) sur les décapitations d’otages. Quelle est aujourd’hui votre opinion sur Al-Qaida ? Nous faisons une distinction entre la résistance et le terrorisme. La résistance s’attaque aux occupants et à leurs collaborateurs irakiens. Le terrorisme, lui, vise les fils innocents du peuple irakien. Nous avons émis plus de 400 fatwas condamnant les actes criminels visant les civils. Quelles relations entretenez-vous avec les dirigeants arabes ? Les relations avec les pays arabes sont meilleures que jamais, mais leur soutien n’est que moral. Nous espérons davantage sur le plan diplomatique. Avez-vous des contacts avec la France ? Malheureusement, il n’y a pas de relations directes avec le gouvernement français, mais j’ai de très bonnes relations avec l’ex-ambassadeur de France à Bagdad, Bernard Bajolet, en poste en Algérie. Je suis allé lui rendre visite à Alger. Vous aviez été en contact avec les Américains en 2004. Y a-t-il des négociations en cours entre les Etats-Unis et le Comité des oulémas ? J’ai effectivement parlé à un chargé d’affaires américain en 2004, grâce à l’entremise de M. Bajolet. Il était question des premières élections irakiennes (du 31 janvier 2005). Ces élections ont porté au pouvoir un gouvernement sectaire et rancunier. J’ai dit à l’Américain : « La seule chose capable de ramener le calme est votre départ. Faites un communiqué établissant un agenda de retrait de vos troupes. » L’Américain a répondu : « Nous ne sommes pas d’accord. » Je n’ai pas revu d’Américains depuis. Propos recueillis par Cécile Hennion ——————————————————————————–

3 501 MORTS AMÉRICAINS

ARMÉE AMÉRICAINE : plus de 3 500 soldats américains ou personnels assimilés sont morts en Irak depuis l’invasion du pays en mars 2003, selon un décompte de l’Agence France-Presse basé sur les chiffres du Pentagone. L’armée américaine a annoncé, lundi 11 juin, la mort de trois militaires dans un attentat la veille au sud de Bagdad, ce qui porte le bilan à 3 501 morts. Mai a été le mois le plus meurtrier pour l’armée américaine depuis novembre 2004, qui avait été marqué par la violente bataille de Fallouja. 116 soldats ont été tués en mai 2007. ARMÉE BRITANNIQUE : Elle annonce avoir perdu 150 hommes. (Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 13 juin 2007)


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