12 décembre 2009

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TUNISNEWS

9 ème année, N° 3490 du 12.12.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie Liberté et Equité: Le prisonnier d’opinion Karim Mechichi est en danger Association Ez-Zeitouna – Suisse: Dossier – Actions de soutient au Dr. Sadek Chourou The Committee to Protect Journalists: Tunisian authorities mistreating imprisoned journalist Dr Mustapha Benjaafar: Pourquoi Mouatinoun devient mensuel ? Dr Khelil Ezzaouia: Quels horizons pour 2010 ? Hend Harouni répond à Houcine Ghali Le Monde: Wassyla Tamzali : « Désormais, l’islamisation des moeurs triomphe »


 
Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Libertéequite@gmail.com Tunis, le 10 décembre 2009

Nouvelles des libertés en Tunisie

[… 2) Poursuite du harcèlement de l’ex prisonnier Tahar Harrathi La police politique continue de cibler l’ex prisonnier politique Tahar Harrathi, originaire de Sidi Amor à Bouhajla dans le gouvernorat de Kairouan et de le harceler en lui interdisant de se déplacer et de sortir de sa ville. L’ex prisonnier Tahar Harrathi a souffert depuis sa libération d’un harcèlement permanent qui l’a conduit à retourner en prison pour infraction aux dispositions du contrôle administratif. 3) le Parquet fait appel du jugement prononcé contre le reporter Zouhaïer Makhlouf Le Parquet a décidé de faire appel du jugement prononcé contre le militant des droits humains et reporter Zouhaïer Makhlouf le condamnant à une peine d’emprisonnement de trois mois et à une amende de 6300 dinars à la suite d’une procès politique dont il fut la victime à cause d’une accusation montée de toutes pièces. Son avocat, Mohammed Nouri, a fait également appel de cette condamnation. 4) le journaliste Ammar Amroussia est en grève de la faim Ammar Amroussia, correspondant d’Al Badil, organe du Parti communiste Tunisien des Travailleurs, a commencé une grève de la faim pour protester contre le harcèlement incessant des la police politique de la région de Gafsa. 5) Arrestation de monsieur Lassaad Bouazizi Des agents de la police politique de la région de Sidi Bouzid ont arrêté lundi 7 décembre 2009 le militant politique Lassaad Bouazizi, membre du Parti Démocratique Progressiste pour le mettre en garde à vue à la suite de la plainte qu’il a déposée contre un membre du parti au pouvoir au mois de mars dernier. […]   Pour le Bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 Liberté pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité 33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis Libertéequite@gmail.com Tunis, le 9 décembre 2009   Alerte  

Le prisonnier d’opinion Karim Mechichi est en danger

Le prisonnier d’opinion Karim Ben Hamda Ben Aïssa Mechichi, actuellement incarcéré à la prison de Nadhor, court un grave danger. Il a un besoin urgent d’une intervention médicale pour le sauver. Il souffre d’une maladie cardiaque depuis sa jeunesse et il est sous traitement. Son état nécessite un contrôle permanent et des soins d’après son médecin traitant, le docteur Hamami Moncef. Son état s’est détérioré depuis son incarcération et il est en proie à des douleurs aiguës faute de soins et de suivi en prison. Sa famille a écrit à la Présidence de la République et au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ainsi qu’à plusieurs associations de droits humains, en vain. […] Pour le Bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 

Association Ez-Zeitouna – Suisse

PÉTITION

Pour soutenir Dr. Chourou et exiger des autorités tunisiennes sa libération nous vous invitons à signer cette pétition et vous en remercions d’avance.

To support Dr. Chourou and to require Tunisian authorities its release we invite you to sign this petition and let us thank you in advance.

Français :

Libérez  Dr. Sadek Chourou, doyen des prisonniers d’opinion en Tunisie.

Nom et prénom : Sadek Ben Hamza Ben Hammouda Chourou.

Date de naissance : 10.02.1948

Profession : Ex – Docteur enseignant en chimie à l’université de tunis.

Prisonnier N° : 1349 H (en arabe : ح) à la prison Annadhour en Tunisie.

 

Lourdement et injustement condamné pour ses opinions politiques suite à un procès politique inique unanimement condamné par les ONG internationales les plus reconnues.

Le premier des droits de l’Homme est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail, la liberté de déplacement. Dr. Sadek Chourou est emprisonné et privé de toutes ses libertés depuis 19 ans !!

M. Sadek Chourou ex président du mouvement Nahdha, à peine libéré en novembre 2008 après 17 ans de prison dont 13 en isolement durant lesquels il a subit toute sorte de torture barbare et a été privé de ses moindres droits humains dont les soins, l’écriture et la lecture entre autres, a été recondamné à une année de réclusion ferme pour l’unique et simple « tort » d’avoir donné une interview aux médias dans laquelle il a exposé les conditions injustes et inhumaines dans  lesquelles il était détenue ainsi que tous les autres prisonniers politiques  et   réclamé la liberté d’organisation et d’expression cause pour laquelle il a purgé de longues et dures années de prison.

Il a été ensuite transféré à la tristement célèbre prison « Annadhour », lointaine de chez lui et réputée pour ses conditions de détention inhumaines sévères et voilà maintenant plus de 18 ans que Dr. Chourou est sous les verrous. C’est injuste et TROP TROP TROP.

Les signataires de la présente pétition demande aux autorités tunisiennes de libérer immédiatement et inconditionnellement Dr. Chourou et de lui  restituer tous ses droits civiques et sollicitent toutes les personnalités et instances compétentes, nationales et internationales, d’intervenir auprès des autorités tunisiennes et si nécessaire à faire pression sur elles afin qu’elles agissent dans ce sens.


 

Association Ez-Zeitouna – Suisse

English :

Free Dr. Sadek Chourou, dean of prisoners of conscience

 

Full Name: Sadek Ben Hamza Ben Hammouda Chourou. Birthdate: 10/02/1948 Profession: Ex – PhD chemistry teacher at the University of Tunis. Prisoner No.: 1349 H (in Arabic ح) in Annadhour  prison, Tunisia. Heavily and unjustly convicted for his political views after an unfair political trial  unanimously condemned by the most recognized international NGOs.

The first of human rights is individual freedom, freedom of property, freedom of thought, freedom of work, freedom of movement. Dr. Sadek Chourou is imprisoned and has been deprived of all freedoms for more than 19 years!

Mr. Sadek Chourou, former president of Nahdha movement, just released in November 2008 after 17 years in prison including 13 in solitary confinement during which he underwent all sorts of barbaric torture and was deprived of his basic human rights such as  health care, writing and reading in addition to other rights, was reconvicted for one year imprisonment for the firm unique and simple « mistake » of giving an interview to the media in which he exposed the unfair and inhumane conditions in which it was held, as all other political prisoners, and called for freedom of organization and expression, the cause for which he served long and hard years in prison.  

He was then transferred to the notorious prison « Annadhour, far away from his home and known for its inhumane and severe appalling prison conditions. And now that’s Dr. Chourou is behind bars for more than 18 years, It’s unfair and TOO… TOO… TOO MUCH.  

The signatories of this petition call on the Tunisian authorities to release Dr. Chourou immediately and unconditionally  and to restore all his civil rights and urging all relevant national and international institutions and personalities, to intervene with the Tunisian authorities and if necessary put pressure on them so that they act in this direction.


 


 

Association Ez-Zeitouna – Suisse

Lettre au ministre suisse des affaires étrangères

Larbi Guesmi                                                                    Neuchâtel, le 12.12.2009 Rue des Acacias 3 2000 Neuchâtel

Madame Micheline Calmy-Rey Département fédéral des affaires étrangères Palais fédéral CH-3003 Berne

Intervention pour la libération du  Dr. Sadek Chourou, doyen des prisonniers d’opinion en Tunisie.

Madamela Conseillère Fédérale,

À l’occasion du 61ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, j’ai l’honneur de venir par ma présente vous présenter un cas d’un prisonnier politique unique en son genre en Tunisie, à savoir le cas du Dr. Chourou :

Nom et prénom : Sadek Ben Hamza Ben Hammouda Chourou.

Date de naissance : 10.02.1948

Profession : Ex – Docteur enseignant en chimie à l’université de tunis.

Prisonnier N° : 1349 H (en arabe : ح) à la prison Annadhour en Tunisie.

 

Vous savez sûrement mieux que moi, que le premier des droits de l’Homme est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail, la liberté de déplacement. Dr. Sadek Chourou est emprisonné et privé de toutes ses libertés depuis 19 ans pour avoir osé penser et s’exprimer autrement que les dictateurs de la Tunisie.

Dr. Sadek Chourou, ex président du mouvement Nahdha (Renaissance), à peine libéré en novembre 2008 après 17 ans de prison dont 13 en isolement durant lesquels il a subit toute sorte de torture barbare et a été privé de ses moindres droits humains dont les soins, l’écriture et la lecture entre autres, a été recondamné à une année de réclusion ferme pour l’unique et simple « tort » d’avoir donné une interview aux médias dans laquelle il a exposé les conditions injustes et inhumaines dans  lesquelles il était détenue ainsi que tous les autres prisonniers politiques  et   réclamé la liberté d’organisation et d’expression cause pour laquelle il a purgé de longues et dures années de prison.

Il a été ensuite transféré à la tristement célèbre prison « Annadhour », lointaine de chez lui et réputée pour ses conditions de détention inhumaines sévères et voilà maintenant plus de 19 ans que Dr. Chourou est sous les verrous. C’est injuste !

L’Association Ez-Zeitouna(*) sollicite, d’urgence et dans la mesure du possible, toutes vos compétences et votre diplomatie pour intervenir auprès des autorités tunisiennes et exiger la libération immédiate et inconditionnelle du Dr. Sadek Chourou et la restitution de tous ses droits civiques.

L’intérêt d’une telle intervention dépasse à l’évidence la personne de Dr. Sadek Chourou pour la promotion de valeurs fondamentales que sont les Droits Humains.

 

Veuillez, Madame la conseillère fédérale, recevoir notre respect, notre gratitude ainsi que nos meilleures salutations.

 

 

 

          Neuchâtel, le 12.12.2009

Président Association Ez-Zeitouna – Suisse

Larbi Guesmi                                                                                                                  


 

Association Ez-Zeitouna – Suisse
 

Lettre au Haut Commissaire des Droits de l’Homme à l’ONU

Larbi Guesmi                                                                    Neuchâtel, le 12.12.2009 Rue des Acacias 3 2000 Neuchâtel

Mme Navanethem Pillay

Haut-Commissaire aux droits de l’homme : Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme Palais Wilson 52 rue des Pâquis CH-1201 Genève, Suisse

Intervention pour la libération du  Dr. Sadek Chourou, doyen des prisonniers d’opinion en Tunisie.

Madame le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme,

À l’occasion du 61ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, j’ai l’honneur de venir par ma présente vous présenter un cas d’un prisonnier politique unique en son genre en Tunisie, à savoir le cas du Dr. Chourou :

Nom et prénom : Sadek Ben Hamza Ben Hammouda Chourou.

Date de naissance : 10.02.1948

Profession : Ex – Docteur enseignant en chimie à l’université de tunis.

Prisonnier N° : 1349 H (en arabe : ح) à la prison Annadhour en Tunisie.

 

Vous savez sûrement mieux que moi, que le premier des droits de l’Homme est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail, la liberté de déplacement. Dr. Sadek Chourou est emprisonné et privé de toutes ses libertés depuis 19 ans pour avoir osé penser et s’exprimer autrement que les dictateurs de la Tunisie.

Dr. Sadek Chourou, ex président du mouvement Nahdha (Renaissance), à peine libéré en novembre 2008 après 17 ans de prison dont 13 en isolement durant lesquels il a subit toute sorte de torture barbare et a été privé de ses moindres droits humains dont les soins, l’écriture et la lecture entre autres, a été recondamné à une année de réclusion ferme pour l’unique et simple « tort » d’avoir donné une interview aux médias dans laquelle il a exposé les conditions injustes et inhumaines dans  lesquelles il était détenue ainsi que tous les autres prisonniers politiques  et   réclamé la liberté d’organisation et d’expression cause pour laquelle il a purgé de longues et dures années de prison.

Il a été ensuite transféré à la tristement célèbre prison « Annadhour », lointaine de chez lui et réputée pour ses conditions de détention inhumaines sévères et voilà maintenant plus de 19 ans que Dr. Chourou est sous les verrous. C’est injuste !

L’Association Ez-Zeitouna(*) sollicite, d’urgence et dans la mesure du possible, toutes vos compétences et votre diplomatie pour intervenir auprès des autorités tunisiennes et exiger la libération immédiate et inconditionnelle du Dr. Sadek Chourou et la restitution de tous ses droits civiques.

L’intérêt d’une telle intervention dépasse à l’évidence la personne de Dr. Sadek Chourou pour la promotion de valeurs fondamentales que sont les Droits Humains.

 

Veuillez, Madame le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, recevoir notre respect, notre gratitude ainsi que nos meilleures salutations.

 

          Neuchâtel, le 12.12.2009

Président Association Ez-Zeitouna – Suisse

   Larbi Guesmi                                                                                                              


 Association Ez-Zeitouna – Suisse
 

Lettre aux ONG

Larbi Guesmi                                                                    Neuchâtel, le 12.12.2009 Rue des Acacias 3 2000 Neuchâtel

Intervention pour la libération du  Dr. Sadek Chourou, doyen des prisonniers d’opinion en Tunisie.

À l’occasion du 61ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, j’ai l’honneur de venir par ma présente vous présenter un cas d’un prisonnier politique unique en son genre en Tunisie, à savoir le cas du Dr. Chourou :

Nom et prénom : Sadek Ben Hamza Ben Hammouda Chourou.

Date de naissance : 10.02.1948

Profession : Ex – Docteur enseignant en chimie à l’université de tunis.

Prisonnier N° : 1349 H (en arabe : ح) à la prison Annadhour en Tunisie.

 

Vous savez sûrement mieux que moi, que le premier des droits de l’Homme est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail, la liberté de déplacement. Dr. Sadek Chourou est emprisonné et privé de toutes ses libertés depuis 19 ans pour avoir osé penser et s’exprimer autrement que les dictateurs de la Tunisie.

Dr. Sadek Chourou, ex président du mouvement Nahdha (Renaissance), à peine libéré en novembre 2008 après 17 ans de prison dont 13 en isolement durant lesquels il a subit toute sorte de torture barbare et a été privé de ses moindres droits humains dont les soins, l’écriture et la lecture entre autres, a été recondamné à une année de réclusion ferme pour l’unique et simple « tort » d’avoir donné une interview aux médias dans laquelle il a exposé les conditions injustes et inhumaines dans  lesquelles il était détenue ainsi que tous les autres prisonniers politiques  et   réclamé la liberté d’organisation et d’expression cause pour laquelle il a purgé de longues et dures années de prison.

Il a été ensuite transféré à la tristement célèbre prison « Annadhour », lointaine de chez lui et réputée pour ses conditions de détention inhumaines sévères et voilà maintenant plus de 19 ans que Dr. Chourou est sous les verrous. C’est injuste !

L’Association Ez-Zeitouna(*) sollicite, d’urgence et dans la mesure du possible, toutes vos compétences et votre diplomatie pour intervenir auprès des autorités tunisiennes et exiger la libération immédiate et inconditionnelle du Dr. Sadek Chourou et la restitution de tous ses droits civiques.

L’intérêt d’une telle intervention dépasse à l’évidence la personne de Dr. Sadek Chourou pour la promotion de valeurs fondamentales que sont les Droits Humains.

Veuillez, recevoir notre respect, notre gratitude ainsi que nos meilleures salutations.

 

 

 

          Neuchâtel, le 12.12.2009

Président Association Ez-Zeitouna – Suisse

 Larbi Guesmi                                                                         


 

The Committee to Protect Journalists

Tunisian authorities mistreating imprisoned journalist

New York, December 11, 2009—The Committee to Protect Journalists is deeply concerned about the health and detention conditions of Tunisian journalist Taoufik Ben Brik and the flagrant and recurrent violations of his right to see his wife and lawyers.
 
The health and detention conditions of Ben Brik, one of the most critical journalists of President Zine El Abidine Ben Ali who is currently serving a six-month jail sentence on a series of trumped-up charges, are alarming, lawyers and journalists told CPJ. 
 
His wife, Azza Zarrad, and brother Jalal Zoghlami and lawyers Radhia Nasraoui, Ayachi Hammami and Mohamed Abbou have been repeatedly prevented from visiting him at Siliana Prison, nearly 75 miles (120 kilometers) southwest of the Tunisian capital, where detention conditions are “much harsher” than other prisons closer to his home in Tunis, lawyer and former political prisoner Mohamed Abbou told CPJ. 
 
« Taoufik’s life is in danger. His health is so frail that I doubt he could survive the squalid detention conditions and months of imprisonment,” his wife told CPJ. “This is a case of absolute repression and abuse of power and vengeance inflicted on a political prisoner and his family.” 
 
The Web site of the French weekly Le Nouvel Observateur, to which Ben Brik was a regular contributor until his arrest on November 26, quoted on Thursday his sister Saïda, who briefly saw him on Tuesday, as saying that her brother’s health and detention conditions were “alarming” and “deplorable.” 
 
“We urge President Ben Ali to order an immediate end to the vindictive persecution of our colleague Taoufik Ben Brik,” said CPJ Middle East and North Africa Program Coordinator Mohamed Abdel Dayem. “The Tunisian authorities bear full responsibility for his welfare.” 
 
Ben Brik’s lawyers and relatives told CPJ that he had diabetes and a hormonal disorder called Cushing’s Syndrome, which require regular medication and care. 
 
Naziha Réjiba, a 2009 CPJ International Press Freedom Award winner told CPJ that the persecution of Ben Brik has not abated for years and that in May 2008 an Interior Ministry security officer called his wife to “encourage her to divorce him.” 
 
On November 26, a Tunis minor court handed down a six-month jail sentence to Ben Brik for assaulting a woman, damaging property, harming public decency, and defamation. Many journalists said that interviews Ben Brik conducted with leading dissidents before the reelection of Ben Ali for a fifth consecutive five-year term and a satirical story making fun of the president’s de facto life term he wrote for the Web site of the French weekly Le Nouvel Observateur are the real causes for his current imprisonment. 
 
On December 1, Zuhair Makhlouf, a political activist and correspondent for Assabil Online, a Tunisian news Web site, was sentenced to three months in prison for “harming and disturbing others through the public communication network.” The court also ordered him to pay 6,000 Tunisian dinars (US$4,700) in damages. Both Ben Brik and Makhlouf appealed the verdicts. 
 
Attacks and physical assaults on critical journalists and also smear campaigns calling them and dissidents “traitors” and “agents on the payroll of Western and Israeli intelligence services” and “sexual perverts” have been escalating since President Zine El Abidine Ben Ali threatened to prosecute anyone who casts doubt on his reelection in late October. 
 
Nearly 100 Tunisian journalists and political and rights activists established on Thursday a group called the National Committee to Defend Freedom of Expression and Information, coinciding with the anniversary of the Universal Declaration of Human Rights. Their stated aim is to denounce the “grave deterioration” of freedom of expression and the “hegemony of the authorities on the media.” Tunisian authorities denied any attack on press freedom and called the committee “illegal,” according to local news reports.


Pourquoi Mouatinoun devient mensuel ?

Par Dr Mustapha Benjaafar*   Pour ses fondateurs, c’est une dure épreuve que de suspendre la parution d’un journal, voir de réduire sa ^périodicité ou le nombre de ses pages. L’épreuve devient particulièrement pénible lorsqu’il s’agit – et c’est le cas de Mouatinoun-  du principal outil de communication avec l’autre ; l’autre étant ce citoyen privé du droit élémentaire de connaître, voir et entendre des personnes qui s’inscrivent hors du monologue dominant sur l’écran de notre télévision nationale, sur les pages des journaux à grand tirage ou dans les espaces publics autorisés. Dans les pays démocratiques, là où l’expression et l’accès aux médias sont libres, rares sont les partis qui se hasardent à publier des journaux. Ils se contentent le plus souvent de publications in ternes à diffusion militante limitée. Le FDTL, à peine légalisé en 2002, s’est trouvé confronté à de multiples obstacles dressés pour empêcher ses activités et réduire son champ de développement. Au bout de cinq années d’existence légale mais non reconnue dans les faits, il devenait urgent- sinon d’accepter une mort lente- de tenter la seule voie qui nous restait pour communiquer avec nos concitoyens. C’est ainsi qu’en janvier 2007 Mouatinoun vit le jour.   Mouatinoun, journal d’opinion,n’était pas conçu pour réaliser des bénéfices. Nous le savions au départ, mais, forts des expériences vécues dans Errai,Démocratie, Almoustaqbal et l’Avenir, nous étions convaincus que , passées les difficultés inhérentes à tout démarrage, nous allions pouvoir le maintenir à flot et préserver ce cadre ouvert à tous ceux et toutes celles qui, par delà leurs différences de sensibilité, respectent les règles du débat démocratique et serein.   Il nous a fallu déchanter. Le lieu est le même mais les temps ont changé.  Pendant les trois années écoulées, nous avons vécu une aventure aussi éprouvante que passionnante avec, pour seules armes, la détermination des fondateurs, l’endurance des rédacteurs, le soutien des contributeurs bénévoles et la fidélité de quelques centaines de lecteurs qui sont parvenus à se procurer leur jounal, en dépit du jeu futile de cache- cache imposé  aux réseaux de distribution par des autorités locales zélées.   Du premier numéro au dernier paru, la pression n’a jamais cessé. Certains numéros ont été saisis, un seul le fut par décision assumée du ministère de l’intérieur. Financièrement, nous étions installés dans le déficit chronique qui, au fil du temps devenait insupportable. Au prix de grands sacrifices supportés essentiellement par les dirigeants du Forum nous avons survécu et maintenu une parution régulière pendant prés de trois années. C’est donc à contre cœur que nous avons décidé de changer l’hebdomadaire « Mouatinoun » en mensuel. Pour quelque temps, le temps qu’il panse ses blessures, réduise son déficit et trouve assez de ressources pour redémarrer de nouveau dans des conditions gérables. Bien sûr, au cœur du problème, le traitement inégal réservé par les autorités aux journaux des partis d’opposition. Si le financement public des partis est exclusivement réservé par la loi – que nous considérons anti constitutionnelle- aux partis représentés au parlement, le financement public des journaux des partis n’obéit pas explicitement aux mêmes dispositions. Rien n’empêche le financement des journaux de partis non représentés au parlement, sauf une interprétation exclusive de la loi  le concernant. Dans sa réalité, le financement des partis parlementaires et leurs journaux, est jugé inacceptable et contraire à la volonté affichée de fonder un vrai pluralisme de la vie politique et de l’information. Il est mal vécu par ceux là mêmes qui en bénéficient. Certains parlementaires proches du pouvoir ont demandé de mettre un terme à une discrimination ressentie comme une prime à l’allégeance. Puissions, nous et eux, être entendus !   Outre le financement public, les journaux vivent de publicité. Rien n’interdit d’utiliser cette ressource, concentrée entre les mains de l’Agence tunisienne de la communication extérieure  ( ATCE ), organisme gouvernemental ,pour soutenir également les journaux de l’opposition, sauf la volonté de récompenser les politiquement corrects et de punir les autres. Nous pensons et espérons que  les lois concernées soient rapidement révisées . Certains comportements peuvent changer tout de suite. Nul besoin de décret, la volonté suffit.   En attendant, nous appelons nos fidèles amis,  lecteurs et lectrices, à persévérer dans leur soutien. Mouatinoun redeviendra hebdomadaire dés lors que les horizons seront dégagés. *Directeur de Mouatinoun *Secrétaire général du FDTL (Source: Le journal « Mouatinoun » organe du FDTL nr 127 du 9 decembre 2009)


Quels horizons pour 2010 ?

Dr Khelil Ezzaouia Les débats budgétaires bien que rapidement bouclés ont permis de relever encore une fois la profondeur de la déception et la crise politique que nous vivons depuis les élections d’octobre dernier. Pour que les députés des partis de l’allégeance réclament des réformes politiques telles que la création d’un ministère chargé du développement politique et des droits de l’homme ou demandent l’ouverture d’un débat national sur l’avenir du pays sort de l’ordinaire. Et malgré les réponses du gouvernement, tout indique que le pays s’achemine vers un bouleversement durant l’année politique en cours. Le changement de gouvernement tarde à être annoncé et suscite toutes les spéculations quant à l’éventuel départ du premier ministre et surtout le nom de son remplaçant reste l’objet de rumeurs très contradictoires reflétant l’incertitude de la tendance qui sera choisit. L’incroyable condamnation de Taoufik ben Brik, de Zouheir Makhlouf et le procès des étudiants de l’UGET constituent le tableau de fond de ce qu’on pourrait qualifier de marasme politique. La libération des militants du bassin minier n’a pas pu faire oublier le cafouillage politique et masquer la situation de blocage que vit le pays. Nous espérons que la raison gagnera les sphères du pouvoir en cette période de crise mondiale (bien que la Tunisie semble mieux armée que d’autres pour y résister). Le gouvernement prévoit une baisse du taux de croissance avec une diminution nette de l’offre d’emploi pour 2010 ; ce qui signifie en clair une augmentation du chômage. L’augmentation du recrutement par la fonction publique est en fait due au départ à la retraite anticipée de 3000 fonctionnaires qui vont être remplacés. Sans être alarmiste, la situation économique n’est pas rassurante. Faire front à la crise nécessite entre autre une cohésion nationale qui ne peut se réaliser sans un débat franc et direct. Mais cela ne peut se faire sans qu’il y ait des gestes d’ouverture et de décrispation en libérant Taoufik ben Brik, Zouheir Makhlouf et les autres. De même la crise de la presse doit être traitée rapidement ; tout d’abord par la moralisation de la profession et la fin de la presse de caniveau. La presse de l’opposition (en particulier les journaux al maoukif et mouatinoun) vit une crise financière qui peut lui être fatale. L’aide institutionnelle est un droit que ces journaux réclament. En cette vingtième année du pacte national qui a institué une démarche d’allégeance dans la conduite des affaires du pays, il est plus qu’urgent que la donne change en donnant au citoyen ses droits et à l’opposition la place et les moyens nécessaires pour qu’un débat serein s’instaure afin d’éviter toutes les dérives. (Source: Le journal « Mouatinoun » organe du FDTL nr 127 du 9 decembre 2009)

 


 MA  2EME ET DERNIERE REPONSE  A HOUCINE GHALI  DEPUIS  LA PUBLICATION DE MON ARTICLE SUR  L’INTERDICTION DES MINARETS  EN SUISSE  LE  7 DECEMBRE 2009 SUR TUNISNEWS.

 

Tunis le, 12 Décembre, 2009 Houcine  Ghali est libre d’avoir son point de  vue  face   au  sujet  précité  et  de donner  son opinion sur  mon article,  mais  son usage  d’insultes, d’attaques, de  sous  estime, de qualifications péjoratives  et  de manque de respect  et  vouloir  mettre  ma  crédibilité en jeu est incorrecte de sa  part et il doit retirer ses injures , leur mettre fin et de façon immédiate. La liberté d’expression ne lui ne donne pas le droit d’insulter les autres  et  surtout quand il  s’agit  d’une  femme ; l’émancipation de la femme est égale au respect de sa  dignité Cependant,  Il  y’a lieu de rappeler  et de nouveau  que la Suisse est  un pays  très  connu pour les libertés  et la défense des droits de l’homme et personne n’en doute ou puisse dire le contraire et  qu’il  s’agit bien de la décision d’interdiction des minarets./. HEND HAROUNI

Débat

Wassyla Tamzali : « Désormais, l’islamisation des moeurs triomphe »

 
Née en 1941, Wassyla Tamzali a été avocate à Alger puis directrice des droits des femmes à l’Unesco. Elle milite dans le mouvement féministe maghrébin. Elle a publié, en 2007, chez Gallimard, Une éducation algérienne. Là elle publie Une femme en colère – Lettre d’Alger aux Européens désabusés (Gallimard 150 p., 9,50 euros).

 

 

 

 

Dans « Une femme en colère », vous vous demandez si le féminisme laïc a rempli son rôle historique.

Depuis plus d’un siècle des penseurs, des intellectuels, des féministes tentent de montrer que, sans renier l’islam, on peut arriver à des attitudes différentes de celles qui ont cours. Un constat de mon livre, c’est que ce travail n’a pas eu de prise sur l’intérieur même du problème. D’où mon intérêt pour l’apparition en force de ces femmes qui se battent en restant dans le giron de la religion, et ma question : « Le féminisme laïc a-t-il fait son temps ? » Mais c’est une figure de style.

Je suis, et je reste, ancrée dans une culture universaliste. Le féminisme maghrébin auquel j’appartiens a été porté par les mouvements de décolonisation avec la participation massive des femmes, et, quels que soient les résultats, ces mouvements parlaient de liberté et d’égalité.

Vous êtes pessimiste sur la situation des femmes aujourd’hui. Croyez-vous vraiment que les avancées sociales soient de simples réaménagements du système patriarcal ?  

Si les réformes sociales sont la seule solution, oui. Que penser du travail si les femmes sont de plus en plus obligées de se voiler pour aller travailler ? La culture du harem a pris possession de la rue, ce n’est pas la modernité qui est entrée dans les maisons ! Prenons l’éducation, qui est la panacée des réformateurs. A travers l’éducation religieuse dans les écoles on enfonce dans la tête des petits que la domination des femmes est voulue par Dieu.

Notre tradition méditerranéenne n’a peut-être pas inventé la domination des femmes, mais le système familial le plus efficace pour la maintenir vivante assurément. Les Etats modernes postcoloniaux ne nous ont pas libérées de la « République des cousins », pour reprendre Germaine Tillion. Même le texte coranique n’est pas arrivé à bout de la morale sexuelle méditerranéenne. Le Prophète de l’islam avait pourtant ouvert une brèche dans la domination masculine séculaire. L’homme et la femme, créés en même temps, sont chassés du paradis pour une faute commune : « Vous continuerez à vous battre jusqu’à la fin des temps. » Ça n’a pas duré longtemps, avec le temps les exégètes ont rétabli l’idée d’une femme diabolique et dangereuse, d’où l’idée de l’enfermer.

Aujourd’hui nous sommes confrontés à un vaste chantier d’endoctrinement sur l’infériorité des femmes mené par des savants, par l’école, les télévisions par satellite, les cassettes audio, les prêches des mosquées, les milliers d’imams autodidactes, et des stars médiatiques. Alors quand, ici, à Paris, on me parle de liberté et de choix de se voiler, je souris.

La question de l’égalité est une question éthique ; elle doit être abordée sur le plan des principes et pas par des réformes sociales. D’où la nécessité de la laïcité, elle seule peut renverser les rapports d’oppression dont souffrent les femmes et les hommes dans les sociétés musulmanes ; seule la laïcité peut conduire à l’émergence d’une conscience moderne musulmane.

La manière dont ce débat est posé en France fait, selon vous, que les féministes elles-mêmes ne mettent plus l’égalité au centre de leurs préoccupations.

Certaines féministes, dont les discours confortent les antiféministes. Elles rejoignent une frange de l’intelligentsia de gauche qui pense qu’on ne peut plus changer le monde et qu’il faut l’accepter comme il est. Aujourd’hui on veut dialoguer avec tout le monde, on balaye toutes les difficultés et on cache la poussière sous le tapis pour avoir la paix. On ne veut pas aborder les questions de fond. On semble tout accepter dans un mouvement de fraternité retrouvée mais, en réalité, c’est pour mieux contrôler la planète.

Notre époque est celle du dérapage contrôlé. Ce sont les femmes qui payent, et les féministes que l’on envoie au casse-pipe se battre contre des bouts de chiffon. Le voile, la burqa sont des leurres sur lesquels nous nous épuisons. Nous sommes réduites à des combats ridicules, alors que le fond est grave. Qui s’intéresse au fond des choses ?

Qu’avez-vous envie de dire aux filles, qui, en France, revendiquent le port du voile ?  

Qu’elles sont tombées dans un piège. Certaines se sont voilées par jeu, par provocation, mais aussi par rébellion contre l’ordre dominant, trouvant là une définition de la liberté. J’ai envie de leur dire qu’on ne peut pas exprimer sa liberté en se jetant pieds et poings liés dans une culture dont l’objectif est la domination des femmes.

Les mouvements des années 1970 ont été le rejet de toute identification. Aujourd’hui, on ne se lève que pour revendiquer son identité et, en général, une identité de victime ; exemple, les Indigènes de la République, les prostituées… Face à quoi on nous demande d’abandonner l’idée que l’histoire va dans le sens de l’émancipation des femmes et de l’égalité pour tous.

Nous serions des ringardes, et les femmes voilées représenteraient le futur né des couches de la liberté, et de la décolonisation. Elles aident à la démocratie réelle et nous entretenons des conflits de culture entre les peuples !

Vous êtes également critique à l’égard de l’islam modéré.  

L’islam modéré est un concept politique. Il concerne les appareils politiques, il relève de la tactique politicienne et ne m’est d’aucune aide, je dirais même qu’il est dangereux. Ce qui m’intéresse, c’est de m’interroger avec ceux qui partagent mon histoire, mes inquiétudes comme mes espoirs, sur ce qui fait peur aujourd’hui dans l’islam. Et d’abord en parler avec les musulmans.

Ils sont nombreux à rejeter l’islamisme sous toutes ses formes. Je voudrais leur dire qu’au lieu de voir dans le débat sur la burqa les signes du racisme, ils devraient dire qu’ils refusent la burqa et que c’est abject de vouloir mettre les femmes dans cette posture. Une grande manifestation dans ce sens aurait changé la face du problème, dont la clé est entre les mains des musulmans silencieux, et de leur courage de dire ce qu’ils pensent. Ces musulmans existent, ils sont très nombreux, mais pour l’heure leur musique est ténue, faible, elle n’intéresse pas les médias.

Comment expliquez-vous qu’au Maroc, en Algérie, en Tunisie, des femmes intellectuelles décident de se voiler ?  

On évoque plusieurs raisons, et j’en vois plusieurs, comme la recherche d’une honorabilité, une bonne conduite, l’affichage de sa soumission pour attirer les hommes, etc. Mais je veux dire ici que l’explication religieuse ne me convainc pas, j’ai vécu l’islam dans ma famille où les femmes et les hommes pratiquaient leur religion sans avoir besoin de tous ces signes. Je crois plutôt que la raison principale est que le voile est vécu comme un rempart contre la violence sexiste, symbolique ou exprimée.

Il y a des écoles et des universités, des lieux, en Algérie, où l’on ne peut plus être dévoilée. En arabe algérien on dit qu’une femme dévoilée est nue, ce qui en dit long. C’est un rempart illusoire ; dans mon livre je montre l’escalade de la violence dans les rues arabes où il y a de plus en plus de femmes voilées.

Vous dites que même où l’islamisme politique n’a pas triomphé, l’islamisation des moeurs est en train de gagner.

Oui. Désormais, l’islamisation des moeurs triomphe, elle s’étend sous la bonne garde de la violence islamique qui n’est qu’endormie. Je ne me fais pas d’illusion. Mais je suis une irréductible optimiste. Les « bonnes musulmanes » qui se battent dans le giron de la religion sont la preuve que le phénomène d’oppression ne peut durer éternellement. Et aussi parce que de notre côté, nous, féministes laïques, nous sommes toujours mobilisées, avec les hommes et les femmes de nos pays qui ont, malgré tout, le goût de la liberté.

 
Propos recueillis par Josyane Savigneau
 
(Source: « Le Monde » (Quotidien – France) le 12 decembre 2009)

 

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