11 mars 2007

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2484 du 11.03.2007

 archives : www.tunisnews.net


Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques:Communiqué

Kalima: Le journaliste Fourati Condamné à 1 an et 2 mois de prison ferme

Kalima: Interdiction de la mixité au RU pour fêter le 8 mars

Sihem Bensedrine: La schizophrénie politique américaine

Islamonline:Tunis Islamists, Secularists Agree on Hijab

Le Journal : LE BLANC ET LE NOIR Le Journal : FDTL et PDP – Conférence de presse Le Journal :«Femme Démocrates»:POUR UNE EGALITE SANS «RESERVES» Le Journal : VIE DES PARTIS ET ORGANISATIONS Le Journal : «Bizerte, identité et mémoire»:L’ANCIENNE «HIPPO-DIARI-TUS» SOUS TOUTES LES COUTURES Le Monde: LE CRIF « SCANDALISÉ »Sur France Culture, Raymond Barre défend Papon, Gollnisch, et fustige « le lobby juif » Le Monde: La polémique enfle autour des propos antisémites de Raymond Barre


Liberté pour Mohammed Abbou Liberté pour tous les prisonniers politiques Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 33 rue Mokhtar Atya, 1001-Tunis Tunis, le 10 mars 2007 Communiqué
La Cour d’Appel de Gafsa a rendu son jugement hier vendredi 9 mars 2007 dans l’affaire déférée par la Cour de cassation et a condamné par défaut le journaliste Mohammed Fourati à une peine d’emprisonnement d’un an et d’un mois pour appartenance à une association non reconnue (Le mouvement Nahdha). Cette même juridiction l’avait déchargé de cette accusation lorsqu’elle avait prononcé un non-lieu. Le Parquet avait fait annulé ce jugement en cassation et l’affaire avait été renvoyée devant le même tribunal,-sa composition avait changé, qui avait conclu à un non-lieu, mais le procureur avait persévéré dans la volonté de poursuivre le journaliste et finalement la Cour d’Appel de Gafsa l’a entendu en condamnant Mohammed Fourati. Le tribunal a fondé son jugement sur une présomption reposant sur la saisie d’un article paru dans le journal électronique Aqlam On Line trouvé chez l’un des accusés d’appartenance au mouvement Nahdha.
Les services sécuritaires tunisiens ont empêché l’épouse du journaliste Mohammed Fourati de rejoindre son mari qui vit actuellement au Qatar où il travaille pour le journal Echerk Elqataria. Cette mesure est contradictoire avec le droit au voyage garanti par la loi.
L’AISPP considère que le procès du journaliste Mohammed Fourati n’est qu’une sanction de ses opinions et de son travail de journaliste indépendant dans son traitement des questions d’ordre général à l’agence Qods Press et au journal El Maoukif antérieurement. Elle exige l’arrêt des sanctions prises contre des journalistes pour leurs opinions. Le Président de l’Association Maître Mohammed Nouri (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 

Le journaliste Fourati Condamné à 1 an et 2 mois de prison ferme

 
Sihem Bensedrine 11 mars 2007 Le journaliste Mohamed Fourati, ancien secrétaire de rédaction du journal Al Mawkif a été condamné le 8 mars à un an et deux mois de prison ferme par la Cour d’appel de Gafsa pour « appartenance à association non reconnue ». Les faits remontent à décembre 2003 où Fourati a été poursuivi pour avoir donné à ses collègues une copie papier du magazine « Islam online » dont il est l’un des rédacteurs. Le plus surprenant est que à deux reprises la Cour d’appel prononce le non lieu en sa faveur et à deux reprises le ministère public fait appel de ce jugement et obtient qu’il soit cassé par la Cour de Cassation, cette troisième fois, la Cour d’appel (dont la composition a été modifié conformément à la loi ) a condamné Fourati en vertu d’un acharnement judiciaire avéré. Fourati qui travaille actuellement à Doha dans le journal« Al Charq » vient d’avoir un bébé de moins d’une semaine et sa femme est privée de passeport. Est-ce la séparation de cette famille que vise ce jugement inique ?
(Source: Le nr 51 de Kalima mis en ligne le 11 mars  2007)

 

Interdiction de la mixité au RU pour fêter le 8 marsSihem Bensedrine

8 mars 2007 A compter du 8 mars 2007, l’administration universitaire a décidé d’interdire la mixité au restaurant universitaire d’El Manar. Désormais, il y aura un espace pour les filles et un espace pour les garçons. Une file pour les filles et une file pour les garçons. Les étudiants n’ont plus le droit de se mélanger dans le restaurant universitaire ! C’est ainsi que les autorités qui veillent à la santé mentale des jeunes étudiantes et fêtent le 8 mars, fête internationale de la femme ; en instituant une ségrégation sexuelle dans les espaces publics universitaires. Du jamais vu en Tunisie qui se prévaut des avancées en faveur de la femme !
 
(Source: Le nr 51 de Kalima mis en ligne le 11 mars  2007) http://www.kalimatunisie.com

La schizophrénie politique américaineSihem Bensedrine

11 mars 2007 Le département d’Etat des USA vient de publier son rapport 2006 sur l’état des libertés dans le monde . La section consacrée à la Tunisie aurait pu – à peu de choses près – être écrite par une ONG internationale engagée dans la défense des droits humains. C’est un tableau assez objectif de la situation qui est brossé où défilent un description sans gants des prisonniers politiques privés de leurs droits élémentaires, l’usage de la torture durant les interrogatoires préliminaires par la police et la falsification des PV, les droits de la défense qui ne sont pas respectés lors de procès expéditifs, le déni de justice, la confiscation des libertés d’association et de réunion, la privation de passeport et les atteintes à la liberté de circulation, le non respect du secret de la correspondance et de la vie privée, l’absence de liberté de presse et les libertés académiques, le blocage de sites Internet, le non respect du droit des citoyens à choisir librement leurs gouvernants, enfin il fustige le manque de transparence dans la gestion des affaires publiques. On peut y lire textuellement « Le gouvernement continue de commettre des violations sérieuses de droits de l’homme. Les membres des forces de sécurité torturent et maltraitent les détenus. Ils arrêtent arbitrairement les individus. Les autorités n’ont poursuivi aucun fonctionnaire de police pour ces violations durant l’année. La détention préventive et l’isolement prolongé demeure un problème sérieux. Le gouvernement viole la vie privée des citoyens, et impose des restrictions graves à la liberté d’expression et limite la liberté de réunion et d’association. Le gouvernement reste intolérant à la critique publique et use de l’intimidation, et des poursuites judiciaires… La corruption était un problème. » La grande question que les défenseurs de droits humains se posent est quelles conséquences en tire le gouvernement américain ? Et la réponse est de toute évidence « aucune » ! Voilà des années que l’administration Bush publie ce genre de rapport qui pointe un sérieux déficit démocratique qui va en s’aggravant et que cette même administration constitue le principal soutien du régime autoritaire de Ben Ali ! S’agit-il de deux administrations différentes, l’une documentant les violations systématiques aux droits humains et une autre qui poursuit une politique de soutien aux dictatures ? S’il s’agit d’une seule et même administration, alors nous sommes amenés à conclure à une schizophrénie politique !
 
(Source: Le nr 51 de Kalima mis en ligne le 11 mars  2007) http://www.kalimatunisie.com

 

Tunis Islamists, Secularists Agree on Hijab

By Mohammad Al-Hamroni, IOL Correspondent TUNIS — Tunisia’s Islamists and secularists have stricken a landmark document outlining women’s rights in the secular country, including wearing hijab. « It is the first time in the Muslim world that secularists and Islamists have reached an agreement on one of the most sticking point; women’s rights, » Ziad Al-Dawlati, a senior member at the Islamic-oriented Al-Nahda (Renaissance) Movement, told IslamOnline.net Sunday, March 11. The document was adopted Friday night, March 9, by the Tunisian October 18 Group for rights and Liberties, which comprises Islamists, secularist and communists. The paper, which coincided wit the Women’s Day celebrations, remarkably recognized Tunisian women’s inalienable right to wear hijab, which has been a bone of contention between both camps for a long time. « Hijab is a matter of personal freedom and Tunisian women should not be compelled to take off the headscarf or punished for it, » said the document, a copy of which was obtained by IOL.
It called for repealing the « arbitrary » law no. 108 « which oppressed hijab-clad women and stripped them of their rights. » In 1981, then Tunisian president Habib Bourguiba (1956-1987) ratified the law at issue, which banned Tunisian women from wearing hijab in state offices. Worse still, the government issued in the 1980s and 1990s more restrictive enactments. Hijab, which has been making a comeback among young women and students in the North African country over the past few years, is seen by Islam as an obligatory code of dress, not a religious symbol displaying one’s affiliations. Tunisia is among a minority of Muslim countries that impose restrictions on hijab. Turkey’s secular state bans women from wearing hair covering at government-run universities. In Europe, France has triggered a controversy in 2004 by adopting a bill banning hijab and religious insignia in state schools.
Milestone
Leader of the secular Union for Work and Freedom Party Mustafa Bin Jaafar hailed the document as a « milestone. » « Because it demonstrates that dialogue between Islamists and secularists over controversial issues like women’s rights can be fruitful, » said Jaafar. He said the secularist-Islamist consensus thwart what he called state bids over the past 20 years to pit both camps against one another. Al-Dawlati agreed that the document would help boost secularist-Islamist dialogue in Tunisia. « This agreement opens the door for the Tunisia elite of all political and cultural hues to tackle other thorny issues such as state and religion, and democracy, » he said. « The agreement also reflects that the parties concerned are ready to make concessions for the welfare of this country. » Ahmed Najeb Al-Shabi, a founder of the October 18 group, said the document is a « stepping stone » for a real democratic society uniting Tunisians from all walks of life. The document has further endorsed equal job and education opportunities for men and women. « There should be no discrimination at workplace and employees should receive salaries, health care and insurance irrespective of gender, » it said. The document, however, lamented that some laws that empowered women have not yet entered into fruition. « Full gender equality has not been materialized yet, » it said. « Unemployment rates among women are still towering and women employees are paid less than their male peers in the public and private sectors. » It further called for a constitutional amendment providing for the equality principle.
(Source: www.islamonline.net le 11 mars 2007) http://www.islamonline.net/servlet/Satellite?c=Article_C&cid=1173364147434&pagename=Zone-English-News/NWELayout

 

LE BLANC ET LE NOIR

Par M’hamed JAIBI Généralement, les Tunisiens fêtent la femme et s’enorgueillissent des droits et libertés légitimes qu’elle a acquis. Grâce à Bourguiba puis à Ben Ali. Mais aussi grâce aux penseurs de la réforme, aussi bien zeïtouniens qu’occidentalistes, au mouvement Jeunes Tunisiens, à Tahar Hadded et ses compagnons d’Essaoueb et de Taht Essour, et à toute la mouvance du Néo-Destour et ses milliers de jeunes révolutionnaires qui mimaient la révolution française au service d’un renouveau arabo-islamique, au programme encore aujourd’hui. Les Tunisiens, dans leur écrasante majorité, sont favorables à l’émancipation de la femme et à cette pleine citoyenneté qui lui est désormais acquise. Même si certains retardataires, pas forcément intégristes, jouent désespérément aux francs tireurs, à contre-courant de la place et des rôles multiples revenant désormais aux femmes dans notre société. Malheureusement, les énergies multiples, politiques, associatives et syndicales qui concourent à consolider les acquis de cette citoyenneté, non seulement ne se mettent pas ensemble, mais tirent la couverture à eux, chacun de son côté, quand ils ne se tirent pas dans les pâtes, au risque de faire mal. En face, des retardataires, des intégristes endoctrinés et les apprentis des chaînes satellitaires, désormais relayés par les recruteurs du jihadisme salafiste, se frottent les mains en guettant la faille, spectateurs d’un débat de sourds qui n’a nulle raison d’être, l’essentiel étant acquis dans les rangs des modernistes de tous bords. Car, n’est-il pas anti-productif de voir une Radhia Nasraoui revendiquer, sur Al-Jazira, plus de droits pour les femmes, au lieu d’appeler à unir les rangs face aux révisionnistes. Et n’est-il pas malheureux de vivre ce clivage noir-blanc ou rouge-blanc séparant militantes de l’UNFT et «femmes démocrates», ce alors que leurs mots d’ordre sont similaires et leurs convictions identiques. Toutes au service d’une certaine idée du statut de la femme que l’étendard tunisien, mariant harmonieusement le rouge et le blanc, symbolise aujourd’hui avec une arrogante fierté aux yeux de tous les Arabo-Musulmans et de l’ensemble des citoyens du monde. (Source : « Le Journal » (Hebdomadaire électronique – Tunis), N° 65 du 10 mars 2007) Lien : http://www.gplcom.com/journal/fr/

FDTL et PDP – Conférence de presse

DES «ISLAMISTES» TUNISIENS D’ACCORD POUR «PRESERVER LES ACQUIS DE LA FEMME»

Par Sami NEJIMA Le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL) et le Parti Démocratique Progressiste (PDP) ont co-organisé, vendredi 9 mars 2007, au siège du FDTL, à Tunis, en présence de représentants d’autres groupes politiques non autorisés, et notamment d’«islamistes» se réclamant d’un «courant religieux», une conférence de presse au cours de laquelle ils ont annoncé la publication,à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de la Femme, d’un communiqué commun signé par les différents courants représentés au sein du «Mouvement du 18 Octobre». «C’est une première, a annoncé le Dr Mustafa Ben Jaâfar, secrétaire général du FDTL, la question de la femme a été toujours une source de divergences entre les différents courants politiques dans le pays. Aujourd’hui, et après un long dialogue, on est arrivé à cet accord qui stipule la préservation des acquis réalisés en faveur de la femme depuis l’Indépendance, et leur consolidation, afin d’établir une véritable égalité entre la femme et l’homme». Ajoutant que «c’est la première fois que des formations progressistes et des islamistes parviennent à un accord sur une question aussi importante. Cela nous encourage à poursuivre notre action en vue de constituer un véritable pôle démocratique». De son côté, Mme Maya Jribi, secrétaire générale du PDP a estimé que «la signature de ce communiqué est une étape historique dans la construction d’un large mouvement démocratique dans le cadre du Mouvement du18 Octobre». «Après l’accord sur les trois principes acquis, à savoir la liberté d’organisation, celle de l’information et l’amnistie générale, a-t-elle expliqué, l’accord sur les acquis de la femme constitue une remarquable avancée». Notons que le «Mouvement du 18 Octobre», qui n’a aucune existence légale, groupe également le Parti Ouvrier Communiste Tunisien (POCT) de M. Hamma Hammami, également non autorisé. (Source : « Le Journal » (Hebdomadaire électronique – Tunis), N° 65 du 10 mars 2007) Lien : http://www.gplcom.com/journal/fr/article.php?article=1332

«Femme Démocrates»

POUR UNE EGALITE SANS «RESERVES»

Par Sami NEJIMA «La campagne régionale arabe pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes» était le thème d’une conférence de presse qui s’est tenus, jeudi 8 mars 2007, au siège de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) à Tunis, et ce, à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de la Femme.
Cette conférence a été organisée par l’ATFD, la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LTDH) et la section tunisienne d’Amnesty International. Mme Khadija Chérif, présidente de l’ATFD, a expliqué, au cours de cette conférence, que «cette campagne s’etend à tous les Etats de la région, étant entendu que jusqu’à maintenant, 18 Etats arabes ont ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Seuls le Soudan, la Somalie et Qatar n’ont pas ratifié cette Convention. Mais tous les Etats arabes qui ont ratifié cette convention ont formulé des réserves concernant certains articles (9, 15 et 16) qui touchent le statut des femmes dans la famille. Certains ont même formulé des réserves sur l’article 2 qui porte sur les politiques et les mesures que les Etats doivent prendre pour éliminer les discriminations. En ce qui concerne la Tunisie, le gouvernement a émis des réserves sur les aliénas de l’article 16, relatifs à l’octroi du nom de famille aux enfants et à l’acquisition de la propriété par voie de succession. Il a aussi émis des réserves sur le paragraphe 4 de l’article 15, concernant le droit de la femme de choisir sa résidence et son domicile.
En ce qui concerne les objectifs visés par la campagne, Mme Chérif précise : «Nous revendiquons des droits égaux pour les deux sexes : au sein de la famille, pour substituer l’autorité parentale à l’autorité paternelle, pour l’égalité de droit en matière de garde et de tutelle à l’égard des enfants et pour la liberté de choix entre les deux conjoints pour le nom de famille et le domicile conjugal. En matière d’héritage, nous réclamons les mêmes droits successoraux. Pour ce qui est de la nationalité, nous revendiquons les mêmes droits pour la mère et le père pour l’octroi de la nationalité aux enfants. Pour les femmes démocrates, comme l’a souligné Mme Hédia Jrad dans un numéro spécial de l’Association, paru en novembre 2005, la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, «a été un texte fondamental qui fait de la non discrimination un principe de droit humain et qui se donne pour objectif l’élimination de toutes les formes de discrimination. Nous luttons donc pour que les réserves soient levées.»
Quand à Mme Sana Ben Achour, elle est catégorique : «Nous sommes pour une égalité sans réserves. L’égalité ne peut admettre des réserves.» (Source : « Le Journal » (Hebdomadaire électronique – Tunis), N° 65 du 10 mars 2007) Lien : http://www.gplcom.com/journal/fr/article.php?article=1331&gpl=65

VIE DES PARTIS ET ORGANISATIONS

Par Sami NEJIMA PVP : «Les vérités qui dérangent sur le réchauffement planétaire» Célébrant son premier anniversaire, le Parti des Verts pour le Progrès (PVP) a organisé, samedi 3 mars 2007, en son siège à Tunis, une conférence sur le thème : «Les vérités qui dérangent sur le réchauffement planétaire et les changements climatiques». Dans son allocution, le secrétaire général du parti, M. Mongi Khammassi a souligné que les principes et les constantes du Parti des Verts s’inscrivent dans la logique de la sauvegarde de l’environnement et la protection de la nature pour permettre au citoyen de vivre dignement. Aujourd’hui, les menaces sur l’environnement sont multiples et pour sauvegarder dans notre pays un environnement sain, il faut un effort de toutes les parties pour jouer un rôle dans la protection de l’environnement, a ajouté le secrétaire général du Parti des Verts. PUP : Meeting à Sousse Le Parti de l’Unité Populaire (PUP) a tenu, dimanche 4 mars 2007, à Sousse, un meeting sous la présidence du secrétaire général, M. Mohamed Bouchiha, en présence des cadres et des membres de la fédération de Sousse. A cette occasion, M. Bouchiha a réaffirmé l’engagement du parti à consolider le processus démocratique pluraliste et à consacrer le dialogue national en tant que meilleure voie pour assurer le progrès, le développement et la modernisation de la vie politique en Tunisie. Il a indiqué que l’action politique dans le cadre d’un front groupant plusieurs partis comme celle de «La Rencontre démocratique» qui regroupe le PUP, l’Union Démocratique Unioniste (UDU), le Parti Social Libéral (PSL) et le Parti des Verts pour le Progrès (PVP) est de nature à soutenir le processus démocratique en tant que modèle de dialogue et d’échange d’idées dans le cadre de l’attachement aux grandes orientations de la nation. Avocats : 7 candidats au bâtonnat Chez les avocats, la campagne électorale bat son plein. Déjà sept candidats ont déclaré qu’ils vont se présenter à l’élection du Bâtonnier. Il s’agit de Me Béchir Essid ex-Bâtonnier, Me Brahim Bouderbala, ex-président de la section de Tunis du Conseil de l’Ordre des Avocats, Me Mohamed M’kacher, ex-président de la section de Tunis du Conseil de l’Ordre des Avocats, Me Radhia Nasraoui, Me Mohamed Nouri, Charfeddine Dhrif et Me Badi Jrad. «Mais d’ici l’ouverture officielle du dépôt des candidatures, d’autres candidats vont certainement se présenter», souligne une source proche du Conseil de l’Ordre. Quant à la candidature pour la présidence des trois sections du Conseil,Tunis, Sousse et Sfax, on avance pour la candidature au poste de celle de Tunis, les noms notamment de Mes Chaouki Tabib, Mohamed Hedfi et Mohamed Jmour. Ettajdid – Indépendants : Le congrès en juin 2007 Le Mouvement Ettajdid a réuni, dimanche 4 mars 2007, son Conseil national qui a décidé de tenir son congrès en juin prochain. Un congrès auquel vont participer à toutes ses étapes des personnalités indépendantes. A cet effet, une commission composée paritairement de représentants d’Ettajdid et de représentants des indépendants, va être constituée dans les prochains jours pour s’occuper des modalités pratiques de la préparation du congrès. Elle désignera un comité restreint pour s’occuper du suivi La Ligue attend une copie du verdict Le Comité directeur de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme(LTDH) n’a pas encore reçu une copie du verdict prononcé samedi 17 février dernier par le tribunal de première instance de Tunis qui annule les préparatifs et la tenue du 6ème congrès de la Ligue. «Le Comité directeur attends la réception de cette copie pour décider de faire appel ou non» a indiqué une source proche de la direction de la Ligue. (Source : « Le Journal » (Hebdomadaire électronique – Tunis), N° 65 du 10 mars 2007) Lien : http://www.gplcom.com/journal/fr/article.php?article=1333  

«Bizerte, identité et mémoire»

L’ANCIENNE «HIPPO-DIARI-TUS» SOUS TOUTES LES COUTURES

Par Mondher CHRAIET «Bizerte, identité et mémoire» est le dernier né de l’Association de Sauvegarde de la Médina de Bizerte, en co-édition avec l’«Univers du livre». Cette publication de grand volume vient jeter un regard panoramique et exhaustif sur l’ancienne «hippo-diari-tus» ou «zaritus», une ville chargée d’histoire. Ce travail multidimensionnel, 162 pages de grand format, est une œuvre collective. Ses textes sont signés par des spécialistes de différents domaines, qui vont de l’histoire à l’urbanisme, en passant par l’économie et la démographie, etc… Noureddine Dougui, Hédi Bouaïta, Abdelouahed Brahem et Mourad Ben Jelloul. D’un «passé triplement millénaire, nous avons hérité d’une ville médiévale presque intacte et d’un chapelet de monuments anciens et modernes dont la beauté discrète continue de séduire les visiteurs», c’est ce que mentionne dans la préface de ce volume, Mohamed Hédi Tébourbi, ancien président de l’Association de Sauvegarde de la Médina de Bizerte. Signalant un manque d’«études exhaustives» concernant «les trésors architecturaux et historiques» de cette ville, il présente l’utilité fort appréciée de cette œuvre : «le projet de ce livre est né de l’idée de restituer la mémoire patrimoniale de l’une des villes les plus anciennes de Tunisie». Initié donc par un groupe de chercheurs épris d’antiquité et d’histoire, cet ouvrage comprend huit parties «dont l’orientation et la teneur rejoignent les préoccupations de l’Association de Sauvegarde de la Médina et répondent à ses objectifs de mise en valeur du patrimoine», conclut M. Mohamed Hédi Tebourbi. «Histoire des Mémoire», «Les sites et les monuments», «Le vieux Bizerte», «La Pêche», «La population», «Le Port», «La ville nouvelle», «Les Fonctions de la ville», sont les huit parties de cet œuvre, annexés d’une riche bibliographie. Le premier chapitre, «Histoire des Mémoires», nous plonge dans la profondeur historique de cette ville : de «hippo», ce point de relâche et de ravitaillement des vaisseaux engagés dans les longs trafics qui accède progressivement au rang d’une petite cité de la mer, vers cette ville martyr qui a abrité la bataille de l’évacuation de l’occupation française, devenue coqueluche de la Tunisie moderne dans la deuxième moitié du siècle dernier ; c’est toute cette légende millénaire que trace Bizerte à travers les différentes époques : punique, byzantine, romaine, arabo-musulmane avec toutes ses composantes, hilalienne, hafcide, andalousienne,… et finalement la période moderne.
Le deuxième chapitre, «Les sites et les monuments», se présente comme un voyage ou plutôt une vadrouille à travers les sites et les monuments de cette ville, vrais témoins de ces civilisations qui se sont succédées sur : Kasba, Ksiba, remparts, Forts, fortins, portes, marchés, mosquées, zaouias, fontaines, ponts… sont les signes de cette richesse temporelle et perpétuelle. «Le vieux Bizerte», titre du troisième chapitre de ce volume, est une quête anthropologique dans les traditions, les rites et les pratiques culturelles et religieuses des différentes couches et composantes sociales de la population «bizertine» ou «banzartine», ce dernier adjectif collant mieux aux originaires de cette ville. Comme toute ville portuaire, la mer draine des activités économiques. La pêche est le secteur le plus présent dans ce contexte. Des statistiques fiables se lisent à travers les paragraphes de ce chapitre. Un exemple est l’apport de la pêche au trésor de l’Etat, vers le milieu du XIXème siècle : entre 100.000 150.000 francs par an. Des portraits rêveurs qui se dessinent, celui du «Raïs». Le tout tiré de ses vrais sources comme le Journal officiel du 23 octobre 1890, cité parmi d’autres publications qui font partie de la bibliographie de ce volume. «Le Port» constitue en lui-même tout un chapitre. Depuis sa création et toutes les surenchères politico-stratégiques entre les différentes forces coloniales qui s’installaient au nord de la méditerranée, qu’il a suscitées, à la construction de la ville européenne autour de lui constitue l’essentiel de ce sixième chapitre. Le volume se conclut par deux autres chapitres à propos de la dimension urbaine de Bizerte, qui sont «La ville» et «Les Fonctions de la ville». Une œuvre qui constitue un plus pour la bibliothèque scientifique tunisienne et un vrai apport pour les chercheurs, surtout avec sa riche iconographie : plus que 160 photos. (Source : « Le Journal » (Hebdomadaire électronique – Tunis), N° 65 du 10 mars 2007) Lien : http://www.gplcom.com/journal/fr/article.php?article=1336

LE CRIF « SCANDALISÉ »

Sur France Culture, Raymond Barre défend Papon, Gollnisch, et fustige « le lobby juif »

Laetitia Van Eeckhout Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) s’est dit, vendredi 2 mars, « scandalisé » par les propos tenus la veille sur France Culture par Raymond Barre. Invité de l’émission « Le rendez-vous des politiques », enregistrée le 20 février et diffusée jeudi 1er mars, à l’occasion de la sortie de son livre d’entretiens avec Jean Bothorel, L’Expérience du pouvoir (Fayard), l’ancien premier ministre a défendu Maurice Papon et Bruno Gollnisch, et parlé de « lobby juif capable de monter des opérations indignes ». A la suite de questions sur sa nomination à la tête du gouvernement en 1976, M. Barre a été interrogé sur Maurice Papon, qui fut son ministre du budget de 1978 à 1981. Assurant ne pas regretter d’avoir nommé M. Papon, il a qualifié l’ancien préfet de « grand commis de l’Etat (…) très courageux » qui « a payé surtout à cause de Charonne ». « Le reste, c’était un alibi », a-t-il affirmé, taisant les événements du 17 octobre 1961 (manifestation pacifique au cours de laquelle plusieurs dizaines d’Algériens ont été tués) et le rôle joué par M. Papon sous Vichy dans la déportation de juifs et pour lequel il a été condamné pour « complicité de crime contre l’humanité », en 1997. A la question de savoir si M. Papon aurait dû démissionner de ses fonctions à la préfecture de la Gironde qu’il occupa de 1942 à 1944, Raymond Barre a soutenu : « Quand on a des responsabilités essentielles dans un département, une région ou, à plus forte raison, dans le pays, on ne démissionne pas. On démissionne lorsqu’il s’agit vraiment d’un intérêt national majeur. (…) Ce n’était pas le cas car il fallait faire fonctionner la France. » Pour lui, Maurice Papon a été un « bouc émissaire ». Interrogé sur les propos qu’il avait tenus après l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris, le 3 octobre 1980, à Paris, l’ancien premier ministre a dit ne rien regretter. Il avait alors parlé d’un « attentat odieux qui voulait frapper les juifs se trouvant dans cette synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic ». Sur France Culture, Raymond Barre a tenu à rappeler que, dans la même déclaration, il avait indiqué que « la communauté juive ne peut pas être séparée de la communauté française ». Il a précisé avoir parlé de « Français innocents » parce que « la caractéristique de ceux qui faisaient l’attentat, c’était de châtier des juifs coupables. (…) Les Français n’étaient pas du tout liés à cette affaire ». Aussi M. Barre a-t-il dénoncé « la campagne faite (à ce moment-là) par le lobby juif le plus lié à la gauche ». Et d’insister : « Je considère que le lobby juif – pas seulement en ce qui me concerne – est capable de monter des opérations qui sont indignes et je tiens à le dire publiquement. » Enfin, à propos de Bruno Gollnisch, ancien élu Front national au conseil municipal de Lyon et condamné pour propos négationnistes, Raymond Barre a maintenu sa position. « J’ai dit que je blâmais ce qu’il avait dit, mais que, pour le reste, je l’avais connu et que c’était un homme bien », a-t-il expliqué. Affirmant être « quelqu’un qui considère que les gens peuvent avoir leurs opinions », il a ajouté : « J’ai tellement entendu les propos de M. Gollnisch à Lyon que cela finissait par ne plus m’émouvoir. Quand on entend à longueur de journée tout ce qui se dit à droite et à gauche, à la fin, on n’y porte plus attention. » (Source : « Le Monde » (Quotidien – France) du 4 mars 2007)  

La polémique enfle autour des propos antisémites de Raymond Barre

La classe politique française a réagi avec retard et véhémence aux propos de Raymond Barre. Dans un entretien à France Culture diffusé jeudi 1er mars, il avait incriminé »le lobby juif capable de monter des opérations indignes » et défendu Maurice Papon et Bruno Gollnisch. L’ancien premier ministre a réitéré ses propos dans l’émission « Les Grosses Têtes » de RTL qui sera diffusée jeudi 8 mars. Il s’est insurgé contre la « clique »  qui, depuis 1979, veut le « faire apparaître comme antisémite ». Pour le porte-parole du parti socialiste, Julien Dray, « ces propos sont indignes d’un ancien premier ministre »  qui est « censé rester une référence ». « A défaut d’avoir marqué l’histoire en tant que premier ministre, a-t-il ironisé, peut être cherche-t-il à le faire par la provocation. » Il a exhorté la droite à « condamner sans appel ces propos inadmissibles ». François Bayrou « a fait part de sa stupéfaction »  face à ce qu’il considère comme des propos « purement et simplement inacceptables ». Pour le candidat centriste à l’élection présidentielle, « il n’y a rien à commenter, rien à discuter, rien à expliquer » concernant « ces propos et ces références qui mettent en cause les valeurs de la République ». « LE LOBBY JUIF EST UN FAIT DE NATURE » Le cinéaste Claude Lanzmann, réalisateur de Shoah,  s’est lui aussi montré outré. Dans une tribune parue dans Libération du mardi 6 mars, il a »accusé »  M. Barre « d’être antisémite et de se faire le héraut de cette passion immonde, de la propager et de s’en glorifier ». Il a soutenu que, pour l’ancien premier ministre, « le lobby juif est un fait de nature : de même que le soleil se lève et que l’eau bout à 100 °C ». Il a rappelé que de tels propos constituaient un « délit qui tombe sous le coup de la loi ». Les associations antiracistes ne sont pas en reste dans cette condamnation unanime. Dans un communiqué diffusé mardi, SOS Racisme en a appelé au ministre de la justice, Pascal Clément, pour qu’il « prenne l’initiative d’engager des poursuites ». L’association a insisté sur le fait que »ces propos seraient inadmissibles dans la bouche d’un quidam ; dans celle d’un ancien premier ministre, ils méritent d’être portés à la connaissance de la justice ». « SILENCE ASSOURDISSANT » Au diapason, la Ligue des droits de l’homme (LDH) a fustigé, mardi, les paroles « déshonorantes »  de M. Barre. L’association s’est étonnée « du silence assourdissant (…) des héritiers politiques de Raymond Barre qui, en se taisant, sont nécessairement complices ». La LDH met en cause « l’œuvre malfaisante » de « cinq années de lepénisation des esprits, y compris parlementaires ». La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a estimé que M. Barre « récidivait après les propos intolérables qu’il a tenu en 1980 après l’attentat de la rue Copernic ». M. Barre avait évoqué « l’attentat aveugle » visant des Juifs qui avait coûté la vie « à trois Français innocents ». (Source : « lemonde.fr » (Site du Quotidien « Le Monde » – France), le 8 mars 2007)


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