11 juin 2008

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TUNISNEWS
 8 ème année, N°  2941 du 11.06.2008 archives : www.tunisnews.net


AFP:Tunisie: 21 personnes en procès après des manifestations sociales à Feriana

ORGANISATION MONDIALE CONTRE LA TORTURE :COMMUNIQUE DE PRESSE

Associated Press:Tunisie: limogeage du patron de la compagnie des phosphates

lefaso.net :Tunisie : Pour Ben Ali, la chasse est ouverte

Reuters:INTERVIEW-Tunisia must open up or risk unrest – opponent

Reuters´:INTERVIEW Chebbi-Sans ouverture, la Tunisie risque des troubles

D.J:Un régime lâche et assassin

Houcine Ghli:LES PARTIS DE L’ OPPOSITION SERVILE A LA RESCOUSSE DU POUVOIR TUNISIEN

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques:Info

 NZZ am Sonntag :Tunesien braucht dringend demokratische Verhältnisse

Sihem Bensedrine:La France, son despote et leur justice

AFP:Kadhafi se déclare contre l’Union pour la Méditerranée

Reuters:UPM – La France « maintient le dialogue » avec la Libye

Reuters:Maroc-Après les manifestations, la tension persiste à Sidi Ifni

AFP:Famille et école charpentent les réseaux islamistes d’Indonésie

AFP:Hongrie: le pays des mille et une combines

AFP:France: indemnisation rejetée pour avoir refusé la présence d’hommes lors d’un accouchement

 


AFP, le 10 juin 2008 à 20h31

Tunisie: 21 personnes en procès après des manifestations sociales à Feriana

 

TUNIS, 10 juin 2008 (AFP) – Vingt-et-un Tunisiens arrêtés après des manifestations sociales survenues à Feriana, dans la région de Kasserine (300 km au sud-ouest de Tunis) ont été traduits en justice, a-t-on appris mardi de sources locales et auprès de leurs avocats. Dix manifestants ont comparu mardi, dans deux affaires séparées, devant un tribunal de Kasserine sous l’accusation « de dégradation de biens, agression contre un agent dans l’exercice de ses fonctions et jets de pierres », a-t-on indiqué. Onze autres comparaîtront le 14 juin pour répondre des mêmes délits devant le tribunal de première instance de Kasserine, tandis que huit seront jugés par défaut, selon les mêmes sources. Ces prévenus, des chômeurs âgés entre 18 et 32 ans ont été arrêtés les 2 et 3 juin à la suite de heurts avec les forces de l’ordre à Feriana, ville située à 70 km de la région de Gafsa, théâtre des manifestations ayant fait un mort et des blessés vendredi dernier à Redeyef. Un rassemblement pour des revendications sociales devant le siège de la sous-préfecture de Feriana a dégénéré, entraînant des manifestations de colère qui ont fait des blessés, dont un grave dans les rangs de la police. Les manifestants réclamaient du travail et protestaient contre la précarité dans cette ville de 24.000 habitants, proche de la frontière algérienne, a indiqué à l’AFP un dirigeant du « Comité de suivi des évènements de Feriana ». Le Parti démocratique progressiste (PDP, légal), dont l’un des dirigeants locaux a été blessé, a lié ces manifestations à une « vague de mécontentement contre la marginalisation, le coût élevé de la vie et le chômage qui frappe les jeunes diplômés ». AFP


ORGANISATION MONDIALE CONTRE LA TORTURE

COMMUNIQUE DE PRESSE Tunisie: Décès d’un manifestant lors d’une marche contre la cherté de la vie

 

Genève, 11 juin 2008. Le Secrétariat international de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) est préoccupé par les allégations d’usage excessif de la force par la police au cours d’une marche contre la cherté de la vie et pour le droit au travail, organisée à Redeyef, dans la région de Gafsa, le 6 juin 2008, causant la mort d’un homme et blessant 21 personnes, dont une gravement. Selon les informations recueillies par le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT), organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, la police a ouvert le feu sur les manifestants sans sommation, après avoir annoncé par hauts parleurs l’établissement d’un couvre-feu. M. Hafnaoui Maghdhaoui, âgé de 25 ans, est mort des suites des coups de feu reçus. L’OMCT appelle les autorités à mener une enquête indépendante, exhaustive et impartiale sur ces événements afin de déterminer si l’utilisation de la force par la police était conforme aux lois nationales et aux normes internationales, y compris le Code de conduite pour les responsables de l’application des lois et les Principes de base des Nations unies sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois. Les responsables devraient être identifiés, et ce afin de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi devraient être appliquées. Reconnaissant le droit des autorités de maintenir l’ordre public, l’OMCT souhaite rappeler que les responsables de l’application des lois ne devraient avoir recours à la force que lorsque cela est strictement nécessaire et seulement dans la mesure exigée par l’accomplissement de leurs fonctions. L’OMCT exprime sa crainte que ce genre d’évènements se répète – autant en Tunisie qu’ailleurs – dans un climat où l’insécurité alimentaire est grandissante. Réprimer par la violence les troubles provoquées par des conditions de vie qui se détériorent tend uniquement à exacerber les tensions sociales et créer un contexte de nouvelle violence. Le droit de manifester pacifiquement, le droit au travail et le droit à l’alimentation ainsi que le droit à un niveau de vie suffisant sont garantis par les instruments internationaux et le climat économique mondial actuel ne justifie pas l’érosion de ces droits. La région de Gafsa est en ébullition depuis le début de l’année. Depuis six mois, des manifestations sporadiques dénoncent la paupérisation croissante frappant la classe moyenne et la corruption, qui selon les manifestants, y contribue fortement. Pour plus d’informations, merci de contacter: Alexandra Kossin, +41 22 809 49 39
 


Associated Press, le 10 juin 2008 à 19h34 Tunisie: limogeage du patron de la compagnie des phosphates

 
TUNIS (AP) — Quelques jours après les affrontements sanglants qui ont opposé manifestants et forces de l’ordre à Redeyef dans le bassin minier de Gafsa en Tunisie, le PDG du groupe chimique tunisien (GCT) et de la compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), Abdelhafidh Nsiri, a été démis de ses fonctions, a-t-on appris mardi de source officielle.Le président Zine El Abidine Ben Ali a désigné à sa place MohamedRidha Ben Mosbah qui était auparavant secrétaire d’Etat àl’Enseignement supérieur. Le mouvement de protestation qui couvait depuis des mois dans cette région sur fond de chômage s’est accentué après la publication de résultats contestés d’un concours de recrutement par la CPG, gros employeur dans ce bassin minier situé dans le centre-ouest de la Tunisie. Selon des dirigeants de ce mouvement, des faveurs auraient été accordées à des notables de la région. Depuis, les manifestations se sont multipliées, atteignant leur apogée vendredi dernier quand les forces de l’ordre ont chargé à balles réelles des manifestants qui, selon les autorités, fabriquaient des cocktails molotov en prévision d' »actes de vandalisme menaçant l’ordre public ». Les affrontements ont fait un mort et huit blessés, dont trois policiers, selon les autorités, un mort et 22 blessés, selon des sources syndicales. Un « calme relatif » est revenu après le déploiement de l’armée dans le centre de Redeyef, selon le président du comité de soutien du bassin minier de Gafsa, Messaoud Romdhani. Ce dernier voit un « signe positif » dans le changement introduit à la tête de la CPG, pour peu qu’il conduise à des solutions aux problèmes de chômage, de pauvreté et de pollution dans la région. Pour le moment, « les négociations sont gelées », observe-t-il, notant que sept manifestants, « voire plus », vont être traduits en justice et que d’autres sont recherchés. Parallèlement, le président tunisien a pressé son Premier ministre Mohamed Ghannouchi de « dynamiser le rythme de développement dans les délégations prioritaires », dont font partie celles de la région de Gafsa. Associated Press
 
 

Tunisie : Pour Ben Ali, la chasse est ouverte

 

Redeyef, contrairement aux apparences, ce nom n’est pas slave, ni même tchétchène. Il désigne plutôt une ville africaine, située à 350 km au sud-ouest de Tunis. Cette bourgade au bassin minier de Gafsa, dans le Centre-Ouest de la Tunisie, est sortie de son anonymat le week-end dernier, et de bien triste manière. C’est là, en effet, que les forces de l’ordre ont ouvert le feu, vendredi, sur les manifestants qui protestaient contre le chômage et la dégradation des conditions d’existence ; contre la vie chère en somme. Un mouvement de colère comme ceux qu’ont connu ces derniers temps de nombreux pays africains, sans la moindre effusion de sang. Mais voilà ! Redeyef. La douloureuse, se trouve au pays de Zine el-Abidine Ben Ali. Un Etat policier où la liberté d’expression demeure à l’état d’utopie. La preuve, ce vendredi, la police, redoutant des dérapages, a choisi de tirer sur la foule des manifestants, à balles réelles, faisant 1 mort et de nombreux blessés. « Nous regrettons cet incident, d’autant que ces troubles sont exceptionnels en Tunisie », a déclaré le ministre de la Justice et des Droits de l’homme tandis que l’armée, appelée en renfort quadrillait les lieux. L’incident ainsi clos, la chape de plomb est retombée sur le pays. On est loin des déclarations du président Sarkozy qui affirmait lors de sa dernière visite que « l’espace des libertés progresse » en Tunisie. Une avancée marquée, ces derniers jours, par la mort d’un protestataire à Redeyef. La patrie du général Ben Ali a encore beaucoup de chemin à parcourir en matière de droits de l’homme et de libertés publiques. Ainsi que l’a reconnu lui-même le successeur de Habib Bourguiba, dans ce domaine comme dans d’autres, « nous sommes conscients que beaucoup reste à faire ». C’est le cas de le dire, lorsque la société civile, au lieu de défendre les droits du citoyen, en est réduite à se préoccuper de son propre droit d’exister et des moyens d’échapper aux balles du chasseur dénommé Ben Ali. L’Observateur (Source: lefaso.net le lundi 9 juin 2008) Lien: http://www.lefaso.net/spip.php?page=impression&id_article=27262

 


 
Reuters, le 10 juin 2008 à 17h59

INTERVIEW-Tunisia must open up or risk unrest – opponent

 
By Ingrid Melander BRUSSELS, June 10 (Reuters) – Tunisia must quickly take steps to open up its political system if it hopes to avoid spreading social unrest, opposition politician Nejib Chebbi said on Tuesday. Youth protests over joblessness and rising living costs have broken out in the past two months in the southwest of the usually stable north African state, which is due to hold a presidential election next year. « If the political system is not reformed, the country is exposed to risks, » Chebbi told Reuters, referring to the riots. « It’s a social explosion which risks expanding to other regions. » Chebbi, former general secretary of the main opposition Progressive Democratic Party, is the only top politician so far to announce his intention to run in the election. But a draft law would block him from standing in the polls. President Zine al Abidine Ben Ali came to power in 1987 and won 94.4 percent of the vote in the 2004 election against three opponents. He has come under local and foreign pressure for more political openness in the country of 10 million. Chebbi called for dialogue between authorities and civil society, more diversity of political forces in parliament and the opening up of Tunisian media. « Reform of the political system for the election is vital for Tunisia, » Chebbi said after a meeting with the President of the European Parliament Hans-Gert Poettering in Brussels. « Without liberalisation of political life and without a reform of the legal framework, Tunisia will remain stuck, » he said, adding that Tunisia would go « backwards » if it did not reform. Ben Ali announced a constitutional change in March to let more candidates contest the 2009 election, but the change would block Chebbi because it limits candidacy to party leaders in office for two consecutive years. « It’s a law which locks the country, which excludes free competition, » said the 60-year-old lawyer, who was prevented from running in the 2004 election because his party did not have a seat in parliament. « Even if we cannot get the system to open up, what we will have done until the elections will strengthen the democracy camp … to get the system to open shortly, » he said. President Ben Ali has yet to confirm he will stand for re-election. REUTERS


 

SOLIDARITE AVEC LES HABITANTS DU BASSIN MINIER

 
Cher(e)s ami(e)s, Vous êtes cordialement invité(e) à la réunion de solidarité avec les habitants du Bassin minier de Gafsa que le mouvement ETTAJDID organisa avec les partis et les associations de la société civile, et ce: VENDREDI 13 Juin 2008 à 17h au local du Mouvement 7, avenue de la Liberté Tunis (2ème étage)
 


 
Reuters, le 10 juin 2008 à 19h50

INTERVIEW Chebbi-Sans ouverture, la Tunisie risque des troubles

 

par Ingrid Melander BRUXELLES, 10 juin (Reuters) – La Tunisie doit libéraliser sans tarder son système politique pour éviter de voir s’étendre les troubles sociaux, a déclaré mardi l’opposant Ahmed Nejib Chebbi dans une interview accordée à Reuters. Ces deux derniers mois, le sud-ouest de la Tunisie, pays habituellement stable, a été le théâtre de violentes manifestations de jeunes contre le chômage et la hausse du coût de la vie. Une élection présidentielle est prévue l’an prochain. « Si le système politique n’est pas réformé, le pays s’expose à des risques », a dit Chebbi par allusion aux émeutes. « C’est une explosion sociale qui risque de s’étendre à d’autres régions. » Ancien secrétaire général du Parti démocrate progressiste (PDP), principale formation de l’opposition tunisienne, Chebbi est le seul responsable politique en vue à avoir exprimé l’intention de briguer la présidence en 2009. Mais un projet de loi peut encore l’empêcher d’être candidat. Le président Zine el Abidine ben Ali, au pouvoir depuis 1987, avait été réélu avec 94,4% des voix en 2004, alors qu’il faisait face à trois adversaires politiques. Des pressions sont exercées sur lui pour qu’il favorise une ouverture politique. « PAYS BLOQUÉ » Chebbi a préconisé un dialogue entre les autorités et la société civile, une représentation parlementaire plus diverse et une plus large ouverture des médias tunisiens. « La réforme du système politique à l’occasion de ces élections est vitale pour la Tunisie », a-t-il dit après avoir rencontré à Bruxelles le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering. « Sans libéralisation de la vie politique et sans réforme du cadre légal, la Tunisie restera un pays bloqué. » Le président Ben Ali a annoncé en mars que la Constitution serait amendée pour qu’un plus grand nombre de candidats puissent se présenter à la présidentielle de 2009. Mais cet amendement revient à exclure Chebbi parce qu’il limite les candidatures aux chefs de parti en fonctions depuis deux années consécutives. « C’est une loi qui verrouille le paysage politique, qui exclut la libre compétition », a déclaré Chebbi, juriste de 60 ans qui n’avait pas pu participer à la présidentielle de 2004 parce que son parti n’était pas représenté au Parlement. « Même si on n’arrivait pas à obtenir l’ouverture du système, ce qu’on aurait fait d’ici les élections renforcera le camp de la démocratie (…) pour faire ouvrir le système prochainement », a-t-il ajouté. REUTERS
 


 

Un régime lâche et assassin

 
La racaille, la flicaille de ben ali aspergent nos compatriotes (enfants, personnes âgés, etc… de Redeyf) désarmés dans leurs maison avec des du gaz lacrymogène. Lequel gaz  est toxique comme s’est expliqué dans ce qui suit : « Le gaz lacrymogène, une toxicité mortelle : Plusieurs études démontrent la toxicité importante de ces gaz dans un espace confiné. Plusieurs études ont rapporté des décès dus à ces gaz. Ainsi, lorsque une personne reçoit des bombes à gaz lacrymogènes à l’intérieur de son domicile et qu’elle n’arrive pas à sortir à l’extérieur (cas des personnes âgées et des bébés), elle risque de perdre la vie assez rapidement. Cette issue fatale, lors d’expertise médico-légale, est due soit à une atteinte pulmonaire et/ou une asphyxie. Les gaz toxiques sont de puissants irritants pour les muqueuses et des activateurs des glandes lacrymales. Les effets à long terme sont de 3 types :  L’effet mutagène et donc cancérigène des produits.  L’effet tératogène : les femmes enceintes risquent donc d’avoir des enfants avec des malformations.  L’effet nécrosant : une pneumo pathologie chronique peut malheureusement s’installer et devenir irréversible. Ces gaz toxiques sont rapidement absorbés par voie pulmonaire. Une grande partie est hydrolysée puis éliminée par les reins dans les urines ». Imaginez que si ben ali est menacé à Carthage, je suis sûr et certain  qu’il n’hésiterait pas une seconde à utiliser d’autres armes beaucoup plus mortelles Ainsi les événements confirment jour après jour et de plus en plus, que le régime qui domine et dévaste la Tunisie est le régime des grands bandits et des mafieux.. Les faits de chaque jour, sous n’importe quel point de vue, confirment qu’il est tout simplement un régime de criminels et d’assassins ; que c’est le régime des complots et de la lâcheté, le régime de la domination de l’argent et de la magouille élevée à l’art de la lutte politique. Non seulement ben ali et ses souteneurs sont des lâches de pire espèce; des valets du sionisme international, des prostitués attitrés auprès de leurs protecteurs étrangers. Tellement lâche pour reconnaître leurs responsabilités.  Démentir, toujours démentir et se laver les mains, ou demander à des roquets (bessaiess, sghaier et d’autres valets) pour nier et camoufler les vérités. Tellement lâches qu’ils opèrent tard dans la nuit, toujours déguisés en civil et groupés, jamais individuellement, ils ont la trouille, la peur dans le ventre comme leur grand manitou ben ali qui ne montre ses dents qu’à l’intérieur de la Tunisie , jamais à l’extérieur où il fait toujours l’effacé, le docile, l’aplati, la nain du jardin transTunisie sur la scène internationale.    Tellement lâches qui n’excellent que dans les ruses et les machinations ténébreuses ; détourner, pirater, les courriers électroniques, toujours en cachette, dans l’ombre. Non seulement il pille le pays, vide les caisses de l’Etat, détourne à son profit et au profit des trabelsi et compagnie, les dettes contractées à l’étranger en notre nom, ben ali nous mate,nous emprisonne, nous affame, nous corrompt. Et maintenant, il tue et assassine. Au lieu d’ouvrir des instructions pour condamner les responsables mafieux (les trabelsi, les ben ali, les juges véreux, les ministres corrompus, etc…) les tortionnaires et leurs commanditaires, les voyous, les hors la loi, les bandits du régime que confirme les derniers évènements qu’ a relaté la chaîne Alhiwar tunisien :un dénommé faouzi chaabani membre du rcd, frère de l’avocate zohra chaabani, épouse du failli professeur sassi ben hlima  a tabassé et causé des énormes dégâts corporels à un syndicaliste à FERIANA   , ben ali et sa servile justice s’acharnent contre les braves et honnêtes gens de ce pays. Non seulement il est détesté, et n’inspire que le dégoût de l’immense majorité des tunisiens, ben ali persiste et signe son œuvre de pillage, de répression et d’assassinat. Que cherche t-il avec son va t-en guerre contre les braves? Que veut-il faire de la Tunisie ? Où est ce qui va nous embarquer avec jusqu’auboutisme ? Il sera temps de mettre fin à sa folie, il sera temps de l’interner. Aujourd’hui avant demain. Il est temps d’arrêter de pleurnicher sur notre sort, Il est temps d’arrêter de se satisfaire uniquement de dénoncer et de condamner la répression, l’injustice, le pillage, le banditisme, la corruption… Il nous faut agir, nous unir pour nous débarrasser de ce ben ali . D.J Tunis le 11 juin 2008
 


LES PARTIS DE L’ OPPOSITION SERVILE A LA RESCOUSSE DU POUVOIR TUNISIEN

 
Houcine Ghli, Genève Le journal « La Presse » du 9 juin 2008 nous a gratifié de la position de trois partis croupions de l’opposition servile ( PUP, MDS et PSL ) face aux événements tragiques du bassin minier et notamment à Redeyef. La population du bassin minier du Sud de la Tunisie a commencé à manifester son raz le bol et son mécontentement depuis le 5 janvier dernier. Jusqu’à début juin donc, il y a eu des manifestations, des répressions, des revendications et des demandes de la part des travailleurs de la compagnie minière pour un recrutement honnête et sans favoritisme. Par hasard, les partis de l’opposition docile n’ont jamais pris position sur ce qui se passe dans le bassin minier. Mais aujourd’hui, sans aucun doûte sur injonction du pouvoir destourien, ils se réveillent et viennent à la rescousse du gouvernement.  Ainsi donc, le PUP ( parti de l’unité populaire ), dénomination pompeuse qui n’a rien de populaire et dont les membres ne dépassent guère 300 personnes résidant à Tunis et servant de pari croupiant au service du pouvoir , « exprime sa préoccupation du recours de certains perturbateurs à la fabrication de cocktails Molotov en vue de porter préjudice aux citoyens, à leurs biens et à leur sécurité « . Ainsi donc, le PUP a épousé, sans vérification ni preuves tangibles, ni présence sur le terrain, ni arguments plausibles, la position du gouvernement, sans sourciller et sans aucune gêne. Il ajoute plus loin de son texte de soumission, que le  » PUP considère que ces agissements sont étrangers aux citoyens de Redeyef, localité réputée pour son patriotisme ». Extraordinaire déformation de l’histoire de la sensibilité politique de la population du Sud tunisien et magnifique hypochisie de la direction du PUP qui a décidé que les citoyens de Redeyef sont patriotes et que toute leur révolte qui dure maintenant depuis cinq mois leur est étrangère. Le PUP fait semblant d’ignorer que le Sud tunisien a toujours été contre Bourguiba et ceux qui l’ont remplacé par fidélité à Salah Ben Youssef et pour leur sensibilté au patriotisme arabe. Mais lorsqu’il s’agit de plaire au pouvoir pour continuer à bénéficier de sa manne et à la présence de ses pseudo-députés à l’Assemblée nationale, les dirigeants du PUP ne reculent devant aucune ignominie et sont prêts à vendre leur âme. De son coté, le MDS ( Mouvement des démocrates socialistes ) a exprimé une position plus souple qui essaie de ménager le gouvernement et les habitants de Redeyef en « regrettant les évenements survenus au bassin minier » , en appelant tout le monde « à faire preuve de sagesse et à bannir toute forme de violence pour faire prévaloir l’intérêt national ». Il ne dit mot du jeune abattu par la police et des nombreux blessés. Il ne condamne par conséquent nullement la répression du pouvoir à l’encontre des habitants du bassin minier comme il a fait la sourde oreille le long du combat de cette population du Sud qui dure depuis début janvier dernier. Et puis parler de sagesse, c’est vraiment se moquer du monde lorsque tout le monde constate depuis des années le règne de la répression et le banissement de toute forme de liberté par le pouvoir en place. Quant au PSL ( Parti social libéral ), il s’élève contre ceux qui « violent la loi, sèment l’anarchie et menacent la paix sociale », en leur accordant, magnanimement, le droit à la critique et à la protestation. Il désignent donc les habitants de Redeyef comme des fauteurs de trouble et les rend responsables des événements sanglants qui se sont produits dans la région. La responsabilité de la mort du jeune et des blessés graves ne l’émeuvent pas et comptent pour beurre. Mais oser parler du droit à la critique et à la protestation sous l’ère Ben Ali, c’est tout simplement de la pure hypocrisie puisque les dirigeants du PSL savent très bien que les droits civiques ne sont nullement respectés dans le pays. Ainsi donc, face à des événements graves et sanglants qui se sont déroulés à Redeyef, les trois partis reconnus de l’opposition , ayant strapontins au Parlement mais aucune base populaire et jouissant des largesses du pouvoir, ont fait, comme d’habitude, leur devoir de marionnettes et de soumis sans la moindre gêne ni scrupule. L’Histoire les jugera. Houcine.ghali@bluewin.ch  


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays   Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques 43 Rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr   Tunis, le 10 juin 2008  

* la vingt septième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Mannoubi Hamidane, a examiné aujourd’hui mardi 10 juin 2008 :

 
– l’affaire n°11095 dans laquelle sont déférés Mabrouk Khamassi, Ghazi Soula, Rached Ben Jaafar, Abdelmajid Bouslimi, Hichem Marsani, Hédi Maraouni, Ramzi Ouchtati, Elyes Hedhili, Haïkel Touati […] la commission de la défense était composée de maîtres Hédi Abbassi, Mohammed Ali Klibi, Kelthoum Zaoui et Samir Ben Amor. Le juge a décidé de repousser l’examen de l’affaire au 13 juin 2008 à la demande des avocats.   – l’affaire n°11307 dans laquelle sont déférés Taoufik Chendoul, Ali Amara, Khaled Raggad, Tarek Fathallah, Frej Mansouri, Ramzi Romdhani, Noureddine Dhifallah […] la commission de la défense était composée de Maîtres Béchir Sid (le bâtonnier), Jamel Mares, Noureddine Bhiri et Samir Ben Amor. Le juge a décidé d’examiner les demandes de mise en liberté et de fixer la date de la prochaine audience à l’issue de la séance. Pour la commission de suivi des procès Le secrétaire général de l’Association Maître Samir Dilou (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  


 

Tunesien braucht dringend demokratische Verhältnisse

 
Saïda Keller-Messahli (*) Tunesien gehört zum Maghreb – das heisst: zum Westen. Doch der herrschende Regierungs-Clan verwandelt das Land in einen islamischen Polizeistaat, schreibt Saïda Keller-Messahli Tunesien ist ein Land des Maghreb (arabisch: Westen). Man könnte meinen, jenseits des Mittelmeers, einer anderen Kultur zugehörig. Doch gerade als eines der maghrebinischen Länder gehört es auch zu jenem gemeinsamen Raum, den Bourdieu beschrieben hat: zum Mittelmeerraum. Dieser war schon immer ein Teil der europäischen Geschichte. Von der Antike bis heute. Tunesien hat sich in den letzten Jahrzehnten verändert, und diese Veränderungen müssen wir zur Kenntnis nehmen. Sie erschrecken. Als gebürtige Tunesierin reise ich oft dorthin, um meine Verwandten zu besuchen, und ich kenne das Land von innen her. Ein Besuch dieser Tage erweckte den Eindruck, das Land rücke von den eigenen Grundwerten ab, die es in den sechziger und siebziger Jahren geprägt hatten. Ich habe es als ein islamisch-pragmatisches, tolerantes Land gekannt. Heute scheint mir, eine entwürdigende Gier sei an die Stelle alter Werte getreten und widerspiegle die Gepflogenheiten des regierenden Clans im Umgang mit seinen Bürgern. Dies schafft ein Klima von gegenseitigem Misstrauen und Ressentiments, weit entfernt von den Lebenswelten des alten, bäuerlichen Landes und seiner Kultur, seinen Werten, die nur noch beschworen, aber nicht mehr geachtet werden. Noch heute gilt die Regierung für westliche Besucher als gemässigt; und diese gibt sich nach aussen auch tatsächlich liberal. Doch erschreckend viele Stimmen äussern im Land anderes. «Wo sind unsere Intellektuellen?», fragt mich ein einfacher Mann und antwortet gleich selbst: «Sie sind gekauft und somit zum Schweigen gezwungen.» Und er doppelt aufgeregt nach: «Hast du Verbindungen mit dem Ben-Ali-Clan, lebst du wie ein König: ausserhalb des Gesetzes, mit allem, was du dir wünschst. Bist du mit dem Clan nicht verbunden, kannst du dich zu Tode schuften, ohne je normal leben zu können.» Grosse Unruhe und Unzufriedenheit prägen die Stimmung im Land, nach aussen dringt nichts davon. Zwischen dem Dorf Metlaoui und der Stadt Gafsa werden wir von einer Gruppe Polizisten angehalten, kontrolliert und an der Weiterfahrt gehindert. Seit Monaten herrscht hier Unruhe, Arbeiter streiken, es gibt gewaltbereite Jugendliche. Der Polizist kann seine Sympathie mit den Streikenden nicht verbergen. Er habe die Anweisung, keine Touristen durchzulassen. Von den Unruhen soll niemand draussen erfahren. In Tunis[100] höre ich dazu den Kommentar einer jungen Frau aus betuchten Verhältnissen: «Die von Gafsa stiften immer wieder Unruhe.» Früher nahmen Regimevertreter gerne ein Bad in der Menge. Heute ist das nicht mehr denkbar: Beim Besuch des Staatspräsidenten Frankreichs – zeitgleich mit unserem Besuch – wurden in der Altstadt von Tunis[100] der Souk geleert und alle wichtigen Verbindungsstrassen zur Hauptstadt gesperrt. Der illegitime Präsident entfernt seine Bürger, wenn er einen Gast empfängt. Am Fernsehen sieht man Bilder vom gespenstisch entleerten Markt, und in jedem Laden steht anstatt des üblichen Durcheinanders je ein einsamer bewaffneter Polizist, der nach aussen ein Gefühl der Sicherheit vermitteln soll. Im persönlichen Gespräch distanzieren sich die Bürger ganz offen vom Präsidenten. Zwei Studentinnen in einem Vorort von Tunis[100] beklagen sich, sie könnten «sein» Bild an Gebäuden und Fernsehen nicht mehr ertragen. Ihre Reaktion ist typisch. Die Jugend träumt davon, ab ins Ausland zu fahren und frei leben zu können. Jene, die im Land bleiben, wählen eine andere Form von Exil. Nie sah ich in den Strassen von Tunis[100] so viele verschleierte Frauen. Es geht nicht um das Kopftuch, solches sah man auch früher oft, sondern um die abweisende, schwarze, integrale Körperverhüllung, wie man sie von Saudiarabien her kennt. Ich werde das Gefühl nicht los, dass Tunesien und vielleicht der Maghreb insgesamt abdriftet. Weltoffenheit ist nur in Form von Kleidung und Konsumismus simuliert, die Nähe zu Europa ist oberflächlich, das Wissen über Europa erschreckend abwesend. Ein gegen die Bevölkerung politisierender Polizeistaat begünstigt die Hinwendung zu rückwärtsgewandten islamistischen Werten. Im Innern der Menschen macht sich Bedrängnis und Bedrückung breit. Sie fühlen sich eingeklemmt zwischen einerseits den islamischen Erwartungen der Gesellschaft und deren Vorstellungen von Tradition, anderseits dem politischen Klima eines Polizeistaates, das keinen Raum für individuelle Artikulierung zulässt. Es wundert kaum, dass in dieser Atmosphäre der Angst, der schamlosen Bereicherung einiger weniger und der dafür notwendigen brutalen Repression das innere Exil als einzige Perspektive bleibt. Tunesien braucht dringend demokratische Verhältnisse – die Menschen rufen danach. Europa braucht einen demokratischen Maghreb. Es wäre ein Zeichen der Solidarität, wenn hier in Europa offen über die dortige politische Situation berichtet würde. Dort am schönen Strand liegen und sich vom orientalischen Phantasma leiten lassen, ist leider nicht genug. (*) Saïda Keller-Messahli, 50, ist Präsidentin des «Forums für einen fortschrittlichen Islam», der sich als Reformkraftin der Islamdebatte versteht. Sie war u. a. als internationale Beobachterin in Hebron, als Journalistin und als Gymnasiallehrerin tätig. Die gebürtige Tunesierin kam mit 8 Jahren in die Schweiz, wo sie seither lebt und deren Staatsbürgerschaft sie besitzt. Der Text entstand nach ihrer letzten Tunesien-Reise im Mai. (Source: « NZZ am Sonntag » (Hebdomadaire – Suisse), le 8 juin 2008)


 

La France, son despote et leur justice

Sihem Bensedrine

11 juin 2008 Beaucoup d’encre a coulé sur la visite d’Etat effectuée le 28 avril dernier en Tunisie par Sarkozy qui a suscité bien des interrogations. Cependant l’énigme de la mise en examen du neveu de Leila Ben Ali par la justice tunisienne pour «complicité de vol en bande organisée»* , à la demande de la justice française, quelques jours seulement après cette visite, est restée entière ; Depuis, une grande question taraude les Tunisiens: notre « justice » serait-elle devenue une « vraie Justice » ? Va-t-elle désormais établir son pouvoir sur tous les citoyens sans discrimination ? Est-ce –que l’heure est arrivée où tous ceux qui ont violé la loi en toute impunité, vont rendre des comptes ? Cela arrivera bien un jour, mais aucun indice ne permet d’affirmer que c’est le cas aujourd’hui ; et le régime de Ben Ali a encore de beaux jours devant lui. L’institution judiciaire, assujettie au rôle de serviteur des intérêts privés du clan au pouvoir, continue pour l’instant de couvrir d’un voile de légalité l’abus de pouvoir. Comment alors expliquer que la justice ait pu exercer son mandat sur un membre aussi puissant et visible du clan, qui s’est particulièrement illustré par de nombreux faits d’armes dans le domaine des abus de droit et des violences ; combien sont-ils ceux qui ont fait les frais de sa vengeance personnelle et ont été jetés en prison pour lui avoir résisté ? Quelques semaines plus tôt, à l’occasion de la campagne de condoléances présentées à la famille Trabelsi pour le décès de la mère de Leila, les biens nouvellement acquis par ce jeune âgé de 34 ans et qui ne possédait rien le jour de l’accès au pouvoir de sa tante, il y a 20 ans, sont remontés à la surface ; on y apprend qu’il est à la tête d’une holding, la « Med Business Holding » http://www.medbusiness-holding.com/societe/ , qui contrôle pas moins de 10 sociétés dans la promotion immobilière, la distribution des matériaux de construction, jusqu’au secteur agricole, où il vient d’acquérir dans des conditions controversées une propriété à Mornag de 100 hectares pour une bouchée de pain ( 200 mille dinars, soit 108 000 euros ). Cette campagne d’allégeance qui a couvert des pages entières des quotidiens tunisiens une semaine durant, a été une mine d’information et une source d’inquiétude pour les Tunisiens; Outre son caractère outrageusement servile et humiliant pour les citoyens, elle a permis de révéler l’ampleur de l’asservissement des institutions de l’Etat, des organisations nationales et des entreprises publiques; comme elle a donné une visibilité à l’étendue des domaines économiques contrôlés par le clan : services, construction, banques, agriculture, agroalimentaire, transport, hôtellerie (dont le plus influent est le groupe Karthago qui comprend entre autres Karthago Airlines, Koral Blue Airlines, Karthago Private Jet, Karthago Hotels, Karthago Travel Services et qui vient de prendre le contrôle de Nouvelair)…etc. Cette insolente démonstration de force fut stoppée après quelques jours, à l’initiative d’amicales recommandations sur le danger de potentielles réactions néfastes et aussi par crainte du mauvais œil ; et l’œil des Tunisiens était, il faut reconnaître, plutôt malveillant face à cette démonstration. Nul besoin d’être prophète pour deviner qu’on ne peut pas détenir un tel pouvoir, jouir d’un tel appui au sommet de l’Etat et être comptable de ses actes devant la justice. Un mandat international avait été lancé en janvier 2008 contre Imed et Moez Trabelsi (son frère) par le parquet d’Ajaccio pour leur implication dans le vol d’un bateau (http://www.kalimatunisie.com/article.php?id=713 ) appartenant à un puissant banquier proche de l’Elysée ; L’affaire aurait été probablement classée n’eut été la qualité de la personne lésée par ce vol ; Il semblerait que Ben Ali ait cédé à une demande de Sarkozy de voir la justice tunisienne « donner suite » à la commission rogatoire lancée par la justice française. Ce que l’on a pu constater, en tous cas, c’est qu’à peine l’avion présidentiel français avait-il décollé de Tunis Carthage que deux magistrats français (Risson et Thorel) arrivaient à Tunis pour interroger les personnes impliquées dans ce vol, et essentiellement Imed et Moez Trabelsi; Tout semble indiquer que la coopération du parquet tunisien faisait partie du deal conclu à Tunis : appui inconditionnel à Ben Ali contre collaboration judiciaire et sécuritaire ! On n’insistera jamais assez sur le fait que cette visite d’Etat du président de la France constituait un appui salvateur d’un poids significatif et sans précédent, au régime de Ben Ali, depuis son accession au pouvoir ; Sarkozy n’a pas été avare en compliments, déclarant, contre toute évidence, lors du dîner offert par son homologue tunisien : « Aujourd’hui, l’espace des libertés progresse. Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer. »; il précisera, néanmoins aux journalistes en off « « bien sûr qu’il n’y a pas de démocratie en Tunisie. Mais on n’y a pas les mêmes critères qu’en France » . Pas plus qu’il n’a ménagé son engagement politique et économique aux côtés d’un régime qui s’essoufflait et qui ne savait comment faire face à une crise économique et sociale qui pointait son nez à la faveur d’un contexte mondial récessif ; Les derniers événements de Gafsa et de Feriana en sont un révélateur et forment la partie émergée de l’iceberg. Bien sûr, la controversée « Union pour la Méditerranée », la lutte contre l’immigration illégale et le terrorisme étaient au coeur de cet échange de bons procédés, mais l’affaire de yacht volé faisait, sans nul doute, partie du package ; Ainsi Ben Ali s’est-il trouvé dans la fâcheuse position de mettre un membre du clan en posture de rendre des comptes ; raison d’Etat oblige ! Quitte à lui dresser les filets qui freineront sa chute ; et les filet étaient bien là : Imed Trabelsi est jugé par la justice de son oncle par alliance, bien moins regardante que la justice française ; et qui saura donner un aspect purement formel à cette poursuite. L’absence de Leila des cérémonies d’accueil de l’illustre hôte, officiellement excusée pour le deuil de sa mère, (en réalité elle se trouvait à Dubai) prends une tout autre éclairage ; celui de son opposition à la démarche de la justice française contre son neveu, en soi iconoclaste et dégradante; Gageons qu’on trouvera un bouc émissaire qui s’auto chargera du délit et innocentera l’impudent neveu ; ainsi tout le monde sortira gagnant dans cette affaire, illustration de ce que Sarkozy aime à nommer « contrat gagnant-gagnant » ; Justice aura été rendue au banquier privilégié et le neveu sortira blanc comme neige de cette affaire qui lui aura appris que, même dans le monde de la mafia, il y a des règles à respecter et des précautions à prendre. Le vrai perdant dans cette affaire, ce sont les Tunisiens qui se sont sentis, eux, doublement humiliés ; – Par la France et son président qui a envoyé un message à peine voilé de racisme politique, dont la substance serait « les Tunisiens doivent se satisfaire de leur « despote éclairé », parce qu’il est un bon serviteur des intérêts français et européens et ils doivent enterrer leurs aspiration à la liberté et mettre une croix sur un quelconque soutien à une éventuelle démocratisation de leur régime ». – Par Ben Ali, qui leur a encore une fois dénié tout droit à l’information, entourant cette affaire d’une opacité totale – seule l’AFP a rendu compte, laconiquement, de l’arrivée des 2 magistrats français- et démontré un haut degré de soumission à l’ancienne puissance coloniale, pourvu qu’elle l’aide à maintenir son pouvoir absolu sur ses « sujets ». Rappelons à ce propos, que plusieurs citoyens avaient fait une requête en Mai 2007, invoquant l’article 26 du code de procédure pénale – qui prévoit que des particuliers saisissent le procureur de la république de délits dont ils ont connaissance – demandant au parquet tunisien d’ouvrir une information judiciaire sur cette affaire qui éclabousse l’image de la Tunisie, ce qui ordinairement préoccupe la propaganda ; mais le greffe a refusé de l’enrôler. La France, qui préside le mois prochain l’Union européenne, devrait réfléchir à deux fois à cette version française de la politique néo-conservatrice, promue par l’administration Bush et qui a démontré sa contre productivité, outre le fait qu’elle commence à passer de mode. Le mépris et l’humiliation, loin de prévenir le terrorisme, alimentent la haine et la violence. Et c’est la stabilité et la sécurité, tant recherchées, qui sont mises en danger et fragilisées. ___________________ * Un mandat de dépôt a bien été émis contre Imed Trabelsi le 19 mai 2008, suite à son interrogatoire au Palais de justice à Tunis, mené par le doyen des juges d’instruction et en présence des 2 juges français, mais il n’a pas été exécuté et Imed Trabelsi n’a pas été conduit en prison, comme nous l’avions rapporté dans Kalima.
 

AFP, le 10 juin 2008 à 18h26

Kadhafi se déclare contre l’Union pour la Méditerranée

 
Par Imed LAMLOUM TRIPOLI, 10 juin 2008 (AFP) – Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi s’est déclaré contre le projet de l’Union pour la Méditerranée, lors d’un mini-sommet arabe qui s’est achevé mardi à Tripoli sans l’annonce d’une position commune sur cette initiative lancée par la France. « Nous sommes des pays membres de la Ligue arabe et aussi de l’Union africaine et nous ne prendrons en aucun cas le risque de déchirer l’unité arabe ou africaine. Il faut que nos partenaires (européens) comprennent bien cela », a dit le dirigeant libyen lors des travaux. « Si l’Europe veut coopérer avec nous, qu’elle le fasse avec la Ligue arabe ou l’Union africaine (…) nous n’acceptons pas que l’Europe traite avec un seul groupe » de pays, a-t-il ajouté. Vêtu d’une abaya traditionnelle et coiffé d’une chéchia rouge, Mouammar Kadhafi a monopolisé la parole à l’ouverture du sommet auquel ont participé les présidents syrien Bachar al-Assad, mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, tunisien Zine El Abidine Ben Ali, algérien Abdelaziz Bouteflika, et le Premier ministre marocain Abbas El Fassi. Plus virulent, le colonel Kadhafi a estimé que les projets économiques promis aux pays du sud de la Méditerranée étaient un « appât » et représentaient « une sorte d’humiliation » pour ces pays. « Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens pour qu’ils nous jettent des os », a-t-il lancé. « L’UE veille sur son unité et refuse sa division et l’initiative de notre cher ami (le président français Nicolas) Sarkozy a été rejetée fermement par l’Europe. La Ligue arabe n’accepte pas également de disperser ses rangs et de détruire son unité », a encore dit le dirigeant libyen. Pour lui, l’UPM est un « projet passager » voué à l’échec comme ceux du processus de Barcelone ou de la politique de voisinage de l’UE avec ses partenaires de la rive sud de la Méditerranée. Au sommet européen de mars, la France avait dû accepter que son projet se contente essentiellement de redynamiser un processus de Barcelone amorphe, et soit ainsi rebaptisé « Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée ». Le concept initial de Nicolas Sarkozy faisait participer uniquement, côté européen, les pays riverains de la Méditerranée. Le dialogue euro-méditerranéen de Barcelone a été lancé en 1995 par l’UE en direction des pays de la rive Sud. Outre les Palestiniens, il concerne neuf pays arabes. A l’issue de son discours, le numéro un libyen a invité ses pairs à une réunion à huis clos qui s’est prolongée ensuite autour d’un déjeuner. Les dirigeants arabes et leurs délégations ont pris les portes de sortie sans faire de déclarations. « C’est fini. Il n’y a plus rien », a lancé un responsable libyen à l’adresse des journalistes. Le sommet qui n’aura duré en tout qu’environ trois heures devait examiner l’adhésion des pays arabes au projet d’UPM, lancé par le président français et dont la proclamation est prévue le 13 juillet à Paris. « Il s’agit d’un sommet de concertations et il est peu probable que ses résultats soient annoncés », avait prévenu un diplomate arabe avant le début du sommet. Le 6 juin, lors d’un Forum des pays de la Méditerranée (Formed) à Alger, les pays arabes avaient demandé des « clarifications » sur la participation d’Israël à l’UPM. Le même jour, M. Sarkozy a affirmé que la présence d’Israël ne posait « pas de problème » à des pays comme l’Egypte, la Tunisie et le Maroc. AFP


Reuters, le 11 juin 2008 à 13h42 UPM – La France « maintient le dialogue » avec la Libye

 
PARIS, 11 juin (Reuters) – La France « maintient le dialogue » avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en dépit de son hostilité au projet d’Union pour la Méditerranée (UPM), a déclaré mercredi Luc Chatel. « Nous maintenons le dialogue avec la Libye parce que nous pensons que ce projet est important et qu’il faut que l’ensemble des acteurs concernés y soient présents », a dit le porte-parole du gouvernement lors du compte rendu du conseil des ministres. « Nous souhaitons qu’il y ait autour de la table l’ensemble des acteurs concernés par ce projet, qui est un projet majeur. La France a convaincu pas à pas ses partenaires en insistant sur le fait que c’était une avancée par rapport au processus de Barcelone », a-t-il ajouté. Le colonel Mouammar Kadhafi a dénoncé mardi le projet d’Union pour la Méditerranée, inspiré par la France, comme un « affront » pour les pays de la rive Sud. Le chef de l’Etat libyen s’adressait à ses homologues d’Algérie, de Tunisie, de Syrie et de Mauritanie réunis en mini-sommet à Tripoli pour mettre au point une position commune avant le lancement officiel de l’UPM le 13 juillet à Paris. L’UPM se propose d’améliorer la coopération entre les pays du nord et du sud de la Méditerranée dans les domaines du commerce, de la sécurité et de l’immigration, mais son mode de fonctionnement et son financement suscitent encore des points d’interrogation. REUTERS


Reuters, le 11 juin 2008 à 15h39

Maroc-Après les manifestations, la tension persiste à Sidi Ifni

 
par Rafael Marchante SIDI IFNI, Maroc, 11 juin (Reuters) – La tension restait vive mercredi à Sidi Ifni, quatre jours après la dispersion brutale par la police de jeunes manifestants qui bloquaient le port de pêche pour protester contre leur marginalisation économique et sociale dans cette petite ville du Sud marocain. Le gouvernement a démenti à plusieurs reprises que des manifestants aient été tués et des dizaines d’autres blessés lorsque les forces de l’ordre sont intervenues samedi pour mettre fin aux manifestations, qui duraient depuis une semaine. Tout au long du mouvement de protestation, suscité par le chômage et les difficiles conditions de vie dans la région, le port a été totalement paralysé et le poisson pêché a pourri sur place. De telles manifestations populaires se produisent de temps en temps au Maroc mais il est rare qu’on fasse état de morts au cours des affrontements. Plusieurs familles qui n’avaient plus de nouvelles de certains des leurs ont appris plus tard qu’ils avaient été arrêtés. Selon plusieurs témoins, les policiers, armés de matraques et appuyés par des chiens, sont intervenus tôt samedi matin pour disperser les manifestants, avant de mener des perquisitions dans la petite ville, située à 700 km au sud-ouest de la capitale, Rabat. L’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a affirmé que les forces de sécurité avaient pris à partie des habitants de Sidi Ifni dans la rue et même à domicile, faisant état de violences, de viols, de vols et d’insultes. RÉFUGIÉS DANS LES COLLINES Sur place, un photographe Reuters a déclaré que 200 manifestants environ s’étaient réfugiés dans les collines entourant la ville, désormais contrôlée par des centaines de membres des forces de l’ordre. « La colère gronde, surtout la nuit », a déclaré par téléphone à Reuters Aziz El Ouahdani, un moniteur d’auto-école de la ville. « Lundi soir, des manifestants sont descendus des collines pour lancer des pierres pendant une heure sur les forces de sécurité », a-t-il précisé. Les policiers ont lancé une contre-attaque en utilisant des gaz lacrymogènes et ont interpellé plusieurs jeunes, a-t-il poursuivi. Les forces de l’ordre ont ensuite mené des opérations dans les montagnes pour chasser les manifestants, qui se sont retirés plus loin, a déclaré Mohamed Essam, membre d’une association de défense des droits de l’homme. Pour le gouvernement marocain, il ne s’agissait pas de nier le droit à manifester mais il était nécessaire de dégager le port pour mettre fin à l’asphyxie économique de la localité et rétablir l’ordre. « A Ifni, les événements ont pris un tour plus dramatique qu’ailleurs parce que certaines personnes, des extrémistes, ont voulu politiser la crise », a déclaré à Reuters le ministre marocain des Communications, Khalid Naciri. Il a précisé que le calme était revenu dans la ville et que, si des excès avaient été commis par les forces de l’ordre, ils seraient sévèrement sanctionnés. REUTERS

AFP, le 11 juin 2008 à 06h14 Famille et école charpentent les réseaux islamistes d’Indonésie

 
Par Aubrey BELFORD NGRUKI (Indonésie), 11 juin 2008 (AFP) – L’école coranique Al-Mukmin compte parmi les plus radicales d’Indonésie: elle a formé des islamistes responsables d’attentats sanglants et pourtant elle n’a jamais été fermée par les autorités. Situé dans le village de Ngruki à Java, près de l’ancienne cité royale de Solo, ce pesantren (pensionnat islamique) a été co-fondé par le chef religieux intégriste Abou Bakar Bachir. L’école accueille 1.500 pensionnaires. Ses salles de classe sont ornées de posters glorifiant les martyrs islamiques ou de fusils d’assaut Kalachnikov découpés dans du carton. Le principal de l’école, Wahyudin, dément tout lien entre son établissement et la Jemaah Islamiyah (JI), réseau islamiste qui tente d’imposer un califat sur une partie de l’Asie du Sud-Est. Il a cependant envie d’aller rendre visite dans leur prison aux auteurs des attentats de Bali, qui avaient fait 202 morts au soir du 12 octobre 2002, dont une majorité de touristes étrangers. « Pourquoi les attentats de Bali sont-ils arrivés? C’était une réaction et non une action. (Leurs auteurs) ont éprouvé le besoin de défendre leurs frères et soeurs en Afghanistan, les pauvres, lesfemmes », dit-il. Bachir avait été reconnu coupable d’avoir pris part à la « conspiration » qui a conduit aux attaques de Bali, avant d’obtenir en décembre 2006 l’annulation de cette condamnation. La Jemaah Islamiyah a subi de nombreux coups sévères depuis 2002, avec des centaines d’arrestations, sans toutefois jamais apparaître démantelée. Selon Sidney Jones, une experte de l’islam radical en Asie du Sud-Est, la JI tente actuellement de remonter en puissance grâce à ses liens familiaux et le réseau de madrasas (écoles coraniques). « Contrairement à d’autres groupes djihadistes dans d’autres pays, les écoles sont un élément fondamental de l’appartenance à la JI », explique-t-elle. « Cela veut dire que même si vous décapitez totalement la direction, il reste une organisation structurée par des liens forts entre ses membres ». « Les écoles de la Jemaah Islamiyah et les familles sont les principales sources de soutien, cela ne peut être nié », confirme Taufik Andrie, un expert de l’activisme islamiste en Indonésie. Sans ce réseau, « la JI serait extrêmement faible comparé à son niveau actuel ». L’école coranique Al-Mukmin de Ngruki a été accusée par le gouvernement australien d’avoir formé une génération de terroristes. « Vous pouvez remonter chaque promotion de Ngruki depuis sa fondation et vous trouverez des personnes qui ont rejoint la JI », indique Sidney Jones. La promotion 1995 a une particulière mauvaise réputation. On y trouve Muhammad Rais, impliqué dans un attentat meurtrier ayant visé en 2003 l’hôtel Marriott de Jakarta. Sa soeur, Rahmah Rusdi, est la première femme de Noordin Muhammad Top, un chef islamiste malaisien activement recherché. On y trouve aussi Asmar Latin Sani, qui s’est lui fait exploser dans l’attaque contre le palace. Egalement pensionnaire en 1995, Salahuddin al-Ayubi purge une peine de prison pour avoir été le complice de Noordin Top. Sa femme Sarah a étudié à la madrasa Al-Mutaqin Al-Mutaqin de la ville de Jepara, une autre école radicale. Pour les fondamentalistes musulmans, « c’est l’école classique pour se trouver des épouses », souligne Mme Jones. Selon l’experte, les femmes contribuent à consolider et protéger les réseaux islamistes. « L’idée est de chercher une partenaire qui couvre la nature clandestine de l’organisation ». « Le mariage procure un bénéfice extrêmement stratégique pour étendre le djihad (guerre sainte islamique) », a écrit à l’AFP depuis sa prison Enceng Kurnia, condamné pour l’attentat contre l’ambassade d’Australie en 2004 à Jakarta. AFP

AFP, le 11 juin 2008 à 06h14 Hongrie: le pays des mille et une combines

 
Par Géza MOLNAR BUDAPEST, 11 juin 2008 (AFP) – Avec environ un millier de cas détectés officiellement par an, la corruption envenime encore la société hongroise, selon un rapport de l’ONG Transparency International (TI), alors que le gouvernement socialiste a promis une politique de « tolérance zéro ». Jusque récemment, billets glissés aux gendarmes permettaient de sauver son permis de conduire et d’échapper aux contraventions en cas d’infraction. Face à l’hécatombe sur les routes et la clémence des forces de l’ordre, des mesures draconiennes ont été introduites pour punir l’alcool au volant avec le retrait immédiat du permis et l’installation de caméras et radars le long des autoroutes. « Le nombre des accidents mortels a baissé de 37,8% lors des quatre premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2007 », a souligné le professeur de Droit Ferenc Kondorosi, représentant du gouvernement et responsable de ce programme de sécurité routière. « Mais le plus difficile est de changer la mentalité des gens », déplore-t-il. Selon les historiens les racines de la corruption remonteraient à la perte de la souveraineté territoriale de la Hongrie au milieu du 16e siècle. Dominés par la suite par les Turcs, la dynastie des Habsbourg ou encore les Soviétiques, les Hongrois ont appris comment déjouer le pouvoir central. Aujourd’hui indépendants et pleinement acquis à l’économie de marché les Hongrois connaissent toujours la corruption, note Transparency International dans son rapport publié lundi. « Une mauvaise répartition des ressources, une administration publique bureaucratisée à outrance et des réseaux de contacts basés sur des faveurs accordées mutuellement constituent toujours les raisons structurelles de la corruption » en Hongrie, selon TI. Ainsi il n’est pas rare de voir les médecins des hôpitaux publics se servir des infrastructures pour des interventions privées. Plus de trois Hongrois sur quatre (77%) trouvent normal, selon TI, de verser un pot-de-vin aux médecins du public pour des services qui leurs sont pourtant dus. Ailleurs, près de 40% des Hongrois estiment « normal de glisser quelques billets à des policiers, douaniers, employés du fisc ou fonctionnaires du cadastre pour s’éviter une amende ». Outre les « arrangements » avec les contrôleurs de parkings avec horodateurs pour qu’ils ferment les yeux, un autre phénomène apparaît couramment en Hongrie: les abus des cartes d’invalidité pour le stationnement gratuit. Vedettes de la télévision, Miss Hongrie, et autres jeunes gens bien portants se procurent ces précieuses cartes pour 40.000 forints (160 euros) par an auprès de la préfecture. Les « faux handicapés » utilisent les cachets de médecins décédés. Pour Andras Simor, président de la banque centrale MNB, la corruption à grande échelle vient du système « immoral » de financement des partis politiques. La Cour des compte n’examine que les rentrées déclarées par les partis et n’est pas tenue de consulter une source indépendante sur les dépenses réellementeffectuées. Cela induit la corruption et rend les appels d’offres pour les marchés publics onéreux, conclut M. Simor. TI chiffre le pourcentage des pots-de-vins lors des appels d’offres entre 3% et 25% du montant des contrats en jeu ce qui peut monter à 800 millions d’euros par an. Dans le cas de marchés publics, partis au pouvoir et opposition se partagent à 70% et 30% respectivement les sommes ainsi récoltées, selon TI. D’une manière générale constate l’ONG, le phénomène de la corruption est notamment « accentué par les problèmes financiers des autorités locales, les bas salaires des hommes politiques et fonctionnaires locaux, les mauvaises habitudes culturelles et le manque de volonté politique ». AFP

AFP, le 11 juin 2008 à 09h33 France: indemnisation rejetée pour avoir refusé la présence d’hommes lors d’un accouchement

 
 LYON (France), 10 juin 2008 (AFP) – Un couple musulman, qui réclamait des indemnités à un hôpital français pour la naissance d’un enfant handicapé, a vu sa demande rejetée et devra payer 1.000  euros de frais de justice, le père ayant refusé pour des motifs  religieux la présence de médecins hommes à l’accouchement. Dans un arrêt rendu mardi, la cour administrative d’appel de Lyon (centre-est) estime que « l’état de l’enfant est totalement imputable à l’attitude de M. Radouane Ijjou » et que le couple ne peut « rechercher la responsabilité (…) du centre hospitalier de  Bourg-en-Bresse » qu’il incriminait. Né le 8 novembre 1998, le petit Mohammed est handicapé à 100% à  la suite de complications neurologiques à sa naissance. Selon la cour, l’opposition du père de famille à toute présence  masculine a causé le handicap de l’enfant, en empêchant de faire les examens qui « auraient permis d’empêcher les graves complications  neurologiques dont a été victime le jeune Mohammed ». « Dès 9H40, la sage femme a appelé l’interne de garde et  invoquant ses convictions religieuses, M. Ijjou s’est, jusqu’à  10H10, physiquement opposé à toute présence masculine dans la salle  d’accouchement », relate l’arrêt. « Lorsque vers 10H10, après négociation, M. Ijjou ne s’est plus  opposé à l’intervention des médecins masculins, il était trop tard  pour commencer une césarienne et l’extraction de l’enfant a dû être  effectuée par application de forceps », poursuit la cour. La demande du couple avait été rejetée en première instance en  mai 2006 par le tribunal administratif de Lyon. Les époux avaient  ensuite saisi la cour administrative d’appel en demandant que le  centre hospitalier de Bourg-en-Bresse leur verse « une indemnité  provisionnelle de 100.000 euros et, à titre personnel, une somme de  10.000 euros ». AFP

 

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