10 juillet 2010

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3700 du 10.07.2010
 archives : www.tunisnews.net 


AISPP: Procès du 10 juillet

AISPP: Procès du 4 et 5  juillet

AFP: Journaliste tunisien condamné: les USA « inquiets » pour les droits de l’homme

AP: US troubled by sentence of Tunisian journalist who covered violent protests AFP: Tunisie: Huit Tunisiens condamnés pour « terrorisme » AFP: Tunisie: un parti veut l’arrêt des poursuites contre un journaliste condamné IOL:  Tunisia ‘dangerous’ for journalists

An open letter from journalist Fahem Boukadous sentenced to 4 years in prison Hend Harouni: La Police Civile Empêche Mon Frère de Sortir de Son Domicile Sous « Instructions » Hend Harouni: The Civil Police Prevent My Brother from “Leaving Home” Under « Instructions » Le Figaro: L’ex-Premier ministre analyse les causes de la crise financière et estime que seule la social-démocratie apporte des réponses.


Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques

43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com Tunis, le 10 juillet 2010

·         Aujourd’hui, samedi 10 juillet 2010, le jeune Kaïs Ben Hassen Ben Taïeb Aouissi, né le 12 février 1983, a été déféré en liberté devant la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, dans l’affaire n°20915 pour non révélation. Après l’appel de l’affaire, l’accusé a été interrogé. Il a nié les accusations portées à son encontre. Puis son avocat, maître Samir Ben Amor, a plaidé. Il a demandé un non lieu. Puis la séance a été levée pour le délibéré et le prononcé du jugement. Kaïs Aouissi avait fait opposition à un jugement prononcé par défaut le condamnant à une peine de quatre ans d’emprisonnement. ·         Samedi 10 juillet 2010, Mohammed Ben Ali a été déféré en liberté devant la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs. Après l’appel de l’affaire, l’accusé a été interrogé. Il a nié les accusations portées contre lui. Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 14 juillet 2010 pour les plaidoiries à la demande de son avocat, maître Chaker Alaouane. Le jeune Mohammed Ben Ali vivait en Italie et il est accusé d’adhésion à la cellule de Milan dont les membres ont été condamnés en Tunisie et en Italie. Pour la commission de suivi des procès politiques Le secrétaire général Maître Samir Ben Amor   (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


 

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politique

43 rue Eldjazira, Tunis Aispp.free@gmail.com Tunis, le 9 juillet 2010


  ·         Mercredi 4 juillet 2010, ont été déférés devant la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, dans l’affaire n°20445 : Ryadh Ben Mohammed Ben Lazhar Ben Mizouni Laouati, né le 15 mai 1979, Anis Ben Habib Ben Salah Sliti, né le 3 mars 1985, Mouaz Ben Hédi Ben Mohammed Haïzem, né le 18 octobre 1979, Nasreddine Ben Mnaouer Ben Taïeb Aloui, né le 8 août 1979, Ounas Ben Ali Ben Sadok Frigui, né le 29 janvier 1985, Karim Ben Amor Ben Mabrouk Marzouki, né le 21 juin 1973, en état d’arrestation Bilel Ben Mustapha Ben Abderrahmane Beldi, né le 24 juin 1979 et Sami Ben Béchir Ben Messaoud Bouras, né le 6 mai 1975, en fuite Pour incitation à la commission d’infractions terroristes, adhésion à une organisation ayant fait de la terreur un moyen de réaliser ses objectifs, tenue de réunions non autorisées, non révélation. Après l’appel de l’affaire, les accusés ont été interrogés. Ils ont nié les faits dont ils sont accusés. Certains ont dit  que les aveux enregistrés par la police leur avaient été extorqués sous la torture. Puis la commission de la défense composée de Maîtres Anouar Aouled Ali, Abderrahmane Kraïem, Fethi Mouldi et Abdelhamid Ammara, a plaidé. La commission du tribunal en suite prononcé le jugement qui suit : Ryadh Laouati, Sami Bouras et Bilel Beldi : 12 ans d’emprisonnement et 5 ans de contrôle administratif Le reste des accusés : 5 ans d’emprisonnement. Les jeunes qui ont été déférés sont arrêtés depuis octobre 2009. Ryadh Laouati, Sami Bouras et Bilel Beldi avait déjà été arrêtés en avril 2003 dans le cadre de l’affaire connue sous le nom de l’»Ariana » et avaient quitté la prison à titre conditionnel en 2006. Actuellement Bilel Beldi et Sami Bouras sont en Europe où ils ont demandé l’asile politique. ·         Jeudi 5 juillet, ont été déférés devant la seconde chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Abderrazak Ben Mena dans l’affaire n°20894 : Omar Ben Béchir Ben Hamida Romdhani, né le 4 mars 1987, Ahmed Ben Hassouna Ben Hédi Cherni, né le 18 février 1987, Bahaeddine Ben Ali Ben Khemaïs Amdouni, né le 7 décembre 1985, Tarek Ben Abdallah Ben Hamda Abbassi, né 20 mai 1985, Ramzi Ben Noureddine Ben Ammar Ayadi, né le 6 mars 1986, Karim Ben Ahmed Ben Salah KalaÏ, né le 29 juin 1975, Lotfi Ben Khalifa Ben Mohammed Elmay, né le 21 septembre 1981, Mohammed Ben Azzedine Ben Hassen Guenouni, né le 2 novembre 1980, tous en état d’arrestation, pour adhésion à une organisation ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, tenue de réunions non autorisées, et non révélation. Le tribunal a décidé de reporter l’audience au 23 septembre 2à&à à la demande de la commission de la défense constituée de Maîtres Abdelfattah Mourou, Abderraouf Ayadi et Samir Ben Amor. ·         Aujourd’hui, Mohammed Ben Naïb Bekkay et Oualid Ben Tahar Jarray, arrêtés depuis le 24 juillet * 2010 ont été déférés devant le juge d’instruction du 4ème bureau du Tribunal de Première Instance de Tunis, pour incitation à la commission d’infractions terroristes et tenue de réunions non autorisées. L’interrogatoire du jeune Mohammed Bakkay a eu lieu en présence de son avocat, maître Samir Ben Amor, tandis que l’interrogatoire du jeune Oualid Jarray a été reporté au 21 juillet 2010 à la demande de ce dernier qui voulait pouvoir mandater un avocat. Pour la commission de suivi des procès politiques Le secrétaire général Maître Samir Ben Amor * [sic], LT (traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, lT)


Journaliste tunisien condamné: les USA « inquiets » pour les droits de l’homme


[ 09/07/10  – 21H03 – AFP  ] Le Etats-Unis se sont dits vendredi « profondément inquiets » d’un recul des libertés en Tunisie après la condamnation d’un journaliste à quatre ans de prison. « Les Etats-Unis sont profondément inquiets d’un déclin des libertés politiques, notamment les sévères restrictions de la liberté d’expression en Tunisie », a indiqué un porte-parole du département d’Etat Mark Toner à des journalistes. Il a ajouté que les Etats-Unis étaient particulièrement « inquiets » suite à la condamnation mardi d’un journaliste de télévision, Fahem Boukadous, à quatre ans de prison pour « diffusion d’information de nature à troubler l’ordre public ». Les autorités tunisiennes ont affirmé mercredi que Fahem Boukadous a été condamné pour « infractions de droit commun », sans rapport avec sa pratique journalistique. L’Institut international de la presse (IPI) a dénoncé jeudi un climat de répression contre les journalistes en Tunisie, où ils risquent des intimidations voire la prison s’ils cherchent à informer sur la corruption dans leur pays, selon l’organisation.


US troubled by sentence of Tunisian journalist who covered violent protests


By: The Associated Press 9/07/2010 2:08 PM | WASHINGTON – The United States says it is troubled by the four-year prison sentence of a Tunisian journalist who covered violent protests over high unemployment in Tunisia’s Gafsa mining region. State Department spokesman Mark Toner also told reporters Friday that the United States is worried deeply about a decline in political freedom and severe restrictions on freedom of expression in the North African nation. A Tunisian appeals court this week upheld the sentence of Fahem Boukaddous, a correspondent for the satellite TV channel Al Hiwar Ettounsi. The reporter was accused of « broadcasting information likely to disrupt the peace. » Media advocacy groups and lawyers for Boukaddous say the charges were brought to punish him for doing his job.

Tunisie: Huit Tunisiens condamnés pour « terrorisme »


AFP 10 07 10 @ 16:07
 
Huit Tunisiens dont deux réfugiés en Europe ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 12 ans de prison ferme pour activisme islamiste et adhésion à un groupe « terroriste » non identifié, apprend-on samedi auprès de l’Association de défense des prisonniers politiques (AISPP). Trois des prévenus ont écopé de 12 ans de prison, parmi lesquels Bilel Beldi et Sami Bouras ont été jugés par défaut, les deux étant respectivement réfugiés en France et en Suède, a précisé l’avocat Samir Ben Amor. Un autre prévenu a été condamné à deux ans de prison, les quatre restants ayant écopé de cinq ans, une peine assortie pour tous d’une période de contrô le administratif de cinq ans, selon le verdict de première instance publié par l’AISPP. Ils ont été poursuivis pour adhésion à un groupe terroriste non identifié par l’accusation et pour « incitation à commettre des actes terroristes », en vertu de la loi antiterroriste, a dit l’avocat. Me Ben Amor, par ailleurs secrétaire général de l’AISPP, a précisé que les prévenus ont nié les charges retenues contre eux et affirmé devant le tribunal que des aveux leur avaient été arrachés sous la torture. Bilel Beldi, 31 ans et Sami Bouras, 35 ans, ont été emprisonnés en 2003 pour une affaire similaire et avaient obtenu leur libération conditionnelle en 2006, date à laquelle ils ont quitté la Tunisie pour demander l’asile en Europe. Selon des avocats et défenseurs des droits de l’Homme, plus de 2.000 Tunisiens sont détenus ou poursuivis dans des procès pour « terrorisme » ces dernières années. Lors d’une mission en janvier à Tunis, les rapporteur spécial de l’ONU pour la protection des droits de l’Homme dans la lutte antiterroriste Martin Scheinin a relevé des incohérences dans la loi antiterroriste, qui font que « dans la majorité des cas de simples intentions sont punies ».  


Tunisie: un parti veut l’arrêt des poursuites contre un journaliste condamné


AFP / 10 juillet 2010 21h00  
TUNIS – Le Parti démocratique progressiste (PDP, opposition) a exigé samedi l’annulation des poursuites contre le journaliste Fahem Boukadous et appelé à la nécessité d’une transition « pacifique » à la tête de la Tunisie. « Nous exigeons l’annulation immédiate des poursuites contre Fahem Boukadous condamné pour le seul fait d’avoir exercer son travail de journaliste », a dit Maya Jribi, Secrétaire générale du PDP, lors d’une conférence samedi à Tunis. Me Ahmed Nejib Chebbi, chef historique de ce parti –le plus radical de l’oppostion légale– a dénoncé des procès destinés, selon lui, « à faire peur aux journalistes », désignant Zouheir Makhlouf et Taoufik Ben Brik qui ont purgé récemment 3 et 6 mois de prison respectivement. Fahem Boukadous a été condamné le 6 juillet en appel à quatre ans de prison ferme pour « constitution d’une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et aux biens ». Pour ses défenseurs, il a été puni pour la couverture des manifestations sociales survenues en 2008 dans la région minière de Gafsa (sud-ouest) pour la chaîne satellitaire Al-Hiwar Ettounsi (Le Dialogue Tunisien). Les autorités judiciaires estiment que ce correspondant est impliqué dans ces troubles et qu’il a donc été condamné pour « des infractions de droit commun sans rapport avec ses activités journalistiques ». Elles ont affirmé vendredi dans un communiqué qu’il faisait partie d’un « groupe criminel » ayant endommagé des bâtiments publics et privés, installé des barrages routiers et causé des « blessures sérieuses » à des officiers, notamment par des jets de cocktails molotov. Le Etats-Unis se sont dits vendredi « profondément inquiets » d’un recul des libertés en Tunisie après sa condamnation et une délégation du Parti communiste français conduite par Marie-George Buffet a rencontré jeudi à Tunis l’épouse de Fahem Boukadous, hospitalisé depuis le 3 juillet à Sousse (centre). Le PDP, qui tenait une « conférence nationale sur l’avenir de la république » a en outre prôné une mobilisation pour une « transition pacifique » du pouvoir. Dans une déclaration écrite, cette formation rejette « la présidence à vie » et s’oppose à l’instauration d’un régime de type héréditaire en Tunisie. Elle propose des réformes pour limiter à deux le nombre de mandats à la présidence et garantir les libertés de presse, d’expression et d’organisation, ainsi qu’une loi d’amnestie pour les « prisonniers politiques ». Durant la conférence, les participants ont applaudi à un appel pour la libération de Sadok Chourou, ex-président du parti islamiste interdit Ennahdha. Le PDP a appuyé la candidature symbolique de son chef historique à la présidentielle d’octobre 2009 qui a été remportée à 89,62% des voix par le président Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 1987.

Tunisia ‘dangerous’ for journalists


Media watchdog IPI denounced on Thursday Tunisia’s treatment of journalists saying reporters were harassed or jailed if they exposed corruption. « The environment for all critical journalists, including those reporting on corruption, in Tunisia is oppressive and dangerous, » IPI director David Dadge said in a statement. « The Tunisian public has a right to know about corruption, but journalists who try to report on it in Tunisia face imprisonment, assault and harassment. » « Behind the facade of Tunisia’s economic development and warm ties with the West is an uncompromising stance on critical journalism, » he said. The statement came after a Tunisian court on Tuesday sentenced a television journalist, Fahem Boukadous, to four years in prison for reporting information deemed threatening to the public order. According to an IPI report published on Thursday, several other Tunisian journalists who had reported on corruption or criticised President Zine El Abidine Ben Ali or his family had also been harassed, assaulted or jailed, sometimes on fabricated or vague charges. These included « insulting behaviour towards an official » and « breach of accepted standards of good behaviour, » IPI said. Critical reports had also led to journalists’ blogs and websites being blocked and newspapers being banned, with some resorting to self-censorship as a result, it noted. – Sapa-AFP
 
Published on the Web by IOL on 2010-07-08 10:38:30


An open letter from journalist Fahem Boukadous sentenced to 4 years in prison


 
Everyone is certainly aware of what I have been experiencing throughout the week elapsed, as even though I was imposed a residency at the University Hospital of Sousse Farhat Hached since July 3, 2010 due to my exposure to an acute asthma attack, and even though my lawyer presented a hospital residency certificate, the Court of Appeal of Gafsa delivered a verdict against me that consists of four years of prison. This is a serious violation of the law and an attack on one of the pillars of fair trial. In parallel with this, my room at the Department of Chest Diseases at the hospital is surrounded by several police officers who tried more than once to influence the medical staff in order to get me out of the hospital, and they are looking forward to imprisoning me as soon as I leave the hospital. Therefore, I appeal to the public opinion, locally and internationally – foremost journalism, which I belong to – so that they know about my current dangerous situation. It is not a secret for anyone that I have been suffering from severe type of asthma in an advanced stage for 20 years, and that its successive crises exhausted my body and weakened its ability to endure. Indeed, my body is used to urgent interventions and doses of drugs that will not be available in jail. The lung rot and the blockage of breathing channels lead inexorably to the lack of oxygen levels in the brain and lose consciousness, which ushers me into a coma. Until now, accelerated artificial respiration has contributed to rescue me from certain death. Dragging me into the holds of prison, which I know very well, will double my suffering and complicate my health; I have previously experienced this situation. Indeed, prison is synonym of overcrowding, dirt, moisture, great number of smokers, and breathlessness –especially during the summer. Besides, the prison administration will surely intervene in my medical follow-up in prison, which is already slow, inefficient or usually inexistent. Being in this kind of situation is nothing but a death sentence. I am addressing to you this call. I bear the Tunisian authority the full responsibility of any health aggravation I will inevitably have, because leaving the hospital means going to prison/death. When I chose the profession of journalist, I chose the row of a free speech, clean and aligned to the truth, and I know very well the tax imposed on those who chose this approach, and I will not be less bold and courageous than those who preceded me in this path because I will not be embarrassed by unfair judgments and I will not avoid paying the tax, even if it is my life; let my life be a ransom for freedom and democracy.
Journalist Fahem Boukadous Correspondent for “Al Hiwar Attounousi” channel and “Al Badil” website University Hospital of Sousse Farhat Hached  


Urgent

La Police Civile Empêche Mon Frère de Sortir de Son Domicile Sous « Instructions »


Hend Harouni-Tunisie Tél. : 216-71.971.180 Au Nom d’Allah Le Clément et Le Miséricordieux & la Prière et la Paix Soient sur notre Prophète Loyal et Sincère Mohamed   Tunis le 10 Juillet 2010-29 Rajab 1431 Ce matin, le Samedi 10 juillet 2010 quatre (4) agents de la police se sont pointés à la porte de l’immeuble où habite mon frère Abdelkarim Harouni,  , ex-prisonnier politique , ancien Secrétaire Général de l’Union Générale Tunisienne des Etudiants (U.G.T.E.) et actuel  Secrétaire Général de l’Organisation « Liberté et Equité  » en sortant à la 1ère heure pour aller à son travail et lui ont demandé de ne pas sortir de son domicile toute la journée et quand il leur a demandé des explications ils ont répondu -et comme d’habitude – « ce sont les instructions »… (à  rappeler que les agents de la police civile sont toujours mobilisés à le surveiller  : 24h/24) Mais quand ces instructions  prendront-elles fins?. Cette pratique est complètement  illégale et c’est une vérité que personne dans cet univers  ne puisse en avoir le moindre doute , de même que ce qui précède  implique que mon frère Abdelkarim  est soumis  à une  assignation à résidence « et à ses propres frais »  ils l’obligent de rester chez-lui  et l’empêchent  d’aller travailler?…

Urgent

The Civil Police Prevent My Brother from “Leaving Home” Under « Instructions »


Hend Harouni -Tunisia Phone : 216-71971180 In the Name of Allah, The Clement and The Merciful & Prayer and Peace be upon Our Loyal and Sincere Muhammad Prophet Tunis on the 10th of July, 2010-29th Rajab 1431 This morning, Saturday 10th of July, 2010 at the first hour, while going to work, my brother Abdelkarim Harouni, ex- political prisoner, former Secretary General of the Tunisian General Union of  Students  (U.G.T.E.) and  present Secretary General of the Organization “Liberté & Equité” found four (4) civil police agents standing still at the building door of his place of residence and asked him not to leave his home all the day , he asked them for explanations they responded, and -as usual – « they are the instructions »… . (Reminder : the civilian police agents are always mobilized to control him: 24h/24). But when are these instructions going to end?. This practice is completely illegal and it is a truth that nobody in this universe can ever have the slightest doubt about it. Moreover, the above-mentioned implies that my brother Abdelkarim is under house arrest « at his own expense”; they oblige him to stay home and interdict him to go to work? …


Magistral Michel Rocard.. Interview lucide et d’une excellente profondeur analytique, audelà du positionnement de l’ancien Premier Ministre français, de ses deux intervieweurs et de l’orientation du journal. Et si nos médias offraient une tribune à nos anciens Premiers Ministres en vie, Si Rachid Sfar, Si Hédi Baccouche et Si Hamed Karoui, entre autres acteurs, pour livrer leurs analyses de la crise et leurs propositions, en fonction de leurs riches expériences différenciées, afin d’aider le Gouvernement et la Nation à comprendre et à mieux surmonter les effets néfastes de la crise qui étranglent notre Economie et menacent notre Société… En attendant, Al Hikmatou Dhallatou Al Mo’omin, Anna Wajadaha Fahoua Ahaqqou Annasi Biha(الحِكْمَةُ ظَالَّةٌ المُؤْمَنِ، أنَّا وَجَدَهَا فَهُوَ أَحَقُّ النَّاسِ بِهَا)…

A lire absolument,
Abdel Wahab Hani

L’ex-Premier ministre analyse les causes de la crise financière et estime que seule la social-démocratie apporte des réponses. 


 

 

LE FIGARO. – La crise financière ne semble pas terminée. Y a-t-il le feu ?

MICHEL ROCARD. – Il y a sérieusement le feu, mais nous ne comprenons ni pourquoi ni comment. Il n’y a pas de consensus international chez les gouvernants sur l’analyse de ce qui se passe et de ce qu’il faut faire. Or, aucun traitement n’est possible, si on ne pose pas d’abord un bon diagnostic. Je vis cette crise comme un danger inouï. Si on ne la traite pas, c’est le déclin du Bas-Empire romain qui recommence. Mais c’est aussi une fascinante aventure intellectuelle. La réponse à la crise est dans la science économique et chez les jurés du prix Nobel, bien avant d’être chez les gouvernants.

Est-ce une crise du capitalisme ?

Le capitalisme est une affaire formidable. Et c’est un social-démocrate qui vous le dit. Le marché est une invention géniale de l’humanité, car il est le fondement de notre liberté. Et tout système, qu’il soit théocratique ou communiste, qui visait à s’en séparer a assassiné les libertés.

Ce système n’est pourtant pas parfait…

En effet, le capitalisme est d’une immense efficacité et d’une abominable cruauté. Vers 1820-1850, avec la révolution industrielle, les gens travaillaient 4000 heures par an, soit dix-sept heures par jour, samedis compris, sans congés payés ni retraite. Le capitalisme est né dans la violence sociale: grèves, émeutes, répression. L’enjeu de la bagarre, c’était la baisse de la durée quotidienne des heures de travail. Les populations des pays développés – États-Unis, Europe, Japon – ont adopté le capitalisme, autant de gré que de force, en espérant que son efficacité permettrait de réduire sa cruauté. De fait, la durée du travail annuelle est passée de 4000 heures en 1850 à 3000 en 1900, 2000 en 1935 pour tomber à moins de 1550 maintenant. Et tout cela, sans que l’État s’en mêle, sauf en France où il a fallu en passer par trois lois maladroites et trop brutales.

Le capitalisme n’est-il pas en lui-même générateur de crises ?

Sur les premiers 150 ans, le capitalisme a connu des crises, d’inégale puissance, tous les dix ans. Elles marquent alors des ruptures vis-à-vis du plein-emploi qu’offre en temps normal le capitalisme. En 1929, le chômage en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Allemagne passe à près de 40% en six mois, tandis que la richesse produite baisse d’un tiers, et cela sans aides sociales. Les dégâts sont socialement énormes et entraînent un cataclysme politique, l’élection de Hitler en 1933. Ce qui est éclairant aujourd’hui, avec la montée du populisme dans certains pays développés. Tout désordre économique grave et continu produit des dégâts dans le corps politique.

Comment réguler le capitalisme ?

De fait, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, un accord au sein des pays développés va se faire sur trois régulateurs de principe. Le premier s’appelle la Sécurité sociale, c’est-à-dire l’assurance-maladie, l’assurance-chômage, les allocations familiales ou les retraites, et a favorisé le capitalisme en limitant la cruauté du système, mais aussi assuré des revenus déconnectés des aléas économiques. Dans les années 1950, la Sécu redistribuait le tiers de la totalité des revenus de tous les Français. Le second régulateur, issu des idées de Keynes, permet de limiter les mouvements cycliques et donc les crises grâce au budget et la politique monétaire. À partir de 1945, le keynésianisme inspire tous les pays développés et donne naissance aux Trente Glorieuses. Le troisième régulateur, le plus puissant, c’est le pouvoir d’achat. Henry Ford l’avait bien compris lorsqu’il disait: «Je paye mes salariés pour qu’ils m’achètent mes voitures.» Grâce à ces trois régulateurs, le revenu par habitant dans les pays développés va tripler en quinze ans. Les Trente Glorieuses ont offert aux pays développés le plein-emploi, une croissance rapide et régulière avec un début de resserrement de l’éventail des rémunérations et jamais de crise financière. Voilà de quoi nous sortons.

Pourquoi cela craque-t-il au début des années 1970 ?

Parce que l’on a cassé les régulateurs. Notamment le système international de change fixe qui donnait, via les accords de Bretton Woods signés en 1944, de la prévisibilité aux agents économiques, en organisant le système monétaire mondial autour du dollar avec un rattachement nominal à l’or. Toutefois, avec une monnaie qui domine le monde, les États-Unis vont vite entrer dans la spirale des déficits budgétaires. La guerre du Vietnam, très coûteuse, n’a pas arrangé les choses. Ces déficits entament le crédit des Américains sur les marchés financiers. Sous l’influence de Dick Cheney, dont le caractère maléfique se manifeste très jeune, le président Nixon décide de suspendre en 1971 la convertibilité du dollar en or. Le monde est envoyé à la pagaille internationale sous le beau nom de changes flottants, et donc des prix aussi. Face à la volatilité des changes et des prix des matières premières – pétrole, blé, riz… -, le monde du commerce cherche à se mettre à l’abri de ces risques. La science financière va ainsi inventer les produits dérivés: on s’engage à livrer des produits à des prix fixés à l’avance. Mais le marché, c’est le goût du gain par définition, mais aussi du lucre. Les marchés font une trouvaille géniale, le contrat annexe (qui fixe les prix et la date de règlement) va être déconnecté du contrat principal (qui traite de la nature du produit et de son volume). Il se crée ainsi des produits dérivés déconnectés de l’économie réelle et qui n’ont plus de limites physiques.

C’est la porte ouverte à la spéculation.

En effet. En 1970, pour un dollar qui circulait dans le monde pour des raisons commerciales circulait un autre dollar pour des raisons financières (prêts, emprunts, remboursements, achats d’actions). En 2006, le rapport était de 1 à 120, avec un volume quotidien supérieur à 20.000 milliards de dollars. Cette technique de produits dérivés repose sur le pari d’une croissance régulière des prix. D’où des bulles gigantesques.

Ce mouvement spéculatif a donné naissance à d’immenses fortunes.

C’est vrai. Le rêve américain devient justement: «tous capitalistes, tous propriétaires», le slogan électoral de George Bush. Les banques vont offrir des prêts immobiliers à tout le monde mais, au lieu de prendre une garantie sur la solvabilité de l’emprunteur, elles vont la prendre sur la valeur de la pierre. Là encore le système marche si on parie sur la hausse du prix des logements. En 2007, 1,7 million de familles, souvent avec de nombreux enfants, sont expropriées. C’est l’indignation collective. Mais pour retrouver l’équilibre il aurait fallu en expulser 3,5 millions. Toutes les banques américaines passent au rouge. Et, au lieu de provisionner leurs créances douteuses, elles inventent la titrisation de leurs prêts en les transformant en actifs transférables de banques à banques. Elles vont ainsi distiller des créances pourries dans le monde entier, même si la France a été à peu près sage. L’économie réelle est touchée, provoquant une mégarécession. Du coup, les États réagissent en accordant au système bancaire privé la garantie publique. Merci les contribuables! Ces garanties vont représenter plus de 75% du PIB aux États-Unis et en Grande-Bretagne et 36% dans la moyenne européenne. Ce cataclysme vient s’ajouter à deux ruptures inouïes dans l’histoire du capitalisme.

Lesquelles ?

D’abord, l’organisation des actionnaires sous forme de fonds de pensions et de fonds d’investissements extrêmement cyniques, puisqu’ils donnent la priorité au versement de dividendes sur l’activité même de l’entreprise. Cette pression du capital développe la précarité du travail et la pauvreté. En trente ans, on assiste au passage du plein-emploi à une population fragilisée qui atteint 25% de la population des pays développés. La seconde rupture est l’émergence d’une doctrine monétaire qui revient à de l’ultralibéralisme et peut se résumer à «moins l’État est là, mieux on se porte». Les pays développés ont privatisé et n’ont pas accru les impôts, ce qui a aggravé leur endettement public.

Cette absence de règles vaut également pour les règles éthiques. Or, le véritable libéralisme exige une éthique forte. L’ultralibéralisme est en fait antilibéral, car il refuse les libertés. La liberté, ce n’est pas la jungle. Résultat: les citoyens en ont assez. Le comportement électoral est devenu atypique, comme l’a illustré le non au référendum sur le traité constitutionnel européen. Le système démocrate est menacé. Et, il n’y aura pas de sortie de crise sans consensus électoral.

Comment sortir de la crise aujourd’hui ?

La social-démocratie mondiale est le seul milieu d’où est sortie une annonce de la crise, une capacité rapide d’en analyser les mouvements fondateurs et une culture politique et citoyenne qui peut proposer les éléments de régulation et de fiscalité en réponse. Voilà pourquoi je demeure furieusement social-démocrate. Ce n’est pas un hasard si tous ceux qui avancent des solutions à la crise sont des sociaux-démocrates: Dominique Strauss-Kahn, Gordon Brown, Barack Obama. Nicolas Sarkozy qui n’est pas économiste mais avocat, intelligent et travailleur, a su faire également preuve de pragmatisme. Le cas allemand est plus particulier. Angela Merkel est une grande dame très courageuse qui a vécu pendant trente ans sous le communisme et en a tiré des leçons. La première, c’est que les deux mots «gouvernement» et «communisme» sont à peu près synonymes. Au nom de la liberté, elle panique dès qu’elle voit le périmètre de l’action publique s’étendre.

Le Parti socialiste français peut-il se prévaloir de la social-démocratie ?

Le PS est trop en dehors du coup, car il n’a jamais vraiment accepté l’économie de marché. Sans doute à cause d’un trop grand voisinage avec le Parti communiste. La paralysie du PS fait qu’il s’interdit tout choix courageux. On l’a vu encore récemment avec la réforme des retraites.

Comment dégage-t-on un consensus ?

Les voies de sortie sont d’ordre financier. Il faut d’abord réadopter partout le Glass Steagall Act, loi américaine de 1933 abrogée en 1999 qui interdisait aux banques de faire des investissements avec l’argent de leurs dépôts. Ensuite un traitement fiscal des surrevenus qui fasse apparaître que, même s’il doit favoriser l’aisance, le capitalisme ne permet pas une multiplicité d’immenses fortunes. Ensuite, l’interdiction de tous les produits dérivés détachés des contrats d’économie réelle. Il faut en outre éradiquer les paradis fiscaux, puisqu’ils accueillent la moitié des immenses liquidités qui circulent dans le monde. Enfin, redonner du pouvoir d’achat aux salariés pour favoriser la croissance.

Faut-il avoir peur de la Chine ?

Non, la peur est mauvaise conseillère. Certes, le réveil de la plus grande civilisation du monde, après cinq siècles de sommeil, va certainement faire des dégâts. Mais dans cette crise, la Chine a été exemplaire de discipline civique mondiale: elle n’a pas perturbé les marchés tout en continuant à garantir le déficit américain. Elle y a bien sûr intérêt, mais la Chine n’a pas oublié Marx et elle sait lire la crise mieux que nous. Elle connaît ainsi le danger encouru pour les 2000 à 3000 milliards de dollars investis dans le Trésor américain. L’émergence prodigieuse de ce pays a deux conséquences dans le comportement public aux États-Unis. La première, c’est que le nom de la Chine n’apparaît plus sans être associé à celui de menace. La seconde est la peur qui se traduit dans le budget militaire américain. Du coup, la Chine se pose des questions stratégiques et affiche son besoin d’Europe. Contrairement à la Russie de Vladimir Poutine, la Chine joue le jeu des institutions mondiales. Je fais le pronostic qu’elle sera une démocratie dans cinquante ou soixante ans.

(Source: « Le Figaro » (Quotidien – France) le 9 juillet 2010)  

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