10 juillet 2009

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TUNISNEWS

9 ème année,N° 3335 du 10.07.2009

 archives : www.tunisnews.net  


Amnesty International: Tunisie. Une vague de répression s’abat sur les défenseurs des droits humains Liberté et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie AISPP: Nouvel appel contre la livraison de Tarek Herzi Détenu à la prison Cropper à Bagdad OLPEC: Tunisia: Academic sentenced to eight months in prison for posting a message on Facebook Juriste tunisien: Une rumeur qui vaut 8 mois de Prison AFP: Démarrage du festival de Carthage, Aznavour à l’affiche sur fond de canular Tekiano: Un Tunisien révolutionne la technologie médicale ? Le blog de Sami Ben Abdallah: M. Abdelaziz Agoubi: à propos de Mustapha Ben Jaafar, de l’opposition et du pouvoir en Tunisie

AFP: « Milliers de morts » au Xinjang (dissidente)


Amnesty International

 Tunisie. Une vague de répression s’abat sur les défenseurs des droits humains

Déclaration publique ÉFAI- 7 juillet 2009

 
À l’approche des élections présidentielle et législatives prévues en octobre 2009, Amnesty International s’inquiète du nombre croissant d’actes d’intimidation, de harcèlement et de brutalité perpétrés contre des personnes exprimant des opinions critiques vis-à-vis du gouvernement tunisien. Sur fond d’intensification de la répression contre les défenseurs des droits humains, notamment des avocats et des journalistes, par des agents de la sûreté de l’État au cours du mois dernier, Amnesty International insiste sur le fait que la liberté d’expression, d’association et de réunion est une condition préalable à l’instauration d’un débat libre, indispensable dans la période préélectorale et souligne que le mauvais bilan de la Tunisie en matière de droits humains ne doit pas être un sujet tabou. Amnesty International appelle les autorités tunisiennes à mettre fin au harcèlement et aux attaques menées contre les défenseurs des droits humains et à autoriser la tenue d’un débat libre sur la situation des droits humains dans le pays. Les défenseurs des droits humains en Tunisie sont confrontés à diverses formes de harcèlement par les autorités, notamment des filatures et une surveillance étroite de leurs bureaux et domiciles ainsi que le brouillage ou blocage de leurs lignes téléphoniques, de leur accès internet et de leurs courriels. Les membres locaux des organisations de défense des droits humains ont également été ouvertement mis sous surveillance des agents de la sûreté de l’État qui cherchent à dissuader et intimider les membres et sympathisants de ces organisations, ainsi que les victimes d’atteintes aux droits humains qui pourraient chercher à les contacter. Les avocats dénonçant des violations des droits humains sont également pris pour cible. Ils font l’objet d’une surveillance étroite, d’actes d’intimidation et de harcèlement. Leurs clients ou clients potentiels sont l’objet d’actes d’intimidation de la part des responsables de la sûreté de l’État qui font pression sur eux pour qu’ils changent d’avocat. Des campagnes de dénigrement sont organisées dans les médias contrôlés par l’État pour salir la réputation des défenseurs des droits humains. Des organisations indépendantes de défense des droits humains et d’autres organisations de la société civile se voient refuser le droit de se faire enregistrer légalement ou sont confrontées à des poursuites judiciaires à caractère politique qui paralysent pratiquement leur action. Au cours de ces dernières semaines, la répression contre les défenseurs des droits humains semble s’être intensifiée. Le 1er juillet 2009, Lotfi Amdouni, membre d’Amnesty International Tunisie et de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP) s’est vu empêcher de quitter son domicile à deux reprises. Les cinq agents de la sûreté de l’État encerclant sa maison lui ont dit agir conformément aux ordres qui leur avaient été donnés d’empêcher sa participation à l’Assemblée générale annuelle d’Amnesty International Tunisie. Ils l’ont mis en garde contre toute tentative de quitter son domicile. Au cours de la semaine passée, le domicile de Lotfi Amdouni a été ouvertement sous surveillance et des membres de sa famille ont fait l’objet d’actes d’intimidation et ont été interrogés sur leurs activités. Tout comme un certain nombre d’autres membres d’Amnesty International, il n’a pu assister à l’Assemblée générale annuelle d’Amnesty International qui a eu lieu les 4 et 5 juillet 2009. Depuis son retour en Tunisie, après un séjour en France et en Belgique en juin 2009, à l’invitation d’Amnesty International, au cours duquel il a rencontré des représentants des autorités et de la presse pour dénoncer la situation des droits humains en Tunisie, Mohammed Abbou fait l’objet d’une campagne de dénigrement dans la presse tunisienne. Le 23 juin 2009, les avocats et défenseurs des droits humains Radhia Nasraoui, Abdelraouf Ayadi et Abdelwahed Maatar ont été malmenés par les agents de la sûreté de l’État tunisiens à leur retour de Genève où ils avaient assisté à une conférence donnée par des exilés tunisiens pour dénoncer les atteintes aux droits humains en Tunisie. Ils ont été soumis à une fouille corporelle, leurs bagages et tous leurs documents ont été inspectés. Abdelraouf Ayadi, cinquante-neuf ans, a été bousculé, frappé, a reçu des coups de pied des membres des forces de sécurité alors qu’il se trouvait au sol ; quatre policiers l’ont ensuite soulevé de terre pour l’emmener dans un bureau où il a été fouillé et où ses bagages ont été inspectés. Après cette bousculade, les vêtements d’Abdelraouf Ayadi étaient déchirés et un de ses genoux saignait. Un agent de la sûreté de l’État a tordu le bras de Radhia Nasraoui lorsqu’elle a essayé d’appeler son mari et a fait tomber son téléphone au sol – son porte-documents, qui contenait son ordinateur portable, a aussi été jeté par terre. Abdelwahed Maatar a été insulté par quatre agents des forces de sécurité à l’aéroport de Sfax, giflé (ses lunettes se sont cassées en deux) et retenu pendant deux heures parce qu’il refusait de se soumettre à une fouille corporelle. Radhia Nasraoui, avocate et défenseure des droits humains, est la cible d’une campagne d’intimidation depuis quelques mois. Elle avait déjà subi une fouille corporelle et avait été insultée à l’aéroport à son retour de Paris le 19 mai 2008. Sa maison avait reçu la visite d’agents de la sûreté de l’État dans la nuit du 24 avril, les clés de la maison, de sa voiture et de son bureau avaient été volées alors qu’elle se trouvait à Kampala pour participer à la Conférence panafricaine des défenseurs des droits humains. Elle avait déposé plainte mais n’a pas eu de nouvelles depuis. Un autre défenseur des droits humains, Ammar Amroussia, a été agressé par six agents de la sûreté de l’État le 15 mai 2009 dans la ville de Gafsa où il était venu voir l’épouse de Adnan Hajji, prisonnier d’opinion (injustement emprisonné pour avoir été à la tête des manifestations qui ont éclaté dans la région de Gafsa l’année dernière). Un peu plus tard, le 21 mai, il a été empêché par la violence de rencontrer Radhia Nasraoui, son avocate, à Gafsa. Lors de la présentation d’un rapport du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) sur la liberté de la presse le 4 mai 2009, des journalistes connus pour être favorables au gouvernement ont interrompu la conférence de presse. Trois membres du bureau exécutif, proches du gouvernement, ont donné leur démission dans le but de provoquer de nouvelles élections et ont fait circuler une pétition, avec l’appui semble-t-il du ministère des Communications, appelant à la révocation des membres du bureau exécutif et réclamant une réunion extraordinaire pour élire un nouveau bureau. Des membres du syndicat ont fait l’objet de pressions et d’intimidation pour signer la pétition, certains ont été menacés de licenciement et une campagne de dénigrement a été lancée contre les membres du bureau exécutif du syndicat. Le début de la vague de répression actuelle remonte à janvier 2009, lorsque les autorités tunisiennes ont fermé la radio indépendante, Radio Kalima. Le 27 janvier 2009, des policiers en civil ont encerclé les studios de Kalima Radio qui avait commencé la veille à émettre par satellite. Après trois jours de blocus, les locaux de la radio ont été fermés et placés sous scellés et tout le matériel saisi. Plusieurs actes d’intimidation et de harcèlement ont été perpétrés au cours du blocus. Sihem Ben Sedrine, rédactrice en chef de Kalima Radio et défenseure des droits humains, fait l’objet d’une enquête pour avoir fourni des services de télécommunication sans autorisation préalable. Tous ces évènements s’inscrivent dans un contexte de violations des droits humains des défenseurs, notamment des avocats, journalistes et autres militants qui osent montrer leur désaccord avec le statu quo politique et dénoncent les atteintes aux droits fondamentaux des personnes en Tunisie. En juin 2009, tandis que Mohamed Abbou, avocat et défenseur des droits humains, était finalement autorisé à voyager après presque deux années de refus répétés, les autorités tunisiennes s’opposaient aux actions des défenseurs des droits humains par des actes d’intimidation et de répression, tout en affirmant à l’AFP que les défenseurs des droits humains, les membres de partis politiques et d’associations jouissent pleinement de tous leurs droits et mènent leurs actions sans rencontrer le moindre obstacle, qu’ils peuvent circuler et exprimer leur opinion librement. Amnesty International craint qu’en dépit de ces déclarations, les actes d’intimidation, de harcèlement et de répression ne se multiplient à l’approche des élections présidentielle et législatives dans le but de faire taire les critiques. Amnesty International appelle les autorités tunisiennes à respecter leurs obligations au titre de l’article 8 de la Constitution tunisienne et des articles 19, 21 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel la Tunisie est État partie, garantissant le droit à la liberté d’expression de réunion et d’association. L’organisation demande instamment aux autorités tunisiennes de mettre fin immédiatement à la répression de l’opposition et aux actes d’intimidation, de harcèlement et de brutalité contre les défenseurs des droits humains.  

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté et Equité Organisation de droits de l’homme indépendante 33 rue Mokhtar Atya Tel/fax : 71 340 860 Adresse électronique : liberte.equite@gmail.com Tunis, le 10 juillet 2009

Nouvelles des libertés en Tunisie

 
1) Dégradation de l’état de Ghaith Ghazouani, prisonnier d’opinion Le prisonnier d’opinion Ghaith Ghazaouani, incarcéré actuellement à Borj Er Roumi, souffre de douleurs aiguës à l’abdomen et au dos ; il est atteint également d’asthme chronique. L’administration de la prison a autorisé son hospitalisation à deux reprises la semaine passée à Bouguetfa à Bizerte puis  l’hôpital de Menzel Bourguiba car le premier de disposait pas de service spécialisé pour les pathologies abdominales, mais son état de santé a quand même empiré. […] 2) des prisonniers d’opinion renvoyés à Borj Er Roumi  L’administration des prisons et de la rééducation a renvoyé des prisonniers transférés ces dernières semaines de Borj Er Roumi à Mornaguia vers leur prison d’origine après qu’ils aient été interrogés à l’administration de la Sûreté de l’Etat au ministère de l’Intérieur, notamment Nidhal Boulaabi et Ramzi Ben Saïd. Pour le Bureau exécutif de l’Organisation Le Président Maître Mohammed Nouri   (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)  

Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour le Docteur Sadok Chourou Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 9 juillet 2009

Nouvel appel contre la livraison de Tarek Herzi Détenu à la prison Cropper à Bagdad

 
L’AISPP suit avec préoccupation la situation du jeune Tarek Ben Tahar Elouni Herzi, détenu depuis le 18 mai 2008 à la prison Cropper de l’aéroport international de Bagdad relevant de l’administration des forces d’occupation américaines en Irak. La famille Herzi a su récemment par l’intermédiaire de la Croix Rouge à Tunis, que leur fils était bien détenu à la prison Cropper et que dans des circonstances inconnues de l’association, il avait été amputé du pied droit, qui avait été remplacé par un pied artificiel. Les contacts avec son père se sont arrêtés depuis mai 2009. Tarek Ben Elouni Herzi est un Tunisien né le 3 mai 1982. Il a quitté la Tunisie pour l’Irak en 2004 et il a été fait prisonnier par les forces irakiennes et torturé avant d’être transféré à la prison de Cropper. L’association craint que les forces américaines ne le livrent aux forces irakiennes ou aux autorités tunisiennes […] La commission de suivi des procès politiques. (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

OLPEC

Tunisia: Academic sentenced to eight months in prison for posting a message on Facebook

 
9 July 2009  On 4 July 2009, Tunis’s Court of First Instance sentenced academic and rights defender Dr. Khedija Arfaoui to eight months in prison for “publishing false news liable to disrupt public order”, under article 49 of the Tunisian press code. Arfaoui is also a member of the Tunisian Association for Research and Development (AFTURD).  Arfaoui posted an article from a secondary source on her page on the social networking site Facebook, about the kidnapping of children in Tunisia. Persistent rumours about the kidnapping of children for organ smuggling have rocked Tunisia since May of this year, prompting the interior minister to call a press conference in which he formally denied the allegations.  Following this public statement, news of the arrest of the academic “responsible for spreading the rumours” was announced in all the state-run and private newspapers.  According to Arfaoui’s lawyers, the accused only learned of her 6 June trial date after reading it in “Echourouk” and “Le Temps”, newspapers owned by regime loyalists, on 31 May. She did not realise at first that the article was about her. She only received her court summons the day before her trial was scheduled to take place. Her defense team, meanwhile, had no access to her files during the first hearing; they were only made available two weeks later for her second trial, on 27 June. Similarly, the verdict was published in the newspapers on 4 July, before her lawyers were informed of the decision.  OLPEC: – considers this verdict to be unjust and out of all proportion with the act of sending a message on Facebook to a very limited number of people; a number of different media outlets had already reported the rumour and faced no consequences; the elements of a crime have not been met and the court has provided no proof of a link between the message posted by Arfaoui and the public rumours circulating;  – believes that the case against Arfaoui is politically motivated, that the court was influenced in its decision and that the relentless hounding of Arfaoui can only be explained by the government’s desire to make an example of her in order to stop a rumour that she did not even start, and which, for reasons still unknown, appears to be particularly troublesome to the authorities, who have now taken special security measures;  – believes that the charge of “publishing false news liable to disrupt public order” is without legal base, since the “public” to which Arfaoui addressed herself is restricted to a private group of several dozen Facebook “friends”;  – calls for all lawsuits against Arfaoui to be dropped and offers its full support to her;  – demands that corporal punishment for violating press laws be abolished. Sihem Bensedrine Secretary General, OLPEC  

Une rumeur qui vaut 8 mois de Prison  

La dame, professeur universitaire à la retraite, accusée de diffuser de fausses informations via le net (facebook) rapportant des cas d’enlèvement d’enfants et causant un trouble public s’est vue infligée une peine de 8 d’emprisonnement par le tribunal de 1ère instance de Tunis (8ème section pénale). En marge du droit et bizarrement, depuis l’annonce de l’arrestation de la dame, ces rumeurs ont cessé. La stupidité humaine n’est pas passée sans châtiment pour cette malheureuse dame instruite et cultivée. Il est clair aujourd’hui que le tunisien (qui découvre la toile un peu tardivement) n’a pas encore compris que ce qui se passe sur internet n’est pas présumé net et il ne l’est pas toujours. Comment ne pas comprendre que surfer sur la toile, y échanger des informations ou y écrire ne sont en fait que des actions humaines peu importe leur cadre. Le virtuel n’est pas l’imaginaire car malheureusement, il laisse des traces et la technique permet de tracer la route des auteurs de ces actions pour les atteindre. La dame en question s’est défendue qu’elle n’avait pas l’intention de causer de tel trouble. Elle s’est déclarée être de bonne foi. Hélas! Ça n’a pas suffit. Ce qui gêne un peu dans cette histoire, c’est la construction juridique de cette accusation-jugement. On sait très bien qu’en matière pénale, l’un des éléments clé de l’accusation c’est cet élément intentionnel. S’il fait défaut, le délit peut partir en fumé. Apparemment, ce mécanisme n’a pas joué en faveur de la dame et c’est l’effet de son action qui a déterminé le châtiment. Causer un trouble public de telle ampleur a provoqué l’éviction de pitié. On peut s’attendre à voir prochainement nos internautes peser le pour et le contre de leurs actions de manière préventive; y penser sérieusement et prévoir les effets mais est-ce la solution? D’abord, faut-il noter que l’envoi des informations sur le net n’est pas nécessairement une action volontaire. De petits programmes cachés ou des users malveillants peuvent usurper l’identité de la personne (par rapport à sa machine) et envoyer tant de données ou fichiers à sa place et en son nom. Dans ce cas, va-t-on continuer à inculper l’usager pour absence de diligence de sa part quant à la prise des mesures nécessaires pour se protéger? Ensuite, si quelqu’un qui envoi une information ce n’est pas nécessairement une preuve qu’il été animé de l’intention qui se dégagera après tant de relais fait de cette info par des milliers de gens après. Supposons que A envoi un message satirique à son ami(e) B lui disant “ça va faire boom” et que B transfère le dit message à C et ainsi de suite, il se peut que le comique disparaît en cours de route et laisse place à une Alerte. Si par malheur le boom se produit, A et le reste de la chaine doivent s’attendre au pire. S’est dire que chercher à établir la responsabilité des uns et des autres users de la toile sur les bases classique de la responsabilité (civile ou pénale) s’avèrera une recherche démesurée au besoin de sécurité individuelle et publique. Même si la sanction juridique doit rester un moyen de dissuasion contre toute action malveillante, la sensibilisation et l’éducation doivent prévaloir pour éveiller la conscience des uns et des autres et l’orienter au bon usage des nouvelles technologies d’information. Nos institutions d’enseignement omettent depuis des lustres l’éducation de nos enfants au respect du code de la route et le comportement civique du piéton à la différence des pays européens, par exemple, où des enfants sont initiés périodiquement à se comporter sur la voie publique dès 6 ans et même avant. Le résultat est là: nos adultes ignorent le code de la route et s’en fichent complètement alors qu’ils sont passibles de lourdes peines financières et autres. La récidive en cette matière est terrible. Aujourd’hui, un permis de conduire délivré est synonyme d’un permis de tuer. Idem pour l’internet. Si on n’éduque pas, un PC entre les mains est synonyme d’un accès au non droit. (Source : le blog de « juriste tunisien », le 6 juillet 2009) Lien : http://jurisitetunisie.com/blog/index.php/2009/07/06/une-rumeur-qui-vaut-8-mois-de-prison/
 

Démarrage du festival de Carthage, Aznavour à l’affiche sur fond de canular

10/07/2009 20:43 TUNIS (AFP) – Le 45è festival international de Carthage a démarré jeudi soir en Tunisie, avec en tête d’affiche le chanteur Charles Aznavour, victime d’un canular de la presse sur une prétendue retraite de l’artiste français. Aznavour se produira comme prévu le 21 juillet à l’amphithêatre romain de Carthage et les billets à 130 dinars (70 euros) sont épuisés, assure la direction du festival. Entre temps, le journaliste auteur d’une interview fictive annonçant une retraite du chanteur sur la scène de Carthage a été suspendu de ses fonctions au quotidien Assabah (Le Matin). « Il est suspendu en attendant la fin d’une enquête en cours » a indiqué à l’AFP, un responsable du quotidien arabophone qui a publié l’interview. Formellement démentie par Charles Aznavour, 85 ans, la rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre, provoquant indignation et colère de l’artiste. « Je n’ai jamais vu ce journaliste (…). C’est d’une malhonnêteté terrible. Je suis très en colère (…). Si on voulait me démolir, on ne s’y prendrait pas autrement », avait-il déclaré à l’AFP depuis le Liban, où il donnait un concert. « Les responsables dAssabah ont mené lenquête (…) et ont dû constater avec désarroi que le quotidien a tout simplement été piégé par son journaliste » avance le journal en ligne BusinessNews, dans un rare commentaire de l’affaire. Récital d’Aznavour confirmé, le festival a démarré sur une opérette célébrant le poète tunisien de la liberté Abul kacem Echebi (1909-1924) et se poursuivra jusqu’au 17 août. Sont prévus une trentaine de spectacles dont des concerts attendus de Patricia Kass, Cheb Khaled et Warda, la diva actuelle de la chanson orientale. Au programme également du jazz américain, une soirée africaine avec la Malienne Afel Bocoum et la Béninoise Angélique Kidjo, du chant Sarde et de la musique symphonique avec l’orchestre des 100 violons tziganes de Budapest. Pop, hip hop, folk, tango seront au rendez-vous de même que la musique de variétés et de tarab arabe avec des vedettes du Liban, d’Egypte et de Tunisie. Organisé depuis 1964 par le ministère de la Culture, le festival draine chaque été des milliers de spectateurs sur le site archéologique de Carthage, près de Tunis


Un Tunisien révolutionne la technologie médicale ?  

Un chercheur du laboratoire de l’université Aizu au Japon, a réussi à développer un nouveau système d’application qui risque de révolutionner complètement le domaine de la technologie médicale. Il s’agit d’un ingénieur… 100% tunisien.

Il était une fois, un tunisien au pays des samourais…Le professeur Abderrazek Ben Abdallah, ingénieur en biotechnologie, qui a inventé une nouvelle micro-puce sous cutanée, mesurant à peine quelques millimètres. Celle-ci serait capable, une fois implantée dans le corps humain, d’analyser différents signaux biologiques et de dresser un rapport complet sur l’état de santé du patient et ce, d’une manière instantanée. Reliée via une liaison sans fil à un établissement médical, elle serait en mesure de détecter, hormis les signes vitaux conventionnels comme la pression artérielle, la température du corps où la pression sanguine, diverses réactions chimiques pouvant se produire dans l’organisme.

Il s’agirait alors d’un moyen permettant par exemple de suivre l’évolution de certains malades à domicile et même de prévenir un quelconque arrêt cardiaque ou bien le décès de certaines personnes vivant seules. Ce nouveau système, qui en est encore à sa phase expérimentale, sera normalement opérationnel d’ici deux ans.

Il faut préciser que le parcours de M. Abderrazek Ben Abdallah est tout à fait atypique. Il débute à l’université de Sfax où il étudie durant deux années l’informatique. Avant de rejoindre l’université des Sciences et Technologies de Hua Zhong, en Chine, où il décrochera d’abord une maîtrise, puis un Master en Sciences Informatiques. Mais le périple asiatique de notre homme ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Il optera pour le Japon, et sera diplômé de l’université d’électro-communication Tokyo en 2002. Abderrazek Ben Abdallah, est, depuis l’année 2007, professeur assistant, au sein du laboratoire du Network Computing Laboratory à l’université de Haizu au Japon. Il y enseigne différentes matières relatives à son domaine de recherche, comme l’architecture embarquée des ordinateurs, les systèmes informatiques intégrés où encore, la technologie de circuits intégrés à très grande échelle (VLSI). Autant dire que notre ingénieur, à peine âgé de 43 ans et déjà docteur, a rapidement trouvé sa place au sein de la communauté scientifique nippone, qui comme chacun le sait, représente une des références mondiales dans les hautes technologies en général, et en électronique en particulier.

M. Ben Abdallah est d’ailleurs membre actif du WorkShop tuniso-japonais qui œuvre pour le rapprochement des deux pays dans plusieurs domaines scientifiques où chacune des deux parties apporte son lot d’expertise et de savoir-faire. Notre homme a pu, grâce à sa matière grise, se hisser au niveau de l’élite mondiale, pour faire honneur aux fils du Soleil Levant. Et à la Tunisie.

Samy Ben Naceur

(source: « tekiano.com » le 10 juil. 09)

lien:http://www.tekiano.com/informatique/informatik-news/3-4-792/un-tunisien-revolutionne-la-technologie-medicale-.html  


M. Abdelaziz Agoubi: à propos de Mustapha Ben Jaafar, de l’opposition et du pouvoir en Tunisie

 

En 2001, j’ai pu rentrer en Tunisie après 12 ans d’exil… À ma grande surprise, aucun de mes amis du Forum démocratique ne vint m’accueillir à l’aéroport. Incrédule et déçu, Je ne pus obtenir qu’un bref entretien à la sauvette dans un café. Je revins en France profondément inquiet Dans cette interview, M. Abdelaziz Agoubi revient sur l’évolution du Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail, son exil qui a duré 12 ans et son évaluation de la situation politique de la Tunisie. « Jusqu’à 1994, les opposants et les militants pour les droits de l’Homme se faisaient rares. La majorité de la classe politique ou des figures de gauche Tunisienne soutenaient la répression et déclaraient dans les conférences et aux ONG internationales que « tout allait bien ». La plupart d’entre eux ne veulent plus se rappeler cet épisode de leurs vies politiques » « J’ai pu avec des amis convaincre François Hollande le secrétaire général du PS de recevoir Mustapha Ben Jaafar et d’établir des relations de partenariat avec le FDLT » « Lorsque je suis rentré  à Tunis, j’ai reçu une invitation de la Police. Je fus reçu cordialement au Ministère de l’Intérieur pour soi-disant clôturer mon dossier » « J’accuse principalement la société civile tunisienne d’avoir cherché le blocage et le pourrissement de la situation plutôt que trouver des solutions aux problèmes auxquels était confronté notre pays » J’ai eu l’occasion de connaitre beaucoup des personnalités parmi eux Mr Mustapha ben Jaafar, Mr Moncef Marzouki, Mme Sihem Bensedrine, Mme Radia Nasraoui et bien d’autres. Avec mes amis, nous les avons défendus et nous avons participé à la médiatisation de leurs combats et leurs notoriétés. Ceci dit, j’étais souvent déçu par leurs comportements et déclarations en privé. Mr Mustapha Ben Jaafar avait déclaré par exemple –en ma présence- à des conférences de presses et à des amis français, qu’il n’était pas pour une ouverture totale du champ politique. Cela le desservait. Comme tous les autres, il est pour une ouverture politique qui servirait principalement ses intérêts. En France par exemple, mes amis et moi avions fait un travail énorme entre 1990 et 1995. A partir de 1995, avec l’apparition d’autres comités de défense de droits de l’homme, j’ai constaté que la première mission qu’ils se sont fixés, c’était de casser tout notre travail, de nous écarter comme si nous étions des adversaires ! Cette Interview a été revue et amendée par M. Abdelaziz Agoubi qui m’a fait parvenir le texte final par mail. Sami Ben Abdallah: Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous rappeler votre parcours politique ? M. Abdelaziz Agoubi . Je suis socialiste musulman. On peut être homme politique et croyant. Un démocrate musulman pratiquant connaît les limites. Il sait ce qu’il peut faire et ne pas faire. Il agit suivant ses croyances, fidèle à sa foi. Les croyants peuvent être de n’importe quelle tendance. Ils peuvent être de droite ou de gauche. Les partis politiques qui ne font pas mystère de leurs appartenances à telle ou telle religion ont toujours existé dans le monde, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis, … . Mais si les croyances sont admises en politique, le religieux reste du domaine de la sphère privée. Le pouvoir ne doit pas être remis entre les mains des religieux et le peuple ne l’acceptera jamais. La population tunisienne rejette tout intégrisme idéologique. Je suis convaincu que la solution viendra des démocrates musulmans en Tunisie. J’étais forcé à l’exile de 1989 à 2001. A partir de 1990, devant la répression que vécu le pays et les grands procès d’En Nahdha, j’ai fait partie de plusieurs comités qui se sont constitués en Europe et particulièrement en France. Sans fausse modestie, j’étais un militant actif. Notre travail consistait à participer à des manifestations, des rassemblements, à rédiger des pétitions, et des courriers pour alerter l’opinion internationale afin de secourir les victimes. Ceci dit, je n’ai pas appartenu à En Nahdha et je ne partage pas le projet politique de ce parti. Ce sont les violations des droits de l’Homme et le non respect des libertés qui motivaient mon engagement. Jusqu’à 1994, les opposants et les militants pour les droits de l’Homme se faisaient rares. La majorité de la classe politique ou des figures de gauche Tunisienne soutenaient la répression et déclaraient dans les conférences et aux ONG internationales que « tout allait bien ». Jusqu’à 1994, j’en ai croisé beaucoup dans les conférences internationales. La plupart d’entre eux ne veulent plus se rappeler cet épisode de leurs vies politiques. A partir de 1995, quand ils ont été à leur tour victimes de répression, ils ont rejoints l’opposition. A partir de 1995, avec d’autres militants, défenseurs des droits de l’homme, j’ai soutenu le droit du Forum Démocratique pour les Libertés et le Travail (FDLT) animé par Mustapha Ben Jaafar et d’autres dissidents du MDS, de se constituer en parti et d’obtenir la légalisation. C’est en 2001 que le FDLT obtiendra gain de cause après bien d’efforts et de sacrifices que nous avons consentis. J’étais en contact régulier avec le parti socialiste à travers mes amis de Ligue des droits de l’Homme à Lyon. J’ai pu avec des amis convaincre François Hollande le secrétaire général du PS de recevoir Mustapha Ben Jaafar et d’établir des relations de partenariat avec le FDLT. En 2001, j’ai pu rentrer en Tunisie après 12 ans d’exil. Depuis, je rentre régulièrement sans problèmes à ce jour. Ce n’est donc pas Mustapha Ben Jaafar qui avait pris contact au départ avec le Parti socialiste ? M. Abdelaziz Agoubi : Non, sans fausse modestie, je vous dis que c’est mon humble personne et mes amis qui ont tout arrangé. C’était le 10 décembre 1995 j’ai participé à la création d’un Comité Tunisien de Soutien au Forum Démocratique, Mustapha Ben Jaafar a présenté la première demande afin que le FDLT soit légalisé en avril 1994. Évidemment, l’autorisation de le créer lui fut refusée. En réalité de nombreuses personnalités à l’origine de l’initiative se sont vues retirer leur passeport et assigner à résidence. Pour tenter de mobiliser des appuis en France, je sollicitais le 11 décembre, une entrevue auprès du Directeur des Affaires Etrangères du Parti Socialiste, attirant son attention sur ces faits. J’ai été reçu et j’ai défendu le projet politique du FDLT que je sentais proche de mes idées politiques. J’ai eu alors l’occasion de lui exposer, de façon approfondie, les raisons de notre inquiétude et d’étudier avec lui les possibilités d’une initiative du parti socialiste français pour aider la cause de la démocratie en Tunisie. Depuis cette date, je suis resté en contact avec le Parti Socialiste et j’étais leur interlocuteur pour toutes les questions ayant trait au FDLT. Un jour, un ami du PS à Lyon m’a appelé et m’a informé que François Hollande allait recevoir Mustapha Ben Jaafar. Ce dernier est arrivé en France et a pu le rencontrer. Durant vos années d’exil, quel était votre plus mauvais souvenir ? M. Abdelaziz Agoubi : Il y en a beaucoup… mais le plus triste c’était le 17/09/ 1996. Je perdais mon père et l’entrée en Tunisie me fut refusée par manque de passeport qui a été confisqué par le gouvernement. Malgré les interventions de plusieurs de mes amis, qui sollicitèrent le régime par l’intermédiaire du Parlement Européen et du député Daniel Cohn-Bendit, je n’obtins aucune réponse. Le gouvernement fut fidèle à sa ligne de conduite, il garda le silence. Un Président d’une République Arabe avait dit un jour : « Un pays qui n’a pas de problème n’est pas un pays. Et nous grâce à Dieu, nous n’avons pas de problème. » La Tunisie est ainsi, elle garde le silence et traite ses problèmes en les ignorant. À mon grand désespoir, je ne pus donc assister à l’enterrement de mon père. Et pourtant, au travers de toutes mes actions, j’avais toujours et uniquement appeler au dialogue et à la réconciliation nationale. Quand vous avez rencontré pour la première fois Mustapha Ben Jaafar ? M. Abdelaziz Agoubi : J’ai le rencontré la première fois en 1993 à Paris et au mois d’avril 2001, j’invitais le Docteur Ben Jaafar, secrétaire général du Forum Démocratique Pour le Travail et les Libertés, à venir témoigner lors d’une conférence de presse à Lyon. En mai 2001, je suis intervenu avec mes amis auprès de François Hollande. Le parti socialiste s’engageait officiellement à ne pas entretenir de relations avec le RCD, parti au pouvoir, tant qu’il n’y aurait pas d’évolution dans le sens de la démocratie en Tunisie. Il reconnaissait le Forum Démocratique et le Conseil National des Libertés, parti d’opposition, comme un partenaire privilégié en Tunisie. Dans une interview à la presse française, je ne manquais pas de souligner l’avancée que représentais cette prise de position et le soutien qu’elle apportait à notre combat. En 2001, vous avez mis fin à votre exil ? M. Abdelaziz Agoubi : Oui. J’obtins le droit de rentrer en Tunisie grâce à un dialogue franc avec le pouvoir ainsi voyant s’achever un exil de plus de douze ans. Et c’était un début d’ouverture qui n’a pas durée longtemps a cause des problèmes à l’échelle internationale en 2001. Lors de ce voyage qui dura vingt jours, je découvris des changements radicaux en Tunisie. Certes les infrastructures avaient progressé, nous avions des routes et des équipements plus performants, l’eau courante, l’électricité ou encore le téléphone étaient entrés dans toutes les maisons. Mais la situation politique était toujours d’une incroyable complexité et la déchirure entre la société civile et la population tunisienne n’avait cessé de s’aggraver. À ma grande surprise, aucun de mes amis du Forum démocratique ne vint m’accueillir à l’aéroport. Incrédule et déçu, je décidais de rendre visite à ma famille dans le Sud tunisien. J’avais hâte de revoir ma mère qui avait déjà 90 ans. Lorsque je rentrais à Tunis pour répondre à une invitation de la Police. Je fus reçu cordialement au Ministère de l’Intérieur pour soi-disant clôturer mon dossier. Mon séjour touchait à sa fin, mais j’espérais encore rencontrer les membres de mon parti. Je ne pus obtenir qu’un bref entretien à la sauvette dans un café. Je revins en France profondément inquiet.
Et quelle était votre réaction ? M. Abdelaziz Agoubi : Ayant tiré les leçons de l’accueil reçu en Tunisie, après avoir estimé que ma mission était accomplie j’ai pris un temps de réflexion et j’ai décidé de quitter le Forum démocratique dès qu’il ait eu obtenu sa légalisation par le régime. Avec du recul aujourd’hui, quel regard portez vous sur le microcosme politique tunisien et ce que plusieurs appellent la « société civile ». M. Abdelaziz Agoubi : Je n’ai pas regretté le fait d’avoir milité ni pris des risques pour défendre les droits de l’homme et les libertés quand ils étaient violés. C’était un devoir que je devais faire envers mon pays et ma conscience. Je l’ai fait. Cependant, vous serez étonné quand je vous dirai que j’accuse principalement la société civile tunisienne d’avoir cherché le blocage et le pourrissement de la situation plutôt que trouver des solutions aux problèmes auxquels était confronté notre pays. Il y a une crise politique dans notre pays qui dure depuis des années. Cette crise a connu son paroxysme avec l’affrontement entre le pouvoir et En Nahdha. La répression était disproportionnée et le pouvoir assume une responsabilité indéniable. Cependant, En Nahdha en assume aussi une part de responsabilité aussi tout comme la majorité des gauches qui se sont tues, cautionné et parfois encourager la répression. Je ne suis pas contre le mouvement En Nadha, qui joue un rôle important dans la société, mais ce parti refuse de se livrer à une autocritique indispensable. Pourtant il gagnerait à éclaircir ses positions. Car ce mouvement à sa part de responsabilité dans la crise que nous vivons, bien qu’il n’ait jamais voulu reconnaître ses torts.
Il y a aussi cette société civile que je connais plus qu’elle ne se connaisse. Faut-il rappeler que dans sa majorité, elle a soutenu et cautionné la répression entre 1990 et 1995 ? Par ailleurs, J’ai eu l’occasion de connaitre beaucoup des personnalités parmi eux Mr Mustapha ben Jaafar, Mr Moncef Marzouki, Mme Sihem Bensedrine, Mme Radia Nasraoui et bien d’autres. Avec mes amis, nous les avons défendus et nous avons participé à la médiatisation de leurs combats et leurs notoriétés. Ceci dit, j’étais souvent déçu par leurs comportements et déclarations en privé. Mr Mustapha Ben Jaafar avait déclaré par exemple –en ma présence- à des conférences de presses et à des amis français, qu’il n’était pas pour une ouverture totale du champ politique. Cela le desservait. Comme tous les autres, il est pour une ouverture politique qui servirait principalement ses intérêts. Ne pensez-vous pas que vos propos sont motivés par la déception que vous sentez car vous avez été oublié du FDLT plutôt que par une analyse froide de la situation ? M. Abdelaziz Agoubi  Soyez sur que ma déception n’est pour rien dans le constat que je fais de la situation. En 2001, j’avais appelé à la réconciliation nationale et à organiser un dialogue avec le pouvoir au nom de notre mouvement qui est l’alliance démocratique tunisienne qu’on a créé en 1997. Mr Mustapha Ben Jaafar et ses amis m’avaient accusé de jouer le jeu du pouvoir. Le 30 mai 2009, c’est pourtant le même Mr Mustapha Ben Jaafar qui a appelé au dialogue avec le pouvoir et a reçu lors du déroulement du congrès du FDLT le vice secrétaire général du RCD. D’ailleurs je rappelle que de 2001 jusqu’à 2009, Mr Mustapha ben Jaafar a refusé d’organiser un congrès, de distribuer des cartes d’adhérents afin de continuer à contrôler le forum et éviter toute compétition interne. Ce n’est pas propre au forum. Tous les partis de l’opposition souffrent de ces pratiques anti-démocratiques. En France par exemple, mes amis et moi avions fait un travail énorme entre 1990 et 1995. A partir de 1995, avec l’apparition d’autres comités de défense de droits de l’homme, j’ai constaté que la première mission qu’ils se sont fixés, c’était de casser tout notre travail, de nous écarter comme si nous étions des adversaires ! Malheureusement, il n’y a pas de solidarité et de continuité dans le travail des oppositions, ce qui explique les échecs qu’ils enregistrent et le peu d’intérêt que leur réserve le peuple. Nombre de ces oppositions ne veulent pas que la situation politique en Tunisie s’améliore. Ce qui les intéressent, ce sont leurs propres intérêts personnels. Si la situation s’améliorait, ils perdraient ces intérêts et privilèges. Ceci dit, je n’ai pas perdu espoir dans les bonnes volontés des forces vives de notre pays ni dans ses jeunes, qui je l’espère, tireront des conclusions des erreurs des générations actuelles ou de celles qui les ont précédées. (Source : le blog de Sami Ben Abdallah, consulté le 10 juillet 2009) Lien : http://samibenabdallah.rsfblog.org

 

« Milliers de morts » au Xinjang (dissidente)

AFP /10/07/2009 La dissidente ouïghoure en exil Rebiya Kadeer a estimé  que des milliers de personnes pourraient avoir été tuées au cours des récentes violences ethniques dans la région chinoise du Xinjiang, peuplée de 8,3 millions d’Ouïghours, des musulmans turcophones. Rebiya Kadeer, qui dirige le Congrès mondial ouïghour, a jugé difficile d’obtenir un bilan global des affrontements. « Selon des informations non confirmées obtenues sur le terrain, le nombre (de morts) est supérieur à 1.000 et certains disent 3.000 », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse au siège du Congrès à Washington où elle est exilée. Elle a ajouté que des personnes avaient été tuées pas seulement dans la capitale du Xinjiang, Urumqi, mais aussi à travers cette vaste région du nord-ouest de la Chine, soulignant qu’il y avait eu des « tueries de masse dans différentes villes, comme à Kashgar ». Elle a estimé que 5.000 autres personnes avaient été incarcérées. Le gouvernement chinois a fixé le bilan de ces émeutes ethniques à 156 morts et plus de 1.000 blessés dimanche à Urumqi, où, selon Pékin, les Ouïghours, principale minorité du Xinjiang, ont attaqué les Chinois de la majorité ethnique Han.

 

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