10 février 2003

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TUNISNEWS

3ème année, N° 996 du 10.02.2003

 

Tunisie : comment s’enrichit le clan Ben Ali ? Divulgation à Tunis d’un premier état dela fortune conjointe de Leïla Ben Ali, de son frère Belhassen et de son gendreJilani

De notre correspondant à Tunis

Nouri Hendaoui

Ça y est ! Abdelqahhar, pseudonyme sous lequel, comme on le sait, un groupe depersonnalités de l’intérieur du régime tunisien a décidé d’alerterl’opinion tunisienne et internationale (Le Matin du 18 novembre) sur « L’étatde déliquescence du régime tunisien » et à qui on doit déjà ladivulgation (la même édition du Matin) du plan de l’épouse du Présidenttunisien pour mettre son mari en otage, vient de révéler ce qu’il qualifie de« premier état de la fortune conjointe de Leïla Ben Ali, de son frèreBelhassen et de son gendre Hédi Jilani ». On sait aussi que ce dernier a étévictime d’une expédition punitive qui porte, selon les journaux on linetunisiens, la signature caractéristique de Ben Ali lui-même (Le Matin du 6janvier). Hédi Jilani, patron des patrons tunisiens, étant dans le plan de LeïlaBen Ali le remplaçant potentiel de son mari.

Comme d´habitude, Abdelqahhar utilise d’abord le mensuel du mouvement démocratiquetunisien L’Audace pour lâcher ses bombes.

Les photocopieuses accomplissant ensuite leur efficace mission de relaisde sorte qu’en très peu de temps, l’opinion publique tunisienne est dûmentinformée. Et c’est exactement le même procédé qui porte à la connaissancedu public tunisien les articles du Matin désormais très attendus à Tunisparce que jugés « sérieux et crédibles ».

Ce « premier état de la fortune conjointe » des trois personnages révèle,clarifie, synthétise et complète ce que les Tunisiens savaient par bribes oupar ouï-dire. En voici la fidèle reproduction. Commerce international Exportation en dehors de toute contrainte ou obligation douanière decamions (de marque internationale) et de véhicules lourds en direction de laLibye et de l’Irak en association avec Hamadi Touil. Transport aérien Compagnie d’aviation privée (Karthago Airlines) dotée d’une flotte de deuxavions et de quatre autres déjà commandés et achetés en leasing. Lacompagnie nationale Tunis Air a déjà cédé à cette compagnie l’essentiel deses activités charter qui sont, elles, rentables. Agroalimentaire La plus importante industrie de produits laitiers (Inesfood, Candia,Laino) en association avec l’ancien garde du corps de Ben Ali, Larbi Aïssa etson fils. Une société qui s’est distinguée jusqu’à ce jour par des pratiquesmafieuses de la pire espèce : des centaines de fournisseurs de lait ont faitfaillite faute d’avoir été payés dans des délais raisonnables. Tourisme Chaîne d’hôtels Karthago à Djerba, Sousse, Hammamet et Sidi Bou Saïd. L’Etatvient de leur céder en outre les parts qu’il détient dans la plus grande chaînehôtelière du pays, Abounawas, et qui pèse à elle seule plusieurs centainesde milliards. Immobilier Lotissements à Gammarth et à Monastir en plus d’un grand immeuble à la rueAlain-Savary. Agriculture Cession par l’Etat à presque tous les membres de la famille des fermes allantde 1 200 à 2 500 ha dans le cadre des sociétés de mise en valeur et de développementagricole. Finances Création d’une compagnie de leasing et de prise de participation au sein de laBIAT (Banque internationale arabe de Tunisie), la plus importante banque privéedu pays au nom de Hédi Jilani et Belhassen Trabelsi. Marchés publics Le plus récent des marchés publics qu’ils se sont d’autorité octroyés estcelui accordé au deuxième opérateur GSM avec un gain net estimé à 13millions d’euros de commission pour Leïla Ben Ali. Grande distribution La société Batam et sa filiale Bon Prix. Hédi Jilani ayant étél’architecte des multiples opérations boursières qui, par un simple jeu d’écriture,ont surévalué les valeurs nominales de ladite société lui permettant, entreautres, d’engranger des sommes considérables avant que les lois du marché nese referment sur la société et la conduisent à la préfaillite.

Heureusement que Abdelqahhar a pris soin de préciserque ce n’était là qu’un « premier état ». Ce qui laisse entendre qu’il y en aura d’autres.Les commentaires recueillis jusqu’ici auprès de ceux « qui savent » estimentà l’unisson que ce premier état « n’est qu’un fragment d’un tout encore plusahurissant, en ce qu’il ne fait pas état de l’immense fortune qu’ils ont miseà l’abri à l’étranger soit sous la forme de biens immobiliers, soit dans descomptes secrets dans les banques suisses principalement ». Heureusementaussi que Abdelqahhar a annoncé « la préparation active » d’un autre état,concernant cette fois la fortune du clan d’en face, celui de Ben Ali, de ses frèreset surs, sinon il aurait été soupçonné d’être le sous-marin d’un clancontre l’autre. Une mafia et un parrain : Ben Ali Quoi qu’il en soit, pas une seule voix ne s’est élevée pour contesterla véracité des données et des informations contenues dans ce premier état,lequel constitue déjà le principal sujet de « débat » aussi bien dans les salons de l’élite que parmi le large public.Nous vous faisons grâce des commentaires typiquement tunisiens que la lecture méticuleuseet répétée de ce texte a fait fleurir : un mélange de railleries, d´autodérision,de fatalisme et de sourde révolte.

Le mot qui vient fréquemment dans la bouche de l’écrasante majoritédes personnes avec qui nous avons pu évoquer « le sujet de l’heure » étantcelui de « mafia ». Un concept qui ne met pas hors d’atteinte Ben Ali lui-même.Au contraire. Les journaux on line tunisiens (Tunisnews, Tunizine etTunisie 2000) ainsi que des leaders de mouvements d’opposition comme Marzouki etHammami désignent comme unique et omnipotent « parrain de cette mafia » BenAli lui-même.

L’analyse de ce premier état montre, par ailleurs, que cette « mafia »- pour reprendre la terminologie tunisienne – a investi les plus juteux desjuteux secteurs de l’économie tunisienne. La substantifique moelle ! Il révèle,en filigrane, le dessin d’un plan de contrôle de la veine jugulaire même ducorps économique du pays. 

Commençons par le secteur bancaire.Les trois « partenaires » ont mis leur grappin sur la plus prospère et laplus performante banque privée du pays : la BIAT (Banque internationale arabede Tunisie). Ils ne s’y sont pas pris par quatre chemins.

Première étape: une sournoise campagne d’intimidation contre les promoteurs et dirigeantssfaxiens de ladite banque qui a fini par la mise à l’écart de son fondateur etmentor, un des hommes les plus crédibles et les plus respectés du pays,l’ancien ministre de l’Economie et des Finances de Bourguiba : Mansour Moalla.

Deuxième étape: le duo Jilani-Belhassen, sous l’impulsion et la protection de Leïla, demandetout de go à l’un des principaux actionnaires de la banque, et qui est en mêmetemps un des plus puissants hôteliers du pays, Aziz Miled, de lui céder sesparts dans le capital de la banque. Se croyant autant puissant que ce duo -n’est-il pas le généreux bailleur de fonds du RCD, parti au pouvoir, et descampagnes présidentielles ? , il refusa net. Mal lui en prit. Il recevraquelque temps plus tard une convocation de la police pour répondre del’accusation de « financement des activités islamistes ». En fait, Miledn’avait fait que contribuer à un fonds de construction d’une mosquée, projetpiloté par les autorités locales de la ville dont il est originaire :Kairouan. Cuisiné pendant plusieurs heures comme un vulgaire malfrat, il gardejusqu’à ce jour les séquelles psychiques de cet inattendu traumatisme. Il a detoute façon compris le message. Il cédera, immédiatement après soninterrogatoire, ses parts au satanique duo et à leur valeur nominale, de surcroît! Le duo pourra ainsi poser pied dans le conseil d’administration de la banqueet imposer rapidement le beau frère par alliance de Jilani, le banquier ChakibNouira, comme président de la banque. La BIAT est maintenant sous leur coupe.Ils en font ce qu’ils veulent !

Prenons ensuite le secteur du transport aérien.Le frère de Leïla, Belhassen, fonde une compagnie d’aviation privée (KarthagoAirlines) dotée pour démarrer de deux avions Boeing. Commencera dès lors unimplacable processus de délestage de la compagnie nationale de transport aérienTunisAir de ses rentables activités au profit de Karthago. Ainsi l’activitéfret, l’activité charter et le département catering sont cédés à des sociétésprivées contrôlées par la famille régnante et qui confluent toutes vers lacompagnie privée de Belhassen Trabelsi (l’activité fret est cédée à SlimZarrouk, gendre de Ben Ali). Résultat : le quotidien progouvernemental Essabah- nous disons bien progouvernemental – révèle dans son édition du 17 janvierque Tunis Air, déficitaire du montant astronomique de 120 millions d’euros, estmenacée de disparition. Ce serait en tout cas inévitable si la guerre contrel’Irak avait lieu. Personne, à Tunis, ne doute que tel est l’objectif desTrabelsi : provoquer, sans état d’âme, la faillite de la compagnie nationalepour que Karthago puisse monopoliser, de fait, la transport aérien à partir eten direction de la Tunisie. Rappelons que le pays reçoit en moyenne près decinq millions de touristes. Faites le compte ! Chantage et intimidation Pour les Tunisiens, cette fortune est « d’origine criminelle »parce que fille du « haram ». « Elle n’est que le fruit d’un banditismed’Etat. Racket organisé, transgression des lois du pays et celles du marché,extorsion, trafic d’influence, telle est la panoplie des outils d’acquisition decette fortune. » Aucun scrupule ne semble les avoir dissuadés, enplus, de recourir comme on l’a vu à l’intimidation et au chantage contre tousceux qui s’aventurent à se mettre au travers de leur insatiable rapacité.

« L’Etat, ses rouages et ses institutions sontouvertement et cyniquement instrumentalisés pour mettre les richesses du paysen coupe réglée », commente un professeur d’économie.Quel banquier oserait en effet leur refuser un crédit, au montant toujoursfaramineux, sur simple présentation d’une carte de visite ? Quel ministre ouchef d’administration se hasarderait à leur rejeter une demande de quelqueautorisation ou de quelque permis que ce soit ? Et quel maire ou conseilmunicipal commettrait l’imprudence de s’opposer à leur céder, pour des prixsymboliques, un terrain – toujours rare – sur lequel ils auraient jeté leur dévolu? Hamouda Belkhoja, maire de la cité bourgeoise de La Marsa, fut en 24 heuresdestitué de son mandat par un conseil municipal réuni en urgence pour avoirfait acte de respect de la loi au détriment d’un caprice de Leïla qui voulaits’octroyer un espace interdit à la vente. Tandis que Mohammed Bouaja, P-DG dela banque UIB, connut le même sort, toujours en un tour de main, pour s’êtreavisé de réclamer le remboursement d’un prêt à l’un des Trabelsi. Cespratiques et ces faits nous ont été authentifiés, en catimini bien sûr, partous ceux qui gravitent autour des proches cercles du Pouvoir, même s’il leurest pratiquement impossible d’en fournir des preuves concrètes.

Les techniques de dissimulation et les artifices illicites auxquels arecours une catégorie du monde du business (société-écran, blanchiment, prête-nom)font que les fauteurs réussissent en général à ne laisser aucune tracesusceptible de les incriminer.

Il reste néanmoins du domaine du tangible et duvisible que les Trabelsi étaient, avant que Leïla ne devienne la maîtressepuis l’épouse de Ben Ali, des gens de très petite condition sociale. Les voicipropriétaires, quelques années seulement après l’accession de Ben Ali à laprésidence, d’hôtels, de banques et d’avions.

Quant à Hedi Jilani, il est certes fils d’un prospère commerçant detextile, mais les biens qu’il a hérités, raisonnables, sont sans aucunecommune mesure avec l’immense fortune qu’il s’est constituée à coups defaramineux crédits sans garantie que lui ont consentis les banques d’Etat(l’affaire de Lee Cooper) ou de simples opérations boursières artificiellesqui lui ont permis d’engranger des milliards par un simple jeu d’écritures(l’affaire Batam). En 1994, les agios de ses crédits bancaires lui furent effacéspour avoir contribué au financement de la campagne présidentielle de Ben Ali.

Tous ces faits ainsi que l’essentiel de cescommentaires se trouvent en abondance dans les journaux on line tunisiens.

Laissons le mot de la fin à une éminente personnalité du monde desfinances, apolitique, aujourd´hui à la retraite, mais qui reste une référencede compétence et de moralité : « Voilà où en est arrivé notre pays! A être la chasse gardée d’une bande d’affamés qui se déchaîne sans pitiéà le sangsuer. Sur le compte du dur labeur des millions de Tunisiens et au méprisdes sacrifices de plusieurs générations qui ont fait de la Tunisie, jusqu’àl’avènement de ce régime pourri, un pays, à plus d´un égard, proche del’exemplarité. Nous assistons maintenant impuissants à la décomposition de cequi a été patiemment composé. Que Dieu les maudisse ! »

(Source: Le Matin d’Alger, Lundi 10 février 2003, http://www.lematin-dz.net )

 

REUTERS, le 10.02.2003 à 13h04

 

 

Tunisie- Menaces sur l’opposant Djebali et sa famille – ONG

 

   TUNIS, 10 février (Reuters) – L’opposant islamiste tunisien tunisienHammadi Djebali, en grève de la faim depuis quatre semaines pour obtenir sa libération,a fait l’objet de menaces des autorités et sa famille a dû quitter sondomicile, ont rapporté lundi des organisations de défense des droits del’homme.

 

         Djebali, 54 ans, a été condamné à seize ans de réclusion en 1992 entant que dirigeant de la Nahda, parti islamiste interdit.

 

         « Quatre policiers en civil se sont introduits dans sa cellule, à laprison de Bizerte, la semaine dernière, pour le menacer », a-t-on raportéà la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme.

 

         La Ligue n’a donné aucune précision sur la nature des menaces mais ellea indiqué que la famille de Djebali avait été harcelée et empêchée derecevoir des visiteurs étrangers ou des amis.

 

         Celle-ci a été contrainte de quitter son domicile de Sousse, à 110 kmau sud-est de la Tunisie, après que les autorités eurent intensifié leurdispositif de surveillance et harcelé leur visiteurs.

 

         La fille de Djebali, 20 ans, a notamment dénoncé « les humiliationset les contrôles répétées » sur les visiteurs.

         « Nous avons été contraints de quitter notre maison. Les autoritéss’en prennent maintenant aux parents qui nous hébergent », a-t-elle ajouté.

         Un comité de militants des droits de l’homme a confirmé des pratiquesde harcèlement et mis l’accent sur la détérioration de l’état de santé deDjebali. Le dissident islamliste, cardiaque, purge sa peine dans l’isolementtotal et manifeste des difficultés respiratoires, a-t-on indiqué de sourceproche du comité.

         Selon Amnesty International et d’autres organisations de défense desdroits de l’homme, un millier d’islamistes seraient détenus dans les prisonstunisiennes.

 

REUTERS


نصالبرقياتالتي وجههاالأستاذ نجيبالحسني إلىوكيلالجمهوريةوإلى المديرالعام للسجونوالإصلاح يوم10 فيفري 2003

 

وكيلالجمهورية محكمة إبتدائية، بنزرت  أبلغنامنوبنا حماديالجبالي مضربعن الطعام منذ  شهر بسجن الناظور دخولأعوان أمندولة غرفته وبحثه و إهانتهوتهديدهوالإيحاء بالإعتداء على بناتهوزوجته , عمدمدير  السجنصحبة أعوانتفتيش  زوجه وبنتيه ونزع ثيابهن عند زيارتهن, نطلب فتحتحقيق

 

الأستاذمحمد نجيبالحسني , المحاميلدى التعقييب ,نهج 8 جويليةبالكاف  

 

السيدالمدير المديرالعام للسجونوالإصلاح،نهج إيران -تونس

 

أبلغنا منوبناحماديالجبالي سجينالناظور دخول أعوانامن دولة غرفتهوبحثهوإهانتهوتهديدهوالإيحاءبالإعتداءعلى بناته وزوجه , عمدمدير  السجنصحبة الأعوان تفتيش زوجهوبنتيه ونزعثيابهن عند زيارتهنرفع الأمر لماترونه ونطلب بطاقةزيارة.

 

الأستاذمحمد نجيبالحسنيالمحامي لدىالتعقيب نهج8 جويليةبالكاف 7100

 


Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de PremièreInstance de Bizerte (TPIB)

 

Notreclient Hamadi Jébali, en grève de la faim depuis un mois à la prison deNadhour, nous a informé que des agents de la Sûreté de l’Etat ont faitirruption dans sa cellule. Les agents ont procédé à des interrogatoires, àdes actes d’intimidation et à des menaces, en insinuant des atteintes àl’encontre de ses filles et de son épouse.

 

Accompagnéde ses agents, le directeur de la prison a procédé à des fouilles corporellesde l’épouse de Hamadi Jébali et de ses deux filles en les déshabillant, alorsqu’elles venaient lui rendre visite.

 

Nous demondons l’ouverture d’une information judiciaire

 

MeMohamed Néjib Hosni

Avocat àla Cour

Ruedu 8 juillet

TU-7100 Le Kéf


Monsieur le Directeur Général des Prisons et des Etablissements Pénientiers

DGPEP

Rued’Iran, Tunis

 

Notre client Hamadi Jébali, prisonnier deNadhour, nous a informé que des agents de la Sûreté de l’Etat ont faitirruption dans sa cellule. Les agents ont procédé à des interrogatoires, àdes actes d’intimidation et à des menaces, en insinuant des atteintes àl’encontre de ses filles et de son épouse.

 

Accompagné de ses agents, le directeur de la prison aprocédé à des fouilles corporelles de l’épouse de Hamadi Jébali et de sesdeux filles en les déshabillant, alors qu’elles venaient lui rendre visite.

 

Nous tenonsà vous saisir de cette affaire et demandons autorisation de visite 

 

Me Mohamed Néjib Hosni

Avocat à la Cour

Rue du 8 juillet

TU- 7100 Le Kéf

(traduit de l’arabe par A W Hani selon l’e-original,ci-après, envoyé ce matin lundi 10 février 2003, par Me M N Hosni)


MeNejib Hosni est actuellement ‘under-siege’ à sa residence au Kef Le FIFANEC vient d’apprendre que Me Nejib Hosni demande le soutien et lasolidarité de tous les défenseurs des droits de l’homme partout dans le mondeafin de mettre fin aux harcélements et à l’assiégement de sa maison par lapolice politique.

 

Me Nejib Hosnicroit que dés la publication du communiqué du comité d’avocats defenseursdans les procés politiques de 1992 ( aux casernes de Bouchoucha et de BabSaadoun) le 08/02/2003 concernant le cas du Journaliste Hamadi Jebali en grevede la faim pour plus de 27 jours et dont sa vie est apparement en danger, lesautorités d’AMN-EDDAWLA [DST] ont poussé à la détérioration de la situationdes prisonniers politiques et surtout celle de Mr Hamadi Jebali, et sont entrain de faire pression sur les avocats des droits de l’homme afin de les fairetaire et ne plus défendre les victimes de la torture continue dont souffrentdes centaines et surtout MM. Hamadi Jebali et Mr Zouhaier Yahiaoui. Le defenseur de droit de l’homme Me Nejib Hosni souffre d’etre actuellementassiegé chez lui par la police politique et ne se sent plus en securité decette police trésmenaçante pour sa liberté et sa vie.

SayyidFerjani Coordinateur duFIFANEC. Londres le 09/02/2003 à 20h 00

 

(diffusé le09-02-2003 à 21h23)


Cybversion

La nouvelle logique de la peur et dusymbolique.

ParChamseddine

Dans la semaine consacrée, notamment, à la libérationde Hamadi Jebeli et Zouhair Yahyaoui, et derrière eux la masse des prisonnierspolitiques, encore une fois le régime de Zaba(1) perd une nouvelle batailledans un champ qui lui échappe, celui du symbolique. Avant de développer cettenouvelle logique imposée par une poignée de jeunes, dans la plupart anonymes,éparpillés dans les quatre coins de la planète, nous aimons citer une phrase,de Haïssam Maleh, président de l’Association des droits de l’homme en Syrie(ADHS), décrivant une situation quasi-semblable de celle que connait la Tunisied’aujourd’hui : « le pouvoir a voulu, avec ces arrestations, envoyerun message clair à la société civile. Il n’avait pourtant rien à craindre dece mouvement(…) Mais la peur est double : il y a celle du peuple, etcelle du régime… »(2)

En effet, jour après jour, le régime tunisien démontreet de la manière la plus brutale et la plus cynique qu’il a peur. Il a peur desmots, des articles, même des blagues politiques ; mais, il craint surtoutune nouvelle race de jeunesse et une nouvelle forme de lutte et de résistance :la cybversion(3) – si on nous autorise ce néologisme. « Quand ils ontpeur ils censurent »(4) nota Omar Khayyam sur TUNeZINE. Oui, disons-leencore et encore : le régime de Zaba a peur parce que son ennemi, que sontles forces vives et neuves du peuples, devient de plus en plus dangereux !Dangereux ? Pour qui ? Pourquoi ? L’unique réponse réside danscet adage : « L’ennemi commence à devenir dangereux quand ilcommence à avoir raison ! »

Avec ses centaines de milliers de policiers,d’informateurs, de miliciens et de membres du RCD, tous soutenus par un budgetd’Etat, par une coopération internationale parfois au nom de la guerre contrele terrorisme, par des moyens sophistiqués, des prisons au nombre d’hôtels etune fabrique de terreur qu’est la Dakhiliyya et ses annexes, le régime de Zaban’est plus le seul générateur de la peur, il est actuellement l’un de sesvictimes. Après presque quinze ans de politique policière usant de deuxtechniques, diaboliques par leur machiavélisme, : « terroriser pourdominer » et « diviser pour régner », le régime de Zaba faitface à une nouvelle logique instaurée non pas par des partis politiques spécifiqueset repérables, mais par un adversaire diffus, nébuleux, dissimulés dans unWeb, derrière des pseudonymes qui échappent à sa logique de la « rationnalisation »de la traque et de la persécution. « On ne le dira jamais assez, Zouhayerest « coupable » d’avoir défié un pouvoir dans un domaine qu’il croitréservé, le web. Ce défi est à mettre en lien avec l’enjeu que représenteInternet pour ce pouvoir. C’est la petite brèche dans le bateau qui laissepasser l’eau. »(5)

Le régime de Zaba n’est plus le persécuteur ;Il est quotidiennement persécuté, d’une part, par des correspondants anonymesde l’intérieur qui défient le filtre de sa puissante ATCE, envoyant une massed’informations au jour le jour pour informer l’opinion publique(inter)nationale, et d’autre part, par des jeunes analystes, égalementanonymes, qui propagent l’information, l’analysent, la débattent et larepensent sur des forums appartenant au monde du virtuel, un monde où le régimen’est ni Etat-policier, ni Etat-providence mais Etat de non-droit. Et c’est bienlà l’échec du système : l’underground, les maquis de la toile où desfellagas modernes fomentant attentats après l’autre, embuscades après l’autre,dans un champs où les tigres noirs de Zaba n’y tracent pas les contourspuisqu’ils sont formés pour une autre sorte de mission. Oui messieurs, le mondequi est en train de menacer les assises du système Zaba est un maquis moderne,celui que le sociologue Phillipe Breton avait défini comme suit : « Lemonde d’Internet est underground à sa manière ; il est l’undergroundactuel, le lieu qui permet de quitter ‘le monde ordinaire’ »(6) C’est àdire un non-lieu qui impose un autre jeu, d’autres règles du jeu et une logiquetout à fait différente de celle dictée par le plus fort.

Ainsi, la géographie de l’action des maquisardsdes forums comme ceux de TUNeZINE ou des sites comme TUNISNEWS, Zeitouna,Kalima, Aqlamonline…etc., posent problème à un système habitué à menerune bataille sur le terrain de la réalité où il est le maître sans partage.C’est quoi le système Zaba, c’est des mûrs de peur qui encerclent la libertéd’_expression. Rien d’autre. Contourner ces murs, cette chape de plomb quiasphyxie la Tunisie, équivaut à une déclaration de décès symbolique du système,une faillite avenir. Comme l’avait très bien saisit Chokri Hamrouni dans sonarticle ‘ l’Antisencure'(7) : « Le passé, c’est-à-dire la mémoire,elle [la dictature] la falsifie. Le présent c’est-à-dire la réalité, ellel’encadre. L’avenir, c’est-à-dire l’incertain, elle ne le contrôle pas, alorselle l’hypothèque, elle l’embrouille et elle casse ses symboles. ZouhairYahyaoui en est un. » Tout se joue dans le symbolisme de cette jeune générationusant d’une arme virtuelle qu’est l’Internet et appartenant elle-même àl’avenir de par son jeunisme. l’Avenir, messieurs, le promoteur de toutes lesangoisses et de tous les espoirs. Rappelons ici ce qu’avait dit le philosopheJaques Derrida dans son livre Voyous : « Le traumatisme restetraumatisant et incurable parce qu’il vient de l’avenir. Le virtuel traumatiseaussi. Le traumatisme a lieu là où l’on est blessé par une blessure qui n’apas encore eu lieu, de façon effective et autrement que par le signal de sonannonce. »(8)

Lorsque le régime de Carthage avait envoyé seschiens de garde, son armada de véhicules de BOP (brigades de l’ordre publique),de BIR (Brigades d’interventions rapides) et de sa police politique pourencercler quelques symboles de la résistance et pour rechercher une caméra quiaurait filmé l’extérieur réel de la prison de Borj El Amri, lorsque dansl’autre bout du nord tunisien et de la manière la plus barbare les gardien dela prison de Borj Erroumi chassèrent les représentants de la société civile,le régime voulait en fait récupérer ce qui lui restait pour pratiquer sasouveraineté. Par cette démonstration d’une force affaiblie et apeurée,atomisée dans un monde virtuel, il voulait réparer les miettes de sonamour-propre lésé par la « non-peur » de ces activistes afin deprouver à lui-même que sur le terrain de la réalité il est encore souverain.Et c’était la raison pour laquelle il voulait coûte que coûte récupérer lacaméra parce qu’il avait tellement peur que le combat ne lui échappe, encoreune fois, vers le symbolique, là où il n’est plus maître, là où lasouveraineté est aux mains de quelques jeunes installés ailleurs, entre réalitéet illusion, dans un monde underground meublé de PC, de proxy et de cybversion.

Toute la dérision de la situation, ainsi que laviolence arbitraire du pouvoir, se retournent contre lui, car la persécutionque lui infligent les jeunes de la cybversion est le miroir de sa propre persécution,de la seule qu’il ne puisse plier : celle du symbolique. « Ne jamaisattaquer le système en termes de rapports de forces. Ça, c’est l’imaginaire (révolutionnaire)qu’impose le système lui-même, qui ne survit que d’amener sans cesse ceux quil’attaquent à se battre sur le terrain de la réalité, qui est pour toujoursle sien. Mais déplacer la lutte dans la sphère symbolique, où la règle estcelle du défi, de la réversion, de la surenchère. »(9) disait de son côtéle philosophe Jean Baudrillard. Voilà la première leçon qu’il faut retenirpour mener à bien la mission de la résistance. Et c’est bien l’occasion de répondreà Omar Khayyam l’exhortant de ne pas abandonner la forme Web de TUNeZine car cesite est l’emblème du maquis symbolique, « une arête dans la gorge »du système, comme l’avait bien formulé Decepticus(10).

Si le poète Ould Ahmed avait déclaré à proposdu livre Notre ami Ben Ali « ce n’est pas un livre, c’est un meurtre perpétrépar le verbe. » (11) que dire alors des quelques sites tunisiens animéspar des jeunes tunisiens, par ces même jeunes censés être des « jeunesGiga » dansant au rythme des fêtes organisées par les cellules du RCD.Les jeunes des sites Tunisiens auxquels je suis fier d’appartenir sont des créaturesde la sphère virtuelle, donc symboliques qui scrutent le quotidien tunisiencomme des correspondants ou plus exactement comme des agents secrets derrièreles lignes ennemies, celles de l’ordre de la censure. Ils sont cet œilabsent/présent, ces oreilles Orion, installés partout et nulle part, quihantent Zaba et contrôlent son système policier censé être l’unique œilvigilent posé sur les citoyens en sursis. Ces jeunes, nous les jeunes, noussommes au-delà du réel, donc des nouveau-nés. Ceux de ce demain quichatouille déjà nos rêves et gratte le quotidien de Zaba.

Nous sommes en train de former cette victoirevisible dans un monde symbolique où le système est en perte de vitesse, dépassépar la vitesse de la propagation de l’information et de l’analyse. Rappelons cequ’avait écrit un camarade de José Bové sur les pages du Monde, suite au procèsde ce dernier : « En réalité, le nouveau monde qui vient porte uneformidable chance de renaissance d’une société à taille humaine et, dans cenouveau monde, ce ne sont pas les gros qui triomphent des petits, ce sont lesrapides contre les lents. » (12) C’est ce qui explique l’acharnement du régimeZaba sur les sites de la cybversion. Le système, avec son déploiementgigantesque de force est jaloux du « non-système » parce qu’iln’obtient qu’un résultat calculé, infime, connu d’avance alors que le « non-système »,la cybversion, provoque des conséquences incalculables, affranchies et infiniesqui se reproduisent à l’infini puisque sa logique découle d’un symbolique quine s’arrête pas aux lignes rouges, aux limites de la réalité qui est unprincipe défendu par la police et les outils de la police.

Avec la cybversion le principe de la réalitéest transformé en symbolique et il est, comme on venait de voir, dans le mainsd’une poignée de jeunes qui ont développé leur part de média, de lutte scéniquequi défi et dérange et qui fait partie intégrante de l’événement. Lacybversion a développé sa propre logique, automatisée, qui par son matraquagequotidiennement renouvelé assomme les fondations de confiance du système etl’humilie dans son fief-même. La logique interne de la cybversion se nourriedes abus du régime, de ses injustices, de sa corruption, de sa censure, et desa persécution. Elle les consomme pour les retourner à son tour contre le systèmeafin qu’il voie sa propre face sombre dans le miroir des infos et des textes queles jeunes mettent au service du public. Les jeunes de la cybversion sont lapreuve de l’impasse dans lequel se trouve le système. Et c’est là, au bout del’impasse (Ras Ezzanqa, comme on dit en Tunisie), qu’ils le persécutent. Ilssont la forme la plus aboutie de cette persécution retournée contre le système,et ils jouent dans l’autre sens, celui de Zouhair Yahyaoui et de Hamadi Jebali,en faveurs du millier de prisonniers politiques que le système nie l’existenceréelle préférant les renvoyer dans un monde virtuel, inexistant et obscur telles cellules d’isolement.

De ces cellules isolées du réel nousparviennent de temps en temps, des voix de révolte, de courage et de défi àla censure. La dernière en date est certainement le livre d’un islamiste,toujours en prison, qui a réussi a écrire un livre dans sa cellule, à déjouerla garde et la police, à le faire sortir de prison et à le publier en France,grâce au travail de traduction et autre de l’amie des opprimés tunisien LuizaToscane. « Dans cinq ans, il n’y aura pas de Coran »(13) deAbdelwahab Sdiri, pseudonyme à la mémoire de deux jeunes prisonnierspolitiques morts dans les mouroirs de la honte : Abdelwahab Boussaa etLakhdhar Sdiri, est aussi un défi, à sa manière, venu du silence obscur desgeôles tunisienne. De ce monde lui-même otage entre le réel et l’irréel.

C’est un combat entre le réel et le symbolique oùla cybversion est un terrain de mines qui fait voler en éclat l’omerta :la jambe droite du système.L’autre jambe, la jambe gauche du système Zaba,celle du soi-disant consensus national contre l’islamisme, elle est en train desubir des coups venus, encore un fois, non pas du côté de l’opposition, mais,de celui de ces même jeunes qui ont appelé à la formation d’un frontregroupant islamistes, gauchistes, nationalistes et libéraux pour affronter lerégime. On a tant aimé que cette semaine d’action ne soit pas consacréeexclusivement à Zouhair ou à Hamadi Jebali _ deux représentants de la libertéd’_expression- mais aux deux conjointement et ce afin de fusionner la demande delibération et de donner corps à cette « volonté de front uni ».Mais, il paraît que les états d’âme n’ont pas encor atteint ce stade deconscience. Le consensus national fera mieux de retourner contre Zaba au lieu d’êtredirigé contre les islamistes, les victimes en titre du régime Zaba ; sijamais des voix ici et là, même sur le forum de TUNeZINE, habitées par lahaine de l’islamisme et de l’insulte maladive abandonnent leur anti islamismeprimaire qui a fini par chasser du forum certains islamistes et endommager par-làle brassage d’idées qu’avait offert cet espace de dialogue ; ce qui nesert en fin de compte qu’à la pérennité de l’autocratie actuelle. En espérantque ces esprits ne retombent pas encore une fois dans l’infernal piège del’incompréhension et de l’intolérance, je laisse le traitement de ce sujet délicat,et déterminant pour l’avenir de la résistance, au prochain article.

Etant dans un atmosphère de lutte et de grèvede faim, terminons la présente page par un bel extrait du poème « Lecinquième jour d’une grève de la faim » du grand poète turque NâzimHikmet adressé à ses amis français dont Aragon :

« Mes frères / Si je n’arrive pas à vousdire correctement / Ce que j’ai à vous dire, / Vous m’en excuserez, / Je suisgris, la tête me tourne légèrement / Pas de raki, / De faim, un tout petitpeu. »(14)


(1)La Première apparition de cetacronyme fut par le jeune cyberdissident tunisien Zouhair Yahyaoui ou Ettounside Tunezine dans le numéro 20 du e-mag du cite Tunezine, Oligarchie :« Il y’a une seule personne qui commande ici en Tunisie, nous on a choisitde l’appeler ZABA, c’est vrai que c’est insolent mais ce sont ses vraiesinitiales et ce n’est pas de notre faute, en plus son nom est tout un programmeet notre espace d’hébergement est assez limité donc on ne peut pas sepermettre de répéter à chaque fois, comme la presse : Son excellenceMonsieur le Président de la république chef d’Etat major des forces armées etprésident du conseil supérieur de la magistrature … Monsieur Zine el AbidineBen Ali, avouez que c’est un peu long, deux lignes pour dire ZABA, quel gâchis ! ! ! »

(2)Les déboires du « printempsde Damas », Judith Cahen, Le Monde diplomatique, novembre 2002.

(3)Néologisme composé de Cyberet de Subversion.

(4)« Quand ils ont peur ilscensurent », Omar Khayyam, TUNeZINE, 07 février 2003.

(5)Hommage à la cyberdissidence,Sihem Ben Sedrine, Kalima numéro 10.

(6)Philippe Breton, Le culted’Internet. Une menace pour le lien social ? La Découverte.

(7)L’Anticensure, Chokri Hamrouni,Kalima numéro 10.

(8)Jacques Derrida, Voyous, éditionsGalilée, Paris 2003. Cité in  » La raison du plus fort  » Le Mondediplomatique, janvier 2003

(9)Le Monde 02 novembre 2001,L’esprit du terrorisme, par Jean Baudrillard.

(10)Decepticus, Mes réponses àO.K (Omar Kheyyam), TUNeZINE, 7 février 2003.

(11)Le livre qui redonne la paroleà la Tunisie, Taoufik Ben Brik, Le Courrier de Genève, 12 février 2000, citéin : Une si douce dictature, La Découverte, 2000, p.252.

(12)Le Monde, 22 juillet 2000. Citéin « Le culte d’Internet », Philippe Breton, Le Monde diplomatique,octobre 2000.

(13)Dans cinq ans, il n y aura pasde Coran, Abdelwahab Sdiri, Editions Paris-Méditerranée.

(14)« Le cinquième jour d’une grève de la faim », Nâzim Hikmet, cité in : « Mourir de faim pour ne pas mourir de solitude », Nedim Gürsel, Le Monde diplomatique, février 2002.

Pour en finir avec les dictateurs, en particulier Saddam etBen Ali.

Le compagnon.

 

Dans l’émission télévisée‘Ripostes’ sur TV5 du dimanche 9 février 2003, l’animateur de l’émissiondemandait à Mr. Lang « Comment se défaire de Saddam sans faire laguerre? ».

 

Voici mes propositions à cette question etce concernant tous les dictateurs.

 

           1/ Que les gouvernants soit disant démocrates commencent par avoir une réellevolonté de le faire ou est-ce que comme le dit si fort et si bien le Dr.Marzouki ‘Les démocraties ne veulent en aucun cas exporter la démocratie carc’est une denrée si précieuse qu’elles veulent en garder le monopole’.

 

           2/ Si la condition première, condition nécessaire, est retenue quel’ONU dresse les critères de classification des régimes et conclueinvariablement que tel ou tel régime est dictatorial ; l’Iraquien, leTunisien etc.

 

           3/ Exclure le gouvernement, je précise le gouvernement, en question detoutes les instances des Nations Unies et de toutes les instances régionales.

 

           4/ Obligation faite à tous les états membres de l’ONU de ne pointreconnaître ce gouvernement et de n’établir aucun lien avec ses dirigeants.

 

           5/ Toute collaboration, coopération … doivent se faire directementavec le peuple assujetti, avec les véritables ONG, les réels partis démocratiquesd’opposition… Bref faire en sorte que tout marche pardessus le gouvernementà éradiquer et que la population soit indépendante pour ses besoins vitaux deses oppresseurs. L’embargo établi contre le peuple Irakien est la décisionla plus stupide des Nations Unis. Décision qui loin de libérer lepeuple Irakien de son régime n’a fait que l’y aliéner le plus intimementpossible.

 

           6/ Exclure de toutes les instances internationales et régionales lessoient disant partis au pouvoir de ces régimes et les condamner à disparaître.

 

Si ceci est ‘impossible’ avec la Chineil l’est aisément avec l’Irak, la Tunisie et bien d’autres pays.

 

Le Dr. Marzouki, Mr. Lang et biend’autres sourient de ce qui précède (moi aussi) parce qu’ils saventpertinemment que Ben Ali et autres ne tiennent que grâce à un Chirac et à unBush. Seulement voilà en pénal et dans tous les pays du monde aider unassassin c’est être son complice, en politique c’est être un démocratedoublé d’un défenseur des droits de l’homme.

 

Mr. Lang, je vous aime bien mais vousfaites très peu pour libérer nos politiques prisonniers car c’est comme sivous vous mettiez l’un l’autre en prison, vous et Mr. Madelin, simplementparce qu’il est pour la guerre alors que vous êtes contre.

 

Le compagnon.

Le 9 février 2003


Appel aux journalistes : soutenez vos collègues meurtris en Tunisie

 

Le journaliste HammadiJebali poursuit son 27ème jour de grève de la faim entaméepour demander sa libération après plus de 11 ans passés en prison pour son rôlede dirigeant du parti Ennahdha et directeur de son organe de presse de l’époque«El Fajr». Pendant ces longues années, sa famille n’a cessé de faire objetd’une armada de mesures représsives visant à l’isoler. Ce n’est pas étrangedès lors que sa fille entre elle aussi dans son 26ème jour de grèvede la faim pour soutenir son père et attirer l’attention du monde sur unedictature sauvage qui pratique la vengeance collective et instrumentalisel’intmidation des familles comme moyen pour venir au bout de toute actionmilitante.

 

Depuis quelquesjours aussi  le jeune internauteZouhair Yahyaoui a mis fin à sa grève de la faim mais la rèpression n’a pascessé contre tous ceux qui essayent de relayer sa souffrance et le soutenir.Ainsi, la …..

 

Enfin de nouvelles victimes des « milices » de l’Internetqui opèrent en toute impunité contre les sites d’information indépendants.Après la liste Tunisie 2000, voilà le tour de www.zeitounatv.comet de TunisiNews subissent à leur tour des attaques. 

 

Nous lancons cet appel aux journalistes pour venir en aide à M.Jebali et tous les autres journalistes tunisiens qui continuent à payerune lourde facture pour honorer leur métier. La gravité de la situation ne tolèreaucune hésitation ni aucun retard dans la réaction car c’est de vieshumaines qu’il s’agit. Une action de grande envergure en faveur de M.Jebaliet tous ses collègues est indispensable pour qu’ils ne sentent pas trahis. Laliberté de la presse est un rempart qu’il ne faut jamais accepter desacrifier aussi facilement car la dictature craint beacoup qu’on dévoile sabarbarie.

 

Face à un régime tunisien décidé plus que jamais à confier tous lesdossiers à la police (mesures prises contre les journalistes MM.Jebali-Yahyaoui-Zouari, leurs familles et les associations qui les défendent),les journalistes tunisiens à l’intérieur comme à l’extérieur du pays etleurs amis doivent s’unir pour se défendre leurs collègues et veiller , partous les moyens possibles, à élargir le cadre de cette lutte pour leur indépendanceet ne pas permettre au régime de réussir à chaque fois ses coups séparéscontre leurs confrères.

 

Le régimetunisien compte beaucoup sur le temps et sur le peu d’intérêt que présentel’actualité tunisienne en ces moments pour laisser ces victimes à leur sort. Notre réaction citoyenne doit être forte et déterminée pour être àla hauteur de notre devoir national et patriotique.

 

Fribourg le 9 février2003

Pour Vérité-Action

El Afif Ghanmi, président

UNEITALIENNE .. DE TRES MAUVAIS GOUT!

Une interview de Mme Gaetana Pace, écrivain, à l’agence de presseitalienne en ligne «AGIR—Agenzia Repubblica»

La Tunisie, un pays démocratique d’avant-garde

Sous le titre : «La Tunisie de Ben Ali : une oasis démocratique au seindu monde arabe», l’Agence de presse italienne en ligne «Agir – AgenziaRepubblica», vient de publier une interview de Mme Gaetana Pace, écrivain,auteur du récent ouvrage consacré à la Tunisie et intitulé Ben Ali : sousle signe des grands défis. Rappelant la visite qu’elle avait effectuéeen Tunisie lors de la cérémonie de remise du Prix Méditerranée pour lesdroits de l’homme au Président Zine El Abidine Ben Ali, Mme Gaetana Pace écrit: «…J’ai pu apprécier l’œuvre du Chef de l’Etat qui a réussi àfaire de la Tunisie un pays démocratique d’avant-garde. J’ai pris la décisiond’écrire ce livre en m’apercevant combien les Italiens méconnaissaient laréalité tunisienne, son gouvernement, les réformes entreprises, l’œuvre deBen Ali depuis le “Changement” et combien il est important de faire connaîtrele chemin parcouru par ce pays sur la voie du développement d’un Etat moderne».

Concernant les relations entre l’Italie et la Tunisie, Mme Pacesouligne que «les relations entre les deux pays n’ont jamais été aussiprofondes et convaincantes», ajoutant : «Rome et Carthage ont, chacunede son côté et malgré les rivalités d’ordre politique et économique,contribué au développement de la civilisation méditerranéenne, au planculturel, économique et urbanistique. Aujourd’hui, le Président Ben Ali démontrepar son œuvre sa volonté de faire revivre le passé lumineux des deux paysdans le cadre de la concorde, de la coopération et de la complémentarité pourréaliser un espace méditerranéen dans lequel règnent la paix, la solidaritéet la tolérance et qui réunisse les pays des deux rives de la Méditerranée.De nombreux programmes ont permis, au fil des années, la réalisationd’importants objectifs mais jamais comme au cours de ces dix dernières années,n’ont été créées autant de nouvelles perspectives qui permettent la réalisationd’un programme de coopération en harmonie avec les mutations régionales etmondiales.

Un patrimoine commun de civilisation méditerranéenne lie la Tunisie àl’Italie montrant que la coopération ne doit pas se limiter à l’économiemais doit aussi s’intéresser au social comme le souligna avec justesse le PrésidentCarlo Aziglio Ciampi lors de sa rencontre en octobre 2001 avec le Chef del’Etat tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Réaffirmant le lien économique etculturel qui unit les deux peuples. Ciampi a mis en exergue le modèle tunisien,un exemple qui démontre comment l’Islam modéré peut et sait maintenirl’identité religieuse et culturelle d’un peuple et assurer, dans un mêmetemps, la croissance, le bien-être, le développement et la prospérité».

Concernant le développement des relations italo-tunisiennes dans ledomaine économique, Mme Gaetana constate : «On recense actuellement enTunisie plus de 700 entreprises totalement italiennes ou à participation mixteet leur nombre est en augmentation constante. Le secteur textile-habillement estle plus représentatif avec 40% des investissements. 20% concernent le secteurénergétique et chimique, 10% celui de l’électronique. On enregistre uneaugmentation continue des investissements dans les secteurs du bâtiment, destransports, du tourisme, de la mécanique et de la métallurgie, del’agroalimentaire et de l’agriculture. De grandes entreprises comme l’ENI,Agip et Snom Progetti ont investi massivement dans les secteurs de l’énergie.Le “tournant”, imprimé par le Président Ben Ali, a permis à l’Italie età la Tunisie de pouvoir compter sur des opportunités de plus en plus intéressantespour développer ultérieurement leurs relations économiques (…) Ilsuffit de rappeler l’accord entre la Confcomercio et l’Utica du 3 février2000, d’une durée de cinq ans et dont les objectifs sont extrêmement intéressantsdans le domaine de la technologie, de la formation, du tourisme, et del’industrie pour ne citer que ceux-là».

Des valeurs nouvelles

Interrogée au sujet des choix économiques de la Tunisie, Mme Pace a notéque «(…) l’un des choix nationaux les plus importants est celui du développementdu secteur des technologies de l’information et de la communication. Leprogramme qui s’étend jusqu’en 2006 prévoit de nombreux projetsd’informatique et de communication qui contribueront à l’instauration del’économie du savoir. Dans le secteur social, les investissements prévusconcernent l’achèvement des projets et des programmes dans les domaines del’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et de la santé àtravers, entre autres, la recherche scientifique, la création de nouveauxinstituts universitaires, la formation de compétences qualifiées».

A propos de la politique du Président Ben Ali dans le domaine économique,Mme Pace souligne : «En 1987, trente et un ans après l’indépendance, lePrésident Ben Ali entame une nouvelle expérience dans l’histoire politiquede son pays : la fin du parti unique et la construction progressive dupluralisme et de la démocratie. Il réalise un modèle de société imbu del’éthique républicaine en réhabilitant les valeurs républicainestraditionnelles (liberté, égalité, Etat de droit, citoyenneté, loyautéenvers la patrie, droits de l’homme, etc), mais aussi en introduisant desvaleurs nouvelles comme la solidarité et la tolérance. C’est ainsi que le 26mai 2002, le peuple a voté massivement «oui» au premier référendum dansl’histoire de la Tunisie. La République de Ben Ali est la coresponsabilitéde tous les Tunisiens, fiers de leur identité, de leur «être tunisien», deleur patrimoine. Sa politique se base sur quatre facteurs: la création d’unebase démocratique, la volonté politique de réformer l’économie, letravail, l’intérêt pour le volet social. Ce sont là des facteurs qui ontdonné de la solidité à l’économie et créé un tissu politique résistant.Cependant, pour le Président Ben Ali l’économique et le social sont étroitementliés puisqu’ils garantissent la dignité du citoyen et la productivité del’entreprise : un partenariat entre l’Utica et l’Ugtt (entreprises etsyndicats) est ainsi réalisé. La politique de Ben Ali, grâce à un ensemblede politiques économiques et sociales (égalité homme-femme, réformes de l’école,réforme de la protection en faveur des plus défavorisés, réalisation d’unEtat de droit, respect des droits de l’homme inséré dans la Constitution) età la diffusion de la culture de la solidarité sur une grande échelle avec lacréation du Fonds national de solidarité, de la Banque tunisienne de solidaritéet du Fonds national de l’emploi, a porté la Tunisie au premier rang des paysnord-africains en Méditerranée».

Un contrat de partenariat et de codéveloppement

Concernant l’initiative du Président Ben Ali en faveur de la créationdu Fonds mondial de solidarité, Mme Pace a déclaré : «Une importantereconnaissance, que nous considérons historique, a été faite au PrésidentBen Ali à travers l’adoption par l’Assemblée générale des Nations uniesde la résolution portant création du Fonds mondial de solidarité (FMS).Cette adoption est une nouvelle preuve des principes et des valeurs prônés parle Président de la République Tunisienne en matière de défense de la justiceet de la promotion de la solidarité, des principes dont le meilleur témoignageest la création du Fonds de solidarité nationale (FSN). La décision del’ONU est aussi une reconnaissance du succès de l’expérienceavant-gardiste de la Tunisie, expérience fondée sur une approche des droits del’homme dans leurs dimensions politique, sociale et culturelle. La résolutionde l’ONU est également un hommage à toutes les catégories sociales dupeuple tunisien et une reconnaissance des initiatives prises en faveur del’enracinement des idéaux de solidarité et d’entraide en tant queprincipes universels. A l’occasion du Sommet du millénaire des Nations uniesréuni à New York le 7 septembre 2000, le Président de la RépubliqueTunisienne avait rappelé les conditions tragiques dans lesquelles vivent denombreuses populations du monde et qui l’avaient amené à lancer un appel enfaveur de la consécration de la solidarité et de la coopération entre lesEtats, en tant qu’obligations humaines et morales auxquelles l’on ne peut sesoustraire. A cet égard, il avait envisagé la conclusion d’un contrat departenariat et de codéveloppement entre pays en développement et pays développés,ainsi que le recyclage de la dette dans les projets de développement et deprotection de l’environnement. Il avait également proposé la créationd’un Fonds mondial de solidarité comme instrument pour consolider les mécanismesd’intervention humanitaire voués à la lutte contre la pauvreté dans les régionsles plus défavorisées du globe (…) Le 20 décembre 2000, l’Assemblée del’ONU a accueilli favorablement la proposition de création d’un Fondsmondial de solidarité ayant pour objectif l’élimination de la pauvreté etla promotion du développement social et humain dans les régions les pluspauvres du monde, et invité le secrétaire général à entamer lesconsultations nécessaires avec les Etats membres et les autres parties intéressées,en tenant compte du caractère volontaire des contributions et en l’invitantà présenter un rapport à l’Assemblée générale lors de sa 56e session.Ben Ali a compris avant quiconque la nécessité d’une globalisation fondéesur la solidarité qui arrête la course à la terreur et à la guerre».

(Source: La Presse du10 février 2003)

en plus voici le sitede cette „agence on line“ http://www.agenziarepubblica.it/

 

AFP, le 09.02.2003 à16h44

 

Arrivée despremiers observateurs militaires au Burundi retardée

 

   

           BUJUMBURA, 9 fév (AFP) – L’arrivée des premiers observateurs  militaires venus superviser le cessez-le-feu au Burundi, prévue dimanche, a été retardée, a indiqué le représentant de l’Union Africaine (UA) au Burundi. 

 

           « Onze observateurs du cessez-le-feu enprovenance de la Tunisie, dont le général qui va commander tout le grouped’observateurs,  devaient arriveraujourd’hui (dimanche) à Bujumbura et toutes les  dispositions avaient été prises en ce sens », a indiquéà l’AFP  l’ambassadeur Mamadou Ba,représentant de l’UA au Burundi. 

 

           « Mais cette arrivée vient d’être retardée à cause de vaccins qui devaient être mis à jour. Je ne peux pas dire quand ils vont arriver » a-t-il ajouté. 

           Trente-cinq observateurs militaires en provenance de Tunisie, du  Burkina Faso, du Togo et du Gabon devaient être déployés dèsmardi,  selon le programme prévu. 

           Ces observateurs font partie d’une Mission africaine (MA) au Burundi chargée de superviser les accords de cessez-le-feu. 

           Outre ces observateurs, la mission africaine est composée d’une Force africaine de maintien de la paix, avec la participation annoncée de troupes venant de l’Afrique du Sud, du Mozambique et d’Ethiopie. Son effectif n’a pas été précisé à ce jour.

           La Force africaine sera plus particulièrement chargée de la protection des futures zones de cantonnement des soldats de l’armée gouvernementale et des combattants des différents mouvements rebelles.

           La MA doit superviser les accords de cessez-le-feu signés avec le gouvernement de Bujumbura par trois des quatre groupes rebelles hutus au Burundi en décembre 2002, dont le principal, les Forces pour la défense de la démocratie (FDD) de Pierre Nkurunziza. 

           « Tous les pays pressentis pour fournir des observateurs ont  accepté » avait déclaré le président burundais,Pierre Buyoya, de  retour de sommetextraordinaire de l’UA lundi à Addis Abeba (Ethiopie). 

           Ces accords de cessez-le-feu visent à mettre un terme à la guerre civile qui oppose depuis 1993 les mouvements rebelles hutus à l’armée, dominée par la minorité tutsie, et qui a déjà fait environ 300.000 victimes selon les Nations unies. 

 AFP


AFP,le 07.02.2003 à 20h07

 

Des opposants dénoncent la censure sur l’internet en Tunisie

 

           TUNIS, 7 fév (AFP) – Des opposants et militants des droits de l’Homme ont dénoncé vendredi la censure sur l’internet en Tunisie et réclamé la libération de Zouhair Yahyaoui, un cybernaute condamné à deux ans de prison.

           L’affaire de Zouhair Yahyaoui « traduit l’enfermement de notre système politique et le refus de toute évolution dans un monde sans barrières », a déploré Mustapha Ben Jaâfar, chef du Forum démocratique pour le travail et la liberté (FDTL, opposition légale).

           M. Ben Jaâfar s’est exprimé lors d’une rencontre avec la presse à Tunis suivie d’un débat sur « la liberté de naviguer sur leweb » au  programme d’unecampagne pour la libération de Zouhair Yahyaoui.

           « Nous sommes mobilisés pour la liberté de Zouhair, mais surtout pour la liberté d’expression qui est l’objet d’une répression et d’un verrouillage renforcés ces derniers mois » en Tunisie, a  affirmé, Souhyr Belhassen, de la Ligue tunisienne des droitsde  l’Homme.

           Pour Sihem Bensedrine, éditrice du magazine en ligne Kalima, le cas du cybernaute emprisonné « est symptômatique de l’absence de liberté d’expression ».

           La porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT, non autorisé) a accusé les autorités tunisiennes d’avoir mis en place « un dispositif sophistiqué et coûteux pour verrouiller et contrôler les correspondances sur la toile ».

           L’évêque français Jacques Gaillot parlant pour le « Comité  international pour la libération de Zouhair Yahyaoui »,a soutenu le  droit du cybernaute às’exprimer librement et souhaité qu’il soit relâché à l’occasion des fêtes musulmanes de l’Aid.

           Pour le penseur Mohamed Talbi, la censure sur internet « n’est pas un problème au vu de la situation des médias en général, mais « la liberté de la presse reste un défi à relever enTunisie », a-t-il  dit.

           Enfin, Lotfi Larguet, universitaire, a déploré l’absence de  cadre juridique spécifique à l’utilisation d’internet,estimant que  « ce vide facilitela censure et permet des poursuites en vertu du code de la presse ».

           Ces rencontres interviennent au lendemain d’une manifestation de soutien au cybernaute Zouhair Yahyaoui devant la prison de Borj el Amri (30 km de Tunis), où il pruge sa peine.

           Condamné le 10 juillet pour « fausses nouvelles », Zouhair Yahyaoui, est le fondateur d’un site internet, qui a été le premier à diffuser une lettre dénonçant le fonctionnement du système  judicaire en Tunisie adressée au président de la Républiquepar son  oncle, le magistrat révoquéMokhtar Yahyaoui.

 

AFP

 

Sousse-Syndicat: Vers un congrès extraordinaire ?

La réuniondu bureau exécutif de l’Union régionale du travail de Sousse s’est soldée parle retrait de quatre membres, à savoir Kacem Zemni, Mohamed Salah Jédid,Mohamed Mokni et Tahar Jemmali. Un retrait qui a provoqué un véritablebouillonnement dans les milieux syndicaux de la région. Les quatre membres quise sont retirés avancent comme argument un différend à propos de la rédactiondu procès-verbal de la réunion qui aurait été fait sans la présence deKacem Zemni. D’autres sources assurent que le différend est bien plus ancien etconcernerait les relations mêmes entre les membres du bureau exécutif. Lesquatre membres ont adressé un télégramme à la centrale syndicale pourl’informer de ce qui s’est passé. Il semblerait que les dits membres ont décidéde boycotter toutes les réunions du bureau exécutif de l’Union régionale detravail de Sousse.

 

(Source : Tunis Hebdodu 10 février 2003, d’après le portail Babelweb)

Saisiede trois mille « cartes magiques »

Les agents dela police judiciaire du Bardo et les agents de la brigade des investigationsdouanières ont procédé à l’arrestation d’un étranger, âgée d’unetrentaine d’années, et de son compagnon. Ils trouvèrent en leur possession unequantité considérable de cartes magiques destinées au décriptape des chaînesnumériques payantes. Les cartes furent saisies et une enquête judiciaire immédiatementouverte. Au cours de l’audition, le premier prévenu reconnut les faits qui luiavaient été reprochés signalant qu’il ignorait la loi tunisienne. II insistaégalement sur le fait qu’il se trouvait dans son pays (voisin) quand le deuxièmecoupable l’informa qu’il se rendait en Tunisie. Il lui proposa de l’accompagnerà des fins purement médicales. Il avait besoin de soins et la Tunisie estsollicitée à plus d’un titre dans ce domaine. Son compagnon aurait vouluprofiter de sa présence pour faire passer clandestinement ces cartes et ilsconvinrent de les revendre à Tunis à 8 dinars 500 millimes l’une.

(Source : le Temps du10 février 2003, d’après le portail Babelweb)

Bizerte: Oued El Maleh fait faux-bond

Qui a vul’autoroute Tunis-Bizerte après les récentes pluies croirait à un pontmaritime. En effet, les deux flancs de ce parcours, nouvellement construit, sesont transformés en deux étendues d’eau se prolongeant à perte de vuejusqu’aux monts avoisinants. Et si l’autoroute n’était pas surélevée, Bizerteaurait été complètement isolée. La faute incombe à l’Oued El Maleh, qui,contrairement à son habitude, ne s’est pas déversé dans l’Oued Medjerda.Cette fois, il a fait faux bond pour inonder la totalité du parcours del’autoroute à des centaines de mètres à la ronde. L’eau a atteint 1m80 danscette zone. Par ailleurs, de grands travaux sont actuellement entrepris pour lerenforcement des accotements de l’autoroute rongés par l’eau.

(Source : Tunis Hebdodu 10 février 2003, d’après le portail Babelweb)

Lechiffre du jour : 96 mille

96.000 :C’est le nombre de cas de resquilles enregistrées dans le métro léger deTunis durant l’année 2002 soit une augmentation de 16% par rapport à 2001.

(Source : le Quotidiendu 10 février 2003, d’après le portail Babelweb)

Automobiles: Le système de concessionnaires exclusifs sera-t-il maintenu?

Le systèmede concessionnaires exclusifs va-t-il être maintenu en Tunisie ? Un accordentre les représentants de «Renault» et «Nissan» en Tunisie seraitintervenu pour le désistement du second au profit du premier pour ladistribution de l’ensemble des véhicules des deux marques sur le marchétunisien en accord avec la politique des deux grands fabricants français etjaponais. II n’empêche que le marché automobile tunisien, qui est en train desubir, lui aussi, les effets du démantèlement tarifaire et suite à lasignature de l’accord de la zone de libre-échange (ZLE) entre la Tunisie etl’Europe, serait contraint d’appliquer la nouvelle réglementation européennequi a aboli le système de concessionnaire exclusif en Europe. Une décision dela Commission européenne prise l’année dernière, a en effet, totalement libéréla distribution et la vente des véhicules automobiles dans l’ensemble des paysde l’Union européenne et a interdit aux fabricants automobiles d’avoir desconcessionnaires exclusifs.

 

(Source : le Quotidiendu 10 février 2003, d’après le portail Babelweb)

Tunisia’sUIB bank 2002 net profit falls 72 pct

TUNIS,Feb 10 (Reuters) – Tunis-based Union Internationale de Banques (UIB) said onMonday its 2002 net profit slumped 72 percent as Tunisia’s economic slowdownstunted growth in banking and prompted banks to raise risk provisions.

UIB,majority owned by French Societe Generale , said net profit fell to 5.101million dinars ($3.9 million) from 18.227 million in 2001.

UIBis the latest of the country’s 10 largest banks to report shrinking net profitfor 2002 as Tunisia’s economic growth shrank to an estimated 1.9 percent from anaverage five percent in the previous decade.

Itsgross earnings shrank to 119.900 million dinars from 125.483 million in 2001,while income from commissions declined to 19.998 million dinars in 2002 from20.748 million.

Netrevenue from banking activity was at 65.388 million dinars in 2002, down from71.696 million in 2001.

UIBincreased provisions to 17 million dinars from 11.316 million in 2001.

Analystssaid average net profit of the 10 leading banks fell 8.3 percent in the firsthalf and they expected the decline to have accentuated in the second half. Inthe first half, UIB’s earnings fell by 10 percent year-on-year.

Theycited the impact of the bombing of the country’s main synagogue in April, inwhich 21 people were killed, including less revenue for banks from foreignexchange operations because of a decline in hard currency earnings from tourism.

SocieteGenerale bought 52 percent state stake in UIB last October for 102.7 milliondinars to beef up its presence in the Maghreb market.

Listedon Tunis bourse, UIB shares were last traded at 12.90 dinars, up from a year lowof 12.52 dinars last week. The shares have lost 7.86 percent so far this yearafter advancing 1.6 percent in 2002.

((Reportingby Lamine Ghanmi, editing by Jane Baird; Tunis newsroom, +216-71 787538 fax+216-71 787454, tunis.newsroom@reuters.com)) ($1=1.299 dinar)

REUTER


BUSH A RETROUVE .. DIEU !!!

 

AFP, le 10.02.2003 à 06h16

 

Bush parle de guerre mais affiche ses convictions religieuses 

 

Par Jean-Louis Doublet

 

   Washington(ats/afp) Le président américain George W. Bush affiche sans pudeur ses convictions religieuses et une vision quelque peu manichéenne du monde. Au risque d’irriter l’opinion  publique internationale au moment où il envisage ouvertementde  lancer une guerre contre l’Irak.

 

   «Lesdécisions que le président prend en matière de guerre et de paix, et si la force doit être ou non utilisée contre l’Irak, sont des décisions basées sur son rôle de dirigeant laïc et sur ce qui doit être fait pour protéger le pays», a affirmé son porte-parole Ari Fleischer, récemment interrogé sur le sujet.

 

   «Leprésident est un homme profondément religieux», a-t-il toutefois souligné.

 

«Conservatisme généreux»

 

   GeorgeW. Bush le reconnaît lui-même: «Je prie. Je prie pour avoir de la force, je prie pour être conseillé et je prie pour offrir mes remerciements à un Dieu généreux et tout-puissant», a-t- il déclaré mercredi dernier lors d’une réunion organisée chaque année à Washington pour célébrer la prière.

 

   Leprésident américain ouvre chaque réunion de son cabinet par une prière et sa foi se répercute sur son programme politique de «conservatisme généreux», qui met les organisations caritatives  religieuses au premier plan.

 

Jimmy Carter aussi

 

   «Jene pense pas que les Américains aient vraiment compris combien la religion est importante pour George W. Bush», estime Lance Morrow, professeur d’histoire à l’Université de Boston.

 

   Dansl’histoire récente, il faut remonter au démocrate Jimmy Carter (1976-1981) pour retrouver un président américain faisant ouvertement état de sa foi.

 

   RonaldReagan (1981-1989), lui aussi républicain, s’affirmait religieux mais allait très rarement à l’église. George Bush père, président de 1989 à 1993, ne faisait guère état de la religion. Le démocrate Bill Clinton (1993-2001) n’en avait lui découvert les vertus que pour tenter de se réhabiliter après l’affaire Monica  Lewinsky.

 

«Irriter les Européens»

 

   Sielle semble tolérée par la majorité de ses compatriotes, la foi très publique de George W. Bush passe beaucoup plus mal à l’étranger.

 

   «Jepense qu’il invoque Dieu en grande partie parce qu’il sait que cela va irriter et effrayer les Européens, ou l’idée qu’il se fait d’eux», estime Lance Morrow.

 

   «Celafait partie de son show texan: ‘Vous pensez que je suis un Texan imbécile, et bien écoutez cela…’», ironise ce professeur pour expliquer l’effet de la rhétorique religieuse du président  américain en Europe.

 

«Débarrasser le monde du mal» 

 

   GeorgeW. Bush laisse également transparaître une vision très manichéenne du monde.

 

   Lejournaliste Bob Woodward rappelle dans son livre «Bush en guerre» les propos du président lors de l’office religieux à la cathédrale de Washington à la mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone: «Notre responsabilité devant l’Histoire est claire. Répondre à ces attaques et débarrasser le monde du mal».

 

   Lorsde son discours sur l’état de l’Union en janvier 2002, il a appuyé le trait en qualifiant la Corée du Nord, l’Irak et l’Iran d’»axe du mal».

 

«J’ai trouvé Dieu»

 

   Leprésident américain ne fait également pas mystère de  l’origine de sa foi. David Frum qui, avant de quitter laMaison  Blanche aidait à la rédactiondes discours du président et aurait  étéà ce titre l’auteur de la phrase sur «l’axe du mal», rapporte ces propos du président à des visiteurs:

 

   «J’avaisun problème avec la boisson. Aujourd’hui, je devrais être dans un bar au Texas. Il n’y a qu’une seule raison pour laquelle je suis dans le bureau ovale de la Maison Blanche: J’ai trouvé la foi. J’ai trouvé Dieu. Je suis ici à cause du pouvoir de la prière».

 

AFP

 


AnalyseHebdomadaire de la bourse de Tunis

Semaine au 7 février 2003.

Titre

Plus fortes hausses

Titre

Plus fortes baisses

Titre

Les titres les plus dynamiques

%

Cours

%

Cours

Quantité

Volume

BTEI-ADP

12,35

19,100

STIL

-18,42

1,550

BS

60.018

485 745

ATL

5,15

15,300

SIPHAT

-5,78

7,330

SOMOCER

10.803

200 720

SOTETEL

4,85

31,980

STS

-4,47

10,260

BT

3.669

187 119

SFBT

4,05

38,500

LSTR

-3,57

5,400

SFBT

4.308

161 573

Avec une évolution en dents de scie, à l’image des résultats provisoires annuels publiés cette semaine, le marché a convergé légèrement vers un état d’équilibre qui reste assez fragile en attendant la suite des publications. En parallèle, le retour assez timide de quelques valeurs classiques a aidé l’indice de capitalisation – TUNINDEX – à reconquérir une partie du terrain perdu en clôturant vendredi à 1062,23 points, soit une hausse de 0,76%, avec un volume des échanges légèrement supérieur à 2MD pour plus de 191 mille titres qui ont changé de mains. Cela dit, le retour de la demande sur quelques lignes en fin de semaine témoigne du caractère exagéré de certaines corrections. BTEI dont la cotation des ADP a été suspendue mardi et mercredi, a annoncé qu’elle proposera à sa prochaine Assemblée Générale Ordinaire la distribution d’un dividende de 2,500 DT par ADP, soit 1,800 DT au titre de l’exercice 2001 et 0,700 DT au titre de l’exercice 2002. En outre, elle distribuera en 2004 un dividende de 2,900 DT, soit le reliquat de 1,100 DT du dividende 2002 ainsi que les 1,800 DT afférents à l’exercice en cours. En effet, la plus value réalisée dans le cadre de la privatisation de l’UIB a donné une bouffée d’oxygène aux comptes de la BTEI. D’ailleurs, les revenus du portefeuille d’investissement de la banque sont passés de 1,573MD en 2001 à 14,564MD en 2002 propulsant le produit net bancaire au niveau des 24,157MD (+107%). Cela dit, la marge d’intermédiation de la banque s’est légèrement effritée de 1,51% sur la même période. Il est à noter également que la banque a poursuivi ses efforts de provisionnement comme en témoigne l’accroissement des dotations aux provisions sur les créances douteuses (+141% à 18,936MD). Côté cours, le titre s’est installé à la tête du palmarès des plus fortes hausses avec un rebond de 12,35% à 19,100 DT, couronné par une réservation à la hausse, et une demande insatisfaite de plus de 24 mille titres au prix du marché. Surpris par le caractère général des mauvais résultats durant les deux premières semaines des publications provisoires annuelles, le marché a infligé à quelques lignes des corrections exagérées qui se sont avérées en majeure partie injustifiées, et ce, après l’annonce de leurs résultats. En effet, STEQ qui a subi sur les trois premières séances une chute vertigineuse de plus de 12% pour accoster au niveau des 4,230 DT, a démenti jeudi les mauvaises anticipations en publiant ses états financiers provisoires au 31/12/2002. En effet, bien que le résultat net au 31/12/2002 de la société ait connu une baisse de 16,61% à 0,673MD (contre 0,807MD en 2001), le chiffre d’affaires a enregistré une progression de 4,96% à 20,416MD, et ce, dans l’élan de l’exercice 2001 qui a connu aussi une augmentation du C.A de 5,1% par rapport à 2000. Cela dit, le titre a terminé la semaine sur un bilan négatif, soit une baisse de 2,92% à 4,660 DT, après avoir aligné deux rebonds successifs sur repli lors des deux dernières séances. Dans le registre, SOTRAPIL qui reste – sans grande surprise – sur un résultat provisoire au 31/12/2002 en progression de 9,5% à 3,218MD, est parvenu à terminer la semaine sur une hausse de 2,96% à 11,840 DT pour 4.770 titres qui ont changé de mains. Le bancaire qui a été malmené durant les deux dernières semaines, a connu une légère correction de la tendance avec une balance des variations dans le vert. En effet, après une longue série de mauvais résultats bancaires alourdis par des provisions pour couvrir des créances douteuses, l’ATB (inchangée à 11,120 DT : 300 titres) se démarque en publiant un résultat net provisoire au 31/12/2001 en progression notable de 51,45% à 10,035MD boosté par un PNB en hausse de 19,29% à 51,339MD. Cela dit, conscient de l’utilité de l’assainissement des portefeuilles bancaires ainsi que l’obligation de hisser des ratios sectoriels au niveau des normes internationales, le marché est revenu sur quelques lignes du bancaire comme en témoigne le dynamisme remarquable qu’a connu BS (+1,25% à 8,100 DT : 60.018 titres) en fin de semaine. Par ailleurs, SFBT qui a glissé la semaine dernière de 7,27%, a pu revenir techniquement au niveau des 38,500 DT, soit une hausse de 4,05%, pour 4.308 titres échangés. Il est à noter par ailleurs que l’Offre Publique de Retrait – OPR – initiée par la SFBT en agissant de concert avec sa filiale la CFDB visant l’acquisition de 10.178 actions SOSTEM, a été clôturée vendredi dernier avec 3.558 actions seulement qui ont été acquises. Cela dit, la SOSTEM n’est plus qualifiée désormais de société faisant appel public à l’épargne. Enfin, concernant l’affaire BATAM, le conseil d’administration de la bourse a décidé le transfert de la valeur BATAM, à partir du 10 février 2003, au marché Hors-cote (sur panneau).

(Source: tustex.com)

 

 

                   الرئيسزين العابدينبن عليوالسيدة حرمهيشرعان فيأداء مناسكالحج

 

تحولالرئيس زينالعابدين بنعلي وحرمهالسيدة ليلىبن علي الىالبقاعالمقدسةلأداء فريضةالحج وهيالركن الخامسمن أركاندينناالإسلاميالحنيف.

 

وقد قامرئيس الدولةاثر وصوله الىجدة بمناسكالإحرام وماتضمنته من نيةالدخول فيالحج. ولدىحلوله بالحرمالمكي الشريفصلى الرئيسزين العابدينبن علي ركعتينتحية للمسجدالحرام وقامبطواف القدوممهللا مكبرامبتهلا الىالله سبحانهوتعالى.

 

وأدىسيادة الرئيسالركن الثانيللحج وهوالسعي بينالصفاوالمروة طبقالما جاء فيقوله تعالى « انالصفاوالمروة منشعائر الله ».

 

(المصدر:موقع أخبارتونس الرسميبتاريخ 9 فيفري2003)

 

أضخم « جوال » يلفظهالبحر قربسواحل جنوب تونس

 

تونس ـ ق.ن.أ:لفظ البحر الىجزيرة قرقنةبالجنوب التونسيحوتا ضخمايبلغ طوله 14.20متر. وذكرت مصادرالمعهد التونسيلعلوموتكنولوجياالبحار امسانه وبعددراسة الحوتاتضح ان قطررأسه يبلغ 4.60متر وقطر ذنبه2.40 متر بينمافاق قطر بطنه 5امتار.

واضافتالمصادرنفسها ان هذاالنوع منالحيتانالعملاقةيعرف باسم (الجوال)لكثرة تجوالهضمن قطعان فيالمحيطاتوالبحارالعميقة، وقديتوه احدها عنالسرب فيتحولخطأ الىالمياه غيرالعميقةفيلقى حتفه.

يذكران البحر كانقد لفظ منذسنتين فيمنطقةالكتاتنة فيولاية صفاقسبالجنوب التونسيايضا حوتامماثلا لكناقل حجما، اذبلغ طوله 11مترا وقطربطنه 4 امتار.

 

(المصدر:صحيفة الشرقألأوسطالصادرة يوم 10فيفري 2003)

 

ثقافاتالهروب

بقلم: آمالموسى (*)

تميل النفسالبشريةبطبيعتها الىتبني حلولمؤقتة، وتفضلممارسةالهروب بدلتحمل مشقةالمواجهة.ربما يعودذلك، الىعلاقة خاصةقائمة بينالذاتوالزمن، وبينالذات وايقاعادارةالاشكاليات،أي أن النفسيحركها فيمختلفالأفعالالصادرةعنها، وعيان:وعي يتصلمباشرةبالعمرالشخصي، ووعيآخر يستلقيعلى كافةجنبات سريرالزمن.

وثقافةالهروب، تجدضالتها فيالمسافةالفاصلة بينالوعيين،ويطول زمنالهروب، كلماتمكنت النفسالبشرية، منالاقامة فيالوعيين مندون عناء يذكر.

ومن دون شك،المواقيتالتي كانتفيها ثقافةالهروب سيدةالثقافاتكثيرةوعديدة، بل هيمواقيت رغمخضوعهالعقاربالساعة، الاأنها صعبةالتحديدوعصية القبض.واذا اعتبرناأن الفضاءالممتد بينالدياناتالتوحيديةالثلاث، كانيمثل منطقةخصبة للهروبفي مختلفالعهود، فانالأحداث التينعيش قدأعادتنا الىعالم هذهالديانات،لتبرير مايحصل اليوم منتوترات اتخذتشكل الحرب.

ومن الواضحأن ثقافةالهروب قدمارسها البعضمن اتباعالدياناتالثلاث عبراستراتيجياتمختلفة سلكتأحيانا منحىالدفاع،وأحيانا مسلكالهجوم، فصارالهروب، كردفعل معادللعمليةالدفاع عنالدينالمنتمى اليهمن جهة،ومعادل أيضالفعل الهجوم،في سياقاتمغايرة. لذلكفان الهروب هوالخطأالمشترك الذيمارسه بعضاتباعالدياناتالثلاث، وهاهم المنتمونلهذهالدياناتيجدون انفسهموجها لوجهأمام ضروراتالمواجهةوالحوار.

ومنالمفارقاتالعجيبة أنناحتى في جوهرمحاولتناللمواجهة،وللحوار، لمنتخل عن آليةالهروب،ففضلنا غضالطرف عن بقعالجليدالحقيقية،والتحرك فيبقع التنظيرالمهموالأجوف فيالوقت نفسه. منذلك أنه في آخرندوة عقدت منذأيام قليلةحول مستقبلالحوار بينالديانات،آثرالمتدخلونالهروب الىالمستقبلللحلمبالحوار بينالأديان،وليس النظر فيواقع العلاقةأو العلاقاتالقائمة، بلأن كل التركيزينصب علىالديانتينالمسيحيةوالاسلاميةمع المرورمرور الكرامعلى ما جرى مناستغلالايديولوجيبالغ الأذىللديانةاليهودية.

لا شك في أنعلاقاتالتوترالديني ليستجديدة، الا أنممارسةالهروبوالانطواءأديا الى حالةجهل ديني فيالعالم. وليستهذه الأميةالدينية هيالمفسرالتلقائيوالمباشرللصداماتالتي وقعت،ولا تزال تقع،بل أن ما أشعلفتيل التوترهو الاستغلالالاسرائيليلهذه الأمية،واستثمارهاكورقة لعبسياسيواقتصاديوثقافي، لذلكفان الذينرجحوا أن يكونالصراعالقائم اليومسياسيا أكثرمن كونهثقافيا أودينيا، هم الىحد ما على حق،ولكن ما فاتأصحاب هذهالقراءة هو أنالصراع قدأنتج في فضاءالعالمالاسلامي ردةفعل ثقافية،وذلك لأنالمسلميناليوم لايملكون مناللباس غيرردائهمالثقافي ولارداء لهمغيره، وهم فيذلك على خلافالعالمينالمسيحيواليهودياللذينيمتلكاندواليب كثيرةمن الملابسالمتنوعة،فيرتدونالرداءالسياسيوالاقتصاديوالايديولوجي،أي أن لباسالصباح غيرلباس السهرةوالمساء، فيحين أنالمسلمين لايرتدون الانفس الجبة،وبحكمالتهميشالدولي لهم،فقد تمسكوابقيمهم،وبثقافتهمتمسكا اتخذطابع القوةوالغليانوالاحتضان،وكل مهمش فيالنهاية،يلوذ بارثهالثقافي،ليتصالح معنفسه ومعوجوده.

ويبدو أنالمستفيدالوحيد منحالة الأميةالدينية، همالمتطرفوناليهود الذينكتبوا علىالبياضالممتد ما راقلهم من الصورعن المسلم،وعن العربي.والتطرفاليهودي ساهمفي تغذيةالتطرفالمسيحيوالتطرفالاسلامي، مندون أن ننسى انالصهيونية قدركبت صهوةالأميةالدينية، لدقالكينونةالعربيةوالاسلامية.

وهذا يعنيأن الهروبالديني قد فسحالمجال واسعالأربابالحيلة،وللذينيستثمروناللاتواصللتحقيق تواصلمن نوع آخر، أيكي يبقىالحوار مسدودالأفق.

وينسىأصحابالمقاربةالحالمةوالاستشرافيةالورديةللحوار بينالأديان انهبالاقراربمعطى الهروبالمشترك،لابد منالاعترافأيضا بامتدادآلية التآمر،تلك الآليةالتي يحاولمعظمالمتدخلين فيمجال الحواربين الأديانتلافيهالأسبابسياسية غيرمقنعة، فيقعالمتدخلون فيما يمكن أننسميهبالتآمر علىالتآمر، أيأننا سندخل فيمتاهات دائرةلا حدلدورانها، فيحين أن مواجهةالبراكينالمتحركة فيالعلاقات بيناتباعالأديانالثلاثة هوالحل، بل أنفتح ملفاتالتآمرالديني هو أهمفتح حقيقييمكنللمختصين أنيقوموا به،وأعتقد أنهلولا الأميةالدينيةومسافاتالجليدالمتراكمةبينالديانات،لما تغذتالمؤامرات،ولما وجدأصحابهاالتربة خصبةللزرعوللحصد،بينما لوتجاوز اتباعالدياناتالثلاث ثقافةالهروبالتاريخي،لوجدالمتصيدونالايديولوجيونالأبوابموصدةأمامهم، وحتىلو تمكنوا منتشكيل بعضالأذى فانالثقافاتكانت ستنجح فيالدفاع عنمناعاتها.

اننا في زمنيظهر غير مايبطن،وحقيقتهمغايرةلادعاءاته،ولم يتحققمعنى القريةالصغيرة الافي مجالالتنقلوالمواصلات،بينما ظلتالروابطالانسانيةوالحضاريةوالثقافية،باردة وبعيدةومتقطعة،وكأن كوكبالأرض مجموعةكواكب منفصلةآليا. فبعد كلهذه القرون منالوجود، ومنتوارثالثقافات،ومن التديّن،ومنالصراعات،ومن التلاقيوالفراق، نجدأن الأميةالدينيةمتغلغلةومكتسحةلملايين منالبشر.فغالبيةالمسلمين لاتعرف الكثيرعن اليهودية،ومعظمالمسيحيين لايعلمون عنالاسلام غيراللحى وقمعالنساء وحبالرجل المسلملتعددالزوجات!

ان هذهالطبقاتالكثيفة منالأردانالمعرفيةالتي فعلهاالهروب،والذيناستثمروابشكل شيطانيغياب الحواربين اتباعالديانات،تحتاج الى جهدكبير، والىزمن أكبر،والى مقاطعةثقافة الهروبالتي تجعل منكل مواجهةمؤجلة ثقيلةالفواتير فيأزماتهاالانسانيةوالثقافية.

 

ومن أغرب مايكتشفه المرءعندما يغوص فيمثل هذهالاشكاليات،هو أن السياسةوأصحابالايديولوجياتالمتطرفة، همالذيناستعملواالدين وطوعوهطبقالمصالحهم رغماعلانهمالفصل بينالدينوالسياسة،وهو الأمرالمخفي الذيلم نتطرق لهلانشغالنا فيتتبع أثرزعماءالاسلامالسياسي.الواقع هو انالاثنيناستعملاالدين، ولكنبطرائقمختلفة: الأولاستثمراللاحوار،فوقع في لحظةاعلانه لعدماستعمالهللدين فياستعمالالدين..الاستعمالالذي يريد. اماالثاني فقداستثمراللاحوارللتأكيد علىاصطباغ الدينالآخر بألوانالسياسة،فكانتاستراتيجيةالدفاع حاميةجدا! (*) كاتبةوشاعرةتونسية

 

(المصدر:صحيفة الشرقألأوسطالصادرة يوم 10فيفري 2003)

 

 

الجزائر:علي بن حاجيعدّ باعتزالالسياسة

 

الجزائر -نور الدينمراح: قالالرجل الثانيفي حزب جبهةالانقاذالاسلاميةالمحظورة،علي بن حاج انهمستعدلاعتزالالسياسةمقابلاستعداد منسماهم بـ(رؤوسالفتنة) اليالحذو حذوه منأجل تسويةسلمية للأزمةالجزائرية. وقال القياديفي الجبهةالاسلاميةللانقاذالمحلة كمالقمازي فيتصريحاتصحفية ان بنالحاجالمعتقل فيسجن البليدةأبلغه بأنهيعتزم تنفيذهذه المبادرةاذا كانت فيصالح الأمةالجزائريةشريطة انيتنحي أيضا منسماهم (رؤوسالفتنة) فيالجزائرالذين كانواوراء وقفالمسارالانتخابي. ولم يشر قمازيالي الاسماء،بيد انالمراقبينيرون بأنهيقصد قياداتسياسية يصفهابـ(الاستئصالية)وعلي رأسهمسعيد سعديرئيس حزبالتجمع من أجلالثقافةوالديمقراطيةورئيسالحكومةالاسبق رضامالك وحتيخالد نزاروزير الدفاعالاسبق الذييفتخربالوقوف وراءالغاء المسارالانتخابي فيالجزائر. ويظهر ان هذهالشروطتعجيزيةبالنظر الياصرار تلكالجماعات عليمواصلةانشطتهاالسياسيةولها نفوذ قويفي هــرمالسلــــطةوبشأن خرجة بنحاج الذي رفضلسنواتالتنازل عنالنشاطالسياسيمقابل اطلاقسراحه، ويقولالمقربون منهان المرض دفعهالي ذلك وبدأتتدخلات أسرتهوالذينيراجعونهتتركز فيالآونةالأخيرة عليضرورة البحثعن مخرجللأزمة. وتزامنت هذهالمبادرة معحملة شنهاالأميرالوطني للجيشالاسلاميللانقاذ،الذراعالمسلحللجبهةالاسلاميةللانقاذالجزائريةالمحلة علي (دعاةالاستئصال)وحمّلهممسؤوليةالأزمةالمعقدة. وفي بيان جديديحمل توقيعالمسؤولالأولللتنظيمالمحل مدنيمزراق اكد (انما لحقبالجزائر منالانتكاساتوالمحن لايرجع جذورهالي بدايةالعشريةالأخيرة،تاريخ توقيفالمسارالانتخابيعام 1992، بل انهذه العشريةهي احدي نتائجممارسات حزبفرنسا فيالجزائر قبلاندلاعالثورةالجزائرية فيعام 1954)، مؤكداًان الصراعالدائرة رحاهفي الجزائركان حول طبيعةمشروعالمجتمع وحولالثوابتالوطنيةوالمرجعيةالتاريخيةوالحضاريةلهذا الشعبولهذا الوطن. وذكّر مزراقبتهديد أحدأقطاب هذاالتيار ولأولمرة يكشفمسؤول لتنظيمعسكري معارض (محل)عن وجود مايطلق عليهبكتائب الموتأو ألويةالموت قامتباطلاق النارعلي جموعالمتظاهرينبالذخيرةالحية وتشكلهذه الكتائبحسبه أفراداًينتمون اليزمر صغيرةمبعثرة داخلوحداتالمؤسساتالاستراتيجيةللدولةالجزائرية. (المصدر:جريدة (الزمان)اللندنية -العدد 1428 –الصادرة يوم 10فيفري 2003)

 

 

السجلالأميركيحافلبالتلفيقلتسويغالاجتياحالعسكري

 

بقلم: فهميهويدي

لا أعرف كم عددالذين لميستطيعوا أنيكتمواابتساماتهموهم يتابعونوزيرالخارجيةالأميركيكولن باول،وهو يتحدثباستغراقوثقة شديدينعن خطورةالعراق علىأمن العالموحضارته،لكنني أزعم انعددهم ليسقليلا، ولاأنكر اننيواحد منهم، إذليسوا قليلينالذينيعتقدون بأنالحربالمرتقبة لاعلاقة لهابتهديدالعراق للسلموالأمن فيالعالم، وماقد يملكه أو لايملكه منأسلحة للدمارالشامل،وإنما «السرالمعلن» هو أنالنفط هدفهاالأول وليسالأخير، ولولم تكن هناكحكاية أسلحةالدمارالشامللاخترعواذريعة أخرىلتحقيقالمراد،والذينيدركون تلكالحقيقةيعلمون انالفريقالحاكم فيالولاياتالمتحدة،وعلاقاتهبالنفطوشركاته وفيالمقدمة منهمالرئيس بوشونائبه تشينيليست خافية،هذا الفريقيحاول كسبالرأي العامالاميركيخاصة والغربيعامة، بأنهاحرب «عادلة»،تستهدف تخليصالبشرية منذلك الوحشالكاسرالقابع فيبغداد.

أمامن كانت لهمدراية بسجلالتلفيقوالألاعيبالاميركيةفأغلب الظنانهم استلقواعلى أقفيتهممن الضحك، وهوما حدث لجماعةمنهم أعرفهم،ما ان انتهىالوزيرالاميركي منحديثه الىمجلس الأمنحتى سأل بعضهم:ماذا كان يمكنأن يحدث لو انباول صارحأعضاء مجلسالأمنبالحقيقة،وفاجأهمبقوله انالولاياتالمتحدةاضطرت لتلكالحرب، لأنتطلعاتهاالامبراطوريةما كان لها أنتتحقق إلا اذااتخذت خطواتمعينة، منهاالسيطرة علىمنابع النفطومصادرالطاقة. ولأناسرائيل لهامخططاتهاومصالحها،وكان لابد منالاستجابةلها، لأنالرئيس بوشيريد أن ينتخبلولاية ثانيةبأي ثمن.

الذيناكتفوابالابتسام،أو الذيناستغرقوا فيالضحكمعذورون، ذلكان سجل تلفيقالمعلوماتوانتقالهالتحقق أهدافسياسية أوعسكريةبذاتها أمرليس مستغربافي الممارساتالاميركية،التي تعنينافي الوقتالراهن،والشواهدالتي تدل علىذلك بلا حصر.

لقدنشرت مجلة «نيوزويك»(عدد 12/2/2002) تقريرالافتا للنظرعن الكيفيةالتي وظفت بهاالادارةالاميركيةالمبالغة فيحجم تنظيم «القاعدة»،سواء للتخويفمن خطرهوتبريرالحملة ضدالإرهاب، أولتبريرمطالبةالكونجرسبتخصيصميزانيةكبيرة للأمنالداخلي،وطبقا لماذكرته المجلةالاميركيةفإنه حين كانالرئيس بوشيستعد لإلقاءخطابه عن حالالاتحاد،صرحت مستشارةالبيت الابيضكارين هيوزللصحافيينبأن خطابالرئيسسيتضمنمعلوماتمذهلة، منهاان مائة ألفشخص تمتدريبهمكقتلة فيمعسكراتأفغانستان،وانهمانتشروالاحقا فيأنحاءالعالم، وفيالمسوداتالنهائيةللخطاب أشيرالى ان هؤلاء «القتلةالخطرين» (المائةألف) تحولواالى قنابلموقوتةمبثوثة فيأرجاء الكرةالأرضية، غيران مسؤوليالمخابراتالمركزيةسارعوا حينعلموا بالخبرالى ابلاغالبيت الأبيضبأن الرقممبالغ فيه الىحد كبير، وانمعلوماتهمتشير الى انعددالمتدربينعسكريا فيافغانستانيتراوح بين 15 و20ألفا، أي فيحدود خمسالرقم الواردفي مسودة خطابالرئيس، فيحين ذكر بعضالمحللين فيالاستخباراتان الرقمالحقيقي أقلمن 15 أو 20 ألفابكثير (نقلتالمجلة عنالأمير تركيالفيصلالرئيسالسابقللمخابراتالسعودية انالتقديراتالتي لديهتقول ان عددهمما بين 2000 و3000شخص، ونقلت «المجلة»أخيرا في 8/2/2002على لسان رئيسالمخابراتالباكستانيةآنذاك حميدغول ان العددلا يتجاوزخمسة آلافمقاتل).

بسبب ذلكالتضارب فيالمعلوماتجرى تعديل نصخطاب الرئيسبوش، بحيثاسقط رقم 100ألف، واستبدلبعبارة «عشراتالآلاف منالمدربين»،وكان ذلك خطأأيضا، لكنالخطاب سربمعلومة أخرىمغلوطة، فقدذكر الرئيس انالقواتالاميركية فيافغانستاناكتشفت «رسوماتلمحطات طاقةنوويةاميركية،ومنشآت مياهعامة»، اضافةالى «تعليماتمفصلة لصنعأسلحةكيميائية»،ولكن مسؤوليالمخابراتالمركزيةاعتبروا ان ماقيل يمثلمبالغة غيرمبررة، لانمعظمالمعلوماتالتي اشاراليها بوش كانقد تم تنزيلهامن الانترنتوهي في متناولكل أحد.

خذأيضا تلكالشهادةالمثيرة التينشرتها «الشرقالاوسط» في 5/7/2002لآخر اميركيلدى الخرطوم،تيموثيكارني، وقداشترك معه فيكتابتها مسلمأميركي من أصلباكستاني هومنصورالمحاز، الذيكان يعملخبيرا مالياواقتصاديا،واستمر في نقلالرسائل بينالعاصمتينالاميركيةوالسودانية،فقد ذكرالاثنان فيشهادتهما انسحبالدبلوماسيينالاميركيينمن الخرطوم في1996 «حرصا علىسلامتهم» تمبناء علىتقاريراستخباراتيةمغلوطة أومختلقة، وقدادركتالمخابراتالمركزيةذلك، فقامتبشطب أكثر منمائة تقريرلديها عنالسودان لكنالدبلوماسيينلم يعودوا الىالخرطوم.

تحدثتالشهادة عنالفشلالاستخباريالاميركي فيالسودان،الذي ادى الىقطع العلاقاتبين البلديندون مبرر، كماادى الى قصفمصنع للأدويةفي الخرطوم،ادعت واشنطنانه كانيستخدملانتاج اسلحةكيماوية، فيحين انالادارةالاميركية لمتكن لديها أيةمعلومات ولوأولية عنهولكن القصف تماستنادا الىالمعلوماتالمكذوبةوالمشبوهةالتي روجت لهابعض عناصراجهزةالمخابراتالاميركية.

ومنذات السجلننتقي هذهالقصص الثلاث.

ـ في عام 1971 نشرتصحيفة «نيويوركتايمز» مجموعةمن الوثائقالعسكريةالسرية حولحرب فيتنام،الامر الذيازعج كثيراادارة الرئيسالاسبقريتشاردنيكسون،فتدخلت لوقفالنشر، ولكنمجلس القضاءالأعلى أيدموقفالصحيفة،وأمر بمواصلةنشر الوثائقالتي عرفتباسم «أوراقالبنتاجون».وكان المصدرالذي سربالوثائق هوأحد الخبراءالذيناشتركوا فيوضعها، واسمهدانيالايلسبرج.

اعترفدانيال بأنهبناء علىتكليفالقيادةالسياسيةوالعسكرية فيوزارةالدفاع، عكففي عام 1965، علىاعداد مجموعةمن القصص التيتتهمالفيتناميينبارتكابالمجازر. وكانالهدف من ذلكهو تبريراستخداماسلحةالتدميرالأميركيةضدهم. وقداعترف الرجلبأن كل القصصالتي أعدتها،وروجتهاوسائلالاعلامالأميركية لمتكن صحيحة،وكانت جميعهامن صنعمخيلته، وأنهاستناداً الىتلك المجازرالوهمية، ردتالقواتالأميركيةبارتكابسلسلة منالمجازرالحقيقية.

وجدايلسبرج انالعمل الذيقام به أدى الىتضليل الرأيالعامالأميركيوالرأي العامالعالمي منجهة، وتغطيةالجرائمالجماعيةالمرعبة التيارتكبتهاالقواتالأميركيةوفي يقظةضميرية أرادأن يسترضيضميره المعذبفسرب الوثائقبالغة السريةالى الصحافةاعتقاداً منهأن ذلك سوفيساعد علىتسريع وقفالحرب..وبالتالي علىانقاذ أرواحبشريةأميركيةوفيتناميةكثيرة.

منالوثائق التيسربها أيضاً،اعترافاتلوزير الدفاعالأميركي فيذلك الوقتروبرتمكنمارارددها وهو فيطريق عودتهالى واشنطنبعد تفقدالقواتالأميركية فيفيتنامالجنوبية،قال فيها: «انالوضع علىالأرض أسوأوأخطر ممايبدو لنا». معذلك فما أن حطتطائرته فيالقاعدةالعسكريةبواشنطن حتىأعلن «أننانحقق تقدماًكبيراً في كلميدان منميادينالقتال».

إذذاك أدركايلسبرج أنقرار تصعيدالحرب في عهدالرئيسليندونجونسون كانيعتمد علىمعلوماتكاذبة وعلىإخفاءالحقائق عنالرأي العام.وحتى عنالكونجرس.فكان قرارهبالكشف عنالحقائق لقطعحبل الكذب. ومنثم لتصفية أيتبريربالتصعيدالعسكري وحتىباستمرارالحرب. عندما نشرتصحيفة «نيويوركتايمز» «أوراقالبنتاجون»اتهم ايلسبرجوحوكم وحكمعليه في عام 1971بالخيانةوسرقةممتلكاتللدولة. ولكنالحكم سرعانما تهاوى فيعام 1973 عندماغرقت الادارةالأميركية فيذلك الوقت فيوحول منالفضائحالسياسيةوالعسكريةحول حربفيتنام فتحولالرجل الى بطلوطني.

ـ في شهر أغسطس1964 ادعى الرئيسجونسون أنمدمرةأميركية فيخليج «تونكين»تعرضت لهجومفيتناميشمالي، الأمرالذي اعتبرهتهديداًخطيراً للأمنالقوميللولاياتالمتحدة.ولمواجهة ذلكالتهديد فانهاستصدر منالكونجرسقرارا وافقتعليهالأغلبية عرفباسم الخليجالمذكور.وبمقتضىالقرار أعطيالرئيسصلاحية ارسالالآلاف منجنود القواتالبرية الىفيتنام لصدالخطرالمزعوم.وكانت تلكبداية تدفقالقواتواستمرارتزايدها، حتىبلغ عددهاخلال بضعةأشهر أكثر مننصف مليونجندي، غرقوافي مستنقعالحربالفيتناميةعلى النحوالذي يعرفهالجميع. غيرأنه تبين فيمابعد أن قصةالاعتداء علىالمدمرةالأميركية فيخليج تونكينلم تكن سوىأكذوبةسياسية. وهومادفعالكونجرس بعداكتشافها الىاصدار قانون «سلطاتالحرب»،لتقييد حريةالرئيس في أيتحرك عسكريإلا بعدالتشاورالمسبق معالكونجرس.

ـ القصةالثالثةاخترعهاالثنائى فوريـ كيسنجر فيشهر مايو منعام 1975، وعرفتباسم حادثةسفينة الشحن «ماياجويز» التيكانت الحكومةالثوريةالكمبودية قداحتجزتها فيمياههاالاقليمية.فقد وجدتادارة الرئيسفورد في ذلكالاحتجازفرصتهاالذهبية لكيترد الاعتبارللولاياتالمتحدة بعدمهانةهزيمتها فيفيتنام، التيمرغت كرامتهافي الوحل.فماذا فعلت؟

ادعت الادارةالأميركية أنأمن البلادأصبح مهدداً،وأعربت عنغضبها الشديدازاء مااعتبرتهعدواناً علىالمصالحالحيويةالأميركية.ولكي تردالعدوانالمفترض،فانها شمرت عنسواعدهاواستعرضتعضلاتهاوانهالت علىالكمبوديينقصفاً وضرباًبقسوة مبالغفيها كثيراً.وكأنما أرادتأن تبعث الىالجميعبرسالة تؤكدلهم أن القوةالأميركية مازالت تحتفظبجبروتها (هليذكرك ذلك بماحدث فيأفغانستانبعد الهجومعلى مركزالتجارةالعالمي؟).

وهيتنتقم وتثأرلكرامتهاسيرت القيادةالأميركيةقواتهاالبريةوالبحريةوالجوية ضدجزيرة صغيرةباسم «تانج»لاتكاد ترىعلى خريطة بحرسيام، وانقضتعليها حتىدمرتها.ولاحظت احدىالصحفاليابانيةالمفارقة،فسخرت منالعملية،كتبت قائلة أنأميركا كانتكمن يريداصطياد دجاجةبمدفع.. ليسذلك فحسبوانما انتابتالقواتالأميركيةوهي تنتقم منالكمبوديينمايشبهاللوثة،فقامت بانزالبعض جنودهاعلى جزيرة غيرتلك التياحتجزت عندهاسفينة الشحن،وأغارت علىبعض القواربالمتحركةالتي كانتتابعة للقواتالأميركية (حدثذلك أيضاً فيأفغانستان معقواتهمالبرية).واستمرت فيالضرب العنيفحتى بعد عودةالسفينةالأميركيةوبحارتهابطريق الصدفةالى قواعدهمسالمين.

لقدكان استعراضالقوةالعسكريةالأميركيةواستردادالهيبةالمضيعة هوالهدفالحقيقيللعملية، ولميكن فوردووزيرخارجيتهكيسنجرمشغولينكثيراًبانقاذالسفينةالمحتجزة ولاطاقمها. وهوماعبر عنهكيسنجرلاحقاً في أولاجتماع لمجلسالأمن القوميلبحث الأزمةحين قال «إنانقاذالسفينة كانأمراًثانوياً».

ولايتسع المقاملتقليب كلصفحات السجلالحافلبحالاتالتلفيقوالافتعالوالاستباقالتي لاتعرفحدوداً ولاتخضع الالمعيار «الغايةتبرر الواسطة»،بوسعنا اننتساءل: هليقدر لنا أننشهد افتضاحالأكاذيب فيالمشهد الذينحن بصدده،واكتشافالدوافعالحقيقيةوراء الحربالمرتقبة، أووراء ما سميبالحملةالدولية ضدالارهاب؟

(المصدر:صحيفة الشرقألأوسطالصادرة يوم 10فيفري 2003)

 

 

ظواهر فيالفكرالسياسيالمعاصر

 

هل يحتاجسقوط الدولةالوطنيةالحديثة إلياقامةالدليل؟

 

بقلم:الدكتور الحبيبالجنحاني

 

بناءدولة وطنيةمنيعة تقومعلي مؤسساتدستوريةحقيقية عليغرار التجربةالتي عرفتهامجتمعاتالديمقراطيةالليبراليةفي الغرب منذالقرن التاسععشر هو حلمقديم، حلم بهأجيال من روادحركات التحررالوطنيالعربي منذثورة أحمدعرابي في مصرحتي ثورةالشعبالفلسطينياليوم. ولم يكنبناء الدولةالوطنيةهدفاً في حدذاته، بلوسيلة لتحقيقالحرياتالعامة،والعدالةالاجتماعية،وقد حرمت منهاالشعوبالعربيةزمناً طويلاً.قامت فعلاًالدولةالوطنيةالحديثة فيكثير منالأقطارالعربية غداةاستقلالها،بمحاولةتقليد تجربةالدولةالحديثة فيالغرب، وقدتمثل ذلك في سنالدساتير،وبعث المجالسالنيابية،وتنظيمالقضاء،وإرساء أسسسياسةاقتصاديةواجتماعيةتسعي إليتوفير المناخلبعث اقتصادحديث، وسنسياسةاجتماعيةتستجيب للحلمالقديم، حلمالعدالةالاجتماعية.

واستمدتالدولةالوطنيةشرعيتها فيمرحلة البناءمن حركاتالتحررالوطني التيتزعمت النضالضدالاستعمار،كما هو الشأنفي مصر أيامحكم حزبالوفد، وفيسوريا فيالمرحلةالبرلمانية،والتعدديةالسياسية،وكذلك في تونسوالجزائر،وكانت الطبقةالوسطي بشتيفئاتها، أو ماسمي يومئذبالبورجوازيةالصغيرةدعامتهاالصلبة.

انمفهوم الدولةالحديثة يعنيفي حده الأدني:مؤسساتدستوريةجديرة بهذاالاسم، مجلسنيابي منتخبديمقراطياًتكون الحكومةمسؤولةأمامه،ويمكنه سحبالثقة منهاكلما دعتمصلحة البلادإلي ذلك،الفصل بينالسلطات:التشريعيةوالقضائيةوالتنفيذية،استقلالالقضاء،وضمان حقوقالمواطن،وخصوصاً فيالتنظيموالتعبير.

اذاانعدمت هذهالأسس، أوتحولت إليمظاهر شكليةمثل برلمان لاعلاقة له لا منقريب، ولا منبعيد بماتتخذه الدولةمن قراراتمصيرية فيشؤون السياسةالداخلية أوالخارجية فانالدولة تفقدبذلك صفتها،وتصبح شيئاًآخر لا علاقةله بمفهومالدولةالحديثة عليالرغم منالمظاهر.

انهمن الطبيعي أنيطرح السعيإلي بناء دولةوطنية حديثةفيالخمسينياتوالستينياتعلي النخبالسياسيةالعربيةمسألةجوهرية، ألاوهي طبيعةالنظام، ومنهنا انتشرالفكرالجمهوريباعتبارهيمثل ركناًمتيناً منأركان بناءالدولةالحديثة،وأصبح انتسابالمواطن إليبلد عربييحكمه نظامجمهوري محلنخوة واعتزازيومئذ،وتحولت كثيرمن النظمالملكية إليجمهوريات. الدولةالحديثة

ولكنسرعان ما لاحتبوادر سقوطالدولةالوطنيةالحديثة غداةالانقلابالعسكريالأول فيسوريا عام 1949 منجهة، وانفرادالحزب الواحدالشموليبالسلطة فيبعض الأقطارمن جهة أخري،فقد برهنتالتجاربالسياسية،والاقتصاديةوالاجتماعيةالتي عاشهاالوطن العربيمنذالخمسينياتحتي اليوم، اناسباب مأساةما وصل إليهاليوم منتردٍ، وتشتت،وضعف تكادتنحصر فيمحنتينأساسيتين:سيطرةالمؤسسةالعسكرية عليالسلطة، أوانفراد الحزبالواحدالشمولي بها،وقد تضافرتالمصيبتان فيبعض الأقطار،واتضح في عالمالممارسةاليومية أنالنظامالعسكري هوحتماً،وبالضرورةنظام شمولييدير البلادبواسطةالاحكامالعرفية،والتشريعاتالاستثنائية،ويتصرف فيحياة الناسومصالحهم،وكأنهميعيشون فيثكنة كبيرةينفذونالأوامر مندون السماحلهمبالتفكير، اوإبداء الرأي،ونظام الحزبالواحد ليسأقل مأساةوتدميراًلقوي المجتمعالمدني، فهوبحكمآيديولوجيتهالشموليةمعاد للرأيالآخر، ومعادبالتاليللتعدديةالسياسيةوالفكرية،وهذا ليستنظيراًلطبيعةالنظامين:العسكري،والحزبيالشمولي، بلتأكيد لتجاربعملية دفعثمنها باهظاًالمواطنالعربي منذالخمسينياتوحتي اليوم.

ومنالخصائصالأساسيةالتي تميزالحكمالشمولي، كمايقول المفكرالسوري أنطونالمقدسي (انهيوقفتلقائياًوغريزياًالتاريخليجعل من ذاتهبداية مطلقةلتاريخ آخر،بعدها سوفيلحق التاريخالعامبتاريخهالخاص).

منهنا جاء تزييفتاريخالاحزابالشيوعية فيبلدانالمعسكرالشرقيبالأمس فتمجمع كتابتاريخ الحزبالشيوعيالسوفييتيبعد موتستالين،وصدرت طبعةجديدة منقحةومزيفة،وتكرر هذاالتزييف،وحدث ذلك فيتاريخ حزبالبعث العربيبعد استيلائهعلي السلطة،كما زيف تاريخبعض حركاتالتحررالوطنيالعربية،وبلغ الأمرتزييفالتاريخالشخصي لهذاالحاكم، أوذاك.

وعندمانعود إلي سماتالحكمالشمولي فيكثير منالأقطارالعربيةاليوم نجدهاأشد تخلفاًسياسياً منالنظمالستالينيةفيالخمسينياتفي بعض بلدانأوروباالشرقية،فلما تسلميانوش كادارالسلطة فيالمجر اثرالغزوالسوفييتيلمدينةبودابست عام 1956رفع شعار (مَنليس ضدنا فهومعنا)،واليوم، وبعدانهيارالمعسكرالشرقيبكامله،وبداية مرحلةجديدة سمتهاالاساسيةاحترام حقوقالانسان،والذود عنهانجد انظمةعربية لا تقبلالحياد،وترتاب من صمتالصامتينلانها متمسكةبشعار (مَن ليسمعي فهو ضدي)،وهو شعارالتوأمينالنازيةوالستالينيةفي أحلكعهودها.

انهمن الطبيعي انتفقد النخبالسياسيةوالفكريةالعربية التيساندت نظماًاستبداديةمصداقيتها،ولا يمكن أنيستمع إليهاالناس اليومإلا اذا قامتبنقد ذاتيصريح وجريء،واعترفتبأنها قد سخرتلتبريرسياساتخاطئة، بل قلرديئة، وانهاحاولت أن تبررهفوات ومظالملا يمكنتبريرها،وكثير منها مايزال طيالكتمان فيملفاتالاجهزةالسريةالعربية، وفيأرشيفالمحاكمالاستثنائية.

قدحاول بعضهم أنينظر لمنطقتبريريانتهازيقائلاً: انبناء دولةوطنية قوية،وخوض تجربة (اشتراكية)تحقق العدالةالاجتماعيةجعلنا نضحيبالحرياتالعامة، ولمتحتل حيزاًبارزاً بينمشاغلنا،وظهر يومئذشعار معروف فيمصر الناصرية:ما هو أجديوأنفعللعامل، أوالفلاح أنيدخل ابنهالجامعة، وقدكان محروماًمن ذلك، أوتكون له بطاقةناخب! انه منطقغريب، وكأنهناك تناقضاًبين الأمرين،فما هو المانعأن يدخل ابنالفلاحالجامعة، وانتكون له بطاقةناخب حر؟

وبعدمرور ما يقاربنصف قرن عليمقولةالتجربةالناصرية نجداليوم من يزعمان المهمتحقيقالتنمية،وليست قضاياالحرياتالعامة،وحقوقالانسان،وكأن احترامحقوق الانسانيعرقلالمسيرةالتنموية فيالوقت الذيأثبتت فيهجميع التجاربالتي عاشتهاالمجتمعاتالنامية منذمطلعالخمسينياتإلي اليوم انهلا تقدم، ولاتنميةحقيقية، ولاحداثة من دونتحديث سياسيدعامتهالصلبةاحترامالحرياتالعامة،وحقوقالانسان.

انهمنطق تبريريرفع شعارهمثقفوالسلطة، وكانعلامة منعلامات بدايةالسقوط،وانتشر اليومبعد السقوط. هل يحتاج سقوطالدولةالوطنيةالحديثة إلياقامةالدليل؟ ليطرح من يشكفي ذلك السؤالالتالي: مَنيحكم اليوم فيالبلدانالعربية؟ لا ريب انالدولةالوطنية ماتزال قائمة فيبعضها، وهيالتي تسيربمؤسساتها،ومختلفأجهزتها شؤونالمجتمع،ولكنها غائبةفي كثير منها،فمَن يحكم اذنبعد سقوطها؟ يختلف الوضعمن بلد إليآخر، تحكم فيبعضها أسر عنطريق النظامالوراثيالتقليدي،واستطاعبعضها أنيتحول إليملكيةدستوريةفانخرط بذلكفي النظمالسياسيةالحديثة،وبقيت نظمأخري وراثيةمرتبطةبمفاهيمالخلافة،والإمامة،والدولةالسلطانية. وتحكمالمؤسسةالعسكرية فيمجموعةثانية، وتحكمفي حالة ثالثةفئات متنفذةسياسياًواقتصادياً،وقد أثبتتدراسة سياسيةجدية أن هنالكاليوم ما بينمائة، ومائةوخمسين عائلةتمسك بزمامالسلطة فيالعالمالعربي،وتتحكم فيالمصالحالاقتصاديةالكبري، ولهانفوذ كبير فيصنع القرارالسياسي، بلأصبحت الدولةمسخرةلخدمتها،وخدمةأنصارها، ولانعنيبالعائلاتالتي تمسكبزمام السلطةالعائلاتالمالكةبالوراثة،فهي ظاهرةقديمة، ولكنالظاهرةالجديدة هيبروز عائلاتمالكة من نمطآخر تتمتعبامتيازاتالملك سياسةواقتصاداًوجاهاً فيجمهورياتتحولت إليممالك صمتتذكّرأساليبهابالدولةالسلطانيةأيامالمماليك. أدرك سادةالملك الجديدان سلطتهم لاتستند إليشرعيةوراثية، أوشرعيةتاريخية، أوانتخابية،فلا بد اذن مناستراتيجيةيحافظون بهاعلي السلطة،وعلي التمتعبامتيازاتها،وتتمثل أبرزمميزات هذهالاستراتيجيةفي ما يلي: أ ــ دعم فئةالاثرياءالجددليتحولوا إليطبقةاجتماعيةجديدةمتحالفة معالسلطةالقائمةصيانةلمصالحهاالاقتصادية،خصوصاً ان هذهالطبقةطفيليةبالأساس، ذلكلأنها لاتستند إليقاعدةانتاجيةصلبة، بل يقومقسم كبير مننشاطهاالاقتصاديعلي السمسرةوالمضاربات،ومن هنا جاءاحتياجها إليالاحتماءبذوي السلطة،ولكنها أدركتأنها ستبقيمهددة منالسلطةالسياسيةفحاولتالافادة منالمظاهرالسلبيةللعولمةالاقتصاديةفتحالفت معرأس المالالاجنبيلتكون في أمنإن غضبالسلطانيوماً ما، وقدسمح لهامستواهاالتعليمي منجهة،وعلاقتهاالاقتصاديةمع الخارج منجهة أخري انتستخلصالعبرة منتجارب سابقة. أدي ميلاد هذهالطبقةالجديدة إليانخرامالتركيبةالاجتماعيةللسكان فيكثير منالاقطارالعربية،فبرزت واحاتالثراءالفاحش داخلمدن الصفيحوالفقر،وتدحرجتالطبقةالوسطي، وقدمثلت الدعامةالصلبةللدولةالوطنية غداةميلادها، إليحافة الفاقة. الليبراليةوالقاعدةالانتاجية

        انه منالمعروف فيتاريخالمجتمعالغربي انالليبراليةهناك قد قامتأساساً عليقاعدةانتاجية، وهيطبقة مسيسةتؤمنبالدولة،وتدافع عنها،وتقاومالسلطة عندماتنحرف،وتتنكرللحريات،ولمبدأالتداول عليالحكم، أماجلّ (الليبراليين)العرب اليومفليسوامسيسين،وليست لهمنظرة لرسالةالدولةالحديثة،وضرورةالدفاع عنهاضد جميع القويالمتنفذةالتي تحاولتسخيرها خدمةلمصالحهاالفئويةالضيقة عليحساب مصلحةالوطنوالشعب،ولابد منالاشارة فيهذا الصدد إليان التيارالليبراليالعربي الذيبرز مع بدايةالدولةالوطنيةوأسهم فيارساء أسساقتصاد حديثقد فقد نفوذهالاقتصاديوالسياسياليوم أمامزحف التياراتالمافيوية. الفكرالسياسي ب ــ معاداةالفكرالسياسي،وإلهاء فئاتالشباب بصفةخاصة عن كل فكرنقدي حر، واذاوجدت احزابسياسية هنا أوهناك، فليس منحقها ان تشتغلبالسياسة،ويكاد يقتصردورها عليتزيينالمحافل،وتأييد سياسةالسلطةالقائمة، وهيلا تفكر إلا فيمصالحهاالآنيةالعاجلة، ذلكان نظرةمستقبليةبعيدة المديتكشف ان اخطرالمظاهرالسلبية فيالمجتمعاتتتمثل اليومفي عزوف الناسعن السياسة،وخصوصاًحرمان الشبابعن العملالسياسيالقائم عليمبدأ الرأي،والرأيالمخالف لأنذلك يعني اذاخرج يوماً ماناعق من عباءةالفكرالاصوليالمتطرف فانهيستطيع أنيقود حشوداًغفيرة، كماأثبتت ذلك بعضالتجاربالعربية. ج ــ اقتضي منعالمواطن منالعملالسياسيوالنقابيوالجمعياتيالحر في ذهنواضعيالاستراتيجيةالجديدة بعدالسقوط نشرظاهرتين: ــ ظاهرةالخوفوالتخويف،وبث العيونوالآذان في كلمكان. ــ ظاهرةالجهلوالتجهيل،وقد أثبتت ذلكدراسات انكبفيها أهلالاختصاص عليفحص محتويالبرامجالثقافيةوالاعلاميةالرسمية فيبعض الاقطارالعربية،وأفرزت ثقافةالالهاءوالرداءةظاهرة أخريخطرة، ألا وهيظاهرة انتشارالفكريالغيبيالاسطوري،ورواج سوقالشعوذة.

اناحتكار العملالسياسي،وتأميم العملالثقافي،وتهميش قويالمجتمعالمدني يؤديحتماً إليسقوط الدولةالحديثة،وعندما تسقطالدولة تعوضبسلطة أخريغير شرعيةدعامتهاالاجهزةالخاصةالمتنوعةوالمتوازنة،وقد أدي هذاالوضع إليالثوراتالشعبيةالعارمة التيعاشها العالمفي النصفالثاني منالقرنالعشرين.

(المصدر:جريدة (الزمان)اللندنية -العدد 1418 –الصادرة يوم 29جانفي 2003)

 

الخبراء:الحركاتالإسلامية « بالعنايةالمركزة »

 

القاهرة-حسام تمام-

 

أكد عددمن الخبراءوالمحللينالسياسيينالعرب أنالحركاتالإسلاميةتعيش مرحلةانتقاليةدخلت فيها مايشبه « العنايةالمركزة »؛حيث كشفتالأحداثالمتلاحقة عنمعاناةالحركاتالإسلاميةبسبب غيابالرؤيةالواضحة، رغمأن بعضها نجحفي إحداثتحولات علىالمستوىالسياسي، كماتحولت مظاهرالتدين عنالارتباطبالتنظيماتإلى تدين شعبيخارجالتنظيماتالإسلاميةالتقليدية.

 

وخلالالندوة التينظمتها شبكة « إسلامأون لاين.نت »الأربعاء 22-1-2003في القاهرةتحت عنوان « الحركاتالإسلامية:صعود أم هبوط »،أكد الباحثاللبناني « جمالباروت »المختص فيشؤون الأحزابوالجماعاتالإسلامية أنالحركاتالإسلاميةدخلت مرحلةجديدة أطلقعليها مرحلةما بعد الخطابالإخوانيالتقليديالمتأثربالمفهومالشموليالسائد فيالعالم فيالثلث الأولمن القرنالماضي وقامتبتطوير نفسها.

 

وقدمباروت نماذجلتنظيماتجديدة كانتلها ملاحظاتعلى الإخوانواستطاعتتطويرأفكارهاوممارستهاوأعادتصياغتها وفقواقع جديد عبرمفهومالحزبية، مثلحزب العدالةوالتنميةالمغربي،وحزب العدالةوالتنمية فيتركيا، مشيراإلى أنالمرحلةالجديدةستشهدانتقالاللحركاتالإسلامية منعقليةالمفاصلةالراديكاليةإلى الاندماجوالمعايشة فيممارستهاالسياسية علىغرار الأحزابالمسيحية فيأوروبا.

 

إعادةالتكيف

 

وأشارالدكتور « طلالالعتريسي »أستاذالاجتماعبالجامعةاللبنانيةإلى أن حركاتالإسلامالسياسي عاشتطوال عقدالتسعينياتوحتى الآنمرحلةانتقاليةقامت فيهابعملية تكيفمع الأوضاعالقانونيةوالسياسيةوالدستوريةفي بلادها،بعضها قبلتهالأنظمةالسياسيةوالآخررفضته، مثلتجربة حزبالله في لبنانالذي تحول منشعار الثورةالإسلاميةالذي رفعه فيبداية تأسيسهإلى شعارالمقاومةالإسلاميةالذي انتهىإليه، وكذلكتجربتهالبرلمانيةالتي خاض فيهاالانتخاباتودخلالبرلمان فيإطار علاقاتمتداخلة معكتل متباينةمن الطوائفوالأحزاب.

 

وحذرالعتريسي مناحتمال أنتؤدي أحداثكبيرة مثل 11سبتمبر إلىوقف عمليةالتكيف التيتعيشهاالحركاتالإسلاميةوتدفعها إلىالارتدادعنها.

 

ورفضتالباحثةالألمانيةالمقيمة فيمصر « إيفيزا »المختصة فيشؤون جماعةالإخوانالمسلمينمبدأ تبني أوتعميمالمقولاتالغربية علىالظاهرةالإسلاميةعمومًاوالحركاتالإسلاميةبصفة خاصة.وأشارت إلىأنها كثيرًاما تحملطابعًاأيديولوجيًايعكس موقفالباحثينالغربيين منهذه الحركاتخاصة فيمايتصلبمواقفها منالغرب،والعنفوالجهادوالمرأة..وغيرها منالقضايا.وأكدت علىضرورة إدراكالتبايناتوالاختلافاتعلى ساحة هذهالحركات بحيثيظل فيأذهاننا أننابصدد تقييمحركاتإسلاميةمتعددة وليسحركة واحدةفقط.

 

وأشارتإلى مفارقاتفي هذا الصددتغافل عنهاالباحثونالغربيون،منها ما يتصلبالحركةالإسلاميةالتركية التيكان موقفها منالغرب أفضلبكثير منالقوىالعلمانيةالأخرى، حتىصارالإسلاميونهم الذينيقودون قطارانضمام تركياللوحدةالأوروبية فيحين تعرقلهقوىالعلمانيةالتركية.

 

الإسلاميونفي المقدمة..إلى الآن

 

واعتبرالدكتور « أحمدالريسوني »الأستاذبجامعة الملكمحمد الخامس،الأمين العاملحركةالتوحيدوالإصلاحالمغربيةالشريكالأساسي فيحزب العدالةوالتنمية، أنالنجاحوالصعود كانمصيرًا لكلالحركاتالإسلاميةسياسية كانتأو اجتماعية،عنيفة كانت أوسلمية، مؤكداأن أي استفتاءحقيقي أوانتخاباتنزيهة حرةستأتيبالإسلاميينعلى اختلافتوجهاتهم.

 

وأكد أنثقة الجماهيرفيالإسلاميينلا صلة لهابتحليل مضمونخطابهم أواختبار مدىاعتدالهم منتطرفهم، وأنهلا صحة مطلقًالما يشاع عنتراجعالإسلاميينعلى الأقل منالناحيةالجماهيرية،وأن شخصياتوحركاتإسلاميةمتهمةبالتطرف أوالعنف مثلأسامة بن لادنوتنظيمالقاعدةتضاعفتشعبتيها ولمتتراجع علىعكس ما يرددهالمحللون.

 

واستعرضالريسونيتجاربالحركاتالإسلامية فيمنطقة المغربالعربي (تونس،الجزائر،المغرب،وموريتانيا)وحللخبراتها،مؤكدًا علىاختلافها (خاصةحزب العدالةوالتنميةالمغربي) عنمثيلاتها فيالمشرقالعربي في عددمن القضاياعلى رأسهاالاعترافبالديمقراطيةكقناعةحقيقية لارجعة فيهاوالابتعاد عنالعنف.

 

تراجعأم ظهور جديد؟

 

علىالعكس من ذلكأكد « هشامجعفر » رئيستحرير القسمالعربي فيشبكة « إسلامأون لاين.نت »على أن حربالخليجالثانية كانتبداية لتراجعما على مسارالحركاتالإسلاميةالتي انكشفتتمامًا ولمتستطع أن تقدمخطابًامتماسكًاتستجيب بهللأسئلةوالتحدياتالتي طرحتهاهذه الأحداثوما تلاها منتغيرات جذريةعلى المستوىالإقليميوالعالميأثرت بدورهاعلى هذهالحركات.

 

ورصددليلاً علىذلك، فشلتجارب بعض هذهالحركات فيالسلطة كما فياليمنوالأردنوالسودانوحالاتالمراجعةالنقديةالشاملة كمافي تونسوالجزائر،والتراجع فيخطابهاالسياسي.

 

وأشارجعفر إلى أنعقدالتسعينياتشهد تغيراتجذرية فيالحالةالإسلاميةبأكملها،وصارت هناكحالة تدين عامغير مرتبطةبتنظيماتوجماعاتإسلامية،وأقرب وأكثرمصالحة معالواقعومرشحةلاختراقمؤسساتالدولةوالتأثيرفيها دون أنتؤدي إلىتغيير فيها.

 

تثمينالتجاربالإسلامية

 

اماالدكتور « عمروالشوبكي »الخبير بمركزالأهرامللدراساتالسياسيةوالإستراتيجية،فقد وقف علىالنقيض ودعاإلى رفضالوقوع في أسرالمقولاتالفكرية التيتحمل إدانةمبدئيةللحركاتالإسلاميةدون النظر فيالأداءالسياسيوالاجتماعيلها، والذياعتبرهمتقدمًا إلىدرجة كبيرة،خاصة فيمايتعلق بتجربةالإخوانالمسلمين فيمصر تحديدًاالتي استطاعتأن تتحول إلىتيار سياسيناضج لهتقاليدهالسياسيةوخبراتهالمتراكمةوإنجازه وهوما يمثل إضافةهائلةللتجربةالديمقراطية.

 

ولاحظالشوبكي أنالأداءالسياسيللإخوان شهدتصاعدًاوتطورًاكبيرًا منذبدايةالثمانينياتوحتىانتخاباتبرلمان عام 2000على مستوىالتكتيكوالبرامجوالشعارات،مثل الانتقالمن صيغة « المغالبة »إلى « المشاركة »في العلاقة معالفرقاءالسياسيين،وكذلك تطويرشعار « الإسلامهو الحل » الذيرفعتهالجماعة فيعقدالثمانينياتإلى شعاراتأخرى مرتبطةبالمشكلاتالاجتماعية.

 

(المصدر:موقع إسلامأون لاين.نتبتاريخ22-1-2003)

 

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