1 novembre 2006

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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2354 du 01.11.2006

 archives : www.tunisnews.net


Bakchich:  Marzouki s’en va t-en guerre

Le Monde: ITALIE: Lampedusa, l’île aux deux faces

AFP: La conférence de Doha sur la démocratie: les espoirs déçus du Qatar

AFP: Les syndicats mondiaux CMT et CISL se sabordent pour faire place à la CSI 

Le Monde:Syndicats: la recomposition mondiale

AFP: Acquittement d’une scientifique turque de 92 ans opposée au voile AFP:Les avocates du « féminisme musulman » en congrès à Barcelone

Reuters: German Muslim groups criticise MP over scarf remark AP: War on Terror: Teacher Arrested Reuters: ANALYSIS-Iraqi Shi’ites alarmed at US detente with Sunnis

 

Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l’AISPP sur la catastrophe humanitaire des prisonniers politiques Tunisiens

Voir également les documents vidéo:

 

Le Cri De Détresse De La Famille Du Prisonnier Politique Fathi Issaoui  

Nouveau témoignage vidéo de l’AISPP sur les multiples condamnations pour les mêmes faits en Tunisie.

 (Source : www.nawaat.org )


Marzouki s’en va t-en guerre

mardi 31 octobre 2006 par Slim Bagga
Moncef Marzouki est le président du Congrès pour la République (CPR), parti d’opposition tunisien non reconnu. Depuis 5 années qu’il vit en France pour pouvoir travailler et nourrir sa famille, ce professeur en médecine chassé de l’université tunisienne, cet écrivain boycotté par les éditeurs et les journaux de la Place en Tunisie n’a jamais courbé l’échine.
 Récemment, il a annoncé sur la chaîne arabe El Jazeera son retour en Tunisie le 21 octobre. Au passage, il fit un appel au peuple et à la jeunesse afin d’entrer en résistance « pacifique » contre le pouvoir illégitime en place… Ben Ali, excédé par toute forme de liberté de ton, s’empressa de mettre en branle « sa » justice et lui fit parvenir à son adresse à Sousse une convocation chez le juge d’instruction le jour même de son retour. Motif : appel à la violence et à la subversion.
L’intéressé ne se démonte pas ; il rentre quand même au pays où les correspondants de Reuters et de la BBC l’interviewent sur place. Et encore une fois, c’est le courage qui fait reculer l’arrogance de la dictature. Avant de s’envoler pour Tunis, Bakchich a rencontré à l’éroport de Roissy le docteur Moncef Marzouki.
Voici ses impressions…
  Vous décidez de rentrer en Tunisie alors que la menace d’y être jeté en prison plane sur vous. Que cherchez-vous au juste ? Cette menace plane toujours, elle a toujours plané. J’ai de nombreuses fois reçu des menaces de mort, on a mis trois fois mon frère en prison, ma voiture a été sabotée, j’ai été chassé de mon travail. Or, toute la Tunisie vit sous la menace permanente. Beaucoup la subissent. Moi, je la refuse. J’exprime aussi une sorte de lassitude face à un régime qui ne veut pas reconnaître ses erreurs et qui ne veut pas comprendre que les méthodes qu’il utilise sont d’un autre âge et ne s’appliquent pas à tout le monde. A des problèmes politiques, le régime répond par des méthodes policières, et je dirais même de basse police. Il faut que cela cesse. Même si je m’efforce de reconnaître que tel qu’il est, ce régime est condamné à se répéter éternellement de manière névrotique. Car il n’est en rien réformable…
Dans ce climat délétère, que pensez-vous apporter par votre retour ? Ma seule contribution sera d’être avec les Tunisiens et parmi les Tunisiens dans cette étape cruciale que vit notre pays. Pour le reste, mes positions sont connues concernant l’inefficacité de la stratégie selon laquelle il faudrait y aller par petits pas. Je crois que c’est aux jeunes, à la jeunesse de s’organiser aujourd’hui pour constituer la résistance. Je sais que je vais être isolé, entravé, mais je peux montrer le chemin. Cela fait 20 ans que je fais le boulot ; il faut à ce stade que tous les Tunisiens prennent leur destin en charge et entrent en résistance… 
Mais les Tunisiens ne bougent que lorsque le couffin est menacé, comment allez-vous vous y prendre ? Ce n’est pas vrai. Ils ne bougent pas car il n’ont pas de leadersheap identifié. Or, ils ont besoin d’hommes et de femmes ayant un programme auquel ils s’identifieraient et non d’une opposition qui serine des voeux pieux. Pour ma part, je demande à notre peuple de choisir un leader, de l’imposer.

 

ECHOS DE LA BLOGOSPHERE TUNISIENNE

« 7ijeb » wella « 7allen la3eb » حجاب وإلا  » حـلان لعب »؟

Comme tous les Tunisiens ou la majorité, surtout ceux qui vivent à l’étranger, on essaye de regarder Canal7 pendant le ramadhan, tout en étant conscient que ça risque que baisser notre QI, mais ça fait partie de notre culture et on est maintenant habitué à attendre des produits Tunisien de « qualité » pendant le ramadhan.   En ce moment nous suivons le feuilleton « 7ayet wa Amani »… Et avons été choqués par deux passages dans le premier épisode.   Le premier : la fille avec son petit ami dans sa voiture lorsqu’elle lui dit « chbik mnervez, alakhater msekkra 3lik ella3b ? »   Le deuxième : la bonne dans sa cuisine qui prononce le mot « tka3berhali »   Au début, ma femme et moi, nous sommes dit qu’on est peut être dépassé (nous avons 30 ans) et que ce n’est peut être pas si choquant que ça. Alors j’en ai discuté avec d’autres amis et des connaissances de différents âges et sans exception ils ont eu tous la même réaction en regardant ces passages.   C’est désolant qu’on arrive à banaliser des termes comme ceux là en les passant à la télé. Je pense que, entre autres, ce genre de chose ne fait qu’encourager le radicalisme religieux dans notre pays. Et je trouve que c’est contradictoire d’écouter ces termes dans un feuilleton sur canal 7 alors qu’un peu plus tôt dans le journal télévisé on parlait de l’identité de la femme tunisienne et « ellibes etta’ifi » (7ijeb).   Je suis contre le radicalisme et la « bourka » dans mon pays et je suis aussi contre la dégradation de nos mœurs.   Le « succès » du 7ijeb en Tunisie, n’est peut être pas du aux influences étrangères comme on arrête pas de le dire en ce moment sur les médias.   (Source : le blog de « Mouwaten Tounsi », le 19 octobre 2006) Lien : http://mouwatentounsi.blogspot.com/2006/10/7ijeb-wella-7allen-la3eb.html
———————————————————————   L’identité? 
On s’est étonné a une époque de la prolifération de strings, de tatoos et de piercings. On s’étonne désormais de voir des jilbebs et des burqas défiler dans nos rues. On s’excite, on conteste, on blogge, on se dit que le tunisien est un spectateur idiot qui se radicalise au gré des chaînes orientales. Pourtant le tunisien n’est pas idiot et ne se radicalise pas. Le tunisien est simplement à la recherche d’une identité qui fait défaut.   En Tunisie, nous avons nous-même écrasé notre identité, en la vulgarisant, en la réduisant à du folklore et à des journées du patrimoine. Porter un bel habit traditionnel bien de chez nous est devenu honteux. Parler, écrire, chanter, manger tunisien est devenu honteux. Nous ne faisons que mépriser notre culture en essayant de prouver au bon vieil européen impérialiste que nous sommes comme lui, que la greffe de la modernité post-coloniale a bien pris. Et puis voyant que l’Europe nous a envoyé voir ailleurs on s’est tourné vers le bon vieil arabe (faussement) puritain, en essayant cette fois de lui montrer que nous sommes comme lui, que nous aussi pouvons faire preuve de piété (hypocrite).   Pourtant l’ignorance et le dénigrement sont toujours là, de l’est à l’ouest: pour l’arabe nous sommes encore le Bangkok d’Arabie, et pour l’européen nous ne sommes rien de plus qu’un département français d’outre mer. Enfin, pour l’asiatique et l’américain, nous n’existons pas. J’ai assez vécu à l’étranger pour vous dire que je n’exagère pas. Si vous saviez comme ça me révolte!   Il est temps pour ce pays de retrouver ses repères et remettre en valeur sa culture vieille de 3000 ans. Cessons de vouloir nous identifier à des pays ou des régions. Cessons ce complexe du colonisé bon sang! Nous sommes des twensa, d’abord, ensuite et enfin. Où sont passés les dessins animés en dialecte tunisien? Où est le timbre tunisien dans l’architecture de ville? Quelles histoires le cinéma tunisien peut-il raconter à part la sexualité de la femme des années 12 vue par un cinéaste vivant a Paris? Pourquoi la chanson tunisienne est-elle libanaise? Pourquoi mosaïque FM est trash? Pourquoi les tunisiens achètent-ils des sapins pour Noël? Pourquoi n’y-a-t-il que des one-man shows clownesques au théâtre? pourquoi la poésie tunisienne est-elle clandestine, confinée au sud ouest? Où est l’art tunisien? où est le dialecte tunisien? où est l’essence de ce pays? où est notre identité?   (Source : le blog de Tarek Cheniti le 16 Octobre 2006 à 07h50 PM) Lien: http://www.tarek-cheniti.blogspot.com/  

ITALIE

Lampedusa, l’île aux deux faces

Salvatore Aloïse          LAMPEDUSA (sud de la Sicile)     D’un côté, la plage de sable blanc, l’eau transparente et les touristes. De l’autre, le port avec les puissantes vedettes des garde-côtes et de la brigade des finances prêtes à partir au large rechercher les embarcations de clandestins. A Lampedusa, tout se tient en quelques centaines de mètres. Tourisme et immigration clandestine se côtoient depuis presque quinze ans, date de la première arrivée de clandestins sur l’île. Deux réalités bien cloisonnées.   Les dizaines de camionnettes des forces de l’ordre qui sillonnent l’île à toute heure confirment que Lampedusa n’est pas tout à fait un paradis touristique comme les autres. Cette île de 6 000 habitants, dont la population passe à 35 000 avec les vacanciers du mois d’août, a connu, cette année, une saison record en ce qui concerne les clandestins.   Plus de 150 embarcations sont arrivées, rien que depuis le mois de juillet, contre une quarantaine en 2005. Au total, cette année, plus de 15 000 migrants – le double qu’en 2005 – sont passés par ce caillou aride de 20 km2, plus près des côtes tunisiennes que de la Sicile. En ville, les avis vont tous dans le même sens. Les habitants s’inquiètent de l’image que ces arrivées donnent de Lampedusa, celle d’une île en proie à une « invasion ». Ici, on ne les voit pas, les clandestins, répondent en choeur ceux qui ne se sont pas encore lassés de répondre aux journalistes : « Entre leur arrivée, le transfert au centre d’accueil et leur départ vers d’autres camps, en Italie, ils ne passent que quelques heures ou quelques jours sur l’île. » Mais, se plaignent-ils, quand un touriste appelle pour réserver, sa première préoccupation est de savoir quelle est la situation avec les immigrés.   « CIMETIÈRE DES BATEAUX »   Jusqu’à présent, ces récriminations ne vont pas plus loin. Lampedusa a, il est vrai, affiché complet tout au long de l’été. Comme d’habitude. Et en ce mois d’octobre si doux, ses plages sont bondées. Pourtant, la Ligue du Nord, le parti xénophobe d’Umberto Bossi dans les provinces du nord de l’Italie, a créé, sur place, une improbable section locale, qui tente d’échauffer les esprits. Après avoir fait sourire les Lampédusins avec la proposition de rattacher l’île à la province de Bergame, fief de la Ligue, celle-ci vient de constituer un « comité anti-clandestins ». Premier objectif, la création d’une milice locale « pour veiller nous-mêmes sur le territoire et les côtes ». Histoire, disent-ils, d’en finir avec « l’occupation militaire » de l’île de la part des forces de l’ordre. Quant aux clandestins, « ils devraient être tenus loin de l’île en renforçant les contrôles au large ».   Parmi les habitants, la compassion l’emporte encore. « Il suffit d’aller derrière le village, à la décharge publique, pour prendre conscience du drame humain auquel nous faisons face », reconnaît Giuseppe Palmieri, un agencier engagé dans le social. Des dizaines et dizaines d’épaves ont été transportées dans ce que les habitants ont baptisé le « cimetière des bateaux ». Tout près des plages, leurs passagers ont trouvé pour refuge les barbelés du centre d’accueil. Pour les plus chanceux, ceux qui ne seront pas rapatriés directement, Lampedusa sera au mieux la première étape d’une vie difficile de clandestin, en Italie ou en Europe.   (Source: “Le Monde” du 31 octobre 2006)  

La conférence de Doha sur la démocratie:

les espoirs déçus du Qatar

Par Taïeb MAHJOUB  AFP, le 1er Novembre 2006 à 12h53
DOHA, 1 nov 2006 (AFP) – Le Qatar, une riche petite monarchie du Golfe qui a accueilli une conférence de l’ONU sur la démocratie, comptait la mettre à profit pour accroître sa visibilité sur le plan régional et international, mais son déroulement n’a pas répondu à ses espoirs. La conférence a, en effet, été boudée par plusieurs pays arabes, officiellement pour protester contre la présence annoncée de la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui n’est finalement pas venue. « La conférence a été généralement terne. Les pays arabes hostiles à Israël ont pris prétexte de la présence annoncée de Mme Livni pour s’absenter, mais en réalité, ils ne voulaient pas discuter de démocratie, objet de la rencontre », a résumé un diplomate occidental. Des pays comme l’Arabie saoudite, le Liban, la Syrie, la Libye ou la Tunisie ont choisi la politique de la chaise vide à la 6ème « Conférence internationale sur les démocraties nouvelles ou rétablies », qui s’achevait mercredi, alors que de nombreux pays étaient représentés à un niveau très modeste. Dans le camp arabe, seuls le Maroc et le sultanat d’Oman étaient représentés par leurs ministres des Affaires étrangères. Pour les autres régions, peu de ministres étaient présents à ce forum, perturbé par l’annonce initiale de la présence de Mme Livni. Le ministère israélien des Affaires étrangères a expliqué l’annulation du déplacement au Qatar de Mme Livni par le fait que des membres du mouvement islamiste Hamas devaient représenter le gouvernement palestinien au forum. En fait, le gouvernement palestinien n’était pas représenté et le seul membre du Hamas visible à Doha était un parlementaire. La véritable raison de l’annulation par Mme Livni de sa visite, indiquait-on dans les milieux diplomatiques à Doha, tient au modeste niveau de représentation des participants. La venue de Mme Livni aurait constitué la première visite dans la région du Golfe d’un ministre israélien depuis cinq ans. Mais cette polémique, qui a jeté une sérieuse ombre sur la conférence, n’a pas découragé le Qatar. Doha a ainsi créé la controverse en proposant, contre la volonté des Etats-Unis et de la Russie, la création d’un bureau permanent pour le suivi des recommandations de la conférence. Formé des présidences actuelle (Qatar) et précédente (Mongolie) de la conférence et de délégués parlementaires et de la société civile, ce bureau, conçu par Doha comme un observatoire des expériences démocratiques, a suscité des réserves sur ses objectifs et son financement de la part de Washington et Moscou, selon des participants. Engagé dans un processus d’ouverture politique lent et contrôlé, le Qatar entend organiser en 2007 des élections parlementaires partielles, les premières de son histoire, après s’être doté l’an dernier d’une Constitution instituant la liberté d’opinion, de presse et de culte. Surtout connu pour sa télévision satellitaire Al-Jazira, qui a confirmé mercredi, à l’occasion de son 10e anniversaire, le prochain lancement d’une chaîne en anglais, le Qatar accueille de nombreux séminaires et forums internationaux. En janvier 2004, il avait même organisé une conférence sur les droits de l’Homme, un évènement rarissime dans le Golfe, où les gouvernements sont régulièrement accusés de violer ces droits. Les ambitions politiques du Qatar, qui irritent beaucoup certains de ses voisins, notamment l’Arabie saoudite, le géant régional, ont été récemment illustrées par ses tentatives de médiation dans les conflits du Moyen-Orient et de la Corne de l’Afrique. L’émirat, qui ne compte guère que 750.000 habitants, dont seulement 150.000 nationaux, siège actuellement au Conseil de sécurité de l’ONU. Il s’apprête à accueillir en décembre les 15ème Jeux asiatiques, un événement sportif dans lequel il a énormément investi, à la fois financièrement et diplomatiquement.   AFP 

Les syndicats mondiaux CMT et CISL se sabordent pour faire place à la CSI

 

Par Patrice NOVOTNY  AFP, le 31 OCTOBRE 2006 à 19h36 VIENNE, 31 oct 2006 (AFP) – La Confédération mondiale du travail (CMT, chrétienne) et la Confédération internationale des syndicats libres (CISL, réformiste et laïque) se sont sabordées mardi pour faire place à une nouvelle Confédération syndicale internationale (CSI) qui sera lancée mercredi.   Guy Ryder, le secrétaire général de la CISL et futur numéro un de la CSI a appelé de ses vœux « un nouvel internationalisme » syndical que « l’histoire et les conditions » de la mondialisation rendent nécessaires, dans un discours prononcé juste avant la dissolution de la CISL.   La résolution prenant acte de la mort de la CISL et appelant à la création de la CSI a été adoptée à l’unanimité des centaines de congressistes représentant les 241 syndicats nationaux et 155 millions d’adhérents de 156 pays revendiqués par la CISL, première confédération mondiale.   Ponctué par des applaudissements nourris, l’événement a été salué par l’air ouvrier « l’Internationale » interprété par un quatuor de violonistes viennois, un hommage à une confédération née en 1949 d’une scission de la Fédération syndicale mondiale (FSM, communiste), existant toujours et qui a décidé de ne pas rejoindre la CSI.   Cette dissolution « va permettre la fondation de la confédération syndicale la plus unie et la plus représentative de l’histoire », a lancé M. Ryder, évoquant la CSI qui va naître mercredi à Vienne. La nouvelle organisation rassemblera 166 millions de travailleurs de 309 syndicats à travers 156 pays du monde et tentera d’infléchir la mondialisation en faveur des travailleurs.   Aux organisations membres de la CISL, dont la plupart vont adhérer à la CSI, s’ajouteront huit syndicats jusque-là sans affiliation internationale, dont notamment la française CGT, et surtout l’essentiel des syndicats de la CMT qui revendique 144 syndicats nationaux et 26 millions de travailleurs de 116 pays.   Créée en 1920, la CMT a en effet elle aussi disparu mardi, 95% des délégués présents à son 27e congrès ayant décidé de la saborder pour participer au lancement de la CSI.   « Nous voulons opposer au capitalisme sauvage un front uni », a lancé le secrétaire général de la confédération chrétienne, le Belge Willy Thys.   La résolution du dernier congrès de la CMT accuse les « modèles socialement irresponsables » et les « politiques agressives imposées notamment par les organismes financiers internationaux » d’être à l’origine d’une « dégradation des conditions de vie de travailleurs dans le monde ».   Un constat qui rend nécessaire, selon la résolution, la création d’un « véritable contre-pouvoir face à la globalisation néolibérale » et d' »une alternative basée sur la justice sociale ».   Le Congrès a donc prononcé « la dissolution de la CMT pour constituer, aux côtés de la CISL et d’autres organisations indépendantes, une nouvelle Confédération syndicale internationale fondée sur l’unité, la solidarité et la valeur suprême du travail ».   « Nous devons étendre notre famille si nous voulons nous attaquer au pouvoir du monde des entreprises », a renchéri Sharan Burrow, présidente de la CISL lors du discours d’ouverture du 19e et dernier congrès de sa confédération.   Constatant que « le capital s’étend dans le monde, mais sans règle mondiale », elle a souligné qu’il était « urgent que les syndicats puissent soutenir les travailleurs » afin d' »assurer le respect des droits du travail ».   AFP  

Enquête

Syndicats: la recomposition mondiale

Michel Noblecourt   La mondialisation du syndicalisme a fait son big bang à Vienne. L’événement qui s’est produit le 1er novembre dans la capitale autrichienne est inédit. Le syndicalisme international a réuni un congrès qui constitue la plus grande réunion syndicale de tous les temps. Plus de 330 organisations, venues de tous les continents et revendiquant 167 millions de syndiqués, ont créé la Confédération syndicale internationale (CSI). Alors que la faiblesse du syndicalisme est planétaire – le taux de syndicalisation au niveau mondial tourne autour de 10 % -, le but est de redonner force et visibilité à une internationale syndicale pour lui permettre de parler d’égale à égale avec les multinationales et les organisations internationales de « régulation ».     A l’heure où les organisations non gouvernementales (ONG) tentent de se faire entendre dans le concert international, notamment auprès du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), il s’agit de « faire du syndicalisme la première ONG de la planète », selon la formule d’Emilio Gabaglio, un syndicaliste italien qui a activement oeuvré à la réalisation de ce projet depuis qu’il a quitté le secrétariat général de la Confédération européenne des syndicats (CES). Vienne sera ainsi le point de départ d’un long processus de reconstruction d’un syndicalisme international qui, depuis l’origine, a été ballotté, quand il n’a pas été pris en otage, par les soubresauts et les crises du monde.   Dans l’euphorie de la Libération, au lendemain de la seconde guerre mondiale, le syndicalisme international avait tenté de s’unifier. En 1945, les pays alliés – Etats-Unis, URSS, Grande-Bretagne, France – essaient de transposer, sur le plan syndical, les principes de la Charte des Nations unies. Un congrès mondial est convoqué du 6 au 17 février 1945 à Londres. Les syndicats britanniques, américains, soviétiques et français créent la Fédération syndicale mondiale (FSM), qui regroupe 53 confédérations représentant 60 millions de syndiqués. La fête est déjà ternie par le refus de la Confédération internationale des syndicats chrétiens (CISC), née en 1920 à La Haye, de se fondre dans la nouvelle FSM.   Très vite, le rêve d’union mondiale se brise. La montée de la confrontation entre l’Est et l’Ouest, l’attitude face au plan Marshall avivent les divergences. La guerre froide décompose la FSM. En 1949, à l’initiative des syndicats britanniques (TUC), suivis par les syndicats américains et, en France, par Force ouvrière, qui vient de se séparer de la CGT, c’est la scission.   La même année, les « scissionnistes » créent la Confédération internationale des syndicats libres (CISL). La FSM se mue en internationale communiste, dominée par les Soviétiques. Et la CISL veut symboliser le syndicalisme libre et anticommuniste, ce qui l’amène à nouer des relations privilégiées avec l’Internationale socialiste. Le clivage Est-Ouest est aussi syndical.   Le syndicalisme mondial rêvait d’unité et le voilà éclaté en trois pôles. Aux côtés de la FSM et de la CISL, l’internationale chrétienne défend son pré carré, notamment en Amérique latine. En 1969, elle se déconfessionnalise et se transforme en Confédération mondiale du travail (CMT). La rivalité entre les trois internationales bat son plein. Dans le concert planétaire, elles peinent à se faire entendre, hormis à l’Organisation internationale du travail (OIT).   En 1989, la chute du mur de Berlin, bientôt suivie de l’éclatement de l’empire soviétique, impose brutalement une recomposition. Privée de la présence des syndicats d’URSS et d’Europe de l’Est, qui se convertissent en syndicats « libres » et rejoignent la CISL ou la CMT, la FSM se mue en coquille (quasiment) vide. La CGT, après avoir tenté de la réformer de l’intérieur, se résout à la quitter, en 1994. Dix ans après avoir claqué la porte de la CMT, la CFDT adhère, en 1989, à la CISL. Cette dernière monte numériquement en puissance mais reste inaudible.   Conscientes que le seul moyen de redonner vie au syndicalisme international c’est de le réunifier, la CISL et la CMT fondent, en 2000, un « forum permanent » de coopération. Le processus unitaire commence. En 2004, le Britannique Guy Ryder, secrétaire général de la CISL, et le Belge Willy Thys, secrétaire général de la CMT, écartent toute fusion, qui se serait traduite par l’absorption de la seconde. Le 31 octobre, à Vienne, la CISL et la CMT vont s’autodissoudre.   Le lendemain, elles fonderont ensemble, avec huit organisations jusqu’alors non affiliées internationalement, comme la CGT, la CSI, qui « se veut unitaire et pluraliste » et « ouverte aux centrales syndicales démocratiques, indépendantes et représentatives, dans le respect de leur autonomie et de la diversité de leurs sources d’inspiration et de leurs formes d’organisation ».   La Chine reste à l’écart. Mais d’autres pays, comme le Pérou et le Portugal, devraient rejoindre une CSI qui ambitionne de « transformer les structures et les relations sociales ». M. Ryder sera élu secrétaire général, une Australienne, Sharon Burrow, venant aussi de la CISL, prendra la présidence. Et le congrès de Vienne posera, comme premier acte, l’organisation d’une « journée d’action mondiale afin de réclamer une action internationale immédiate pour formuler et mettre en oeuvre l’agenda d’une nouvelle mondialisation ». Mondialisation du travail contre… mondialisation du capital.   (Source : « Le Monde » du 31 octobre 2006)

Acquittement d’une scientifique turque de 92 ans opposée au voile

 

 AFP, le 1er Novembre 2006 à 13h46 ISTANBUL, 1 nov 2006 (AFP) – Une scientifique turque de 92 ans, Muazzez Ilmiye Cig, une pro-laïque convaincue, a été acquittée mercredi à l’ouverture de son procès controversé et médiatisé à Istanbul pour ses écrits sur le port du voile, un symbole qui divise la société turque.   Le procureur a immédiatement demandé l’acquittement de Mme Cig, estimant que « les éléments du délit n’étaient pas constitués » et que ses opinions incriminées ne posaient pas de danger à la sécurité publique.   Les juges ont prononcé dès lors son acquittement, ainsi que celui de son éditeur, Ismet Ögütücü, jugé pour le même délit, celui d’insulte à autrui en raison de sa religion.   L’éminente spécialiste de l’époque sumérienne, civilisation mésopotamienne du IVe millénaire avant J-C, s’est exposée à la colère des cercles islamistes pour ses écrits sur ce premier peuple antique, selon elle, à avoir utilisé le voile chez la femme comme signe de distinction, des milliers d’années avant l’apparition de l’islam.   Dans un livre publié l’an dernier, Mme Cig, qui défend les principes du fondateur de la Turquie moderne et laïque, Mustafa Kemal Atatürk, avait affirmé dans des propos particulièrement virulents et provocants selon certains que le foulard avait été porté pour la première fois par des « femmes publiques » sumériennes. Il s’agissait de prêtresses qui initiaient les jeunes hommes à la vie sexuelle dans des temples, tout en n’étant pas des prostituées.   Un avocat d’Izmir (ouest), qui s’est senti offensé, a porté plainte, poussant les procureurs à intenter une action contre la scientifique et son éditeur.   Mme Cig et M. Ögütücü risquaient jusqu’à 18 mois de prison (bien 18 mois).   L’accusée, qui a affirmé devant les juges n’avoir « jamais eu l’intention de faire de discrimination entre les gens » et qui s’est qualifiée comme « une fille de la révolution kémaliste », a été applaudie à sa sortie du tribunal par quelque 200 sympathisants.   Cette petite femme, qui ne cesse d’affirmer dans ses écrits que la Turquie d’aujourd’hui s’est éloignée des valeurs républicaines instaurées par Atatürk, est devenue la coqueluche des milieux pro-laïques qui craignentque le gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan n’entame cet héritage.   Elle a adressé une lettre à l’épouse de M. Erdogan, l’invitant à ôter son voile pour donner l’exemple à ses compatriotes interdites d’accès à la fonction publique et aux universités quand elles portent le voile. « Elle peut porter ce qu’elle veut à la maison. Mais en tant qu’épouse du Premier ministre, elle ne peut porter ni croix, ni foulard », a-t-elle dit dans une interview le mois dernier. Mme Erdogan n’a pas répondu à la missive. La plupart des épouses des ministres turcs sont voilées. La question du port du foulard est redevenue d’actualité en Turquie après l’arrivée au pouvoir en 2002 de M. Erdogan et son parti de la Justice et du Développement (AKP), issu de la mouvance islamique. Ce parti a promis à ses électeurs d’abolir l’interdiction de port du voile dans la fonction publique et les universités. Jusqu’à présent il n’y est pas parvenu en raison du refus des milieux pro-laïques, dont l’armée. Une trentaine de personnes étaient venues soutenir la cause de l’accusée, souriante, dans la salle de tribunal d’une cour d’assises de Beyoglu, dans le centre-ville. De nombreux journalistes ont assisté également à l’audience sous l’oeil vigilant de la police anti-émeutes. Aucun incident n’a été signalé.   AFP 

Les avocates du « féminisme musulman » en congrès à Barcelone

Par Sonia BAKARIC  AFP, le 1er Novembre 2006 à 08h35 BARCELONE (Espagne), 1 nov 2006 (AFP) – Lecture « machiste » de la charia, polygamie, violences domestiques, lutte des femmes pour leur autonomie dans le monde musulman, figureront au coeur des débats du 2e Congrès international de « féminisme islamique », du 3 au 5 novembre à Barcelone (nord-est de l’Espagne). Ce congrès s’inscrit dans la lignée du premier de ce type, tenu en octobre 2005 à Barcelone, qui s’était conclu par un appel au « jihad pour l’égalité des genres ». Il vise à « poursuivre ce travail à travers un mouvement des femmes musulmanes qui prend de l’ampleur », a expliqué à l’AFP l’un des principaux organisateurs de cette rencontre, Abdennur Prado. Le « féminisme islamique », même minoritaire, se développe dans le monde musulman – 29 pays, plus d’un milliard d’habitants -, où ses pionnières subissent également les foudres de leurs soeurs en Islam. Selon les tenantes de cette cause, des femmes urbaines et instruites qui ont relu le Coran, l’Islam ne doit pas justifier des pratiques culturelles faisant des femmes des êtres inférieurs, dictées par les hommes qui détiennent le contrôle exclusif de l’interprétation du texte sacré. Elles souhaitent aussi lutter contre les discriminations dans le droit musulman de la famille. « Nous avons réalisé que de nombreux collectifs de femmes musulmanes étaient apparus ces dernières années et voulaient se battre contre la discrimination et se défendre dans le cadre de l’Islam, comme en Malaisie, au Nigeria ou au Pakistan », ajoute M. Prado. Ce congrès, dit-il, doit « contribuer à consolider le féminisme islamique en tant que mouvement transnational par la mise en place de réseaux d’organisations travaillant sur le terrain sur la question des droits des femmes dans l’Islam ». Les débats permettront d’analyser « des sujets fondamentaux touchant à la situation des femmes dans le monde islamique comme la polygamie, les droits sexuels et le rôle intellectuel des femmes ». Des expertes de 18 pays seront à Barcelone, comme la Pakistanaise Shaheen Sardar Ali, spécialiste du problème des châtiments corporels et consultante pour l’Unicef, l’Iranienne Nayereh Tohidi, qui a travaillé sur le féminisme et l’islamisme en Iran – premier pays au monde où s’est produite une révolution islamiste -, ou Valentine Moghadam, directrice de la section pour l’Egalité et la Lutte contre la Discrimination de l’Unesco. La conférence est organisée par une association musulmane espagnole, la Junta islamica catalana, liée à la Junta islamica d’Espagne. Environ 400 participantes sont attendues, de Grande-Bretagne, France, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Grèce, Norvège mais aussi du Pakistan, Maroc, Tunisie, Algérie et Etats-Unis. Des universitaires, représentantes d’institutions, d’ONG et d’associations de féministes espagnoles seront également à Barcelone. « Je viens pour voir comment des féministes travaillent dans différents contextes et quelles sont leurs stratégies pour faire évoluer les lois sexistes et discriminatoires dans chaque pays et jouer un rôle contre l’islamisme extrémiste », a expliqué à l’AFP l’Iranienne Nayereh Tohidi. Mais pour elle comme pour d’autres femmes musulmanes le combat risque d’être encore long. « Les femmes en Iran, comme dans de nombreux autres pays musulmans, sont confrontées à des défis et problèmes dont les plus criants aujourd’hui sont les difficultés économiques et le chômage, qui touche un nombre croissant de diplômées », explique-t-elle. Nayereh Tohidi redoute que « le gouvernement iranien islamiste actuel tente d’ajouter de nouvelles restrictions politiques et sociales » et que « sa rhétorique militaire et anti-occidentale ne coïncide avec des appels pour placer la femme dans un rôle encore plus traditionnel ».   AFP   

German Muslim groups criticise MP over scarf remark

By Madeline Chambers  Reuters, le 1er Novembre 2006 à 17h08 BERLIN, Nov 1 (Reuters) – Several of Germany’s biggest Muslim groups said on Wednesday they disagreed with an Islamic politician who urged other women to remove their headscarves, although they supported her right to express her views.   Some groups accused Greens lawmaker Ekin Deligoez of populism while others said she was not helping integration and even risked infringing Germany’s religious freedoms. « Of course she has the right to express herself but it is ashame that in the process she might be restricting religious freedom, » Ali Kizilkaya, head of Islamrat, one of Germany’s main moderate Muslim groups, told Reuters. Muslims are split on whether wearing the headscarf is a religious duty in Islam but Kizilkaya said his understanding of the religion was that Muslim women should wear them. The debate in Germany follows a heated discussion over Islamic veils in Britain where cabinet minister Jack Straw said facial veils worn by some Muslim women hindered integration. Some Muslim leaders called his remarks offensive and accused him of stoking Islamophobia. Deligoez, a Turkish-born Muslim who grew up in Germany, received death threats after telling a German newspaper last month headscarves were a symbol of female suppression. « Wake up to today, wake up to Germany. You live here, so remove your headscarves! » the 35-year-old had said. Deligoez was harshly criticised by religious leaders and the media in Turkey for the interview. « She has in effect advocated assimilation, not integration and we think that is the wrong way, » said Kizilkaya. Chancellor Angela Merkel has put integration firmly on her government’s political agenda as fears grow about the emergence of an underclass of disillusioned young Muslims amid Islamic radicalisation in Europe. Germany’s roughly 3.2 million Muslims comprise around four percent of the population of Europe’s biggest country. More than half are people of Turkish origin. The government held a conference in September to try to agree on ways of dealing with issues like Islamophobia, equal rights, mosque-building and imam training. The head of a group representing German Turks said Deligoez was pandering to populism and warned her comments may backfire. « She moved Islamist circles to come out against (her), » Kenan Kolat of Turkish Communities In Germany told reporters. « Very few will remove it because of this discussion. » The Central Council of Muslims of Germany also said it opposed Deligoez’s views.   REUTERS
 

War on Terror: Teacher Arrested

 

 Associated Press, le 13 septembre 2006 NEW YORK — A public school teacher was arrested  today at John F. Kennedy  International Airport as he attempted to  board a flight while  in possession of a ruler, a protractor, a set square, a slide rule,  and a calculator.   At a morning press conference, The New York Attorney  General said  he believes the man is a member of the  notorious Al-gebra movement.  He did not identify the man, who has  been charged by the FBI with carrying weapons of math  instruction.   « Al-gebra is a problem for us, » the Attorney  General said. « They desire solutions by means and extremes,  and sometimes go off on tangents in search of absolute values. They  use secret code names like ‘x’ and ‘y’ and refer to themselves  as ‘unknowns’, but we have determined they belong to a common  denominator of the axis of medieval with coordinates in every country. As  the Greek philanderer, Isosceles, used to say, ‘There are 3 sides to  every triangle’. »   When asked to comment on the arrest, Senator Hillary  Clinton said, « If God wanted us to have better weapons of math  instruction, He would have given us more fingers and  toes. »   The Senator’s aides told reporters they  could not recall a more intelligent or profound statement by the  Senator.   Associated Press  

ANALYSIS-Iraqi Shi’ites alarmed at US detente with Sunnis

By Mariam Karouny  REUTERS, le 1er novembre 2006 à 10h34 BAGHDAD, Nov 1 (Reuters) – Growing suspicions among leaders of Iraq’s Shi’ite majority that the United States is shifting its favour toward once dominant Sunnis are fuelling the tensions that have broken into the open between Baghdad and Washington.   Iraq’s ethnic Kurds share the concerns, which senior Shi’ite Muslim officials say are at the root of the public spat over security between Shi’ite Prime Minister Nuri al-Maliki and President George W. Bush’s top officials in Iraq.   « We feel there is an American-Sunni agreement under way … to give Sunnis more authority, » a senior Shi’ite government official said, before Maliki’s dramatic order on Tuesday for U.S. troops to end a blockade of a Shi’ite militia stronghold. « This will only escalate the situation. »   Sunni insurgents, many loyal to ousted leader Saddam Hussein, and al Qaeda’s Sunni Islamists bombers are behind much of the violence that has plagued Iraq since the U.S. invasion.   In recent months, however, the United States has raised the pressure on Maliki, himself a Shi’ite Islamist, to disarm Shi’ite militias held responsible by Washington and Iraq’s Sunni Arabs for a surge in sectarian killings and kidnappings.   That pressure, which Iraqi Shi’ite sources link at least partly to U.S. fears of Shi’ite Iran, has been accompanied by continued contacts between U.S. officials and leaders of the Sunni insurgency to try to draw them into the political process.   Afghan-born U.S. ambassador Zalmay Khalilzad, whose own Sunni background is a source of suspicion for Shi’ites, also wants the new constitution reviewed to address Sunni concerns it may hand control of Iraq’s oilfields to Shi’ites and Kurds. U.S. officials deny bias: « The government itself is involved in trying to reach out to Sunni groups, » a senior embassy official said, while conceding there was tension.   Shi’ites and Kurds were oppressed under Saddam and many of their leaders came back from exile after his overthrow with little sympathy for his fellow Sunni Arabs. Many Shi’ite leaders took refuge in Iran during the 1980s war with Saddam’s Iraq.   Sunni Arab leaders, with about one in five parliamentary seats, dismiss suggestions they are favoured by Washington — though many have dropped calls for U.S. troops to leave as sectarian death squad attacks on their community increase.   PATIENCE THIN   The government still focuses on fighting Sunni insurgents, Abdul Kareem al-Samarraie of the Iraqi Islamic Party said: « They seem to be forgetting about the death squads. »   One source in Maliki’s Shi’ite Alliance, the dominant group in the six-month-old national unity government with Kurds and Sunnis, said patience with the U.S. position was wearing thin. « There is a lot of frustration especially among people who supported the political process, » said the source, who like many spoke anonymously in order not to be identified with overt anti-American sentiment.   Another source, a high-ranking Kurdish politician, said Sunnis had « already got more than they deserve » in the government and were not contributing to stemming violence.   A senior government source added: « Recently all we hear from the Americans is their focus on fighting militias as if terrorism no longer exists. This tells us where they going. »   Maliki, who relies for support on the very militia leaders Washington wants him to stop, told Reuters last week he refused to draw a veil over the Sunni insurgency and al Qaeda attacks.   « Terrorism is the main reason » for the turmoil, Maliki said.   « We can talk to the militias. We know who they are. But who do terrorists follow? »   Foreign Minister Hoshiyar Zebari, a Kurd, said the high U.S. death toll in Iraq in October, which surpassed 100 for the first time in nearly two years, also showed the real threat came from terrorism and insurgents.   Several Shi’ite sources said the American stance also reflected a preoccupation with Iran, which has its own standoff with the United States over its nuclear programme.   They said they suspect Washington wants a reliable ally in Iraq in the event of conflict with the Islamic Republic — as it found in Saddam during his war with Iran — and was pressing for Iraqi Shi’ite militias to be disarmed so they could not turn against U.S. forces if conflict broke out.   « The Americans can’t understand that we’re not followers of Iran even though we have much in common, » one source said.   REUTERS


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