7 décembre 2007

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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2753 du 07.12.2007

 archives : www.tunisnews.net


AISPP: Infos en continu CGTT: Communiqué Kalima: Une couverture douteuse Kalima: Un débat très encadré AFP:La justice française favorable à l’extradition d’un Tunisien condamné à mort AFP: Tunisie: un taux de croissance supérieur à 6%, inflation à 3% en 2008 Omar Khayyam: Du n’importe quoi Rachid Khashana: L’Union méditerranéenne ne fait pas l’unanimité AFP:Pour Merkel, il n’y aura pas d’Union de la Méditerranée

 
 


Liberté pour tous les prisonniers politiques Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques 43 rue Eldjazira, Tunis e-mail : aispptunisie@yahoo.fr Tunis, le 6 décembre 2007

Infos en continu

 
Le juge Abderrazak Ben Mena condamne des accusés en l’absence de la défense !
Le Tribunal de Première Instance de Tunis a été aujourd’hui le théâtre de nouvelles atteintes portées à la loi et aux droits de la défense. […] A l’occasion de l’examen de l’affaire n°14238 dans laquelle sont déférés Mehdi Berraïes, accusé de ne pas voir alerté les autorités compétentes de ce qu’il savait et des informations qui lui parvenaient au sujet de la commission de crimes de terrorisme, Achraf Tounsi, accusé d’adhésion à une entente qui a fait du terrorisme un moyen de parvenir à ses objectifs, en vertu de la loi du 10 décembre 2003, relative à l’effort de lutte international contre le terrorisme et sur le blanchiment d’argent, le juge Abderrazak Ben Mena a refusé de satisfaire aux requêtes de Maîtres Samir Ben Amor et Semir Dilou qui demandaient le report de l’affaire afin de produire des pièces à l’appui importantes. En dépit du retrait des deux avocats, le juge a interrogé les accusés en violation flagrante des textes de loi qui rendent l’assistance de l’avocat obligatoire en matière criminelle. Le juge a même négligé les requêtes du parquet et a mis l’affaire en délibéré. Le jugement a été rendu à une heure tardive de la soirée d’aujourd’hui, qui condamne Mehdi Berraïes à un an d’emprisonnement et Achraf Tounsi à dix ans d’emprisonnement, ce dernier n’a d’ailleurs que.. .20 ans et son dossier est complètement vide de preuve de culpabilité, à l’exception des aveux qui lui ont été arrachés sous l’effet d’une torture intense. La chambre a aussi examiné L’affaire n°13648 dans laquelle sont déférés Adel Mahmoudi, Mohammed Smiri et Mahmoud Hentati, accusés d’adhésion à une organisation terroriste, de l’avoir fait connaître, et d’avoir appelé à la commission de crimes terroristes, d’avoir utilisé un nom, un mot et un symbole pour identifier cette organisation, son activité et ses membres ; ils sont accusés d’avoir pensé rejoindre la résistance irakienne et d’avoir enrôlé des éléments à cette fin. Le juge a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 10 janvier 2008 à la demande de Maîtres Trabelsi, Zaoui, Jabnouni et Agrabi. Dans l’affaire n°13887, ont été déférés Makram Madi, Mohammed Amine Tlili, Chedly Nouar, Aymen Jebali et Slim Raïssi, accusés d’adhésion à une organisation terroriste, de l’avoir fait connaître, d’avoir appelé à la commission de crimes terroristes, d’avoir utilisé un nom, un mot et un symbole pour identifier l’organisation terroriste, son activité et ses membres. L’affaire a été renvoyée au 10 janvier 2008 à la demande de Maîtres Saïda Akrami, Sami Trifi, Kamel Mechatt et Abdelkarim Rabah. L’association […] Pour la commission de suivi des procès Le président de l’association Maître Saïda Akrami (traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


CONFEDERATION GENERALE TUNISIENNE DU TRAVAIL  –  CGTT  Tunis le 6 décembre  2007 Communiqué

 

 
Le comité de liaison de la Confédération Générale Tunisienne du Travail – CGTT,  vous informe avec regret que la conférence de presse , prévue le vendredi 7 décembre2007 à 11H du matin afin d’informer les médias et l’opinion publique de la constitution de la nouvelle confédération syndicale, a été  interdite par les autorités.   Nous dénonçons cette mesure arbitraire qui touche encore une  fois au libre exercice de notre droit syndical conformement à la législation en vigueur.    Nous aafirmons avec détermination notre volonté pour la constition de notre nouvelle organisation malgrè tous les obstacles et nous  lançons un nouveau appel aux autorités , aux chefs d’entreprise, à l’organisation patronale pour ne pas faire obstacle au droit de la CGTT et de ses syndicats, constitués légalement selon la législation tunisienne et les conventions de l’OIT, d’exercer leurs activités syndicales  en toute liberté.   Vive la Confédération Générale Tunisienne du Travail – CGTT     Le Coordinateur du Comité de Liaison  Habib GUIZA  


Une couverture douteuse

Sihem Bensedrine 7 décembre 2007 Nombreux défenseurs de droits humains qui ont suivi les «procès terroristes» ont estimé condamnable la couverture de «l’affaire de Soliman» par la dernière édition d’Al Maoukif (N°429). Au dessous de la manchette sensationnelle «L’histoire complète des évènements de Soliman» s’étalent en une les photos de 4 jeunes parmi les 31 prévenus qui ont comparu à l’audience du 1er décembre – émaillée de graves violations des droits de la défense – et qui encourent la peine capitale. Le journal étalait de larges extraits de l’acte d’accusation qu’il reprenait à son compte sans distance aucune, pas même les guillemets de rigueur. Il est pourtant établi que les PV sur lesquels repose l’accusation ont été extorqués par la torture et que les éléments de preuves et les pièces à conviction concernant cette affaire n’ont pas été consignés au tribunal. Sachant que les éléments armés qui avaient participé aux affrontements sont tous morts, leurs liens avec les jeunes présentés devant le tribunal ne sont pas du tout évidents. Même si l’énigme concernant cette affaire reste entière, il est pour le moins aventureux d’avancer des affirmations sans avoir aucun moyen de recouper la source policière. Le rôle des journalistes n’est pas d’avaliser des pièces basées sur la torture… ce serait cautionner sa pratique, quelque part.
 
(Source: le nr 58 de www.kalimatunisie.com mis en ligne le 7 decembre 2007)
 

Un débat très encadré

Sihem Bensedrine 7 décembre 2007 Le 4 novembre 2007, le Parti démocrate progressiste (PDP) tenait en grande pompe son Conseil national dans une salle publique à l’hôtel Diplomat à Tunis. Une bouffée d’oxygène après la crise de leur local central qui a amené deux de ses dirigeants à entamer une grève de la faim pour le conserver. Le parti avait invité presque tous les représentants de la société civile et notamment les partis d’opposition à assister à l’ouverture de ses travaux, et ces derniers sont venus apporter leur soutien à ce parti dans son combat pour son existence. Un débat de haute facture a pu se tenir et permettre à divers points de vue de s’exprimer… expression encadrée par de strictes lignes rouges, toutefois. Juste avant que le représentant du Congrès pour la République (CPR), Raouf Ayadi, ne prenne la parole, le numéro deux du PDP et rédacteur en chef du Maoukif, Rachid Khechana l’a interpellé «Vous ne devez pas parler dans votre allocution ni de Ben Ali, ni de Leila, ni des Trabelsi !» choqué, le représentant du CPR lui rétorqua : «Ce n’est pas à vous de me dicter ce que je dois dire et lorsqu’on considère le droit à disposer d’un lieu public comme une manne et non un droit, on peut se laisser entraîner à pratiquer la censure» et il quitta la salle.
 
(Source: le nr 58 de www.kalimatunisie.com mis en ligne le 7 decembre 2007)
 

La justice française favorable à l’extradition d’un Tunisien condamné à mort

 
AFP, mercredi 5 décembre 2007 AIX-EN-PROVENCE (France) – La justice française a donné mercredi un avis favorable, sous condition, à l’extradition vers la Tunisie d’un ressortissant tunisien condamné à mort dans son pays, a annoncé son avocate. La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (sud) « a donné un avis favorable à l’extradition, à la condition que le gouvernement français obtienne des garanties suffisantes du gouvernement tunisien que la peine capitale ne sera pas exécutée », a indiqué à l’AFP Me Annabelle Bousquet. L’avocate a décidé de former un pourvoi en cassation contre cette décision. Hassen Fkiri, 39 ans, avait été interpellé et écroué à la prison de Luynes le 16 août, à la suite d’une demande d’extradition des autorités tunisiennes. Cet ouvrier d’une usine pétrochimique de l’étang de Berre avait été condamné à la pendaison par contumace en avril par le tribunal de Kef en Tunisie pour l’assassinat de sa seconde épouse. La chambre de l’instruction avait demandé en octobre aux autorités tunisiennes de lui fournir des garanties sur les recours judiciaires dont disposerait M. Fkiri s’il était extradé, ainsi que sur la non-application de la peine de mort. Selon l’avocate, les autorités tunisiennes ont répondu sur les recours, mais n’ont rien garanti en ce qui concerne la peine capitale. L’arrêt rendu par la chambre de l’instruction est « une manière de botter en touche, de renvoyer la responsabilité au gouvernement », a estimé Me Bousquet, qui a précisé que son client resterait incarcéré dans l’attente de l’issue de la procédure.  

 Tunisie: un taux de croissance supérieur à 6%, inflation à 3% en 2008

 
 AFP, le 4 décembre 2007 TUNIS – Le gouvernement tunisien prévoit un taux croissance de 6,1% et une inflation à 3% en 2008, selon un budget d’Etat rendu public mardi. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement table notamment sur un accroissement de 9% des investissements (23% du PIB), une augmentation de 6,6% des exportations et une reprise de l’agriculture. Les investissements directs étrangers devraient atteindre 1,8 milliard de dinars (1 dinar = 0,56 euros), selon le projet adopté, qui prévoit aussi une limitation des déficits commercial et du budget respectivement à 2,3% et 3% du PIB « malgré une conjoncture internationale défavorable ». Pour 2008, le gouvernement cible la création de 80.700 nouveaux emplois, le renforcement de la compétitivité de l’économie et l’amélioration du climat des affaires. Le budget de l’Etat pour 2008, en hausse de 6,1% par rapport à 2007, s’est établi à 15,342 milliards de dinars, constitués en grande partie de recettes fiscales pour 10,028 milliards de dinars et d’emprunts pour 3,578 milliards de dinars. Le reste (1,736 milliard de dinars) serait procuré par des recettes énergétiques. Dans ce budget adopté à la Chambre des députés, les dépenses de gestion s’élèvent à 8,525 milliards de dinars et les dépenses de développement sont de l’ordre de 3,244 milliards de dinars. Le remboursement prévu de la dette publique estimée à quelque 3,570 milliards de dinars devrait faire baisser le taux d’endettement à 42,5% du PIB contre 51,3% prévu en 2007.   AFP

 

Délocalisation d’une usine de Bizerte vers la Chine

 
Cette semaine, les dirigeants d’une société créée sous le régime de la loi 1972 (Tunira) et implantée dans la région de Bizerte ont opté pour une délocalisation géographique de leurs usines pour aller s’installer en Chine, où les salaires des ouvriers ne dépassent pas les 120 dollars.   Cette délocalisation va laisser sur le carreau près de 700 licenciés. Pour ce genre de pratiques, n’est-il pas envisageable que la loi protège l’économie du pays et les salariés ?   A noter qu’une indemnisation a été faite de l’ordre de 1 mois de salaire pour une année travaillée… ce qui est franchement dérisoire.   Abouahmad.   (Source : nawaat.org, le 6 décembre 2007 à 18h34)

Du n’importe quoi

 
Omar Khayyam Mon médecin est formel: ” Si tu cesses d’écrire, ton cœur risque de fléchir”. Je lui ai dit: ” Mais je n’ai rien à dire !”. – Ecris n’importe quoi ! – Une page par jour, éloigne le médecin pour toujours? – Je me contenterai de soigner ton écriture. – Mais tu sais, docteur, que je souffre du syndrome de la page blanche. – Tu aimes les films? – Je ne peux vivre sans films. – Quel est le dernier film que tu as vu? – Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. – Je me rappelle cette phrase à la fin du film: ” Il y a plus de connections dans un cerveau humain que d’atomes dans l’univers” ! – Les conneries du cerveau humain sont aussi innombrables. Un autre film que j’ai vu cette semaine en fait une démonstration magistrale. – Comment s’appelle le film? – Das Leben der Anderen ( La vie des autres). La star du film est la Stasi ( Sûreté de l’Etat) de la RDA. Maintenant je comprends pourquoi on dit que les SS (Services Spéciaux ) de Ben Ali ont recruté des ex-officiers de la Stasi après la réunification de l’Allemagne en 1990. – Tu es encore obsédé par Ben Ali? – Non, j’ai guéri depuis un bout de temps. J’ai suivi une cure de “débénalisation”. – Tu veux oublier la Tunisie? – Déjà oubliée ! – Pas de nostalgie? – On ne souffre pas de nostalgie lorsque l’harissa est vendue dans les magasins de Montréal. – Tu rêves pas de Méditerranée avec ces températures de moins 10, moins 30? – Je me suis raisonnablement accommodé au climat québécois. Avant de prendre congé de moi, le docteur R. me dit: – Essaie d’écrire. C’est vital ! – Mais écrire sur quoi? – Tu peux écrire sur n’importe quoi. L’important c’est que ton clavier ne reste jamais coi…

UNION EUROPÉENNE

L’Union méditerranéenne ne fait pas l’unanimité

 
Rachid Khashana Al Hayat (Londres)   L’idée française de créer un partenariat entre douze pays du pourtour de la Méditerranée suscite des réticences, au Nord comme au Sud. Car on la soupçonne de n’être qu’un instrument au service de Nicolas Sarkozy.   L’envoyé spécial du président français, Alain Le Roy, a achevé sa tournée marathon le 25 novembre dernier. Il s’est rendu dans les pays riverains de la Méditerranée pour sonder les esprits par rapport au projet de Nicolas Sarkozy d’établir une Union méditerranéenne. L’originalité de cette tournée est qu’elle a inclus les pays situés sur l’Adriatique, qui ne participent pas au processus euro-méditerranéen – dit de Barcelone -, tels que la Slovénie, la Bosnie-Herzégovine et l’Albanie. Mais les deux étapes les plus cruciales ont sans doute été la Turquie et l’Algérie. Si les Algériens ont simplement exprimé des réserves, les responsables turcs font preuve d’une ferme opposition. Ils expliquent que leur ambition est l’Europe – et non un strapontin dans une union de second ordre – et flairent un piège destiné à masquer le refus de leur adhésion à l’Union européenne.   Entre le discours tenu par le candidat Sarkozy en février dernier à Toulon et les idées exposées par Le Roy dans les pays visités, les contours du projet se dessinent. On était parti de l’idée d’élargir le groupe 5 + 5 [Espagne, France, Italie, Malte et Portugal, côté européen ; Algérie, Libye, Maroc, Tunisie et Mauritanie, côté africain] en y ajoutant l’Egypte et la Grèce. Or, la Turquie étant le pivot du projet, il fallait inclure tous les pays de la Méditerranée. Par ailleurs, le projet français vise à établir une union, et non un simple partenariat comme dans le processus de Barcelone, lancé il y a douze ans et qui englobe tous les pays de l’UE plus dix pays de la rive sud (huit pays arabes, plus la Turquie et Israël). En proposant des relations comparables à celles qui existent entre les membres de l’UE, Sarkozy prend acte des critiques acerbes contre le processus de Barcelone, considéré comme boiteux aussi bien sur la rive sud que sur la rive nord.   Les membres de l’UE ont des intérêts divergents   Les gouvernements tunisien et marocain ont exprimé leur soutien, tandis que l’Algérie attend d’en savoir plus sur le contenu et les objectifs. L’Egypte et la Jordanie s’en sont félicitées, et Paris pense que les autres pays arabes du Moyen-Orient suivront leur exemple. Le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a d’ailleurs récemment rencontré son homologue syrien, Walid Al-Mouallem, pour l’informer des grandes lignes du projet. Ce projet est « comparable à l’Union européenne, sur un autre périmètre géographique et économique », explique le chercheur tunisien Ahmad Wanis, qui a été ambassadeur à Madrid et à Moscou. Un point de vue partagé par l’ancien Premier ministre algérien Smaïl Hamdani, qui insiste sur trois points fondamentaux négligés par le processus de Barcelone : trouver une définition commune du terrorisme et cesser de l’associer aux musulmans de la rive sud étant donné que toutes les religions ont leurs extrémistes ; avoir une approche équilibrée des intérêts de tous ; ancrer l’idée de la sécurité collective comme facteur de lutte contre les migrations illégales. Mais la présence européenne sera plus faible que dans le processus de Barcelone, auquel participent tous les Etats de l’UE.   La chancelière allemande Angela Merkel fait valoir le travail gigantesque qui reste à accomplir à l’Est et n’acceptera probablement pas que l’on disperse les efforts au profit d’un projet au succès incertain. Quant aux Européens de l’Est, ils craignent la concurrence dans la course aux investissements étrangers et aux aides financières communautaires. De leur côté, la Belgique et les Pays-Bas ont expliqué qu’ils pourraient se considérer comme directement concernés par le projet, en raison des liens étroits qu’ils ont avec la Méditerranée à travers leurs nombreux habitants originaires du Maghreb, d’Italie et de Turquie. Dans des pays comme la Suède, les Pays-Bas et la Belgique, l’accueil a été favorable, affirme Le Roy. Le ministre des Affaires étrangères suédois lui aurait exprimé ses encouragements, lui conseillant de s’inspirer des organisations de coopération régionale comme le Conseil des Etats de la mer Baltique. Cela dit, des réticences s’expriment là où l’on ne s’y attendait pas. Les voisines de la France que sont l’Espagne et l’Italie voient d’un mauvais oeil que Sarkozy joue la carte méditerranéenne pour prendre le leadership régional. Rome se contente d’exprimer son soutien de principe, mais ne semble pas très à l’aise face au cavalier seul de Paris. Certes, le ministre des Affaires étrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos, a récemment fait l’éloge du projet dans un journal algérien, mais, selon des sources bien informées, cela cache l’inquiétude de voir la France sarkozienne revenir dans la course pour les marchés maghrébins. Selon des hommes d’affaires marocains, la France et l’Espagne seraient en effet en concurrence pour d’énormes projets d’investissements, comme le nouveau port de Tanger.   (Source : « Courrier international », (Hebdomadaire – France), le 6 décembre 2007)

 

Pour Merkel, il n’y aura pas d’Union de la Méditerranée

 
AFP, le 7 décembre 2007 à 15h13
BERLIN, 7 déc 2007 (AFP) – La chancelière allemande Angela Merkel considère qu’il n’y aura pas une « Union de la Méditerranée » comme le proposait le président français mais un développement des consultations entre l’Union européenne et la région, a déclaré vendredi son porte-parole. Avant ses entretiens jeudi soir à Paris avec le président Nicolas Sarkozy,   la chancelière craignait un projet qui ne soit pas ouvert à tous les Etats membres et qui créerait une « Union en miniature » qui pourrait faire concurrence à l’Union européenne, a expliqué le porte-parole Thomas Steg. « Une Union à l’intérieur de l’Union aurait pu avoir un effet explosif  incroyable, libérer des différences régionales, et entraîner en réaction une Union de la Mer baltique », a-t-il poursuivi. La chancelière et le président sont tombés d’accord: « il n’y aura pas de telle Union de la Méditerranée mais en revanche le Processus de Barcelone sera amélioré », a déclaré M. Steg. Le dialogue de Barcelone associe depuis des années les Etats riverains de la Méditerranée et d’Afrique du nord et l’Union européenne, sans progrès notable, a reconnu le porte-parole, et doit pouvoir recevoir une nouvelle impulsion. « Les attentes et les conditions de la chancelière ayant été satisfaites, elle est très satisfaite du déroulement de la discussion », a conclu le porte-parole. Dans sa conférence de presse commune avec le président français à Paris, Mme Merkel avait marqué moins nettement son opposition au projet de M. Sarkozy. « Si, à côté de l’Union européenne, les Etats riverains de la Méditerranée devaient constituer une deuxième union totalement différente, j’ai dit que cela risquait de constituer une épreuve difficile pour l’Europe », avait-elle seulement déclaré. Le président français de son côté avait annoncé que l’Allemagne et la France allaient « travailler pour une proposition commune visant à associer tous les Européens qui le voudraient au projet d’Union de la Méditerranée », une idée qu’il avait lancée, sans consultations avec l’UE, lors de sa campagne pour l’élection présidentielle au printemps dernier. « Je ne vois pas comment la France pourrait se plaindre que l’Allemagne souhaite, avec d’autres pays d’Europe, participer à un projet parce qu’elle le juge important, ça serait curieux », avait-il ajouté. L’initiative du président français de créer une Union de la Méditerranée, qui réunirait tous les pays du pourtour méditerranéen, n’a suscité jusqu’ici qu’un intérêt poli des pays concernés et le scepticisme dans l’UE. Mais le gouvernement allemand avait été un des premiers à mettre en garde contre les risques du projet. En juillet dernier, le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier avait déjà affirmé que l’Union méditerranéenne ne devait pas « entrer en concurrence » avec le dialogue de Barcelone. Ce processus, un des volets de la politique de voisinage de l’UE, prévoit des aides financières de l’UE à ses partenaires. A la veille de la rencontre informelle à Paris, Mme Merkel avait estimé que le projet d’Union de la Méditerranée comportait le risque de « libérer des forces de tension dans l’UE » qui conduise à ce qu’elle « se désintègre ».   AFP

 


 

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