30 janvier 2012

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4231 du30.01.2012
archives : www.tunisnews.net


« Tunisie Numerique » :Des rappeurs tunisiens dans le collimateur du ministère de l’Intérieur?

« Kapitalis » : Tunisie. Le projet de Parti d’union nationale de Caïd Essebsi fait pschitt

SDIRI WAFA : Tunisie: Mariages coutumiers «Orfi»: Quand le milieu estudiantin vire au rouge!

« Business News » : Ghannouchi : l’avenir des relations entre la Tunisie et Israël dépendra de la solution de la cause palestinienne

 »Au fait Maroc » :  La Tunisie de l’après Ben Ali veut retrouver toute sa place en Afrique

« Mediapart (blog)) :La Tunisie que j’ai rencontrée

 

 

La Tunisie que j’ai rencontrée

 

Salle archi comble au théâtre municipal de Tunis pour écouter un Bourguiba confiant son vécu à sa fille et au garde chargée de sa résidence surveillée. « Bourguiba, sa dernière prison » de Raja Farhat nous livre le témoignage d’un destin historique. Au moment où le personnage de Bourguiba évoque le livre de Tahar Haddad sur les droits des femmes écrits dans les années 30; applaudissement du public. 

La Tunisie que j’ai rencontrée est attachée à son Histoire. La pays d’Ibn Khaldoun, père de la sociologie, ne veut pas se faire imposer une culture avec des références étrangères à sa tradition réformiste progressiste. 

C’est lundi soir, un jour avant le dernier jour de Hannouka.  A l’entrée du restaurant Mamie Lili au coeur de la Goulette, un sapin de Noël et un chandelier de Hannouka illuminent l’entrée du restaurant Mamie Lili.  Beignet saupoudré au sucre glace, tarte au pomme vous sont servis. Têtes couvert d’un foulard ou d’une kippa ou non-couvert se côtoient dans une ambiance joyeuse et chaleureuse et fêtent ensemble la mise en ligne du site internet Dar El Khekra dédié à l’Histoire des Juifs de Tunisie. (http://www.dar-eldhekra.com/)  La Tunisie que j’ai rencontrée est attachée à sa diversité culturelle, transforme les différences en richesses à partager. 

Ce mercredi matin , à la veille de mon départ, je rejoins les étudiants et professeurs qui sont allés scander sous les fenêtres du ministère de l’enseignement supérieur leur refus de voir les salafistes imposer leurs lois à l’université. A ce moment là, les salafistes occupent la Faculté de la Manouba pour imposer l’inscription des femmes en niqab et des cours non-mixtes.  « Le savoir passe par le regard ». En réponse à l’obscurantisme, des pancartes louaient le savoir et l’éducation. Beaucoup de ces porteurs de pancartes sont des femmes, conscientes du rôle central de l’éducation dans l’émancipation des esprits et dans le développement du pays. 

La Tunisie que j’ai rencontrée a un amour pour le savoir et pour l’éducation. Elle sait qu’elle doit son présent à la priorité donnée à l’éducation juste après l’indépendance.  

Dans les rues, les magasins, la politique est dans toute la discussion. Une vendeuse d’habit au fil d’un échange avec moi affirme que jamais elle portera le voile.  A l’heure de la réécriture de la Constitution, toute la société tunisienne est en mouvement: professeurs, journalistes, artistes,policiers,syndicalistes, ouvriers ect.  Il existe une crainte de voir s’échapper les libertés si chèrement conquises. Certains relèvent dans le discours d’Ennahdha le leitmotiv « Pour le moment ».  

Ma belle Tunisie, quelle belle leçon de citoyenneté donnes-tu..Je n’ai jamais vu la combativité de la société civile tunisienne baisser les bras. Toujours en mode de vigilance. A chaque acte obscurantiste, à chaque mot de travers, il n’y a jamais eu de silence. Et tous ces gens qui consacrent leur temps à reconstruire une Tunisie libre et juste. Quand ils ne travaillent pas, ils manifestent, quand ils ne manifestent pas, ils lancent des manifestations, quand ils ne lancent pas de manifestations, ils écrivent des articles pour dénoncer les comportements dangereux et liberticides en appellant à une Tunisie progressiste. Une conscience citoyenne lumineuse qui fait battre le coeur à tous les épris de la liberté et de la justice sociale, la vie de la cité prise en main par le peuple, c’est ce qui s’appelle la démocratie..

Source : « Mediapart (blog)) » Le 29-01-2012

 

La Tunisie de l’après Ben Ali veut retrouver toute sa place en Afrique

Le nouveau président tunisien, Moncef Marzouki, a affirmé dimanche à Addis Abeba que son pays comptait tenir à nouveau toute sa place au sein de l’Union africaine, après la chute de Ben Ali, et il a appelé le Maroc à rejoindre l’organisation continentale qu’il a quittée en 1984.

« La Tunisie n’avait aucun rôle diplomatique, notamment en Afrique elle a complètement disparu de la scène » sous l’autorité du président Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir il y a un an, a déclaré lors d’une conférence de presse M. Marzouki, qui participait à son premier sommet de l’UA.

L’ancien président Ben Ali ne venait quasiment jamais aux sommets de l’UA, a rappelé M. Marzouki, « or nous nous sentons totalement africains ». « La Tunisie est à la croisée de trois champs, elle est euro-méditerranéenne, elle est arabe et maghrébine, et elle est africaine, et cette dimension nous allons l’assumer », a poursuivi le nouveau chef d’Etat.

« Nous sommes sûrs et certains que l’Afrique est un terrain d’avenir pour les investissements tunisiens et nous allons vraiment mettre le paquet là-dessus », a-t-il poursuivi.

M. Marzouki, élu en décembre président tunisien par l’Assemblée constituante issue du scrutin du 23 octobre, a par ailleurs estimé que « l’Union africaine ne pouvait pas se passer d’un pays aussi important que le Maroc ». « C’est une anomalie majeure qu’il faut corriger », a-t-il poursuivi.

Le Maroc a quitté ce qui était encore à l’époque l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en novembre 1984, pour protester contre l’admission au sein de cette organisation de la république du Sahara occidental.

Rabat considère l’ex-colonie espagnole qu’elle occupe depuis 1975 comme partie du royaume. L’OUA avait alors reconnu le Front indépendantiste sahraoui Polisario. L’Onu mène actuellement des négociations en vue d’une solution internationale.

Moncef Marzouki a estimé à ce propos « qu’il ne fallait pas faire de la résolution (de la question) du Sahara occidental un préalable. Il faut le contourner pour créer un nouveau Maghreb (…) qui va nous aider alors à résoudre ce problème », a-t-il poursuivi, se félicitant de l’apparition « d’une nouvelle atmosphère au Maghreb »

Source : »Au fait Maroc » Le 29-01-2012

 

Tunisie: Mariages coutumiers «Orfi»: Quand le milieu estudiantin vire au rouge!

Par SDIRI WAFA

Selon un reportage réalisé par France 24, dans des facultés tunisiennes et dans certains quartiers de Tunis, un nouveau phénomène a fait apparition dans notre société, à savoir, les mariages coutumiers.

Bien qu’il soit difficile de recenser ces cas, le phénomène est de plus en plus perceptible dans les alentours de la capitale et d’autres grandes villes.

De nouvelles pratiques sociales ont fait leurs apparitions, en particulier dans certaines facultés, les mariages dits coutumiers. Il s’agit d’un contrat de mariage formellement signé entre un homme et une femme en présence de témoins. Selon le code du statut personnel ce mariage est illégal car aucun engagement légal entre mari et femme ne lie les deux couples.

Les premiers cas de mariages coutumiers ont été enregistrés dans certains quartiers populaires tunisiens à l’instar de la Cité Ettadhamen et Mellassine pour se répandre ensuite dans certaines universités.

Des jeunes réclament la réforme de code statut personnel

A l’Université de La Manouba qui connaît par rapport aux autres universités une forte présence du Mouvement salafiste et les idées islamiques, certains étudiants ont accepté de parler du mariage coutumier.

Samia, une étudiante à la filière langue française âgé de 25 ans n’a pas caché sa fierté d’avoir choisi ce type de rapport. Elle a indiqué que le mariage coutumier représentait pour elle la solution optimale pour pouvoir vivre avec son petit ami avec lequel elle menait une relation amoureuse depuis plusieurs années.

Compte tenu de la difficulté de la situation matérielle des étudiants et leur désir ardent d’être avec la personne qu’ils aiment sans pour autant contrarier les mœurs et la religion, ils ont opté pour une solution plutôt « religieuse ». Dans ce contexte, ils ont lancé un appel aux autorités compétentes pour réviser le code du statut personnel et de présenter un projet de loi régissant ce type de mariage.

« Rendre ce mariage légal est indispensable aujourd’hui, on souhaite que le code du statut personnel soit révisé afin de ne plus interdire ce qu’Allah a autorisé  » ont clamé quelques étudiants.

Ils ont choisi de s’appuyer sur les conseils de quelques « frères » (des salafistes) qui leur ont conseillé le mariage coutumier.

Samia a affirmé que la Révolution du 14 janvier l’avait aidé d’une manière considérable à faire cette décision « parler aujourd’hui  de la religion ou de la jurisprudence religieuse n’est plus un tabou. Avant de faire ce pas j’ai consulté quelques «frères» et sœurs à l’Université de la Manouba. Ils m’ont présenté plusieurs avis, des conseils et surtout des encouragements, mais ce qui me rassure le plus c’est le nombre croissant d’étudiants qui optent pour le mariage coutumier ».

Après la victoire du parti islamique « Ennahdha », la religion a pris plus d’ampleur en Tunisie. Les gens cherchent de plus en plus à établir des relations conjugales dans le cadre de la religion sans pour autant se soucier des apports que peut procurer un mariage officielle et légal. Ceux qui encouragent le mariage coutumier assurent que ce type de mariage préserve les droits des femmes et n’entre pas en conflit avec la religion ni l’éthique. Ils appellent les jeunes à choisir ce type de lien.

Le mariage coutumier, une solution aux problèmes sociaux

Mouna, 27 ans, étudiante à la faculté des Humanités de Sousse a été contrainte à abandonner une relation de 4 ans la liant avec son petit ami à cause du refus de mariage par l’une des deux familles.

Cependant, les deux amoureux ont trouvé une solution « efficace » pour être de nouveau ensemble sans pour autant commettre le péché d’adultère, le mariage coutumier. Selon Mouna sa décision n’était pas arbitraire ni hâtive, elle a été pleine de conviction et après avoir assisté à quelques séances de sensibilisation, organisées par certaines de ses collègues, voilées comme elle, et après avoir vu le cas d’une fille musulmane dont le cas est similaire au sien, sur une chaîne satellitaire arabe auquel le prédicateur a conseillé un tel mariage.

Les mariages coutumiers pour combler des besoins psychologiques

Chaouki, étudiant à la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis a expliqué que le mariage coutumier lui a permis de rencontrer et de cohabiter avec sa petite amie sans qu’il ne soit en conflit avec ses convictions religieuses. « J’ai retrouvé un certain confort psychologique, il ne faut pas négliger que le mariage coutumier est la solution à de nombreux problèmes sociaux, il ne doit pas être ignoré», a-t- souligné.

Le phénomène des mariages coutumiers est limité et voué à disparaître dans la société tunisienne

Dalenda Larguech, chercheur, historienne et directrice du Centre des recherches, des études et des médias de Tunis, a précisé que ce phénomène social est apparu avec des courants salafistes et religieux en Tunisie après la révolution du 14 Janvier.

« A cela s’ajoute les conditions sociales difficiles, la pauvreté et l’ignorance de quelques jeunes» a-t-elle ajouté.

« Ce phénomène est limité à certains milieux sociaux et existe chez quelques étudiants. J’ai assisté à quelques sit-in des salafistes lors des manifestations du niqab, ils ont scandés « je suis venu pour défendre ma « Horma » qui signifie «ma femme» dans ce type de relation, un fait qui indique que ce phénomène est répandu dans le milieu estudiantin », ajoute Mme Larguech.

Elle a précisé que le phénomène des mariages coutumiers à presque disparu de notre société depuis 70 ans et est revenu avec le retour du courant salafiste. Auparavant, ont remarquait ce phénomène dans certaines zones rurales et isolées de la Tunisie. Les gens ne pouvaient pas alors joindre les bureaux de la magistrature pour légaliser leurs mariages.

Et d’ajouter que la situation politique instable en Tunisie a favorisé l’émergence de ces pratiques dans la société tunisienne. Une société distinguée par sa tolérance, modernité et ouverture à toutes les tendances nouvelles et externes.

Mme Larguech a assuré que ce phénomène est voué à l’extinction, surtout que la jeunesse d’aujourd’hui, semble être victime d’interactions politiques de toutes parts.

Source : « Tunisie Numerique » Le 29-01-2012

 

Des rappeurs tunisiens dans le collimateur du ministère de l’Intérieur?

  Certains rappeurs, semblent être, ces jours-ci dans la ligne de mire du ministère de l’Intérieur à cause de leurs chansons ou pour des raisons qui restent encore inconnues. Le rappeur Anis Mrabeti Alias Volcanis a été arrêté mercredi 25 janvier 2012 à son domicile et son ordinateur a été aussi confisqué, a rapporté, Mosaïque fm. Interrogée,  sa famille a déclaré que cette arrestation pourrait avoir un lien avec la dernière chanson du rappeur « Matbadel Chay » (Rien n’a changé).

Mais, le communiqué publié par le ministère de l’Intérieur fait référence à une éventuelle implication dans une affaire de drogue.

Un autre rappeur Walid Vking a également été interpellé et interrogé avant d’être relâché. Contacté par cette même source pour avoir plus de détails sur les raisons de cette arrestation, le rappeur a, semble-t-il, oublié de mentionner qu’il avait utilisé pour le tournage du clip des armes volées-

Source : « Tunisie Numerique » Le  29-01.2012

Ghannouchi : l’avenir des relations entre la Tunisie et Israël dépendra de la solution de la cause palestinienne

En marge des travaux du Forum économique de Davos en Suisse où il est invité, Cheikh Rached Ghannouchi a déclaré à la Radio israélienne que « l’avenir des relations de la Tunisie avec Israël dépendra de l’aboutissement à une solution de la question palestinienne ». A noter et rappeler que cette position, pragmatique et logique, est identique à celle prônée par l’ancien régime de Ben Ali qui faisait lier l’évolution de la normalisation avec Israël à l’avance du processus de paix avec les Palestiniens.

Source : « Business News » Le 29-01-2012

Tunisie. Le projet de Parti d’union nationale de Caïd Essebsi fait pschitt

L’ex-Premier ministre n’a rallié à son projet de Parti d’union nationale qu’une poussière de partis en quête de visibilité. Beaucoup d’ex et de has been…

L’ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi a appelé, jeudi, les politiques à se rassembler pour constituer un Parti d’union nationale. Le lendemain, neuf représentants de partis ont indiqué que l’appel de M. Caïd Essebsi aux forces politiques et intellectuelles nationales à «se rassembler autour d’une alternative à même de consolider l’équilibre politique et garantir une alternance pacifique», renforce «les concertations entre les parties en vue de rassembler les forces centristes».

Ces représentants sont Abdelamajid Chaker (Parti libre du destour tunisien), Mohamed Sahbi Basli (parti de l’Avenir), Faouzi Elloumi (Parti de la réforme du destour), Mohamed Jegham (parti El Watan El Hor), Mohamed Lotfi M’raïhi (Union populaire pour la république), Karim Missaoui (Parti d’alliance pour la Tunisie), Amor Bejaoui (La Voix de la Tunisie), Mustapha Masmoudi (Mouvement de la Tunisie nouvelle) et Mustapha Touati (Mouvement progressiste tunisien). Ces 9 représentants de partis ont émis l’espoir «de poursuivre le dialogue entre toutes les parties concernées : partis, associations, mouvement sociaux, syndicats et compétences nationales afin qu’elles constituent un front capable de maintenir l’équilibre politique requis et l’alternance pacifique au pouvoir, le renforcement du processus démocratique et la réalisation des objectifs de la révolution».

Ces partis ont beaucoup de choses en commun. D’abord, ils sont tous des perdants notoires de l’élection du 23 octobre dernier. Ils sont issus de la mouvance destourienne, avec ses deux composantes successives, bourguibienne et benaliste. Ils sont également de tendance libérale, plutôt moderniste. Et ils pèsent très peu, en tout cas pour le moment, sur la scène politique tunisienne. M. Caïd Essebsi espérait, peut-être, un renfort plus consistant.

Source : « Kapitalis » Le 29-01-2012

Lien : http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/8030-tunisie-le-projet-de-parti-dunion-nationale-de-caid-essebsi-fait-pschitt-.html

 

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